by Dave Rouleau | Jan 29, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums, Les "Elles" du Métal


Tears of Martyr
« Tales«
Massacre Records
2013
Si je vous mentionne les Îles Canaries, vous pensez à vos prochaines vacances, n’est-ce pas? Toutefois, ici je ne vous parlerai pas de voyage mais bien de musique alors que je vous présente Tears of Martyr, une formation originaire de ces îles situées dans l’océan Atlantique à environ 1500 km des côtes du Maroc. Après avoir lancé son premier album, Entrance, en 2009, Tears of Martyr s’est fait connaître en tournant entre autres avec Epica et Draconian. Plus récemment, la formation maintenant installée à Madrid (les Canaries sont une possession espagnole) s’est produite avec Sorronia et Xandria pour présenter au public son nouvel album, Tales.
Pour les amateurs de comparaisons, Tears of Martyr évoque fortement deux formations néerlandaises: Epica et After Forever. On retrouve effectivement beaucoup d’éléments typiques de ces groupes bien connus, entre autre au niveau du style musical similaire suggéré, c’est-à-dire un metal symphonique très rythmé où l’on peut flairer des influences death. Cette comparaison est renforcée en raison de l’utilisation de la formule vocale beauty and the beast, soit l’imbrication d’une voix féminine claire avec une voix masculine gutturale. Vous comprendrez donc que Tears of Martyr ne réinvente pas le pain tranché (je vous le demande, qui innove encore de nos jours?) en utilisant une formule bien connue, mais le tout est livré avec efficacité et c’est ce qui compte.
Si la première pièce, The Scent No. 13th, est une entrée symphonique somme toute agréable mais conventionnelle, on se laisse pleinement entraîner dans l’album à l’écoute de l’extrait suivant, le « single » Golem; cette pièce réussit à synthétiser en quatre minutes ce que le groupe a de mieux à nous offrir, c’est-à-dire une musique chargée (la comparaison avec Epica prend ici tout son sens) bien agrémentée d’une partie plus calme afin d’installer une ambiance nuancée. Le mélange des voix y est agréable, le growl intense – mais jamais agressant – est bien exécuté par Miguel Angel Marques (il est aussi le guitariste) et se marie parfaitement à la puissante voix de Berenice Musa, qui en raison de sa richesse pourra nous rappeler Floor Jansen ou Tarja Turunen. On découvre ensuite sur la très belle Mermaid and Loneliness que Tears of Martyr sait jouer sur un autre tableau, celui des balades.
Jusqu’à présent, trois chansons, trois ambiances, et c’est là la principale force de cet album: la routine ne s’installe jamais en raison de la grande variété de la musique offerte tout au long de la quarantaine de minutes que dure le parcours. Afin de garder l’auditeur captif, les Espagnols alternent habilement entre des tempos rapides et lents d’une pièce à l’autre, l’insertion de la très belle interlude folk acoustique Ancient Pine Awaits entre deux morceaux plus musclés démontrant la réussite de cette dynamique. Cette dernière pièce vient également démontrer que Marques sait aussi faire preuve d’une belle retenue lorsque vient le temps de chanter de façon « normale ». Tears of Martyr se retrouve donc avec deux chanteurs à la voix souple, permettant de compléter leur variété musicale par une belle variété vocale, comme on peut ultimement le constater sur l’enlevante Of A Raven Born, pièce hautement symphonique ponctuée à la fois de chant de style opéra, de growl et de chant masculin conventionnel.
Tel que mentionné plus haut, Tales n’est pas un album révolutionnaire mais il s’affirme en raison de sa grande variété au niveau des compositions et de la qualité des musiciens et des chanteurs. La production, très claire, permet de distinguer toutes les composantes de la musique. Bref, tous les éléments sont réunis pour une écoute plus que satisfaisante.
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Azylya
« Sweet Cerebral Destruction«
Wormhole Death
2012
Vous est-il déjà arrivé, dans la vie, de penser que vous allez détester une personne pour ensuite l’apprécier fortement? En musique, la même chose peut se produire alors que certains signes nous indiquent que l’on écoutera un album une ou deux fois, pour la forme, et que finalement on se rend contre que ce dernier se retrouve régulièrement dans le lecteur CD car on s’y est attaché contre toute attente. C’est exactement ce qui s’est produit dans mon cas avec le premier album du groupe gothic belge Azylya, Sweet Cerebral Destruction.
Premier élément qui jouait contre l’album nommé ci-haut : le sujet. Sweet Cerebral Destruction, c’est l’histoire de la petite Ginger, presque sept ans, qui à la suite du décès de sa mère est abusée par son père. Ce dernier, pour éviter le scandale, fini par l’abandonner dans un hôpital psychiatrique, nommé Azylya, où règne une atmosphère de terreur et de violence. L’album raconte les tribulations de la jeune fille entre les murs de cet institution où il ne fait pas très bon vivre. Étant porté vers le côté positif des choses et voyant davantage la musique comme un vecteur de rêve, je n’étais pas a priori enclin à vouloir me concentrer sur un tel récit. Pourtant, l’adjonction d’un propos musical en parfaite symbiose avec la trame narrative rend l’écoute de l’album passionnante et on se surprend à se laisser embarquer dans l’histoire.
L’autre élément qui était susceptible de me repousser est la forte présence de growl. Force est toutefois d’admettre que cette composante est ici fort à propos, étant donnée la gravité du sujet abordé. L’histoire est si sombre que la voix de Yohann Gaucher, glauque et sinistre à souhait, – bien qu’enregistrée de manière trop « sale », ce qui peut être parfois agressant à l’oreille – s’avère une nécesssité et complète à merveille la voix fragile et émotive de Jamie-Lee Smit, l’auteure de l’histoire, qui sait exprimer de manière convaincante les peurs et angoisses de la petite Ginger. Vous comprendrez donc que Sweet Cerebral Destruction n’est pas un album conventionnel, c’est un tout que l’on écoute en s’imprégnant de l’ambiance de terreur bien portée par les interprètes, autant au niveau vocal que musical.
Si la complémentarité entre les vocalistes est remarquable, les musiciens ne sont pas relégués au second plan. L’aspect performance n’est pas mis en relief ici, – c’est très rarement l’objectif recherché par les groupes de gothic metal – les instrumentistes mettant leurs talents au service de l’histoire et de l’ambiance dégagée par celle-ci. Les claviers, entre autres, jouent un rôle particulièrement efficace dans la création de cette atmosphère inquiétante. La palette sonore de ces derniers est bien élaborée et l’utilisation judicieuse du piano ici et là contribue à donner une touche lumineuse à certains passages. Les meilleures pièces s’avèrent être Incest, qui avec son tempo lent en début d’album, installe l’ambiance, ensuite Electroconvulsive, pièce rythmée ponctuée d’une belle passe d’armes entre la guitare et le piano, et finalement Rise of the Wicked, à la conclusion plus douce qui nous laisse une touche positive en fin de parcours.
Au final, Sweet Cerebral Destruction s’avère être une belle fresque unitaire qui s’écoute sans ennui d’une seule traite; cet album est surtout une belle réussite pour un jeune groupe à son premier essai. Après avoir eu beaucoup de temps pour préparer son entrée, – les premières ébauches de l’histoire datent de 2007 – il sera intéressant d’entendre comment Azylya réussira à se surpasser maintenant qu’il a réussi à nous surprendre de belle façon et que certaines attentes se sont maintenant installées. La réponse nous viendra plus tôt que tard alors que le groupe est en plein processus de création pour son deuxième album qui, souhaitons-le, tombera dans les bacs d’ici la fin de la présente année.
by Dave Rouleau | Jan 28, 2014 | Random Acts of Violence

Vous voici à “Random Acts of Violence”, cette chronique sur ondeschocs.com qui se veut un pot-pourri de sélections québécoises, canadiennes et internationales qu’on se fait offrir ou qu’on trouve pendant nos périodes plus lucides. Au lieu de vous emmerder avec pleins de publications sur notre page facebook, nous allons aussi profiter de notre superbe site web pour faire ces chroniques quasi-quotidienne pour vous faire découvrir (ou re-découvrir) des bands qui nous font tripper. Vous retrouverez, comme on vous a habitué par le passé, toutes sortes de styles underground qui brassent et méritent votre attention. Comme toujours, la section commentaire au bas de cet article est à votre disposition pour faire découvrir des bands à votre tour. Vous ne voulez rien rater? Visitez une de nos plateformes: Ondes Chocs Channel, Ondes Chocs View, Ondes Chocs Radio, Ondes Chocs – Soundcloud, Ondes Chocs – Bandcamp, Ondes Chocs – Twitter ou Ondes Chocs – Facebook. Enjoy!
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***Sortie d’albums métal du 28 janvier 2014***
Astrophobos – Remnants of Forgotten Horrors (Triumvirate)
Black Space Riders – D:Rei (Cargo)
Bombs Of Hades – Through The Dark Past (Pulverised)
Circle – Sseennsseess (Ektro)
Demilich – 20th Adversary of Emptiness (Svart)
Descend – Wither (Inverse)
Descend Into Despair – The Bearer Of All Storms (Domestic Genocide)
False Prophet – The Second Death (Blood Harvest)
Fluisteraars – Dromers (Eisenwald)
Metallica – Through The Never DVD (Blackened)
Of Mice & Men – Restoring Force (Rise)
Periphery – Clear (Sumerian)
Primal Fear – Delivering The Black (Frontiers)
Red Dragon Cartel – Red Dragon Cartel (Frontiers)
Ring Of Fire – Battle Of Leningrad (Frontiers)
Sierra – Pslip (Retro Futurist)
Transatlantic – Kaleidoscope (Inside Out)
Vornth – Vornth (Iron Tyrant)
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Les amateurs de Country de Nashville vont pleurer dans les prochaines années si Yautja continu à faire parler, car je crois que les fans de métal lourd vont capoter sur leur Sludge qui incorpore du Crust/Grind. « Songs of Descent » sort le 11 février, mais maudit que j’ai hâte de le savourer dans toute sa longueur. Vous en pensez quoi?
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Vous aimez les breakdowns et la musique qui est lourde… avec des refrains ‘cleans’? Buried in Verona nous sort un album le 18 mars sur Razor & Tie et je vous suggère le premier extrait/vidéo pour sa promotion ci-dessous! Bien qu’elle soit prévisible, j’aime le fait qu’elle dure seulement 2:54 et nous emmerde pas 4 fois avec le même refrain.
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Voici du Blackened Death metal de l’Angleterre qui donnera la frousse à vos enfants! Ceci est leur nouvel album de Lvcifyre qui sort sur Dark Descent Records et voyez votre adrenaline jumper immédiatement, mais pas avant la première track de 9 minutes qui démarre l’opus et qui est extrêmement sombre et barbare. Good stuff.
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L’Espagne fait rêver avec son romantisme, mais elle me fait hurler et thrasher avec Noctem, un band de Death/Black/Thrash qui sortira le 3 mars prochain « Exilium », un album qui devra être écouté avec une camisole de force afin de ne pas trop faire ‘sortir le méchant’. Voici un extrait et la photo de band en-dessous est aussi crissement réussie!

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À défaut de pouvoir intégrer les lecteurs pour les jouer ici directement, on va au moins vous diriger vers deux offrandes très différentes l’une de l’autre. Premièrement, les amateurs de Death métal old school seront ravis de cette nouvelle track du groupe Morfin de la Californie qui est en streaming sur le blog de Decibel. Leur album « Inoculation » sort le 21 février.
Ensuite les fans de Hardcore métallisé vont pouvoir s’énerver avec une nouvelle track de Youth Forgotten qui sort un nouvel album de façon indépendante et digital le 31 janvier. La semaine dernière, ils avaient aussi une autre track en exclusivité et c’est disponible en suivant ce lien. Jim LaMarca, ex-bassiste de Chimaira, est le bassiste de la formation. Le cover de la pochette est le suivant:
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On reste dans le Hardcore et on se touche en écoutant Sons of Disgrace, une formation de Québec qui a fait beaucoup jaser et maudit que l’album « Recoil » est PARFAIT! Voici ‘Out Of Line’, filmé en octobre 2011 à l’Impérial de Québec!
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Les torontois de Primalfrost viennent juste d’encrer une entente avec Maple Metal Records! Leur Epic métal sera donc disponible un peu partout avec la parution de leur premier LP, « Properous Visions », le 10 février prochain. D’ici là, je vous offre un des deux singles tirés de ce futur opus, mais aussi leur EP précédent en écoute/téléchargement GRATUIT juste en dessous. Vraiment bien travaillé comme musique et croyez-le ou non, le projet est le bébé d’un bébé: le chanteur Dean Paul Arnold a 17 ans calisse!!!
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Toujours du côté canadien, mais cette fois plus au Nord à Ottawa, Endemise nous enivre de son Blackened Death mélodique et leur album « Far From the Light » est en vente dès maintenant. Voici le tout nouveau lyric-video pour en faire la promotion.
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Ça ressemble à quoi du Brutal Death métal néerlandais? Ça ressemble à Prostitute Disfigurement et leur nouvel album qui sortira très bientôt s’appelle « From Crotch to Crown »…. vous voyez le genre? Le premier extrait est ci-dessous et la pochette de fou est aussi offerte.

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Relapse Records a sorti deux albums majeurs (dans mon monde à moi en tout cas…) la semaine dernière et les voici, les deux offrant du Black/Doom/Sludge de qualité.
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Autre que les calisses de grosse mouches, Winnipeg offre aussi un Death/Thrash intéressant sous la forme de Endless Chaos. Ça devrait réjouir les fans de Skeletonwitch. Une track est en écoute/téléchargement gratuit ci-dessous et le EP « Rejected Atrocity » sort le 14 février.
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On finit ça en se garochant dans les murs avec Arsenal of Empties, un band qui mélange le Grind/Crust/Sludge à bon escient et le tout pour le bonheur des bums de ce monde. Les membres sont de Montréal et Windsor (Ontario). L’album est à 1$ en passant, alors gâtez-vous donc!