Critique d’album: Seventy Minus One – Bad Voodoo (Août 2025)

Seventy Minus One
Bad Voodoo
Août 2025

 

Liste des pièces

  1. Hang Up
  2. Fuck Me
  3. Party Girl
  4. Hell Hotel
  5. Bad Voodoo
  6. I Came Back
  7. Cursed
  8. Remember Me
  9. Baby it’s the End

 

Seventy Minus One et l’album Bad Voodoo

Un Sortilège Punk Rock 

Bad Voodoo, ce titre d’album me ramène 25 ans plus tôt, un soir où je suis assis avec un Africain et un Haïtien. Ma curiosité sur le monde de la spiritualité, de la religion et de la culture s’empare de moi. J’amorce une discussion sur le Voodoo, n’en connaissant que vaguement sur le sujet. Que de belles découvertes sur les différences, les croyances et aussi sur l’emprise de cette religion, même sur des personnes qui se disent de fervents chrétiens. Bien sûr, je ne veux en rien démoniser cette religion, mais ce qui allumait totalement ma curiosité était tout ce monde des mauvais charmes, de malédictions et l’emprunte toujours si vive dans l’esprit de mes deux interlocuteurs. Alors, Bad Voodoo, pourquoi un groupe de punk rock risquerait-il d’attirer les foudres des esprits de la nuit? Tout est devenu clair pour moi, lors du spectacle au Trou du Diable, au moment Big Sexy Nelly nous exclame ceci: ‘’ Nous sommes la prescription pour votre dépression’’. Parfait, j’ai saisi, comme je comprends que, si je vais à la pharmacie et que je vois herpès ou grippe sur une boîte…j’imagine que ce n’est pas pour me la donner. Alors, pour faire court… voici ma prescription contre le Bad Voodoo: 8 mg de Seventy Minus One à tous les jours. La prescription est renouvelable à tous les spectacles! Maintenant, regardons de plus près quelques composantes de cet album. 

Hang Up 

Ce fameux moment où, si tu as la chance d’avoir un bon chum qui va te faire un ‘’reality check’’ en te disant qu’il est temps pour toi aussi de décrocher, parce que, de l’autre côté, ça ne répondra plus. On laisse place à la basse d’Hugo Remacle, ce qui donne du corps à ce titre. Parfois, une introduction d’un autre style permet d’aller chercher l’attention, ce qui est le cas, très court, mais avec 4 phrases simples, nous permet de déterminer d’où l’on part au début de l’album. L’émotion de tristesse, de revenir de loin, avec une voix féminine et guitare… me voilà attentif. Baby It’s the End, le dilemme, le choix qui n’en est pas un, surtout dans nos premiers amours où nos prises de position ne sont pas claires, on donne peu, on veut tout. On aime passionnément, mais pas assez. Pour ceux qui ne connaissent pas Seventy Minus One, on l’entend dès la première chanson, c’est un punk rock, avec une tendance assez pop, qui va chercher un échantillonnage de style… va-t-on s’y perdre ou sera-t-il la plus grande qualité de l’album? En spectacle, on s’y retrouve très bien, je vous le jure. 

 

 

Party Girl 

Si je ne vous ai pas intrigué à découvrir l’album, il me reste quelques cornichons surets dans mon frigidaire pour vérifier que vous n’êtes pas complètement mort en dedans. Cette dernière pièce acoustique, on nous transporte à la fin d’une journée à la plage avec des amis, près d’un feu où notre guitariste chansonnier sort son instrument et en fait une version allongée pour que tous finissent par bien connaître par cœur le refrain. Ils auront pensé à tous ces 70-1! Belle finition d’un album qui s’écoute comme un charme et qui me fait patienter comme un enfant qui est sur le bord de la crise de centre d’achat. Je veux mon Bad Voodoo maintenant!!! Voici un album qui exprime parfois le mal-être, mais qui est conçu pour qu’on le chante ensemble, pour qu’on se comprenne et qu’on surmonte ensemble ces épreuves. 

Bad Voodoo 

La pièce-titre de l’album, celle qu’on ne doit pas manquer du fait qu’elle représente celui-ci. Ce titre représente très bien le groupe dans tout son rythme, ses intentions et son texte. Très bon choix de rythme, a clairement la présence et la prestance de ce qu’on désire d’une pièce qui se veut être un hymne à Seventy Minus One. Une bourrée de ‘’fun’’ rafraîchissant et me donnant le goût de répéter en spectacle le titre de celle-ci en sautant partout, jusqu’à ce que mes années me rattrapent et me demandent de retourner me rasseoir. 

Cursed et Hell Hotel 

On les voit circuler depuis un bout, les deux en vidéo, superbe choix, car pour moi, ce sont des chansons qui ont ce feeling de hit d’Été, plus pop, mais avec un twist, comme un Bloodhound Gang avec The Bad Touch, qui sort de nulle part et va toucher la grosse corde sensible qui sert à juste danser, chanter et se vider l’esprit. J’y ressens à nouveau cette impression de party. Pourquoi ? Justement, arrêtez de vous poser trop de questions et dansez, sautez et éloignez-vous du trop-plein de l’intellect qui rumine du noir. Pour ma part, le fait que Hell Hotel n’est pas déjà sur les palmarès et les radios autres qu’alternative, me démontre encore une fois la pauvreté des décisions des grandes industries entourant la musique au Québec. Mais trêve de politique… on met ça dans son balado, on le demande aux DJs, dans les bars et dans notre auto… Si Rej Laplanche, icône de 1-2-3 Punk (Musique Plus), dit que cette chanson est son no 1 de 2025, je ne dois pas être loin de la vérité, sans vouloir la posséder! 

 

Enfin, ce vendredi 29 Juillet, cet album est sorti avec une nouvelle vidéo. Au départ, il était prévu pour Mai et ensuite Juillet. Mais la troupe a préféré retravailler encore et encore sur le peaufinage de l’album. Pour avoir écouté la première version et le résultat final: on a bien fait d’attendre et d’y travailler…tout est dans les détails! D’ailleurs on remercie grandement Sébastien Tremblay, guitariste principal de Citron et les chiens tête qui a mixé et ‘’masterisé’’ la plupart des titres de l’album: une touche finale qui paraît dans le résultat. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de L’Underground

Pour découvrir l’album:
https://open.spotify.com/intl-fr/album/59c81q8iDeFDXQ3PghsSVD
https://music.apple.com/ca/album/bad-voodoo/1835499776

 

Pit Striker//RJ & The Sect//Fragmatik @ Studio Sonum, Québec – 2 août 2025

PIT STRIKER, RJ & THE SECT et FRAGMATIK 

Possibilité d’orage violent, voilà la dernière phrase entendue à la télévision avant que je la ferme. Donc, en me dirigeant vers notre capitale nationale, je me demande si je ne serai pas le seul à braver ces vagues de pluies qui tombent du ciel. Parfois je ne vois rien… mais ‘’rien ne se met entre moi et ma chronique’’; me dis-je avec une voix de Nazgûl. Ainsi, j’arrive. Grâce à mon habileté légendaire pour garer ma voiture, je me gare dans l’espace le plus proche possible. Ce soir, j’ai de la chance ! Toutes les formations sont arrivées, le ‘’soundcheck » fait. Je ne peux faire autrement que de dire bonjour au personnel accueillant et de m’installer pour le spectacle, et ainsi commencer ma première chronique d’août. 

 

Fragmatik 

Justin X: guitare/voix
Mavrick Pomerleau: batterie
Dylan Ramirez: basse
Gabryel Boucher: guitare (lead) 

On peut en dire tant de ce jeune groupe qui nous réanime ce son thrash metal des années 80; énergique, percutant et dédié à grandir rapidement sur nos différentes scènes. C’est le premier spectacle que j’ai la chance de revoir après la parution de leur Ep Leading Anarchy. Ils reprennent avec succès certains titres emblématiques de groupe comme, ma préférée: Peace Sells de Megadeth. Mais ce sont leurs propres créations qui m’intéressent le plus à entendre. La chimie entre les membres est palpable, surtout quand Justin X et Gabryel se lancent dans leurs solos respectifs. J’avais deux questions que j’avais l’intention de poser au leader de la formation et voici ce que ça à donné. 

Ondes Chocs: Toujours étonnant de vous voir, vous, ce groupe de musiciens si jeune qui détonne à un style de thrash qui remonte aux années 80. D’où vient cette envie de refaire revivre ce son avec passion? 

Justin X: ‘’Écoutes depuis le début, le thrash metal nous a non seulement défini en tant que band mais aussi en tant que personne. Pour nous c’est plus qu’un style de musique c’est aussi un mode de vie et avec le métal qui a évolué avec plusieurs d’autres styles, y’a une demande pour le style et la vibe qui tourne autour du thrash ou du old school. Bref on a appris de ce genre-là et on met corps et âme pour faire briller ce style-là dans la scène locale et internationale.’’ 

Ondes Chocs: Déjà on vous a vu dans plusieurs salles et surtout dans quelques festivals importants. Quel a été votre plus beau moment jusqu’à présent?

Justin X: ’’Parmis tout les expériences qu’on a vécues jusqu’à maintenant dans la scène locale, notre meilleure expérience est de loin quand on a joué au festival d’été de Saint-Georges non seulement parce que c’est la plus grosse expérience de show qu’on a vécu jusqu’à maintenant, mais aussi parce que ça nous a permis de mettre le pied à terre comme porte-parole de la relève thrash sur la scène metal québécoise. Anytime, anywhere, à présent, on est prêt à take over tout ce qui passe et on est plus que déterminè de ramener le thrash au top et make metal great again.’’ 

Quand Justin X nous parle du Festival d’été de Saint-Georges, on parle aussi du même coup de leur ouverture pour Papa Roach, ce qui est quand même un exploit en soi pour une si jeune formation de l’underground québécoise. En revenant à leur 3e prestation au Studio Sonum, pour ma part, le solo sur la coche sur Eruption de Gabryel Boucher, juste wow!!! Lyrical Murder, la préférée de votre chroniqueur, détonne comme jamais, et on ne souhaite voir apparaître rapidement de plus en plus de titres de leur cru… mais soyons patients, car, pour moi et ce qui concerne Fragmatik, ce n’est que le début, une première marche. Prenons le temps de savourer ensemble leur ascension et la réalisation de leurs rêves. 

 

 

RJ & THE SECT 

RJ Foley: voix
Zack Gilbert: guitare
Lucas Maltais: basse, (voix (back vocal)
Marc-Antoine Lazure: batterie 

Est-ce qu’on parle d’une formation heavy metal? Punk? Hardcore? Stoner? On pourrait en débattre pour ce groupe qui sonne comme du vieux Danzig à Genetic Error… difficile à bien établir surtout que le tout est bien ficelé. RJ met de la présence sur scène, son bassiste va chercher des accords gras qui mettent du rythme. Zack nous amène parfois dans des solos de guitare qui nous sortent de notre zone de confort. Marc-Antoine ‘’the drum molester’’ Lazure, quelle machine, tellement le fun à voir animer son espace. Le côté Hardcore sludge du groupe amènera des adeptes bien spécifiques, mais qui en redemanderont. J’ai d’ailleurs posé une question à RJ Foley sur leurs orientations musicales… inspirations. 

Ondes Chocs: Nous pourrions aborder tous les genres qu’on peut voir dans votre musique, mais ce que j’aimerais le plus savoir de vous c’est la recherche de vos thématiques et qu’elle est votre processus d’écriture? 

RJ Foley: Pour ce qui est du processus d’écriture, je dirais qu’en général, Zack (notre guitariste) ou moi-même amène un squelette musical fait d’un riff ou deux, j’écris les textes et on travaille la toune en band jusqu’à ce que le résultat soit satisfaisant. 

Nous avons la chance d’écouter certains titres du nouvel Ep This is All We Got, avec une chanson heavy groovy comme Keep Hiding et ma préférée qui rentre dans les dents Heavily. Plusieurs titres ne se retrouvent pas sur bandcamp, vu que ce sont des chansons sous un autre Line-up du groupe d’il y a quelques années… Pour ma part,en particulier.

More Step est un plus, ne l’enlever pas de votre liste à jouer les boys, cette chanson met en valeur tous les musiciens. Tous les amateurs de groovy hardcore seraient ravis. 

 

 

 

PIT STRIKER 

Rémi Lavertu : chanteur
Ben Lessard : basse
Anthony Martineau : batterie
Yannick April : guitare
Alexandre Lessard: guitare 

Toujours en construction de leur prochain Ep, d’une possible vidéo et d’une nouvelle farce salée, nous revoilà avec la coqueluche des bands thrash de la capitale: Pit Striker. Leur prestation musicale commence à être connue avec un chanteur qui  »scream »de façon démentiel. Tout cela entremêlé avec leur humour du moment. Ils commencent par une imitation d’Anthony de Hulk Hogan (un hommage), suivie de la chanson Rumble et d’autres folies du moment, pour finalement revenir à ce qu’ils font de mieux : du thrash metal. Sur Summer, Beach, Party, Fun; de multiples ballons de plage sont lancés dans la salle, ce qui anime les participants. Mais le superbe moment de la prestation fut bien sûr l’arrivée de la plus jeune des filles de Rémy sur scène, lui qui s’est bien amusé à voir son père performer sur scène… A un moment où l’on aurait pu faire de multiples photos pour en faire des cartes de fête des Pères, c’était Magical. Comme toujours, ils se donnent et les fans de heavy metal en ont pour leur argent! On a hâte de les voir un peu partout au Québec pour faire profiter à tous de leur son et de leur humour qui se soir était très ‘’Sonumite’’!

 

Évidemment chaque groupe a eu son moment d’hommage à Ozzy Osbourne qui nous a marqués. Le ‘’Prince of Darkness’’ nous aura laissé une vie de souvenir et d’inspiration à tous, nous de l’underground, de la scène metal et aussi de la pop culture. Et au fait, ma bonne idée de pour mon stationnement n’était que passagère puisque je me suis pris le seul no parking de la place… du moins c’est ce que le ticket détrempé semblait me dire, mais malgré tout: quelle belle soirée! 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Fragmatik
https://open.spotify.com/artist/5RSoqtbibHq0bkJGPyJmHV 

RJ & The Sect
https://rjandthesect.bandcamp.com/album/this-is-all-we-got 

Pit Striker
https://pitstriker.bandcamp.com/album/happy-thrash-friend

Capital Punishment Fest @ Dominion Tavern, Ottawa – 25 juillet 2025

Capital Punishment Fest 

L’ouverture harcore du 25 Juillet 

Cela faisait presque 25 ans que je n’avais pas mis les pieds dans le centre-ville d’Ottawa. Si terne à l’époque, mais quelle surprise j’ai eue devant cet épanouissement et cette forte populace enjouée de ce vendredi, début de ce festival qui mettait à l’affiche quelques formations de l’underground musical du Québec. Me voilà fortement positif de passer une soirée excitante dans ce district où les promeneurs ont tous un air de fête. Je rencontre, dès lors, au-devant du Dominion Tavern, les membres de Blank. Je vous rappelle la récente sortie de leur album The Descent, raison ultime de ma présence. Malheureusement, Get the Shot s’était désisté quelques semaines auparavant, mais ayant écouté les groupes qui étaient toujours sur l’affiche: le détour en valait toujours la peine. Ce soir, c’est du hardcore et le devant de la scène est ma foi très restreint… je vais devoir faire attention à ma caméra et à mes dents, car je vais être rapidement dans l’action… un tourbillon de brasse-camarades! Ainsi se déroule cette soirée… 

 

 

No Hope X Mankind 

C’est devant une salle qui se rempli à mesure que les NHXM ouvrent ce nouveau festival ontarien. Eux qui sont d’un style de hardcore nommé: beatdown, souvent associé au style sludge, mais avec une résonance plus franche, plus agressif au chant. Katebreed, chanteuse de la formation, prend d’assaut la plateforme, de long en large, et nous brasse avec ses vocalises gutturales. Gunn à Clou et 2X4 Fuck You Up sont mes chansons préférées de leur prestation. J’apprends un peu plus tard qu’ils seraient en début de démarche pour une tournée européenne (Hollande, Allemagne, Italie…), alors bonne chance à ce jeune groupe dans cette belle aventure. Dans ma réévaluation de la soirée, No Hope X Mankind nous a donné ce moment, où l’on se sépare pour un ‘’wall of death’’, ce moment de frénésie et avant de se lâcher tête première en avant et ce fut un succès en soi. Très bonne décision des coordonnateurs de l’événement. Très content d’avoir pu voir ce groupe montréalais en action et d’en apprendre encore plus sur ce type de hardcore.

 

 

Dead Velvet 

Nous voilà avec d’autres artistes de Montréal, Dead Velvet qui entame la danse furieuse qui sera le momentum continue de toute cette soirée. Jesse James, avec son ‘’scream’’ intense, ne passe pas sous le radar des curieux de la salle. Dès la chanson Vile, première de leur présentation, nous voilà dans une dynamique hardcore bien vivante et sans relâche. D’ailleurs, la scène ne lui semble pas suffisante, car il se retrouve à chanter sur une table plus loin pour aller chercher l’intérêt des personnes plus immobile sur 12-Gauge…il se fait entourer par les thrashers un peu plus tard, dans un rituel, un tourbillon qu’il anime lui-même. Crooked Spine déchire et le quatuor de matadors hardcore dépasse toutes mes attentes lors de cette soirée folle. Il prend le temps de remercier et d’applaudir Ozzy Osbourne en lui dédiant Come Closer. Je vous suggère fortement d’aller les voir si vous êtes amateur de sensations fortes. 

 

 

Blank 

Nos drummondvillois de la formation Blank poursuivent maintenant dans un bar bondé et rempli de danseurs frénétiques. C’est avec Warborn qu’on ravive la turbulence dès le départ. Les haut-parleurs et porte-micros brassent de tous côtés du fait que le devant de scène étroit semble déborder de part et d’autre. Louis-Félix, frontman de Blank demande à l’assemblée un moment de ‘’mayhem’’ et celle-ci ne se fait pas prier pour nous brasser la salle sous un Warpath qui détonne! Maël et Maxandre, font un superbe travail de soutien aux vocalises et tout en donnant le ton sur leurs instruments respectifs. Maintenant, le phénomène Coco Bongo, cette chanson qui ne se trouve sur aucun album, aucun EP, mais qui semble devenir leur anthem, car, bien avant qu’ils commencent à jouer j’entendais quelques ontariens fredonner ce titre. Maintenant, on là joue et c’est bien sûr un temps fort pour cette troupe de musiciens qui ne s’attendait sûrement pas qu’on chante COCO BONGO TABARNAK à l’unisson! J’ai l’impression que cette chanson va les suivre et sera en demande partout où ils se présenteront. Comment une chanson de moins de 2 minutes peut attirer autant d’attention: simple, c’est tout simplement original, on là vibre et on en redemande. Ça brasse et il fait chaud, Louis-Félix en perd sa casquette sur The Descent et Maël donne l’illusion d’être un ‘’Musclor’’ huilé prêt pour une compétition de poses plastiques. Mais la foule est dynamique et ne fait qu’un avec nos maîtres du défoulement musical. Je termine avec eux en vous donnant trois dates pour les voir en août: le 16 au Petit Campus (Mtl), le 29 au Centre Hub Créatif (Québec) et, bien sûr, le 30 à La Sainte Paix, home sweet home Drummondville.

 

 

Soulthief 

Nous voilà arrivé avec la tête d’affiche, Soulthief, et comme je le dis souvent, à quatre groupes dans un bar, cela peut se retourner contre les ‘’headliners’’ s’ils ne produisent pas assez d’énergie, surtout après trois prestations réussies. Sans aucun doute, Jericho, en prenant le micro, avait bien l’idée en tête que la soirée n’était en aucun point sur le déclin. Il relance les gens qui se rafraîchissent à l’extérieur. En fait, il interpelle tous ceux qui se sont éloignés de la scène, en plus de motiver ceux qui sont déjà devant lui. Il rappelle à tous que le party est loin d’être terminé et pour être franc: il nous a tous convaincus! On a le droit à du Pig scream sur Cum Dracula et une double dose d’euphorie sur Warlord….hooo oui, car Ottawa est en mode folie hardcore… mais presque tous sortiront de là tellement satisfait de leur expérience et presque tous auront gardé toutes leurs dents. Je dis presque tous, car sans faire un dessin, j’ai remarqué qu’un individu aura besoin d’un dentiste dans les prochains jours….Hardcore thrash’ et ‘’mouthpiece’’ sont toujours un bon duo gagnant. Une chanson que j’ai adoré entendre est You could Be My Gwen Stacy que j’ai regardé sur Youtube par la suite à quelques reprises. Mais les au revoir seront de courte durée, car, on se reverra à Drummondville, car Blank nous ramène ce groupe d’Ottawa en sol québécois pour au moins deux dates. Soyez-y amateur de hardcore. Où passe Soulthief, sans aucune retenue, je recommande fortement votre présence!

 

Une soirée incroyable dans le Downtown de la capitale canadienne, avec des rencontres inusitées, des groupes qui performent et une belle organisation à qui je souhaite une continuité riche en succès, en cette belle fin de semaine de fin juillet. Qui sait, on se reverra peut-être l’année prochaine si nos bands du Québec y sont invités. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

C’est ici qu’on démontre notre support à nos groupes de l’Underground: 

No Hope X Mankind:
https://open.spotify.com/artist/1WguqZJcEo2qhILxcAV6q2

Dead Velvet:
https://open.spotify.com/artist/6SV0GmE7QN63SGGFw3gn2n

Blank:
https://open.spotify.com/intl-fr/album/6WCHL8s4l71murAglS8jBv

Soulthief:
https://soulthiefhc.bandcamp.com/

Saint-Valère Fest 5: Une tonne de punk au rendez-vous

Saint-Valère Fest 5

Une tonne de punk au Rendez-Vous!  

Nous sommes en 2025, toute la Saint-Valère est occupée par le son Country…toute non! Dans un rang du village se retrouve depuis 5 ans d’irréductibles punks qui résistent et dominent grâce à  leur ‘’distorsion magique’’. Cinq ans déjà, et dire que cette rencontre avait commencé que par un petit ‘’party’’ privé. Mais maintenant voici un événement qui attire de plus en plus d’adeptes…même le druide Pastafarix  s’y est joint cette année pour donner l’aumône à certains curieux de la place. Voici le récit de cette journée. Je ne décortiquerais pas toutes les chansons, styles et formations. Cette chronique sera courte en écrits pour la simple raison que j’y joins un petit documentaire de 22 minutes 22 secondes qui vous donnera l’ensemble de tout ce qui s’est vécu dans cette journée-là. Je voudrais remercier avant tout Spike, à la direction de l’événement ainsi que toutes les personnes qui se sont impliqués de près: bénévoles, le méchoui guy, le tacos guy et  toutes ces bonne gens qui ont amené leur bonne humeur et envi de passer du bon temps.

Alors voilà place au cinéma: Effets spéciaux garantis!!!….Boule de feu!

 

 

Un remerciement spécial à Taco Dave, Tony Woodsman, Moé pis mes Bottes, Collectif Route Laflamme, D-TouxKroches, Les Tabarnaks, Ax3xmx4 et Morsure, qui auront  fait de cet événement, un succès franc et appréciés par tous.

Merci aussi à LuchaYan Duque pour sa superbe touche finale sur la vidéo

Ne jamais dire jamais, dirais-je au groupe Morsure!!!

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

Morsure
https://morsureviolencedefondderang.bandcamp.com/album/violence-de-fond-de-rang

Ax3xMx4
https://ax3xmx4.bandcamp.com/album/all-cops-must-die

Les Tabarnaks
https://lestabarnaks.bandcamp.com/music

D-Toux Kroche
https://open.spotify.com/artist/46464l6h1LBytaj69YIoSR

Collectif Route Laflamme
https://routelaflamme.bandcamp.com/music

Moé Pis mes Bottes
https://moepismesbottes.bandcamp.com/album/jamais-trop-tard-pour-tre-pais

Tony Woodsman
https://www.facebook.com/profile.php?id=61576256141755

BLANK et LE JOUR – Sortie d’album

BLANK et LE JOUR 

Drummondville, au centre de l’intérêt de l’underground musical au Québec! 

Nous revoilà dans cette ville du Centre-du-Québec, avec la réputation d’avoir créé votre mets préféré (la poutine) et d’avoir une quantité impressionnante de formations et de talents musicaux proportionnellement parlant (habitants vs power house bands). Deux très bonnes nouvelles nous arrivent en juin, soit la sortie du premier album de Blank, groupe hardcore qui a volé la vedette lors de ma première rencontre avec eux en spectacle. En outre, le groupe de la Mauricie Le Jour sortira officiellement son album au Pub La Sainte-Paix de Drummondville. Donc, voici une autre double Chronique sur deux albums à écouter et, par la suite, voir en performance dans nos bars et salles du Québec. 

 

Blank, l’album The Descent 

Hiro-Maël Tuahine Meunier: batterie
Maxandre Laplante: basse
Louis-Félix Béland: voix
Maël charbonneau: guitare 

Warborn 

Un album qui promet de faire état de bulldozer de guerre dans vos oreilles, en débutant avec cette pièce qui amène la première vidéo de l’album paru un vendredi 13 du mois de juin. Encore une fois, Blank démontre déjà son inspiration de devenir une notoriété dans le genre, comme Get the Shot, Norwalk et d’autres formations bien établies. Impulsivité, brutalité, ambiance sauvage, mais loin d’être désorganisé: on cherche l’impacte et c’est un bullzeye pour cette pièce… quel début d’album! 

Un exercice que je fais pour certains styles de musique est ce que j’appelle le Marathon 20; 20 secondes du début de chaque pièce, une après l’autre. La raison est simple, dans certain style l’originalité n’est pas une mesure d’accomplissement, ce que je trouve dérangeant en soit et si par exemple, j’entends un album de douze chansons et que la moitié de celle-ci commence avec un même type de riff, je vous pris de croire, que si j’étais un critique et non un chroniqueur, je serais en mode ‘’destroy’’ comme le disait si bien Claude Rajotte à l’époque que Musique Plus avait un intérêt pour la musique de l’Underground du Québec. Bon, je m’égare, Blank démontre une solide diversité, et pour une nouvelle formation, c’est dans un mode créatif qui mérite toute mon attention, et la vôtre. En poussant maintenant plus loin, ça, oui, j’écoutais les chansons au complet, niveau ambiance dans sa globalité:

voilà un groupe qui balance avec précision, le côté folie de la créativité avec sérieux dans sa structure. L’échantillonnage est bien réparti ; on y trouve des tempos changeants, du plus rapide au plus lent, ainsi qu’une variété instrumentale et vocale. On ne se gêne pas d’ ajouter parfois des styles qui ne font qu’enrichir l’album. Par exemple, I Did it for: Myself, beaucoup, inspiré du Rapcore. The World, plus Thrash metal, surtout dans l’application des mélodies à la guitare. Tout cela sans décrochage, on est bien dans le monde du Hardcore 101. 

Je ne vous décrirai pas tous les textes ni tous les titres laissant cette chronique double, légère comme vache emportée dans une tornade, mais j’avais des questions à poser aux boys, qui sont tellement plus intéressants que moi. 

Ondes Chocs: Quelle est la chanson du nouvel album qui te satisfait le plus et que tu as le plus hâte de faire découvrir aux admirateurs en spectacle? 

Louis-Félix Béland: ‘’The Descent est celle que j’ai envie de faire découvrir au public c’est le point final de l’album, l’amalgame total de la composition et le rappel de thèmes, musicaux, et ‘’lyrical’’, qui clôture cette création ! C’est aussi où, personnellement (vocalement) j’utilise pas mal tout mon « range » de techniques différentes. Cette chanson a été composée avec aucune limite préalable et est une des meilleures expressions créatives de l’album (selon moi) !’’ 

J’écoute l’album, mais je cherche en vain Coco Bongo. Vous savez, Coco Bongo, Tabarnak ! Je fais une plainte en bonne et due forme à Maël Charbonneau, je garde ma copie rose et je m’informe de la situation. Voici ce qui en est pour COCO BONGO!!!! 

Ondes Chocs: Cette pièce récente et qui a aussi son vidéo n’apparaît pas sur l’album The Descent. Parle-moi de la décision de la soustraire de l’album? 

Maël Charbonneau: ‘’Yes Coco Bongo en fait c’est un call que Bilou avait fait en live et que je n’avais jamais entendu jusqu’à tant que je voie une vidéo et j’ai trouvé le call excellent ! C’était pendant une vidéo de Warpath je crois ! J’ai dit aux boys qu’on devrait clairement faire une chanson sur ça ! On a fait la tune la plus raisin pas possible, on est allé l’enregistrer chez Antoine Boily à Québec, moi et Bilou et il nous a aidé à rajouter plein d’idées funky . On était déjà en pleine promotion de l’album qui s’en venait, mais on s’est dit sais tu quoi, on s’en ‘’colisse’’, on drop la tune directe là malgré tout, car ça fait du sens avec la mentalité de Blank . Y’a pas de règle, c’est à ce moment-là que le momentum était et qu’on sentait le feel donc on l’a lâché aussi simplement ! Et elle n’a aucun lien avec l’album c’est une chanson ‘’standalone’’ complètement.’’ 

Pour ce qui en est de voir Blank en spectacle, deux dates me viennent en tête, car j’y serai… comme par hasard, pour votre bénéfice cher lecteurs et lectrices. Ils feront partie du monstrueux line up du 25 juillet au Festival de Capital Punishment qui s’étend sur trois jours, à Ottawa. Il partageront, entre autres, la scène avec Get the ShotDead Velvet et Soulthief. Un retour par la suite à Drummondville, ils seront la tête d’affiche le 30 août au Pub La Sainte-Paix, accompagné de Basterds, Soulthief et Dead Velvet. C’est un rendez-vous pour tous les amateurs de soirée brasse-camarade et de musique en mode séisme incalculable sur l’échelle de Richter. Tu ne me crois pas… viens voir! 

 

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LE JOUR, l’Album Pas Né pour Devenir Squelette 

Érick C. Doucet : voix, paroles. guitares, basse, effets, toaster, feed-back, synthétiseurs, arrangements.
Nicolas Gauthier : batterie.
Martin Lemay : basse, voix (back)
Jennifer L. Martin : voix, Voix (back).
Étienne Turgeon : djembe, piano et cordes
Brigitte Gobeil : synthétiseur et voix 

Le Jour nous arrive avec un bel album de rock francophone, qui, dans les années 90, aurait été rapidement sur le palmarès des radios commerciales cet été, cela avant la grande purge et le contrôle sectaire des décideurs de l’industrie musicale québécoise. Des textes légers, colorés sous une intonation au chant qui est dans le style Jean Leloup: un chant parlé pop (c’est le mieux que j’ai comme définition). Avec les choristes (voix féminines), on ajoute une touche taquine, parfois plus mielleuse. Ce qui me fait me poser une question que je les ai vus en spectacle, mais sans aucun soutien (back vocals). Ce qui donnait un son plus brut, rock garage stoner. Quelle est la décision du groupe face à cela ? 

Ondes Chocs: Ce qui m’a frappé lors de l’écoute de l’album est l’implication des choristes féminins (back vocals), qui, pour moi, change beaucoup la dynamique de plusieurs titres, ce que l’on a pas eu lors du spectacle. À quoi devons-nous nous attendre lors du dévoilement de l’album et des prochains spectacles? 

Philippe Ethier (à la distribution): ‘’Pour la choriste, malheureusement, on a de la difficulté à trouver quelqu’une prête à nous accompagner. J’essaie des fois de chanter soprano, mais ça laisse à désirer.’’ 

Erick Douce: ‘’En fait, on a pris une tournure plus rock, presque stoner psyched avec mes nouvelles compos et je crois qu’avoir une choriste, ce serait excellent, mais ce serait encore plus génial une musicienne qui joue aussi d’un instrument. 

La nouvelle mouture de Le Jour est très différente de celle sur l’album et c’est parfait comme ça. Chacun des nouveaux musiciens a apporté avec lui son bagage d’influence et de créativité, ce qui a bouleversé pour le mieux le band.’’

De plus, maintenant, un autre changement important est fait avec l’arrivée de Sébastien Auger, comme frontman au micro, un nouveau chanteur. Nous voilà déjà, avec de multiples changements. L’album a son son, la formation est en forme avec une nouvelle aura sans dénaturer le produit initial. La grande force du son Le Jour, pour moi, est dans la guitare d’Érick C. Doucet. On y reconnaît une influence massive du rock canadien et il ne s’en cache pas, il est fan. Le corps des chansons tourne toujours ou presque autour de la présence d’un riff entraînant. Si j’avais à parler de mon top 3 de l’album. Fantôme Gratuit, une chanson dont je vois tout de suite le potentiel de jouer la super vedette à la Mick Jagger sur le plancher de la scène, en plus d’un texte qui est en ‘’TU’’, qui permet de viser la salle et de jouer avec les participants… une chanson de spectacle, qui ne doit pas être jouée figée… avec la mise en scène adéquate, c’est une chanson qui rend facile d’aller chercher l’audience.

Je Suis d’Ailleurs, cette courte chanson acoustique vous donnera envie d’impressionner vos camarades de camping lors de votre prochaine sortie. Elle vous donnera également envie d’écrire des couplets supplémentaires. Vous pourrez la partager avec vos amis autour du feu. Entre le rock à la Tragically hips du titre Le Pouvoirs aux chats ou le rock & Roll humour de Miss Bush, j’hésite. En fait non, je REWIND… Il Paraît, petite chanson, douce, tendre, voilà ça nous arrive tous de vouloir changer de vitesse et avoir une chanson qui donne espoir, qui réconforte… et bien voilà, c’est tout ça. 

Pour le reste des titres, vous savez où aller : à Drummondville le 27 juin. Aller écouter des titres qui font bouger, avoir du bon temps, avec une terrasse accueillante et admirer un nouvel album qui va voir ‘’Le Jour’’. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Plus bas, bien sûr, je laisse les liens pour découvrir et encourager ces artistes. Encourageons les créateurs de l’underground. 

Blank, l’album The Descent:
https://open.spotify.com/album/6WCHL8s4l71murAglS8jBv

Le Jour, l’Album Pas Né pour Devenir Squelette:
https://lejourgroupe.bandcamp.com/album/pas-n-pour-devenir-squelette