Critique d’album : Kill The Imposter – The Violence Sessions (2021)

Kill The Imposter
The Violence sessions
Label : The Legend Agency
28 mai 2021

Liste des pièces

  1. Broken Crown
  2. Dongan Hills
  3. Evil Ways
  4. False Prophet
  5. Mace
  6. Suffer Alone
  7. Unfit Coward ft Taylor Barber of Left to Suffer

Pour les fans de / For fans of : Fit for an Autopsy, Slaughter To Prevail, and Meshuggah

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://linktr.ee/killtheimposter

****See below for english version. Translation done by Axel Dastous.

Kill the Imposter:
Danny Arrieta: Guitare et compositeur musical
Johnny Nobody: Vocal
Wilson Bembry: Bass
Nick Colvin: Drum

Le quartet Kill the Imposter est de retour pour nous montrer une fois de plus qu’ils sont à prendre au sérieux. Ayant déjà été en spectacle avec de grosses pointures tel Nile, le band originaire de Orlando en Floride continue d’évoluer et nous dévoile son dernier opus dénommé: ”The Violence Sessions”.

Après une première écoute, on se rend bien compte que le groupe ne passe pas par quatre chemins. Les membres ayant déjà déclaré que le band a été créé pour partager un amour de la musique violente, on remarque dès les premières notes toute l’honnêteté de cette déclaration. De plus, avec les armes faisant office de vedette sur la pochette de l’album, on s’attend à de la musique agressive et, ma foi, on est bien servis.

Au travers des morceaux, on s’aperçoit que malgré que le band délivre du deathcore plutôt classique, on découvre différentes influences musicales utilisées dans The Violence Sessions qui dynamisent le tout. Par exemple, dans la chanson Evil Ways, le riff très bas entrecoupé de nombreux palm muting dans les couplets me rappelle du vieux Make Them Suffer (voir album Neverbloom). D’autres part dans le morceau Mace, la chanson débute par un rythme très punk, beaucoup utilisé par les groupe hardcore, ce qui crée une belle variété dans cet album qui peut parfois sembler unidimensionnelKil. Le moment le plus fort de l’opus est pour moi, la chanson Suffer Alone, qui nous plonge dans l’histoire sentimentale chaotique vécue par le vocaliste Johnny Nobody avec son ex-femme. Le combo base-drum de la batterie synchronisée à la perfection avec le rythme de la guitare, mixé au growl particulièrement expressif et émotif du vocaliste fait que ce morceau se démarque du lot. On peut également apprécier une apparition de Taylor Barber, vocaliste de Left to Suffer, dans le dernier morceau. Courte, mais efficace.

Pour conclure, j’ai été agréablement surpris par ce court album. Le groupe a déclaré récemment qu’au fil du temps, ils sentaient qu’ils jouent de mieux en mieux et que les nouvelles chansons étaient plus percutantes, dotées de meilleures mélodies. Cet album ne peut que leur donner raison et on peut se permettre d’avoir hâte au prochain!

Note: 8/10

Axel Dastous

Liens Youtube pour les vidéoclips:

Broken Crown: https://www.youtube.com/watch?v=4Uz1LX8-23k

Dongan Hills: https://www.youtube.com/watch?v=nJb933KNx3c

Mace: https://www.youtube.com/watch?v=4zKyMxwoHzA

Suffer Alone: https://www.youtube.com/watch?v=8zSL9JPNcdY

Unfit Coward: https://www.youtube.com/watch?v=I_k0qF5Xpno

 

English 

Kill the Imposter is back to show us once more that they are to be taken seriously. Having been in some gigs with known bands such as Nile, the Orlando quartet continues to evolve and gives us the LP: ”The Violence Sessions”.

After a first listen, we already notest that the band doesn’t hesitate to take shortcuts. The members have once declared that they formed to share a love for violent music, the first part of the album shows immediately their honesty. The weapons images on the cover of the album makes that statement even more obvious. They claim to deliver some “in your face” stuff and my friends, we are served.

As we advance in the songs, we slowly understand that the band work in a classic form of deathcore. We can enjoy some musical inspirations, like in Evil Ways in which they use very low riffs and an alternance of palm muted and full sounds. It makes me think a lot of old school Make Them Suffer (Neverbloom album like). The song Mace begins with a very punky riff which are used a lot in hardcore music. That element brings another variation in the album that can sometimes feel monotonic.

The strongest moment of the listening for me is the song Suffer Alone, where we dive deep in the sentimental chaos that the singer Johnny Nobody went through with his ex-wife. The base-drum/lead guitar rythm combo with the particularly emotional and agressive vocals just kills it. To finish, we can enjoy the featuring of Taylor Barber from Left to Suffer in the last song. Short, but effective.

At last, I was not expecting much of this listening experience and I was quite surprised. I read that the band declared a short while ago that they where feeling that everything was slowly coming into pieces, that they felt they were playing tighter and tighter as time goes. This LP forces us to believe them and we can surely look forward to the next one!

Note: 8/10

-Axel Dastous

Critique d’album : Principius – Lingering In Despair (Novembre 2020)


Principius
Lingering In Despair
5 novembre 2020

  1. Inception
  2. Fantasist
  3. Judgment Day
  4. Drowning
  5. No God No Fate
  6. Decaying Sun
  7. Towards Death We March
  8. Crawling In Agony
  9. The Void
  10. Lingering In Despair

À la suite d’une entrevue que Max a réalisée avec Axelle Doyon, la chanteuse de Principius, un band mélo-death de Montréal, nous avons décidé de faire la critique de leur dernier album, Lingering in Despair, sorti en novembre 2020.

Critique

Principius nous a livré un album brutal, puissant tout en étant ultra mélodique. Le vocal d’Axelle est très angélique au niveau des voix cleans surtout quand elle les harmonise. Ça rajoute de la puissance à la ligne de chant principale. Elle vient nous surprendre lorsqu’elle utilise le chant guttural (scream). Les deux styles de chant s’harmonisent à la perfection. Elle réussit à̀ aller chercher de très hautes notes autant que des growls bien graves ce qui démontre qu’elle est très versatile.

Que dire de ces musiciens talentueux. Leurs riffs sont mélodiques et très accrocheurs avec des refrains qui donnent le goût de chanter en même temps! Les chansons sont très bien structurées et aucunement redondantes. Le niveau de composition est super bien balancé. Autant qu’il y a des bouts relaxes avec des guitares acoustiques, autant ils enchainent avec un riff  » in your face «  comme dans la pièce Towards Deaths We March qui est vraiment excellente soit dit en passant. Le riff de guitare au début de la pièce Crawling in Agony me fait penser au band Mors Principium Est. Est-ce que c’est un band qui influence Principius? J’imagine que oui.

Pour ce qui est de la qualité audio de l’album, le son est vraiment bon. L’album a été mixé et masterisé chez Ezerath Studio qui ont fait un très bon travail. En conclusion, Lingering In Despair est un excellent album sorti en 2020 et ce malgré la pandémie qui semble s’éterniser. C’est un groupe que nous avons hâte de voir sur une scène, car il mérite d’être connu. Pour les fans de mélo-death avec un vocal féminin, cet album est pour vous.

Points forts de l’album:
Jee-Dee: Towards Death We March et Lingering in Despair
Max: Decaying Sun et Judgment Day

Facebook : https://www.facebook.com/principiusband
Bandcamp : https://principius.bandcamp.com/releases

Critique d’album : Abiotic – Ikigai (2021)

Abiotic
Ikigai
The Artisan Era
12 février 2021

Liste des pièces

  1. Natsukashii
  2. Ikigai
  3. Covered the Cold Earth
  4. Smoldered
  5. The Wrath
  6. If I Do Die
  7. Souvenir of Skin
  8. Her Opus Mangled
  9. Horadric Cube
  10. Grief Eater, Tear Drinker
  11. Gyokusai

Pour les fans de / For fans of :
The Faceless, Gojira, The Black Dahlia Murder, Job For a Cowboy, Rivers of Nihil

Lien pour achat / Link for purchase :
https://www.theartisanerastore.com/category/abiotic
https://abiotic.bandcamp.com/

****Click Here or see below for english version. Translation done by Francis LaBadie.

L’album Ikigai de Abiotic n’est pas une production typique de death metal – c’est une expérience au delà du son. Une beauté logée plus profond que la puissance et l’aggressivité qu’on perçoit en surface.

En plus de sentir l’intention dans chaque note, coup de drum et mot chanté, on y retrouve une richesse sonore, de nombreux effets sonores et orchestrations, et franchement, c’est un travail colossal. On y ressens toute une gamme d’émotions et sensations. La production est d’une qualité sonore ridiculement satisfaisante.

L’ambiance contextuelle de l’album est exprimée dans la pièce d’introduction, « Natsukashii », et également sur la pochette de l’album : on y voyage dans l’univers des samourais du Japon au 16ième siècle.

Je dois avouer qu’à la première écoute d’Ikigai, je n’étais pas dutout prêt pour ce masterpiece. Ce fut pour moi une expérience poignante que j’ai peine à décrire avec des mots. J’ai été complètement frappé par le caractère vivant de cet album qui m’a littéralement plongé dans une transe sensorielle. J’étais estomaqué par la puissance et la couleur de la musique, a un point tel que je ne comprenais pas comment cette musique parlait à mes sens. Mes sens étaient complètement confus. Cet album possède une âme bien à lui et l’expérience de la première écoute était comme si son âme et la mienne ne faisaient qu’un pendant l’écoute. C’était un mélange d’être ébahi par la qualité et la richesse du mix audio, en même temps qu’une profonde mélancolie existentielle. Comme si l’album avait ramené à la vie une partie intérieure de moi qui était éteinte.

Le plus déstabilisant dans tout ça c’est d’être frappé soudainement par cette tempête d’émotions et sensations qui se confondent ensemble, sans en comprendre le pourquoi ni le comment. Après avoir porté attention aux commentaires des membres du groupe dans le document promo qui accompagne l’album (promo pour les médias) et avoir lu certaines des paroles, j’ai pu éclairer une partie du mystère pour moi.

Extraits du document :

The title Ikigai translates from Japanese as « a reason for being. »

[…] we wanted to write something that could be felt and that would be relatable, as we all struggle
to find our reason to carry on in these trying times.

[…] the feelings we sought to bring out with this record; pain, grief, desperation, and
perseverance are palpable in every note, every chord, and every word, with lyrics touching on
topics of suicide, depression, addiction, climate change and the struggle of finding our reason for
being.

À mon avis ce qu’ils ont voulu faire avec cet album est très réussi, mon expérience vécue en est pour moi la preuve. Maintenant que j’en refais l’écoute, c’est aussi poignant, mais différent de la première fois. Un peu comme quelqu’un qui recherche la sensation intense de la première fois qu’il a consommé une substance forte, mais qui n’arrive à peine qu’à l’effleurer les fois d’après.

Les pièces 5 (The Wrath) et 6 (If I Do Die) sont mes préférées sur l’album. Les orchestrations par dessus la musique la rendent tout simplement grandiose.

Je vais terminer en disant qu’il serait inutile pour moi d’essayer de trouver une critique négative à faire de cet album. Je n’en ai simplement aucune.

Merci, Abiotic, pour l’expérience.

Ikigai est pour moi facilement l’album de la décennie même si elle ne fait que commencer, et je doute qu’un autre album de metal lui prendra son titre de #1 dans mes préférences, et ce, à vie.

Francis LaBadie


English 

Ikigai from Abiotic is not your typical death metal record – it’s an entire experience, far beyond the sound. A beauty that resides deeper than the power and aggressivity that we perceive at its surface.

The intention in every note, drum hit, and sung word can be felt, and there is such a richness in its sound, with numerous sound effects and orchestrations. Frankly, it’s a colossal work of very fine craftsmanship. A whole spectrum of emotions and sensations can be felt within this album. Its audio production is ridiculously satisfying.

The contextual ambience is expressed in the first track and on the album cover : it is a journey in the universe of 16th century Japan’s samurais.

I must admit that when I listened to Ikigai for the first time, I wasn’t ready at all for this masterpiece. For me, it has been a heart touching experience that I struggle to describe with words. I have been completely struck by the living aspect of this album, which literally put me in a sensory trance. I was stunned by the power and color of the music, to such an extent that I did not comprehend how this music spoke to my senses. My senses just couldn’t compute. This album has a soul of its own, and my first listening experience was as if its soul and mine were one. It was a mix of being amazed by the quality of the audio production and some deep existential melancholy. As if the album had brought back to life a part of me that was dead.

What’s most desabilizing in all this, is to be suddenly struck by this storm of emotions and sensations confused together, without undestanding why, neither how. But after reading some of the comments made by the band in the promo document that came with the album (reviewers package), I could find some answers to these mysteries.

Excerpt from the document :

The title Ikigai translates from Japanese as « a reason for being. »

[…] we wanted to write something that could be felt and that would be relatable, as we all struggle
to find our reason to carry on in these trying times.

[…] the feelings we sought to bring out with this record; pain, grief, desperation, and
perseverance are palpable in every note, every chord, and every word, with lyrics touching on
topics of suicide, depression, addiction, climate change and the struggle of finding our reason for
being.

In my opinion, what they meant to do with this album was a success, the experience I lived through being the proof. Now that I listen to it again, it grabs me just as much, but differently than the first time. It’s kind of like someone who is seeking the intense sensations of the first time taking a strong substance, but barely scratching its surface.

Track 5 (The Wrath) and 6 (If I Do Die) are my favorites on the album. The layer of orchestrations on top of the rest just make it grandiose.

I will end this review by saying it’s no use for me trying to find a negative critique to bring up in this review. I just don’t have any of that.

Thank you, Abiotic, for the experience.

Ikigai is easily the album of the decade for me even if it just started. And I doubt another metal album will ever take it’s #1 spot in my preferences.

-Francis LaBadie

Critique d’album : Gaia Guarda – Anatomy of Fear (2020)


Gaia Guarda
Anatomy of Fear
6 novembre 2020

1- Anatomy of Fear
2- Cravings
3-Carefully Haunted
4- Hearbeat
5- Answer Me
6- Who We Are
7- At The Bottom
8- Nothing’s Hiding In The Lake
9- Drowning In Fear

Critique

Pour vous mettre en contexte, ça me fait tout drôle. Pour ceux qui me connaisse, je ne suis pas très fort sur l’écriture. Mon truc c’est surtout d’être derrière la caméra. Alors, imaginez ma surprise quand on m’a demandé de donner mon ressenti sur le projet solo de Gaia Guarda. De plus, cet album est vraiment différent de ce que j’ai l’habitude d’écouter dans mes temps libres, mais paradoxalement, je suis un fan total de violon et de harpe. Donc, évidement, avec mon caractère aventureux, je n’ai pas pu résister au cri de ce nouveau défi, j’ai accepté sans hésitation.

Si vous ne le savez pas qui est Gaia Guarda, je vous la présente rapidement. Elle est principalement connue pour être la chanteuse du groupe de metal melodique montréalais Uriel. C’est avec des inspirations un peu plus classique que Gaia a apprise, par elle-même, à faire parler la délicate mélodie d’une harpe. Sur cet album, Gaia a reçu un coup de main de ses amies Jessica Ricard (Uriel) au cello, Ari Ana (Uriel) au violon et de l’ex claviériste de Cradle of Filth, Lindsay Schoolcraft. N’oublions pas que Gaia et Lindsay ont partagé la scène en 2019. Sur ce, il serait temps pour moi de parler du vrai sujet

Tout d’abord, je vous préviens, comme j’ai mentionné plus haut, ne vous attendez pas à retrouver un projet similaire à Uriel. Si c’est le cas, alors désolé de péter votre bulle! Par contre, l’album vaut l’écoute peu importe le style que tu aimes.

Globalement, l’album est une sorte de théâtre mélangé avec de la douceur et un soupçon d’obscurité apparenté aux succès d‘Evanescence. Par ailleurs, Rocky Gray qui est justement l’ex-drummeur d’Evanescence, a collaboré sur cet album. Nous y retrouvons un violon très persan accompagné d’un vocal harmonieux. Si vous fermé vos yeux, il est facile de se laisser bercer et transporter dans un quelconque scénario. Étant un grand fan de cinéma, j’ai facilement eu 1001 images à l’esprit pendant ma première écoute. Maintenant, il est temps que je vous exprime mon expérience lors de mon aventure avec Anatomy of Fear.

Commençons évidement par la pièce éponyme, Anatomy of Fear. Du début à la fin, nous pouvons ressentir une monté musical avec une sensation d’avant combat. J’ai bien beau l’écouter encore et encore, j’ai le feeling, par quelques notes, d’entendre le thème de la matrix, mais plus mélancolique. Ce qui a du aidé au feeling épic que j’ai mentionné avant. La seconde pièce est, selon moi celle où la voix parle le plus. Le son de Cravings est comme une sorte de balade en forêt, dans le calme du clair de lune, en quête de réflexion. C’est là que toute la beauté de la voix prend son charme. Elle est comme un résonnement qui guide nos pas dans le boisé.

Avec la prochaine pièce, je ne sais pas si je suis le seul, mais j’ai le sentiment d’un rêve morbide et d’errer dans les rues sombres et brumeuses de l’emblématique ville de Silent hill. Dès les premières notes de piano de Carefully Haunted nous pouvons ressentir l’ambiance mystérieuse et sombre qui englobe la trame sonore de cette série culte. C’est une des raisons qui fait que cette pièce est une belle découverte.

Pour ce qui est de Heartbeat il a deux points qui, selon moi, valent l’écoute. La première est le genre de chorale/backvocals que nous pouvons percevoir quelques secondes après l’apparition du violon. Le mélange des deux est juste sublime. C’est comme si la chanteuse entrait dans une église et marchait vers l’autel en chantant ses sentiments vis-à-vis quelqu’un. Le vocal que l’on entend en arrière-plan résonne comme des anges qui l’accompagnent avec leur chant dans sa quête d’approbation. Le deuxième point marquant c’est quand Gaia lance sa dernière note vocale et qu’un violon s’enchaîne magnifiquement. Note pour Ari Ana, si tu lis cet article, tu as le droit de flatter ton ego avec toute mes amitiés. Tu m’as fait tripper dans cette pièce.

‘Who we are’ me laisse l’impression d’être piégé dans un rêve, ou plutôt, dans un mauvais rêve. La mini introduction aide à ressentir cette sensation, mais tout dans cette pièce m’oriente vers cette ambiance. Que ce soit les notes vocales ou les instruments. Rendu là, c’est à vous de vous laisser emporter et de me dire ce que vous voyez.

J’arrive à la pièce Nothing’s Hiding in the Lake. Elle débute avec une douceur que nous commençons à bien connaitre, mais BAM, surprise, nous retrouvons une différence que nous avons l’habitude d’entendre jusqu’à maintenant. Je dirais que ça a une petite saveur industrielle rythmée qui ne me déplait pas. C’est comme une petite danse auditive qui fait plaisir à entendre.

Je vais éviter de me répéter sur ce que j’ai pu déjà écrire. Par contre, je tiens à mentionner le ressenti celtique que j’ai eu vis-à-vis Drowning In Fair avec une finale digne, selon moi, de Game of Thrones ou Lord of the Rings. C’est tellement une de mes finales préférées. Je vois un spectacle avec un prolongement de cette partie-là. Je vais conclure sur le fait que j’ai eu un agréable plaisir à parcourir l’album.

Un vocal percutant et des mélodies à donner des frissons. J’ai eu l’impression d’avoir été le spectateur d’un voyage entre les différentes émotions de l’artiste. Je recommande l’album à ceux qui sont prêts à ouvrir les portes de leur esprit et entendre quelque chose de calme, mélancolique, différent et qui me semble être très personnel. De toute façon, je trouve ça toujours plaisant de pouvoir voir d’autre facette musicale de nos artistes locaux.

– Joé

P.S. Merci à Gaia de m’avoir proposé de partager mon aventure sur cet album. Tu m’as donné un gros défi et j’aime ça. Merci aussi à mes collègues Vicky et Max de m’avoir aidé un peu. Un peu comme j’ai dit au début, c’est une première pour moi.

Critique d’album : Kataklysm – Unconquered (2020)


Kataklysm
Unconquered
Nuclear Blast Records
25 septembre 2020

  1. The Killshot
  2. Cut Me Down
  3. Underneath The Scars
  4. Focused To Destroy You
  5. The Way Back Home
  6. Stitches
  7. Defiant
  8. Icarus Falling
  9. When It’s Over

Kataklysm est un groupe du Québec dont les preuves ne sont plus à faire. Ce groupe, qui roule sa bosse depuis 1991, nous a offert jusqu’à maintenant 14 albums studios et aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous faire la critique de leur dernier album Unconquered.

Après ma première écoute complète, la phrase qui m’est rapidement venue à l’esprit c’est : pourquoi changer une formule gagnante? Kataklysm nous a toujours offert quelque chose de simple et efficace avec des variations entre des riffs pesants et lents ou encore des riffs rapides avec des gravity blast. Les bassdrums qui mitraillent nos oreilles, des riffs de guitares parfois rapides et mélodiques, parfois lent, simples et  » in your face ». Pour ce qui est de la voix, ce que j’aime beaucoup de ce groupe c’est que les paroles sont audibles et ça même si le chanteur, Maurizio Iacono, scream. Il possède une prononciation exemplaire ce qui rends fortement justice aux textes.

L’album nous fait passer par plusieurs moods. Que ce soit avec des intros accrocheuses et des riffs pesants qui te donnent le goût de te dévisser la tête à headbanger ou encore avec des riffs et des bass drums plus rapides. Il y beaucoup de mélodie dans les guitares et malgré le fait qu’elles sont accordées vraiment graves, leurs mélodies sont claires et elles n’empiètent pas sur la basse. La batterie est vraiment bien composée. Elle est complexe, rapide et technique, mais quand c’est le temps d’être plus simple et reculée, elle prend la place qu’elle doit prendre. Malheureusement, le drummer, Oli Beaudoin, a quitté la formation quelques semaines avant la sortie de l’album. Il a fait partie de la formation pendant 8 ans et il a participé à quatre albums du groupe. Il est remplacé par James Payne (Hour of Penance, Miss from The Moat et Vital Remains).

Cut Me Down est mon coup de cœur, c’est une pièce qui a beaucoup plus de tendance melo-death avec des guitares rapides et harmoniques, un drum beaucoup plus simple mais très efficace. Cette pièce vaut vraiment la peine d’être écoutée.

Mention spéciale à la chanson Icarus Falling qui m’a totalement surprise. Avec un superbe intro de piano la chanson est relativement simple et lente, mais elle est vraiment accrocheuse et il y a même un interlude avec du drum électronique et ça juste avant de nous donner une fin intense.

Un album qui vaut vraiment le détour. Je le recommande fortement aux fans et aussi a ceux qui ne connaissent pas le groupe.

Composition : 8.5/10
Qualité sonore : 9/10
Artwork : 8/10
L’ensemble de l ‘album : 9/10

-JD (Rédaction)

Vicky Fillion (Révision et Édition)