by Vicky Fillion | Nov 29, 2019 | Critiques, Critiques d'Albums

Artistes variés
Noel In Extremis
Bam & Co-Heavy
29 novembre 2019
- Intro
- 23 décembre – BARF
- L’enfant au tambour – Insurrection
- Rocker comme des pwels – Nova Spei
- Noel Blanco – Anonymus
- All I Want for Christmas – The Black Russians
- Jingle Bell Rock – Dizzygoth
- Los Peces en el Rio – Lethal Creation
- Deck the Hall – Special Ops
- Minuit Chrétien – Barfonymus et les Grincheux
- Les fêtes en enfer – Anonymus et Mononc’ Serge
Noël In Extremis – Critique
Cet album de Noël est une compilation de plusieurs groupes du milieu du métal québécois qui n’ont plus besoin de présentation : BARF, Anonymus, Mononc’ Serge et Insurrection. Il y a aussi des groupes émergents de la scène métal fort intéressants : Dizzygoth, Nova Spei, The Black Russian’s, Special Ops et Lethal Creation.

Voici la critique de l’album, réalisée par Vicky et Francis! Il semble que ma collègue et partenaire de crime Vicky voulait que je l’aide à mettre plus de (je la cite) « jargon de métalleux » dans sa critique alors me voilà avec mon point de vue de musicien!
Dès la première écoute et les premières notes de l’intro, je vous confirme que j’étais charmée et que l’album m’a réconcilié avec la musique de Noël. Bon, faut se l’avouer, ces classiques de Noël sont revisités et métal à souhait! L’album débute avec un 23 décembre bien gras de la formation BARF, j’ai adoré du début à la fin. 23 décembre: Son metal traditionnel et pesant. Leur son tonne de brique en studio leur donne le percutant d’un band de gros death! Le playing s’en rapproche aussi, on s’entend, avec la basse de Dominic Forest Lapointe et le vocal écorchant de Marc Vaillancourt. Le band est resté fidèle à la mélodie originale de Beau Dommage et ils ont même ajouté une couche de voix claire qui entonne le chant traditionnel. On sent vraiment la toune que certains d’entre nous connaissent. C’est une réussite pour BARF au niveau de démontrer que le metal peut être mélodieux et festif et apporter sa touche d’énergie, et ça, sans trop dénaturer une toune. Groovy est le mot clé ici.
Suivi par L’enfant au tambour d’Insurrection, qui m’a grandement surprise. La voix de Stef « Barburou » Jomphe est simplement parfaite! Ici, Insurrection nous livre un Noël Death Metal pur et dur. Esti que j’aime le riff quand ça embarque! Le groupe en ont fait une pièce bien à eux. On reconnait le rythme et un peu la mélodie à certaines places mais c’est subtil. Également plus dur à entendre dans le vocal plus death – pas de mélodie ici, et moins articulé mais hey, le chanteur est roux, la musique n’a pas besoin d’avoir d’âme
blague à part, le death n’a pas de fleur à faire aux mélodies des fêtes.
La pièce, Rocker comme des Pwels de la formation Nova Spei m’a complètement vendue! Les breakdowns sont intenses et le choix des paroles est stupidement parfait! Je vous garantis que vous ne rockerez plus jamais autour de votre sapin de la même façon : »J’ai comme un frisson qui me traverse les caleçons ». Mention spéciale au fait que c’est une pièce originale écrite par le groupe! Avec Nova Spei, ça Djent pour Noël avec les guitares à 8 cordes! Ça « chug » un max! Le chant de Dany Duplessis est bien mélodieux et audible. Voici d’ailleurs le vidéoclip tout fraichement sorti!
Ensuite, Anonymus nous offrent la pièce Noel Blanco, bien ficelée et bien à leur image. Étant fan d’Anonymus depuis toujours, c’est impossible de ne pas les reconnaître derrière ce petit chant de Noël! C’est un bon thrash death et on reconnaît tout de suite la voix d’Oscar dans toute sa furie! On a même droit a quelques blast beats d’Araya. Comme quoi que le band a beau avoir 30 ans, les gars savent encore bûcher en masse et rocker les fêtes!
Suivi par un All I want for christmas du groupe The Black Russian’s. Ne connaissant pas la formation, j’ai du faire quelques recherches. La voix juste et puissante de Flo Void Curatt me plait beaucoup. Cette version pourra certainement être incluse dans tous les party du temps des fêtes. Je la considère comme la plus »passe partout » de l’album. C’est la chanson qui ne fera pas trop friser les cheveux de Matante Gisèle ou Mononc’ Roger, du moins jusqu’à la 2e minute ou tout s’emballe parfaitement!! C’est ça que j’allais dire ma chère, passe partout mais quand le breakdown embarque, on voit les couleurs hardcore du band! Ça se peut qu’à ce moment-là, Matante fasse le saut! 
Un excellent Jingle Bell Rock interprété par la formation Dizzygoth vous fera certainement sourire (vous reconnaîtrez assurément la voix d’Oscar Souto d’Anonymus, qui est l’un des membres fondateurs avec son frère Daniel Souto). Par la suite, j’ai fait la découverte de Lethal Creation et de la pièce Los Peces en el Rio. Cette pièce n’est pas pour les doux et je vous conseille de préparer les oreilles des non-métalleux, car ils risquent d’en cracher leur petit lait de poule! Un death metal plus high tempo et brutal. Ça blast en masse! Et le chant en espagnol sonne bien. Special Ops vient calmer un peu le tout avec ses »la la la » de l’excellente pièce Deck the halls.
On ne pouvait pas faire un album de Noel et passer à côté du fameux Minuit Chrétien de BARF. Cette fois la pièce est reprise par Barfonymus et la Chorale des Grincheux.

Pour moi elle demeure l’une des pièces les plus incontournable pour un noël metal réussi. C’est définitivement la plus rassembleuse, à cause du chœur. Ça me ramène le souvenir de leur performance l’an passé au show de la Grande Guignolée Underground, avec Stef d’Insurrection, Mononc’ Serge, Sébastien Croteau de Necrotic Mutation et plusieurs autres. Ça donne toute une énergie en show avec le crowd qui accompagne, j’vous le dis, d’ailleurs l’édition de cette année est ce soir, ne manquez pas ça! Voici l’événement: https://www.facebook.com/events/2358630981131288/
La dernière pièce, et non la moindre, Les fêtes en enfer de Mononc’Serge et Anonymus vous offrira un 3 minutes de fous rires intenses, et vous ne verrez plus les personnages de Noël de la même façon! Le petit renne au nez rouge devient le petit renne au nez blanc, la vierge marie, les rois mages et les bergers sont de vrais dévergondés. La débauche, quoi! La plume de Mononc’ Serge s’est gâtée sur celle-là, et la collaboration avec Anonymus est toujours aussi excellente. Le groupe cadre parfaitement pour l’accompagner en lui donnant un contenant metal et puissant.
Au départ, plus d’une vingtaine d’artistes avaient été approchés pour cet album In Extremis. Peu on répondu à l’appel vu les délais de réalisation très courts, mais je suis prête à parier que l’an prochain, tous répondrons présents pour créer une nouvelle tradition incontournable du temps de fêtes!
Cet album mérite un gros 9/10! Pourquoi 9 et non 10? Tout simplement parce que j’en redemande encore… 🙂
Plus d’infos…
Ce n’est pas tout! Cette compilation permettra de perpétuer la tradition en remettant une part des profits de la vente des CD aux organismes venant en aide aux sans-abris et aux gens dans le besoin. Ne manquez surtout par la tournée de »Noël In Extremis » qui aura lieu dans les prochaines semaines avec les formations Anonymus et BARF. De nombreux invités seront aussi présents à chacune de ces dates pour permettre aux différentes régions du Québec d’avoir leur gros party metal du temps des fêtes!
Voici les dates à retenir :
13 Décembre à Sherbrooke au Bar Le Magog
14 Décembre à Montréal au Théâtre Corona
20 Décembre à Drummondville à la salle Gaston-Mandeville
21 décembre à Québec au D’auteuil.
Toute l’équipe et les artistes derrière la réalisation de cet album désirent faire une différence concrète pour chacune des villes visitées, donc, à chaque vente d’un album lors des spectacles, 5$ ira directement à un organisme local qui vient en aide aux gens dans le besoin. De plus, ils demandent à la communauté d’amener des denrées non-périssables lors de ces spectacles, qui seront aussi remis! C’est pour une bonne cause, lâchez-vous lousse!
Voici les liens pour vous procurer la compilation et donc d’encourager la cause:
► iTunes: https://apple.co/2qUE54P
► Amazon mp3: https://amzn.to/35KCv4o
► Spotify: https://spoti.fi/34vCtwN
► GooglePlay: http://bit.ly/33uRJsH
L’équipe Ondes Chocs encourage toute la communauté métalleuse du Québec à faire un don lors de ces spectacles ou directement à vos organismes locaux si vous ne pouvez vous rendre à ces dates. Cet album se veut rassembleur et festif tout en aidant nos pairs qui n’ont pas tous la chance d’avoir un beau Noël.
–Vicky Fillion et Francis LaBadie
by Francis LaBadie | Déc 8, 2017 | Critiques, Critiques d'Albums
Ultyma
Liberation
2017
- Liberation
- Shepherd Of Mayhem
- Final Breath
****Click Here or see below for english version. Translation done by Francis LaBadie.
Ce que j’affectionne le plus de la « job » de critique d’album, c’est la découverte de la scène métal québécoise. Ne résidant plus à proximité de la métropole, je suis moins à l’affut des groupes qui naissent et qui nous quitte. Ondes Chocs me permet de ne pas manquer ces petits bijoux que je n’aurais pas entendus sans eux.
Liberation EP du groupe métal Ultyma est une de ces belles découvertes!
Groupe originaire de Montréal et fondé en début 2016, il se compose de 4 membres; Terry O’Brien au chant et guitare, Kevin Chartré a la Guitare, Alex Terry à la Basse et Alexandre Dupras au poste de la batterie (à noter que la batterie sur le EP est par Guyot Begin-Benoit, il n’est plus dans le groupe suite à son départ pour s’installer à Vancouver).
Selon leur biographie, on nous annonce un nouveau groupe métal combinant les éléments du métal « old-school » tout en lui donnant une sonorité moderne. Combien de fois avons-nous entendu cette description? Elle perd de son charme au fil du temps à force de la lire à répétition. PAR CONTRE, ici, Ultyma livre effectivement la marchandise annoncée. On se retrouve carrément dans le bon vieux métal du temps tout en étant dans un ensemble à sonorité plutôt moderne. Wow! Bravo!
On démarre cet EP avec la chanson titre qu’est Liberation. Dès les premières notes, mon oreille était conquise. L’intro passé de la chanson, on se retrouve rapidement en bon vieux terrain connu mais habilement rafraîchit au gout du jour. Un mélange de vieux Metallica, Megadeth, Anthrax mais avec la touche actuelle qu’on retrouverait dans les meilleurs moments de Trivium.
Les chants sont autant justes que puissant. On entend clairement que le chanteur a un bon range vocal et maitrise bien sa partie. Musicalement, on est sans l’ombre d’un doute, aussi dans le même calibre de la maitrise. Les guitares, autant « rythm » que « lead » sont d’une précision délectable. Tout comme la batterie et la basse.
Niveau Mix, on fait un sans-faute pour le style! Peu importe l’instrument qu’on affectionne, on peut clairement l’entendre et le savourer. Aucun n’étouffe son voisin. On a une harmonie auditive d’un niveau d’excellence! Mes félicitations les meilleures au réalisateur!
Je terminerais en disant que cet EP était clairement trop court à écouter. On en veut encore et j’ai déjà hâte de pouvoir me délecter de leur prochain opus! Ultyma livre la marchandise promise comme peu. C’est à écouter, c’est à découvrir mais surtout, à suivre l’évolution!
Ma note, un 9 sur 10 parce que c’était trop court!
– Dany Soucy
English :
What I like the most about the album reviewing « job », is discovering Quebec’s metal scene. Since I am no longer living near Montreal, I am less aware of the bands that are born and those that die. Ondes Chocs allows me to find out about those little jewels that I wouldn’t have heard about without them.
Liberation EP from the metal band Ultyma is one of these nice discoveries!
Montreal based and founded in 2016, Ultyma has 4 members:
Terry O’Brien : Guitars and vocals
Kevin Chartré : Guitars
Alex Terry : Bass
Alexandre Dupras : Drums
**(Note that, the drums on the actual EP are done by Guyot Begin-Benoit, he is not anymore in the band since his departure to go live in Vancouver)
According to their bio, we are told about a new band utilizing old school metal elements while giving them a modern sound. How many times have we wear this type of description? It loses its charm over time as we see it repeatedly. On the other hand, Ultyma really delivers the goods here. We really find ourselves in the good old metal from the good old times while sounding pretty modern. Wow! Bravo!
The EP starts with the title song : Liberation. As soon as I heard the first notes, my ear was conquered. After the intro of the song, we find ourselves quickly in good old familiar grounds, but cleverly refreshed to nowadays’ flavor. A mix of old Metallica, Megadeth, Anthrax, but with a modern touch that we would find in Trivium’s best moments.
The singing is as powerful as it is on point. We can clearly hear that the singer has a good vocal range and that he masters his part. Musically speaking, Ultyma’s music is undoubtedly in that same caliber of mastering. The guitars, rhythm like lead, are delightfully precise. Just as the drums and the bass are.
Regarding the mix, it is without flaws for that style! Whichever instrument we prefer, we can hear it clearly and enjoy it. Not a single track is taking over the others. Soundwise there is an excellent harmony. Congratulations to the engineer that did the production!
I’ll finish by saying that the listening of this EP was clearly too short. We want more and I already can’t wait to enjoy their next opus! Ultyma delivers the merchandise like very few do. A must listen and discover, but above all, to follow their evolution!
My rating a 9/10 because it was too short !
– Dany Soucy
by Lex Ivian | Juil 19, 2017 | Critiques, Critiques d'Albums

La Tragédie
« Marche-moi à l’avenir »
Self Release
Mai 2017
Liste des pièces
1. Marche-moi à l’avenir
2. Dents de scie
3. Plus que tout
4. Les coeurs désordonnés
***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Salut à tous ! Aujourd’hui, j’ai décidé de sortir de mes habitudes musicales et de celles d’Ondes Chocs, pour vous parler d’un groupe que j’aime d’amour depuis ma première rencontre. En juillet 2015, j’ai eu la chance d’organiser avec des copines une levée de fond. C’est à ce rassemblement de talents que j’ai découvert La Tragédie. Ce fut un coup de coeur instantané. Je discute souvent avec le leader David Atman, qui m’a demandé gentiment de faire une critique de son album. Même si c’est loin d’être du Metal ou de l’Industriel, je considère leur musique comme étant « Underground ». Les membres de cette formation francophone de Folk-Rock, Progressif engagé sont: David Atman (voix/guitare), Simon Labrecque (basse) et Phil Bédard-Gervais (percussions). C’est une formation de Montréal, qui a fait beaucoup de chemin autant au Québec, qu’en France et aux États-Unis.
Le EP commence avec une ballade qui porte le titre du EP « Marche-moi à l’avenir« . Personnellement, c’est un pièce qui m’a rendu très triste. Les paroles très engagées et très directes sont venues me prendre au coeur. « Pour balayer la poussière d’il y a longtemps, tout bonnement, améliorer ce qui venait avant », je suis restée en très grande réflexion sur cette phrase. Ils ont totalement raison que le passé est mal fait, mais que l’on peut toujours l’améliorer avec le temps. Ce qui malheureusement ne semble pas fonctionner avec tout le monde, surtout en politique. Musicalement, les percussions sont très présentes et la basse suit le rythme des percussions. C’est le genre de chanson que l’on chante autour d’un feu, pour se rappeler que l’on existe encore.
On enchaîne avec la pièce « Dents de scie« . J’ai braillé ma vie. C’est une pièce très mélancolique. J’en ai des frissons juste à y penser. Cette fois-ci, la guitare est plus présente que sur la précédente. Je ne sais pas si c’est la voix du chanteur qui me transperce l’âme, mais cette pièce me touche beaucoup. C’est une pièce un peu pessimiste, mais en même temps pleine d’espoir et la musicalité suit les paroles de manière magistrale.
L’avant-dernière pièce, « Plus que tout« , est une pièce beaucoup plus rythmée. Une espèce de Bossa-Nova Jazzy et Punk à la fois. Un mélange très intéressant à mes oreilles. Elle commence très joyeuse, mais devient très lourde et mélancolique. C’est là que j’ai compris, que « plus que tout », n’avait rien à nous apporter si l’on ne prenait pas le temps de vivre. J’ai bien aimé le chant sans paroles. Parfois, on a pas besoin de longue phrase sans queue ni tête pour passer un message. C’est à la fois une chanson qui peut rassembler, mais qui fait aussi réfléchir sur nos vies.
Je termine (déjà) l’écoute, avec la pièce « Les coeurs désordonnés« . Dès les premières notes, je suis sortie de ma mélancolie. C’est la pièce qui est la plus rythmée du lot. C’est une chanson qui parle du mal d’amour que vivent la plupart des gens de la société à un moment ou à un autre. J’ai bien aimé la référence au film « Saint-Martyrs-des-Damnés » de Robin Aubert (Tsé, celui qui jouait le rôle de Léo dans Radio-Enfer…). Un film que j’adore tout autant que son réalisateur. J’ai adoré la dernière minute de la chanson. Elle termine doucement, on comprend très bien les paroles et elle termine dans un délire musicale. Elle passe de folk à percussive, un peu comme les chansons de rituels amérindiens.
La Tragédie est une formation qui me redonne foi en la musique populaire du Québec. C’est un groupe engagé autant politiquement que socialement. Ce n’est pas de la musique pour « s’remettre dedans », mais plus pour nous faire réfléchir. Ils ont beaucoup de talent. Il passe d’une musique ‘’Folklorique’’ (ou typique du Québec) à une transe musicale qui rappelle Sonic Youth ou Pink Floyd. Ils ont des pièces qui se chantent en choeur autour d’un feu avec un gratte guitare. Je peux avouer que cette formation a réussi à me réconcilier avec la musique dite « POP » du Québec. C’est pour cela que je les considère comme « Underground », car il y a peu de jeunes groupes qui font encore de la musique comme Les Colocs, Jean Leloup et autres artistes au mal de vivre. Je leur souhaite longue vie et surtout, je souhaite que les gens se mettent à les écouter. Ils ont des beaux messages à nous transmettre.
Je leur donne un 9,8/10
Marie-Noëlle Anctil (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)
Hi everybody ! Today, I decided to step out of my musical comfort zone and also that of Ondes Chocs, to talk to you about a group that I cherish with pure love since I first met with it. In July 2015, I had the opportunity to organize a fundraiser with my girlfriends. It was at this gathering of talents that I discovered La Tragédie. It was an instant favorite. I often talk with the leader David Atman, who kindly asked me to review the album. Even if it’s far from Metal or Industrial music I usually review, I consider their music to be « Underground ». The members of this Folk-Rock, Progressive music group are: David Atman (vocal/guitar), Simon Labrecque (bass) and Phil Bédard-Gervais (percussion). It is a Montreal-based band, which has come a long way on the Quebec music scene as much as in France and in the United States.
The EP begins with a ballad which bears the title of the EP « Marche-moi à l’avenir » (« Lead me into the future »). Personally, it was a song that made me very sad. The lyrics, very committed and very direct, reached deep into my heart. « Pour balayer la poussière d’il y a longtemps, tout bonnement, améliorer ce qui venait avant » (« To sweep away the dust of yestertime is quite simple, just improve what came before »), I remained in great reflection on this sentence. They are totally right that some ways of the past may be wrong, but that it can always be improved over time. But unfortunately it does not seem to work with everyone, especially in politics. Musically, percussions are very present and the bass follows the rhythm of percussion. This is the kind of song to sing along around a campfire, to remember that we still exist.
The song « Dents de Scie » (« Sawtooth ») shook my life. It is a very melancholic song. I get goosebumps just thinking about it. This time, the guitar is more present than on the previous one. I do not know if it is the voice of the singer that pierces my soul, but this song touches me a lot. It is a somewhat pessimistic song, but at the same time it is full of hope and the music follows the words in a masterful way.
The penultimate piece, « Plus que tout » (« More Than Anything« ), is a much more rhythmic track. A kind of Bossa-Nova Jazzy and Punk song at the same time. A very interesting mixture to my ears. It starts in a joyful spirit, but becomes very somber and melancholic. It was there that I understood that « more than anything », won’t get us anywhere if we did not take the time to really live our life. I liked the vocals without words. Sometimes it does not need long sentences without heads and tails to get a message. It is both a song that can unite people, but also make us reflect on our lives.
I am (already and unfortunately) to the last song, « Les coeurs désordonnés » (« The troubled souls »). From the first notes, I came out of my melancholy. It is the song that is the most rhythmic of the lot. It is a song that talks about the love/evil that most people in society experience at one time or another. I liked the reference to the film « Saint-Martyrs-des-Damnés » by French-Canadian director Robin Aubert. A film that I love just as much as its director. I loved the last minute of the song. The last part of the song is soft allowing us to easily understand the lyricss and it ends in a musical delirium. It goes from folk to percussive, much like the songs of Amerindian rituals.
La Tragédie is a band that gives me faith in the popular music of Quebec. It is a group engaged politically as well as socially. It’s not music to crank us up, but more to make us reflect on life. They have a lot of talent. It goes from « Folkloric » music (or typical of Quebec) to a musical trance that recalls Sonic Youth or Pink Floyd. They have songs that can be sing along around a campfire with an acoustic guitar. I must confess that this band managed to reconcile me with the so-called « POP » music of Quebec, because there are few young bands that still do music like Les Colocs, Jean Leloup and other artists who sang about the sadness of life in Quebec pop music. That’s why I consider them « underground ». I wish them a long life and above all, I want people to listen to them. They have beautiful messages to bring forth.
It deserves a 9,8/10
Marie-Noëlle Anctil
by Francis LaBadie | Fév 23, 2017 | Critiques, Critiques d'Albums

INFINITE EARTHS
«Into the Void»
Self-Release
Décembre 2016
Liste des pièces
1 «Act 1. Into The Void»
2 «Act 2. Amalgam of Madness»
3 «Act 3. Chaotic Good»
4 «Act 4. The Whirling Doorway»
5 «Act 5. Grave New World»
****Scroll down for English version.
INFINITE EARTHS est un groupe de death progressif de la Floride. Leur deuxième opus «Into the Void», paru le 2 décembre 2016, est basé sur une bande dessinée réalisée par le chanteur du groupe. Passons directement à la musique.
Normalement pour ce style de musique, on pourrait s’attendre à une intro, et on a bien droit à cela, mais elle est différente de celle à laquelle je me serais attendue. Je l’entrevoyais longue à faire languir pour finir par laisser planer une longue note avant que ça embarque, mais ici l’intro de «Act 1. Into the Void» est plutôt courte faite d’un petit riff acoustique avec voix clean qui met l’ambiance efficacement et parfaitement. L’ambiance est dramatique et, enfin ça blow. Je dirais qu’il y a une teinte Black Metal dans le premier riff avec guitare distortionée et batterie, et dans la couleur du vocal scream aussi. Ensuite l’ambiance penche un peu plus du côté Prog ou Core avec le riff de batterie de type «breakdown» aéré tenu sur la cymbale «chinese». C’est déjà l’exposition d’une palette de couleurs variée et contrastée, et ça se fait de façon fluide. J’ai rarement vu quelque chose comme ça changer en quelque sorte de mood et coulant aussi bien.
On voit également la compétence impliquée dans l’album assez rapidement. La pièce gagne en complexité et offre du bon groove, c’est un excellent pot-pourri de ce que le groupe est apte à faire. Un riff à 3:16 me fait penser à du Between the Buried and Me, dans le grain du vocal mais aussi dans l’ambiance, et à la passe prog après!
Et ça enchaine à la prochaine pièce, «Act 2. Amalgam of Madness», dans le même ordre d’idée car les trois premières notes du premier riff de l’autre pièce surgissent dans les dernières secondes de la première pièce. À date c’est comme si l’album était une seule grande pièce. Les titres des pièces en tout cas, suggèrent que ce sont 5 pièces d’une même continuité. Couleur encore à la Between the Buried and Me un peu, mais pas comme du copier-coller. Jusqu’à maintenant le groupe mélange avec brio plusieurs teintes différentes, dont des ambiances Black et Prog et des passes un peu plus technique qui me rappellent la branche de Death metal que j’écoute. Je dis un peu plus technique et c’est en fait juste assez. Cela reste relativement accessible pour l’auditeur moyen d’après moi. Sombre, groovy, et par moments plus mouvementé mais surtout catchy.
Encore une fois la pièce #2 chevauche un peu la 3ième, «Act 3. Chaotic Good». Sans être un joueur de Donjons & Dragon, il m’est possible de remarquer la référence a l’alignement que peuvent prendre les personnages de ce jeu. Je me surprends encore à penser à Between the Buried and Me dans l’approche des riffs, et je ne suis pas fou car je n’avais pas encore vérifié dans les influences sur leur page mais le groupe y est bien cité. Puis sans même m’en rendre compte au niveau musical, la troisième pièce se fond dans la quatrième.
«Act 4. The Whirling Doorway» embarque avec un retour à l’ambiance acoustique avec le drum vraiment léger. On peut profiter de beaux arrangements de voix. J’aime beaucoup le choix d’accords de guitare acoustique qui sonne à la fois space et ténébreux. On parle d’une pièce de 3 minutes entièrement acoustique qui me semble être le prélude de la dernière qui elle fait 10 minutes. Je suis content d’entendre ça parce que j’avais comme une soif de bon riff prog acoustique ces derniers temps. Et ligne de basse est intéressante.
Mon hypothèse du départ est bien confirmée avec la transition vers la dernière pièce, «Act 5. Grave New World». Je ne pense pas avoir besoin de m’expliquer car ça serait me répéter. Les gars commencent avec un breakdown qui peut paraitre bien carré mais que le batteur vient déconstruire assez rapidement avec un jeu de cymbales intéressant et qui joue avec les mathématiques de la rythmique. Encore une fois il y a toujours mon petit côté geek du musicien en moi qui, en entendant une passe particulière, va vouloir sortir son jargon de musicien: le riff où les guitares font des descentes de gamme ton par ton est vraiment cool. Pour ceux qui n’ont pas de background en musique, qui se disent mais de quoi tu parles là man? Je répondrais que c’est le genre de descentes au son énigmatique qu’il y a dans le thème des Simpsons qui donnent un peu l’impression d’une descente d’escalier. Que dis-je, descente, c’est une montée et une descente en même temps et qui se croisent dans le cas de la pièce de INFINITE EARTHS. Ça accentue le son énigmatique de la chose. Et boum un riff super punché au niveau du groove de la basse et ça me fait penser un peu à du Rage Against the Machine, sauf que la guitare vient se taper un solo planant sur ce groove là. Je ne suis pas sûr de ce que le lead guitare essaie de faire avec le passage au prochain riff, c’est comme si son solo continuait sur tout le riff d’après et il y a la voix qui se rajoute et ça sonne un peu trop saturé à mon oreille à la première impression mais c’est peut être juste moi. L’album semble orienter sa conclusion sur le côté pesant de la musique du groupe. L’effort dans la finale mérite d’être souligné. C’est un album qui raconte une histoire à travers sa musique. Je recommande aux fans de Prog l’album «Into the Void» de INFINITE EARTHS
Francis LaBadie
INFINITE EARTHS is a Progressive Death Metal band from Florida. Their second opus «Into the Void», released on December 2 2016, is based on a comic book written by the band’s vocalist. Now let’s get to the music.
Normally, for this type of music, we could expect an intro, and we do get one, but different from the one I would have expected: typical long intro that keeps you waiting and lets ring a long note before it kicks in, but the intro of «Act 1. Into the Void» is rather short, with an acoustic guitar riff and a clean voice, that sets the atmosphere effectively and perfectly. The ambience is dramatic and, finally, it blows. I would say that there is a Black Metal feel in the first riff with distortion and drums, and in the scream vocals too. Then, the atmosphere leans a little more towards the Prog / Core side with the breakdown type drum riff that breathes and is held on the china cymbal. It’s already displaying a wide range of colors and contrasts, and it flows smoothly. I have rarely heard such musical mood changes that are flowing that well.
Also, we get to see the skill that is involved in this album pretty quickly. The song increases in complexity and offers good groove, it’s an excellent mix of what the band has to offer. A riff at 3:16 reminds me of Between the Buried and Me, in the texture of the vocal but also the overall atmosphere, and in the Prog section after too!
It moves on to the next song, «Act 2. Amalgam of Madness», in the same mindset because the three first notes of the song’s first riff actually come in the end of the first song. Until now, it’s as if the album is one whole song. The song titles, at least, suggest that it is 5 pieces of the same saga. Again, I hear some Between the Buried and Me in the sound a little bit, but not like copy-paste. Since the beginning of the album, the band brilliantly blends different musical colors, including Black metal and Prog ambiences and also riffs that are more technical, which reminds me of the type of Death Metal that I listen to. I say technical but in fact I think it is just enough techy. The riffing remains accessible for the average listener, in my opinion. It is dark, groovy, and sometimes more spicy, but above all, catchy.
One again, the song merges into the next one, «Act 3. Chaotic Good». I am not a Dungeons & Dragons player, but I can still relate to the type of alignment a character can take in this game. I caught myself again thinking about Between the Buried and Me in the riffing approach, and I am not crazy because I had not checked yet where the band mentions their influences on their page, but Between the Buried and Me is indeed mentioned there. And without me even noticing, the song merges into the next one.
«Act 4. The Whirling Doorway» stars with a return to the acoustic ambience, along with a very light feeling drum. We can enjoy nice voice arrangements. I really like the choice of acoustic guitar chords here, that sounds space and dark at the same time. We’re talking about an entirely acoustic, 3 minutes long track which to me seems to be the prelude the last song, which lasts 10 minutes. I am glad to hear this type of sound because I was craving for good acoustic Prog lately, and the bass line is interesting.
The hypothesis that I had at the start is now confirmed with the transition towards the last track, «Act 5. Grave New World». I don’t think I need to clarify what I mean here because I would be repeating myself. The guys start with a breakdown type of riff, that could sound generic, but the drummer deconstructs that pretty quickly with an interesting play on cymbals, and playing with the maths of the rhythm. Once more, the geeky-musician part of myself wants to pull out my musician vocabulary when I hear a specific thing: the riff where the guitars play descending patterns in the whole tone scale is really cool. For those who don’t have a musical background, and are probably thinking «What the hell are you talking about, man?», I would answer that it is the type of descending patterns that we can hear in the Simpsons theme, that sound enigmatic and give a feeling of (kind of) going down some stairs. What am I saying, descending!? After listening more closely, it is two patterns that cross each other, one which is ascending and the other is descending in the case of INFINITE EARTHS, which makes it even more clever and enigmatic sounding. And bam, a riff that is super punchy on the bass groove, and it makes me think about Rage Against the Machine a little bit, except that the guitar does a solo that has a kind of «gliding» feel. I am not sure about what the lead guitarist is trying to do with the transition to the next riff, it is as if the solo continues all over the whole next riff and the vocals come on top of that, it feels a little but too much saturated to me at first sight, but maybe it is just me. The album seems to aim its conclusion on the heavy side of the band’s music. The effort in the final part deserves to be given some credit. It’s an album that tells a story through its music. I recommend INFINITE EARTHS‘s album «Into the Void» to fans of Prog music.
Francis LaBadie
by Francis LaBadie | Jan 19, 2017 | Critiques, Critiques d'Albums

Teramobil
«Magnitude of Thoughts»
Self-Release
Décembre 2016
Liste des pièces
1 «Terahertz»
2 «Magnitude Of Thoughts»
3 «Thanatonaut»
4 «Deconstruct Metabolism»
5 «Synchrotron»
6 «Exoteric»
7 «The Armada»
****Scroll down for English version.
Trois ans après leur premier opus, «Multispectral Supercontinuum», la formation Québécoise de Metal extrême, technique et instrumental Teramobil offre à la population son deuxième album, «Magnitude of Thoughts». Ayant fait moi-même la critique de «Multispectral Supercontinuum», j’ai décidé de maintenir la tendance et de vous faire une analyse de la nouvelle oeuvre de Teramobil. L’album fut enregistré à différents endroits (et je cite la page bandcamp):
Recording of drums done at Emery Street Studio with Seb Black,
Bass at Humanoise Studio by Mathieu Marcotte (Augury)
and guitars at Gorguts’ Luc Lemay’s Windy Hills Studio.
The album was mixed and mastered by Christian Donaldson (Cryptopsy, Beyond Creation, The Agonist) at The Grid.
Parlons maintenant du contenu.
Ça commence par un coup de snare comme une tape en plein dans la figure, puis «Terahertz» débute avec un riff de tapping de guitare qui monte progressivement en tonalité comme une angoisse, comme un suspense brutal, accompagné bien sûr d’un bon vieux blastbeat. Je l’ai déjà dit dans ma critique de «Multispectral Continuum», mais je tiens à le redire: Teramobil, c’est sans préliminaires. Ce n’est pas pour les saintes nitouches. Ça enchaîne avec une sorte de leitmotiv qui reproduit un peu la tension et la tonalité du premier riff, puis c’est là qu’il faut observer l’ouvrage tonal: les notes choisies comportent un de ces grooves, subtil, mais à la fois palpable et c’est un trait qui fait la beauté du style à Teramobil, ça groove à fond par moments. À défaut de me répéter, l’autre dimension exploitée par le groupe, est à mes oreilles, celle de l’angoisse à travers le son. Ça alterne en quelque sorte de l’un à l’autre. Le jeu de Mathieu Bérubé exploite beaucoup les harmoniques de la guitare, les sonorités stridentes et dérangeantes.
Puis vient la pièce titre: «Magnitude of Thoughts». Ça commence avec un riff gras, badass et catchy. On a droit à la basse de Forest dans le spotlight assez tôt, alors que dans un riff bien groovy, c’est lui prend le lead avec ses 6 cordes qui, malgré leur registre sonore grave, n’empêche pas le musicien derrière l’instrument d’exploiter le plus haut registre que peut atteindre le dit instrument. Ce même riff reviendra plus tard dans la pièce, donc on pourrait peut être le surnommer de «chorus» quoiqu’il est difficile d’attribuer des traits conventionnels à un groupe de musique dont l’ensemble de l’oeuvre me paraît quand même éloigné des conventions du Metal que l’on connaît. Un petit festin de dissonances fait irruption, puis ensuite, après le retour dudit «refrain» une structure un peu plus rock’n’roll prend place avec l’arrivée d’un invité sur un instrument que l’on n’aurait probablement pas envisagé d’entendre dans ce contexte là: Antoine Baril (Augury, Symbolic, Contemplator) à l’orgue. Le featuring d’Antoine apporte un méchant bon (je pense que vous allez peut-être vous tanner que j’emploie ce mot là, mais…) groove à la pièce.
Les festivités de dissonances ne ramollissent pas avec l’arrivée de la pièce «Thanatonaut». De plus, cette pièce inclut la participation d’un autre invité (à la guitare cette fois-ci): Luc Lemay de Gorguts. La pièce gagne donc en complexité et en saturation puisqu’il y a deux guitares distinctes. Il faut donc porter davantage attention pour capter toutes les subtilités dans le jeu des quatre musiciens. D’ailleurs ce n’est pas très répandu qu’un bassiste prenne parfois la place du lead dans le Metal en général mais on a cette chance là avec quelqu’un comme Forest. Son lead à la basse apporte un aspect intéressant. La pièce, dépendamment dans quel riff, est parfois un peu dure à comprendre dans son ensemble donc à des moments comme ça je préfère pour ma part me concentrer sur la mélodie de la basse qui sait faire bien plus que de soutenir la fondamentale. La musique de Teramobil, c’est comme une sorte de delirium, un peu comme une sorte de schizophrénie si je peux me permettre la métaphore, comme une condition psychologique instable dont celui qui en souffre n’est jamais à l’abri. C’est lourd dans le bon et le mauvais sens du terme, mais pour donner un bon résultat final à l’équation. Disons simplement qu’il faut avoir l’esprit robuste et être capable de sauter les barrières mentales des sons dérangeants, car derrières ces barrières se trouvent une multitude de subtilités et d’éléments artistiques ayant un niveau d’intellect très élevé.
La pesanteur du drum sera soulignée avec l’introduction de la pièce suivante, «Deconstruct Metabolism». Le jeu des cordistes est un peu plus espacé dans celle-ci, du moins au début. Les tappings au son déjanté amène une dimension quasi «science-fiction» selon moi. On dirait presque qu’on entend une sorte de technologie extraterrestre en délire. J’aime bien le fait que dans cette pièce-là, les riffs sont un peu plus espacés et on peut profiter d’un peu plus de durées de notes par moments. Mais ce ne sera pas sans un retour constant aux sons stridents de la guitare, les harmoniques, squeals, trills et là je dois couper court à mon jargon de musicien. Je vais juste ajouter que la guitare à Mathieu doit se dire des fois: «Mais qu’est-ce qui m’arrive!». S’il fait crier les humaines de la même façon que les guitares, je ne suis pas sûr si c’est sécuritaire!
C’est agréable d’entendre un son de batterie enregistré de qualité dans une production, mais également la façon de jouer d’Alexandre Dupras est un atout majeur à l’appréciation du son. Son jeu est nuancé et organique, malgré la complexité qui n’est pas accessible à tous, je peux vous dire que ce n’est pas un simple batteur à blast beats comme certains fans de Metal se plaignent souvent d’entendre dans la musique. C’est à travers la pièce «Synchrotron» que le plaisir m’a été donné de constater tout ça. Chapeau également aux choix d’accords de guitare, ils apportent une couleur spéciale, voire joyeuse, euphorique, mais il faut savoir apprécier en petites doses car le changement est rapide dans les arrangements musicaux de Teramobil. J’aime aussi quand la basse fait un son qui claque, à travers la technique du slap (je crois).
Je n’irai pas en détail dans l’analyse de chaque pièce, quoique je l’ai déja fait pour une partie de l’album… Je vais simplement ajouter que ma partie préférée de la sixième pièce, «Exoteric», est quand la basse fait un solo qui sonne joyeux (parce que c’est dans la gamme majeure). C’est probablement le moment qui respire le plus dans l’album, puis ça permet d’apprécier plus attentivement le jeu de Forest en mode soliste, avec sa précision et toutes ses subtilités.
En conclusion, «Magnitude of Thoughts» c’est 31 minutes de débauche, de groove, et c’est aussi un voyage dans un univers musical fucké à souhait mais également coloré. C’est du matériel technique et bien exécuté. Pour les fans de stock lourd, brutal et qui n’ont pas peur des sons stridents et déjantés: vous devez vous procurer «Magnitude of Thoughts» de Teramobil.
Francis LaBadie (Rédaction)
Lex Ivian (Correction)
Three years after their first opus, «Multispectral Supercontinuum», Quebec’s extreme/technical/instrumental Metal outfit Teramobil have released their second album, «Magnitude of Thoughts». Since it was me who wrote the review for «Multispectral Supercontinuum», I have decided to keep walking the same path and do an analysis of Teramobil‘s new opus. The album has been recorded in different places (the following info is from their bandcamp page):
Recording of drums done at Emery Street Studio with Seb Black,
Bass at Humanoise Studio by Mathieu Marcotte (Augury)
and guitars at Gorguts‘ Luc Lemay‘s Windy Hills Studio.
The album was mixed and mastered by Christian Donaldson (Cryptopsy, Beyond Creation, The Agonist) at The Grid.
Now, let’s talk about its content.
It starts with a single and strong snare hit, like a blow to the face, and then «Terahertz» starts with a guitar tapping riff that increases progressively in tone like an anguish, like a brutal suspense, accompanied by, of course, a good old blastbeat. I already said it in my review of «Multispectral Continuum», but I have to say it again, Teramobil, it is without any preliminaries. It is not for stiff asses. The song goes on with a sort of leitmotiv that reproduces a little bit the tension and tone of the first riff, and that’s where one must observe the tonal work: the chosen notes holds one of these subtle grooves, but which is also palpable, and that is a trait that makes the beauty of Teramobil‘s style, it is really groovy at times. I may be repeating myself, but the other dimension that is exploited by the band is, to my ears, the anguish. The music often alternates between the two. Mathieu Bérubé‘s playing often exploits the guitar’s harmonics, screeching and disturbing sounds.
And then comes the title track: «Magnitude of Thoughts». It starts with a fat, badass, and catchy riff. We get to enjoy Forest‘s bass in the spotlight pretty early, as he takes the lead with his 6 strings that, despite their low sound register, doesn’t prevent the musician behind the instrument to exploit the higher register that can be reached by said instrument. This same riff will come later during the track, therefore we could probably label it as the «chorus», though it is kind of hard to assign conventional traits to a band whose material seems to me like far from the Metal music conventions that we know. A little feast of dissonances comes in, then, after the return of said «chorus», a more rock’n’roll structure takes place with the arrival of a guest that we would have probably not expected in this musical context: Antoine Baril (Augury, Symbolic, Contemplator) playing organ. Antoine‘s featuring brings a really nice (I think you may at some point get tired of me using that word, but…) groove into the track.
The dissonant festivities don’t soften with the arrival of the track «Thanatonaut». Also, this track includes the involvement of another guest (on the guitar this time): Luc Lemay from Gorguts. The track therefore increases in terms of complexity and saturation because there is two distinct guitar parts. One must therefore pay more attention in order to capture all the subtleties in the playing of the four musicians. Besides, it is not very common that the bass player sometimes takes the lead spot in Metal in general but we sure get the opportunity to hear that with someone like Forest. His bass leads brings in an interesting aspect. The track is sometimes hard to hear as a whole (depending on the riff), thus, when it is the case I prefer to focus on the bass’ melody that can do much more than supporting the root notes. Teramobil‘s music is like some kind of delirium, like some sort of schizophrenia if I can allow myself to do that metaphor, like an instable psychological condition in which the one that suffers from it is never safe from it. It is heavy in both the good and bad meanings of the term, but in the end it gives a great result. Let’s just say that one must have a sturdy mind and be able to jump across the mental barriers sometimes brought by the disturbing sounds because behind these barriers, there is plenty of subtleties and artistic elements that have a high level of intellect.
The heaviness of the drums is highlighted in the intro of the next track, «Deconstruct Metabolism». The playing of the strings players breathes a little more in this one, at least in the beginning. The crazy sounding guitar tappings bring an almost sci-fi dimension in my opinion. It almost seems like we hear some sort of alien technology going nuts! I like the fact that in this song, there is a little bit more space in the riffing, so that we can enjoy a little more the length of some of the notes that are played. But that will not be without constantly getting back the screechy sounds of the guitar, harmonics, squeals, trills and now I have to cut short in my musician vocabulary. I will simply add that Mathieu‘s guitar must sometimes wonder: «What the hell is happening to me». If he makes women scream the same way he makes guitars scream, I’m not sure if it is safe!
It is pleasant to hear a good quality recorded drum sound in a production, but also, Alexandre Dupras‘ playing is a valuable asset to the appreciation of the sound. His playing is nuanced and organic, and despite the complexity that is not accessible for everyone, I can tell you that he’s not a simple « blast beat » drummer, which many Metal fans complain to hear often in Metal music. It is through the track «Synchrotron» that I have had the pleasure of taking that into consideration. Kudos to the choice of guitar chords also, they bring a special color, possibly happy and euphoric, but one must be able to appreciate that in small doses because changes come fast in Teramobil‘s music arrangements. I also like when the bass does a « snapping » sound, through the slap technique (I think).
I won’t go into detailed analysis of each track, though I already did it for a part of the album… I will simply add that my favorite part of the sixth track, «Exoteric», is when the bass plays a solo that sounds happy (because it is in the major scale). It is probably the moment that breathes the most in the whole album, and it allows to enjoy in a more focused way Forest‘s playing in soloist mode, with his precision and all his subtleties.
In conclusion, «Magnitude of Thoughts», it is 31 minutes of debauchery, groove, and it is also a travel inside a wicked musical universe, but also colorful. It is some technical and well executed material. For fans of heavy and brutal material, and those who are not scared of screechy and crazy sounds, you have to grab a copy of Teramobil‘s «Magnitude of Thoughts»
Francis LaBadie