Critique d’album: Fall of Stasis – The Chronophagist (2022)

Fall Of Stasis
The Chronophagist
Self-release
25 février 2022

 

Liste des pièces

  1. Wildered Forest
  2. Fall of Stasis
  3. Drunken Howl
  4. Baal Arise
  5. The Cult
  6. Twilight Carnaval
  7. Baron
  8. The Last Waltz
  9. Swarm of Casualties
  10. The Chronophagist (feat Viky Boyer)

 

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https://fallofstasis.com/
https://fallofstasis.bandcamp.com/

****Click Here or see below for english version. Translation done by Axel Dastous.

Line Up:
Jessica DupréLead singer
Gabriel BernierLead guitar/back vocals
Tristan Bergeron-BoucherRhythm guitar
Mathieu GroulxBass
Sergei LecoursDrums
Mélissa BissonnetteKeyboard

Fall of Stasis nous fait cadeau de leur premier album long, auto-produit et indépendant s’intitulant The Chronophagist. Que dire…honnêtement c’est la critique que j’ai eu le plus de difficulté à pondre depuis le début de ma jeune carrière de chroniqueur. Quel cruauté (”hum”, ingéniosité) d’inclure une telle variété de styles dans le même album! Et surprise, ce sextette mené par la vocaliste Jessica Dupré a trouvé la formule pour faire fonctionner tous ces éléments ensemble. L’album comportant des préférences musicales provenant de chacun des membres du groupe, c’est tout de même une approche qui s’avérait risquée. C’est tout à leur honneur d’avoir réussi à faire en sorte que toutes ces composantes fusionnent adéquatement.

Il est difficile de ne pas parler de chaque chanson dans ma critique, tant chacune apporte un feeling différent les unes des autres. Mais, afin de laisser planer un peu de mystère qui vous donnera envie d’aller écouter l’album, je vais surtout me concentrer sur les éléments marquants. Il y a tout de même une impression générale dégagée après quelques écoutes et certaines approches musicales qui reviennent ici et là.

L’introduction Wildered Forest nous met dans une ambiance d’institut psychiatrique. Une atmosphère de folie dotée de rires diaboliques et d’orgue aux notes troublantes est entendue, juste histoire de nous “mettre à l’aise”. Ces notes macabres faisant référence à ce qu’on s’imagine d’un carnaval reviennent régulièrement dans l’album. Cette atmosphère plonge l’auditeur dans un inconfort mental concernant les hypothétiques évènements qui se trament dans cet univers.

Après cette excellente mise en bouche, les chansons déboulent de façon brutale. On passe du melo-death, du pirate metal et du brutal death pour arriver à la cinquième chanson, qui est celle choisie par le band pour servir de single ainsi que pour un vidéoclip: The Cult. Elle démarre avec un prodigieux Pig Squeal suivi d’un high tout simplement jouissif. Le tout est soutenu par une mélodie de synthétiseur de style eerie (se traduisant un peu comme la musique des lutins et des fées), qui est rarement employé dans ce style. Ça donne envie de se mettre en armure et de se battre à l’épée. Bref, en 10 épiques secondes, le band nous balance leur identité au visage et on sait tout de suite que ça va être original et hors du commun. Plus tard dans la chanson, on entend un chant clean de type très power metal en pré-refrain, interprété par le guitariste Gabriel Bernier. Cela a achevé mon envie de classifier le band dans un style; j’abandonne. Moi qui aime beaucoup décortiquer la musique par genre, cette situation est frustrante, mais inspirante à la fois.

Par la suite, on enchaîne avec Twilight Carnaval, qui raconte l’histoire d’un carnaval ou des âmes torturées revivent leurs plus terribles souvenirs. La thématique musicale de cirque dont je parlais plus tôt refait son apparition ici de façon marquée, au travers de riff prog et mélo-death. La qualité des highs de la chanteuse ressort du lot, on apprécie également le mix scream/clean de chants dans le refrain, c’est bien pensé. Cette mélodie carnavalesque m’évoque un groupe de métal progressif que j’écoutais plus jeune prénommé Circus Maximus, qui l’utilisait beaucoup. Je ne sais pas si c’est juste moi, mais j’ai senti aussi de l’inspiration provenant de la chanson d’Avenged Sevenfold: A little piece of Heaven, qui évoque également une thématique musicale d’un carnaval de fous.

On continue de valser entre les style, allant d’une balade avec The Last Waltz  (façon de parler, ça rentre au poste pareil) à des mélodies prog et mélo-death jusqu’à la chanson titre de l’album, The Chronophagist. On fait ici brillamment du pouce sur  la mélodie de l’introduction dans le début de la chanson en y ajoutant des percussions et de la pesanteur pour se lancer dans des chords progressions provenant d’un petit peu partout de l’album. Au refrain, apparaît la superbe voix de Viky Boyer, artiste invitée sur la chanson, apportant une belle couleur à ce titre. Ça conclut brillamment cet album.

La seule remarque que j’aurais à faire sur l’album, c’est que parfois on entend plus beaucoup les highs de Jessica lorsqu’elle scream en synchronisation avec tous les autres instruments. C’est bien d’avoir beaucoup de sons, mais je trouve dommage parfois de perdre son chant, particulièrement lorsqu’on parcourt un refrain. Mais bon, malgré ce petit pépin, vous aurez deviné que je suis grandement satisfait outres mesures et clairement un nouveau follower de Fall of Stasis.

En conclusion, j’ai du faire 4 écoutes complètes pour bien analyser cet opus. Ils y ont mis de l’attention, du temps, de l’imagination et de l’amour, ça c’est certain. Il est clair qu’il y a six cerveaux qui y participent, appartenant hors de tout doute à de brillants musiciens. Fall of Stasis, c’était un plaisir de vous écouter et on en veut encore!

Note: 9/10

Axel Dastous

English 

The band Fall of Stasis released their first auto-produced and independant LP, The Chronophagist. I have to say it’s the most difficult review I ever written in my young career. Such cruelty (read here: ingeniosity) to put that much metal styles in one album! The band members commented that every one of the six members put a little of their own tastes in the LP. They certainly took a risk by doing that, but the sextet fronted by vocalist Jessica Dupré found a way to make it work.

It’s kinda hard not to talk about every song in my review because they are so different one from another. But part of my duty is to make you crave to go listen to the album, so for the cause I’ll focus on the main themes. Anyways, after giving time listening to it, there is a general impression that we feel and some musical elements that I hear more than once as well.

The intro Wildered Forest sort of puts us in an atmosphere of an asylum. Crazy people sounds mixed with interesting dark melodies can be heard, just so we feel “at ease”. Those dark notes that sound like a carnaval comes and go often in the album, and each time we feel more and more discomfort about what is going in this musical universe.

After this nice appetizer, the next songs unleash in a brutal way. We go through melo-death, pirate-metal and brutal-death metal as well before landing on the fifth song, used by Fall of Stasis as a single and a video clip as well: The Cult. The song begins with a solid pig squeal followed by a very high pitched scream, all of that supported by an eerie style synth. It gives the listener the sheer desire to put some armor on and go out for a sword fight! We already take conscience that this stuff is not seen often used together and that we are witnessing something special. Later in the song, the guitarist Gabriel Bernier takes part in it by signing the chorus with a power metal style clean signing. Right there, I give up my desire to classify the band’s style, which is hard for me, because I like to classify the genres. It is as well frustrating as I am now more than intrigued by them: I’m interested.

Next, we go with Twilight Carnaval, telling the story of a carnaval where tortured spirits revive their worse memories. The musical theme that I was talking about earlier appears again here, mixed with prog and melo-death riffs. The quality of the vocalist’s high pitched scream stands out, as well as the idea of mixing cleans and screams in the chorus; it’s pretty well though. This carnaval melody makes me think about a prog band that I listened when I was young, named Circus Maximus, who used a lot. And while making comparisons, I must admit that I have a though about Avenged Sevenflod’s song: A little Piece of Heaven, which uses a lot of the asylum/carnaval melody.

We keep on the dance between styles, going from a metal “ballad” with The Last Waltz on some black-melo-death (I’m pretty mixed up here in genres, AGAIN) songs all the way through the last one, the title track The Chronophagist. In this song, the band uses the riffs from the introduction, adding to it some flavors with guitar heaviness and drums. A nice featuring by Viky Boyer here as we can enjoy her beautiful voice in the chorus, it’s an awesome ending to this album.

The only thing I have to point out on this album is that sometimes we lose Jessica’s voice in the mix when she screams in synchronization with the other instruments. It’s very cool to hear all those sounds fitting together, but I find it a little bit of a shame that we can’t hear her high pitched screams well sometimes, especially in the choruses. Otherwise, for a first and auto-produced album, it’s a very good mixing job.

To end this review, I want to point out that it took me 4 full listens alone in my room to fully complete the writing. They have put time, talent, love and attention to a lot of details; it’s obvious that 6 brains put they genius at work to create this masterpiece. Thank you Fall of Stasis, we can’t wait to hear more of your stuff!

Note: 9/10

-Axel Dastous

Critique d’album: Nova Spei – Sequentis (2021)

Nova Spei
Sequentis
12 novembre 2021

Liste des pièces

  1. Animal
  2. Génération Perdue
  3. Assez
  4. La Proie
  5. Sorcière
  6. Digitalisés
  7. Nouvel Espoir
  8. Damné
  9. Qui Sème le Vent
  10. Tête Dure
  11. Mal Incarné
  12. Démocratie Bafouée

 

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https://www.novaspei.com/marchandise

Critique

Aujourd’hui, il est question du nouvel album de Nova Spei, Sequentis qui est sorti le 12 novembre 2021. C’est le deuxième opus du groupe. Le premier étant l’album Nova Spei sorti en novembre 2017. Nous avons droit, en novembre 2019, au release du premier single de Sequentis, Qui Sème Le Vent, et déjà nous savions que Nova Spei avait atteint un tout nouveau niveau musical. Depuis ce single, j’étais impatiente d’entendre l’album complet. Avec la situation du Covid, le tout a été reporté de plusieurs mois, mais je vous le confirme, l’attente en valait le coup.

L’album débute par la pièce Animal, avec ses premiers riffs, elle nous amène directement dans l’énergie des prochaines pièces, pesantes et lourdes de sens. Et avec les premières paroles : Let’s get ready to rumble !, l’album est solidement lancé et on sent bien qu’un combat intérieur débute. C’est impossible de passer l’utilisation des guitares à huit cordes sous le radar tant le son est gras et bas. Ça vous pogne aux tripes.

Génération perdue nous rentre dedans par sa vérité et son cri du cœur et ses premières secondes plus étouffées qui laissent place ensuite au drum et guitares plus présentes pour donner plus de rythme. Le mélange des voix cleans et screams est parfait. Nous avons droit à un solo bien construit. Point fort de la pièce, il est facile de distingué la bass à travers les guitares. J’adore !

Assez, c’est clair que c’est assez avec ce titre. Ça débute de façon brutale, pas de points morts : guitares et drums dès le départ et les hypocrites passent au cash dans cette chanson. Le rythme est plus rapide ce qui amène une autre dimension à la pièce, on sent l’urgence. Le solo de la fin est parfait. Encore une fois la combinaison des voix donne un ton incroyable. Dany, le chanteur, me surprendra toujours avec sa voix unique.

Mention spéciale à la fin de la pièce La Proie, les mélodies et orchestrations sont prenantes et nous amènent dans toutes sortes d’émotions et de réflexions. Sans oublier le solo du milieu de la pièce et le cri. C’est juste parfait.

Sorcière, est une pièce ayant aussi un excellent clip à découvrir. L’emprise de la sorcière est palpable avec les riffs utilisés. Les changements de rythmes dans la pièce Digitalisés sont vraiment intéressants et ils ne vous donneront aucun autre choix que de vous brasser la tête. Nouvel Espoir se veut un peu plus positive ! Le bass drum est très présent lors du refrain.

La lenteur des couplets et la voix de Dany est vraiment un point fort de la chanson Damné. Si vous appréciez les solos, tout comme moi, même s’il n’est pas bien long dans cette pièce, vous serez encore une fois servi.

Qui Sème le Vent est un pur bonheur de 3 minutes 40. Je comprends pourquoi c’est le premier single ! La pièce est provocante et fait un bien fou. On a juste envie de se pitcher partout. C’est gras, lourd, lent, rapide, djent, tout ce que ce sujet à besoin.

Les riffs lents du refrain de Tête Dure sont très intéressants. Tout comme les autres pièces, elle est construite avec des solos, des ralentissements et des progressions de rythme. Tout est bien orchestré et manipulé. La pièce Mal Incarné est beaucoup plus djent et lente, mais tout est parfait pour représenter le désespoir des gens pris avec le mal incarné. Et ça fait du bien de se calmer le headbanging un peu. Mention spéciale au verre qui vole en éclat à la fin, à peine audible, mais si vous êtes comme moi et que les paroles et le sens d’une chanson est importante, vous trouverez cela intéressant et de circonstance avec le sujet des paroles.

Démocratie Bafouée, on ne se le cachera pas, c’est très d’actualité. Lors de ma première écoute, je ne m’attendais certainement pas à une collaboration puisque je n’avais pas rien lu sur l’album au préalable. Ouff, la surprise que j’ai eu d’entendre le growl de Stephane Jomphe alias le Barburou du groupe Insurrection. God damn que c’est parfait le mélange de ces deux voix. Des riffs rapides et pesants, des ralentissements, des growls en puissance et un drum qui décoiffe, c’est le résumé de la pièce et 3 minutes 39 de Démocratie Bafouée ce n’était pas assez !

Pour conclure, Sequentis est un album qui plaira aux amateurs de metal réfléchi, engagé et aux fans de Killswitch Engage de par la voix et aux fans de sonorité lourde de style djent.

9,5/10

-Vicky Fillion

Critique d’album: Decerebration – Follow The Scars (2021)

Decerebration
Follow The Scars
3 décembre 2021

Liste des pièces

  1. Scorched Memories
  2. Infamous Duality
  3. A Ghost of Flesh and Blood
  4. Follow The Scars
  5. Break the Cycle
  6. The Factless Prophecy
  7. The Gift of Anger
  8. I Despise
  9. L.T.E.I.

Pour les fans de: Suffocation, Cannibal Corpse, Death, Dying Fetus et Sepultura.

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https://decerebration.bandcamp.com/album/follow-the-scars

Critique

Une amie de longue date, Nicky de Nicky’s Productions, m’a envoyé un message pour me demander de faire une critique de l’album Follow The Scars du groupe Decerebration. Pour ma part je ne connaissais pas le groupe, je n’avais jamais entendu leur musique et le nom m’était aussi inconnu. Pourtant, c’est un des premiers groupes de death metal québécois (début des années 90) et ils sont de Québec. Donc, c’est un groupe qui manque à ma culture. Je vais remédier à la situation de ce pas en pesant sur la touche Play sur le site bandcamp du groupe!

L’album débute avec une belle intro plutôt creepy, percussive avec une boîte à musique qui nous donne une mélodie plutôt intrigante et je pourrais me permettre même de dire macabre. Une intro qui ne me dit pas vraiment dans quoi je me suis embarqué, mais qui me donne officiellement envie de le savoir.

Infamous Duality
La première pièce donne le ton à l’album. Nous avons droit à se que j’appelle du bon vieux death metal oldschool qui me fais penser à du Suffocation. Des riffs de guitare pesants sans nécessairement être rapides tout en étant vraiment accrocheurs et recherchés, des partitions de drum bien pensées, sans être trop technique avec des fills à ne plus finir. Le drum est TRÈS efficace et prends la place qui lui revient de droit dans la chanson. Rajoutez à cela une voix très grave qui m’a fait penser à du Pyrexia ou encore Broken Hope. Infamous Duality est une chanson qui vaut le détour.

A Ghost of Flesh and Blood
Cette chanson est ce que je pourrais appeler un point fort de l’album. Elle détient beaucoup d’éléments qui ont retenu mon attention. On parle d’un drum plus technique (blast beat et des variations intéressantes au niveau des bass drums), des riffs de guitare plus rapides et techniques sans oublier le côté mélodique de la chose. Par bout, j’ai cru reconnaitre des influences de Black Dahlia Murder (picking rapide et riff de guitare à la tierce). J’ai vraiment aimé le bout plus punchy avec une progression en revenant du solo jusqu’à la fin de la pièce. Mon coup de cœur de l’album c’est vraiment cette chanson!

Follow The Scars
Avez-vous déjà été réveillé en plein milieu de la nuit par une claque sur la gueule (non volontaire) donnée par votre conjoint(te) pendant qu’il (elle) se retourne rapidement? Bien les 25 premières secondes de la chanson m’ont fait feeler comme cela. BANG un riff de guitare rapide avec un blast beat qui ramasse! Ensuite, nous avons droit à un riff découpé et ultra pesant. J’ai été TOTALEMENT surpris par une voix clean pendant le refrain. Le genre de chose que je ne m’attendais tout simplement pas avec ce que j’ai entendu précédemment. J’ai été agréablement surpris par cet élément et j’ai vraiment aimé ça!

Pour ce qui est de la suite de l’album, la chanson Break the Cycle a un côté rapide et mélodique avec un petit solo/lead. Mention spéciale au riff à 3 minutes 14 jusqu’à 4 minutes qui m’a fait headbanger au point de m’en dévisser le crâne. Un blast beat, des guitares rapides, un bass drums dans le tapis, c’est ce que j’appelle la combinaison gagnante pour mes goûts personnels. The Faceless Prophecy a une intro électro distortionée au max, des riffs rapides et brutaux sans laisser de coté l’aspect mélodique du groupe. Le son de la basse ressort pas mal plus dans cette pièce, chose qui ne me déplait pas du tout.

The Gift of Anger a la vibe d’une chanson qui a bercé mon adolescence, Catatonia du groupe Suffocation, avec les guitares pesantes mélangées avec le vocal guttural et le drum plutôt lent. Encore une fois j’ai été surpris par des voix cleans. En plus, elles sont en harmonies avec une guitare clean pour accompagner le tout. Pour l’effet de surprise, les gars n’ont pas manqué leur coup! I Despise est une chanson énergique qui a son lot de charmes aussi. C’est une pièce qui est plutôt diversifiée. Elle a tous les éléments que le groupe nous a montrés jusqu’ici, mais le tout au même endroit. J’ai bien aimé les voix clean avec le chant guttural à la fin de la chanson qui m’a encore une fois surpris!

Decerebration fut pour moi une TRÈS belle découverte. Je n’ai pas trouvé de longueur à l’album et je dirais même que j’ai passé un très bon moment. C’est un album signé François C. Fortin a.k.a Franky Blastbeat (Édit, Mix, Mastering) du studio La Boîte Noire et l’artwork (pochette) a été créé par Rudi Gorging Suicide.

Je donne la note générale de 8.6/10 à l’album.

JD

 

 

Critique d’album: NecroticGoreBeast – Human Deviance Galore (2021)

NecroticGoreBeast
Human Deviance Galore
Comatose Music
1 octobre 2021

Liste des pièces

  1. Deviant Primitive Debauchery
  2. Grotesque Pathological Anomalies
  3. Obstetric Anthropophagic Feast
  4. Abnormal Postmortem Impregnation
  5. Excremental Hemorrhage Fisting
  6. Blood Clot Climax
  7. Forced Tracheotomy Penetration
  8. Leaking Stoma Intercourse
  9. Feeding On Abscess
  10. Transcendent Martyrdom

Pour les fans de Disgorge, Vomit Remnants, Extermination Dismemberment et Devourment

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https://www.necroticgorebeast.com
https://www.comatosemusic.com

Critique

Sorti le 1er octobre 2021, sous le label Comatose Music, voici ma critique du nouvel album Human Deviance Galore de NecroticGoreBeast.

L’album débute avec la pièce Deviant Primitive Debauchery qui est vraiment brutale. Ça promet pour le reste de l’album et vraiment je n’ai pas été déçu. D’une pièce à l’autre, on peut vraiment ressentir que cet album-là n’a pas été écrit pour les doux. Entre les blasts beat, les bass drums rapides, les riffs de guitares brutaux et pesants. Sans oublier le vocal tout droit sorti d’un endroit où la lumière ne s’est jamais rendu, la brutalité et le défoulement sont au rendez-vous pour cet album.

La production est vraiment bonne. Musicalement, tout est vraiment tight. Le drum est tout simplement hallucinant par sa rapidité et sa technicalité. Les riffs de guitares sont brutaux, efficaces, très lourds et vraiment bons à l’écoute. Pour ce qui est de la bass, malheureusement, je l’aurais mis plus présente dans le mix. Elle est plutôt en background, surtout en sachant que le bassiste du groupe est une machine. Maintenant, passons au vocal, c’est une voix gutturale qui sort tout droit des abîmes du chanteur. Habituellement, on chante du ventre pour obtenir un son de la sorte, mais lui, ça vient de plus loin, probablement du système digestif, tellement c’est grave et puissant ha ha ha! Ce n’est pas le chant le plus articulé que j’ai entendu, mais c’est tout à fait ce que le style du band a besoin.

Les titres et les paroles du band font que la pochette de l’album mérite amplement un parental advisory. Avec des titres comme Excremental Hemorrhage Fisting et Forced Tracheotomy Penetration, on se doute bien que les paroles du groupe ne sont très chics et poétiques, mais les pièces sont excellentes. Pour ma part, comme j’ai un humour plutôt douteux et wrong, j’ai vraiment ris à la lecture des titres et des paroles, mais ce n’est vraiment pas pour tout le monde. Disons que ce n’est pas un album que je ferais jouer dans un party de famille à Noël, mais il s’écoute vraiment bien pour quelqu’un qui a l’oreille habituée au style.

Mes points forts de l’album sont les pièces Excremental Hemorrhage Fisting et Leaking Stoma Intercourse qui sont pour moi les pièces qui m’ont vraiment accroché par leur vibe musicale.

En conclusion, cet album n’est pas fait pour monsieur, madame tout le monde par son contenu en général, mais il est vraiment dédié pour les gens qui sont à fond dans le style du band ou tous simplement dans le métal en général, il s’écoute vraiment bien.

8.5/10

-JD

Critique d’album – LIEWEAVER -The Origin

LIEWEAVER
The Origin
Lethal Scissor Records
17 septembre 2021

Liste des pièces

  1. Revelation
  2. Paradox Of Creation
  3. Void
  4. Mourning Father
  5. Obsessed With Purity

Pour les fans de / For fans of death metal & deathcore

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https://lieweaver.bandcamp.com/releases

***See below for english version. Translation done by Axel Dastous.

Lieweaver :

Vasiliy Kutsenko: Vocal
Alex Chupov: Guitares
Alex Reshtnuk: Guitares
Bodgan Khoroshilov: Basse
Bodgan Fesenko: Batterie
Rustan Kovtun: Synthétiseur

Lieweaver faisait déjà tourné les têtes depuis un certain temps. Le 10 février 2020, le publiait un vidéoclip sur la fameuse plate-forme Slam Worldwide le single:”Paradox of Creation”, qui a eu un bon retour avec presque 10 000 visionnements depuis sa parution. Le résultat de ces efforts est que le band a signé son premier contrat avec le label Lethal Scissor Record le 8 juillet cette année.

Nous voici donc en présence d’un groupe qui mélange deux styles, soi le death metal et le deathcore. De base, Lieweaver a une recette qui plaira à ceux qui n’ont pas peur d’explorer de nouvelles façons de composer. N’en déplaise aux puristes, j’avais pour ma part déjà hâte d’écouter leur tout premier EP: “The Origin”

Dès le départ, nous sommes transportés par une mélodie très sombre qui fait comprendre à l’auditeur qu’il ne s’embarque pas dans une comptine de passe-partout. Quand on ferme les yeux, on voit un univers post-apocalyptique avec des monstres tapis dans tous les coins prêts à nous bouffer tout rond. Si on observe bien cette photo prise sur scène, on peut s’amuser à s’imaginer que le chanteur revient d’outre-tombe pour nous raconter ce qu’il à vu de l’autre côté.

Difficile d’être plus métal

Trêve de ce petit intermède dans mes élucubrations psychédéliques, revenons en aux faits: C’est grave, lourd et puissant. Les cinq chansons vont super bien ensembles, alliant des mélodies lugubres concoctées par le pianiste, un vocal bien appuyé travaillant dans les low growls, des riffs techniques et l’utilisation de breakdowns en fin de chanson.

Mes points forts:
La chanson Void est celle qui se démarque le plus pour moi. Le riff d’entrée me fait immédiatement balancer la tête vers devant et les blast beats ne font qu’empirer mon mal de cou. On détecte une volonté singulière de mélanger le death metal et le deathcore à chaque fin de mesure. Pour terminer cette pièce: un immense breakdown, quoi de mieux pour une finale explosive à souhait. Le single Paradox of Creation en est une autre qui nous donne une envie irrépressible de se jeter dans le mur. Le concept des lyrics fait penser à la théorie du ying et du yang: pour toute chose qui est créée, une autre doit être détruite. J’ai trouvé l’approfondissement de ce concept assez intéressant.

Mes points faibles:
Le mix pose problème dans certaines chansons, où on perd la voix du chanteur, surtout dans Paradox of Creation. On a aussi de la difficulté à entendre la basse dans toutes les chansons, car le basedrum est réglé super fort et ça l’enterre. Ça fesse fort dans les amplis, soite, mais ça fait en sorte qu’on a du mal à distinguer ces deux derniers. Je comprend les raisons de ces arrangements (je perçois une volonté subtile de vouloir nous en mettre plein les tympans), mais ça pourrait se peaufiner selon moi.

J’aimerais réentendre des créations de ce band avec plus de vitesse! L’atmosphère est lugubre à souhaits avec l’utilisation des passages lents, mais les musiciens sont assez talentueux qu’ils pourraient s’éclater d’avantage. Je dis ça, je dis rien, ce n’est que l’opinion d’un chroniqueur qui est déjà bien chanceux de pouvoir publier ses analyses de l’univers de ces machines de musique.

Bref, The Origin vaut la peine d’être écouté, je perçois cet EP comme une bonne introduction de l’univers tordu sortant de la tête de ces musiciens qui ont beaucoup de potentiel. Pour une première parution, ce n’est pas parfait, mais ils peuvent se targuer d’être probablement responsables de quelques visites chez le chiropraticien.

En gros: mission accomplie!
Note: 7.5/10

Axel Dastous

English 

Lieweaver was already making heads turn for a while now. It is February the 10th 2020 when they published through the famous platform Slam Worldwide the single “Paradox of creation”, who did pretty good with almost 10k views. Another positive result of those efforts is the band signed with Lethal Scissor Record July the 8th this year.

So, what we have here is a musical effort blending two styles, which are deathcore and death metal. That will please the ones not afraid to explore unorthodox ways to compose. Apart a bunch of elitists, a lot of people, including me, looked forward for their first EP: ”The Origin”.
As it starts, we are carried into a very dark melody which makes us understand that we’re not about to go on a Paw Patrol ride. When we close our eyes, we see a kind of post-apocalyptical universe with monsters in every corners ready to eat our flesh. And, if we observe this on-scene picture, it is quite relevant to imagine that the singer is a walking dead coming back from the other side to tell us horror stories.

Pretty bad ass isn’t it?

A little break from my psychedelic thoughts and let’s come back to the facts: it’s heavy, dark and powerful. The songs blend super well together, going from dark melodies put on by the pianist, a tornado lof low growls on vocals, technical riffs and breakdowns at the end of the songs.

Axel’s thumbs up:
The song Void is the one standing out for me. The opening riff makes me headbang immediately and then the upcoming blast beats just finishes the job of giving me neck pain. It then switches back and forth from deathcore to death metal style in a matter of seconds. To finish, an immense breakdown, nothing better for an explosive ending. Second, the song Paradox of Creation is another one giving us the immediate will to throw ourselves onto the nearest wall. The lyrical concept make me think of the Ying Yang theory: for everything created, something has to be destroyed. I found the use of this concept pretty well thought.

Axel’s thumbs down:
The mix for me causes some problems enjoying the EP. In one of my favorite songs Paradox of Creation, we lose a lot of the screamer’s voice. In every songs I can hardly hear the bass as well, mostly because of the super loud base-drum. I totally understand the intention to add power to it all, but I think it could have been a little more polished.

Enough said, The Origin is worth a listen, or two (3,4,5), I see this EP as a pretty good introduction of the crazy universe going in the head of these musicians. I smell a lot of potential there. As a first act, this is not perfect, but they sure can be held responsible for some chiropractic appointments.

Note: 7.5/10

-Axel Dastous