Voici le compte rendu de Dany Marchand et les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Seven Kingdoms présenté par District 7 Production à L’Anti Bar & Spectacles de Québec le 28 août 2023 et qui mettait également à l’affiche Osyron et Empress.
Retour sur le spectacle
L’odyssée de Dany et Joé revient en force. Ce soir c’est dégustation à saveur power métal dans la grande capitale. L’aventure prendra vie entre les murs de l’Anti Bar et Spectacles grâce à District 7 Productions. J’adore la proximité avec les artistes que cette salle offre. Avec les kiosques d’articles promotionnels à l’entrée, on peut déjà parfois apercevoir les membres des groupes socialiser avec leurs admirateurs à notre arrivée !
Pour ma part c’est ma deuxième présence et couverture médiatique du groupe Seven Kingdoms avec notre photographe Joe Weller (conquis auparavant lors de leur visite avec les légendaires Powerwolf). Je suis impatient de les voir en tête d’affiche ce soir !
Osyron
8 h 01 : Ouverture du bal de puissance.
La formation canadienne originaire de Calgary arrive et en impose de facto malgré la petite taille de la salle et de l’assistance. Un métal progressif symphonique et de haute performance remplie la place.
Seul groupe ayant au front un vocaliste masculin, Reed Alton, un chanteur incroyable qui allait nous impressionner tout au long de leur répertoire. Alton offre une très grande variété de techniques lyriques. Évoluant du chant guttural au cri perçant le tout bercé par une voix clean impeccable qui nous subjugue par son exactitude et sa chaleur, Il a un contrôle absolu de ses cordes vocales et aussi de son audience grâce à son talent et son charisme.
Aux percussions Cody Anstey y va d’agréables subtilités ajoutées à la pesanteur des rythmes épiques. Ses expressions faciales sont d’une intensité très plaisante et communicative.
Dans la section cordes, Krzysztof Stalmach et Bobby Harley y répondent de belles harmonies en tierce ainsi que de solos en stéréo très impressionnants (malgré le fait que niveau son, un des guitaristes est presque inaudible). Bien sûr, la basse de Tyler Corbett vient épouser à merveille l’ensemble de l’orchestration en donnant un panorama additionnel au tableau.
La pièce The Deafening, qui mettait en vedette originalement le Canadien Stu Block (Into Eternity/Iced Earth), est vraiment bien composée. Alliant atmosphère planante et tonalités prog, elle sert bien de carte de visite pour le quintette.
De son côté, la chanson Landslide, elle vient nous conférer une saveur se rapprochant du thrash métal rappelant le Anthrax des années 80.
On nous mentionne que c’est leur première présence au Québec, et que, étant friands d’histoire (ça se voit dans les textes) ils ont apprécié visiter la grande capitale et ses 400 ans d’existence. Ils affirment également que le Québec est aussi important que toutes les provinces canadiennes et que l’union fait la force au niveau de la scène métal.
Pour ma part Osyron est ma découverte coup de cœur, je comprends pourquoi ils ont pu participer à la croisière 70k Tons Of Metal cette année.
Vraiment il nous faut un concert en tête d’affiche prochainement !
Empress
8h50 : Le chant des sirènes commence à se faire entendre.
C’est avec la voix enivrante, douce et brûlante de Barbara Blackthorne, toute de cuir vêtue, que Empress s’insinue dans nos oreilles ainsi que dans nos cœurs. Autant sirène que succube, sa portée niveau voix est aussi très grande, car elle peut aussi bien nous déstabiliser avec un growl puissant sorti tout droit de l’enfer qu’avec un opéra de haut calibre.
Le type de power métal symphonique présenté est très léché et charme nos sens.
Aux guitares, malgré le fait que la batterie est beaucoup trop présente en volume sonore, on distingue de très bons riffs épiques et solides. Avec des solos magnifiquement harmonieux rappelant Nightwish ou encore Epica. Le bassiste est très présent venant solidifier les parties en tierce des guitaristes. Son impact est indispensable afin de bien sceller la magie musicale ambiante. Aux peaux et cymbales, on valse entre rythmes tribaux et enchainement percutants et incisifs.
C’est avec empressement que je vais me procurer leur plus récent album Fateweaver pour réentendre les excellentes Legion et Into The grey, qui me tourmentent encore au moment d’écrire ces lignes. Encore une fois on souhaite un retour bientôt des Philadelphiens !
Le chant des sirènes se poursuit avec le prochain groupe…
Seven Kingdoms
En provenance de l’état ensoleillé de la Floride, le très attendu troisième retour des nouveaux maîtres du métal épique est imminent !
Les burgers sont à l’honneur couvrant la façade de la batterie (peluches ayant été données en cadeau par les fans comme m’a confirmé personnellement la leader du band) et bien sûr aux pieds de la sympathique force brute qu’est Sabrina Valentine.
La chanteuse du quatuor arrive en douceur avec ses trois acolytes pour nous en mettre plein la vue et l’ouïe ! C’est avec aplomb que les festivités s’inaugurent avec la pièce Universal Terrestrial qui ouvre aussi leur plus récent album intitulé Zenith dont le groupe fait la promotion ce soir.
Le train roule à une vitesse démesuré, enchaînant leurs œuvres toutes autant brillantes les unes que les autres. Nous sommes choyés de pouvoir parcourir leurs trois disques grâce à un répertoire trié avec minutie. Comme je l’avais dit dans mon dernier résumé de leur concert, on en voulait plus et là on est plus que servis !
Les guitares sont assurées avec force (au sens propre quand on voit les biceps de ces colosses) par l’excellent Camden Cruz et le charismatique passionné Kevin Byrd. Ensemble, ils occultent l’absence d’un bassiste (dont la présence est incorporée aux séquences symphoniques) en donnant tout sur scène avec une énergie intarissable. L’escadron des rythmes est sous le commandement du toujours souriant et talentueux Keith Byrd qui est littéralement une machine de guerre derrière son instrument.
Les chevaliers des sept royaumes de Westeros ne font aussi qu’une bouchée des problèmes techniques de son, maintenant c’est ultra bien défini, limpide et clair comme la neige de Winterfell.
La synergie entre les membres est fascinante, c’est un party de famille sur scène et dans l’assistance. L’ambiance intime d’un concert d’un groupe local, mais avec un band qui s’est hissé par lui-même sans jamais abandonner, dans le panthéon du power métal. La qualité du talent sans l’attitude hautaine du vedettariat !
Parlant de reconnaissance, ne croyez-vous pas que Sabrina mérite sa place sur le mont Rushmore des meilleures chanteuses actuellement ? Auprès des Lzzy Hale, Maria Brinks ou encore Tarja ?
Comme toute sublime histoire a une échéance, c’est avec un rappel qui semblait non prévu que la troupe nous quitte. Leur interprétation de Boys of Summer qui avait été jouée lors de leurs dernières visites vient mettre fin à cette fête mémorable.
En conclusion, le mot qui définit le mieux Seven Kindoms est : Beauté.
La beauté du chant
La beauté des textes chargés à bloc de positivisme.
La beauté des mélodies.
Et surtout, la beauté des sourires sur scène qui ne peuvent qu’entrainer contagieusement les nôtres !
À la fin, tous les membres de chaque groupe festoient avec les spectateurs et fans conquis. Photos, signatures et discussions sont généreusement offertes par les trois formations qui devront prendre la route vers Providence, Rhode Island (Ville natale du légendaire H.P. Lovecraft) le lendemain.
Merci à ces musiciens qui prennent le temps de connecter avec leur public, RESPECT !
-Texte: Dany Marchand
Photos: Joé Lacerte




