by Luc St-Laurent | Juin 26, 2013 | Uncategorized

Havok
« Unnatural Selection »
Parmi la tonne de groupes qui font partie de la nouvelle génération de thrash metal inspirée tout droit des années 80, un s’est franchement démarqué du lot au cours des dernières années, le quatuor américain Havok, originaire du Colorado. Et ce, spécialement avec la sortie en 2011, de leur deuxième album en intitulé Time is Up, que je considère comme étant le meilleur album des 5 dernières années tous genres confondus! Évidemment avec ce chef-d’œuvre, le groupe avait placé la barre de mes attentes extrêmement haute, quasiment même hors d’atteinte, alors comment puis-je faire autrement qu’être déçu?
C’est donc à la fois avec beaucoup d’impatience, mais aussi avec un brin d’anxiété que j’attendais la sortie de ce nouvel opus d’Havok qui comptait désormais dans ses rangs un nouveau bassiste, du nom de Michael Leon (The Absence) en remplacement de Jesse de Los Santos. Décidément, mes craintes étaient malheureusement fondées et Unnatural Selection n’est certainement pas à la hauteur de mes attentes démesurément gonflées par Time is Up.
Voici en détail les raisons de mes sentiments partagés envers le nouveau-né d’Havok. Premièrement, l’allbum commence en force avec la première pièce nommée I am the State, libérant un peu de tensions et me laissant envisager que toutes mes craintes étaient peut-être finalement injustifiées, Havok est au sommet de la montagne et ils ont bien l’intention d’y rester! Ensuite, on enchaine en terrain de connaissance avec ce qui fut leur premier extrait vidéo de ce nouvel album, Give me liberty… or give me death. Encore une fois, il n’y avait nullement lieu de s’inquiéter, tous les ingrédients sont réunis pour nous offrir du Havok à son meilleur. Mais c’est alors que tout semblait sous contrôle que mes premiers points d’interrogation ont commencé à apparaître, d’abord avec la pièce It is True qui semble s’éloigner de ce qu’Havok nous avait habitués précédemment, mais qu’à cela ne tienne, un groupe ne peut pas toujours se répéter sans cesse, et Havok a certes le talent requis pour innover et aller de l’avant, j’imagine que c’est ce qu’ils ont tenté d’expérimenter avec cette pièce que me rappelle vaguement Voïvod. Enfin, je n’étais pas encore au bout de mes surprises avec ce qui allait suivre, Under the Gun qui possède également son lot d’expérimentations, spécialement au niveau de son approche vocale assez particulière s’éloignant ainsi du son thrash traditionnel et des riffs très rock et groovy, dont un me faisant drôlement penser à du Pantera,. Maintenant rendu presque à mi-chemin, je commence à me faire à l’idée que cet album n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, un peu déçu sur le coup c’est certain, mais jamais autant qu’avec le dernier Megadeth. Justement, en parlant de Megadeth, les deux pièces suivantes Waste of Life et Living Nightmare possèdent quelques similitudes avec ce dernier. Heureusement, elles n’ont rien à voir avec Super Collider! La septième pièce, Chasing the Edge est largement dominée par un beat mid-tempo qui vient assez vite redondant quoique celui-ci soit coupé par une suite d’excellents solos. Et, on revient une fois de plus en mid-tempo et avec des influences de Megadeth (Angry Again?) pour Worse than War. Puis le groupe se gâte avec une bonne reprise de Black Sabbath, le classique de 1971, Children of the Grave, un choix qui peut sembler étrange venant d’un groupe de thrash, mais au point où j’en suis, pourquoi pas? Avant de terminer en force avec la pièce titre, Unnatural Selection qui semble considérablement inspirée par Slayer et par le Metallica des bonnes années, du thrash à l’état pur, un punch final qui finit assez abruptement, mais qui réussit néanmoins à me reconquérir. J’en aurais tellement voulu plus comme celle-là!
Somme toute, bien qu’il se classe toujours un peu au-dessus de la moyenne, puisque ponctué de quelques moments forts qui sont eux-mêmes accentués par une production sans failles, Unnatural Selection est un album qui m’a laissé sur mon appétit, car non seulement il manque de constance, mais il a également la tâche ingrate de succéder à un chef-d’œuvre magistral. Peut-être que la prochaine fois, je serai moins exigeant envers Havok, d’ici là je vais plutôt me rabattre sur Dawn of the End, le dernier album d’Hatchet afin d’assouvir mes besoins de Thrash metal!!
7.5/10
by Jonathan Blais | Juin 25, 2013 | Uncategorized

En ce jour du solstice d’été, une foule nombreuse s’était rassemblée dans une légendaire salle d’une rue animée du centre-ville. Devant eux, quatres barbares venus d’une bourgade obscure avait pour mission de récolter le plus d’âmes possible, sacrifice sanglant à la gloire de leurs Dieux païens. NÄLZER prirent plaisir à faucher les têtes à grands coups de rythmes et d’accords cinglants, acérés comme le fil d’un sabre et rapides comme le sang qui gicle d’une aorte fraîchement tranchée. Le visage peint de blanc et de noir, tout comme leur musique, ode aux esprits nordiques et aux nuits sans fin qui donnent aux guerriers des rêves de pillages et de massacres sans pitié, jusqu’à ce qu’une épée au cœur, ils se présentent fiers et triomphants devant leus Dieux assoiffés de violence. Et, de part leur rage digne des plus illustres fous de guerre, ces sauvages combattants NÄLZER mériteront leur place à la grande table de l’éternel festin céleste.


Ce fût alors aux Oracles de FATELESS d’invoquer la grâce de ces mêmes Dieux, usant des clés du Temps et de la force de leurs instruments. Des accords à la fois puisés dans le passé et d’autre flirtant avec le présent. Et sur ces notes rapides et mélodieusement brutales, un vent malsain souffla, glissant à travers nos esprits, rappelant quelques fois les gémissements aiguës d’une bête sacrifiée ou la fureur d’un démon tout droit sorti des âges ancestraux. Mais sous ces féroces hurlements se distinguent sans trop d’efforts des incantations récitées dans la langue des peuples Anglo-Saxons ou Francs. Et c’est un des affrontements entre ces deux culture, ayant prit place tout près de nous, qui fût ramenée à nos mémoires de façon fort convaincante, alors que la nuit efffaçait les dernières traces de lumière hors des murs, tout comme les forces obscures qui se chargent de plonger dans l’ignorance les frêles esprits des générations qui ont foulée les tombes de nos valeureux ancêtres, où ces derniers furent condamnés à l’exil et pire encore par les premiers et abandonnés par les seconds. Un sixième personnage se joint au groupe afin de réciter les dernières paroles du Chevalier de Lormier, accompagné par les cris et rythmes poignants des musiciens, tous ayant traversé le Fleuve en cette chaude soirée, armés de leur passion et d’un drapeau aux couleurs d’insurrection et d’indépendance.


C’est après un long et ardu périple de 150 kilomètres que les quatres prêtres de KORPIUS, tous dressés de noir et arborant le brassard blanc signé de leur armoirie. Prêchant avec talents et sychronicité les enseignements musicaux de leurs maîtres scandinaves, ils nous sermonent sans relâche de leurs accords death mélodique teintées de structures progressives. Chacun connait bien son rôle au sein de l’ordre, que ce soit celui qui bat la mesure avec la précision des pierres de voûte d’une cathédrale gothique, que de celui qui ajoute de la profondeur à ces pulsions rythmiques grâce à son jeu de cordes basses ou une couche de violence sourde grâce à celles de son organe vocal. À quelques pas de lui, au centre de l’autel, l’autre membre de cette chorale infernale vocifère comme un damné, accompagné par son propre instrument de torture composé de bois aiguisé, de cordes tranchantes et électrifiée à l’extrême. Le dernier prêcheur de violence est lui aussi armé de la sorte et prends plaisir à briser les vertébres cervicales des fidèles rassemblé devant eux à grands coups de riffs religieusement pratiqué entre le murs de leur infâme église.

Et après ces maints sacrifices, oraisons et actes d’inquisition, les Dieux dédiés à la violence venus de tous les cieux et tous les enfers répondirent aux offrandes de leurs apôtres et particulièrement à celle offerte par THE UNCONSCIOUS MIND. Le disque au reflets d’argent allait se promener de mains en mains à partir de ce soir, réjouissants les anciens adeptes comme les nouveaux qui serait envoûtés sans espoir le libération quelconque à la suite de son écoute.
Et ce qui avait été un champ de bataille et par la suite un agora ainsi qu’un autel se transformat en un cirque antique où un être possédé, jouant aussi le rôle de maître de cérémonie, s’époumonnait avec force, versatilité et fureur. Derrière lui, les yeux fixant le vide, un homme-pieuvre frappe avec une fascinante dextérité les pièces de métal ou les peaux à un rythme démentiel alors qu’un saltimbanque à sa gauche jongle avec des miliers de notes à la minutes. Autour d’eux galope le cavalier au char d’ivoire, pianotant frénétiquement et ajoute une touche de grâce à cet ensemble empreint de folie contagieuse. Finalement, un être semblable à la mystique Méduse charme dix serpents hautement venimeux, les forçant habilement à mordre les cordes de sa basse mais avec une facilité déconcertante. Mais qui dit cirque romain, dit aussi massacre et affrontements sanglants entre gladiateurs et bêtes sauvages. Et c’est ce qui ce passait à quelques pas de l’estrade où coups et collisions de corps se produisit, sans toutefois faire de victimes, à l’exception d’un malheureux cheval qui paya de sa tête cette orgie de brutalité…








Le monde des Mortels repris sa place dans le Grand Cycle à une heure de l’arrivé du nouveau jour, laissant les disciples retourner dans leurs sanctuaires respectifs afin de s’ abreuver de divins élixirs mais tout en gardant l’espoir que la grande prêtresse du métal , Krystal et ses KOFFIN PRODUCTIONS, réitère l’expérience décide à nouveau de déranger les Dieux au son d’hymnes et de psaumes métal comme en cette plus courte nuit de l’année.
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Jon B
by Jonathan Blais | Mai 29, 2013 | Uncategorized
5 heures de show, c’est dur sur le corps mais viarge que ça défoule!
C’est finalement vers 18h30 que l’événement, organisé aux Foufounes Électriques vendredi dernier par l’équipe d’Extensive Enterprise, s’est mis en branle. Et les amateurs de « core » en tout genre s’étaient donnés le mot pour envahir le parterre afin d’accueillir Vilipend, Homewrecker, Pick Your Side, Enforcers, Ilsa et Integrity. 6 groupes différents dans leur sonnorité mais tous sous l’étiquette a389qui présentait ce soir-là sa Canadian Invasion.

C’est donc aux torontois de Vilipend que revient la tâche de réchauffer la salle. Jamais, de toute ma vie, je n’ai vu un chanteur aussi affectueux et aussi menaçant à la fois… Je m’explique: alors que les 3 musiciens nous garrochent en pleine face leur « postcore » cru et hypnotique, le leader cri de sa voix sourde, détruit son pied de micro, se réfugie en boule sous le stage, se contortionne sur le sol et… serre chaleureusement quelques spectateurs médusés, dont notre ami Marc-André Jobin. Une demi-heure de sombre délire qui nous fait comprendre que la soirée risque d’être remplie de surprises.


Issu de la scène de Cleveland, Homewrecker rehausse quant à lui le niveau de violence musicalement parlant. On a droit ici à un hardcore sale et haineux. On voit alors les premiers poings tournoyer et les premiers coups de pied revoler, mais rien de bien menaçant encore, ce qui nous permet d’observer le jeu furieux et pesant des musiciens sans crainte d’un side-kick.


Pick Your Side, qui compte dans ses rangs des anciens Haymakers et Fck The Fact, sautent à leur tour sur scène. Tout comme leurs prédécesseurs, le groupe d’Hamilton, Ontario, nous propose un hardcore avec un chanteur qui préfère la salle au stage pour nous cracher sa fureur en pleine face. Plus près du « grindcore » par contre, les riffs sont courts, ultra rapides et parfois même mélodiques dans quelques solos très bien maîtrisés. Tout comme le micro du chanteur, d’ailleurs, qui tournoit à plusieurs moments à plusieurs mètres autour de lui et on souhaite seulement que le fil est de qualité…


Un petit changement dans l’ordre de la soirée devance quelque peu la prestation d’Enforcers, à la grande joie des Jackie Chang en puissance. C’est après plus d’un an d’absence et avec un nouveau 7 » à vendre que les montréalais prennent d’assaut les Foufs. Avec un « metalcore » carré, brutal et parsemé de breakdowns, on ne peut que se laisser entraîner par leurs hymnes rassembleurs. Le chanteur a du punch et les riffs sont en parfait synchronisme avec la rythmique. Ce n’est certe pas ce qui ce fait de plus original mais c’est terriblement efficace.


La soirée prends alors une autre direction lorsqu’Ilsa entame son set. Bien que certains « dead beats », joués de façon imposante par le tout aussi imposant drummer, peuvent faire penser à du grindcore à la Disfear, c’est davantage un « doom-core » qui nous est offert. Alors que le drum suramplifié nous fesse dans les côtes à chaque coups de pédales, les guitares passent facilement des accords longs et sinueux à un déferlement de notes infernal. Placé de biais au devant de la scène, le géant derrière le micro hurle de sa voix écorchée, rajoutant une couche supplémentaire de violence malsaine. Sans contredit ma découverte de la soirée, mais mes goûts musicaux ne semblèrent pas partagé par quelques « moulins à vent ambulants » qui profitèrent de ce moment pour prendre une pause, à la grande joie de plusieurs.


Il est 22h20 lorsqu’Integrity, avec à la barre le non moins légendaire Dwid Hellion, prends place sur la scène. Actif depuis 1988, le prolifique groupe a réussi à rallier un fanbase assez varié, de par son style unique à travers les années. Les influences sont multiples et cela, sûrement dû au fait qu’une quantité imposante de musiciens ont officié au sein de la formation de Cleveland, aujourd’hui basée en Belgique, supportant Hellion dans ses délires et expérimentations. Que ce soit avec du harcore pur et dur, du thrash, du punk, du death et même de la power balade accompagnée à l’harmonica (!?!), Integrity ne se contente pas de se cantonner à un seul créneau. Et au dessus de cet amalgame de genres, flotte sans cesse cette voix distinctive, mélange de rage quasi animale, grasse et rauque, et de folie. Chacun dans la salle tente de s’approcher tant bien que mal de la scène, afin d’apprécier la prestation intense du groupe qui en est à sa 1ière présence en sol québécois, mais les moulinets sauvages et les savates insouciantes rendent la chose impossible.



Le show se termine plus tard que prévu (23h20) et quelques nouveaux fans se jettent sur la table de marchandise pour mettre la main sur la version vinyle de leur nouvel opus « Suicide Black Snake » qui, semblerait-il, fût pressée à seulement 200 copies. Mais vu l’attroupement d’adeptes déchaînés lorsque les boîtes furent ouvertes à l’entracte précédente, ce fût sûrement en vain.
Bref, un tour de force encore une fois de la part d’Extensive Entreprise que d’avoir mis la main sur cette impressionnante tournée où les fans de « core » de tout acabit furent servi. Et Ondes Chocs les remercie chaleureusement d’y avoir eu accès.
*Sûrement que certains relèveront au cour de ce texte mon aversion profonde envers les adeptes du « hardcore dancing ». Eh bien sachez que oui, c’est le cas. Bon, je sais parfaitement que cela fait partie intégrante de la culture musicale mais il y a certaines limites. Quand cela devient qu’une parade de « m’as tu vu » ou une intention insouciante et/ou préméditée de frapper des spectateurs, et bien laissez moi vous dire que je trouve ça cave en criss. Premièrement, passer un show à être sur ses gardes pour ne pas recevoir un coup sur la tempe ou un autre endroit critique au lieu d’apprécier ce qui se passe sur le stage, c’est plus qu’ordinaire. Et deuxièmement, qu’arrivera-t-il le jour où un accident grave se produira? Comme cela aurait pu arriver ce soir là lorsque notre photographe a essuyé de peu un violent coup de pied au visage alors qu’elle était concentrée à faire son travail. Peut-être suis-je vieux jeu mais je suis nostalgique de cette époque lointaine des slams en ronds, tout aussi violents, mais exécutés dans le respect.
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Jon B
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Avr 29, 2013 | Critiques de Shows, Uncategorized
Putamen Insula, Sights of War, Svalbard (lancement d’album), Hell Crucificator et Outre-Tombe le vendredi 26 avril 2013 à l’Agitée
C’est bien connu, la ville de Québec regorge d’excellentes formations dans l’impitoyable genre musical qu’est le Black Metal. Cependant, lorsqu’on pense au True Black Metal, la forme la plus malsaine et agressive du genre, Svalbard est un nom qui devrait immédiatement apparaître dans votre esprit. En effet, le quatuor ayant vu le jour sous sa première incarnation en 2002, a réussi à mener sa barque jusqu’à ce jour, malgré le tumulte et les changements de membres, en produisant une musique fidèle à l’esprit haineux et je-m’en-foutiste requis par le courant en question. Après 11 ans d’existence et de nombreuses sorties auto produites sur le petit label des frères Yan « Zulnoch »Dugas (batterie) et Max « Myth Croth » Dugas (guitare/backvocal) (HSP productions) Svalbard lançait enfin son premier album pleine longueur intitulé, The Fall, à l’Agitée vendredi passé. Pour l’occasion, les frangins avaient concocté un programme varié de groupes émergents. Nous aurions donc droit à du bon vieux Death/Thrash avec Outre-Tombe (Qc), du Death Metal Old-School avec Hell Crucificator (Saguenay), du Crossover Thrash Metal avec Sights of War (Sherbrooke) et au « Disgusted metal » (en fait un amalgame de Crust Punk et de Black Metal d’esthétique plutôt dépressive) de Putamen Insula (MTL). La soirée s’annonçait donc bien malsaine et foutrement intéressante.
C’est donc avec hâte que nous nous dirigeâmes, ma jolie compagne et moi, vers l’habituelle Agitée. C’est qu’en plus de tout ce qui a été énoncé précédemment, ayant étudié en Science politique en même temps que Zulnoch, j’ai personnellement eu la chance d’assister aux premiers balbutiements de Svalbard lorsqu’ils se formèrent sous le nom Hollow avec Jeff « Cyroth » Metal au vocal et qu’ils donnèrent leurs tout premiers concerts. De surcroît, j’ai eu la chance de partager la scène avec la formation actuelle il n’y a pas très longtemps, le 1er décembre 2012, lorsque mon groupe (Endless Horizon) lança son album à l’Agitée. J’avais donc bien hâte de revoir les sympathiques frères Dugas et leurs collègues Maxime «Goat » Gauthier-Dionne (ex-Herskip) et Void (basse) et d’en profiter pour leur poser quelques questions sur le passé et le futur de la formation. Nous fîmes donc notre entrée à l’Agitée vers les 19h tapantes où nous fûmes accueillis à bras ouvert par Max Dugas, qui semblait très heureux de nous revoir et qui nous encouragea à prendre nos aises et à aller rencontrer les autres groupes de la soirée au sous-sol, ce que nous nous empressâmes de faire. Nous eûmes donc le plaisir de faire connaissance avec les gars de Sights of War, un groupe qui a commencé comme un duo et qui a évolué vers un quintette de Crossover particulièrement efficace. Je saluai aussi Sovannak, Vincent VDM et Jo de Putamen Insula qui sortira un second album intitulé, Souriez, lors d’un spectacle le 3 mai à Montréal. Ce spectacle sera aussi leur dernier en tant que trio, car le bassiste quittera la formation pour se concentrer sur d’autres projets. Ceux-ci continueront en tant que duo d’après les informations que j’ai pu glaner. J’y rencontrai finalement Ulysse « Cobra » Nadeau, guitariste d’Outre-Tombe qui me parla brièvement de l’évolution de ce groupe du Thrash/Speed Metal vers le Death/Thrash de la vieille école. J’eus ensuite la chance de m’entretenir brièvement avec le chanteur et le guitariste de Svalbard sur l’histoire de son entrée dans la formation. Officiant d’abord dans le défunt groupe local de Black Metal Herskip, celui-ci joignit Svalbard peu après leur dissolution intervenue suite à un spectacle au Saguenay qui se termina par l’internement de leur guitariste à Robert-Giffard, vers 2010. Svalbard évoluait à ce moment sous la forme d’un trio, ayant subi la perte de leur chanteur original qui partît en 2006 en voyage en Océanie et en Asie et la perte de leur guitariste Ulroth qui s’était établi à Sept-Îles. Ils furent donc heureux d’accueillir Goat au sein de leur groupe. Nous échangeâmes aussi sur leurs projets futurs, eux qui souhaitent sortir de Québec pour jouer au Saguenay et à Montréal dans un avenir rapproché. À ce moment, je pus constater que plusieurs membres de la scène métal de Québec répondaient à l’appel : Pat Monarque, Fiel (Grimoire, Forteresse, Csejthe), Yvan Létourneau (Phosphorus), Stan Stefanovski (Phosphorus) ainsi que Haze et Goliatt de Morgue entre autres, mais que la foule restait plutôt maigre, ce qui poussa les organisateurs à retarder l’entrée en scène d’Outre-Tombe de 20 h 30 à 21 h 30. Nous continuâmes donc de faire le plein de houblon jusqu’à ladite entrée en scène.
C’est donc devant un public assez intime de connaisseurs, d’amis et de membres de la scène qu’Outre-Tombe s’installa pour nous livrer leur prestation. Le trio composé Fred « Crachat » Tremblay à la basse (qui officie aussi à la guitare et au vocal dans le groupe Death Kaotik), de Nicholas « Vitesse » Gagné à la batterie (qui est aussi batteur dans Phosphorus) et d’Ulysse « Cobra » Nadeau (ex-Saccage) à la guitare pratiquent une mixture de Death Metal fortement teintée de Thrash Metal qu’on croirait tout droit sortie de l’époque glorieuse de la fin des années 1980 et du début des années 1990. Autopsy, Death (les premiers opus), Deicide, Entombed, Sepultura et même le Darkthrone de l’album Soulside Journey (1990) sont des noms qui viennent à l’esprit lorsqu’on écoute leur musique. C’est violent, c’est très gras et c’est rapide comme un train sans pilote. Côté scénique, bien qu’il était évident de par la justesse de leur interprétation et de leur son que les gars n’en étaient pas à leurs premières armes, leur représentation souffrit d’une tendance un peu statique. En effet, les membres du groupe, qui ne semblent pas avoir eu la chance de se produire souvent ensemble dans la dernière année, me paraissaient un peu nerveux et figés, à l’exception du batteur plus démonstratif. Quoi qu’il en soit, nous eûmes droit à une solide sélection de chansons du groupe et les réactions de la salle démontraient une bonne appréciation de leur musique, qui nous plongeait dans une époque révolue, mais ô combien électrisante. Outre-Tombe sera donc un groupe de Québec à surveiller à l’avenir et je crois qu’ils ont un énorme potentiel de réussite.


Le second groupe à faire son entrée sur scène fut Hell Crucificator, un groupe de Death Metal du Saguenay. Ayant déjà joué avec eux le 1er décembre à Québec quelle ne fut pas ma surprise de constater que groupe a subi entre-temps la perte de son chanteur, rôle maintenant exécuté par le bassiste. La formation actuelle comprend donc : Karl Tremblay à la basse et au chant, les solistes Guillaume Simard et Tommy Gilbert aux guitares et Michel Gagné-Bouchard à la batterie (qui est aussi batteur pour Deathroner). Ceux-ci jouent un Death Metal très vintage où on reconnaît des fortes influences de Cannibal Corpse, Morbid Angel (particulièrement, dans les échanges de soli des guitaristes) et Slayer. Leur exécution en ce vendredi soir était très énergique, mouvementée et précise lorsqu’ils nous livrèrent une sélection des pièces de leur album Evil Never Dies (2012). Le bassiste n’a eu aucune difficulté à bien rendre les parties de chant sur scène, mais semblait avoir un peu plus de difficulté dans son interaction avec la foule. En effet, celui-ci semblait parfois ne pas trop savoir quoi dire et s’emmêler dans ses mots. Toutefois, c’est bien la seule faiblesse que j’ai pu relever dans leurs set de compositions originales et je crois que cela s’arrangera avec l’expérience. Les gars d’Hell Crucificator nous réservaient aussi une petite surprise pour la fin de leur prestation. En effet, ceux-ci avaient préparé des reprises avec un chanteur invité. Cependant, le choix de ces reprises était plutôt inusité pour un groupe de Death Metal. Nous eûmes en effet droit à des interprétations très près des originales de « Phantom of The Opera » d’Iron Maiden, « Iron Man » de Black Sabbath et « Ace of Spades » de Motörhead. Quoiqu’en général très bien rendu, le groupe sembla connaître quelques petites ratées au cours de cette finale et le choix des pièces sembla perdre quelques spectateurs qui sortirent prendre l’air. Pour ma part je trouvai cette surprise plutôt sympathique.


Après ces deux entrées en matière de bonne qualité, c’était maintenant aux vétérans de Svalbard de lancer leur album avec une prestation endiablée. Dépourvus de leurs corpsepaints habituels en raison d’un problème d’absence de blanc, les quatre morts-vivants entamèrent leur quart de travail avec la violente et excellente « Viking Raiders » issue de leur tout nouvel opus. Aussitôt, nous pûmes remarquer les points saillants de leur musique : un True Black Metal sans compromis marqué par des motifs cycliques typiques de guitare, des blastbeats sans merci, certaines influences grindcore qui rappellent parfois le vieux Impaled Nazarene (probablement issue de l’époque où les frères Dugas évoluaient dans Matière Fécale) et la dégaine inhabituellement (pour le genre) décontractée de Goat, le chanteur au gigantesque crucifix inversé de bois. Celui-ci fait fi, excepté pour sa ceinture de balles et son immense pendentif, de toutes les conventions stylistiques du Black Metal en se présentant sur scène en jeans baggy et en souliers de skate, ce que je trouve particulièrement rafraîchissant. Son vocal composé de grognements et de hurlements bien malsains convient particulièrement bien à la musique de Svalbard. Poursuivant avec plusieurs pièces de leur nouvel effort, dont la mémorable « For The North », l’éponyme « The Fall » et d’autres pièces tirées de leurs démos et EP précédents, Svalbard parvint sans problème à déchaîner les ardeurs de la cinquantaine de spectateurs présents qui s’en donnèrent à cœur joie dans la fosse. Le bassiste « Void », qui dû jouer sans distorsion en raison d’un problème de pédale, semblait quant à lui être un peu plus stressé et statique qu’à l’habitude, alors que les deux frères Dugas avaient un plaisir évident à nous casser la figure avec leur jeu organique. Ce fut donc un spectacle de lancement bien réussi pour Svalbard, dont le chanteur lança littéralement un cd dans la foule d’ailleurs, qui confirme leur statut de vétérans de la scène Black à Québec. Ma seule réserve est que j’aurais aimé un peu plus de mouvement et de regards agressifs de la part du chanteur et du bassiste durant leur prestation.



Malheureusement, et c’est quelque chose que je déteste, la salle se vida de beaucoup juste avant l’entrée en scène des Sherbrookois de Sights of War. En effet, c’est une tendance que j’observe souvent à Québec : les gens quittent souvent après le passage des groupes locaux, ce que je trouve vraiment irrespectueux. Ces groupes de l’extérieur se tapent la route et l’organisation pour venir vous livrer leur musique et vous foutez le camp avant leur entrée en scène. Il est vrai que ce spectacle a commencé plutôt tardivement et qu’il y avait cinq groupes au programme, mais on était vendredi soir : donnez-leur une chance s’il vous plaît! Toutefois, Rodolphe « Invocator » Ménard (guitare soliste), JF « Occultor » Ouimet (chant), Marc-Étienne Morin (basse), Martin Bolduc (batterie) et Mathieu Gosselin (guitare) s’installèrent rapidement pour nous présenter leur musique. Ceux-ci pratiquent un mélange habile de Punk, de Thrash, de Black de Speed Metal qui nous rappelle des groupes tels que : Darkthrone, Toxic Holocaust, Inepsy, Discharge, Celtic Frost, Sodom…etc. Leur prestation fut particulièrement efficace et bien rodée. On avait devant nous des musiciens expérimentés qui savent comment donner un bon spectacle. Enlevante, la prestation fut de (trop) courte durée, comme le signala l’insistance des quelques irréductibles de la salle, qui aurait bien souhaité un rappel. Je vous recommande donc d’aller vous renseigner sur cette formation, ils ont deux sorties à leur actif : Anthology of Destruction (Demo 2012) et For I am…(EP 2012), tous deux sur HSP.





C’est donc devant une foule grandement décimée que Putamen Insula entra en scène vers 1 h du matin. Le trio montréalais existe depuis 2008 et joue un mélange de Punk et de Black Metal qui me rappelle beaucoup la musique de Peste Noire. Dotés d’une énergie et d’une présence scénique hautaine et malsaine très adaptées à leur musique, ceux-ci nous présentèrent un très bon set d’environ 45 minutes. Sovannak, le chanteur et guitariste de la formation nous livra des motifs très violents et entraînants couplés de ses hurlements aigus et disjonctés, tout en ne ratant aucune occasion de se frapper la tête avec une bouteille de bière pour en faire jaillir le sang. Le batteur livra les traditionnels blastbeats réclamés par le Black Metal, entrecoupés de parties plus organiques dans les motifs plus punks. La basse, bien présente et distordue, venait ajouter profondeur et couleur à l’ensemble. Une autre performance de qualité en ce vendredi soir et je dois avouer que j’ai été bien impressionné par la musique de ces Montréalais, qui passe sans problème le test du live. Si vous êtes fanatiques du genre je vous conseille d’aller écouter leurs albums : Putamen Insula (2011) et le futur, Souriez, à paraître le 3 mai 2013. Pour notre part, le spectacle se termina donc peu avant 2 h et nous restâmes encore sur place pour prendre quelques verres en la bonne compagnie des gars de Svalbard!

En conclusion, HSP productions nous avait préparé un excellent spectacle en cette soirée de lancement de l’album The Fall des expérimentés musiciens de Svalbard. Malgré quelques anicroches reliées au stress et au manque d’expérience de certains des groupes présents, la qualité des groupes présentés varia entre très prometteuse et très élevée. La seule véritable ombre au tableau vient de la participation inégale de la foule, qui aurait dû être beaucoup plus nombreuse et constante à mon avis. Il est vrai que le spectacle a commencé de façon tardive et que l’affiche ne comprenait pas de grosses vedettes, mais la qualité des groupes québécois présents aurait dû attirer beaucoup plus de gens et les faire rester jusqu’à la fin, un vendredi soir qui plus est! Pour terminer, je remercie chaleureusement les frères Dugas pour l’accès au spectacle. Longue vie à HSP productions!
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas

by Dave Rouleau | Avr 29, 2013 | Critiques de Shows, Uncategorized
Putamen Insula, Sights of War, Svalbard (lancement d’album), Hell Crucificator et Outre-Tombe le vendredi 26 avril 2013 à l’Agitée
C’est bien connu, la ville de Québec regorge d’excellentes formations dans l’impitoyable genre musical qu’est le Black Metal. Cependant, lorsqu’on pense au True Black Metal, la forme la plus malsaine et agressive du genre, Svalbard est un nom qui devrait immédiatement apparaître dans votre esprit. En effet, le quatuor ayant vu le jour sous sa première incarnation en 2002, a réussi à mener sa barque jusqu’à ce jour, malgré le tumulte et les changements de membres, en produisant une musique fidèle à l’esprit haineux et je-m’en-foutiste requis par le courant en question. Après 11 ans d’existence et de nombreuses sorties auto produites sur le petit label des frères Yan « Zulnoch »Dugas (batterie) et Max « Myth Croth » Dugas (guitare/backvocal) (HSP productions) Svalbard lançait enfin son premier album pleine longueur intitulé, The Fall, à l’Agitée vendredi passé. Pour l’occasion, les frangins avaient concocté un programme varié de groupes émergents. Nous aurions donc droit à du bon vieux Death/Thrash avec Outre-Tombe (Qc), du Death Metal Old-School avec Hell Crucificator (Saguenay), du Crossover Thrash Metal avec Sights of War (Sherbrooke) et au « Disgusted metal » (en fait un amalgame de Crust Punk et de Black Metal d’esthétique plutôt dépressive) de Putamen Insula (MTL). La soirée s’annonçait donc bien malsaine et foutrement intéressante.
C’est donc avec hâte que nous nous dirigeâmes, ma jolie compagne et moi, vers l’habituelle Agitée. C’est qu’en plus de tout ce qui a été énoncé précédemment, ayant étudié en Science politique en même temps que Zulnoch, j’ai personnellement eu la chance d’assister aux premiers balbutiements de Svalbard lorsqu’ils se formèrent sous le nom Hollow avec Jeff « Cyroth » Metal au vocal et qu’ils donnèrent leurs tout premiers concerts. De surcroît, j’ai eu la chance de partager la scène avec la formation actuelle il n’y a pas très longtemps, le 1er décembre 2012, lorsque mon groupe (Endless Horizon) lança son album à l’Agitée. J’avais donc bien hâte de revoir les sympathiques frères Dugas et leurs collègues Maxime «Goat » Gauthier-Dionne (ex-Herskip) et Void (basse) et d’en profiter pour leur poser quelques questions sur le passé et le futur de la formation. Nous fîmes donc notre entrée à l’Agitée vers les 19h tapantes où nous fûmes accueillis à bras ouvert par Max Dugas, qui semblait très heureux de nous revoir et qui nous encouragea à prendre nos aises et à aller rencontrer les autres groupes de la soirée au sous-sol, ce que nous nous empressâmes de faire. Nous eûmes donc le plaisir de faire connaissance avec les gars de Sights of War, un groupe qui a commencé comme un duo et qui a évolué vers un quintette de Crossover particulièrement efficace. Je saluai aussi Sovannak, Vincent VDM et Jo de Putamen Insula qui sortira un second album intitulé, Souriez, lors d’un spectacle le 3 mai à Montréal. Ce spectacle sera aussi leur dernier en tant que trio, car le bassiste quittera la formation pour se concentrer sur d’autres projets. Ceux-ci continueront en tant que duo d’après les informations que j’ai pu glaner. J’y rencontrai finalement Ulysse « Cobra » Nadeau, guitariste d’Outre-Tombe qui me parla brièvement de l’évolution de ce groupe du Thrash/Speed Metal vers le Death/Thrash de la vieille école. J’eus ensuite la chance de m’entretenir brièvement avec le chanteur et le guitariste de Svalbard sur l’histoire de son entrée dans la formation. Officiant d’abord dans le défunt groupe local de Black Metal Herskip, celui-ci joignit Svalbard peu après leur dissolution intervenue suite à un spectacle au Saguenay qui se termina par l’internement de leur guitariste à Robert-Giffard, vers 2010. Svalbard évoluait à ce moment sous la forme d’un trio, ayant subi la perte de leur chanteur original qui partît en 2006 en voyage en Océanie et en Asie et la perte de leur guitariste Ulroth qui s’était établi à Sept-Îles. Ils furent donc heureux d’accueillir Goat au sein de leur groupe. Nous échangeâmes aussi sur leurs projets futurs, eux qui souhaitent sortir de Québec pour jouer au Saguenay et à Montréal dans un avenir rapproché. À ce moment, je pus constater que plusieurs membres de la scène métal de Québec répondaient à l’appel : Pat Monarque, Fiel (Grimoire, Forteresse, Csejthe), Yvan Létourneau (Phosphorus), Stan Stefanovski (Phosphorus) ainsi que Haze et Goliatt de Morgue entre autres, mais que la foule restait plutôt maigre, ce qui poussa les organisateurs à retarder l’entrée en scène d’Outre-Tombe de 20 h 30 à 21 h 30. Nous continuâmes donc de faire le plein de houblon jusqu’à ladite entrée en scène.
C’est donc devant un public assez intime de connaisseurs, d’amis et de membres de la scène qu’Outre-Tombe s’installa pour nous livrer leur prestation. Le trio composé Fred « Crachat » Tremblay à la basse (qui officie aussi à la guitare et au vocal dans le groupe Death Kaotik), de Nicholas « Vitesse » Gagné à la batterie (qui est aussi batteur dans Phosphorus) et d’Ulysse « Cobra » Nadeau (ex-Saccage) à la guitare pratiquent une mixture de Death Metal fortement teintée de Thrash Metal qu’on croirait tout droit sortie de l’époque glorieuse de la fin des années 1980 et du début des années 1990. Autopsy, Death (les premiers opus), Deicide, Entombed, Sepultura et même le Darkthrone de l’album Soulside Journey (1990) sont des noms qui viennent à l’esprit lorsqu’on écoute leur musique. C’est violent, c’est très gras et c’est rapide comme un train sans pilote. Côté scénique, bien qu’il était évident de par la justesse de leur interprétation et de leur son que les gars n’en étaient pas à leurs premières armes, leur représentation souffrit d’une tendance un peu statique. En effet, les membres du groupe, qui ne semblent pas avoir eu la chance de se produire souvent ensemble dans la dernière année, me paraissaient un peu nerveux et figés, à l’exception du batteur plus démonstratif. Quoi qu’il en soit, nous eûmes droit à une solide sélection de chansons du groupe et les réactions de la salle démontraient une bonne appréciation de leur musique, qui nous plongeait dans une époque révolue, mais ô combien électrisante. Outre-Tombe sera donc un groupe de Québec à surveiller à l’avenir et je crois qu’ils ont un énorme potentiel de réussite.


Le second groupe à faire son entrée sur scène fut Hell Crucificator, un groupe de Death Metal du Saguenay. Ayant déjà joué avec eux le 1er décembre à Québec quelle ne fut pas ma surprise de constater que groupe a subi entre-temps la perte de son chanteur, rôle maintenant exécuté par le bassiste. La formation actuelle comprend donc : Karl Tremblay à la basse et au chant, les solistes Guillaume Simard et Tommy Gilbert aux guitares et Michel Gagné-Bouchard à la batterie (qui est aussi batteur pour Deathroner). Ceux-ci jouent un Death Metal très vintage où on reconnaît des fortes influences de Cannibal Corpse, Morbid Angel (particulièrement, dans les échanges de soli des guitaristes) et Slayer. Leur exécution en ce vendredi soir était très énergique, mouvementée et précise lorsqu’ils nous livrèrent une sélection des pièces de leur album Evil Never Dies (2012). Le bassiste n’a eu aucune difficulté à bien rendre les parties de chant sur scène, mais semblait avoir un peu plus de difficulté dans son interaction avec la foule. En effet, celui-ci semblait parfois ne pas trop savoir quoi dire et s’emmêler dans ses mots. Toutefois, c’est bien la seule faiblesse que j’ai pu relever dans leurs set de compositions originales et je crois que cela s’arrangera avec l’expérience. Les gars d’Hell Crucificator nous réservaient aussi une petite surprise pour la fin de leur prestation. En effet, ceux-ci avaient préparé des reprises avec un chanteur invité. Cependant, le choix de ces reprises était plutôt inusité pour un groupe de Death Metal. Nous eûmes en effet droit à des interprétations très près des originales de « Phantom of The Opera » d’Iron Maiden, « Iron Man » de Black Sabbath et « Ace of Spades » de Motörhead. Quoiqu’en général très bien rendu, le groupe sembla connaître quelques petites ratées au cours de cette finale et le choix des pièces sembla perdre quelques spectateurs qui sortirent prendre l’air. Pour ma part je trouvai cette surprise plutôt sympathique.


Après ces deux entrées en matière de bonne qualité, c’était maintenant aux vétérans de Svalbard de lancer leur album avec une prestation endiablée. Dépourvus de leurs corpsepaints habituels en raison d’un problème d’absence de blanc, les quatre morts-vivants entamèrent leur quart de travail avec la violente et excellente « Viking Raiders » issue de leur tout nouvel opus. Aussitôt, nous pûmes remarquer les points saillants de leur musique : un True Black Metal sans compromis marqué par des motifs cycliques typiques de guitare, des blastbeats sans merci, certaines influences grindcore qui rappellent parfois le vieux Impaled Nazarene (probablement issue de l’époque où les frères Dugas évoluaient dans Matière Fécale) et la dégaine inhabituellement (pour le genre) décontractée de Goat, le chanteur au gigantesque crucifix inversé de bois. Celui-ci fait fi, excepté pour sa ceinture de balles et son immense pendentif, de toutes les conventions stylistiques du Black Metal en se présentant sur scène en jeans baggy et en souliers de skate, ce que je trouve particulièrement rafraîchissant. Son vocal composé de grognements et de hurlements bien malsains convient particulièrement bien à la musique de Svalbard. Poursuivant avec plusieurs pièces de leur nouvel effort, dont la mémorable « For The North », l’éponyme « The Fall » et d’autres pièces tirées de leurs démos et EP précédents, Svalbard parvint sans problème à déchaîner les ardeurs de la cinquantaine de spectateurs présents qui s’en donnèrent à cœur joie dans la fosse. Le bassiste « Void », qui dû jouer sans distorsion en raison d’un problème de pédale, semblait quant à lui être un peu plus stressé et statique qu’à l’habitude, alors que les deux frères Dugas avaient un plaisir évident à nous casser la figure avec leur jeu organique. Ce fut donc un spectacle de lancement bien réussi pour Svalbard, dont le chanteur lança littéralement un cd dans la foule d’ailleurs, qui confirme leur statut de vétérans de la scène Black à Québec. Ma seule réserve est que j’aurais aimé un peu plus de mouvement et de regards agressifs de la part du chanteur et du bassiste durant leur prestation.



Malheureusement, et c’est quelque chose que je déteste, la salle se vida de beaucoup juste avant l’entrée en scène des Sherbrookois de Sights of War. En effet, c’est une tendance que j’observe souvent à Québec : les gens quittent souvent après le passage des groupes locaux, ce que je trouve vraiment irrespectueux. Ces groupes de l’extérieur se tapent la route et l’organisation pour venir vous livrer leur musique et vous foutez le camp avant leur entrée en scène. Il est vrai que ce spectacle a commencé plutôt tardivement et qu’il y avait cinq groupes au programme, mais on était vendredi soir : donnez-leur une chance s’il vous plaît! Toutefois, Rodolphe « Invocator » Ménard (guitare soliste), JF « Occultor » Ouimet (chant), Marc-Étienne Morin (basse), Martin Bolduc (batterie) et Mathieu Gosselin (guitare) s’installèrent rapidement pour nous présenter leur musique. Ceux-ci pratiquent un mélange habile de Punk, de Thrash, de Black de Speed Metal qui nous rappelle des groupes tels que : Darkthrone, Toxic Holocaust, Inepsy, Discharge, Celtic Frost, Sodom…etc. Leur prestation fut particulièrement efficace et bien rodée. On avait devant nous des musiciens expérimentés qui savent comment donner un bon spectacle. Enlevante, la prestation fut de (trop) courte durée, comme le signala l’insistance des quelques irréductibles de la salle, qui aurait bien souhaité un rappel. Je vous recommande donc d’aller vous renseigner sur cette formation, ils ont deux sorties à leur actif : Anthology of Destruction (Demo 2012) et For I am…(EP 2012), tous deux sur HSP.





C’est donc devant une foule grandement décimée que Putamen Insula entra en scène vers 1 h du matin. Le trio montréalais existe depuis 2008 et joue un mélange de Punk et de Black Metal qui me rappelle beaucoup la musique de Peste Noire. Dotés d’une énergie et d’une présence scénique hautaine et malsaine très adaptées à leur musique, ceux-ci nous présentèrent un très bon set d’environ 45 minutes. Sovannak, le chanteur et guitariste de la formation nous livra des motifs très violents et entraînants couplés de ses hurlements aigus et disjonctés, tout en ne ratant aucune occasion de se frapper la tête avec une bouteille de bière pour en faire jaillir le sang. Le batteur livra les traditionnels blastbeats réclamés par le Black Metal, entrecoupés de parties plus organiques dans les motifs plus punks. La basse, bien présente et distordue, venait ajouter profondeur et couleur à l’ensemble. Une autre performance de qualité en ce vendredi soir et je dois avouer que j’ai été bien impressionné par la musique de ces Montréalais, qui passe sans problème le test du live. Si vous êtes fanatiques du genre je vous conseille d’aller écouter leurs albums : Putamen Insula (2011) et le futur, Souriez, à paraître le 3 mai 2013. Pour notre part, le spectacle se termina donc peu avant 2 h et nous restâmes encore sur place pour prendre quelques verres en la bonne compagnie des gars de Svalbard!

En conclusion, HSP productions nous avait préparé un excellent spectacle en cette soirée de lancement de l’album The Fall des expérimentés musiciens de Svalbard. Malgré quelques anicroches reliées au stress et au manque d’expérience de certains des groupes présents, la qualité des groupes présentés varia entre très prometteuse et très élevée. La seule véritable ombre au tableau vient de la participation inégale de la foule, qui aurait dû être beaucoup plus nombreuse et constante à mon avis. Il est vrai que le spectacle a commencé de façon tardive et que l’affiche ne comprenait pas de grosses vedettes, mais la qualité des groupes québécois présents aurait dû attirer beaucoup plus de gens et les faire rester jusqu’à la fin, un vendredi soir qui plus est! Pour terminer, je remercie chaleureusement les frères Dugas pour l’accès au spectacle. Longue vie à HSP productions!
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas

by Jonathan Blais | Avr 28, 2013 | Uncategorized
Rassemblez une gang de malades mentaux dans une salle de la rue St-Laurent, donnez des instruments à certains d’entre-eux, fermez les portes… et subissez-en les conséquences!
Heureusement, tout s’est bien passé ce samedi 27 avril aux Katacombes. Tout le monde (j’espère…) est sorti vivant et satisfait (j’en suis sûr…) de cette soirée planifiée par Productions Kranium, véritable »thrash-o-rama », où les fous notoires de Powered by Death, Citizen Vicious et Branded by Pain avaient carte blanche pour détruire tympans, foies et santés mentales.
Il est 9h tapant quand l’boss d’Ondes Chocs, le seul et unique (une criss de chance…) Dave Rouleau, saute sur le stage pour présenter les boys de Powered by Death. À chaque fois que j’entends ce groupe, j’en viens inévitablement à 2 constats:
1- Soit les gars ont passés les 25 dernières années congelés dans le fond d’un congélateur lors d’une tournée à trop se maganer et sont sortis de leur hibernation involontaire il y a 2 ans.
2- Les 4 membres du band souffrent d’une sévère condition psychiatrique qui leur fait croire que l’on est en 1988, leur forçant à jouer du métal sans »breakdowns », chants lamentés ou beurré d’effets.
Mais que ce soit une ou l’autre de ces possibilités, cela fait le bonheur des amateurs de thrash brutal. Les gros riffs sales nous sautent en pleine face, rapides et cinglants. Les beats sont accrocheurs à souhait et la vitesse d’exécution, tout comme l’intensité, nous laisse bouche bée. Bon, d’accord, les références ici sont multiples (Sodom, Sepultura, Exodus…) mais les 4 montréalais ajoutent leur touche personnelle aux compositions et une chose est certaine, c’est que c’est totallement inévitable de ne pas headbanger sur leurs puissants hymnes thrash metal.

Le temps de s’abreuvoir au bar et c’est au tour de Citizen Vicious de déverser sa folie. Véritables schizophrènes, leurs personalités jonglant entre le rock and roll sanglant et le hardcore, les 4 longueuilois était incontestablement en feu ce soir là. Entre la tristesse de jouer pour une dernière fois avec leur drummer, qui sera remplacé par Pascal Langevin à l’avenir et la bonne nouvelle du résultat positif du processus de reproduction du chanteur, les vicieux citoyens se sont donnés à fond sur scène, balançant pièces après pièces à un train d’enfer. Les mélodies rock and roll, suintant l’alcool, le cul, le gaz et les excès, jouées violement, côtoient à merveille la voix abrasive et aggressive du chanteur. Fidèle à sa réputation de méchants malades, on a droit à du calage de bière à l’entonnoir, un duo vocal en compagnie de JeanFeu de Burning the Opressor et même d’une reprise survoltée de »Born to Be Wild »… bref, tout ce que ça prends pour continuer le party déjà bien entamé.



Dave » l’homme derrière Ondes Chocs, qui, malgré la voix maganés et la fatigue, ne recule devant rien pour s’assurer que le monde trippe sur la scène métal d’icitte » présente pour une troisìème et dernière fois les bands présents, présentation entrecoupée de concour de screams et d’un wake-up call de Jean »BTO » Feu à propos de notre responsabilité d’encourager les bands locaux en achetant leur marchandise. Et ce soir-là, eh bien c’est vers la portion de »table de merch » de Branded by Pain que nous nous devions de dépenser quelques piasses (sans pour autant négliger les 2 autres), car le trio de la Rive-Sud lançait leur album »Among The Mad ». Je dois vous avouer que je n’ai pas encore entendu le résultat, mais une chose est sûre, c’est que ce sera sûrement le catalyseur de mes périodes de rage et de mon besoin de défoulement. Une bonne grosse »shot su à yeule », qui nous arrive quelques instants après une longue intro instrumentale, sombre et lente. Une voix empreinte de misanthropisme, appuyée par un gros son aussi sale et tranchant que la lame d’un psychopathe. Les tempos se suivent, parfaitement enchainés, mais varient de pièces en pièces. On a droit à du gros blastbeat, des moments un peu plus lourds et quelques touches de hardcore. La foule d’une soixantaine de personnes semble soudain doubler lorsque les fans de Suffocation, qui jouaient à quelques rues de là, remplissent un peu plus le mosh-pit, aidant à soulever les quelques débiles mentaux qui se jettent de la scène. C’est vers un peu plus de minuit que Branded by Pain assène sa dernière charge de rage, nous invitant à continue le party avec eux.



Rassembler trois groupes différents,sans artifices, bourrés de talent et d’une folie contagieuse, tel était le plan des Productions Kranium
pour ce show. Eh bien mission accompli! Et espèrant que l’Institut Pinel et Louis-H Lafontaine laissent ressortir cette gang de malades le temps de bien d’autres shows encore…
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Jon B
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