Sonum Fest 2026 @ Québec – 15 au 17 mai 2026
Voici le retour complet de notre chroniqueur Christian Lamtohe sur l’édition 2026 du Sonum Fest de Québec qui a lieu au Studio Sonum du 15 au 17 mai 2026 et qui mettait à l’affiche une quantité impressionnante de formation québécoise underground.
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Jour 1 – 15 mai 2026
Nous revoilà pour l’ouverture de la troisième édition du Sonum Fest, au Studio Sonum, 25 Bigaouette à Québec city. Plusieurs formations de cette ville-ci sont présentes en fin de semaine, d’autres viennent de loin, pour participer à ce bel événement annuel, qui met en valeur, en grande partie, nos formations de l’underground. Elles viennent nous partager, leur musique, leur talent et leur détermination à s’imposer dans ce monde artistique sans pitié, mais toujours ouvert à nous éblouir, entre autre, face à notre culture québécoise. Des noms reconnus, des surprises, des découvertes, des rencontres, des rires et une couche formidable de passion, voilà ce qui décrit bien le Sonum Fest. Toujours dans une approche de simplicité et de camaraderie, un festival où l’on se sent chez soi et qui, année après année, devient un incontournable. Maintenant, parlons des formations musicales qui entament cette première journée de festival au cœur de la capitale.

Tête Volante

Voilà, la Tête Volante prend son envole, Tomy et Jony, duo qui s’échange leurs instruments lors de leur prestation en plus d’être au chant tous les deux. C’est avec la chanson Thérèse, qu’on part le bal. Cette chanson se veut un hommage à Thérèse Drago, connue, entre autres, pour être tenancière du bar La Grande-Hermine sur Cartier. En avance sur son temps, elle fut considérée comme ‘’la travailleuse sociale’’ de l’underground…belle façon de commencer la journée n’est ce pas? On y va avec une folie de distorsion, mais aussi on prend le temps de communiquer avec les premiers festivaliers. une chanson qui m’interpelle: Fond de Tonne, qui aura toute une signification lors de la soirée…mais ce qui se passe au Sonum, reste au Sonum. On s’amuse et on partage, un bon moment pour en terminer avec leur chanson titre: Tête Volante. Ils n’ont pas encore d’album, mais ça ne devrait pas tarder…pour les intéressés, allez voir ce qui est à votre disposition sur bandcamp!
La Discorde

Cette formation de Montréal et St-Jean-sur-Richelieu, est un coup de cœur, en ce début de journée. Cette façon qu’ils ont d’assembler leur musique avec la violoniste Marie-Ève Dubois, qui va dans un folk-classique, mixé à leur rock, m’épate franchement. Avec Drogue Deux, pièce dynamique dans sa rythmique. Fuck up Louis, chanson sur les mésaventures d’une personne schizophrène, nous transporte dans un monde où la logique n’est pas demandé, et que dire de Holy Hour (The Cure), remit à leur sauce; une version qui passe très bien et est apprécié par par les curieux comme moi. 8080, une pièce spéciale pour moi avec un mouvement de nostalgie et une connexion avec violon et cloche à vache au drum…et la combinaison fonctionne à merveille…rien de trop beau pour mes oreilles. Pour ce qui est d’Astro, pièce amusante et vibrante et Roulette Russe avec son feeling de fanfare rock, le temps passe rapidement pour en venir à ma chanson préférée du lot: Surmultiplié, un groove du tonnerre, j’adore. J’ai envi de les revoir rapidement, La Discorde…retenez le nom!
Overlap

Cette formation de Québec existe depuis 2015. Hugo Goyet, par sa voix glam, me transporte dans une autre époque des bands du genre de Boston, Journey, et autre du genre, tout en ayant son cachet propre. Leur rock plus alternatif que les groupes cités donne une belle attitude au ton générale de leur prestation. Going In, déjà, nous donne un bel aperçu de la qualité et du corps, de la substance et de l’énergie qu’ils vont déployer. Dark Road est explosive, Flight 808 va dans l’émotion et Zombie State; funky, qui s’approche d’un post prog bien ficelé. En gros, Overlap est un groupe de rock canadien qui sait se transporter dans nos oreilles et dans notre monde des émotions. Leur prestation se termine avec une demande de rappel général…mais bien sûr ça ne sera pas possible, mais on va les revoir, ça je ne m’en inquiète pas du tout.
The Under Score

Un rock avec attitude, un peu plus crasseux et surtout, parfait pour la longue route dans un bolide avec un moteur qui ronronne. Oui, c’est l’image que j’ai quand j’écoute The Under Score…ça me donne le gout de brûler des pneus sur le Highway. Avec Gary the Cockroach, Bobble Head et Rocking Chair, on ne peut arrêter de se sentir ‘’bad ass’’ et on se retrouve devant une troupe, une machine bien ‘’huilée’’ de part leur performance d’équipe. Dites-moi pas que vous avez manqué cela? Et bien pour les non-présents sachez qu’ils seront au Montecristo de Sainte-Thérèse (samedi 11 Juillet) et seront accompagnés d’Evidence 42, une autre formation que j’ai hâte d’écouter en fin de semaine. Pour en revenir au spectacle, le tout se termine avec The Fate, un slow pour rocker, une balade qui nous rappelle que même si on est un ‘’bad guy’’, on a toujours une place plus ‘’soft’’ à exploiter. J’en profite du même coup pour vous parler du bassiste Guy Léonard et vous inviter à l’écouter sur les ondes de LCRS Musique Rock Québec: Les Découvertes de Ti-Guy, tous les mercredis…ça c’est rock!
Still to Find

Quand on parle d’une formation qui fait de l’alternatif pop punk rock, je me demande à quoi ça peut bien ressembler. Alors la prestation de ces montréalais de Still To Find, me l’ont expliqué en musique et oui ça a tout son sens. Une musique accessible, punchée, dynamique et qui surtout rayonne par son ambiance positive. On tombe rapidement sous le charme du vocale de Fatima Ba et sur l’orchestration qui l’entoure. Just Kids, un rock tout en douceur et dansant ouvre la marche de leur démonstration sur la plateforme du Sonum. J’adore l’énergie de A Thousand Souls et de Devil in a Fairy Tail. Ils nous captivent et font danser, sous une vague d’ondes libératrices d’un printemps ensoleillé. J’ai conclu aussi que The Hell Song était la touche parfaite pour terminer leur spectacle, qui nous laisse avec un superbe souvenir de leur passage.
Castor

Pardon! Déjà. le headliner!!! Mais que ça passé rapidement. Un band doublement emblématique de notre rock québécois. On m’en a parlé, on me les a vanté; il est temps pour moi de les voir et entendre, j’ai hâte de vivre l’expérience de ces rongeurs de rock! Ça commence bien avec le titre Tiens ma bière, un rock sans compromis, avec une touche The Cult dans son ambiance. Ce que j’adore sur Castor c’est les décisions prises dans la construction de leur pièce, la force groovy de la basse de Thomas Guérette, les solos percutant de Nicky Lapointe, de William Samson à la batterie qui nous rappelle clairement qu’on est dans un show rock et de Shaun Lavallée avec toute son attitude de frontman qui a ce petit je ne sais quoi à la Lucien Francoeur dans son audace. Tous, nous transportant dans leur monde où ça punch peu importe le style qu’ils nous livrent. Qu’on soit dans le rock pur, ‘’bluesé’’ ou avec une touche de reggae, c’est accrocheur et ça me donne le goût d’en parler à tous les bookers de mon patelin (Trois-Rivières). Castor, oui messieurs, ça te termine bien une soirée. C’est avec Fin de Semaine que se termine la première soirée du Sonum Fest et oui, je suis vraiment excité de voir ce qui suit, mais encore bravo à Castor pour avoir créé un moment spécial sur une scène de l’underground. Rock on!
Six formations ce soir, demain la grande journée, soit onze formations…ouf. Mais ça sera bien sûr dans une autre chronique qui suivra celle-ci très rapidement.
-Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground
Tu veux en écouter plus? Tu veux contribuer au succès des bands de l’underground? Voici des liens juste pour toi!
Tête Volante
https://tetevolante.bandcamp.com/track/dow
La Discorde
https://open.spotify.com/artist/7tLbUNc4XLMwPlRytDiENI
Overlap
https://www.youtube.com/@overlapmusicband
The UnderScore
https://theunderscore1.bandcamp.com/music
Still to Find
https://open.spotify.com/artist/58Am7d9fupRxFz44zIV9RE
Castor
https://www.facebook.com/castorGroupeRock/
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Jour 2 – 16 mai 2026
Nous voilà rendus à cette fameuse journée qui est un pur marathon musical. Onze formations vont s’enchaîner, une après l’autre, et ça va nous en mettre plein les oreilles. Une charge de travail impressionnante qui m’est demandée de surcroît, mais un bon test pour ma ‘’dureté du Mental’’. Mais je suis un guerrier, votre chroniqueur de l’underground, qui donnera de son mieux pour vous faire un tableau de cette superbe journée au Studio Sonum.
Martin Butch

Toujours intéressant de voir comment on peut être créatif quand l’on se retrouve seul sur la scène, après avoir mis du temps à écrire, pratiquer, monter ses effets ambiants… personne à se fier dessus, c’est la vie d’un ‘’one man army heavy metal style’’. Martin Butch nous a préparé 12 pièces de son cru qui va du trash, au hardcore et au Death… c’est le gros du mixte dans un mode old school. De titres anglos à francophones, on y met une voix rauque qui donne ce cachet punk-hardcore, encore plus évidente dans une pièce comme Guerre et Chaos. Une pièce qui vient me chercher, avec son style Motorhead est Crucifix Me, un train rock&roll métallisé. Tout ce mélange de vibration reste concis et accrocheur. Dans une pièce instrumentale comme Alerte Rouge, on voit aussi le travail qu’un compositeur comme Martin Butch peut mettre pour en sortir un produit de qualité. Un très bon début de journée avec un son qui a du coffre.
Legion of Decadence

On change de ton complètement. Les ténèbres s’installent pour faire place à une musique black métal mélodique avec un vocal féminin. De plus, avec leur nouvel album, tout frais, tout chaud, No Road Left to Burn (paru le 6 mai 2026), je découvre leurs nouvelles créations avec joie. C’est avec Fearmonger de l’album Checkmate (2025) qu’on se lance avec une harmonie très élevée et la voix de Karine Gagnon, qui nous enchante, s’affirme, prend sa place. Un bel équilibre qui met en place et en éclat, chaque membre, à la poursuite de subtilités et de surprises. Mais la pièce que j’attendais le plus et depuis quelques semaines: Epiphany (les trois parties) était une récompense en soi. Un voyage, dans un monde musical plus black progressif, une odyssée dans le drame et le théâtral, mais avec des parties aussi très rock, surtout sur From Rag to Riches (Epiphany part 2), qui met particulièrement en valeur la basse de William Lafrance et, par la suite, un son qui parfois me rappelle du King Crimson moderne. Pour ceux qui recherchent une belle soirée, aller au Piranha Bar le 6 juin, car ils y performeront, accompagnés de Nail et Callous Breed… ça va être magique!!!
Wodos

Dans le monde de la nouvelle garde du thrash metal québécois, ils sont une force qui est indéniable. On attend Justin, le batteur, qui nous arrive à la dernière minute: histoire de bateau et de monstres marins, mais ça, c’est du délire. On s’installe et, encore une fois, c’est une prestation folle et balistique. J’adore Sacrifice et Crystal Lake, mais chaque chanson est une rafale endiablée. Vous ne connaissez pas? Vous aimez le thrash metal? On va tout de suite chercher leur démo!!! Maintenant, petite surprise pour vous, une entrevue avec Benji, chanteur de la formation, qui nous donne de superbes nouvelles sur la formation et pour les autres formations du genre… bienvenue dans le frigidaire du Sonum:
Morsure

Ils nous arrivent d’un patelin où les épis de blé d’Inde ont des mohawks, où les ratons laveurs sont anarchistes: bienvenue dans le monde de la violence de fond de rang avec Morsure. On les reconnaît par leur punk sans compromis, franc et parfois cynique. Ils vont dans un mode d’écriture intuitif et sans censure. C’est toujours un plaisir pour moi de les voir, car on ne s’ennuie jamais, soit par leur bon vouloir de nous distraire, soit par des événements qui leur échappent… cette fois-ci, c’est la machine à boucane qui avait le ‘’piton collé’’. Au début je croyais à une farce, mais oui, on en a pris plein la gueule! Mais ça ne freine pas le trio de Yan, Yann et Pas Yan, qui jouent dans une ambiance cumulonimbus. Mais en même temps, c’était parfait pour la chanson Stef Carse avec une aura ‘’Pet sematary’’. Pour les fans du genre, n’oubliez pas que Violence de fond de rang (party deux) est disponible depuis quelques mois et de plus, en vinyle, vous avez les deux Ep… génial! À voir bientôt, le 19 juin, au Murdoch (Sherbrooke), ils nous reviennent en première partie de la formation australienne Smash Youth… à ne pas manquer!
Once and For All

Nous voilà dans un mode guttural et cela dès le premier lancer de la formation. En moins d’une minute, on sait qu’on nous amène dans un monde dur, brutal et souffrant. Un modèle d’oppression auditive, dans le bon sens du terme… On sent le poids de la puissance des abysses tout le long du ‘’set’’. Superbe reprise de Sons of Northern Darkness (Immortal). J’aurais aimé vous donner plus d’informations sur cette formation, mais, une chose est certaine: un vocal solide et un superbe travail à la basse, un band solide. Il est temps pour vous, les boys, d’avoir un page (au moins sur Facebook) car il est très possible que les amateurs du genre (death metal) s’intéressent de près à ce que vous faites. Once and For All, ‘’bad ass’’ du début jusqu’à la fin.
Lunasick

Formation qui a son pied à terre en Mauricie, ils nous arrivent avec du matériel neuf et enlevant. Un metal mélodique, metalcore, avec multiples affinités de style. On y retrouve entre autres Julien De Carufel (Nova Spei), Jean-Daniel Poirier (Apocalyptic Fear), Michel Marchand à la guitare, Alexandre Rousseau à la Basse et, bien sûr Lil Jo Monster au chant qui vit une totale renaissance depuis son départ de last Dance Among Wolves. Déjà à l’époque, il était remarquable, mais avec Lunasick, il exploite son vocal avec tant de nouvelles nuances, wow, juste wow. Des textes en anglais et en français avec le même punch, comme pour Et tu Danse à Tue-Tête. Nuances musicales et vocales impressionnantes lors de Decline of Humanity et Wicca. Beau travail les hometown boys!!!
Saule Noir

Encore une fois, une formation de Québec nous revient avec une noirceur digne du Ginnungagap. Un black metal troublant et dominé par un vent d’introspection et de souffrance. Comment oublier cette prière aux ténèbres, mais qui évite la redondance dans le titre Le sombre Mort d’Autrefois. Mais me voilà avec une pièce qui sera ma préférée de la journée, mon ‘’two tumbs up of the day’’, Valse Macabre, qui débute à la guitare sèche et qui nous transporte dans un monde d’émotion vive et lugubre. Ça vous surprend sûrement du fait que je fais rarement de chronique sur le genre, mais la qualité est là, l’émotion est là et la détermination de cette formation à nous faire vivre l’émotion du moment est palpable, superbe pièce. De plus, nous avons la joie de découvrir une nouvelle pièce qui terminera la prestation de ceux-ci: La Vallée de Himmon, lieu des lépreux et pestiférés… m’a obligé à creuser sur le sujet, vraiment intéressant. C’est ce que j’aime de ce style, la recherche, l’intellectuel et l’émotif derrière le macabre.
Sanaga

On revient dans le brutal, à consonance death metal. Sanaga, qui a participé à une entrevue avec Le Pwel de GMPQ il y a peu de temps, nous arrive avec du matériel qui résonne comme une usine à baston. Je n’ai pas eu accès aux informations concernant le titre des chansons et membres, mais je pense reconnaître un ou des membres de Meet the Mailman dans cette formation, si je me trompe, svp, ne pas me lancer de roches. C’est une vague de rudesse sans frein, et captivante comme une longue rivière qui déferle et qui sort de son lit pour nous en mettre plein la gueule. Cette formation de Québec plaira sûrement à toute personne et admirateurs de musique colérique et sans détours. Bang, dans les dents!
Ammo

Toronto, here we go! Heu, non, c’est Toronto qui se déplace au Studio Sonum. Haaaa voilà un bon band de Speed Metal qui me fait penser à des matchs faciles avec des formations
d’ici comme Metallian, Tol ou Noor. Non seulement ils ont la musique, mais aussi les poses du style. Brett Hexx, un frontman clairement chevronné, nous catapulte dans son mode ‘’crazy horse’’ avec les volées de guitares enlevantes. La salle est remplie de gens obnubilés par ce qu’ils entendent, moi de même, je vis un fort moment présent, et l’envie ne me manque pas de laisser mon crayon et ma caméra pour juste être en avant de la scène et faire du headbanging pour un peu moins d’une heure. Ils auraient pu être ‘’headliner’’ de la soirée sans problème, une très belle découverte.
Thunderslave

Les courageux et très sympathiques membres de cette formation mexicaine nous arrivent avec le sourire au lèvre. Je ne me rappelle pas avoir vu une formation qui nous remercie autant d’être présents à leur spectacle. Ils sont fébriles et leur joie du moment est contagieuse. Un mélange de thrash et speed metal ‘’old school’’ qui nous percute avec toute l’énergie et la bienveillance d’un Carlos wild et de ses compères qui déchirent et qui en donnent pour les fins et les fous. Le raz-de-marée commence avec Going Faster qui met le ton de la performance générale. Jake Grease à la batterie est un démon qui ne semble pas être capable de s’essouffler. Hell breaks Loose, que j’écoute présentement chez moi en écrivant, m’a donné comme effet d’acheter leur démo en ligne (bandcamp)…allez-y vous aussi et donnez votre prix. Une acclamation bien méritée pour eux, qui nous arrive de loin et qui repartent eux aussi avec de superbes mémoires de ce spectacle… ils parlent déjà de revenir au Québec, ils nous aiment, et ils font de la musique du tonnerre… si vous entendez parler de Thunderslave, d’un retour dans la belle province… vous vous déplacez!
Fragmatik

Première prestation au Sonum Fest 2025, l’année passée, et nous les revoilà ‘’headline’’ du samedi de ce festival de la musique émergente et underground. Leading Anarchy nous rappelle le succès qui a fait d’eux une curiosité impressionnante dans la relève du thrash l’année passée. Toujours et encore, on à le droit à tout un spectacle, et cela en grande partie avec Gabriel ‘’Crazy Fingers’’ Boucher, qui, entre autres, nous fait un solo à la Eddy Van Halen, très année 80 et de plus en plus rare. Je suis toujours étonné par ce jeune prodige de la guitare. Une autre observation qui est flagrante est l’animation et la présence grandissante aux vocales (choriste) du bassiste Dylan Ramirez. Depuis un an, il a pris des galons et une assurance qui donne vraiment un plus à cette jeune formation. Belle job Dylan! Même si ça ne donne pas de valeur ajoutée au spectacle, il a été le fun d’entendre du Black Sabbath en cover, ce qui permet aussi à nous démontrer la polyvalence de Justin X qui s’installe à ce moment à la batterie. On termine sur Unexpected Visit, et du même coup, je mets un crochet dans ma liste ‘’to do’’ en cette fin de journée, jour 2 du Sonum Fest 2026… on se reprend demain pour une grande finale de dix formations pour la dernière journée du Festival.
-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground
Tu veux en écouter plus? Tu veux contribuer au succès des bands de l’underground? Voici des liens juste pour toi!
Legion of Decadence
https://legionofdecadence.bandcamp.com/music
Wodos
https://wodosband.bandcamp.com/music
Morsure
https://morsureviolencedefondderang.bandcamp.com/music
Lunasick
https://www.youtube.com/@lunasickband
Saule Noir
https://saulenoir.bandcamp.com/track/le-meurtre-du-baron-des-ombres
Sanaga
https://www.facebook.com/profile.php?id=61585662054767
Ammo
https://ammo.bandcamp.com/music
Thunderslave
https://thunderslave.bandcamp.com/album/going-faster
Fragmatik
https://fragmatik.bandcamp.com/music
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Jour 3 – 17 mai 2026
Jamais deux sans trois, nous voilà déjà à la journée de clôture du festival, mais non la moindre, pleine de surprise, de bonne musique et de curieux qui se présentent pour contempler les prouesses de nos formations de l’underground musical québécois. Je suis ‘’top shape’’ et très alerte de ce qui va se passer en cette (enfin) belle journée du dimanche. J’en profite tout de suite pour remercier l’équipe du Sonum qui encore une fois, fut sur la coche, agréable, souriante et vraiment investie dans l’événement. Bravo à toute l’équipe et au gin-concombre svp…On est prêt!
Evidence 42

De Montréal, ils nous arrivent, avec leur rock à saveur côte ouest (alternatif/grunge) bien à l’affiche. Première impression est l’amenée de l’émotion dans le vocal de Simon Rajotte, qui rappelle un mixte dans le grain de voix d’un Kurt Cobain (Nirvana), Gavin Rossdale (Bush) et autres du genre. Parfait pour un début de journée de festival, on nous laisse entrer dans son monde de rock aéré mais très prenant. On commence par nous présenter une nouvelle pièce Guttural God et par la suite The Night qui donne le ton entre autres par la qualité claire des mélodies à la basse. On nous revient avec une autre pièce inédite: Certainly…on est gâté dur!!! The Wish, un rock sombre m’est porté à l’oreille, probablement mon morceau préféré, mais c’est difficile à choisir dans le lot, car c’est succulent de A à Z. Une autre belle découverte, et la journée ne fait que commencer.
Sommdays

Quand l’énergie et l’attitude du rock s’entremêlent avec celle du heavy metal, ça donne Sommdays. Premièrement, ce que j’aime dans un spectacle c’est de voir, des performeurs qui transpirent leur musique, qu’il est évident qu’ils croient totalement à leur musique. Cet exemple je le voit impérativement, d’un vif éclair dans les yeux du frontman de la formation, et ça j’adore. Mon homologue anglais, Chris Lam, dirait: ‘’He totally believe in what he do!’’ Que ce soit en français ou en anglais, ça rentre au poste, mais la palme pour moi, est dans la langue de Molière: Les Bombes. Les solos de guitare d’Alex Lachance, coupent l’air comme une lame de rasoir et les percussions sont guidées par les dieux Ouragans. On sent que le produit est made in Québec et ça me rend fier. Ayez un superbe show à Montréal le 30 mai les boys!
Intensea

Un trois heures de route nous sépare entre le bled du duo d’Intensea et le Studio Sonum. Pour une deuxième année consécutive, ils nous font l’honneur de faire le trajet sur nos
‘’belles’’ routes du Québec et exposer leur talent, celui de faire du rock canadien enlevant. Ce que j’aime du vocale d‘Alex Pagé est, comme des chanteurs comme Peter Gabriel, Fish, Jeff Martin et quelques autres, d’être capable d’aller chercher des notes, qui sont sur le ‘’edge’’ de la fausse note, qui donne c’est effet émotionnel-perte de contrôle, sans faussé…c’est un art en soi et je challenge bien des chanteurs de comprendre et de répliquer: pas mal moins évident qu’on peut le croire. Lost Space est un bel exemple de cela et de l’effet de communion entre les deux artistes.
Subir

Venu d’un monde bien à eux, une vibration et un visuel qui me rappel l’état de mon cerveau avant mon premier café le matin, dans un style black/stoner minimaliste et lourd, mais qui provoque une grande curiosité…j’adore qu’on me bouscule, dans mes attentes… me surprend, me fait sourir et me pousse à découvrir les subtilités que ce jeune trio va m’offrir. L’humour est de mise lors d’une ‘’chorégraphie’’ sur Nain Loup. Le stoner se fait aller dans toutes ses palettes ou tout son prisme, de Peter la Boule à Trou de Loup, on en apprend sur toutes les nuances possibles. On nous interpelle dans Holy Gravy, sur le fait que c’est la 2ème pièce en anglais…vous comprendrez l’humour du fait que nous sommes devant une formation qui fait de l’instrumental. Ils sont originaux et pour pousser sur leur folie, je leur conseillerais fortement de ‘’pimper’’ leur robe de chambre…une formation à découvrir, non t’as subir…ouf (jeux de mot facile).
Grymstoned

Quand je parle de se créer un personnage, une aura, une identité propre, François Savard a clairement bien compris le concept sans pousser sur l’enveloppe, juste nous faire entrer dans un univers qui s’éloigne du casse-croûte musical du déjà vu. J’écoutais et en songe, m’est arrivé Jim Morrison, qui me dit: ‘’ hey man, nice band, great sound…seems to feel at home in this vibe’’…qui suis-je pour m’obstiner avec le frontman de the Doors, même en songe. De toute façon, il a raison, un rock un peu sur le mode stoner, edge psychadelic par moment…moi, j’embarque dans le projet. J’adore aussi le lien entre le vocal principal et le support du choriste, c’est dans le mille. Je n’ai pu m’empêcher d’acheter leur album Blood Shot sur bandcamp pour revivre le moment…Ouroboros, Hypocrite Waltz, Midnight Loner…On veut les entendre encore! Grymstoned, encore une superbe découverte!
Pit Striker

De tous les band de thrash Metal du Québec que j’ai vu en spectacle, c’est sûrement Pit Striker que j’ai vu et écrit le plus dessus et non, je ne suis pas à leur solde, mais clairement fan de leur musique et du talent global de cette formation. Spectacle après spectacle, il démontre une éthique claire face à la qualité de leur performance musicale sur scène…en ce qui concerne l’humour…c’est à la française ha ha ha…je me comprends, hum, donc,
encore une fois, on s’amuse, on écoute un thrash solide, qui selon moi, mérite une plus grande plateforme pour se produire. Les voici d’ailleurs dans une courte entrevue au frais…et on se revoit dans quelques semaines au Gaspésien Metalfest 2026.
Buffalo Theory Mtl

Nous voilà avec une formation de heavy metal saupoudré de stoner. Formé il y a de cela 20 ans, on s’inscrit au tableau des albums quelques années plus tard, avec leur démo Live in studio (2010). L’eau a coulé depuis et nous voilà devant une équipe de choc blindée et talentueuse qui nous sert un programme de concert varié, dans le temps (différent/album) et dans les harmonies. Je suis un big fan du son de Skeptic Knight et Unleash it, qui se succède, mais Du Metal est celle qui m’accroche le plus du lot, un son pour la route, pour lancer des ogives ou juste donner le feeling bad boy, une sonorité qui serait dans mon casque d’écoute très souvent…. et au diable la dépense, j’achète l’album Heavy Ride et le dernier ep El Diablo. Je me sentirais ‘’cheap’’ de ne pas le faire, au nombre de fois que je les ai écoutés! En finissant, superbe travail du frontman Yannick Pilon, prestance sur la coche.
Tunguska Mammoth

Non, ils ne nous arrivent pas de Sibérie, mais ce groupe montréalais à un impact d’une météorite dans le monde du stoner québécois. Je suis totalement émerveillé par leur ep Cactus, que j’ai pu écouter avant de les voir en direct du Studio Sonum. L’effet moustache à la Glenn Hughes (Village People), nous renvoie visuellement sur la côte ouest américaine pour se rappeler de la fondation du style rock lourd, avec distorsions contrôlées et un ascendant de locomotive qui va à fier allure. Maxime Bellerose et sa troupe nous font voyager, entre autres, en mettant de l’avant leur ep Cactus paru en 2025, presque jour pour jour au spectacle actuel. On y voit aussi un petit côté rock garage à la Red Fang, qui pour moi est un ajout si agréable. La chanson La Fuite est, pour moi, une superbe track pour un poursuite de véhicules dans un film policier…le genre qui brise tout sur leurs passage. Si j’avais à booker un show all Stoner dans ma ville: le trio Sons of Arrakis, Sandveiss et Tunguska Mammoth, serait sans contredit mon premier choix.
La Corriveau

Eux aussi, La Corriveau, fête le premier anniversaire de leur dernier album: Metal Witch. Un album qui fut toute une aventure en soit…je n’avais pas vu autant de vidéo pour un album depuis Hysteria de Def Leppard. Pour le spectacle, nous n’aurons pas de claviériste (Mathieux Fiset) qui est dans une aventure bien loin d’ici et les arrangements qui se doivent seront transférés au soin de Marco Thiboutot à la guitare, ce qui passe très bien, entre autres sur Crimson Sky. On nous joue une pièce du premier album, Come to me. La
formation est vraiment en feu et le duo Maxime Bois/Valérie Michaud, sont encore une fois de calibre international, j’en suis jaloux moi qui chlingue au vocal. La surprise de la soirée est de voir arriver Paul Di Giacomo, qui dans le passé, avait participé au premier album sur Your Demise. Ça sera qu’un échauffement pour lui car on le revoit tout de suite avec son band: The Unplugged Band, qui clôturera l’événement.
The Unplugged Band

C’est sur un air de party que se termine la troisième édition du Sonum Fest et on a choisi un groupe de cover pour animer les festivaliers. On y va avec des succès de formations comme The Bad Touch, Blink 182, Bad Religion Eminem, Lady Gaga, Joe Dassin, Rancid, Linking Park et un lot impressionnant de chansons qui se mixte Paul Di Giacomo style…Même les amateurs de metal se laisse aller sur cette fantaisie musicale plus pop, mais très bien ageancée pour que tous aille un fun noir. Alors vous êtes à la recherche d’une formation de cover: The Unplugged Band est sûrement pour votre party!
-Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground
Tu veux en écouter plus? Tu veux contribuer au succès des bands de l’underground? Voici des liens juste pour toi!
Evidence42
https://evidence42.bandcamp.com/music
Sommdays
https://open.spotify.com/artist/1ZmXp5kx1BGFBSnlR8Kp8T
Intensea
https://intensea.bandcamp.com/album/eclipse
Subir
https://subir.bandcamp.com/music
Grymstoned
https://grymstoned.bandcamp.com/
Pit Striker
https://pitstriker.bandcamp.com/album/happy-thrash-friend
Buffalo Theory Mtl
https://buffalotheorymtl.bandcamp.com/music
Tunguska Mammouth
https://tunguskamammoth.bandcamp.com/music
La Corriveau
https://lacorriveau.bandcamp.com/music
On se revoit l’an prochain Sonum Fest !









