Moist @ Théâtre Beanfield, Montréal – 11 décembre 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Lizane Jean lors du spectacle de Moist présenté par Evenko au Théâtre Beanfield de Montréal le 11 décembre 2025.

**Malheureusement, pour des raisons hors de notre contrôle, notre photographe/journaliste n’a pas été en mesure d’assister à la prestation de la première partie, Kandle**

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Moist

Les fans montréalais attendaient depuis 2019 un concert de Moist, et le groupe ne les a certainement pas déçus lors de leur premier de deux spectacles au Théatre Beanfield. Ils ont interprété non moins de 19  chansons issues de leurs cinq albums studio, pour le plus grand plaisir d’un public venu en grand nombre. 

Formé en 1992 à Vancouver, Moist s’est constitué une solide base de fans grâce au succès de son  premier album Silver (1994), suivi deux ans plus tard par Creature. La setlist de ce soir comprenait ces deux albums exceptionnels, le groupe ayant débuté le spectacle en force avec Ophelia, l’un de ses plus grands succès, avant d’enchaîner avec Tangerine, une autre chanson très apprécié du public. Les mains en  l’air, les fans ont chanté à tue-tête chaque mot, Silver étant l’une des chansons les plus bruyantes de la  soirée. C’était également formidable d’entendre certaines des chansons solo de David Usher,  notamment la dramatique et envoûtante Black Black Heart. Le batteur Francis Filion nous a régalé d’un délicieux solo de batterie pendant Black Roses. La foule s’est déchaînée et a sauté tout au long de  Push, un autre moment fort de la soirée. 

Nourri par l’énergie enthousiaste du public, le groupe a enchaîné succès après succès. La nostalgie était  palpable lorsque les fans ont accueilli le chanteur David Usher dans la foule, ce qu’il a l’habitude de  faire, au grand plaisir de tout. Cette générosité de Moist envers leurs fans s’est fait senti tout au long de cette soirée magique. Le groupe était joyeux et en grande forme, et semblait sincèrement heureux et excité de remonter sur scène et de jouer devant une salle presque comble. Avec son ambiance énergique et puissante, le Beanfield était l’endroit idéal pour découvrir l’un des meilleurs concerts de musique  canadienne de cette année. 

Lizane Jean
Journaliste/Photographe

The Tea Party//Headstones//Finger Eleven @ MTelus, Montréal – 3 décembre 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Lizane Jean lors du spectacle de The Tea Party présenté par Evenko au MTelus de Montréal le 3 décembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Headstones et Finger Eleven.

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Retour sur le spectacle

Pas moins de trois groupes canadiens fantastiques ont offert aux Montréalais plus de trois heures de pur bonheur musical, faisant de cette soirée déjà empreinte de nostalgie un véritable festin pour les oreilles et les  yeux. 

Finger Eleven 

L’honneur d’ouvrir le concert est revenu au groupe Finger Eleven, lauréat des prix Juno. Après une longue  intro instrumentale, ils ont démarré en force avec Above, puis enchaîné avec Adrenaline. Oui, l’adrénaline était au rendez-vous, car ils ont vraiment réchauffé la foule et donné le ton pour une soirée de musique canadienne agréable à l’oreille. Le groupe nous a présenté trois chansons de son dernier album Last Night on Earth, sorti il y a tout juste un mois, et les fans ont bruyamment montré leur appréciation en entendant ces  nouveaux joyaux en live pour la première fois ! Bien sûr, les succès internationaux One Thing et Paralyser ont été des moments forts incontestables. Le groupe était soudé et agréable à regarder, en particulier le guitariste Rick Jacket avec ses pitreries endiablées. Le chanteur Scott Anderson a chanté avec passion et  conviction. Finger Eleven a été à la hauteur des attentes et a ouvert la voie à une soirée de classiques  canadiens à la chaîne.  

 

 

Headstones 

Headstones ont offert une performance mémorable avec leur charismatique chanteur Hugh Dillon qui a sauté dans la foule en chantant la première moitié de la chanson d’ouverture Tweeter and the Monkey Man (Travelling Wilbury’s). Originaire de Kingston, en Ontario, le groupe influencé par le punk a interprété onze chansons et a rendu hommage tout au long de son set aux rockeurs canadiens Tragically Hip et à d’autres  groupes. Les Headstones ont offert un set solide et très agréable, pour le plus grand plaisir d’un public enthousiaste. 

 

 

The Tea Party 

Montréal entretient une longue histoire d’amour avec les rockeurs canadiens de The Tea Party. Originaire  de Windsor, en Ontario, et désormais basé à Toronto, le trio a une fois de plus montré à Montréal ce que signifie être au sommet de l’art musical, de la performance et du talent. Le groupe était plus soudé que jamais et a livré un set de dix chansons presque parfait, axé sur les tubes dont la plupart des spectateurs  connaissaient les paroles par cœur. Avec trois groupes à l’affiche, ce n’était pas le moment de se lancer dans des morceaux moins connus. Faisant une entrée fracassante sur scène avec Writing’s on the Wall, le groupe  a enchaîné les tubes tels que The Bazaar, The River et Save Me (qui a fait chanter la foule). Temptation a fait sauter le public devant la scène, puis Winter Solstice, en version acoustique, nous a préparé à une  interprétation enflammée de Sister Awake, ponctuée par un Paint it Black très articulé. De belles images colorées ont défilé sur l’écran derrière le batteur Jeff Burrows, ajoutant une dimension visuelle époustouflante à ce spectacle très énergique ! 

Le son était également très bon depuis différents points de vue dans la salle. Dans l’ensemble, une excellente  soirée de rock canadien. Ne manquez pas cette tournée trans-canadienne si vous le pouvez! 

-Journaliste/Photographe: Lizane Jean

Despised Icon//Beneath The Massacre//Apes//Primal Horde @ Club Soda, Montréal – 7 décembre 2025

Voici le compte rendu de Louise Girard et les photos prises par Emilie Hould lors du spectacle de Despised Icon présenté par Extensive Enterprise & Heavy MTL au Club Soda de Montréal le 7 décembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Beneath The Massacre, Apes et Primal Horde.

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Deux soirées sold out 100% québécoises pour Despised Icon!

Certains fans n’ont pu résister à l’appel et s’étaient procuré des billets pour les deux soirées afin de voir, oui, Despised deux fois plutôt qu’une mais, aussi, des groupes différents en première partie et c’était fort!

 

Primal Horde

En voyant le floor tom sur scène, j’ai pensé qu’il aurait servi plus qu’une fois à donner une touche tribale à leurs compos. Les katas et les roulades ont pris possession du dance floor dès les premières notes de leur deathcore. Projections d’un jeu vidéo en arrière-plan pendant que les gars font des moulinettes dans le pit, il n’y a pas de quoi s’ennuyer. Le quatuor de Montréal a servi ce soir une nouvelle compo et «Cold», un cover de Xibalba.

 

 

Apes

La place laissée vacante par les katas monsters a eu du mal à se remplir malgré les nombreuses invitations faites par le chanteur, Alexandre Goulet à « remplir ce trou », mais je crois que le monde a eu un peu la chienne de manger un bras dans la gorge ou un pied dans la face. Il y a un petit quelque chose dans leur son lugubre qui me fait penser à la scène Sherbrookoise bien que le sextet soit basé à Québec et ma tête se met à headbanger sans avertissement. Ils tourneront en Europe en avril 2026 avec leur attaque à trois guitares.

 

 

Beneath The Massacre

C’est à la suite d’une invitation de la part de Despised que le groupe, qui était en hibernation profonde depuis 5 ans, s’est remis à pratiquer en vue de livrer ce spectacle exclusif. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas écouté leur musique que j’avais oublié à quel point leur démonstration de savoir-faire était hallucinante!!! Ils arrivent à faire du tapping (bass et guit) à travers la complexité et la rapidité de leurs compositions. Les frères Bradley sont tout simplement hypnotisants!

 

 

Despised Icon

Pour le lancement de leur nouvel album «Shadow Work», nos « enfants prodiges » du deathcore québécois se sont offert tout un party puisqu’en plus de cette ribambelle de talents brutes de la province, ils servaient une bière IPA de la microbrasserie Messorem à leur effigie (notez qu’Alex Erian y travaille). Une énergie contagieuse où la foule fait partie intégrante du show et où les refrains affichés sur l’écran géant donnent lieu à une chorale impressionnante! Ils ne sont plus le Despised que j’ai connu en 2002 mais ils sont une machine de guerre reconnue mondialement et je vous lève mon chapeau pour ça les gars. Ça rentrait au poste et le bain de foule était festif à souhaits!!!

-Journaliste: Louise Girard (Lou)
Photographe: Emilie Hould

Cattle Decapitation//Aborted//Frozen Soul//… @ Club Soda, Montréal – 5 novembre 2025

Voici le compte rendu de Louise Girard et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Cattle Decapitation présenté par Extensive Enterprise & Heavy MTL au Club Soda de Montréal le 5 décembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Aborted, Frozen Soul, Tribal Gaze et Grindmother.

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Grindmother

Brutalité et féminité

Le spectacle commençait très tôt (18h30) mais il fallait y être pour vivre ce moment historique, soit l’avant-dernier show de Mme GrindMother. Âgée de 77 ans, c’est malheureusement la démence qui la force à mettre fin à ses performances de chanteuse dans ce projet grindcore mère-fils créé en 2015.

Pour ce spectacle d’adieu, Rayny Forster a agrippé sa basse et était accompagné par deux membres de Fuck the Facts : Mathieu Vilandré au drum et Topon Das à la guitare. Le duo familial a aussi fait appel à trois gueuleuses (https://gueuleuses.com/) invitées de calibre international soit Chelsea Marrow (Visitant), Liz Selfish (Brat) et Alissa White-Gluz (Arch Enemy / The Agonist) qui ont toutes les trois impressionné la foule de leurs prouesses vocales et de leur présence lumineuse sur scène.

C’était fascinant de voir ces chanteuses livrer leurs interprétations des pièces de Grindmother et très touchant de voir LA Mother livrer sa dernière chanson pour nous. Un message d’espoir, de résistance, de sororité, d’amour qui transcende les générations et les codes établis.

 

 

Tribal Gaze

Ces motherfuckers du Texas ont servi un death metal bien fluide et huileux. Le chanteur, McKenna Holland, incite tout de suite la foule à bouger : «Move! Move! Move!» comme s’il demandait à un gros pickup de libérer sa place de stationnement. Il y a très peu d’éclairages qui se rendent dans le pit et les (ostis) de stroboscopes rendent ce sport une coche de plus extrême. Ce groupe relativement jeune formé en 2020 a servi un son assez old school me faisant quelquefois penser à du Morgoth. On a même eu droit à un solo de drum avec de la cloche à vache, quoi demander de plus?

 

 

Frozen Soul

En 2023, j’ai découvert Frozen Soul live au Metal & Beer Festival à Philadelphie. J’avais trippé sur leur son à la Bolt Thrower et ce qui m’a frappée ce soir, c’est toute l’assurance qu’ils ont acquis sur scène dans les deux dernières années à force de tourner de manière continue. On peut dire que le chanteur, Chad Green, a maintenant la foule dans sa poche. Il a rendu un hommage touchant à son frère Cory décédé en 2022 à l’âge de 33 ans et a parlé de l’importance de la santé mentale en lui dédiant «Arsenal of War». Il a terminé en disant que Frozen Soul aiment Montréal et je conclue en disant que Montréal raffole du death metal!

 

 

Aborted

L’attraction principale d’Aborted est sans contredit le charisme et les prouesses de Sven, le chanteur. Il maîtrise son vocal « fond d’égouts » de façon subliminale tout en étant un orateur humoristique et rassembleur (en français!). Un mosh pit énergique du début à la fin, deux wall of death (puisqu’il ne sait pas compter à cause de son TDAH) et un hommage à notre scène métal québécoise qu’il a qualifiée de la meilleure scène métal extrême du monde avec nos Cryptopsy, Ion Dissonance, Despised Icon. Parlant de Despised, ça aurait été vraiment cool de voir Alex Erian apparaître pour chanter «Death Cult» avec eux mais Sven s’en est chargé seul. Il faut dire que Despised Icon allaient faire deux soirs à guichets fermés au Club Soda le lendemain et surlendemain!

 

 

Cattle Decapitation

Avec cette tournée “No Fear for Tomorrow”, Cattle Decapitation servaient l’album «Death Atlas» en son intégralité. N’étant pas une connaisseur ni une fan du band, je laissais la chance à la performance de me convertir. Malgré cette ambiance de feu, je n’ai pas été conquise par le vocal particulier de Travis Ryan qui ajoute une touche Bobby Blitz (Overkill) à ce death metal complexe. Je suis montée à la balustrade pour avoir une meilleure vue d’ensemble parce que la foule était tellement compacte qu’il était devenu presqu’impossible de bouger librement dans la fosse.

Une soirée sold out avec une foule endiablée!

-Journaliste: Louise Girard
Photographe: Martin Desbois

 

Reanimator//Genetic Error//Apocalyptic Fear @ Trou du Diable, Shawinigan – 28 novembre 2025

Voici le retour de Christian Lamothe lors du spectacle de Reanimator présenté par Trois-Rivières MetalFest à la Microbrasserie Le Trou du Diable de Shawinigan le 28 novembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Genetic Error et Apocalyptic Fear.

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Le Trou du Diable en feu 

Reanimator, Genetic Error & Apocalyptic Fear 

Nous au Trou du Diable. Une soirée sous l’étendard du Trois-Rivières MetalFest avec trois formations qui ne demandent aucune présentation. Ce soir, nous fêtons, entre autres, les 20 ans de Reanimator, le 1 an de l’album Fake World de Genetic Error et le retour sur scène d’Apocalyptic Fear avec son nouvel alignement . Je ne sais pas où donner de la tête, superbes t-shirts, vinyles, visages familiers et surtout trois groupes qui vont mettre le feu sur la scène du salon Wabasso. Tous les éléments sont là pour faire de cette soirée un moment exceptionnel pour s’amuser et lâcher son fou. 

 

Apocalyptic Fear 

Jean-François Houle: voix/ guitare
Steeve Daigle: guitare/ voix (back)
Jean-Daniel Poirier: basse/ voix (back)
Myrdhinn (Kevin): batterie 

Devant plusieurs ‘’metalheads’’ s’érige cette formation qui a un nouvel alignement avec JD qui donne un ton nouveau comme choriste, entre autres, sur Mutilated by Sickness et Worst Enemy, en plus de montrer une bonne maîtrise à la basse. Kevin à la batterie, solide et énergique. Nos vieux loups Jean-François et Steeve, fondateurs de la formation, sont eux aussi en forme et nous font vivre la ‘’vibe’’ d’un death metal très vivant. Deux solos de guitare de Steeve Daigle sont portés à mon attention sur Dying Age et Worst Enemy, tellement bien faits et appréciés par l’assemblée. Psychic Death, a des mélodies qui sont intrigantes, groovy dans son esprit métallique. On a le droit à une chanson qui nous amène dans des lyriques sur des sujets tabous, comme la santé mentale et le suicide, avec une introduction par le frontman, qui nous présente Mental Delirium. On acclame ce nouvel hymne Rise qui me fait espérer la sortie d’un album en 2026. En gros, Apocalyptic Fear, renaît de cendre, devant nous ce soir et nous les reverrons le 12 décembre, à la Sainte paix en compagnie de Sarkasm et Carry the Cross… alors, soyez-y! 

 

 

Genetic Error 

André Lachance: voix/ basse
Louis-Simon Bellerose: voix/guitare
Patrock Béliveau: batterie 

Après un léger problème de micro qui retarde le spectacle, voilà notre trio trifluvien qui entre en scène avec Right, une chanson parfaite pour nous mettre tout de suite dans l’ambiance. On poursuit avec des titres qui nous ont fait connaître Genetic Error dont 1987, de l’album Toxic Planet et, par la suite 29, dédié à Marc-André Fortin, premier drummer de la formation.

On se fait remettre en place avec nos cellulaires et notre vie, qui en dépend depuis quelques années avec la chanson francophone Tétanisé. Les textes sont clairs et musicalement, une des pièces que j’adore le plus sur l’album Fake Word. On s’amuse à chanter Only rock & roll and I like it pour nous amener Making Fool of Yourself, un thrash avec un grain de substance jazzy. André, semble avoir beaucoup de plaisir sur la plateforme qu’on lui donne et se vide le cœur avant Brainwashed by the Government. On n’hésite pas à saluer de nombreux visages connus dans la scène underground, se trouvant dans la salle, dont celui de Daniel Mongrain (Voivod). Bien sûr, Fake World arrive et si vous n’avez pas encore vu le vidéo… mais qu’attendez-vous? Pour ma part, si celui-ci avait été inscrit au GAMIQ, il aurait été gagnant haut la main. Tout se termine avec Attentat sur le Monde, que j’adore pour son beat ‘’promenade’’ avant de nous emporter sur des riffs punk… belle conclusion pour Genetic Error. 

 

 

Reanimator 

Patrick Martin: voix
Joe Racine: guitare
Philippe Lemire: guitare
Francis Labelle batterie
Fred Bizier: basse 

Reanimator… un train qui file à toute allure, qui ne s’arrête pour rien jusqu’à la fin du spectacle, moment où les lumières de fin de soirée s’allument pour qu’on passe la vadrouille. Quel groupe intense et surprenant, une prestation qui est passée en éclair tellement la qualité était au rendez-vous. Vingt ans déjà se sont écoulé avec une stabilité de dix ans avec les membres actuels, la chimie est là et la recette gagnante qui anime le groupe dans sa performance se ressent lors du spectacle. Des titres comme Electric Circle Pit, Rush for the Mush et Burnt by the Witch se succèdent avec éclat et plusieurs fans du ‘’air guitar’’ se démènent parmi les spectateurs. Patrick Martin nous fait un court discours sur sa rencontre avec Mr Godasse (Jean-François Houle) et de leur premier spectacle trifluvien au Rock Café le Stage. Si certains considèrent que ça ne rock pas en français, le titre L’Appel du Vide vous fera rapidement changer d’idée! L’ambiance est à son plus fort, et on y va des titres du dernier album Commotion: Heads or Tails, Necronomicunt et bien sûr Anti-Sobriety. Superbe soutien des choristes qui laisse place, tout à la fois, à la redoutable empreinte laissée par leur frontman. Reanimator, une formation qui vaut le détour. Si vous étiez mort en dedans, après leur spectacle, il vous laisse avec l’impression d’avoir été à ce moment, bien vivant… réanimé! 

-Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground

Voici les liens pour écouter et encourager nos artistes de l’underground 

Reanimator
https://reanimator.bandcamp.com/album/commotion 

Genetic Error
https://geneticerror3.bandcamp.com/album/fake-world 

Apocalyptic Fear
https://awakeningrecordscn.bandcamp.com/album/dawn-of-the-ritual-decayed-existence

Atreyu//Unearth//Zero 9:36 @ Théâtre Beanfield, Montréal – 25 novembre 2025

Voici le compte rendu de David Cesare et les photos prises par Guillaume Gélinas lors du spectacle de Atreyu présenté par Extensive EnterpriseHeavy MTL au Théâtre Beanfield de Montréal le 25 novembre et qui mettait également à l’affiche Unearth et Zero 9:36

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Zero 9:36

Zero 9:36 band de metalcore/rap ouvre là soirée à 19:00. Je ne connaissais pas énormément ce groupe et au final, ce fut une découverte et je n’ai pas été déçu. Malgré un set relativement court d’une trentaine de minutes seulement, Le chanteur, avec une présence scénique naturelle et une énergie contagieuse, prenait le temps d’échanger avec le public entre les morceaux, créant une ambiance chaleureuse et engageante. Les musiciens, quant à eux, ont livré une prestation impeccable : riffs percutants, rythmiques solides et une cohésion qui donnait à chaque chanson une intensité remarquable.

 

 

 

Unearth

Place maintenant à Unearth, pilier de la scène metalcore/hardcore. Dès leur arrivée sur scène, on sent immédiatement la différence d’intensité : le groupe impose sa présence avec une assurance impressionnante. Leur chanteur est exceptionnel, il bouge et occupe chaque recoin du stage et il n’hésite même pas à descendre du stage et grimper sur la barrière pour chanteur directement devant nous.Une proximité rare qui amplifie encore plus l’impact de leur performance. Honnêtement, c’est probablement l’un des meilleurs chanteurs hardcore que j’ai eu la chance de voir en action.

Musicalement, Unearth a livré un set vraiment solide. Les riffs tranchants, la batterie explosive et l’alchimie parfaite entre les membres ont immédiatement déclenché un pit aussi intense que violent — à l’image de leur réputation. Le public a été servi : en plus de leurs morceaux récents, ils nous ont offert plusieurs titres plus anciens, un vrai cadeau pour les fans de longue date.

Unearth a prouvé une fois de plus pourquoi ils restent une référence incontournable du genre.

 

 

 

Atreyu

Le moment que j’attendais le plus de là soirée est Atreyu. C’est probablement un des bands que j’écoutais le plus durant mon adolescence. Le spectacle célébrait  les 21 ans de l’album mythique The Curse, qu’ils ont joué au complet. Et comme si ce n’était pas assez, le rappel s’est conclu avec un classique absolu : Ex’s and Oh’s, ma chanson préférée du groupe, un moment fort qui a littéralement soulevé la salle.

Je n’avais jamais vu Atreyu dans le passé, donc j’avoue j’aurai bien aimer ça les voir avec Alex, mais son remplaçant qui fait un excellent travail. Son énergie, sa voix et sa présence scénique rendent justice à l’héritage du groupe. Les musiciens étaient vraiment très talentueux et Atreyu entre clairement dans mon top 5 des meilleurs shows que j’ai vu en 2025.

-Journaliste: David Cesare
Photographe: Guillaume Gélinas