Critique d’Album: Untimely Demise – « Systematic Eradication »

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Untimely Demise

« Systematic Eradication« 

2013

 

Voilà un bon bout de temps que je n’avais pas écrit de critique d’album, la dernière remontant à l’excellent « Surgical Steel » de Carcass paru en septembre dernier. C’est qu’après mon périple au 70 000 tons of metal et mon dernier texte exhaustif sur le sujet, j’ai perdu momentanément mon inspiration à l’écriture, mais ne vous en faites pas, cette soif de création reviendra tôt ou tard et mes Échos d’Outre-Monde également par la même occasion. D’ici là, histoire de ne pas perdre la main, voici mes impressions sur le nouvel opus d’Untimely Demise intitulé « Systematic Eradication« .

Après quelques délais impromptus, le quatuor de thrash metal Canadien basé à Saskatoon, nous  a offert en fin d’année 2013, leur deuxième album complet qui constitue une parfaite continuité avec leur premier album « City of Steel » et leur mini-album « Full Speed Metal« . Toujours produit par Glen Drover (ex-Megadeth, ex-King Diamond) et avec une superbe pochette illustrée encore une fois par nul autre que le légendaire Ed Repka, Untimely Demise avait déjà quelques atouts majeurs dans leur jeu avant même la première écoute.

Pour ceux qui ne seraient toujours pas familiers avec la musique que nous offre Untimely Demise, honte à vous! Non sérieusement, ce n’est pas la première fois que je parle de ce groupe qui nous provient du fin fond des prairies canadiennes, puisque ceux-ci nous ont déjà offert quelques visites au Québec depuis les 2 ou 3 dernières années. Voici d’ailleurs mon texte sur leur dernière visite à Québec en compagnie de Demona, remontant à mars 2013.

Je pourrais vous décrire en long et en large le pourquoi du comment leur nouvel album est formidable à mes oreilles, et ce simplement parce que le groupe est fortement inspiré par certains de mes favoris tels que Death, Testament, Kreator ou Megadeth, mais puisque rien ne vaut un extrait pour se faire sa propre opinion, je vais simplement laisser Untimely Demise vous convaincre de la qualité supérieure de leurs compositions. Voici donc leur tout nouveau et deuxième vidéo-clip, sorti il y a à peine quelques semaines, pour la pièce intitulée « Navigator’s Choice« , sans doute une de mes favorites de l’album.

 

Et comme si ce n’était pas suffisant, voici également un deuxième argument de poids de la part d’Untimely Demise avec la fantastique pièce « The Last Guildsman« , qui fut le premier clip tiré de ce deuxième album.

 

Si ces 2 pièces ne vous ont pas convaincu de la qualité de « Systematic Eradication« , je ne sais pas comment le pourrais-je moi-même car la table est mise et tous les ingrédients sont présents pour un régal auditif qui n’a que pour seul défaut de ne pas me rassasier complètement puisque j’aurais aimé que cet album fasse en sorte de faire durer le plaisir un peu plus longtemps que ses 8 pièces totalisant un maigre 33 minutes. Mais d’un autre côté, tant qu’à offrir des calories vides autant en prendre une deuxième assiette en appuyant à nouveau sur play! N’est-ce pas?  Somme toute, « Systematic Eradication » est un album extrêmement intense avec beaucoup de moments forts qui plaira à tous les adeptes de thrash/death mélodique.  Ceci étant dit, j’espère bien revoir prochainement les frères Cuthbertson et le reste de la bande en spectacle lors d’une visite dans notre coin de pays!

8,5/10

Luc

Les « Elles » du Métal

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Voici le retour de ma chronique dans son format simple alors que je vous présente la revue de 2 albums qui s’avèrent les 1ers vrais albums pour Avatarium et Valkyre. Bonne lecture. – Stéphan

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Avatarium

Album éponyme/Self-titled

Nuclear Blast

2013

 

Candlemass. Juste en commençant cette critique avec ce nom, je suis certain d’avoir mis dans le mille afin d’attirer votre attention. Si l’avenir discographique de la mythique formation suédoise semble bien incertaine et que celle-ci offre ses spectacles sur une base sporadique, le leader Leif Edling ne s’est pas pour autant enfoncé dans son divan avec une bière et un gros sac de chips. Non. Compositeur dans l’âme, Edling avait un as caché dans sa manche et c’est à la fin de la précédente année qu’il nous l’a dévoilé alors qu’est paru sur le marché le premier album de son nouveau projet, nommé Avatarium.

Après avoir collaboré avec moult groupes et musiciens au fil des ans, voici que Edling se retrouve pour la première fois de sa carrière à écrire de la musique pour une voix féminine. C’est donc la présence à l’avant-scène de Jennie-Ann Smith qui justifie que l’on m’ait confié la lourde tâche (devoir écouter de la musique, la vie est dure n’est-ce pas?) de vous partager mes appréciations concernant ce nouveau projet.

N’étant pas vraiment familier avec Candlemass, j’y dû aller m’y tremper les oreilles, question de pouvoir établir un parallèle convenable entre Candlemass et Avatarium, si bien sûr parallèle il y a. Disons-le sans hésiter, oui il y a un lien – et c’est on ne peut plus normal – mais ne vous y méprenez pas, Edling ne nous offre pas un pâle produit dérivé. Avatarium mène sa propre vie… tout en ne s’éloignant pas trop du navire amiral.

D’entrée de jeu, sur « Moonhorse« , on reconnaît ce son sombre et atmosphérique typique au doom metal. On sera toutefois immédiatement séduit par les cassures opérées dans la mélodie ainsi que par la présence épisodique de la guitare acoustique et des claviers denses qui viennent soutenir le jeu. Ce premier morceau représente bien l’ensemble du disque, qui constitue un tout ficelé intelligemment qui ne tombe jamais dans la monotonie. Ensuite, « Pandora’s Egg » pourra nous rappeler Opeth par sa lourdeur tout en nous amenant dans le territoire du bon vieux Black Sabbath via la guitare de Marcus Jidell. Les évocations à ces deux monstres sacrés ne sauront pas vous déplaire, loin de là!

Si la pièce-titre s’apparente beaucoup à « Moonhorse« , le tempo accélère un brin sur « Boneflower« , chanson aux sonorités typiquement seventies avec ce solo de guitare déchirant et surtout cet orgue et ce mellotron qui font directement référence à la décennie de ma venue sur cette Terre. Le charme de Avatarium se situe surtout à ce niveau: nous savons très bien avoir affaire à un album récent mais on se sent constamment ramené à une autre époque sans tomber dans le passéisme. Le court solo de clavier présent sur « Bird of Prey » illustre parfaitement cette dualité. Voici donc un album que vous pouvez risquer de faire écouter aux tenaces nostalgiques de votre entourage afin de les amener en douceur vers quelque chose de plus moderne.

Quant à « Tides of Telepathy« , elle fait un beau clin d’oeil aux fans de rock progressif grâce entre autre à une finale instrumentale des plus brillantes où guitare et batterie se renvoient la balle avec brio, le tout soutenu par ce clavier riche et la basse bien pesante du leader. Ajoutons au passage que Leif Edling a su choisir de manière judicieuse la voix qui accompagnerait la solide musique qu’il nous offre; en effet, Jennie-Ann Smith livre une performance efficace, elle qui ne tente pas de pousser inutilement la note, ce qui serait incompatible avec ce genre de musique. Son interprétation, juste et mesurée, se marie parfaitement à l’ambiance musicale et saura séduire ceux qui ne sont pas à prime abord attirés par les voix féminines.

En bout de ligne la réussite est éclatante, « Avatarium » étant un album inspiré et bien construit. Il ne reste qu’à savoir si cette nouvelle aventure musicale ne sera qu’une parenthèse dans la carrière déjà bien remplie de Leif Edling ou si nous aurons droit à une suite dans le futur. En attendant, ne vous posez pas de questions et enfilez vos écouteurs, le voyage musical en vaut la peine.

 

 

 

Valkyre

« Our Glorious Demise« 

Valkyrie Rising

2014

J’ai toujours bien aimé l’expression «l’occasion fait le larron». En tant que larron qui écrit des critiques, je suis toujours avide de découvertes à partager avec vous. Une occasion de découverte m’est parvenue directement dans ma boîte de courriel alors que la maison de disques Valkyrie Rising, après avoir jeté un œil sur mon élogieuse critique du « White Crow » de La-Ventura, m’a fortement suggéré de porter mon attention sur un autre de leurs protégés, le groupe belge Valkyre.

En faisant une courte recherche sur l’historique du groupe, j’ai été surpris de constater que la genèse de Valkyre date de la fin 2004. Nous avons donc affaire à un groupe qui a progressé lentement et qui a vécu plusieurs mouvements de personnel au fil du temps; d’ailleurs, seul le guitariste Kris Scheerlinck fait partie de l’aventure depuis les débuts. Après avoir publié les démos « On Both Sides We Pray » en 2006 et « Consolamentum » en 2007, voici que tombe finalement dans les bacs le tout premier album du groupe, « Our Glorious Demise« , qui vient couronner dix ans de changements et de travail.

Chose courante de nos jours chez les groupes avec chanteuse, Valkyre nous offre un metal très mélodique avec de belles sonorités de claviers, le tout parsemé de courts passages plus musclés plus typiquement power. Bref, rien de très original au menu, ce qui ne veut pas dire que l’on doive passer notre tour, car Valkyre sait bien faire les choses et nous offre un contenu intéressant.

« Our Glorious Demise » démarre sur les chapeaux de roues avec « Stories« , chanson très réussie où une belle introduction au piano, une section rythmique très vivante et un très bon solo de guitare viennent nous promettre le meilleur. Tout au long de l’album, les bons moments ne manquent pas: Kris Scheerlinck brille à plusieurs reprises grâce à des solos où il nous démontre une grande dextérité tandis que la claviériste Nele Colle (elle a quitté le groupe depuis ce temps) a su créer de belles ambiances en support des mélodies, tout en nous servant elle aussi de bons solos à l’occasion. La rythmique se fait également très présente; en conséquence, la principale qualité de Valkyre est la belle cohésion qui règne entre les musiciens.

Toutefois, tout au long de l’écoute, on sent qu’il manque un petit quelque chose, ce déclic, cet ingrédient qui permettrait de générer plus d’enthousiasme chez le mélomane. Au chapitre des maladresses, relevons d’abord le chant masculin, plutôt terne lorsqu’il vient supporter sa collègue Claudia Michelutti qui elle, sans tout casser sur son passage, nous offre un chant juste et agréable. Heureusement, ces interventions vocales masculines sont très limitées.

Ensuite, Valkyre ne se montre pas sous son meilleur jour lorsqu’il joue la carte des ballades ou des pièces moins rythmées. Ainsi, « Will u be There » et « Walk my Love« , placées consécutivement en fin de première moitié d’album, ne sont pas des plus convaincantes. Dans ce registre, le résultat se révèle plus probant lorsque ces passages plus doux font office d’introduction, comme on peut l’entendre sur « Consolamentum » et surtout sur « Wide Awake« , possiblement la meilleure pièce de l’album.

Après plusieurs écoutes, je ne peux que constater que Valkyre est un groupe talentueux qui offre une musique bien peaufinée même si, comme je le mentionne ci-haut, il manque un petit quelque chose à « Our Glorious Demise » pour générer cet éclair, ce «wow» que l’on attend pendant 40 minutes, ceci ayant pour résultat un album agréable et recommandable, mais pas mémorable. Souhaitons donc en terminant que les Belges ne mettront pas dix autres années avant de remettre ça, eux qui ont le potentiel voulu pour se démarquer.

 

 

 

Critique d’Album: Bukowski Family – « Unpleasanteries Abundant »

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Bukowski Family

« Unpleasanteries Abundant« 

Artificial God Productions

2013

 

Il y a des groupes de musique qui réussissent à attirer ton attention dès la première écoute, et c’est ce que le groupe Bukowski Family a réussi à faire avec moi. J’ai débuté leur dernier EP  « Unpleasanteries Abundant » et j’ai été frappée par l’agressivité de la musique. Agressif et bien construit.

Il y a aussi des groupes, surtout dans le death metal, qui tentent de te mettre des images immondes dans la tête lorsque tu fais l’écoute de l’album. Certains y parviennent mieux que d’autres. Ce groupe américain y est vraiment parvenu avec moi. La musique est sombre et certaines parties de l’album soulèvent des émotions intenses. Plusieurs fois dans l’album, on peut entendre des gens souffrir ou bien pleurer, comme dans les chansons « The Perversion Of The Grim Tanner » et « 6Teen« . Cette dernière chanson se termine sur des sanglots, c’est assez intense comme fin d’album. J’ai davantage compris la vibe que souhaitait donner Buskowski Family à leur album lorsque j’ai regardé leurs photos sur leur site officiel. Accoutrés de vêtements délabrés et de maquillages représentant de la chair éclatée, leur thème réfère décidément à la torture humaine. Leurs vidéos ressemblent à des snuff movies, et c’est exactement ce qu’on retrouve dans ce dernier opus.

Pourtant, malgré leurs thèmes si violents, il y a certaines parties dans l’album qui sont plus calmes. Comme dans la chanson « Fountain Of Woe » par exemple. On est transporté dans un autre monde, puis ramener à la réalité avec des blast beats et des riffs de fou. Le mélange des deux est selon moi vraiment intéressant. C’est plus mélodieux, puis ça devient lourd et pesant, j’aime bien. Le vocal est gras, comme on retrouve dans plusieurs groupes de death metal, ce qui s’agence bien avec l’instrumental. J’aime particulièrement quand le chanteur change son chant grave pour un chant plus aigu. On a l’impression de faire affaire avec un vrai démon, et c’est encore plus prononcé quand il y a un back vocal qui vient soutenir tout ça. J’aime vraiment quand un groupe utilise deux chanteurs.

« Unpleasanteries Abundant » de Bukowski Family n’est pas mon album #1 de l’année, mais c’est tout de même une belle découverte. Un EP qui finit vite, puis qui te donne le goût de peser sur repeat pour comprendre ce que tu viens d’entendre. Écoutes-ça chef, et tu m’en donneras des nouvelles.

Marilie
 
 

 

Critique d’Album: Ad Extirpenda – « Cathartic »

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Ad Extirpenda

« Cathartic« 

Independent

2014

 

France has long been a country with minimal « metallic » allusions compared to Scandinavia, England or the U.S. but has maintained its fair share of quality bands! AD HOMINEM, ANOREXIA NERVOSA, GOJIRA and ALCEST may be in one’s top « go to bands » when discussing France’s contribution to the genre. Enter, AD EXTIRPENDA, the latest French troupe to stain Metal’s unholy altar with « Cathartic« , their debut album out this year! Focusing on a melodic blend of Blackened Death, the sextet is primed to make their mark, but will this album be enough to convince the genre’s critical ears?

Proceeding after a symphonic intro immediately sparking interest, AD EXTIRPENDA manages to arrive at very familiar grounds where melodic riffs and gentle atmosphere grace just about every song on « Cathartic » to predictable results. However, there are moments interspersed throughout that do generate rich ambiance and eye-popping musical ideas. « Dominic and the Perfect » and « Holocauste » offer beautiful breaks of smooth, delicate instrumentation before returning to ’90’s Swedish Black/Death or slow, thumping heaviness!

Readily apparent on « Cathartic » are the numerous keyboard passages that ebb and flow effortlessly on « Church of the Wolves« , « Béziers » and « Flet Victus« , the latter including a notable effort in choral singing! « The Inquisitor » does a fine job of creating a foreboding and menacing urgency but once again returns to that reliable « mid-point break ». Uniquely, « Augustus » sounds vaguely Middle Eastern in its riff pattern and Orpahange–inspired Gregorian chants. Making for an epically rousing aria, the song is a guaranteed highlight and would sit nicely on an album by Quebec’s, AETERNAM.

For all intents and purposes, France’s AD EXTIRPENDA has checked all the right boxes with debut, « Cathartic« . Although, with prolific similarities to 1990’s Melo-Blackened/Death well tread originators, the album just seems to be a pattern in an already well made quilt. Including moments of real ingenuity, AD EXTIRPENDA shines when the ideas step outside the box. It’s when the metallic bombast is featured along with simplistic main riffs, that one tends to place the group within the « been there, done that » category. If « Cathartic » was released in 1996, it most likely would place on many year-end, Top 20 lists.

Standout Tracks: Dominic and the Perfect, Flet Victus, Augustus

6.5/10

Chris

 

 

Critique d’Album: Vaginal Scars – « With Legs Wide Open »

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Vaginal Scars

« With Legs Wide Open« 

Indépendant

2014

 

J’ai vu VAGINAL SCARS l’été dernier alors qu’ils partageaient la scène avec MESRINE, DISGUST, VESICATION et TRIBUNAL. Vaginal Scars ont donné une très bonne prestation. Leur enchaînement de chansons était solide en direct mais il n’existait pas encore d’album regroupant leurs compositions à ce moment là. Ils ont remédié à la chose assez vite car cet album en question, intitulé « With Legs Wide Open » fera son apparition officielle le 18 avril prochain. Bon, fini les préliminaires et parlons de cet album de Death Metal qui aborde un lexique génital.

L’album est défloré par leur chanson intitulée « ATM« . La guitare nous tient en haleine dès le début, le drum et la basse s’ajoute aussitôt et c’est suivi de près par le chanteur qui fait son intromission avec un long grognement à faire vibrer les ovaires.  Une fois que chacun des membres a fait son insertion… dans la chanson, il s’en suit une musique chargée et entraînante avant d’arriver au refrain qui entretient un rythme lourd et régulier qui donne envie de crier… avec le chanteur. Dans le dernier tiers de la chanson, la guitare s’excite de plus en plus lorsqu’elle exécute son solo, entraînant une accélération des battements de drum. La mélodie se poursuit jusqu’à atteindre son climax, ce qui provoque la libération d’une grande quantité de cymbales. Après ce moment intense, on ressent la diminution de la libido dans le refrain. La musique ralentie progressivement avec la romance du chanteur qui clame: «Dans le Cul, Dans Yeule» de sa douce voix gutturale jusqu’à l’essoufflement de la chanson.

Suite à ce premier ébat musical, Vaginal Scars nous présentent un bulletin météo de dernière minute et c’est la « Tornado of Cum » qui s’abat sur nous. La chanson est très rythmée et donne plus envie d’écouter le bulletin au complet que d’aller se mettre à l’abri sous un cadre de porte le temps que la tempête passe. La sonorité me rappelle celle du groupe Through The Eyes of The Dead, cependant avec un vocal plus grave et l’instrumental un peu moins rapide dans son ensemble, ce qui donne une lourdeur intéressante à la chanson.

Après une tornade, il faut reconstruire! Les membres du groupe prennent alors leurs outils pour nous jouer la toune « Drill cul« . On les entend utiliser la drill durant l’introduction de la chanson mais suite à un accident de chantier, les gars ont compris assez vite que la construction, c’est pas pour eux. Ils reprennent alors les instruments pour nous faire une pièce avec des riffs qui percent les tympans, des percussions dignes d’un gun à impact et des cris d’un contremaître pas content, ce qui nous fabrique finalement une chanson plutôt bien construite…

L’album continue en nous parlant d’art, de violence, d’amphibiens et de sexe pour totaliser près de 30 minutes de musique métallique. Les musiciens s’accouplent vraiment bien ensemble et ont réussi à accoucher d’un excellent album qui saura te faire relâcher tes tensions. Alors ne sois pas chaste! Viens au lancement de leur album « With Legs Wide Open » avec tes oreilles grandes ouvertes au Café Chaos le 18 avril prochain et n’aie crainte! Voir et entendre Vaginal Scars risque plus de scarifier ta mémoire que tes parties génitales. Et surtout n’oublies pas de te protéger si tu rentres dans le mosh pit car ça risque d’être brutal.

Étienne

 

Critique d’album: Citizen Vicious – « Loud, Mean, Fast, Dirty »

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Citizen Vicious

« Loud, Mean, Fast, Dirty« 

Hellstorm Productions

2014

 

Citizen Vicous est un groupe de thrash’n roll de la Rive-Sud de Montréal, avec un côté punk hardcore évident. À ce qu’on en dit, et je n’ai pas de peine à le croire, ce sont de vrais bêtes de scène et cela transpire dans leur premier EP, « LOUD, MEAN, FAST, DIRTY« . Pesant, méchant, rapide et sale! Ouep, ça résume bien leur son et leurs paroles. Tout ça dans une bonne humeur contagieuse et une passion pour foutre le party. Leurs chansons sentent évidemment l’abus d’alcool et de sexe, avec une arrogance bien baveuse comme des voyous dans une ruelle tard le soir, aux abords des Foufounes Électriques de Montréal. Seul ceux qui sont avertis osent s’approcher, et finalement on se rend compte qu’ils ne sont pas méchants, seulement rebelles et chaotiques et qu’ils ne refusent pas la mauvaise compagnie des inconnus éméchés.

Maintenant pour ce qui est de leur 1er album, le groupe réussit son mandat avec sa musique directe et bigarrée, sertie de riffs hyper accrocheurs et efficaces et de solos bien rock n’ roll dignes de Chuck Berry. Il n’y a rien qui s’étire pour rien et c’est très bien ainsi. Que ce soit avec « Shit-Faced« , « Thunder-Cunt » ou encore « Welcome to Hell« , ou ma préférée de l’album, qui porte le même titre: « LOUD, MEAN, FAST, DIRTY« , on baigne dans le jus du speed/thrash metal graisseux et on se laisse mariner avec entrain. Attendez-vous à ne pas pouvoir vous empêcher de bouger à l’écoute de cet album qui donne une dose d’adrénaline joyeuse. Ça m’a gravé un sourire et ça m’a énergisé. Les compositions originales de l’album se termine avec « Evil Eyes« , qui est probablement la plus thrash des 8 titres, mais ils vous ont réservé une surprise pour la fin (qui d’ailleurs n’est pas visible sur leur bandcamp alors je vous garde la surprise), une reprise d’un hymne justement à cette mentalité libre un peu arrogante qui ne refuse aucune aventure encore moins un party. Quand l’album s’est terminé, après un petit total d’un peu moins de 28 minutes, j’ai appuyé sur « replay » même si je n’avais pas à le faire pour cette chronique.

Bref, Citizen Vicious ont sorti une belle petite bombe québécoise de thrash n’ roll; un 1er opus vigoureux et redoutable qui donne envie de vivre cette expérience en live. Voici d’ailleurs un compte-rendu de leur soirée de lancement.

Le but était de produire une carte de visite, ils ont réussi haut la main. Vivement un 2e méfait!

Max Blazing Owl