Critique d’album: Corpo-Mente – «Corpo-Mente»

Corpo-Mente - Self-titled cover

CORPO-MENTE
«Corpo-Mente»
Blood Music
2015

Liste des pièces
Scylla
Arsalein
Fia
Velandi
Dorma
Dulcin
Equus
Ort
Saelli
Encelli

 

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Parfois je deviens tannée de toujours écouter le même genre de musique, alors dernièrement j’écoute plein de musique variée. Et comme souvent ça lui arrive, Lex a trouvé le moyen de me fournir un album très différent. Il m’a envoyé CORPO-MENTE, un duo français baroque/trip-hop/acoustique, formé de Gautier Serre (Igorrr) qui s’occupe de toute l’instrumentation et de la production, accompagné de la chanteuse Laure Le Prunenec (Rïcïnn [Igorrr/Öxxö Xööx]) auxquels se sont joints quelques collaborateurs pour l’enregistrement de son premier qui est éponyme. C’est un genre de musique que j’écoute rarement, mais dont j’ai toujours quelques morceaux dans mon lecteur audio personnel, et je dois dire que CORPO-MENTE m’a fait du bien à l’âme.

J’ai adoré l’écoute de cet amalgame de musique baroque et d’opéra aux sonorités folk/médiévale, qui est en même temps sombre et aussi parfois pesant. Tu peux faire de la relaxation avec cet album-là. Tout au long de l’écoute, j’ai eu l’impression d’être dans une forêt sombre, à déambuler sans raison, tout en admirant le paysage. J’ai eu une drôle de sensation quand, après avoir écouté l’album, j’ai regardé la pochette qui dépeint justement une petite fille dans une forêt sombre.

J’ai apprécié l’intrégration de trip hop dans les deux premières pièces de l’album. C’est très original car ça change de ce que l’on écoute normalement. C’est de la musique tranquille, mais pas endormante. Il y a beaucoup d’utilisations des variations de hauteurs de notes et de tremolo musical qui donnent un cachet très particulier aux différentes pièces. Dans certains passages, on croit entendre une légère distorsion à la sauce dubstep. Je ne suis vraiment pas une fan de dubstep, mais quand c’est léger et discret, ça donne un «plus» à la musique.

La chanteuse a une de ces voix qui montre beaucoup d’expérience. Elle a un registre vocal qui lui permet de passer de l’opéra à une voix plus criarde ou plus rauque.

L’une de mes pièces préférées est «Ort». La chanteuse m’a hypnotisée avec ses différents changements vocaux. Je vais me répéter, mais les différentes variations vocales de la chanteuse sont enivrantes et tellement bien exécutées. J’en suis personnellement jalouse en tant qu’ancienne chanteuse.

Je n’ai qu’un tout petit point négatif pour cet album. J’ai eu l’impression que les chansons commençaient toutes dans le même mood. J’ai commencé à avoir un sentiment de déjà entendu vers la moitié de l’album. Remarquez qu’un déjà entendu quand c’est bon, ce n’est pas nécessairement négatif surtout qu’individuellement, chaque chanson est très bonne.

Pour les passionnés de musique calme et agréable, c’est une découverte pour vous. C’est une musique très imagée et accessible. Je vous invite à écouter son album sur le Bandcamp où il est en téléchargement «À VOTRE PRIX».

Marie Anctil

 

Sometimes I get tired of always listening to the same kind of music, so lately I listen to a lot of different kind. And as it often happens to him, Lex has provided me with a very different album. He sent me CORPO-MENTE, a french baroque / trip-hop / acoustic duo formed by Gautier Serre (Igorrr) who handles all instrumentation and production, accompanied by the singer Laure The Prunenec (Rïcïnn [Igorrr/Öxxö Xööx]) to which are added a few collaborators for the recording of its self-titled first album. This is a kind of music I rarely listen to, but I always have a few songs that fit this mood in my player and I have to say CORPO-MENTE warmth my heart and soul.

I loved listening to this mix of baroque and opera with folk / medieval-like music that can also be dark and sometimes heavy. Throughout the album, I felt as if I was in a dark forest, wandering without being lost, just admiring the landscape. This is quiet music, but not soporific. There are many variations and some tremolos which give a very special touch to the songs. I enjoyed the presence of trip hop in the first two songs. It’s very original, definitely not what you normally listen to. Also in some, I heard some distortion… «dubstep style». I’m really not a fan of dubstep, but when it’s light and discreet, it gives a «plus» to the melody. The singer has one of those voices that shows a lot of experience. She has a vocal range that would fit her in an opera but that can also be screamy or more coarse.

My favorite song is «Ort». The singer hypnotized me with her various vocal changes. I’ll say it again, the varied vocal styles used by this singer is intoxicating and so well executed. I’m personally jealous as a former singer.

I have only one very little negative point for this album. I felt that the songs all started a bit in the same mood. I began to feel a déjà vu from the middle of the album but it’s not a big thing when songs unfold in their own pattern and are all, individually taken, so good.

For lovers of quiet and warming imaginative music, CORPO-MENTE should appeal to you. This is a very vivid and accessible music. I invite you to listen to its album on its Bandcamp where you can download it for «NAME YOUR PRICE».

Marie-Noëlle Anctil

 

Critique d’album: Acrania – «Fearless»

Acrania - Fearless

ACRANIA
«Fearless»
Indépendant/Self-Released
25 April 2015

Liste des pièces
«People of the Blaze»
«Poverty Is in the Soul»
«I Was Never Dead
«Blinded by Power
«Overflow»
«En el puerto»
«Hypocritical Conflict»
«Man’s Search for Nothing»
«Point of Collision»

 

*Scroll down for English version
Le groupe mexicain ACRANIA existe depuis une dizaine d’années sous ce nom (2006) et a eu une période antérieure sous le nom de Necrofilia (2001-2006). Aujourd’hui, il se définit comme étant un groupe d’avant-garde death metal selon le presskit que j’ai reçu. Vous comprendrez que je découvre à peine ce groupe et je souligne qu’il en est à son troisième album avec «Fearless». Beaucoup de choses peuvent se cacher sous ce qualificatif et en même temps, c’est ce qui m’a naturellement porté vers eux. J’avais beaucoup de trucs en tête comme possibilités et j’aime quand la musique me promet quelque chose de différent. J’ai été écouter «Unbreakable Fury» (2010) et «An uncertain collision» (2012) sur leur Bandcamp après avoir fait cette revue pour constater leur évolution. Vous ferez de même, j’espère.

Si vous n’êtes pas bien assis quand vous appuierez sur «Play», il est possible que comme moi, vous deviez recommencer l’écoute de l’album, car votre cerveau peinera à comprendre ce que vos oreilles lui envoient comme message. Cette fois, prêt à faire face à la musique au sens littéral comme figuré, j’ai dû me rendre à l’évidence que ce sont bien des congas qui claquent derrière la batterie et comme si le dépaysement n’était pas assez marqué par cette présence, voilà qu’un saxophone et une trompette viennent faire leurs petites incursions ici et là question de garder ma stabilité au minimum. Vous ne comprendrez rien à ce que je vais dire, mais c’était plaisant d’avoir cette impression d’entendre un morceau de death metal pendant qu’en background j’avais l’aura de Paula Abdul et ses congas beat.

Ok je fais une petite pause ici pour laisser descendre ceux qui ne croient pas que ce voyage dans l’univers d’ACRANIA en vaut la peine. Les autres qui poursuivent avec moi, préparez-vous tout de même à ce que ce ne soit pas si simple parce qu’ACRANIA a réussi à faire du melodic death metal qui incorpore de la musique folklorique mexicaine, de la samba, de la bossanova et autres rythmes latinos ou afro-cubain. Pour bien lier le tout, il joue avec les structures et les temps et déborde dans le jazz tout en s’assurant que l’amalgame ne reste pas qu’une simple curiosité exotique.

Écoutez comme il faut «Hypocritical conflict» et vous comprendrez comme moi que comprendre devient parfois une notion abstraite.

Je dois avouer que la découverte d’ACRANIA m’a grandement plu et il démontre, avec cet album, qu’il est possible de fusionner world beat, jazz et death metal avec subtilité et virtuosité, me bernant même en utilisant des instruments non traditionnels au metal pour faire les passes que devraient justement faire les guitares distorsionnées, créant cet impression de flottement entre free jazz, fiesta mexicaine et techdeath. J’espère que la planète métal est à l’écoute, car il se passe quelque chose dans la tête de ces musiciens talentueux et créatifs.

Lex Ivian

 

The Mexican band ACRANIA exists under this name since 2006, but had a previous incarnation as Necrofilia (2001-2006). Today it defines itself as avant-garde death metal according to the presskit I received. I just discovered this band with this 3rd album, «Fearless». Many things can hide under «avant-garde metal» and at the same time, this is what naturally brought me towards it. I had many possibilities in mind and I like when the music promises me something different. I went back to listen to «Unbreakable Fury» (2010) and «An uncertain collision» (2012) on its Bandcamp after I was done with this review to acknowledge its evolution. I hope you’ll do the same.

If you weren’t seated when you pressed «Play», it is possible that like me, you had to restart the album because your brain was struggling to understand what your ears sent as a message. This time, ready to face the music, I had to admit that there are indeed congas slamming behind the drums and as if this presence was not enough to destabilize me, here and there, a saxophone and a trumpet burst in the song just to keep my stability to a minimum. You won’t understand what I’ll say here (I guess??) but it was nice to have that feeling to hear a track of death metal while in the background I had a vague impression of Paula Abdul and her conga beat(!!)

Ok I take a little break here to drop off those pf you who don’t believe that this 38 minutes trip in the universe of ACRANIA is worth it. For the others that take the chance to pursue with me, get ready because this ride is going to be a bumpy one though the scenery will be magnificent. ACRANIA managed to make melodic death metal that incorporates mexican folk music, samba, bossanova and other latinos or afro-cuban rhythms. Adding to this for good measures, it plays with song structures and time tables and pours in some jazz while making sure this weird amalgam of music doesn’t remain just an exotic curiosity.

Listen carefully to «Hypocritical conflict» and you’ll understand, as I did, that «understanding» sometimes becomes an abstract notion.

I must admit that the discovery of ACRANIA pleased me greatly and the band shows with this album it’s possible to merge world beat, jazz and death metal with subtlety and virtuosity, fooling ourselves by using non-traditional instruments in metal music to perform leads and solos that should normally be done by distorted guitars, creating the impression of floating between free jazz, mexican fiesta and techdeath. I hope the whole metal universe is listening because something’s happening in the head of these talented and creative musicians.

Lex Ivian

 

Critique d’album: Krystalyan – «Undefined»

Krystalyan - Undefined cover

 

KRYSTALYAN
«Undefined»
Indépendant/Self Release
Août 2015

Liste des pièces
The exit
Leap of faith
Descending
Delirium
Obsession
Trust the tempest
Escape from fear
New dawn
Undefined
Confusion (bonus track)

Le groupe québécois KRYSTALYAN a fait paraître un premier album au mois d’août, une galette de 10 pièces (dont la 10 est inscrite comme une pièce bonus) qui s’inscrit dans la mouvance du nouveau death metal mélodique/ metalcore (lire ici le style actuel de groupes comme Lamb of God entre autres pour n’en nommer qu’un).

L’album débute avec une intro où s’accumule toute la panoplie des bruits nécessaires pour recréer l’image creepy de la pochette: bruits de pas résonnant, pleurs féminins, rire démoniaque accompagné d’un rattle, verre brisé et pour finir le tout, gonds de porte qui grincent avant de s’élancer dans «The Exit» qui a une drive qui donne le goût de se brasser la tête et malgré sa part de chug-a-chug ne verse pas du côté metalcore avec des breakdowns inutiles et des riffs incompréhensibles. Souvent, je trouve que ce genre donne trop l’accent sur le développement de riffs alors qu’ici c’est le contraire. La pièce est construite autour de lignes mélodiques accrocheuses.

Et c’est ce que je retiens principalement de leurs compositions, la musique est gérée avec goût et a une bonne drive qui nous transporte très bien tout au long de l’album avec ce qu’il faut de riffs émotionnels placés aux bons endroits et sa dose de chug-a-chug. Mes deux principaux problèmes et ils sont mineurs, ont surtout été que j’ai trouvé que certaines pièces reprenaient les mêmes lignes mélodiques (un exemple frappant est lors de l’utilisation des couplets de vocaux cleans lors de la 4ème et la 8ème) et que les solos avaient parfois tendance à être un peu dans le même genre.

En ce qui concerne le vocal, il y a une belle variété qui se doit d’être soulignée parce que trop de chanteurs sont unidimensionnels. Il fait un vocal principal écorché un peu aigu et un autre plus grave auxquels s’ajoutent quelques passes cleans et même de quoi qui peut s’apparenter à du pig squeal; ces types sont tous bien maîtrisés ce qui fait qu’on comprend bien ce qui est chanté. C’est là que cette qualité devient un défaut car j’ai constaté alors que l’anglais n’est pas maîtrisé comme il se doit. Quand on chante en anglais pour pogner dans un univers qui je l’avoue est majoritairement anglophone, il faut faire attention à ce détail parce que justement ces anglophones à qui les paroles en anglais veulent plaire le remarqueront encore plus. Je suis prêt à accepter la présence d’un accent étranger quand l’anglais n’est pas la langue maternelle du chanteur mais quand ce sont des erreurs de syntaxe et prononciation flagrante, je considère que certains devoirs devraient être faits. Surtout que j’ai constaté que le problème est prédominant dans les 2 pièces-phares de l’album soit dans la 1ère, «The Exit» qui sert à donner la 1ère impression et on sait tous l’impact d’une 1ère impression («EXIT» répété à plusieurs reprises, ne doit pas être prononcé comme «EXILE») et dans la pièce-titre de l’album où les phrases sont comme un peu forcées sur la musique (il y a même des paroles qui sont escamotées si je me fie au livret de l’album). Plusieurs diront que c’est un détail (comme si personne ne s’intéresse aux lyrics) mais pour ma part, ça m’a accroché l’oreille par boutte au long de l’album créant une perception ambivalente des vocaux. Remarquez que si son vocal n’était qu’un gueulage incompréhensible, ce problème ne me serait pas apparu. Comme je disais, c’est un défaut causé par une qualité. Et si ça ne vous frappe pas l’oreille, et bien vous venez de lire ce paragraphe pour rien,

Pour terminer cette revue, je vais me répéter pour ne pas créer une perception ambigüe de mon appréciation de l’album. C’est un album de death mélodique moderne qui a une très bonne énergie et s’inscrit parfaitement dans le courant actuel. Chaque chanson a une bonne drive et offre son lot de moments accrocheurs. Les riffs et les rythmiques sont bonnes et nous restent en tête. Pour mon goût personnel, reste juste à varier un peu plus les compositions et surtout à peaufiner le vocal ce qui leur permettra de passer au second niveau. J’encourage donc le lecteur/auditeur à faire fi de ce problème/accroc et à découvrir ce groupe qui plaira sûrement à plusieurs. Surtout ceux qui trippent sur Lamb of God, Soilwork et autres du genre.

Un dernier mot pour parler de la pièce bonus qui offre une très belle collaboration avec Marianne Bergeron (connue sous le nom d’artiste Mary-Ann Bay) qui vient ajouter (dois-je le mentionner) une touche féminine au vocal ce qui permet une belle opposition entre le vocal death de Bryan et le côté power de celle-ci. Cette chanson offre un genre musical un peu différent, plus power pop metal (ceci dit positivement) et sans comparer avec le reste de l’album, je l’ai bien appréciée pour ce qu’elle amène.

Lex

 

KRYSTALYAN released a first album in August, a 10 songs offering (of which the 10th is listed as a bonus track) which follows the new melodic death metal/metalcore trend (read here the style of current bands like Lamb of God to name one among others).

The album starts with the full range of necessary creepy noises to recreate the image of the album cover: footsteps echoing, a woman crying, demoniac laughter accompanied by a rattle, broken glass and to finish it all, a hinges creaking door leads us into «The Exit» which has a drive that made me shake my head and though it started with a chugging riff does not have that metalcore side with unnecessary breakdowns and incomprehensible riffs. I often find that this kind of music gives too much emphasis on the development of riffs while here it is the opposite. The song is built around catchy melodies.

And that’s mainly what I remember of their compositions. The music is handled with taste and centered around melodies while it retains a good drive that carries us very well throughout the album with the right amount of emotional riffs placed in the right places accompanied with the required dose of chug-a-chug. My two main issues and they are minor ones, were mostly around the fact that some songs tend to use the same melodic lines (an example is the section of songs #4 and #8 where the clean vocals are used) and also that solos were also very similar.

Vocally, there’s a nice variety that’s brought forth and it’s definitely a plus considering that too many singers are one-dimensional. He sings mainly with a screechy raspy voice or a deeper growl but also brings in some nice clean vocals and even what can be likened to a kind of pig squeal; these types all being well controlled so that I could understand what was being sung. This is where this quality becomes a downside because then I noticed that the language used was not controlled as it should be. When singing in English to get attention in a universe which I admit is predominantly English, it is important to pay attention to this detail because these English speakers to which these lyrics are made to please, will notice even more. I accept the presence of a foreign accent when English is not the mother tongue of the singer but when there are evident pronunciation and syntax errors, I consider that certain homework should be done. Especially since the problem is predominant in the two songs of the album that often gives the first impression and we all know the impact of a first impression. The first song, «The Exit»  («EXIT» repeatedly stated, should not be pronounced as EXILE is) and in the title track where lyrics sound a bit forced into the music as if there’s too many words (there are even words that are skipped according to the booklet of the album). Many will say that it’s looking for shit when there’s none (as if no one is interested in the lyrics) but for my part, that unsettled me at times throughout the album creating an ambivalent perception of the vocals. But at some point as I said it’s the downside of the way he handles his vocals cause if it was just an incomprehensible growl this would not appear.

To end this review I will repeat myself to make sure not to create an ambiguous perception of my appreciation of the album. This is an album of modern melodic death metal that has a very good energy and fits perfectly into the current trend. Each song has a good drive and offers its share of ear-catching times. Both lead and rythm are good and rapidly stays in mind. For my personal taste, it just remains to create compositions a little more varied and to refine the vocal. And for you, remember that these problems shouldn’t spoil your listen. I encourage the reader/listener to discover this band that surely will appeal to many if you’re into Lamb of God, Soilwork and other bands of new melodic death metal.

A final word to mention the bonus song that offers a nice collaboration with Marianne Bergeron (known by the stage name Mary Ann Bay) that adds (should I mention it) a feminine touch to the vocals which allows a nice contrast between the death vocals of Bryan and the power side of hers. This song provides a musical genre a little different, more power pop metal (that said positively ) and without comparing with the rest of the album, I appreciated it for what it brings.

Lex

 

Critique d’album: Devil-M – «Revenge of the Antichrist»

Devil-M - Revenge of the Antichrist

 

DEVIL-M
«Revenge of the Antichrist»
Meth Head Records
2014

Liste des pièces
Rising (a) Unholy b) Siddhartha Gautama)
Apokrypha
Astharat
Scabbed Angel
Rebirth
From Birth to Death
Good way of Dying
Revenge of the Antichrist (Part 1)
Revenge of the Antichrist (Part 2)
Love is not available
Garden of Eden
I am God
Harmful scab
Apokrypha (Centhron Remix)
Siddhartha Gautama (Blackest Light Remix)
Rebirth (Grausame Töchter Remix)

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Je dois le dire en commençant. Jusqu’à date, cet album est ma découverte de l’année. Depuis que je l’ai reçu, je l’écoute à tous les jours. Faut dire que j’ai déjà un énorme faible pour la musique industrielle, et surtout quand cela provient de l’Allemagne. Ce groupe, débuté comme projet solo par Max Meyer, a évolué en 2009 pour devenir une formation complète et a fait paraître le EP «Willst Du sterben» et en 2011, leur 1er album «Kannst Du sterben». «Revenge of the Antichrist» est paru en Mai 2014.

Je me demande pourquoi je n’ai pas connu ce groupe avant ça. Ils ont tous ce que j’aime dans la musique industrial metal: une musicalité agressive, de l’électronique, des voix graves, des pièces plus relax, des pièces parfaites pour danser ou pour simplement se motiver. Bon je vais arrêter de m’exciter le poil des jambes puis je vais commencer par le début. L’album contient 16 pièces, dont 13 sont des morceaux originaux; les trois dernières sont des remix.

La première pièce a un son très électro accompagné de beat percussifs, voire tribal. J’ai adoré l’intro graduelle qui s’enchaîne à merveille avec ce qui nous attend. Le chanteur a une voix très criarde, mais pas agaçante. Il m’a rappelé la voix du chanteur de Psyclon Nine mélangée à celle de Marilyn Manson. C’est un mix très intéressant. On enchaîne ensuite avec une pièce d’électronique à la vieux Terminal Choice. Par contre, cette fois-ci, sa voix est beaucoup plus clean, un peu comme Andy LaPlegua, de Combichrist.

La pièce que j’ai le plus aimée est la troisième «Astharat». Le beat est juste trop bon à mon goût. La musicalité de la percussion me fait totalement tripper. Elle est vraiment entraînante. Pour continuer sur une bonne note, les pièces qui suivent sont toutes aussi entraînante les unes que les autres. On reconnaît les influences de Marilyn Manson, Combichrist et Psyclon Nine qui, toutes mélangées donnent Devil-M. À partir de «From Birth to Death», ça devient plus metal mais ça ne perd pas cette drive qui donne le goût de danser.

Vers la fin de l’album, avec «Love is not available», on change totalement d’univers et cela devient très calme. Au début, je croyais que mon lecteur avait changer tout seul de band et que j’écoutais le dernier album de Combichrist. Heureusement pour moi, mon lecteur n’est pas possédé. Dans les dernières pièces de l’album, ils nous démontrent un côté plus tendre et moins dur. C’est excellent quand même, car oui, on aime la musique qui réveillerait un cadavre, mais c’est bien d’être polyvalent et de mettre un peu de douceur dans ce monde de fou. La pièce «I am God» amène la très belle voix de Sonja Langenfeld. C’est une belle pièce douce et calme, enrobée de mélodie mélancolique.

L’album se termine avec des remix de «Apokrypĥa», de «Siddhartha Gautama» et «Rebirth», fait par des groupes qui sont eux aussi Allemand: Centhron, Blackest Light et Grausame Töchter. Elles sont toutes intéressantes et s’inscrivent bien dans cette habitude de se faire des remixes dans le monde de l’électro.

Pour ma part, c’est mon coup de cœur de l’année en tant qu’album Industrial. Je l’adore du début à la fin. Je ne me tanne pas de l’écouter. Aller voir leur site pour écouter et acheter leur album. C’est un groupe qui s’auto-produit, donc ça vaut encore plus la peine de faire un détour vers eux.

Note: 13/10

Marie-Noëlle Anctil

 

I must say it right from the start. So far, this album is my discovery of the year. Since Lex sent it to me, I spin it every day. I must say that I have a huge crush for industrial music, especially when it comes from Germany. This band, started in 2006 as a solo project, evolved to a full line up in 2009 and since then released the EP «Willst Du sterben» and in 2011, their first album «Kannst Du sterben». «Revenge of the Antichrist» came out in May 2014.

I wonder why I have not heard of this band before. They have all that I like in industrial metal music: aggressive musicality, electronics, warm deep voice, more relaxed parts, songs perfect for dancing or simply to pump up ourselves. Well I’ll stop exciting myself and start from the beginning. The album contains 16 songs, 13 of which are original tracks; the last three are remixes .

The first song is an electronically driven track accompanied by percussive beat that are even tribal at times. I loved the gradual intro that connects perfectly with what lies ahead. The singer has a shrieky voice, but not annoying. It reminded me of the voice of the singer of Psyclon Nine mixed with that of Marilyn Manson. It’s a very interesting mix. Then follows an electronic song reminescent of some old Terminal Choice. By cons, this time, his voice is much more clean, a bit like Andy LaPlegua from Combichrist.

The song I loved the most is the third, «Astharat». The beat is just too good. The percussions nearly put me in a trance. It’s really catchy. To continue on a good note , the songs that follow are all as catchy from one to the other. We recognize the influences of Marilyn Manson, Psyclon Nine and Combichrist and that, all mixed together, gives Devil-M. There’s a more metal side to the songs from «From Birth to Death» and on till we get to the last third of the album.

So towards the end of the album, with «Love is not available» it gets in a totally different musical universe and it becomes very quiet. At first I thought my music player had shuffled to some other band by itself and that I was now listening to the last Combichrist album. Fortunately for me, my player is not possessed by some devilish bot. It’s just that in the last songs of the album, they show a more tender and softer side. This is again excellent anyway, because yes, we like music that would wake a dead body, but it’s good to be versatile and bring a little sweetness in this crazy world. The song «I am God» brings the nice vocals by Sonja Langenfeld. It’s a beautiful, soft and quiet song, coated with melancholic melody.

The album ends with remixes of «Apokrypĥa», «Siddhartha Gautama» and «Rebirth», ​​by bands that are also German: Centhron, Blackest Light and Grausame Töchter. These are good remixes that fit perfectly in this trend of doing remixes in the electromusic world.

For me, it’s my thrill of the year in the Industrial music category. I love it from beginning to end. I don’t get tired of listening to it. Visit their website to listen and buy their album. This is a band that is self-produced, so it’s worth making a detour for them.

Note: 13/10

Marie-Noëlle Anctil

 

Critique d’album: Piezo – «Nova»

Piezo - Nova

PIEZO
«Nova»
Indépendant
2015

Ça fait déjà trois ans et demi que le groupe de la ville de Québec, PIEZO a pondu son premier opus intitulé «Scene 1 – Harlequin», maudit que le temps passe vite! Je me rappelle avoir adoré et avoir été franchement impressionné par cet album, autant par la qualité de la composition, des arrangements et de la production. PIEZO avait donc la lourde tâche de faire suite à cet album, et je dois dire qu’ils ne se sont pas plantés!

Je dois vous avertir par contre. Le style musical et l’approche sont complètement différents du premier. Le premier nom de groupe qui me vient en tête pour décrire ce changement de style est The Dear Hunter. Chansons plus courtes, musique un peu moins complexe, un peu plus légère et à la limite un peu plus flyée. Mais ça fonctionne très bien, les gars de PIEZO ont peut-être pris un risque avec et album, mais ça va rapporter. Je ne me suis pas attardé plus qu’il ne le faut sur les paroles, alors je ne crois pas que cet album soit la suite du premier, ni musicalement, ni lyriquement. Pour encore utiliser la comparaison avec The Dear Hunter, probablement que c’est un album interlude avant d’avoir droit à une suite en bonne et due forme!

Je trouve la production un peu bizarre, je ne sais pas comment l’expliquer autrement, mais je m’y suis habitué. Ce n’est pas bien grave. L’intro «Trumpets» elle torche sur un moyen temps. Quelle excellente chanson pour ouvrir un album du genre! Je ne vous en dis pas plus sur le reste des chansons, qui sont très mélodieuses, allez découvrir ça!

Le groupe fera son lancement (lien : ) mardi le 29 septembre au Petit Champlain de Québec et voici le lien pour la page événement facebook.

Note : 9/10

Mathieu Audet

Critique d’album: Hillward – «Flies in Amber Stones»

Hillward – Flies in Amber Stones

 

HILLWARD
«Flies in Amber Stones»
Indépendant
2015

HILLWARD de la ville de Québec est un projet de trois des gars de Southern Cross. Même si ce projet ne se veut pas aussi progressif que leur projet principal, on peut y reconnaître à plusieurs endroits les influences. Je dirais par contre que ce projet se veut plus mélodique, et plus heavy, même s’il y a des chansons plus «smooths» comme «One Goodbye», «Quiescence» et «Walls of Apathy». Pour les chansons heavy, la chanson titre «Flies in Amber Stones», «The Missing Link», «When it all Comes True» et «Quantify the Abstract» rockent pas mal la place.

C’est difficile pour moi d’y aller plus dans le détail pour celui-là, car ce n’est pas un style ou plutôt un mélange musical auquel je suis souvent exposé. Mais j’ai adoré l’album, je pense que c’est ça l’important! La composition, les arrangements et la production sont excellents, on voit que ce sont des musiciens qui ont une bonne expérience dans la musique! À voir tous les projets musicaux dans lesquels les gars sont impliqués, il ne semble pas manquer de bonnes idées!

Le groupe fera également son lancement lundi le 28 septembre à l’Anti Bar & Spectacle de Québec et voici le lien pour la page événement facebook.

Note: 9/10

Mathieu Audet