BLANK et LE JOUR – Sortie d’album

BLANK et LE JOUR 

Drummondville, au centre de l’intérêt de l’underground musical au Québec! 

Nous revoilà dans cette ville du Centre-du-Québec, avec la réputation d’avoir créé votre mets préféré (la poutine) et d’avoir une quantité impressionnante de formations et de talents musicaux proportionnellement parlant (habitants vs power house bands). Deux très bonnes nouvelles nous arrivent en juin, soit la sortie du premier album de Blank, groupe hardcore qui a volé la vedette lors de ma première rencontre avec eux en spectacle. En outre, le groupe de la Mauricie Le Jour sortira officiellement son album au Pub La Sainte-Paix de Drummondville. Donc, voici une autre double Chronique sur deux albums à écouter et, par la suite, voir en performance dans nos bars et salles du Québec. 

 

Blank, l’album The Descent 

Hiro-Maël Tuahine Meunier: batterie
Maxandre Laplante: basse
Louis-Félix Béland: voix
Maël charbonneau: guitare 

Warborn 

Un album qui promet de faire état de bulldozer de guerre dans vos oreilles, en débutant avec cette pièce qui amène la première vidéo de l’album paru un vendredi 13 du mois de juin. Encore une fois, Blank démontre déjà son inspiration de devenir une notoriété dans le genre, comme Get the Shot, Norwalk et d’autres formations bien établies. Impulsivité, brutalité, ambiance sauvage, mais loin d’être désorganisé: on cherche l’impacte et c’est un bullzeye pour cette pièce… quel début d’album! 

Un exercice que je fais pour certains styles de musique est ce que j’appelle le Marathon 20; 20 secondes du début de chaque pièce, une après l’autre. La raison est simple, dans certain style l’originalité n’est pas une mesure d’accomplissement, ce que je trouve dérangeant en soit et si par exemple, j’entends un album de douze chansons et que la moitié de celle-ci commence avec un même type de riff, je vous pris de croire, que si j’étais un critique et non un chroniqueur, je serais en mode ‘’destroy’’ comme le disait si bien Claude Rajotte à l’époque que Musique Plus avait un intérêt pour la musique de l’Underground du Québec. Bon, je m’égare, Blank démontre une solide diversité, et pour une nouvelle formation, c’est dans un mode créatif qui mérite toute mon attention, et la vôtre. En poussant maintenant plus loin, ça, oui, j’écoutais les chansons au complet, niveau ambiance dans sa globalité:

voilà un groupe qui balance avec précision, le côté folie de la créativité avec sérieux dans sa structure. L’échantillonnage est bien réparti ; on y trouve des tempos changeants, du plus rapide au plus lent, ainsi qu’une variété instrumentale et vocale. On ne se gêne pas d’ ajouter parfois des styles qui ne font qu’enrichir l’album. Par exemple, I Did it for: Myself, beaucoup, inspiré du Rapcore. The World, plus Thrash metal, surtout dans l’application des mélodies à la guitare. Tout cela sans décrochage, on est bien dans le monde du Hardcore 101. 

Je ne vous décrirai pas tous les textes ni tous les titres laissant cette chronique double, légère comme vache emportée dans une tornade, mais j’avais des questions à poser aux boys, qui sont tellement plus intéressants que moi. 

Ondes Chocs: Quelle est la chanson du nouvel album qui te satisfait le plus et que tu as le plus hâte de faire découvrir aux admirateurs en spectacle? 

Louis-Félix Béland: ‘’The Descent est celle que j’ai envie de faire découvrir au public c’est le point final de l’album, l’amalgame total de la composition et le rappel de thèmes, musicaux, et ‘’lyrical’’, qui clôture cette création ! C’est aussi où, personnellement (vocalement) j’utilise pas mal tout mon « range » de techniques différentes. Cette chanson a été composée avec aucune limite préalable et est une des meilleures expressions créatives de l’album (selon moi) !’’ 

J’écoute l’album, mais je cherche en vain Coco Bongo. Vous savez, Coco Bongo, Tabarnak ! Je fais une plainte en bonne et due forme à Maël Charbonneau, je garde ma copie rose et je m’informe de la situation. Voici ce qui en est pour COCO BONGO!!!! 

Ondes Chocs: Cette pièce récente et qui a aussi son vidéo n’apparaît pas sur l’album The Descent. Parle-moi de la décision de la soustraire de l’album? 

Maël Charbonneau: ‘’Yes Coco Bongo en fait c’est un call que Bilou avait fait en live et que je n’avais jamais entendu jusqu’à tant que je voie une vidéo et j’ai trouvé le call excellent ! C’était pendant une vidéo de Warpath je crois ! J’ai dit aux boys qu’on devrait clairement faire une chanson sur ça ! On a fait la tune la plus raisin pas possible, on est allé l’enregistrer chez Antoine Boily à Québec, moi et Bilou et il nous a aidé à rajouter plein d’idées funky . On était déjà en pleine promotion de l’album qui s’en venait, mais on s’est dit sais tu quoi, on s’en ‘’colisse’’, on drop la tune directe là malgré tout, car ça fait du sens avec la mentalité de Blank . Y’a pas de règle, c’est à ce moment-là que le momentum était et qu’on sentait le feel donc on l’a lâché aussi simplement ! Et elle n’a aucun lien avec l’album c’est une chanson ‘’standalone’’ complètement.’’ 

Pour ce qui en est de voir Blank en spectacle, deux dates me viennent en tête, car j’y serai… comme par hasard, pour votre bénéfice cher lecteurs et lectrices. Ils feront partie du monstrueux line up du 25 juillet au Festival de Capital Punishment qui s’étend sur trois jours, à Ottawa. Il partageront, entre autres, la scène avec Get the ShotDead Velvet et Soulthief. Un retour par la suite à Drummondville, ils seront la tête d’affiche le 30 août au Pub La Sainte-Paix, accompagné de Basterds, Soulthief et Dead Velvet. C’est un rendez-vous pour tous les amateurs de soirée brasse-camarade et de musique en mode séisme incalculable sur l’échelle de Richter. Tu ne me crois pas… viens voir! 

 

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LE JOUR, l’Album Pas Né pour Devenir Squelette 

Érick C. Doucet : voix, paroles. guitares, basse, effets, toaster, feed-back, synthétiseurs, arrangements.
Nicolas Gauthier : batterie.
Martin Lemay : basse, voix (back)
Jennifer L. Martin : voix, Voix (back).
Étienne Turgeon : djembe, piano et cordes
Brigitte Gobeil : synthétiseur et voix 

Le Jour nous arrive avec un bel album de rock francophone, qui, dans les années 90, aurait été rapidement sur le palmarès des radios commerciales cet été, cela avant la grande purge et le contrôle sectaire des décideurs de l’industrie musicale québécoise. Des textes légers, colorés sous une intonation au chant qui est dans le style Jean Leloup: un chant parlé pop (c’est le mieux que j’ai comme définition). Avec les choristes (voix féminines), on ajoute une touche taquine, parfois plus mielleuse. Ce qui me fait me poser une question que je les ai vus en spectacle, mais sans aucun soutien (back vocals). Ce qui donnait un son plus brut, rock garage stoner. Quelle est la décision du groupe face à cela ? 

Ondes Chocs: Ce qui m’a frappé lors de l’écoute de l’album est l’implication des choristes féminins (back vocals), qui, pour moi, change beaucoup la dynamique de plusieurs titres, ce que l’on a pas eu lors du spectacle. À quoi devons-nous nous attendre lors du dévoilement de l’album et des prochains spectacles? 

Philippe Ethier (à la distribution): ‘’Pour la choriste, malheureusement, on a de la difficulté à trouver quelqu’une prête à nous accompagner. J’essaie des fois de chanter soprano, mais ça laisse à désirer.’’ 

Erick Douce: ‘’En fait, on a pris une tournure plus rock, presque stoner psyched avec mes nouvelles compos et je crois qu’avoir une choriste, ce serait excellent, mais ce serait encore plus génial une musicienne qui joue aussi d’un instrument. 

La nouvelle mouture de Le Jour est très différente de celle sur l’album et c’est parfait comme ça. Chacun des nouveaux musiciens a apporté avec lui son bagage d’influence et de créativité, ce qui a bouleversé pour le mieux le band.’’

De plus, maintenant, un autre changement important est fait avec l’arrivée de Sébastien Auger, comme frontman au micro, un nouveau chanteur. Nous voilà déjà, avec de multiples changements. L’album a son son, la formation est en forme avec une nouvelle aura sans dénaturer le produit initial. La grande force du son Le Jour, pour moi, est dans la guitare d’Érick C. Doucet. On y reconnaît une influence massive du rock canadien et il ne s’en cache pas, il est fan. Le corps des chansons tourne toujours ou presque autour de la présence d’un riff entraînant. Si j’avais à parler de mon top 3 de l’album. Fantôme Gratuit, une chanson dont je vois tout de suite le potentiel de jouer la super vedette à la Mick Jagger sur le plancher de la scène, en plus d’un texte qui est en ‘’TU’’, qui permet de viser la salle et de jouer avec les participants… une chanson de spectacle, qui ne doit pas être jouée figée… avec la mise en scène adéquate, c’est une chanson qui rend facile d’aller chercher l’audience.

Je Suis d’Ailleurs, cette courte chanson acoustique vous donnera envie d’impressionner vos camarades de camping lors de votre prochaine sortie. Elle vous donnera également envie d’écrire des couplets supplémentaires. Vous pourrez la partager avec vos amis autour du feu. Entre le rock à la Tragically hips du titre Le Pouvoirs aux chats ou le rock & Roll humour de Miss Bush, j’hésite. En fait non, je REWIND… Il Paraît, petite chanson, douce, tendre, voilà ça nous arrive tous de vouloir changer de vitesse et avoir une chanson qui donne espoir, qui réconforte… et bien voilà, c’est tout ça. 

Pour le reste des titres, vous savez où aller : à Drummondville le 27 juin. Aller écouter des titres qui font bouger, avoir du bon temps, avec une terrasse accueillante et admirer un nouvel album qui va voir ‘’Le Jour’’. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Plus bas, bien sûr, je laisse les liens pour découvrir et encourager ces artistes. Encourageons les créateurs de l’underground. 

Blank, l’album The Descent:
https://open.spotify.com/album/6WCHL8s4l71murAglS8jBv

Le Jour, l’Album Pas Né pour Devenir Squelette:
https://lejourgroupe.bandcamp.com/album/pas-n-pour-devenir-squelette

Critique d’album: Eternal Bastard – Moshpit (2025)

Eternal Bastard
Mosphpit
Independant
2025

 

Liste des pièces

  1. Headbang
  2. Teenage Years
  3. Brothers Forever
  4. Paradise Through Hell
  5. Moshpit
  6. The Bastard’s Opera

 

 

Liens des réseaux sociaux, pour écouter et acheter l’album :
Site officiel : https://eternalbastard.b12sites.com/
Linktree vers réseaux sociaux : https://linktr.ee/eternalbastard
Bandcamp : https://eternalbastard.bandcamp.com/album/moshpit

 

Eternal Bastard – Moshpit

Eternal Bastard est :

Chanteur/bassiste : Émile Doray
Guitariste : Arthur Lapointe
Guitariste : Malik Couture
Batteur : Olivier Beaumont

Le groupe québécois de punk/metal Eternal Batard a sorti leur premier EP intitulé « Moshpit ». Directement de la ville de Montmagny, ce jeune groupe nous apporte un style nous rappelant les bonnes vieilles années du punk des années 90 alors que la jeunesse était en pleine rébellion. Le but premier de ce jeune groupe est simple, nous faire revivre les bonnes vieilles années du metal tout en ayant le plus de fun possible !

Moshpit se voit être un album prometteur pour un groupe ayant le rock dans le sang. Ces jeunes-là sont bourrés de talents, je vous le dis ! Dès la première note, j’ai vu le potentiel possible de ces jeunes musiciens. Chaque membre assure à perfection leur part et la qualité sonore est tout simplement impeccable. Des riffs accrocheurs, un vocal à point et un drum avec du mordant !

En écoutant cet album, j’ai eu le goût de me partir un mini moshpit chez moi! Bon, un peu difficile tout seul, mais vous comprenez… Pour ça, vous devez aller voir Eternal Bastard en spectacle! Après avoir visionné quelques vidéos de leurs différentes prestations, ils ont vraiment la flamme dans les yeux et ça paraît !

Le nom le dit directement… cet album veut nous faire mosher! Eternal Bastard est un groupe auquel je vais porter attention et j’espère avoir la chance de les croiser prochainement! Ce premier EP d’environ 20 minutes se voit être un excellent clin d’oeil à la scène punk et metal tout en ayant un son propre à eux.

Bonne chance les boys !

Note : 9/10

-Phil Grondin

Premier EP pour ONEDAYNEVER (Dany Leblanc)

ONEDAYNEVER
Equation Of Chaos
14 mai 2025

Liste des pièces

  1. Ouverture (Intro) – Instrumental (0:22)
  2. I Think, Therefore I Divide (4:32)
  3. Equation Of Chaos (5:47)
  4. Beyond Celerity (4:45)
  5. Eternal Now Nexus (4:00)

Pour les fans de: Judas Priest, Kreator, Sepultura, In Flames, etc…

 

Lien pour écoute et achat:
https://linktr.ee/onedaynever
https://www.melogy.ca/odn
Contact info: onedayneverofficial@gmail.com

 

Premier EP pour ONEDAYNEVER (Dany Leblanc)

Pour commencer, que dire de ce projet solo composé en simplement 10 jours. Je crois que c’est peu dire, mais ce EP retiendra certainement l’attention de beaucoup de fans de thrash metal moderne. Dany Leblanc, (EX-Atheretic) s’est plongé dans la composition complète et indépendante de ce projet en enregistrant toutes les guitares, la basse et les pistes de drum de base dans son studio maison en 10 jours. Il signe aussi l’écriture de toutes les paroles ainsi que la voix dernier ce nouveau projet!

Il a complété ce EP avec la collaboration de Mikael Desnoyers du Studio Empire Recording. Mikael a permis de concrétiser Equation Of Chaos par l’enregistrement officiel du drum ainsi que le mixage et le mastering. Du côté de l’illustration, réalisé par Joël Marinier, on peut apprendre que Dany désirait dépeindre la lourdeur de la conscience humaine sur le monde (chaos, égo, lutte intérieure, santé mentale, etc) et on peut le voir facilement avec les visages entourant cette Terre stérile.

Avec une courte intro instrumentale de 22 secondes on se plonge rapidement vers le chaos mental avec le coup d’envoi de la première pièce du EP,  I Thing, Therefore I Divide. La composition de cette pièce en fait ma préférée, car dès la première écoute, elle reste en tête! Par la suite, vient la chanson Equation Of Chaos, qui est un succès sur toute sa durée pour se diriger vers la pièce Beyond Celerity. L’album se termine avec la pièce Eternal Now Nexus, plus simple, mais clairement efficace avec une touche plus oldschool que les précédentes. C’est, selon moi un bon choix pour la fin de ce EP.

On ressent bien toute la créativité de Dany tout au long de l’écoute. Il a bien réussi à marier l’aggressivité du style avec des rythmes parfois simples et parfois complexes sans oublier un excellent vocal bien thrash. Un second album de ONEDAYNEVER est déjà en cours de composition, les fans n’auront donc pas à patienter bien longtemps avant de découvrir du nouveau matériel de ce musicien chevronné et bien connu de la scène métal au Québec.

Equation Of Chaos est certainement un album à découvrir, écouter et réécouter pour tous les fans de thrash metal moderne!

Vicky Fillion
Admin, journaliste et photographe

Nouvel EP: Jerkswitch – 100% Wholesome Pants Party

Jerkswitch 

Nouvel EP: 100% Wholesome Pants Party 

EJ Lang: Lyrics, Vocals, Guitar
Will De Francesco: Guitar, Back Vocals 
Pat Savate: Bass, Back Vocals 
Gabriel Lalancette-Allard: Drums 

Cette formation de Rimouski nous revient avec un tout nouvel EP où il se met presque à nu de façon humoristique (en image). Encore une fois, ils nous prouvent que, même si nous pouvons les voir sous les étiquettes punk ou hardcore, sans aucun doute, il en reste que Jerkswitch dépasse ces petites cases musicales pour toujours aller chercher de façon intelligente, un mixage de style, de l’audace dans leur ouverture, mais aussi une création efficace qui, malgré ces multiples facettes, nous garde dans leur monde d’intrigue et de découverte.

Pushin’ Daisies est une pièce punk-hardcore rapide et old school qui nous réveille. On poursuit Code Red, dans un hardcore avec une touche de ska et un ajout de  »back vocals » qui apporte des moments plus légers et festifs. Un changement de ton plus rock (punk) termine sur une ambiance de reggae bohème. Tout ça, pour le prix d’une seule chanson, et avec un tonus formidable, sans donner l’impression d’une « structure décousue ». C’est un art en soi. Avec Fight a Table, on ajoute des touches funk psychédéliques et autres… Rx, elle aussi, cache en elle ce petit « je ne sais quoi » de style qui s’ajoute. Pour une touche finale, on ajoute la pièce Lidocaine de l’album éponyme Jerkswitch, mais cette fois-ci, en mode acoustique et qui lui redonne un nouveau souffle pour l’été.

Les textes sont écrits au ‘’Je’’, ce qui donne l’envie de dire qu’on veut nous accompagner dans une exploration personnelle en plus de musicale. Je vous laisse le loisir de lire les paroles (voir le lien Bandcamp) et oui c’est un album que je vais mettre dans ma liste d’achat, dès que j’en ai fini avec la dernière fraude de ma carte de crédit. 100% Wholesome Pants Party, cinq chansons à écouter en continu. 

Ondes Chocs: Que ce soit, du ska, reggae, funk et autre, comment arrivez-vous à nous emmener dans des univers musicaux variés, tout en maintenant une identité musicale cohérente, grâce au son unique de Jerkswitch ? 

Jerkswitch: ‘’Très bonne question. Honnêtement, je pense que c’est dû au fait que chaque membre du band apporte des influences différentes! Nous avons tous un background différent et une approche différente envers la musique, alors lorsqu’on se retrouve les quatre ensemble, c’est ce qui crée le son Jerkswitch.’’ 

Voici le lien pour découvrir le EP: 
https://jerkswitch.bandcamp.com/album/100-wholesome-pants-party 

Il y a aussi une autre possibilité qui s’offre à vous pour les découvrir ou les revoir, car ils feront partie du Pouzza 2025 à Montréal. Ce festival qui compte une brochette incroyable d’artistes qui est prévu pour cette fin de semaine, du 16 au 18 Mai. Pour ce qui en est, plus spécifiquement à la présence de Jerkswitch, vous pourrez les entendre vendredi au Turbo Haus à 19:50 (2040 Rue Saint-Denis Mtl) 

-Christian lamothe, chroniqueur de l’Underground

Critique d’album: BOT 41 -The Future Is Ours (28 avril 2025)

BOT 41
The Future Is Ours
Independant (Pete Lavoie – Death Note Silence)
28 avril 2025

Liste des pièces

  1. WTF
  2. Recess
  3. Failure
  4. Rated M
  5. Independent
  6. T&A
  7. Planned Obsolescence
  8. Linoleum
  9. Early Birds
  10. The Fall

 

Liens des réseaux sociaux, pour écouter l’album
FB : https://www.facebook.com/BOT41
IG : https://www.instagram.com/bot41project
Spotify : https://open.spotify.com/intl-fr/artist/4WI9St4UDgfcbmol7lO49V?si=QAkVE_R-T-Cw5yONlcFbpw

BOT 41 – The Future Is Ours

Bienvenue dans un monde virtuel entre le réel et la fiction! C’est ce que nous présente BOT 41 avec son album « The Future Is Ours », sorti le 28 avril dernier en tant qu’indépendant. Réalisé par le guitariste Pete Lavoie de la formation Death Note Silence, BOT 41 se voit être le mix par excellence entre le metal moderne et le metal industriel des années 90. Dès la première écoute et la première pièce jouée, nous voyons le sérieux que Pete souhaite faire vivre à toute personne écoutant son album. 

La production est excellente alors que nous pouvons reconnaître les influences industrielles tout le long, alors que l’électro se fond à perfection avec le drum et la guitare. On dirait presque que nous sommes en train d’être dans l’univers du jeu Cyberpunk accompagné d’une voix gutturale prête à nous défoncer les tympans! Alors que notre société est présentement en train de vivre des moments historiques à chaque jour, BOT 41 nous plonge dans son univers post-apocalyptique sur les enjeux de la société et de sa vision de celle-ci dans son monde futuriste. Pete n’hésite pas à jongler entre les différents thèmes d’actualité tout en apportant sa petite touche personnelle.

« The Future Is Ours » est un excellent album pour tout fan de Death Note Silence qui désire connaître davantage une autre facette de leur cher guitariste en formule « one man band »! Le côté électro/industriel est vraiment ce qui m’a accroché le plus alors que le mix est fait naturellement nous rappellant les bonnes années de ce style. 

Une soirée de lancement est prévue au Dés Truqués de Shawinigan ce vendredi 9 mai à 19h. Nul autre que Pete sera présent afin d’être le DJ invité pour mettre le party dans la place! Il sera accompagné des gars de Death Note Silence et du groupe Change My Brain With Cakes

Lien : https://www.facebook.com/events/695648652891439/

Note : 8,5/10 

Phil Grondin

Critique d’album: Burning The Oppressor – Waking Nightmare (18 avril 2025)

Burning the Oppressor 

Le nouvel album: Waking Nightmare 

Au loin, on voit le ciel s’obscurcir dans le monde du Heavy metal québécois. Jour après jour, l’ombre si attendue par les fidèles prend place sans confusion. Sous les tambours, qui annoncent l’événement, nous nous levons pour enfin les accueillir à leur retour sur la scène et aussi être à l’écoute de leurs nouveaux chants furieux. Le 18 avril 2025, ils nous reviennent forts de leur expérience créatrice, brandissant ce nouvel artefact du nom de Waking Nightmare. Vous et moi, mes frères et sœurs, levons nos bras vers les podiums du deathcore, pour faire les honneurs à cet événement si attendu de la réapparition de Burning the Oppressor. Depuis plus d’un mois, je me suis exposé à la nouvelle œuvre de ceux-ci et, humblement, je vous livre mes pensées et mes délires. 

 

Eternal Rest et Slaying Princess 

Comme pour toute intro de pièce majeure Eternal Rest, mélancolique à ses débuts, va nous élever avec détermination au rythme beaucoup plus brute qui suivra. Quand une formation prend le temps de faire un prélude du genre, on se doit de frapper fort pour lui donner sa raison d’être. Est-ce réussi? Comme une cavalerie qui se plonge frénétiquement au travers des premières lignes ennemies, Slaying Princess percute et met en pièces. Le retour en arrière est maintenant impossible… Les hostilités sont lancées de façon foudroyante. Cette pièce, qui est un paradoxe de brutalité, est intelligente dans sa composition, nous ouvre un monde de souffrance où la réponse instinctive, incrustée de vengeance, se répand dans une réalité sauvage. Une Loi du talion, faussée par le traumatisme, mais dominante dans les nouvelles règles infligées par une âme meurtrie. Mais quel début d’album remarquable, avec des touches subtiles tant dans les voix que dans les instruments ! Aucun étonnement pour moi qu’une vidéo soit mise de l’avant pour cette pièce… de la bombe. 

 

 

Animal 

Grandit dans la blessure, apprentissage de l’attaque pour la défense… la furie qui libère de la cage physique pour s’enfermer dans une cage psychique où les tourments et les rages s’entremêlent pour forger l’être malsain, mais qui assure la survie. On est dans l’émotion primitive, l’impulsion. Cette chanson comprend un superbe solo efficace qui donne à peine le temps de respirer dans ce monticule d’agressivité musicale. L’animal ayant la rage est dangereux… même si l’on veut bien comprendre sa souffrance. 

 

Explode 

Pièce très intéressante, qui semble être un moment de conscience, mais non de contrôle. Loin d’être dans l’œil du cyclone où l’on aurait un répit. Un moment où la souffrance est plus grande que la rage, nous met dans une position à admettre que l’on voit les démons qui nous habitent sans vision claire, sans introspection possible, ni capacité de les dominer. Un moment de supplice où l’on a l’impression qu’on va exploser, comme dans un vieux film de Scanners… mais il n’y a aucune délivrance. N’est-ce pas déjà clair pour vous, le titre de l’album prend tout son sens, le cauchemar éveillé (Waking Nightmare). Au niveau musical maintenant, je trouve que l’ambiance est bien choisie avec un son moins d’impact mur à mur, sans perdre de férocité, mais plus de clarté au niveau des subtilités. 

 

Suffocation 

Jusqu’à maintenant, l’évolution de l’album m’épate, car il semble vraiment y avoir une suite dans les idées, dans la thématique continue. L’être humain, physiquement parlant, ne peut être en mode rage plus que quelques heures… après Slaying Princess et Animal dominés par cette transe bestiale et écumante. Explode repose sur une dynamique changeante et nous voilà avec une pièce sur la dépression, l’angoisse du vide de sa propre vie. Je ne sais pas si c’était voulu, mais Suffocation est clairement une suite logique si on a voulu avoir des nuances d’émotions adroitement ficelées ensemble. J’ai aimé aussi cette introduction très rock progressive qui donne une belle levée au retour du son deathcore. Avec un refrain death-mélancolique puissant que je retrouve parfois avec une formation comme Avatar. On sent le poids du monde et ma foi, j’adore les envolées de guitare qui donne un beau cachet à cette chanson. 

 

Two Faces 

On revient avec un son lourd, lourd, l’ambiance est lourde, car on porte les lunettes de la personne qui souffre devant un système hospitalier non hospitalier. On s’enfonce dramatiquement sous les regards de ceux qui nous administrent les doses. On se sent trahi, mais, il est flou à savoir d’où vient ce sentiment, de la maladie? De la réalité? Ou tout simplement des deux. Je crois que cette chanson n’est pas dans le jugement total de la situation, mais dans le ressenti. Une expression de coma éveillé où tout devient extérieur à l’esprit fatigué… même son propre corps. Derrière cette rythmique deathcore, il y a une ambiance sludge dans sa dynamique qui me tourne dans la tête. Avec ce titre, nous voilà rendus à la moitié de l’album. Jusqu’à maintenant, un superbe travail par Burning the Oppressor… Je m’attends et je souhaite qu’ils me restent des surprises en portant l’oreille à cette deuxième partie. 

 

Exhausted 

Un roulement de percussion qui débute cette deuxième partie, une seconde énergie qui nous revient. Je suis certain que vous serez d’accord avec moi quand je vous dirai que l’arrivée de la partition de guitare (soliste) à partir du milieu de la chanson est très attrayante pour les amateurs de métal plus traditionnels, ce qui donne une superbe finition à ce titre qui ne m’épuise en rien. Pour la première fois, on ressent une reprise de contrôle sur le ‘’je’’ fasse aux démons intérieurs et aux abominations de la vie. La colère est ressentie, mais, dans ce titre, on s’approprie la conscience. Malgré la fatigue et le challenge immense, on sent le combat intérieur plus en construction qu’en auto-destruction.

Never 

On est dans un thrash intense et j’imagine déjà un  »pit » de metalhead tourner en rond et faire du rentre-dedans et crier Never!!! Mon esprit me dit: ‘’rentre dans le tas! Mon corps me dit: ‘’Laisse donc ça aux plus jeunes, svp!’’ Nous verrons bien qui gagnera dans ma propre dualité lors du spectacle au Trou du Diable. Cette chanson est parfaitement bien positionnée sur l’album. Un ralliement, un refus contagieux dans toute sa lucidité. Prenez vos vitamines et ne mangez pas trop, car, lors du spectacle, c’est dans le ‘’cercle ou mur de la mort’’ qu’on risque de se rencontrer. Encore une fois, j’aurais beaucoup de difficulté à croire que cet album, de la façon qu’il a été positionné (chaque titre) ne soit qu’un joli hasard. Il y a clairement une ligne de conduite à plusieurs points dans sa conception, superbe travail. 

 

Lizards & Worms et Silence 

Non, ce n’est pas parce que j’avais perdu tout désir d’écrire. Après plusieurs écoutes et analyses, je voulais simplement écouter Kevin Bordello lui-même et vous le livrer dans une question qui, je l’espère, vous fera encore plus apprécier l’œuvre. 

Ondes Chocs: À quelques reprises lors de mes commentaires sur l’album, j’écris sur la démarche évolutive structurée de différentes pièces. D’un départ, où l’émotion et la conscience sont floues par la douleur et la rage, peu à peu, on ressent une certaine libération, un recul qui s’installe. Les deux derniers titres (Lizards & Worms et Silence) me font ressentir cette nouvelle prise de contrôle, malgré la douleur et la colère, et même une forme d’espoir avec l’arrivée de Silence. Ai-je tort si je te dis que, dans tout cet amalgame de rage et de confusion, il y avait une intention claire de terminer l’album avec un message positif ou du moins dans l’éveil? 

Kevin Bordello: ‘’Oui tout à fait. Ces deux chansons explorent des thèmes profonds liés à la lutte intérieure et à la perte.Lizards & Worms illustre un combat entre l’espoir et le désespoir, exprimant une colère accumulée face à un monde hostile et déshumanisant. Pourtant, au-delà de cette rage, la chanson évoque une volonté de transformation, d’acceptation du passé et de résilience pour bâtir un avenir plus fort. Silence, quant à elle, est une ode poignante au deuil et à l’amour pour des êtres chers disparus (nos mamans à moi et JF). Écrite initialement pour JF et sa mère, elle est ensuite devenue un exutoire personnel suite à la souffrance et au décès de la mienne quelques mois plus tard. Elle traduit le poids d’une douleur profonde et de l’impuissance face à la souffrance. Mon désir était toutefois de laisser transparaître un espoir de paix et de protection après la mort. La guérison à travers le processus du deuil. L’acceptation de la mort. La fin de l’album capture l’intensité des émotions humaines, entre la rage, la perte et un espoir de renaissance à travers ces épreuves-là.

 

THE VOID 

The Void qui nous laisse avec une ambiance de regard au loin après une longue et terrible journée, où les mots ont tous été dits… terrible douceur sans nostalgie. Je souhaite avoir bien rendu le tout… Sinon, vous venez régler ça avec moi dans le mosh pit à Shawinigan le 25 avril… Pour les autres, n’oubliez pas qu’il y a six dates déjà inscrites au tableau pour la sortie de l’album Waking Nightmare

Voici un lien Waking Nightmare (album disponible le 18 avril 2025) et tous les autres albums de Burning the Oppressor!!! 

Burning The Oppressor – Waking Nightmare

De plus, à chaque endroit, ils seront accompagnés de différents groupes, comme si le monde du métal s’était donné le mot pour être au rendez-vous et goûter eux aussi au retour de Burning the Oppressor, regarder plus bas pour les dates et la palette d’artistes invités, il ne manque que vous! 

 

-Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground