Septic Flesh – Entrevue

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Le groupe de death metal de Athènes en Grèce, Septic Flesh vient tout juste de lancer son 9ème album, « Titan« , via Prosthetic Record pour l’Amérique; un album qui met encore plus l’emphase sur les orchestrations et qui d’ailleurs bénéficie avantageusement de la présence du Prague Philarmonic Orchestra. Septic Flesh est présentement en tournée nord-américaine (22 juin au 14 juillet) pour promouvoir cet album et j’ai profité de leur passage au Café Campus de Montréal le 26 juin, pour m’entretenir avec Christos Antoniou. Je vous mets également des liens pour découvrir l’album en écoute intégrale. – Lex

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Aenator – Entrevue

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Je suis tombé, plus tôt cette année, sur ce projet de métal expérimental/instrumental de Montréal, Aenator, et je ne savais pas à quoi m’attendre, ni même à qui j’avais affaire. Rien de plus facile pour en savoir plus, on pose des questions! Voici une entrevue écrite avec l’homme derrière le projet.

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– Comment a été choisi le nom Aenator?

Aenator était le titre décerné aux musiciens militaires dans l’armée romaine, ce qui cadre bien avec ma musique, surtout le 1er EP (Siege & Aftermath).

 

– Ce projet est ton plus récent en tant que “one-man band”, et tu sembles être connu sous le pseudonyme “Mr. Swiz”, tu peux élaborer sur cet anonymat et choix de nom?

Ça date de l’époque où je faisais de la bande dessinée. Ce n’était pas dans le but de rester anonyme, mais simplement parce que c’est plus «accrocheur», et facile à retenir, que mon vrai nom.

 

– Comment est né Aenator?

C’est parti d’un désir de me renouveler musicalement puisqu’aucun de mes autres projets ne comblait mon envie de composer du «metal technique», tout en y incorporant certaines de mes autres influences.

 

– Tu m’as mentionné dans le passé que le drum et les guitares de Aenator ne sont pas des vrais, pourquoi avoir choisi cette option? De quels instruments joues-tu?

Je joue de la guitare et de la basse depuis un bon moment, et aussi un peu de drum, mais que pour le plaisir. Quant à ce qui est d’utiliser des instruments virtuels, c’est d’abord pour la rapidité et la facilité que ça procure en composant. Ça permet de dépasser les limites physiques du jeu de l’instrument: en tant que compositeur, ça me permet de laisser aller mon imagination sans me soucier du coté «physique» de la création. Et puis finalement, pour le son, puisque la technologie d’aujourd’hui permet d’avoir un bon équivalent sans devoir en jouer, ou s’enregistrer.

 

– Tu inclus des éléments électroniques en plus dans les compositions et je trouve que tu en mets une bonne dose, qui ne déstabilise pas trop. Est-ce difficile de trouver cette balance entre métal et électro sans chavirer dans les excès?

Mon dosage est un choix personnel et je le base simplement sur le fait que j’aime que ma musique soit dynamique. Donc après un certain moment de métal, la «recette» me dicte une transition vers l’électro, qui se fait parfois dans un but de surprendre, ou afin de continuer un thème musical en changeant le son, le tempo, ou la tonalité.

 

– Tu as offert les deux albums d’Aenator en très peu de temps, pourquoi un si court délai entre les deux sorties?

Le premier EP de 7 chansons a été composé en quelques jours seulement, lors d’une période de trouble assez stressante au niveau personnel. L’atmosphère musicale, et le thème de siège militaire, représente bien mon état d’esprit à ce moment. Ensuite, les troubles sont passés, et les réactions positives de mon entourage face à ce premier EP m’ont encouragé à continuer. Le 2ème à été composé aussi rapidement, dans l’espace de 2 semaines, et afin de continuer la thématique «militaire», j’ai composé pour que ce EP soit en quelque sorte la continuité thématique du siège, du point de vue des conquérants.

 

– Pourrions-nous un jour voir un groupe sur scène afin d’interpréter ces pièces?

À ce stade-ci, ça semble très peu probable. Ça ne serait pas impossible, mais ça demanderait beaucoup de travail, et ce n’est vraiment pas une priorité; je préfère composer du nouveau matériel plutôt qu’en interpréter, même pour mes propres compositions.

 

– C’est le dernier de plusieurs projets (voir: Mythoklash, Dis(10)Putes, Electrocutionerdz, Anomalies) et ils sont tous différents. Lequel t’apporte le plus du côté créatif/inspiration?

Il n’y en a pas un en particulier qui m’apporte plus qu’un autre. Le fait que chacun des projets soit différents me permet d’y aller avec le feeling du moment. Ils remplissent tous une fonction spécifique, car chacun a sa démarche, une approche différente, et ses propres «règles». Dis(10)Putes, c’est du punk d-beat. Mythoklash, c’est soit du mashup A+B (comme Iron Maiden VS Beastie Boys), soit du collage (comme la série 1978-1982, 1979-1983, et 1980-1984). Quant à Electrocutionerdz et Anomalies, ce sont 2 projets qui sont terminés depuis un bon moment.

 

– En lisant les ‘press clippings’, je me suis aperçu que tu étais aussi dans le milieu de l’imagerie/BD, est-ce un milieu qui est plus inspirant pour toi, et comment agit-il sur ta musique (s’Il y a lieu)?

Comme tu l’as dit, «j’étais» dans le milieu de la BD, de 1996 à 2001 environ. J’ai beaucoup produit, pour finir par me désintéresser du médium. J’ai aussi fait un peu d’animation, avec Flash et Animate Pro, mais les délais de production sont beaucoup trop longs, surtout quand on est seul pour tout faire.

 

– Je serais curieux de savoir quels sont les artistes/bands qui ont le plus influencé ta musique ou même ce que tu écoutes chez toi en général?

Mes influences sont vraiment variées, puisque j’écoute beaucoup de musique et de styles différents, du genre Frank Zappa, Luca Turilli, Ghost, Voivod, The Sword, Slayer, Babymetal, Mr. Bungle, Ratatat, Justice, Savant, Kavinsky, The Bloody Beetroots, The Toilet, Next Life, The Algorithm, Mstrkrft, Iron Maiden, DRI, Wolfpack /Wolfbrigade, John Zorn, Esperanza Spalding, Mindless Self Indulgence, King Crimson, Estradasphere, Metallica, Nile, Death, Sepultura, Ensiferum, Maximum The Hormone, Stravinsky, Frank Sinatra, Girl Talk, Aphex Twin, Squarepusher, Naked City, The Locust, Megadeth, Rush, Testament, Nasum, Meshuggah, Buena Vista Social Club, pour n’en nommer que quelques-uns.

 

– Comment vois-tu l’industrie de la musique de nos jours et comment navigues-tu à travers celle-ci en prenant compte de tes intentions générales, de ce que tu veux en retirer en tant qu’artiste?

L’industrie de la musique est un milieu très contingenté, tous styles confondus. Il y a beaucoup de bons musiciens, labels et producteurs indépendants. Je n’ai aucune intention spécifique quant à ma production, car je fais tout pour mon propre plaisir, mais je suis toujours content de savoir que ça plaise à autrui. Tous mes projets sont indépendants et la plupart sont en download gratuit sur le site Neophile Records, un label web que j’ai mis sur pieds avec un ami de Suède.

 

– Merci beaucoup d’avoir pris le temps. Maintenant, comment les lecteurs peuvent-ils se garder au courant de tes différents projets? Qu’est-ce que le futur réserve pour tes projets?

Mon portfolio en ligne, Swizland, est mis à jour assez régulièrement, et pour chacun de mes projets, j’ai une page Facebook. Je travaille présentement sur le 4ème volume des smashups de Mythoklash. J’ai aussi un nouveau projet avec des amis d’outre-mer qui est en quelque sorte une continuité d’Aenator, mais avec des vocals, et qui va dans des directions assez inhabituelles. Sinon, je pense faire un premier album d’Aenator à l’automne ou cet hiver, dépendamment de l’inspiration. Et merci à toi pour cette entrevue. Longue vie à Ondes Chocs!

 

Khuda – Entrevue

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Après les avoir présenté brièvement sur le site il y a de ça une couple de semaine avec l’arrivée de leur troisième et dernier album, « Molasses Constricts The Clinostat« , j’ai décidé d’envoyer des questions au duo Steve Myles (drum)/Tom Brooke (guitare), Khuda.  Question de les découvrir, si ce n’est pas déjà fait, je vous propose le lecteur Bandcamp de cet album en écoute intégrale durant votre lecture de la discussion ci-dessous. Je vous présente l’entrevue originale anglaise en premier suivi de la traduction faite par Lex

 

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– What is the meaning behind the name of the band, Khuda?

TomWell, we chose the name after the first jam… myself and Robin (the first drummer) were driving through a town called bradford (if I remember rightly, we were on the way to a gig at a venue called the 1in12 club!) aand we were trying to think of a name. I saw the word Khuda written on a wall, and it just stuck! We found out a lot later that the word means a load of things in other languages, but to be honest, we just really liked the sound of it!

 

– You are a Guitar/Drum duo, was it on purpose or more a result of a band missing pieces and then experimenting?

TomI guess a little bit of both, it wasn’t something that was really massively planned. It has just always felt right for us… I honestly don’t think it’s ever even being considered to add another member. We’ve always had fun trying to make as much noise as possible!

SteveIn terms of practicality the sheer convenience of being just two people has also had a massive effect on how active we were able to be. We were both always up for an adventure and being so easy to accommodate resulted in us being able to play anywhere at any time. By the end of our time touring together we were completely self contained, we didn’t even use the pa system, just our own gear as close to the centre of the room as we could get. Musically it never really felt too much like there was much missing, I mean sure on record we’d add a little extra bottom end to flesh things out a little but live we were always perfectly happy just being two :).

 

– Please present both your musical backgrounds in order to better comprehend your influences.

TomWell, for me, Khuda is pretty much my entire musical background! The band started in my teenage years, and is pretty much my first band. I’ve always loved music though, and from an early age started to go to and then later playing at as many of Leeds’ awesome underground gigs as I possibly could! That was how me and Steve met… he was working as a venue organiser at a sweet DIY venue in the heart of Leeds’ student area, and one of the cool (slightly) older guys who gave us, as a young, enthusiastic musicians a chance to play live!

Steve – I guess both of us have the fact that we were never trained musically in common. I had about three or four drum lessons when I was a kid and never really had the patience for it but always just felt like i kind of understood how things worked. Maybe in retrospect it would have been better to do things properly but I enjoy myself so I guess that’s that.

Tom and Robin were always just incredibly enthusiastic, I remember the first time seeing them play (it was at an autumn all dayer we’d put on with a bunch of local bands in 2007) they rocked up with all this crazy equipment, they had a violin, a bon tempi organ, tom was jumping between bass and guitar and robin had this incredibly disjointed but groovy style which he threw himself at whole heartedly. We were all gob smacked, I remember thinking at the time that these boys were the punkest people ever, I mean sure they were still figuring stuff out but the sheer audacity of it blew us all away hah hah.

I started my first band when I was 12 years old and haven’t really looked back since heh heh, that band was my life for a long time, we never really got our shit together but we always knew we just wanted to try and do something different. I guess that’s another reason why I had instant respect for the Khuda lads, they were just trying to do something that didn’t really sound like everything else.

 

– This is your third and final release, why are you stopping now with such a winning combination?

TomWell, in early 2012, I moved permanently from the UK to Finland, and the distance between us basically meant that there was a natural need to wind down our activity as a band. We always worked in a way that we would practice every day, and spent about half our time travelling and touring, which really didn’t work out at all with the new distance between us. We’d already written most of ‘Molasses…’ so we recorded that in early 2013, as a kinda farewell to the band…

SteveYeah life was also just kind of going on with or without us and at the time it seemed like we had to either %100 commit to touring for 7 months out of the year or not do it at all. Also the costs of getting from point a to point b started to conflict with our ethics which were one of the main corner stones of the band. It was a really frustrating time because we’d go a few months without playing live and then spend the first week or two of tour getting used to it again. Weirdly we didn’t seem to have too much trouble with our last two gigs though so maybe it was just a psych out hah hah.

 

– Explain the meaning behind “Molasses Constrict the Clinostat”?

SteveWe can’t really say or it would spoil the fun, there is a much more deliberate theme in this record than there was in the last couple, I suppose a hidden benefit of it taking so long to release was that we could really spin a yarn with it.

TomUltimately, the meaning of Molasses Constricts The Clinostat is something that is personal to every listener. We wanted to try and make our song names and album theme a bit more coherent than our previous albums, and Molasses Constricts The Clinostat is the result.

 

– Going live never seems to have been a problem for you even though you live far apart, is this your favourite part of all this or is the studio work more rewarding?

TomWell, during the time in which we were touring and travelling heavily, we both lived in the same country, my move to Finland is only a recent thing, and actually did cause a few problems, which is why stopped touring! We managed to be lucky enough to travel to some beautiful countries and meet some amazing people, and the way we managed to make that work was by doing long tours, booked by ourselves, with as short drives and low costs as possible. That way, we managed to make touring possible without having to ask an unfair amount of money from organisers, doing things in a DIY way… just taking door deals etc… I think touring and playing live for us was absolutely the thing we enjoyed most, and definitely was the most rewarding!

StevePlaying live is what it is all about. It’s amazing how a collection of stimulus that should by all rights be unpleasant fit together to make a whole which is so ultimately thrilling. The physical exertion, the heat of the stage lights, the lack of air, the feeling of exposure and the potential to be judged negatively somehow combine to give you a massive rush. I guess it must just be conditioning but being in that situation even if only for 40 minutes or so makes all the sitting around in vans counting down the minutes seem worth while. There is also no better way to travel, we have met some life long friends while on the road/been met with almost inhuman kindness and that experience has been incredibly formative.

 

– How do people react to the live experience?  One would think Tom has got to be a bit ‘active’ on the stage in order to make it less static.

TomSteve goes mental behind the drums, so that makes my job easier, in terms of the visual side of things. To be totally honest, I spend most of my time trying not to fall over (balance has never been my forté, especially when concentrating on other things). We get a lot of nice feedback though about our live show, its something we enjoy and put a lot of passion into, and when things go right, people seem to really feed off that!

SteveTom is definitely down playing his stage presence here! He has always just been this mass of hair and sweet moves 😀 Believe it or not having just two people facing each other in a small space allows for a more intense vibe, people don’t really have to split their attention between a few different members scattered across a stage so maybe less is more in this situation.

 

– How does the writing process go for Khuda? Do the drums usually set the tone or are you able to mix it up?

TomWe’re definitely from the jamming school of song writing! Sometimes I’ll have a guitar part or melody in mind, and we’ll jam stuff out and see what happens, and other times an entire song can just pop out of just messing around together. Once we have a basic structure written, we’ll just keep playing it, ironing out any weird bits, and getting the general flow right.

SteveAbout %70 of the material came spontaneously and was then mimicked and honed afterwards. By the end of our time playing together regularly we had built a real connection, I know pretty much exactly what Tom is going to do next and I guess its the same vice versa. Even now there are huge sections of the songs which we improvise when playing live, it keeps it fresh for us despite having a couple of trap falls.

 

– Can you see Khuda making a studio return later on without having to share the stage?

TomI think hitting the stage is far more likely than making a studio return at this point, but who knows! We love playing together, and are still great friends… one thing that we’ve learned over the past couple of years is, never say never!!!

SteveYeah its too hard to tell at the moment, you never know what’s going to happen next but I agree its more likely that we’ll do the occasional live show if circumstance allows it 😀

 

– What are your respective plans going forward for Tom and Steve?

TomWe’ve both been pretty busy since stopping touring hehe… I’ve been building, and recently opened a recording studio here in the beautiful Finnish countryside, so hopefully that will be taking up the majority of my time for the foreseeable future! It’s in a converted barn, and is all set up with band accommodation, sauna etc, I have my first sessions booked in here in the next couple of weeks, which is really exciting… you can check it out here (shameless plug…):www.tonehaven.net

SteveI have a few bits and pieces going on, spent the last year building a tattoo expo (Shameless plug 2www.leedstattooexpo.com) which we’ll be starting work on the second edition in the coming months. Another couple of bands on the go with « Cattle » (experimental noise rock with 1 drums, another 1 drums, bass and vocals), « Clensch » (three piece math and roll) and possibly a new one if I get myself together enough. Having a push with my artwork (can be seen on the cover of the new Khuda record) and am looking to start an apparel company with my incredibly talented girlfriend of near to 8 years. Plenty to keep me out of trouble hah!

Thanks for speaking with us and all the very best for the future with Ondes Chocs !!

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– Quelle est la signification de votre nom, Khuda?

TomEt bien, on a choisi notre nom après notre premier jam… moi-même et Robin (le premier drummer) passions en voiture à travers une ville appelée Bradford (si je me rappelle bien, nous nous en allions à un show dans une place qui s’appelait the 1in12 club!) et on essayait de trouver un nom de groupe. J’ai vu le mot Khuda écrit sur un mur et ça fittait! On s’est rendu compte plus tard que le mot veut dire toutes sortes de choses dans différentes langues mais pour être honnête, on aimait juste comment ça sonne!

 

– Vous êtes un duo Guitare/Drum, était-ce voulu ou plus parce que vous étiez à la recherche d’autres musiciens pour compléter le tout et avez expérimenté entre temps?

TomJe dirais un peu des deux. Ce n’était pas quelque chose de planifier. Ça semblait juste correct pour nous… je ne pense pas honnêtement que nous ayons jamais pensé à rajouter un autre membre. Nous avons toujours eu du plaisir à essayer de faire le plus de bruit possible!

SteveD’un point de vue pratico-pratique, en plus d’être super commode d’être juste deux personnes, ça l’a eu aussi un énorme impact sur notre capacité à être actif. On était toujours tous les deux prêts pour l’aventure et la facilité à s’accommoder a fait en sorte que nous avons pu jouer n’importe où n’importe quand. Vers la fin de tout ce temps à tourner ensemble, on se suffisait à soi-même si on peut dire, on n’utilisait même plus le pa system, juste notre propre gear le plus près possible du centre de la pièce. Musicalement nous n’avions pas l’impression qu’il manquait quelque chose. C’est sûr que sur les enregistrements, nous avons ajouté des trucs mais live, on était bien heureux à deux :).

 

– Présentez-nous vos backgrounds musicaux afin de mieux saisir vos influences.

TomEt bien pour moi, Khuda est pas mal tout mon background musical! Le groupe a débuté pendant mon adolescence et c’est pas mal mon premier groupe. J’ai toujours adoré la musique et dès mon jeune âge, j’ai commencé à aller dans le plus de shows possibles sur la superbe scène underground de Leeds puis plus tard y jouer. C’est à travers ça que j’ai rencontré Steve… Il travaillait comme organisateur de spectacles dans une place DIY trippante au coeur du quartier étudiant de Leeds, et il a été un des gars cool et un peu plus vieux à nous donner une chance de jouer live en tant que jeune musicien enthousiaste!

SteveJe crois que nous avons en commun le fait que nous n’avons jamais vraiment suivi de cours de musique. J’ai eu trois à quatre leçons de musique quand j’était un enfant mais je n’ai jamais vraiment eu la patience pour ça. J’ai toujours eu la sensation que je comprenais quand même comment ça marchait. Peut-être que maintenant en regardant en arrière, on pourrait dire que ça aurait été mieux de faire les choses de la bonne manière mais j’ai eu du fun de même et c’est ça qui compte.

Tom et Robin ont toujours été très enthousiastes. Je me rappelle la première fois que je les ai vu jouer (c’était en 2007 lors d’un show all day à l’automne avec plusieurs groupes locaux)ils ont rocké la place avec tout cet équipement de malade. Ils avaient un violon, un orgue Bontempi. Tom switchait de la basse à la guitare pendant que Robin bûchait sa vie dans un style groovy complètement disjoncté. On était tous bouche bée. Je me rappelle avoir pensé que ces gars-là étaient les plus punks. C’est sûr qu’ils en étaient encore à se créer en tant que groupe mais c’est leur audace qui nous a assommés hah hah.

J’ai créé mon premier groupe quand j’avais 12 ans et je vais vers l’avant depuis, heh heh! Ce groupe a été ma vie pendant un long boutte. On n’a jamais réussi à faire de quoi à notre goût mais on a toujours su qu’on voulait faire de quoi de différent. Je crois que c’est une autre raison qui a fait que j’ai eu un respect instantané pour les gars de Khuda. Ils essayaient de faire quelque chose qui ne sonnait pas comme tout le reste.

 

– C’est votre troisième et dernier album. Pourquoi arrêtez-vous maintenant que vous semblez avoir une combinaison gagnante?

TomEt bien, au début de 2012, j’ai déménagé de façon permanente du UK à la Finlande et la distance qui nous sépare a naturellement entraîné le besoin de slacker en tant que groupe. On a toujours travaillé de façon à pouvoir pratiquer ensemble tous les jours et passer la moitié de notre temps à voyager en tournée ce qui ne fonctionne plus du tout à cause de la distance entre nous. On avait déjà écrit la majorité de « Molasses… » alors nous l’avons enregistré au début 2013 comme un adieu au groupe…

SteveOuan, la vie continuait son chemin avec ou sans nous et il nous paraissait à ce moment que nous devions choisir entre nous investir dans le groupe à 100% et être en tournée 7 mois par année ou ne pas le faire du tout. De plus, les coûts pour se déplacer du point a au point b ont commencé à être en conflit avec notre éthique, une des pierres angulaires de notre groupe. C’était vraiment frustrant parce que nous étions quelques mois sans jouer live puis passions une ou deux semaines au début de la tournée à reprendre le beat de jouer ensemble. Bizarrement, nous n’avons pas eu ce problème avec nos derniers shows alors c’était peut-être juste psychologique, hah hah.

 

– Expliquez la signification derrière “Molasses Constrict the Clinostat”?

SteveOn ne peut vraiment le dire car ça va gâcher le fun. Il y a un thème beaucoup mieux défini sur cet album que sur les deux précédents. J’imagine que le bénéfice caché d’avoir pris tout ce temps pour faire paraître l’album nous a permis de vraiment monter une histoire.

TomEn fin de compte, la signification de « Molasses Constricts The Clinostat » est personnelle pour chaque auditeur. Nous voulions faire en sorte que les titres de nos pièces et le thème de l’album soient plus cohérents que sur nos albums précédents et « Molasses Constricts The Clinostat » en est le résultat.

 

– Jouer live n’a jamais semblé un problème pour vous même si vous vivez éloignés. Est-ce « jouer live » que vous préférez ou trouvez-vous le travail en studio plus gratifiant?

TomEt bien, notre période de voyage et tournée intensifs a eu lieu pendant que nous vivions dans le même pays. Mon déménagement en Finlande est récent et a créé quelques problèmes qui ont mis fin à nos tournées. Nous avons eu la chance d’aller dans de magnifiques pays et de rencontrer des gens qui en valaient vraiment la peine. Notre façon de gérer tout ça pour que ça fonctionne était de faire de longues tournées que nous bookions nous-même avec le moins de distance à parcourir entre les shows et le moins de coûts possible. De cette façon, c’était possible de faire des tournées sans demander d’argent à des producteurs de spectacles, en faisant tout DIY… en prenant des door deals etc… Je dirais que les tournées et jouer live étaient définitivement la chose que nous aimions le plus et hors de tout doute la plus gratifiante!

SteveJouer live en tout ce qui importe. C’est surprenant comment un ensemble de sensations qui sont à la base déplaisantes peuvent ensemble créer un tout complètement trippant. L’effort physique, la chaleur des lumières de scène, le manque d’aération, la sensation d’être sous la loupe avec le potentiel d’être jugé négativement, tout ça trouve le moyen de se combiner pour donner un super gros rush. J’imagine que c’est comme un conditionnement mais la possibilité d’être dans cette situation même si ce n’est que pour 40 minutes plus ou moins fait que toutes les minutes passées dans le « tour van » valent la peine. Il n’y a pas vraiment de meilleures façons de voyager. Nous avons rencontré des amis pour la vie lors de ces voyages et avons bénéficié d’une gentillesse surhumaine et cette expérience a été incroyablement formatrice.

 

– Comment les gens réagissent-ils à vos prestations live? J’imagine que Tom se doit d’être très actif sur scène pour que ça ne paraisse pas trop statique.

TomSteve vire fou au drum, alors ça rend ma tâche pas mal plus facile côté visuel de la chose. Pour être totalement honnête, j’essaie la majorité du temps de ne pas tomber, l’équilibre n’a jamais été mon point fort et encore moins quand je suis concentré à d’autres choses. Nous avons toutefois des feed backs plaisants concernant nos prestations live. Nous adorons le live et y mettons beaucoup de passion. Quand les choses fonctionnent bien, les gens semblent apprécier et s’en nourrir!

SteveTom est en train de minimiser son impact sur scène ici! Il a toujours été cette masse de cheveux avec des « sweet moves » 😀 Crois le ou non, être juste deux face à face dans un petit espace permet d’avoir une vibe plus intense. Les gens n’ont pas vraiment à partager leur attention entre différents musiciens répartis sur scène alors « less is more » dans cette situation.

 

– Comment vous arrangez-vous pour composer les pièces? Est-ce le drum qui part le tout ou c’est plus ensemble?

TomOn est définitivement de l’école « écrire en jammant ». Des fois, j’ai une partie de guitare ou mélodie en tête et nous jammons du stock pour voir ce qui arrivera avec ça, et d’autres fois une pièce complète fait juste apparaître à force de jammer des trucs. Une fois que la base d’une pièce est écrite, on va continuer à la jouer en changeant les trucs bizarres jusqu’à ce que ça coule bien.

SteveÀ peu près 70% du matériel vient spontanément puis on peaufine le tout. Vers la fin de l’époque où nous jouions régulièrement ensemble, nous avions une vraie connection. Je savais pas mal où Tom s’en allait et je crois que c’était réciproque. Même maintenant, il y a de grandes parties des pièces que nous improvisons sur scène. Ça permet de garder les pièces vivantes pour nous.

 

– Croyez-vous qu’il pourrait y avoir un retour studio pour Khuda sans que vous retourniez sur scène?

TomJe crois que retourner sur scène est plus probable que de faire un retour en studio en ce moment mais qui sait! Nous adorons jouer ensemble et sommes toujours de grands amis… une chose que nous avons apprise au cours des dernières années est de ne jamais dire « jamais »!!!

SteveYeah, c’est trop dur à dire pour le moment, on ne sait jamais ce qui peut arriver mais je suis d’accord que c’est plus probable que nous ferons probablement plus des shows occasionnels si les circonstances le permettent 😀

 

– Quelles sont vos plans futurs respectifs?

TomNous avons été très occupés tous les deux depuis que nous avons cessé les tournées, hehe… J’ai monté et récemment ouvert un studio d’enregistrement ici dans la magnifique campagne finlandaise alors j’espère que ça occupera la majorité de mon temps dans le futur immédiat! J’ai converti une grange et j’y ai fait ajouté aussi des commodités pour les groupes comme un sauna, etc. J’ai ma première session de booker dans les semaines qui viennent ce qui est vraiment excitant… vous pouvez voir tout ça ici (une petite plug personnelle…!)

SteveJ’ai quelques trucs en marche ici et là et j’ai travaillé l’an passé à monter une expo de tattoo (plug perso) et on travaillera sur la deuxième édition dans le mois qui vient. J’ai aussi quelques groupes « on the side » avec Cattle (experimental noise rock with 1 drums, another 1 drums, bass and vocals), Clensch (three piece math and roll) et probablement un nouveau projet si je réussis à m’y mettre. Je vais essayer de promouvoir mon travail d’artiste visuel pour les artwork (que vous pouvez voir sur la pochette du dernier Khuda) et j’envisage de partir une ligne de vêtements avec mon extrêmement talentueuse blonde avec qui je suis depuis près de 8 ans. Ça fait pas mal de choses pour me tenir en dehors du trouble, hah!

Merci beaucoup d’avoir parlé avec nous et nous souhaitons le meilleur dans le futur pour Ondes Chocs!!

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Under Aspect – Entrevue

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Répondants: David Lessard et Carl Dubreuil

 

Après une absence marquée sur album, la formation de St-Jean-sur-Richelieu, Under Aspect, revient en 2014 avec « The Things You Should Not See » (dont voici le lien pour ma revue de l’album), un amalgame de pièces Metalcore mélodique qui transpirent l’émotion suite à plusieurs situations plus ou moins faciles pour la formation. Voici les réponses à nos questions!

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Préface:

Salut Dave, tout d’abord merci pour l’entrevue et ton support tonique envers la scène Métal. Bien des artistes te sont reconnaissants. Voélà, in passing. -d

Entrevue:

– Un bon moment s’est passé entre la sortie de ce nouvel album, “The Things You Should Not See” et votre EP précédent, peux-tu nous guider à travers les évènements qui ont retardé un band habituellement très productif? 

Yesss!!! Du potin, du potin!  Non, pour vrai, j’ai pas tant le désir d’aller au fond des choses, des relents émotifs des sous-sols d’Under Aspect. Commençons plutôt par décortiquer ce que «retard» signifie ici; tout d’abord la volonté de pousser un projet artistique à un niveau professionnel demande du temps et de l’énergie, c’est ce que nous avons pris ici. Et la preuve est à l’appui à l’écoute des pièces. On reçoit très souvent le commentaire: Hein! Ça sonne pro!… De la patience, du temps et de l’énergie disais-je.

Bien évidemment depuis le précèdent EP, « Invisible Knowledge » (2010), la formation a connu quelques amputations et gains au niveau des membres. Certains d’entre eux n’avaient pas le même sceau de tolérance à la vie d’artiste que le reste du band souhaitait poursuivre. Nous avons même dû avoir recours à la justice pour régler des histoires de F#$#%?& droits d’auteurs vides, inexistants et loin d’être utile à se battre et à s’en faire pendant des mois… pendant les mois d’enregistrements, précisons-le. Ce qui a même amené le groupe à quelques jours de la sortie officielle à vouloir «scrapper» l’album, le nom et les tounes et passer à autre chose… Nous avons passé au vote. Blanchissage à l’abandon et victoire à la ténacité fut le résultat. Personne ne regrette.

De grâce, si vous voulez vous starter un band sérieux, signez vos paroles, gestes et dépenses. Rendez tout équitable et clair le plus tôt possible. Ça évite des ennuis et améliore la communication. Y’en a pour qui l’argent c’est très important… fuckers.

Écoutez: Child’s Play (diggin’ gold) cette chanson émane le sujet.

 

– “The Things You Should Not See” signifie quelque chose de très personnel comme titre d’album, es-tu capable de nous en parler un peu plus, sens-toi bien à l’aise…

Au fait, le titre a pris du sens au cours des années, puisque depuis 2010 j’avais eu ce flash. Au départ, c’était à propos des imbécilités qui se retrouvent sur le net. Quand je parle d’imbécilité, je ne parle pas de l’humour tous genres, je souligne les actes de violences envers les humains et les animaux. Les gens qui décident de me montrer un vidéo sur leur cellulaire et qu’après 3 secondes, je remarque que c’est quelqu’un que l’on égorge live, ou un chien lancé en bas d’un building, etc, je ne vous apprends rien, il y a de la merde sur le net, this is one of the things that you should not see. Ça ne devrait simplement pas avoir lieu à la base m’enfin… au minimum, de publiciser ces actes, font de vous des idiots.

Comme mentionné ci-dessus, le fait que nous nous sommes rendus à un point où nous voulions abandonner l’album pour les bienfaits de notre sécurité, ça a changé la vision de la chose et a pris un côté plus personnel pour chacun des membres du groupe.

Écoutez: What does it mean?

 

– Est-ce que les paroles vont dans le même sens tout au long des huit nouvelles compositions? Ont-elles été écrites en groupe ou David se charge de cette facette de votre art?   

Je signe les textes. Carl est celui qui optimise certains passages où mon anglais manque d’inspiration. Au niveau du sens général des paroles de l’album, je crois que mon approche «dark» est toujours présente dans presque tout ce que je conçois, ce n’est pas parce que je suis quelqu’un de ténébreux, rempli de haine, bien au contraire, les gens qui me connaissent savent que je suis un ricaneux et que je blague toujours. J’aime les émotions profondes, elles vous font sentir seul, j’aime la solitude. Sur notre premier album « Became Mechanical »(2007), je voulais changer le monde avec moralité, sur le second, j’ai été tanné de me prendre pour un mage, alors j’ai simplement décidé d’exposer les problèmes tels qu’ils le sont et de ne rien y faire. C’était simplement beau de savoir que la vie pouvait prendre ces différentes formes. « The things you should not see » est un complément de ces deux expériences expliqué à travers des situations dans lesquelles Under Aspect se sont retrouvés à faire face depuis leur début. C’est pas toujours facile d’entretenir un band, faut être tenace.

 

– Au niveau de la musique, il y a une haine au travers de ces nouvelles tracks, mais aussi des mélodies vraiment accrocheuses et c’est votre force. Après avoir imaginé une direction plus « relax » pour votre musique, vous m’avez impressionné avec ce mix. Était-ce intentionnel ou les évènements des dernières années ont produit cette musique?  

Tu parles de haine et d’évènements des dernières années, au fait si nous faisions une rétrospective Under Aspect, laisse-moi te dire que les bons coups débordent dans la balance. Oui, nous avons un son plus «relax», mais n’empêche que tout le monde ici aime ça quand ça bûche. Alors c’est pourquoi on se fait comparer parfois à des groupes tel que Deftones ou System of a Down; le «catchy» rencontre le brutal et l’étrangeté dans le même blender…

Merci pour le commentaire, nous aussi on est très fier du son obtenu. Hugues a fait un travail superbe, encore une fois.

 

– Après deux pochettes d’albums précédents plus travaillées, vous avez opté pour une approche plus directe et simpliste sur cette nouvelle aventure, quel est le message qui devait passer en voyant celle-ci?

La décision finale sur la pochette eut lieu à quelques jours de l’impression, alors que depuis plus de trois ans, la pochette était faite et approuvé par tous…  Je travaillais des images pour le journal local et c’est Carl qui, derrière mon épaule, vit l’image de moi avec le logo et dit: «Ça serait malade que ce soit ça, la pochette!» Et après je ne sais pas ce qui s’est passé, mais on écoutait notre album pendant que je travaillais sur la nouvelle pochette et tout le monde était fou raide dans la pièce… Je pense que le feeling d’accomplissement général était palpable, ça allait de soi, alors j’ai conclu les designs avec ça, sans trop m’en faire à propos du fait que je me retrouve seul en «front» de la pochette…

 

– Hughes Bouchard, votre drummer, a tout fait lui-même au niveau de la production à son studio Le Cockpit, donc une production DIY et c’est vraiment bien réussi. Est-ce une manière de travailler qui vous a plu et allez-vous la répéter? 

On est jamais aussi bien servi que par Hugues Bouchard en qualité de son professionnel. On croit en lui et avec l’expérience qu’il prend à chaque projet qu’il entreprend, vous comprendrez que c’est le meilleur choix à faire. Je ne dis pas nécessairement que c’est toujours comme ça que nous allons fonctionner, mais à date ça nous mène à bon port. Et pour moins cher. Même si nous faisions affaire avec un studio, ou bien un autre réalisateur, chose certaine Hugues épaulera toujours le projet de près.

 

– Vous avez la chance d’avoir un chanteur, David Lessard, qui est extrêmement varié dans ses intonations et son reach autant dans les hautes que basses notes est bien monté. Montez-vous des fois les paroles et mélodies vocales avant la musique? 

Merci mec 😉  De l’album, je crois que « What does it mean? » est la seule qui est née de cette façon. Je sais que ça peut avoir un large impact sur les chansons, je tenterai davantage l’expérience pour le prochain album, bonne idée, thanx again.

 

– Je sais que sa voix a été pendant un bout un peu plus faible et avait de la misère à se remettre des shows de façon adéquate, est-ce que la situation est corrigée? 

Être chanteur c’est pas l’instrument le plus facile à entretenir. T’as les températures, le sommeil, l’alimentation, le souffle, les party… ce sont tous des points que, sur une guitare, tu n’as pas à te soucier par exemple. Mais oui, depuis quelques mois j’ai entrepris des exercices vocaux plus réguliers qui me permettent de livrer la marchandise et de pouvoir recommencer quelques jours après sans problème. C’est l’expérience qui entre.

 

Avec Marc qui a contribué à la musique de ce nouvel opus (mais qui n’est plus dans la formation) et Dany maintenant dans le band, comment se passe le processus de composition?

Pour l’instant, nous ne pouvons parler de processus de composition puisque nous nous concentrons sur la tournée, alors on roule le setlist dans les jams, sans oublier l’ajout récent d’Olivier Veilleux à la guitare qui a dû tout apprendre en 3 semaines avant le début de la tournée. Good job buddy. Il fait désormais partie de l’équipe. Mais pour répondre plus justement à la question, nous avons travaillé sur du nouveau stock, et on ne peut qu’avoir hâte de sortir du matériel de cette nouvelle formation…. ishh oui 😉

 

– Carl, tu m’avais parlé d’une direction plus « Deathcore » avec les nouvelles tracks en construction, est-ce toujours la voie empruntée quelques mois après notre discussion?  

La musique est définitivement plus lourde! On s’enligne pour quelque chose de beaucoup plus heavy! On veut expérimenter notre côté un peu moins « pop » qui ressort sur le dernier album!

Carl. (Bass)

– “Common Illusion” recevra un traitement vidéo promotionnel et vous avez sorti la semaine dernière le teaser d’arrière-scène. On y voit entre autre Hughes qui travaille avec les caméras, est-ce aussi une phase de votre carrière que vous produisez par vous-mêmes? 

Nous avons, comme vous l’avez remarqué, la manie de vouloir toucher à tout. Le domaine de la promotion musicale nous passionne et on en mange. La prochaine sortie vidéoclip est une co-réalisation entre moi, David Lessard et la photographe Lexa One de One Photography. Nous avons scénarisé la patente pendant près de deux mois, le tournage a duré 17h. Nous étions plus d’une quinzaine sur le plateau à travailler là-dessus. Je suis rendu à la finale du montage et nous sommes très enthousiastes de vous partager ce bijou sur lequel nous travaillons depuis plus d’un ans déjà. Et oui, Hugues est derrière la caméra, c’est lui que l’on veut pour ça encore une fois, il est talentueux ce Hugues. D’ailleurs le dernier clip sorti « Yesterday’s Prayers » est entièrement sa réalisation.

Voyez: Yesterday’s Prayers sur Youtube

 

– Avec des shows partout en province, un nouvel album, un nouveau vidéo, peux-tu nous dire ce que nous réserve le band dans les prochains mois et aussi nous diriger vers les points de ventes physiques/digitales pour que les fans et curieux puissent vous encourager? 

Je fonctionne avec beaucoup de rêves, de souhaits et d’ambitions, mais une chose est certaine, pour l’instant le futur ça n’existe pas et j’essaie de m’en tenir à tripper le moment présent. La tournée va bien, les gens sont tellement généreux, semblent nous connaître de plus en plus, connaître nos paroles de plus en plus… Quoi demander de plus?! Je crois que le désir de composer un album avec cette nouvelle formation que nous sommes, nous tente fort bien, de travailler sur un autre clip aussi et de faire toujours plus de show dans toujours plus de nouvelles villes devant toujours plus de fans… Quoi demander de plus?!

Pour la vente digitale: Itunes, Bandcamp, cd Baby

Physique: En boutique à Montréal : Paul’s Boutique et L’Oblique

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Hooded Menace – Entrevue

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Nous vous présentons premièrement l’entrevue originale en anglais réalisée par Chris suivie d’une traduction française par Lex.

 

Recently performing for the first time in over three years on American shores, Finland’s HOODED MENACE have long since been a group consistent in producing some of Death Metal’s most morose yet infectious riffs and atmosphere since their inception in 2007. I had the honour and privilege to sit down with bassist/vocalist, Markus Makkonen before their show in Montreal on May 26th a date that marked their first time here. Open and gracious, he generously answered questions about recent collaborations and the mysteries behind the music.

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Chris – How does it feel to be finally playing Montreal?

Makkonen: It feels great! We’re really looking forward to playing in Canada for the first time. We’ve heard about the fans and how fantastic the Montreal Metal scene is.

 

Chris – How did you know that Montreal would be a good place to perform?

Makkonen: Actually, I’d heard a lot about the city from people through emails and of course tape my trading buddies. Word of mouth helped to make the decision easy as well.

 

Chris – How has your third album, “Effigies of Evil” been received by critics and fans so far since its release in 2012?

Makkonen: The album has been really well received by the critics. There hasn’t been a lot of bad reviews and it helps when you are backed by a reputable label like Relapse Records who have an affinity for promotion.

 

Chris – You seem to be very productive in writing material, releasing three full lengths, two eps and a slew of splits with various other acts since 2007. Where does all this creativity come from?

Makkonen: Well, in the beginning, Lasse Pyykko (guitarist and studio vocalist) and Pekka Koskelo (drums) were the main force behind the music. Not touring enabled them to devote more time to writing and while spilt albums are easy to put together, it just came out naturally. We’ve done a split with the Japanese band, COFFINS in 2010 another with the U.S. band ILSA and this year the split will be with LOSS, an act from Tennessee. It’s called, “A view From the Rope” and the song on that one, “Monuments of Misery” is a throwback to early ‘90’s Doom, like ANATHEMA. The music of HOODED MENACE is very slow and “horrific”.

 

Chris – In your view, is this a conscious decision for the sound to reflect the lyrics or the themes of “horror”?

Makkonen: Yes, they work together. We are very inspired by horror films and we’re often described as a mix of both AUTOPSY and CANDLEMASS. The “horror theme” is really great because there’s an endless source of inspiration within.

 

Chris – You have an ep. out now called “Labyrinth of Carrion Breeze”. Is there a stylistic departure from past records?

Makkonen: Effigies of Evil” was faster than what we normally play. “Labyrinth…” is very “doomy”. We decided to go back to the slower range material or at least, mid-paced stuff. The ep will mark the first time HOODED MENACE has a full line-up. So, each member’s performance is bound to instill a different dynamic when you have more people participating with their own influences. The label for the ep. and the split record, “A View From the Rope” with LOSS are both on Doomentia Records.

 

Chris – Are you still collaborating with Relapse too?

Makkonen: Our deal with Doomentia Records consists of releasing eps and splits that are under 20 minutes in length. For full lengths that are longer, Relapse is handling those. It a good partnership and it works quite well. We’re actually going to start working on the next full album at the end of this year, beginning of 2015 and may work with a different producer this time to get a fresh perspective.

 

Chris – On album credits, Tanya Sim and Kevin Campbell are noted as being the people who write the lyrics. Can you elaborate on this collaboration?

Makkonen: Tanya and Kevin are both HUGE Horror movie fans and have been in contact with the band for quite some time. They live in Canada and being so knowledgeable about the genre, we felt it was natural that they contribute lyrics.

 

Chris – Based on the line-up for the recent ep. and spilt album, is it safe to say that HOODED MENACE are now a foursome?

Makkonen: Yes, I perform bass in the studio while Lasse Pyykko does the vocals since he has such a great voice! While writing the demo material, we just felt that Lasse’s voice was the right choice and suited the music better. I also play in another band called SADISTIK FOREST, which is basic Death Metal with some Grind influences and that’s where Lasse found me.

 

Chris – The video for “Crumbling Insanity” is a live video spliced with horror and occult footage. Can you describe the process of making the video and do you have future plans to make more?

Makkonen: Making videos if hard. A “story” needs to be there otherwise, random footage just won’t work. When Lasse made the video, the performance was captured in Helsinki, Finland. I wasn’t apart of HOODED MENACE yet but I know that the band used the same guy who has worked with ULVER.

 

Chris – This year is indeed a busy year for you. Are there any other plans in the future besides touring?

Makkonen: Certainly. We are going to start writing the new album soon. The band is in a really good place right now with a lot of energy and enthusiasm. We’re very excited! HOODED MENACE have a lot to be happy about having just played the Maryland Deathfest and being able to play in North America for the first time with me in the line up!

 

Chris – With added exposure and touring experience, one can only imagine where their “dark, dreadful” path will lead…

 

 

Ayant performé récemment sur les côtes américaines pour la 1ère fois en plus de 3 ans, le groupe finlandais Hooded Menace a toujours été un groupe consistant dans la production d’un death metal morose mais aux atmosphères et riffs contagieux depuis leur début en 2007. J’ai eu l’honneur et le privilège de jaser avec leur bassiste/vocaliste Markus Makkonen avant leur spectacle à Montréal le 26 mai, leur 1er show ici à vie. Très ouvert et gentil, il a généreusement répondu à mes questions concernant leurs récentes collaborations et les mystères derrière leur musique.

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Chris – Comment vous sentez-vous à l’aube de finalement jouer une 1ère fois à Montréal?

Makkonen: C’est génial! Nous sommes vraiment emballés à l’idée de jouer au Canada pour la 1ère fois. Nous avons entendu parler des fans et à quel point la scène metal montréalaise est fantastique.

 

Chris – Comment avez-vous su que Montréal serait une bonne place pour venir jouer?

Makkonen: En fait, j’avais beaucoup entendu parler de votre ville via mes courriels et bien sûr mes buddies de tape trading. Le bouche-à-oreilles fait aussi des merveilles quand vient le temps de prendre des décisions.

 

Chris – Quelle a été la réception de la part des critiques et fans depuis la sortie de votre 3ème album, “Effigies of Evil”  en 2012?

Makkonen: L’album a été très bien reçu par les critiques. Il n’y a pas eu beaucoup de mauvaises revues et ça l’aide d’être appuyé par un label réputé comme Relapse Records qui s’occupe très bien de la promotion.

 

Chris – Vous me semblez être très productifs côté écriture puisque vous avez sorti 3 albums complets, 2 EP et une floppée de splits avec diférents groupes depuis 2007. D’où vous provient toute cette créativité?

Makkonen: Et bien au début, Lasse Pyykko (guitariste et vocaliste de studio) et Pekka Koskelo (batterie) étaient la force première derrière notre musique. Le fait de ne pas faire les tournées leur permettait d’investir plus de temps dans l’écriture et comme les splits sont plus facile à monter, ce fut comme naturel de faire de cette manière. On a fait un split avec le groupe japonais, COFFINS, en 2010, un autre avec les États-Uniens de ILSA et cette année, on fera un split avec LOSS, un groupe du Tennessee. Il s’intitulera “A view From the Rope” et notre pièce sur ce split, “Monuments of Misery”, nous ramène à l’époque du doom des années 90, comme du ANATHEMA. La musique de HOODED MENACE est très lente et horrifiante».

 

Chris – Dans votre vision de la chose, est-ce une décision consciente de faire en sorte que la musique reflète les paroles ou les thèmes centrés sur «l’horreur»?

Makkonen: Oui, ils vont ensemble. Nous sommes très inspirés par les films d’horreur et nous sommes souvent qualifiés comme un mix de AUTOPSY et CANDLEMASS. Le thème de «l’horreur est vraiment génial car c’est une source d’inspiration sans limite.

 

Chris – Vous avez un nouvel EP disponible intitulé “Labyrinth of Carrion Breeze”. Est-ce un pas afin de s’éloigner du style des sorties précédentes?

Makkonen: Effigies of Evil” était plus rapide que ce que nous jouons habituellement. “Labyrinth of Carrion Breeze” est très doom. Nous avons décidé de retourner à des pièces plus lente, à tout le moins mid-tempo. Le EP marquera la 1ère fois que HOODED MENACE a un full line-up. Alors, la présence et performance de chaque membre a tendance à instiller une différente dynamique quand plus de monde participe à la composition et chacun amène ses influences. Le EP et le split, “A View From the Rope”, avec Loss seront tous 2 sur Doomentia Records.

 

Chris – Collaborez-vous toujours avec Relapse Records aussi?

Makkonen: Notre entente avec Doomentia Records consiste à faire paraître des EP et des splits de moins de 20 minutes. Pour les albums complets qui sont plus long, c’est Relapse Records qui s’en occupe. C’est donc un bon partenariat et ça marche très bien comme ça. Nous allons bientôt travailler sur notre prochain album complet à la fin de l’année et au début de l’autre. Nous travaillerons peut-être avec un nouveau producteur cette fois afin d’avoir une nouvelle perspective.

 

Chris – Dans les crédits de l’album, Tanya Sim and Kevin Campbell sont inscrits comme responsables des paroles. Pouvez-vous nous parler de cette collaboration?

Makkonen: Tanya and Kevin sont 2 fans finis des films d’horreur et sont dans le giron du groupe depuis un bon boutte de temps. Ils vivent au Canada et connaissent tellement le genre qu’il a semblé normal de faire appel à eux pour les paroles.

 

Chris – D’après le line up sur le EP et split récents, est correct de dire que Hooded Menace est maintenant un quatuor?

Makkonen: Oui, je joue la basse en studio pendant que Lasse Pyykko s’occupe des vocaux car il a tellement une belle voix! Pendant que nous écrivions le matériel, nous avons senti que la voix de Lasse était le choix parfait et correspondait plus à notre musique. Je joue aussi dans un autre groupe qui s’appelle SADISTIK FOREST, qui est du Death Metal assez générique avec quelques influences Grind et c’est là que Lasse m’a découvert.

 

Chris – La vidéo pour “Crumbling Insanity” est une vidéo live qui inclut des scènes occultes et d’horreur. Pouvez-vous nous parler du processus de réalisation de cette vidéo et avez-vous des plans pour en faire d’autres?

Makkonen: Faire des vidéos est difficile. Ça prend une histoire sinon des images au hasard ne fonctionnent tout simplement pas. Quand Lasse a fait la vidéo, la performance live a été filmée à Helsinki, Finlande. Je n’étais pas encore dans HOODED MENACE mais je sais que le groupe a utilisé le même gars qui avait travaillé avec ULVER.

 

Chris – Cette année en est une chargée pour vous. Y a t’il d’autres plans pour le futur outre faire des tournées?

Makkonen: Certainement, nous allons commencer à écrire le nouveau matériel pour le prochain album. Le groupe se trouve à une très bonne place en ce moment et nous avons beaucoup d’énergie et d’enthousiasme. Nous sommes très excités! HOODED MENACE a plusieurs raisons d’être heureux présentement puisque nous venons tout juste de jouer au Maryland Deathfest et pouvons maintenant jouer en Amérique du Nord pour la 1ère fois avec ce line up!

 

Chris – Avec une visibilité additionnelle et l’expérience acquise grâce aux tournées, nous ne pouvons qu’imaginer où les mèneront les chemins sombres et épouvantables qu’ils suivent….

Blasting All Rotten Fuckers (B.A.R.F.) – Entrevue

Le 15 mai dernier, BLASTING ALL ROTTEN FUCKERS (B.A.R.F. pour les intimes) lançait « BRÛLE, CONSUME, TORTURE« . J’ai eu le plaisir d’assister au lancement et de m’entretenir avec Marc Vaillancourt, co-fondateur et chanteur du groupe.

 

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Je dois tout d’abord vous avouer que j’appréhendais un peu l’écoute du nouvel album de B.A.R.F. et laissez-moi vous expliquer pourquoi en reculant d’environ 25 ans, jusqu’au tout début de ma «métal-isation».  (Moment idéal pour sauter aux questions si vous voulez pas lire 3 paragraphes!)

Pendant que le monde trippait sur Vanilla Ice et Mc Hammer, moi et mon chum Marc-André, on rockait du Def Leppard à fond la caisse dans son sous-sol. Une toune comme « Foolin » qui commence slow et qui enchaîne avec le gros riff du refrain, c’était une méchante révélation pour les 2 ti-culs qu’on était. J’ai donc cassé mon p’tit cochon et fais mon premier achat avec mon argent à moi, une cassette de Scorpions! Déjà ma mère trouvait ça un peu agressif… pauvre elle, si elle avait su ce qui s’en venait! Def Leppard pis Scorpions c’est bon mais ça manque vite de… d’agressivité justement. Un jour dans l’autobus pour me rendre à l’école, une toune différente de celles qui jouent habituellement à la radio se fait entendre; du METALLICA!! J’me pitch au magasin et je m’achète « Master Of Puppets« . Là c’est du sérieux, je viens de trouver une musique qui me parle et on dirait même quelle me comprend. J’ai besoin d’en avoir plus. Je me tourne donc vers mon grand cousin fucké qui me donne deux albums; « Cowboys From Hell » de PANTERA et « Tumulte » de B.A.R.F.!!

Depuis ce temps, j’ai pratiquement dédié ma vie à cette MUSIQUE sans en oublier les racines. C’est comme les hivers quand t’étais p’tit chez mononc’ Chose là pis que tu rentrais de jouer dehors, dans le chalet qui est trop chaud parce que mononc’ Chose a mis trop de bûche dans le foyer pis que tu te prends un bon chocolat chaud là… Ben c’est ça. Ça s’oublie pas ça!! Anyways, revenons à nos moutons… noirs. J’étais donc très nerveux avant de checker la vidéo « Crever d’soif »  quand je l’ai vu apparaître dans mon newsfeed Facebook. J’ai dû voir ce band là une bonne 20aine de fois en show, dont une 15aine où j’ai croisé Alex Soucy (Branded by Pain) dans le pit, faque je sais que ‘’live’’, ils donnent toujours un esti de show.  Mais tsé, d’in coup que c’est rendu poche sur CD? Ou pire encore, que ça sonne pus comme du B.A.R.F.

J’ai acheté le CD et j’me suis assis confortablement dans ma rutilante Kia Spectra. En pesant su’ play, ya un gros sourire qui m’est apparu dans face et j’ai lâché un vrai bon FUCK YEAH des plus sincères. BLASTING ALL ROTTEN FUCKERS est de retour!!!! Ils ont composé un album qui reste très fidèle à leur racines et qui bénéficie d’un son 2014. C’est comme si la première fille que t’as frenché revenait pour toi aujourd’hui, toujours aussi cute mais, avec des boules!! Euhh ouin…

Bon ok, j’ai assez jasé moi là…

Voici donc ce que Marc Vaillancourt, frontman de la formation montréalaise B.A.R.F., avait à dire sur le sujet. L’album là… pas les boules!

Simon Savard

*Ah pis ouin! Je l’ai encore écouté jusqu’au boutte…

 

Simon – 16 ans sans nouvelles tounes… Ça doit être cool en criss pour vous de sortir du nouveau stock, en 2014! Vous vivez ça comment?  Renaissance? Continuité?

MarcC’est la renaissance de la continuité haha! Sérieusement on est très content du nouveau stock. Présentement je me sens comme si on n’avait jamais arrêté.

 

Simon – Depuis le Heavy Mtl 2012 qui marquait un retour sur scène pour vous, il s’est passé quoi pour arriver à sortir un nouvel album aujourd’hui?

MarcUne vingtaine de shows et beaucoup de bon temps dans le camion. On a décidé de continuer le trip et de composer un nouvel album.

 

Simon – Toi et Denis êtes des membres originaux du band et j’étais surpris de ne pas retrouver Peter Jackson en arrière des drums à votre retour… Qu’est-ce qui a fait qu’il n’est pas de retour avec B.A.R.F.?

Marc Peter m’a signifié il y a plusieurs années que ça ne l’intéressait plus. Dommage on avait ben du fun avec!!

 

Simon – Côté composition du nouvel album, comment est la chimie avec ‘’Forest’’ et Carlos? De quelle façon vous composez; tout le monde amène son petit grain de sel et ça se fait en gang ou vous fonctionnez plus de manière individuelle et bâtissez les tounes par après?

MarcLa chimie est super bonne et on a travaillé en équipe sur chacune des chansons. Chaque chanson à son concepteur mais la finalité est celle du groupe.

 

Simon – Pour les paroles, pourquoi y être allé complètement en français plutôt que bilingue comme sur vos « vieux record »?

MarcAprès une dizaine de chansons de composées, on a constaté que l’album serait francophone haha!

 

Simon – J’ai connu BARF avec « TUMULTE » suivi de « IGNORANCE, CHAOS, SUICIDE« , qui sont toujours dans ma playlist de Ipod d’ailleurs. Quand  j’écoute « BRÛLE, CONSUME, TORTURE« , c’est exactement ce que j’entends mais avec un son 2014… Est-ce que c’est ce que vous vouliez offrir aux fans de longue date ou bien ça sonne simplement comme ça parce que c’est B.A.R.F.,  pis B.A.R.F. ben,  ça sonne de même?

MarcB.A.R.F. ça sonne de même!! On a beau changer les musiciens, l’essence du band est restée intact.

 

Simon – En 2001, si j’me trompe pas, j’ai ouvert pour vous avec un de mes anciens band et j’me rappelle des histoires de shows et de débauche que toi et Denis racontiez à la fin de la soirée. En 2014, qu’est-ce qui a changé dans un jam de BLASTING ALL ROTTEN FUCKERS?

MarcY’a pas grand chose qui a changé sauf peut- être la quantité consommée hahaha!!

 

Simon – En terminant, qu’est ce qui vous attends pour l’été et l’année qui s’en vient? Plusieurs shows et festivals j’imagine…? Avez-vous des projets spéciaux genre videoclip ou tournée à l’extérieur?

MarcToutes ces réponses!! Un autre vidéo et des shows le plus possible.

 

Simon – Merci énormément d’avoir pris quelques minutes pour nous jaser mais principalement, MERCI de nous avoir offert un nouvel album, 23 ans après votre premier, qui sonne toujours aussi… eeuuhhhh comment dire… comme du bon vieux B.A.R.F.!!!!

MarcMerci pour votre support!! Fan de B.A.R.F. un jour, fan de B.A.R.F. toujours, CHEERS!!!!!!