by Chris Wheeler | Mai 30, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue

Voici l’entrevue de Pallor Mortis réalisée par Chris. Nous vous présentons en 1er le texte original anglais suivi d’une traduction par Lex.
Forming in 2010, can you elaborate on the origins of PALLOR MORTIS?
We (Peter & Vince) started the project , due to Montreal’s saturated technical/melodic/hardcore scenes, and both being avid fans of old school death metal, we decided to bring back death metal in the ilk of Morbid Angel and Cannibal Corpse to Montreal. Vince had also decided to create a theme that went beyond the typical gore lyrics of death metal by using a lyrically rich, tyrant based/historical approach.
You seem to possess a strong affinity to history. Is there a connection between the cover art of “The Art of Terror” and the lyrics?
The cover art is actually depicting the climactic event in the song « Crimson Blade of Assyria« . It is the scene in which Judith beheads Holofernes.
Can you briefly outline the way in which a song is created? Who is involved in the “creative process”?
Peter writes a « skeleton/draft » of the whole song, he then gives it to Jessy to enrich the drum patterns. Once this is done, Vince makes lyrics and touches up actual structural components (if needed) to suit the vocal lines. In the final process, the band collaborates as a unit and some final touch ups are made (i.e. bass lines).
Your sound comes across as very dense and claustrophobic. Is this intentional? Are there other influences that come from other genres outside of extreme Metal?
Peter grew up with Greek music which is saturated in middle eastern scales. This is why he is influenced by bands such as Behemoth, Morbid Angel and Nile. Jessy also has a background in jazz drumming.
Thus far, what has been some of the struggles PALLOR MORTIS have had to face? What have been the high points?
The biggest struggle for us so far has been the constant line up changing, which leads to having the new members learn the songs over and over again causing creative lag. The high points have been releasing our first LP, and getting to play with/meet legendary bands.
Have you been in contact with a major label since the release of your debut album?
No.
What was your feeling walking into the studio to record your first album?
It was stressful yet exciting. All in all, there was good chemistry between the band and the Silver Wings Studio. We are looking forward to recording our second LP with them.
Do you feel any pressure in returning to the studio to record that “dubious” second album”?
No, we are actually very excited because we have already worked with SilverWing Sudios, it should therefore run smoothly. We are already dabbling in new ideas.
Where has being in PALLOR MORTIS taken you on the “world’s stage”; places you’ve toured?
No tours (yet).
Eventually, which band would be a dream to tour with?
Behemoth as well as any influential death metal band to come out of the Floridian/ New york scenes.
How does PALLOR MORTIS fit into the Montreal Metal scene?
We fit in the sense that we are trying to revive its old school death metal roots.
Finally, what are your short term and long term goals?
Short term: the second LP as well as promoting the first album by playing more gigs and making more merchandise.
Long term: Touring, bigger fanbase, festivals.
Thank you for taking the time to answer my questions! “The Art of Terror” is currently available and is independently released!
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Vous existez depuis 2010, pouvez-vous nous parler des origines de Pallor Mortis?
Nous (Peter & Vince) avons débuté ce projet en réaction à la saturation de la scène technical/melodic/hardcore et comme nous sommes des fans finis du death metal old school, nous avons décidé de ramener sur la scène montréalaise ce type de death metal à la Morbid Angel and Cannibal Corpse. Vince avait alors décidé de créer un univers qui dépasserait les traditionelles images gore du death metal en utilisant une approche historique où les paroles tournent plus autour des méfaits associés au tyranisme.
Vous semblez donc posséder une très forte affinité avec l’histoire. Quelle est la connection entre l’oeuvre qui orne la pochette de votre album “The Art of Terror” et les paroles des pièces?
L’oeuvre sur la pochette dépeint le point culminant des événements racontés dans la 7ème pièce, « Crimson Blade of Assyria ». C’est la scène où Judith décapite Holofernes.
Pouvez-vous nous expliquer brièvement comment vous composez vos pièces? Qui se charge de la composition?
Peter écrit un squelette d’une pièce complète puis la remet à Jessy qui s’occupe de rajouter le nécessaire dans les patterns de drum. Une fois que ça c’est fait, Vince compose les paroles puis retouche un peu la structure de la pièce (si nécessaire) pour qu’elle soit plus en harmonie avec les lignes vocales. On termine la pièce en gang pour les détails et quelques petits ajustements sont faits surtout au niveau des lignes de basses.
Votre son est vraiment dense, quasi claustrophobique. Est-ce voulu dès le départ? Avez-vous d’autres influences qui ne proviennent pas du metal extrême?
Peter a grandi entouré par la musique grecque qui est saturéed’influences du Moyen-Orient. C’est pourquoi il est influencé par des groupes comme Behemoth, Morbid Angel et Nile. Jessy a aussi un background jazz en ce qui a trait à la batterie.
Jusqu’à maintenant, quelles ont été les embûches rencontrés par Pallor Mortis? À l’opposé, quels ont été les moments forts?
Notre plus gros problème jusqu’à date a été les changements de line up récurrents ce qui fait en sorte que les nouveaux membres à chaque changement de personnel doivent toujours apprendre les anciennes pièces ce qui freine le processus créatif. Les moments forts ont été la sortie de notre 1er LP et jouer avec/rencontrer des groupes légendaires.
Avez-vous été en contact avec des gros labels depuis la sortie de votre 1er album?
Non.
Quel était votre feeling quand vous êtes entrés en studio pour enregistrer votre 1er album?
C’était stressant mais en même temps excitant. En fait, il y avait une bonne chimie entre le groupe et les gens du Silver Wings Studio. Nous envisageons enregistrer le 2ème album avec eux.
Sentez-vous une quelconque pression à l’idée d’enregistrer ce 2ème album pas toujours évident?
Non. Nous sommes plutôt très excités puisque nous avons déjà travaillé avec Silver Wings Studio. Ça devrait donc aller rondement. Nous baignons déjà dans plein de nouvelles idées.
Jusqu’où, en tant que Pallor Mortis, vous êtes vous rendus sur les scènes du monde. Où vos tournées vous ont t’elle mené?
Nous n’avons pas fait de tournée (encore)
Dans ce cas, éventuellement avec qui rêveriez-vous de faire une tournée?
Behemoth ainsi que n’importe lequel des groupes influents de la scène death metal floridienne et new-yorkaise.
Quelle est la place de Pallor Mortis dans la scène metal montréalaise?
Nous avons notre place en tant que groupe qui essaie de faire revivre les racines du death metal old school.
Finalement, quels sont vos buts à court et à long terme?
À court terme: Faire le 2ème LP et promouvoir le 1er en faisant plus de shows et en faisant plus de merch.
À long terme: Faire des tournées, faire grossir notre fanbase et jouer dans des festivals.
Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à mes questions! “The Art of Terror” est présentement disponible et est une sortie indépendante!
by Dave Rouleau | Mai 28, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue

Mountains Unfold de Québec a récemment lancé « Haunted » au grand public et c’est avec plaisir que je me suis empressé de leur envoyer une série de questions concernant cette nouvelle offrande Doom/Post-métal.
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Vous jouez dans les eaux du Doom/Post-metal, comment voyez-vous votre musique?
Le but avec notre musique a toujours été de marier le plaisir de l’écouter avec le plaisir de la jouer. Il est clair qu’au cours de notre existence, chacun de nous essayait de composer en ayant ces 2 aspects en tête. Si le doom, dans sa plus pure expression, est fondamentalement oppressant et dépressif, ça ne veut pas dire que nous sommes des âmes en peine! On vise seulement, par ce médium, à être capable de hocher la tête en l’écoutant, en espérant que nos auditeurs vont en faire autant. Plusieurs passages des pièces présentes sur « Haunted » sont empreintes de pureté et quant à d’autres passages, c’est le chaos qui règne. Appuyer sur «play» pour écouter une chanson de Mountains Unfold implique à chaque fois un voyage palpitant dont on ne connait pas toujours la destination.
Vous avez lancé “Haunted” en avril à l’Agitée de Québec en formule séance d’écoute. Comment a été votre soirée et quand nous ferez-vous le plaisir de jouer pour nous?
C’était assez intime. Pour cette soirée particulière, le public était principalement composé d’amis. Ça nous a permis de partager quelques souvenirs de tournée et de studio, telles de vieilles légendes… Vieilles légendes, parce qu’aujourd’hui, Mountains Unfold n’est plus. Nous avons donné notre dernier spectacle en juillet 2013, dans le cadre du festival Off de Québec. Expérience mémorable! Notre dernière pratique ensemble s’est déroulée la veille du lancement. On s’est rassemblé question de jouer l’ensemble de notre catalogue pour une dernière fois en groupe.
Quel est le sens de votre nom de band et de quelle manière a-t-il été choisi?
Le nom Mountains Unfold a été choisi après qu’on ait appris que notre nom initial, Sovereign, était pris par un band hardcore de l’Ontario ou des États-Unis. On voulait quelque chose qui évoquait la lourdeur du son doom/sludge de nos premières chansons (Phil disait alors que ça sonnait comme «une montagne qui fend»). Les montagnes qui se déplient étaient aussi une image différente d’un effondrement normal, ça illustrait le côté progressif de notre musique.
Quelle est votre approche côté écriture, tous ensemble ou un d’entre-vous est plus actif ou démarre plus souvent les idées/compos?
Luc était le principal compositeur du groupe. Il présentait des idées, souvent composées à partir d’une guitare acoustique. Ça servait de base qui progressait normalement vers des climax plus heavy. Quand même, plusieurs intros, riffs et transitions ont été proposés par Rixx et Fred. Chaque chanson passait par une appropriation de chacun des musiciens, et on ajustait les passages et les transitions en fonction des commentaires de chacun au fur et à mesure que l’assemblage avançait.
Vous venez de sortir “Haunted” et je me sens réellement dans le studio avec vous lors de l’écoute, est-ce qu’une technique d’enregistrement particulière (live ou autre) a été utilisée?
On peut pas vraiment parler d’une technique particulière. On a enregistré avec Jack Moose au Studio Sismique, en procédant «track par track» avec le même matériel d’amplification qu’on a toujours utilisé. Comme musicien, Jack vient du grind et du punk, mais son expérience comme technicien de son est très variée. Il a rapidement compris ce qu’on avait en tête en terme de son, et a fait un solide travail pour mettre en valeur à la fois le côté plus instrumental «clean» et le côté plus lourd et violent de notre musique.
Un travail évident a été mis sur les textures de son de guitares et sur les « parts » de drums, quelle a été votre approche après « The Furnace »?
Les textures de guitares de « Haunted » sont les mêmes que celles avec lesquelles ont a toujours travaillé, à l’exception de la basse, pour laquelle le matériel d’amplification et d’effets de Rixx a été en perpétuelle évolution tout au long de notre existence (en témoignent les nombreux haut parleurs de cabinet explosés et son pedalboard de pharaon). Pour ce qui est du drum, les sessions studio nous donnaient beaucoup plus de possibilité pour la qualité du son, ce sur quoi on avait jamais vraiment pris la peine de travailler avant. Nos enregistrements précédents et nos spectacles ne livraient pas aussi bien les nuances de notre musique, et c’est ce qui fait que le son de « Haunted » contraste autant avec ce que les gens connaissaient de nous. Cette fois-ci, on a mis un effort particulier sur les arrangements de guitare, claviers, etc. Tout le monde y a participé. La dernière journée d’enregistrement a en partie été consacrée à ajouter des «couches» de guitare pour les passages plus lourds. On visait définitivement à créer un mur de son !
Comment s’est formé le line up que l’on connaît aujourd’hui?
Le groupe a pris forme lorsque Phil (vocal) a rencontré Max Breton (guit) lorsqu’il travaillait chez Deserres. Ils se sont aperçus qu’ils appréciaient la même musique et ont décidé de former un groupe axé sur des sonorités principalement metal/doom. Max connaissait Luc (guit) qui connaissait Éric (bass). Ce dernier venait tout juste de quitter Never More than Less. Phil avait déjà joué dans un autre groupe avec Hugo (drum, Disconcert). À un certain moment, Max a quitté pour former sa compagnie, Sang D’Encre. C’est à ce moment que Fred (guit) a intégré les rangs de Mountains Unfold. Notre premier spectacle a eu lieu environ 3 semaines après son arrivée parmi nous.
Quels bands sont vos plus grandes influences?
C’est toujours une question difficile car dans Mountains Unfold, on avait comme mentalité d’être le plus ouvert possible. Chaque membre du groupe possède un bon bagage musical. On écoute énormément de musique et surtout beaucoup de musique différente. Cependant on s’est toujours rejoint autour d’une sonorité metal/doom/post-rock/prog, etc.
Vos pochettes d’albums laissent place à l’interprétation, qui a travaillé dessus et quelles étaient vos demandes/attentes?
Tout le visuel du groupe à été produit par Phil. Ayant comme passion l’illustration et la création d’images, il s’est occupé de faire le pont entre les paroles et le son du groupe. Comme les paroles se créaient d’une façon assez libre et parfois issues quasiment de l’écriture automatique, le visuel se voulait une extension sombre et symbolique de l’univers du groupe. Le fait de créer de la musique reste une démarche artistique, du moins dans notre cas, comme une activité collective. Phil en profitait, avec les pochettes, pour explorer très librement des avenues pas nécessairement soudées à la musique et prenait plaisir à faire en sorte que le spectateur se questionne sur le sens des images qui ont composé le visuel de Mountains Unfold.

by Dave Rouleau | Mai 26, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue

À quelques semaines de la sortie du boxset « Brink of Doom » de Doomsday Machine Records, j’ai décidé d’envoyé des questions à Sébastien Dallaire et Daniel Desrosiers afin qu’il me parle de leur projet commun, Toys of Disharmony, et de leur passion pour la musique et la scène underground. La pré-vente de cette sortie est dès maintenant en branle et vous pouvez le procurer en suivant ce lien. Merci aux gars d’avoir pris le temps et je ne peux pas plus vous encourager à visiter les distros/labels des boys, ils font ce qu’ils font pour les bonnes raisons.
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Premièrement, veuillez vous présenter afin de mieux connaître les personnes à qui l’on parle?
Sebastien Dallaire: C’est moi qui opère d7i Records depuis plus de 8 ans. J’ai débuté le label avec l’aide précieuse de Rémi Coté quand je travaillais au Profusion Metalstore à Montréal! Maintenant j’habite Québec et je joue dans vraiment trop de bands (Striver, Fistfuck, Stoned Horses, Mighty Megalodon etc, etc)!
Dan: J’ai fondé Doomsday Machine Records en 1993 avec mon bon ami Nicolas Marois. J’ai arrêté fin 90 parce qu’il fallait que je me remette sur la track dans la vraie vie… genre étudier pour avoir une vrai job et me sortir de mon travail de cuisinier que je détestais à mort à la fin. Fallait que je fasse quelque chose pour moi parce que ça s’en allait nulle part mon affaire. J’ai reparti Doomsday Machine Records en 2010. Je joue dans Immoral Squad et Fistfuck pour le moment mais j’ai eu plein d’autres bands.
Quand, comment et pourquoi Toys of Disharmony a été fondé? Sentiez-vous un besoin de le voir naître pour aider la scène?
Seb: On a fondé Toys of Disharmony quand je suis déménagé à Québec (2010). On a commencé ça à la sortie du split LP Bombnation/Blunt Force Trauma. Comme on a fait un coop (les 2 labels ensemble), on a commencés à travailler plus ensemble et on s’est dit «t’en qu’à faire ça chacun de notre bord, aussi bien mettre nos énergies ensemble sur le projet. C’est quand même pas mal d’ouvrage la sortie d’un album. Là, on s’entraide autant sur nos sorties communes que séparées. On se divise les tâches, etc.
Qui a trouvé le nom et pourquoi l’avoir choisi?
Seb: On a fait une liste de noms potentiels qu’on a partagée à nos amis/bandmates. On y a été par popularité! On trouvait important d’avoir un autre nom que juste nos 2 noms de label pour différencier la distro des labels.
Quels ont été les sorties les plus ambitieuses de votre part dont vous n’étiez pas certain du potentiel?
Seb: Chaque sortie est un risque. Même si tu aimes l’album, ça veux pas dire qu’il va bien se vendre, que les bands vont tourner ou réussir à se booker sur des bons shows en dehors de leur propre ville.
Dan: Je ne suis jamais certain d’aucune de mes releases mais je m’en criss un peu parce que je fais ça pour le fun et je sors ce que j’aime. J’ai jamais rien sorti dans le but de faire du cash.
Quels sont vos critères lors de la sélection des bands pour lesquels vous allez mettre des efforts pour distribuer/promouvoir?
Seb: Les bands sur mon label sont pas mal tous de très bons amis. Si j’aime leur stock, je fais un offre, c’est pas plus compliqué que ça… Ya quelques bands déjà établis qui m’ont approchés, mais j’aime mieux y allé feeling/relations amicales (sans contrat rien) que d’y aller pour le hype. Au niveau distribution, j’offre aux bands de la consigne de leurs disques (peu importe le format) sur mon site web. Ça leur fait une place de plus où le vendre et moi je l’offre aux magasins/distros avec qui je fais affaire!
Dan: même affaire.
Quel est votre approche par rapport à l’industrie de la musique aujourd’hui? Comment essayez-vous de vous démarquer afin d’assurer la rentabilité pour vous et la visibilité pour les bands?
Seb: On essaie pas beaucoup de se démarquer. On laisse pas mal la musique se vendre d’elle-même. Moi, le fait que les grosses chaînes ou distributeurs commencent à avoir de la misère me dérange pas beaucoup. On va juste revenir à l’époque des disquaires spécialisés et distro indépendantes, qui souvent mettent cœur et âme dans leurs projets! Donc un produit moins cher, aussi accessible et d’aussi bonne qualité!
Dan: On essaie de vendre le moins cher possible. De mon côté, j’essaie de rester dans l’esprit du DIY des années fin 80 début 90.
Avec le vinyle qui connaît une popularité fulgurante, est-ce que les CDs pourraient bientôt être une chose du passé pour votre distro et vos labels? Croyez-vous aussi que la cassette connaîtra un essor comparable au vinyle?
Seb: Moi, j’ai débuté avec le format CD, je ne le néglige pas mais préfère de loin le format vinyle. J’ai commencé par le CD question de budget, plus facile à poster. Je me suis fait beaucoup de contacts grâce à ça et petit à petit, j’ai ajouté des vinyles à mes sorties. Je contribue souvent monétairement avec les bands que je sors déjà en vinyle pour la version CD, question d’offrir les 2 formats à ma clientèle. Donc je risque d’avoir encore et toujours des CD à offrir en distro.
Les vinyles autant que les cassettes ont toujours été présents dans la scène underground (plus du coté punk, hc, grind). Je ne pense pas que la cassette va connaitre l’essor du vinyle pour la simple et bonne raison que le vinyle a toujours dominé dans le cœur des mélomanes (wow c’est poétique ça).
Dan: j’men calisse des CD (hahahah). J’ai juste un CD sur mon label et c’était pour financer d’autres vinyles. Je suis un fan fini des vinyles, j’en achète depuis 1986!!!
Vous avez le Doomsday Machine Records Boxset qui s’en vient très bientôt. Veuillez svp nous présenter les bands et aussi l’idée derrière ce projet ambitieux.
Dan: L’idée c’est que je voulais faire un projet qui sort un peu de l’ordinaire comme prétexte de fêter les 20 ans du label même si j’ai pris pas mal de break en 20 ans . J’ai eu l’idée de faire un box avec 4x split 7’’. Mon projet original était pas mal plus ambitieux surtout la boite, mais les coûts étaient trop élevés. Avec mon imprimeur, nous avons designé un box un peu moins cher, mais ça va avoir de la classe en calisse pareil !!! Pour les bands, je voulais des bands du Québec ou pas trop loin comme Hard Charger qui sont du Nouveau-Brunswick. Je connais la plupart des membres de chaque band, c’est important pour moi. Qu’est qui est cool c’est que chaque band s’est donné pour faire des nouvelles compos pour le projet et chacun a enregistré assez professionnellement. Je suis vraiment content de ce que les bands m’ont offert comme toune surtout que j’avais pas de cash pour les payer, mais en revanche je ferai pas une calisse de cenne avec ça. J’ai eu de l’aide de beaucoup de personnes pour réaliser ce projet, je suis vraiment reconnaissant envers ces personnes. Liste des bands: Hard Charger, Cold North, Khan, Striver, Dissed, Soil of Ignorance, Dark Circles et Jugular Scars.
Où sera-t-il disponible et est-ce qu’une soirée de lancement a été prévue?
Dan: Je vais faire un petit lancement au KO. Je voulais préparer un show avec ça mais c’est trop d’ouvrage. Nous avons comme projet de faire un Toys fest mais ça n’aura pas de liens directement avec le boxset. Si tout va bien, le boxset sera disponible dans les magasins qui distribuent notre stock comme le KO, Métal Punk, Audition Musik, Musique Cité, distro de punk et sur Toys of Disharmony.
Comment trouvez-vous la scène underground que vous couvrez de nos jours?
Seb: Vivante active et le fun! Il se passe beaucoup de choses, beaucoup de sorties (autant indépendante que sur les labels). À Québec, il y a de plus en plus de bons bands et de shows local qui se passent.
Dan: La scène n’a jamais été aussi en santé à Quebec depuis que je suis dedans. Avant il avait un show aux 6 mois, maintenant y’en a tous les jours ou presque. Ça me mets un peu en criss parce que j’ai moins le temps d’aller voir des shows que quand j’avais 20 ans.
Quels sont les bands qui vous impressionnent réellement depuis quelques temps et que vous recommandez?
Seb: Tous les bands que l’on produit (hahahah). Sans farces, en dehors de nos sorties, il y a un paquet de bands et labels incroyables à découvrir au niveau local. Ça vaux la peine d’aller voir ce qui se passe. Ces temps-ci, j’écoute pas mal nos prochains releases (Black Khox, la compil, le nouveau Fistfuck…) sinon Show Of Bedlam, Pissed Jeans, Wo Fat, Low Threat Profile, Melvins (je me tannerai jamais), Yob, Dark Castle, Jucifer, etc , etc… la liste pourrait être très longue!
Dan: Metallicaaahhhh m’impressionne vraiment parce qu’ils sont de plus en plus médiocres et ça pogne encore. Pour vrai, de ce temps-ci, je trippe sur Black Sabbath avec Ozzy et Dio, Joy Division, Toxic Holocaust, Suffocation, Nirvana, Blondie, Deche-Charge, Kraftwerk, Celtic Frost, Voivod, Deep Purple, Strife, The Business, Dead Kennedys, Soil of Ignorance, King Crimson, nouveau Fistfuck… ma playlist des dernières semaines en fin de compte : ).
Comment vous rejoindre et surtout, laissez-nous une idée de ce qui s’en vient pour vos projets individuels…
Sur le site web ou la page facebook! Pour le monde de Québec, on a une section au KNOCK OUT juste à coté de la section LOUD!
Trois grosses sorties en même temps: Le coffret, Black Khox – « A.K.A.B » LP, Striver/Vengeance 7″
Cet été, on sort un split Fistfuck/Fuck the facts 10″, une cassette discographie de Dahmer. En début d’automne, on va sortir l’album de Bombnation, un 7″ d’Immoral Squad et l’album des Stoned Horses (CD/LP) sont aussi dans les plans…

by Chris Wheeler | Mai 23, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue
Chris a jasé avec Venomenon de Nàttsòl et nous livre ici le fruit de sa conversation. On vous présente l’original en anglais suivi d’une traduction par Lex.

Blending both Black Metal and Folk to weave a tapestry of epic soulfulness, Norway’s Nàttsòl impressed many with their debut opus, “Stemning” while solidifying their place in the pantheon of the genre’s elite. Since 2010, much has happened to shape what will be the band’s second album, currently in the process of taking shape! I had the opportunity to Skype original member, Venomenon to discuss the “artist creating art”….
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How are the songs progressing thus far for the new album?
Venemenon – They’re coming along well, actually. We are always rewriting/fine tuning notes or minuet details until we’re satisfied that they’re done. The closer I get to the actual release, the more critical I become to the point where a song may have to be re-written completely.
Do you have a name for the record or a working title?
Venemenon – We decided on, « Vaart Blod« , meaning «Our Blood». The importance of the name refers to the fact that when Erlend (acoustic guitars, bass) left the band, due to other commitments, we wanted to focus on and keep the connection between both albums very much intact. Two songs he wrote we decided to record in pre-production.
Are the songs inspired by the same themes that were prevalent on « Stemning »?
Venemenon – Yes, and with new inspirations too! This new record will feature more «floating moods» as seen in a band like Forlorn, for instance. Also, we’ve experimented a bit with chord structures but nevertheless, overall it’s rooted in the tradition of «Nàttsòl».
How have you personally changed as a musician since 2010’s debut?
Venemenon – Hugely (laughing)! I progressed late! Initially, it was all about drinking and singing; having a good time. But after awhile you begin to realize that finding musicians to play this sort of music isn’t easy, so you have to learn to do things yourself. Nattsjel (guitars and bass) has his own band called Vidsyn, which is similar to Nàttsòl but he’s from the 2nd generation of Black Metal whereas I would fall into the 3rd or 4th generation. So, he brings a competency and knowledge that’s crucial to Nàttsòl’s technical side.
Describe the process you go through to write material.
Venemenon – Firstly, I never write on computer. It’s a popular thing to do at the moment but I’m against it. I need a guitar in my hand. There are musicians that do it well, but it’s not for me. Between myself and Nattsjel, there’s 60-70% that he produces so it’s tough for him as he has a family that takes up a lot of his time. He too is very critical of his parts and not everything is used, finally. But, regardless, both he and I come up with songs that fit perfectly into the Nàttsòl mold. It’s like the collaboration in Darkthrone where Fenriz will write his songs and Nocturno Culto, his, but both styles mesh well for «Darkthrone».
How did the initial reaction to the new songs compare with those for « Stemning »?
Venemenon – Some people at the label didn’t like it at all, which just fuels me more (laughing)! But, the label head, Martin, really loved the stuff! Independent sources say we’re on the right path. Really, I don’t want to release something I can’t play for people years from now.
Will the second album retain some of the folk elements that « Stemning » included?
Venemenon – There will be clean singing but we don’t think about it too much. We know people that can do a fantastic job of singing in this way. The vocalist of Sverdkamp, for example, can do a really great job. He’ll perform the clean vocals on the record. He hates to listen back to anything he’s done after it’s recorded! For him, it’s about moving forward from what you’ve just done.
« Stemning” has a gorgeous front cover of a forested landscape. Do you have any plans for the new album’s artwork?
Venemenon – Not yet, but I know who’ll be doing it; the same person who did the cover for Sverdkamp’s album, Matthew Sweeny hopefully. I personally love the cover for « Stemning« , it wasn’t glossy so there’s no risk of getting fingerprints all over it (laughing)! It’s simplistic without going overboard. Good art work is a must.
The lyrical themes so far have focused on “nature”. Will « Vaart Blod » also carry this angle?
Venemenon – There will be the same topics but whereas « Stemning » was about the feelings one gets walking or hiking in the woods, « Vaart Blod » will deal with «gloomier» aspects of this with some lyrics written in the western Norwegian dialect. In Norway, there are two distinct dialects depending on where you’re from. The western Norwegian dialect is similar to England’s English, whereas the eastern part, more like American English. I recently discovered letters written from my great, great grandmother in the western dialect that I’m not sure if I can reproduce in the lyrics, but I want to. What’s more, the screams won’t be as «chaotic» or random this time around. On « Stemning« , there are moments where they tended to seem unorganized, if I can say, or impulsive, like for example « Ved Skog I Vinterblaest ». I believe it’s the fourth cut. For « Vaard Blod« , they’ll have more «structure» to them.
What can fans expect from « Vaard Blod« ? Will there be any surprises?
Venemenon – There are melodic passages we decided to include this time; soothing passages before «the storm» hits. The acoustic parts will be more planned out structurally and flow more easily with the heavier sections than they had been on the first record.
Do you have plans to tour « Vaard Blod »?
Venemenon – Well, Nattsjel lives 10 hours away but if the right time and the right musicians present themselves, then I’d love to go out and tour. Right now, it’s difficult but I may move to the eastern part of Norway to have better opportunities for such things.
Lastly, do you have any aspirations to film a promotional video?
Venemenon – We have sketches of what we’d like to do, actually. They obvious incorporate nature. I’ve always dreamt of combining contrasts, particularly contrasts from where I’m from. Nattsjel lives where it’s “trolly” whereas I live amongst the fjords and mountains. A lot of people here take their surroundings from granted, including myself. I should be outside more!
What most Metal aficionados know NOT to take for granted is quality in their music. If Nàttsòl’s debut, « Stemning« , is any indication of where Venemenon wants to take the band next then fans will no doubt be quite satisfied with the result! Look for the new record, « Vaard Blod » out soon!
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Mélangeant le black et le folk metal pour créer une trame à l’esprit épique, les Norvégiens de Nàttsòl en ont impressionné plus d’un avec leur premier opus, « Stemning » tout en solidifiant leur place aux panthéons des meilleurs du genre. Depuis 2010, plusieurs choses sont survenues qui ont permis de mener à la création de leur second album qui est présentement en train de prendre forme. J’ai eu la chance de discuter de son approche artitisque, via Skype, avec Venomenon, membre original du groupe.
Comment ça va côté composition des pièces pour le nouvel album?
Venemenon – Ça va pas mal bien en fait. On réécrit toujours pour finaliser dans le détail jusqu’à temps d’être satisfait mais ça va. En fait, plus on est proche de sortir la pièce plus je deviens critique et plus je passe proche de refaire complètement la pièce.
Avez-vous un nom pour l’album ou au moins un titre provisoire pour travailler?
Venemenon – On s’est mis d’accord pour « Vaart Blod« , qui veut dire «Notre Sang». L’importance de ce titre a rapport avec le fait que lorsque Erlend (guitares acoustiques, basse) a quitté le groupe pour poursuivre d’autres engagements, nous voulions tout de même garder le focus et aussi garder intact le lien entre les deux albums. On avait décidé d’enregistré deux pièces qu’il a écrites lors de la pré-prod.
Est-ce que les pièces sont inspirées des mêmes thèmes que sur « Stemning« ?
Venemenon – Oui mais avec de nouvelles inspirations aussi! Le nouvel album aura plus de «floating moods» comme dans Forlorn, par exemple. On a aussi expérimenté quelques trucs avec les guitares au niveau des structures mais en fin de compte ça reste enraciné dans la tradition de « Nàttsòl« .
Comment personnellement as-tu évolué en tant que musicien depuis tes débuts en 2010?
Venemenon – Extrêmement (rire)! J’ai comme progressé sur le tard! Au début, tout était comme basé sur boire et chanter, tsé genre «having a good time». Mais après un boutte, tu finis par réaliser que trouver des bons musiciens pour jouer ce genre de musique là, ce n’est pas évident alors tu apprends à faire les choses toi-même. Nattsjel (guitares and basse) a son propre groupe, Vidsyn, qui est semblable en quelque sorte à Nàttsòl mais il est de la deuxième génération du black metal pendant que moi, je suis de la 3ème ou 4ème generation. Alors, il amène une compétence et une connaissance qui sont cruciales en ce qui a trait au côté technique de Nàttsòl.
Dites-nous comment vous écrivez vos pièces?
Venemenon – Premièrement. je ne compose jamais sur un ordinateur. C’est la mode présentement mais je suis contre. J’ai besoin d’avoir une guitae dans les mains. Y’a des musiciens à qui ça va bien, pas à moi. Entre Nattsjel et moi-même, il y a 60-70% qu’il produit alors c’est difficile pour lui puisqu’il a une famille qui occupe une bonne partie de son temps. Lui aussi est très critique envers ce qu’il compose et finalement, ce n’est pas tout qui est utilisé. Mais peu importe, lui et moi produisons des pièces qui s’insère parfaitement dans le moule «Nàttsòl». C’est comme la collaboration au sein de Darkthrone où Fenriz écrit ses propres pièces et Nocturno Culto les siennes mais les deux styles se fondent bien dans l’univers «Darkthrone».
Comment peux-tu comparer la réaction initiale aux nouvelles pièces par rapport à celles de « Stemning« ?
Venemenon – Quelques personnes du label ne les ont pas aimées du tout mais ça ne fait que me crinquer encore plus (rires)! Mais le patron du label, Martin, les a adorées! De sources externes indépendantes, on s’est fait dire que nous étions dans la bonne direction. Vraiment, ça ne me tente pas de sortir quelque chose que je ne voudrai plus jouer pour les gens dans quelques années d’ici.
Est-ce que le nouvel album gardera cette touche folk qu’on retrouvait sur « Stemning« ?
Venemenon – Il y aura des chants cleans mais on ne veut pas trop y penser. On connait des gens qui font une job fantastique à ce niveau. Le chanteur de Sverdkamp, par exemple, peut faire une job géniale. Il fera d’ailleurs les vocaux cleans sur l’album. Il déteste par ailleurs réécouter quoique ce soit qu’il a déjà enregistré. Pour lui, tout est question d’aller vers l’avant.
« Stemning » a un beau paysage de forêt sur la pochette. As-tu une idée du dessin pour le prochain album?
Venemenon – Pas encore mais je sais qui la ferait par contre; dans un monde idéal, la même personne qui a fait la pochette pour l’album de Sverdkamp, Matthew Sweeny. J’adore personnellement la pochette de « Stemning« . Elle n’avait pas un fini lustré alors pas de danger d’y laisser ses empreintes digitales (Rires). C’est simple sans l’être trop. L’oeuvre sur la pochette est un must.
La thématique des paroles des chansons tourne autour de la «nature». Est-ce que « Vaart Blod » ira aussi dans ce sens?
Venemenon – Ça tournera autour du même sujet mais alors que « Stemning » était à propos des sensations ressenties lors de promenades en forêt, « Vaart Blod » aura une approche de ce sujet plus sombre avec certaines paroles écrites dans un dialecte de l’ouest de la Norvège. En Norvège, il y a deux dialectes distincts dépendamment d’où vous venez. Si on veux comparer pour comprendre, mettons que le dialecte de l’ouest serait similaire à l’anglais d’Angleterre alors que celui de l’est serait l’anglais des États-Unis d’Amérique. J’ai récemment retrouvé des lettres écrites dans le dialecte de l’Ouest par mon arrière arrière grand-mère que je voudrais bien reproduire pour les paroles de chansons mais je ne sais si je le peux. De plus, les screams seront moins chaotiques ou placés au hasard. Sur « Stemning« , il y a des moments où ils semblent désorganisés si je peux le formuler ainsi, ou impulsif comme par exemple dans “Ved Skog I Vinterblaest”. Pour « Vaard Blod« , ils seront plus structurés.
À quoi les fans doivent-ils s’attendre avec « Vaard blod »? Y aura t’il des surprises?
Venemenon – Nous avons décidé d’inclure quelques passages mélodiques cette fois-ci. Des passages apaisant avent que la tempête frappe de nouveau. Les portions acoustiques seront mieux planifiées dans la structure des pièces et se mélangeront mieux avec les moments plus heavy que ce n’était le cas sur le premier album.
Avez-vous l’intention de faire une tournée pour la promotion de « Vaard blod« ?
Venemenon – Nattsjel vit à 10 heures de chez moi mais si le moment propice et les bons musiciens se présentent, j’adorerais faire un ou des tournées. Pour l’instant, c’est difficile mais il est possible que je déménage dans la partie est de la Norvège pour avoir de meilleures opportunités de faire une tournée.
Finalement, as-tu l’intention de faire une vidéo promotionnelle?
Venemenon – En fait, nous avons quelques esquisses de ce que nous voulons faire. Elles ont évidemment rapport à la nature. J’ai toujours rêvé de jumeler les contrastes, particulièrement ceux en opposition avec où je vis. Nattsjel vit dans un environnement de Trolls alors que je vis parmi les fjords et les montagnes. Beaucoup de gens ici voient leur environnement comme une évidence sans se poser de questions, comme moi d’ailleurs. Je devrais sortir plus.
Ce que les connaisseurs de metal savent est qu’il ne faut pas prendre pour acquis la qualité dans le travail d’un groupe. Mais si le premier album de Nàttsòl, « Stemning« , est une indication quelconque de ce que veut faire Venomenon avec son groupe alors les fans seront sans aucun doute satisfait du résultat. Ne manquez pas le prochain album « Vaard blod » disponible bientôt.
by Dave Rouleau | Mai 14, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue

Ils étaient de passage au Québec dernièrement et ils ont joué au New England Metal & Hardcore Festival qui a eu lieu au mois d’avril. Wilson c’est du hardcore avec du metal et une bonne dose de rock n’ roll. Ce groupe est celui que vous voulez vraiment allez voir en show parce que c’est leur meilleur façon de vous prouver qu’ils sont des gars de party et que la scène, c’est LEUR domaine. J’ai envoyé des questions à Chad Nicefield, chanteur de la formation, et voici ses réponses ci-dessous. La traduction de Lex suit la version originale anglaise. Enjoy!
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What does the name mean for your band?
WILSON? Well, I wish we had an epic story of how we got our name, but FORTUNATELY the story about it is just as perfect as how we look at our band. We started a rock and roll band because we were sick of what we were doing in other projects. The band started in East Lansing, Michigan while Jason Spencer our guitarist was attending college. And when the band got its first show booked it needed a name for the flier, so drunkenly the words « just put WILSON on the fucking flier ». The End.
How was the band formed? Were you all friends in the beginning or was it formed through time?
As I said, the band started in East Lansing, MI. I came in about 6 months after it was growing. They let go of their current singer. Jason and I started taking it seriously, I convinced him to move to Detroit where I live. We started to tour and then members who weren’t at a place in their life to be smelling other doods asses in a shitty van for months on end started to leave and we replaced those members with the people we are playing with now. All guys I knew from other bands in the Detroit area. We have been strong ever since.
Being from Detroit and the news that’ve come out of their recently, your beat represent a high-energy take on that city. How has Detroit shaped your sound (if it has in any way….)?
We live for our city. Any Detroiter with pride does the same. This city, although has been going through some tough times which we are now on an upward projection from, helped shaped the way we as a world live. Though music, transportation and pride for an honest days work. WILSON is very aware of that and we take it fucking seriously. The way we work as a band is a direct result from the way we learned to live our lives here. You HAVE to get up and make the day’s tools work for you. No one is going to give you a break, because they never got one.
You have obvious ressemblance to a band called Every Time I Die, but how would you categorize your sound (other than Full Blast Fuckery, which I adore!) and who are your influences as musicians?
That’s a frustrating comparison. We do LOVE Every Time I Die. Who doesn’t, but to us we are a rock n roll band. We like to think of ourselves as a more aggravated AC/DC. We compare or sound to that of a thousand bastards swords swinging through the midnight air, whilst slicing through a fifth of whiskey. The sound of you waking up on your friends shitty basement floor in a pile of glass and an even bigger pile of bad decisions. To us THAT is Rock N Roll. We take influence from the greats, like Thin Lizzy and AC/DC. To Foo Fighters, Deftones, Pantera and Soundgarden.
You tour a lot and put the emphasis on it in your bio. Would you say you are more of a live band?
Yes, that’s what we live for.
Having said that, do you think « Full Blast Fuckery » has captured to your liking that stage energy? How important was the producer in capturing that sound?
Well, we did that record in a few places. Started here in Michigan with Shane Grush and ended in LA with Steve Evetts. We think it was a perfect storm. We love the sound. And we love the fact we got to take our vision and entrust in some great hands. Live will ALWAYS be a preference of ours.
Is « College Gangbang » based on a true story?
Yes. Duh.
How is the writing process like for Wilson? Is a guy more important or maybe more apt at getting that «final touch» in the end that means Wilson-quality approved?
We write together now. Before it was mostly Jason and I with some assists from our drummer Puhy. But now it starts and ends with all of us. We create and we approve. It’s our music.
You mention that the recording was made in analog, is that true? Was that a difficult task to find a willing producer to work that way?
It wasn’t made in analog, but made with real amps and real drums and no auto tune and none of that weak ass, whack bullshit that stranglers listeners ears into submission. It was made using current technology (Pro tools etc) but was not made with sampled drums or poded guitars, etc.
Your cover art presents a rat, is that like your mascot? What’s the story behind that concept and will we be seeing more of him?
That’s Harry and John, two insane characters that represent WILSON. Mascots for Fuckery yes. The are a mutated Rat and Wolf. They we victim to a massive nuclear explosion on Zug Island. There is a big back story. Call me we can chat.
You are well represented with a lot of people working for you and on your behalf (booking agent, manager, etc), do you like that way of doing things? How did the label signing came about?
We love it! And we love our team. Richard and the New Damage folks were checking out our record that was sent to them by one of our agents. They loved it and we loved them so we made a album baby together. It’s been great working with them and their team. Great people!!
What’s on tap in the next few months for the band?
Tour, write, tour, write, drink booze, nap (nope), tour, tour, drink booze, not die.

Que veut dire Wilson en tant que nom de groupe?
WILSON? Ouan, j’aimerais bien avoir une histoire épique à raconter à propos de comment on a choisi notre nom, mais HEUREUSEMENT l’histoire autour de ça est aussi parfaite que la façon que nous voyons notre groupe. On a fait un groupe de rock & roll parce qu’on était tanné de ce qu’on faisait dans d’autres projets. Le groupe s’est formé à East Lansing, Michigan pendant que Jason Spencer, notre guitariste, y allait au collège. Et quand le groupe a eu son premier show, on avait besoin d’un nom de groupe alors l’ébriété aidant, c’est «Mets juste WILSON sur le fuckin flyer» qui est sorti. Point final.
Comment le groupe a t’il été formé? Étiez-vous vous tous amis au départ ou le line up s’est fait avec le temps?
Comme j’ai dit, le groupe s’est formé à East Lansing, Michigan. Je suis arrivé à peu près 6 mois après la formation du groupe. Il venait de se départir de leur chanteur. Jason et moi avons commencé à regarder ça sérieusement et je l’ai convaincu de déménager à Détroit où je vis. Nous avons ensuite commencé à faire des tournées et les membres qui n’étaient pas tentés de sentir le cul des autres dans un « tour van » de marde pendant des mois ont commencé à quitter le groupe et nous les avons remplacés par les musiciens qui sont là maintenant. C’était tous des gars que je connaissais dans d’autres groupes de la région de Détroit. On est devenu solide depuis ce temps-là.
Votre musique en est une pleine d’énergie de vivre et pourtant vous vivez à Détroit d’où nous proviennent surtout des mauvaises nouvelles ces temps-ci. Comment Détroit a t’elle influencé votre musique (si c’est le cas)?
Nous vivons pour notre ville. N’importe quel Détroitien(ne) qui se respecte fait comme nous. Notre ville, bien qu’elle ait traversé une dure période de laquelle nous récupérons présentement, a aidé à donner forme à notre façon de vivre. À travers la musique, le dépassement et la fierté d’avoir une honnête journée de travail. WILSON en est très conscient et prend ça très au sérieux. Notre façon de travailler en tant que groupe est le résultat direct de la façon dont nous avons appris à vivre ici. Tu dois te lever le matin et prendre ta vie en main. Personne va le faire pour toi ou te donner un break parce que personne l’a fait pour eux.
Vous avez des ressemblances évidentes avec le groupe Every Time I Die, mais comment définissez-vous votre son (autrement que par «Full Blast Fuckery» que j’adore!) et quelles sont vos influences en tant que musiciens.
C’est une comparaison frustrante. On AIME VRAIMENT Every Time I Die. Qui ne les aime pas de toute façon? Mais pour nous, nous sommes un groupe de rock & roll. On aime bien penser que nous sommes une version aggravée de AC/DC. Nous comparons notre son à celui d’un millier d’épées swingées dans l’air de la nuit par des batards pendant qu’ils éliminent des flasques de whiskey. La sensation de votre réveil sur le plancher du sous-sol à marde de votre ami, couché dans un tas de vitre de bouteilles pétées et dans un bein plus gros tas de mauvaises décisions. Pour nous, C’EST ROCK & ROLL. On prend nos influences des grands comme Thin Lizzy et AC/DC jusqu’à Foo Fighters, Deftones, Pantera et Soundgarden.
Vous faites beaucoup de tournées et vous le soulignez dans votre bio. Diriez-vous que vous êtes plus à l’aise et à votre place sur une scène que sur album?
Oui, c’est pour ça et comme ça qu’on veut vivre.
Pensez-vous que « Full Blast Fuckery » capture l’essence de votre énergie déployée sur scène?À quel point le producteur de l’album a joué un rôle important afin de capturer cet esprit?
Bein, en fait nous avons enregistré à quelques places. Nous avons commencé ici au Michigan avec Shane Grush pour terminer à LA avec Steve Evetts. Nous croyons que ce fut une fusion parfaite. Nous adorons le son. Et nous trippons sur le fait que nous avons transposé notre vision en musique puis avons pu la remettre en toute confiance entre d’excellentes mains. La scène restera TOUJOURS notre préférée par contre.
Est-ce que « College Gangbang » est basée sur une vraie histoire?
Oui. Duh.
Comment vous y prenez-vous pour composer vos pièces? Y’en a t’il un qui prend le « lead » ou qui est meilleur pour avoir cette petite touche finale qui fait que ça porte le sceau de qualité «WILSON»?
Nous composons ensemble maintenant. Avant c’était surtout Jason et moi avec un peu d’aide de notre drummeur Puhy. Maintenant ça commence et finit entre nous tous. Nous créons et nous approuvons. C’est notre musique.
Vous mentionnez que l’album a été enregistré de façon analogue, est-ce vrai? Est-ce que ça l’a été difficile de trouver un producteur qui voulait bien travailler de cette façon?
Il n’a pas été enregistré en analogue mais fait avec de vrais ampli et un vrai drum, sans auto tune et pas non plus de toutes ces cochonneries qui servent juste à étouffer les oreilles. On l’a fait en utilisant la technologie actuelle (Pro tools, etc) mais pas avec du drum samplé ou des POD pour les guitares, etc.
C’est un rat qu’il y a sur votre pochette. Est-ce un genre de mascotte? Quelle est l’idée derrière ce concept et le verrons-nous revenir?
C’est Harry et John, 2 personnages fuckés qui représentent Wilson. Les mascottes pour Fuckery, oui. Ce sont un Rat et un Loup mutant. Ils ont été victimes d’un accident nucléaire sur l »île de Zug. Il y a toute une histoire derrière ça. Appelle-moi et on en jase.
Vous êtes bien représentés avec une bonne gang de monde qui travaille pour vous (booking agent, manager, etc), Comment trouvez-vous cette façon de faire? Et comment en êtes-vous venu à signer avec New Damage?
On adore! Et on aime notre équipe. Richard et la gang de New Damage ont checké notre album qui leur avait été envoyé par un de nos agents. Ils l’ont adoré et nous les aimions déjà alors on a décidé de faire un bébé (album) ensemble. Ça l’a été génial de travailler avec eux et leur équipe. C’est du maudit bon monde!!
Qu’est-ce qui s’annonce pour Wilson dans les prochains mois?
Tourner, écrire, tourner, écrire, boire, dormir (non), tourner, tourner, boire, ne pas mourir.
by Dave Rouleau | Mai 13, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue

Entrevue avec Dani Filth, chanteur de Cradle of Filth, directement d’Angleterre pour la promotion du double-LP « Total Fucking Darkness« , un démo des années ’90. On écoute aussi le premier extrait « The Raping of Faith » qui se trouve juste après la discussion.
Je dois avouer que je suis content de lui avoir parlé pour une sortie de la sorte, tout simplement parce que ça me permettait de focuser mes questions sur le passé et pas seulement parler d’un nouvel album et pourquoi ils ont changé leur son. Ces questions deviennent redondantes, mais dans une situation comme celle-ci, elles deviennent pertinentes et le tout s’apprête très bien. Je vous dirai que certaines de ses réponses vont vous plaire, surtout les fans qui les suivent depuis longtemps.