by Simon Savard | Juin 2, 2014 | Chroniques, Entrevue
Le 15 mai dernier, BLASTING ALL ROTTEN FUCKERS (B.A.R.F. pour les intimes) lançait « BRÛLE, CONSUME, TORTURE« . J’ai eu le plaisir d’assister au lancement et de m’entretenir avec Marc Vaillancourt, co-fondateur et chanteur du groupe.

Je dois tout d’abord vous avouer que j’appréhendais un peu l’écoute du nouvel album de B.A.R.F. et laissez-moi vous expliquer pourquoi en reculant d’environ 25 ans, jusqu’au tout début de ma «métal-isation». (Moment idéal pour sauter aux questions si vous voulez pas lire 3 paragraphes!)
Pendant que le monde trippait sur Vanilla Ice et Mc Hammer, moi et mon chum Marc-André, on rockait du Def Leppard à fond la caisse dans son sous-sol. Une toune comme « Foolin » qui commence slow et qui enchaîne avec le gros riff du refrain, c’était une méchante révélation pour les 2 ti-culs qu’on était. J’ai donc cassé mon p’tit cochon et fais mon premier achat avec mon argent à moi, une cassette de Scorpions! Déjà ma mère trouvait ça un peu agressif… pauvre elle, si elle avait su ce qui s’en venait! Def Leppard pis Scorpions c’est bon mais ça manque vite de… d’agressivité justement. Un jour dans l’autobus pour me rendre à l’école, une toune différente de celles qui jouent habituellement à la radio se fait entendre; du METALLICA!! J’me pitch au magasin et je m’achète « Master Of Puppets« . Là c’est du sérieux, je viens de trouver une musique qui me parle et on dirait même quelle me comprend. J’ai besoin d’en avoir plus. Je me tourne donc vers mon grand cousin fucké qui me donne deux albums; « Cowboys From Hell » de PANTERA et « Tumulte » de B.A.R.F.!!
Depuis ce temps, j’ai pratiquement dédié ma vie à cette MUSIQUE sans en oublier les racines. C’est comme les hivers quand t’étais p’tit chez mononc’ Chose là pis que tu rentrais de jouer dehors, dans le chalet qui est trop chaud parce que mononc’ Chose a mis trop de bûche dans le foyer pis que tu te prends un bon chocolat chaud là… Ben c’est ça. Ça s’oublie pas ça!! Anyways, revenons à nos moutons… noirs. J’étais donc très nerveux avant de checker la vidéo « Crever d’soif » quand je l’ai vu apparaître dans mon newsfeed Facebook. J’ai dû voir ce band là une bonne 20aine de fois en show, dont une 15aine où j’ai croisé Alex Soucy (Branded by Pain) dans le pit, faque je sais que ‘’live’’, ils donnent toujours un esti de show. Mais tsé, d’in coup que c’est rendu poche sur CD? Ou pire encore, que ça sonne pus comme du B.A.R.F. …
J’ai acheté le CD et j’me suis assis confortablement dans ma rutilante Kia Spectra. En pesant su’ play, ya un gros sourire qui m’est apparu dans face et j’ai lâché un vrai bon FUCK YEAH des plus sincères. BLASTING ALL ROTTEN FUCKERS est de retour!!!! Ils ont composé un album qui reste très fidèle à leur racines et qui bénéficie d’un son 2014. C’est comme si la première fille que t’as frenché revenait pour toi aujourd’hui, toujours aussi cute mais, avec des boules!! Euhh ouin…
Bon ok, j’ai assez jasé moi là…
Voici donc ce que Marc Vaillancourt, frontman de la formation montréalaise B.A.R.F., avait à dire sur le sujet. L’album là… pas les boules!
Simon Savard
*Ah pis ouin! Je l’ai encore écouté jusqu’au boutte…
Simon – 16 ans sans nouvelles tounes… Ça doit être cool en criss pour vous de sortir du nouveau stock, en 2014! Vous vivez ça comment? Renaissance? Continuité?
Marc – C’est la renaissance de la continuité haha! Sérieusement on est très content du nouveau stock. Présentement je me sens comme si on n’avait jamais arrêté.
Simon – Depuis le Heavy Mtl 2012 qui marquait un retour sur scène pour vous, il s’est passé quoi pour arriver à sortir un nouvel album aujourd’hui?
Marc – Une vingtaine de shows et beaucoup de bon temps dans le camion. On a décidé de continuer le trip et de composer un nouvel album.
Simon – Toi et Denis êtes des membres originaux du band et j’étais surpris de ne pas retrouver Peter Jackson en arrière des drums à votre retour… Qu’est-ce qui a fait qu’il n’est pas de retour avec B.A.R.F.?
Marc – Peter m’a signifié il y a plusieurs années que ça ne l’intéressait plus. Dommage on avait ben du fun avec!!
Simon – Côté composition du nouvel album, comment est la chimie avec ‘’Forest’’ et Carlos? De quelle façon vous composez; tout le monde amène son petit grain de sel et ça se fait en gang ou vous fonctionnez plus de manière individuelle et bâtissez les tounes par après?
Marc – La chimie est super bonne et on a travaillé en équipe sur chacune des chansons. Chaque chanson à son concepteur mais la finalité est celle du groupe.
Simon – Pour les paroles, pourquoi y être allé complètement en français plutôt que bilingue comme sur vos « vieux record »?
Marc – Après une dizaine de chansons de composées, on a constaté que l’album serait francophone haha!
Simon – J’ai connu BARF avec « TUMULTE » suivi de « IGNORANCE, CHAOS, SUICIDE« , qui sont toujours dans ma playlist de Ipod d’ailleurs. Quand j’écoute « BRÛLE, CONSUME, TORTURE« , c’est exactement ce que j’entends mais avec un son 2014… Est-ce que c’est ce que vous vouliez offrir aux fans de longue date ou bien ça sonne simplement comme ça parce que c’est B.A.R.F., pis B.A.R.F. ben, ça sonne de même?
Marc – B.A.R.F. ça sonne de même!! On a beau changer les musiciens, l’essence du band est restée intact.
Simon – En 2001, si j’me trompe pas, j’ai ouvert pour vous avec un de mes anciens band et j’me rappelle des histoires de shows et de débauche que toi et Denis racontiez à la fin de la soirée. En 2014, qu’est-ce qui a changé dans un jam de BLASTING ALL ROTTEN FUCKERS?
Marc – Y’a pas grand chose qui a changé sauf peut- être la quantité consommée hahaha!!
Simon – En terminant, qu’est ce qui vous attends pour l’été et l’année qui s’en vient? Plusieurs shows et festivals j’imagine…? Avez-vous des projets spéciaux genre videoclip ou tournée à l’extérieur?
Marc – Toutes ces réponses!! Un autre vidéo et des shows le plus possible.
Simon – Merci énormément d’avoir pris quelques minutes pour nous jaser mais principalement, MERCI de nous avoir offert un nouvel album, 23 ans après votre premier, qui sonne toujours aussi… eeuuhhhh comment dire… comme du bon vieux B.A.R.F.!!!!
Marc – Merci pour votre support!! Fan de B.A.R.F. un jour, fan de B.A.R.F. toujours, CHEERS!!!!!!
by Simon Savard | Déc 25, 2013 | Critiques, Critiques de Shows
Bon ben, une deuxième petite chronique pour moi. C’est une belle façon de passer une belle petite journée ensoleillée et très enneigée avec un petit café Baileys à la main, non?

Le 19 décembre dernier, j’avais donc le privilège… l’honneur… le bonheur de couvrir un show présenté par Evenko au Club Soda: The Devil Wears Prada w/ The Ghost Inside, Volumes et Texas In July. Le fan de core en moi trippe solide là!!! Surtout que ce show-là arrive juste à temps… Tsé quand me semble que tout va mal dans ta vie personnelle: le cash, la job, les filles, les ostis de cadeaux de nowel… Criss que ça va faire du bien de se défouler. J’appelle donc, une semaine avant, mon grand chum Marc-André pour qu’il m’accompagne. Lui aussi trippe sur The Ghost Inside et toute la semaine on s’est primé pour cette soirée qui s’annonçait grandiose au point où j’ai dis à mon boss que je ne serais pas là le lendemain. Donc le fameux soir arrivé, Marc-André vient me rejoindre et on part en métro. Avec la façon qu’on anticipe la soirée, pas question qu’on prenne nos chars! Une petite bière de route à la main, on se rend au Club Soda vers 19h. Je ne pensais pas qu’en arrivant à cette heure il y aurait un line-up mais pourtant c’est ce qui nous attend. Comme je couvre l’évènement pour Ondes Chocs, j’ai la chance d’être sur la guest list (merci Evenko) mais Marc-André n’a pas de billets. Je fais donc le line-up avec, bon ami que je suis. Ça avance à pas de tortue mais ça avance. Après presqu’une demi heure de line-up avec 5-6 personnes devant nous avant d’entrer, un doorman sort en criant: Sold-out! Ah ben criss… Toute cette anticipation pour ça… Mais moi, j’ai une obligation, je ne peux pas juste rebrousser chemin parce que Marc-André n’a pas de billets. Je vais donc chercher mon billet et laisse Marc-André repartir tout seul, dans le frette, pas de char, pas de show… Heureusement qu’un de ses chums est dans un bar pas loin. Un nouveau bar que je ne connaissais pas où j’irai les rejoindre après le show. Mais c’est une autre histoire… Pis pas certain de tout me rappeler anyway!
Je fais donc mon entrée dans un Club Soda plein à craquer pour la dernière toune de Texas In July. Je connais le band de nom seulement mais le son me plait. Je prends le temps d’aller me chercher une bière et le set finit. Ceci était ma critique de Texas In July… hahahaha!!
Avec ma bière à la main, je pars à la recherche d’un bon spot pour voir le show. Je dis bien voir le show car dans le crowd de ninja qu’il y a près de la scène, c’est plus entendre le show et checker partout pour être certain de ne pas manger une « shot su’a yeule » qui se produirait. Je m’installe confortablement au balcon et Volumes fait son entrée. C’est mon chum et guitariste Mike Decker qui m’a fait découvrir ce band il n’y a pas si longtemps et je me souviens d’avoir bien aimé leur style. Un genre de Djent-Core… Les lumières ferment et les ninjas s’enflamment. Ya pas de musique ou d’éclairage encore mais les moulins se font aller, et ben! Dès le début du set, je suis conquis. C’est lourd. C’est gras. C’est fort!!! Je suis surpris de voir deux chanteurs sur la scène parce que sur cd, je n’ai pas remarqué deux voix. Ils ont une voix qui se ressemble beaucoup mais ça passe bien. Les chansons s’enchaînent très bien et les frontmen ont le contrôle de la foule. C’est le fun aussi de voir la complicité sur le stage. Le drummer a toujours le sourire fendu jusqu’aux oreilles et déconne avec les autres membres du band malgré la violence qu’ils nous infligent. Un très bon set qui me convainc de me pitcher à la table de merch pour m’acheter un cd… mais guest what? Sold-out!!!! Criss…

Pas grave! Je me prends une autre bière et me trouve une meilleure place pour le prochain band. J’ai déjà vu The Ghost Inside il y a quelques années mais le guitariste n’avait pas réussi à passer les douanes et ils avaient donné un show so-so. Je les attendais donc avec impatience. Ça fait au dessus d’un mois que The Ghost Inside parle de ce show-là sur leur page facebook et je pense que je ne suis pas le seul ici à les suivre parce que la tension monte.
Encore une fois, les lumières ferment et les ninjas s’activent. Sauf que cette fois-ci, on a droit à une intro qui semble calmer la foule un peu jusqu’à ce qu’on distingue le refrain de Engine 45 en background. Quelques sons de train pour confirmer la toune et BOOM, ils ouvrent avec ce fameux single du dernier album, Get What You Give. Le pit est déjà deux fois plus gros, les ninjas sont en transe et la foule prend même la job du chanteur pendant le refrain chanté. Celui-ci semble très surpris, je dirais même ému, et laissera la foule le remplacer à quelques reprises pendant le show. The Ghost Inside déborde d’énergie et nous « criss ça din dents ». Les breakdowns sont efficaces, les riffs sont pesants, les refrains plus mélodiques ont leur place… Criss que c’est bon!! Je suis tout seul dans le milieu d’une allée sur mon petit stool mais j’me pitch partout, je headbang à m’en faire mal au cou et gueule avec le chanteur. C’est en plein de ça que j’avais besoin et à en juger du crowd en bas, j’suis pas le seul!! Malheureusement, le speaker de gauche s’est mis à distorsionner vers la fin de la troisième pièce mais le soundman s’est adapté après quelques temps.

Les gars de L.A. nous ont vraiment montré pourquoi ils gagnent en popularité depuis quelques années: du vrai bon HardCore moderne à la sauce californienne avec une touche canadienne puisqu’un des guitaristes n’a toujours pas réussi à traverser au nord de la frontière et qu’il a été remplacé par Karl Schubach, chanteur de la formation Misery Signals. Nous avons eu droit aux meilleurs succès des trois albums mais la foule en aurait pris plus. Mais bon, il faut laisser du temps pour le headliner.
Le changement de configuration de stage est long. Je prends donc le temps d’aller zyieuté la marchandise que les bands ont à offrir. Pendant que je jasais avec un dude nowhere, la foule se met à crier et c’est The Devil Wears Prada qui embarque. Le stage est vraiment cool! Un gros logo lumineux a sa place juste au dessus du drum et ils ont vraiment mis le paquet sur l’éclairage. Pour être franc avec vous, je ne suis pas un grand fan de ce band. Ils ont de bons riffs mais j’ai beaucoup de misère avec le « braillage ». J’ai pas de problème avec le chant clean mais faut pas que ça sonne comme un ado de 15 ans qui pleure sa vie parce que sa mère l’empêche de jouer 12h par jour à World of Warcraft, mais ce n’est que mon opinion.
Somme toute, j’ai bien apprécié leur set. Les gars avaient une très belle présence scénique et le chanteur nous en donne pour notre argent. Un frontman qui semble toujours en transe avec un scream puissant, ça marche!!! J’ai malheureusement dû quitter un peu avant la fin mais un show comme ça, j’en prendrais bien à chaque semaine! J’ai redécouvert Volumes avec leur chug-chug à tous casser et je repars avec une plus grande ouverture d’esprit vis-à-vis The Devil Wears Prada. Mon coup de cœur de la soirée va quand même à The Ghost Inside et je pense que le monde présent ce soir-là sont pas mal tous d’accord avec moi. Quel show qu’ils ont donné!!! À leur prochaine visite à Montréal, vous pouvez être certain que je serai présent et que mes chums vont se trouver des billets à l’avance pour pouvoir venir tripper avec moi! Cheers et joyeuses fêtes à vous tous!!!
Simon