La Décapiteuse #19

Décapiteuse Marryah Noch

 

La Décapiteuse #19

 

 

Band: MERCENARY

Album: « Through our Darkest Days »

Label: Prosthetic Records

Date de sortie: 30 Juillet

 

Règle générale, si t’es pas SOILWORK ou SCAR SYMMETRY, tu risques de rusher à me faire capoter en entendant ton album de death métal mélodique aux nombreux éléments industriels et électroniques à l’appui. MERCENARY ont beau être un gros nom qui se fait qualifier de tout à fait divin, j’embarque plus ou moins dans la nature très accessible et poppy de cet album-ci. Ce que je déplore surtout est le nombre de cues et le fait qu’elles se retrouvent aux mêmes moments dans toutes les tounes; celles-ci sont calquées sur un pattern de verse chorus verse chorus bridge solo chorus qui dévie pas de la formule en aucun cas – ce qui est considérablement évident quand on observe le vocal qui utilise un range clean seulement que dans les refrains et un growl un peu trop semblable à celui du frontman de SOILWORK sur leur dernier album double dans les couplets. Les chorus sont « flat » et plutôt répétitifs. Reste que, j’accorde à ce band le bénéfice du doute vu leur force inégalée et tout à fait indéniable présente dans les tracks les plus sophistiquées qu’on a ici (y’en a peu mais elles sont notables); écrire des passages de tounes définies par un riffage progressif et complexe et mélanger ça avec des mélodies beaucoup plus simples et hooky en gardant un oeil braqué sur la ligne directrice de la toune au point de pouvoir qualifier ce type de songwriting de « song-oriented » au lieu de se contenter d’y voir qu’une collection de riffs emboîtés l’un dans l’autre. C’est le genre de band que t’aimes ou que tu trouves complètement gossant, y’a pas tellement place à un entre deux avec « Through our Darkest Days ». Selon moi, y’a davantage d’espace pour un focus plus élaboré sur le progressif que sur les refrains doucereux, mais les opinions risquent d’être assez divisées là-dessus, entre la nouvelle et vieille génération du public.

VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

 

 

 

Band: SINISTER REALM

Album: « World of Evil »

Label: Shadow Kingdom Records

Date de sortie: 6 Août

 

Comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises au point d’en faire choker les newschoolers qui se la jouent un peu trop ti-kings, j’suis assez ravie que 2013 apporte avec elle son lot de bands qui emmènent une bonne dose de passé dans le présent soniquement parlant. Au niveau de la production, ça recommence à être vrai que le côté organique est absolument bien manié – sur « World of Evil », on entend clairement la bass, la guitare, le drum, et le vocal, et y’a pas un élément qui enterre l’autre; le tout est absolument bien balancé sans être étouffé par un ramassis d’FX qui tuent l’âme de la performance de chacun des musiciens ici présents, et cet exploit (de nos jours qualifié de tel, allez comprendre en écoutant tout ce qui est over-processed dans le métal moderne aujourd’hui) est, pour une fois, pas complètement saoûlé par le besoin absolu d’être en train de pourrir sous une centaine de couches de vernis. On a pas non plus droit à un album qui sonne comme une cassette qui fond dans un vieux système de son mono qui griche à peu près autant qu’une tv qui a jamais vraiment marché. On a un équilibre raisonnable entre le son démo garage et le surgical, clinical filter, ce qui colle très bien à la nature début années 80 du songwriting des gars de SINISTER REALM qui est largement inspiré des meilleures années de Ronnie James Dio avec une bonne dose de dynamisme signées IRON MAIDEN; ce qui est cool ici surtout est que cette approche est entrecoupée de sections très doom à la CANDLEMASS qui sont fortement reconnaissables. Ce qui est décevant est assez prenant ici tout de même; la répétition des riffs est un tantinet excessive et si chacune des pièces avait été écourtée, ce problème aurait pu être évité. Il y a aussi place à des riffs beaucoup plus étoffés car on a droit ici à des combines plutôt simplettes (néanmoins efficaces) qui auraient pu s’épanouir davantage avec un meilleur vieillissement (nettement plus prolongé également) en cave, une évolution naturelle qui suit l’inspiration du mood qu’on a ici. Peut être la prochaine fois; ces gars-là sont dans la scène pour rester et j’entends de très bons commentaires sur leur approche malgré mon scepticisme face à ces tounes-là en particulier, à quelques exceptions près.

VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

 

 

 

Band: REVOCATION

Album: « Revocation »

Label: Relapse Records

Date de sortie: 6 Août

 

La plupart des gros médias sont en train de virer à moitié fous en jasant REVOCATION dernièrement. Je suis pas de cette foulée d’enthousiastes qui s’exclament à en fendre l’air et à en faire crouler des bâtisses New-Yorkaises; n’empêche que je me dois d’avouer que ces gars-là ont pas peur du risque. Leur nouveau self-titled est tout simplement débordant de variantes sur leur approche de base (qui est en elle-même difficile à identifier à l’oeil nu quand on regarde le chaos en pleine face). Ils imbriquent le death métal brutal, le thrash métal catchy et accessible, le jazz fusion, certains éléments black, et le progressif à proprement parler dans un édifice à la construction intimidante, et franchement à couper le souffle. C’est facile de se ramasser plutôt étourdi après deux tounes et c’est la preuve que y’a de quoi lâcher un sifflottement admiratif face à la réelle créativité qu’on a ici. La complexité et la mélodie accrocheuse, c’est deux cours séparés dans l’art de l’épanouissement d’un guitariste et REVOCATION savent démontrer qu’ils connaissent le meilleur des deux mondes de manière surprenante et fortement difficile à prédire d’une seconde à l’autre et c’est ce qui fait la force principale de ce qu’ils emmènent sur Relapse cette année. Parfois, less is more, et je prendrais une ride avec ces gars-là une fois de temps à autre, sans me claquer ça aux 2 jours. Du Picasso c’est cool à regarder mais ça en prend plus pour connaître vraiment son propre éventail de goûts. Se casser la tête ça peut être le fun – à un moment donné c’est carrément vannant, et un ramassis d’expérimentations soniques, ça a exactement le même effet quand c’est abusé sans modération. Je conseille cet album à ceux qui aiment regarder les roues spinner à fond la caisse 24 heures sur 24 sans avoir nécessairement besoin d’un changement de disque.

VERDICT: 7.5/10 (Entre TRÈS BON et EXCELLENT)

 

 

 

Band: HIDDEN MASTERS

Album: « Of This & Other Worlds »

Label: Metal Blade/Rise Above

Date de sortie: 6 Août

 

Un voyage vers le milieu des années 60, c’est pas mal éducatif pour la personne qui veut catcher d’où vient le rock à proprement parler; HIDDEN MASTERS ont une leçon à livrer à ces enthousiastes qui savent apprécier ce que JIMMY PAGE avait comme procédé stylistique bien avant LED ZEPPELIN et je pourrais tout aussi dire que les BEATLES, dans leur temps complet-cravate à Top of the Pops, avaient une approche similaire. « Of This & Other Worlds » intègre ces modes de pensée après s’être claqué une bonne gorgée de vieux matos de l’univers à part d’ALICE COOPER pour ensuite se pencher sur le rock psychédélique typique de Rise Above qui nous initie au vintage doom dans un format plus hallucinogène qu’overpolished. Ces gars-là sont très glamour dans leur éventail d’influences dans le sens où ils se permettent de s’étendre sur la question de l’évolution historique de la lourdeur du son d’une guitare du tout début de son apparition sur scène jusqu’à nos jours bruyants et psychotiques à profusion en termes de possibilités en songwriting. Chacune de leurs pièces évolue au coeur de la timetable de manière imprévisible, inspirée, et honnêtement tout simplement entraînante. La prétention est même pas un trait auquel ces gars-là songent pour une seule seconde et ils réussissent à quand même exploiter leur marginalité au point de me faire penser à QUEEN à plus d’un tournant. Réussir ce genre de feat en 2013 provoque un beau gros soupir de soulagement pour une personne comme moi qui se demandait quand est-ce qu’un rock de ce genre reviendrait en force sur les planches.

VERDICT: 8.5/10 (Entre EXCELLENT et GÉANT)

 

 

-Noch

La Décapiteuse #18

539701_480746578641726_484019166_n

 

LA DÉCAPITEUSE

1. Band: SKINFLINT

Album: « Dipoko »

Label: PureSteel

Date de sortie: 26 Juillet

Avec SKINFLINT, on ne sait pas pantoute à quoi s’attendre et en même temps on anticipe certaines choses qui auraient dû être beaucoup plus omniprésentes sur « Dipoko ». Je m’explique; ces gars-là sortent tout droit de la scène Africaine avec laquelle je suis (je l’admets) très peu familière. Leur son comporte beaucoup d’éléments traditionellement associés à leur milieu, ce qui ajoute une dynamique que je ne leur enlèverais pas. Cela dit, l’aspect réellement métallique de l’album est limité; l’emphase est presque complètement gaspillée sur une tentative d’approche théâtrale au storytelling du frontman qui manque généreusement de ‘range’ côté vocal lorsqu’il abaisse sa tonalité d’un trop gros cran en parlant plutôt qu’en essayant réellement d’avoir un chant ou même un cri rauque engageant qui aurait, sans doute aucun, très bien collé au gallop plus prometteur des pièces NWOBHM qui se montrent la face une fois de temps à autre lors des pauses-café au coeur de ces interminables pièces que je qualifierais de narratives. Ces rares, mais appréciables, revirements de situation qui osent dévoiler le worship clair de ce band pour Ronnie James Dio et KING DIAMOND à la fois, sont tout-à-fait du tonerre et manquent pas de faire forte impression. Le penchant classique du stringwork est également matière à hausser un sourcil appréciatif. En revanche, ça aurait dû être un album jalonné de ce genre de prouesse et cette capacité demeure dans le camp SKINFLINT qui se rendraient service en redoublant de reconnaissance pour le bienfait de ce facteur de qualité hautement déterminant.

VERDICT: 5/10 (Assez Bon)

 

 

2. Band: AUTUMNBLAZE

Album: « Every Sun is Fragile »

Label: Pulverised Records

Date de sortie: 26 Juillet

Le côté plus sombre de l’alternatif dans un format constellé de riffs semi-progressifs et expérimentaux avec une touche de shoegaze empruntée de l’univers du black métal, ça peut sonner chinois for the next guy, mais la plupart de ceux qui prennent un temps pour pique-niquer au coeur du brouhaha de l’actualité en savent tout. C’est loin d’être une pratique réellement excentrique dernièrement puisque c’est pas d’une rareté frappante. Reste que, ce que j’apprécie de chacun des groupes qui s’y mettent, c’est qu’ils ont tous un chacun leur propre blueprint. Ils ont tous une philosophie qui est sensiblement la même, mais ils l’évoquent de façon très personnalisée et dévouée. Le mélange d’obscurité et de lumière est la meilleure manière de qualifier le voile qui est jeté sur chacune des tracks et pour les connaisseurs c’est assez facile de s’y attendre. La passion est à son comble ici quand la coche est pétée sans aucune gêne et ce genre de source d’énergie est assez précieuse puisqu’AUTUMNBLAZE n’y puisent pas à outrance, même qu’ils pourraient abuser davantage de leur talent dans ce département. Le côté plus axé sur les percussions et aggressif de certaines pièces qui profitent également de leur décor d’une atonalité macabre et particulièrement refroidissant même pour une journée de quarante degrés sans humidex, ça convainc. Ça convaincrait n’importe qui d’entre vous – en titi. Assez inexplicablement, à la mi-album environ, on a droit à une descente au coeur de ce party qui prend de plus en plus d’ampleur alors que le son se dirige vers l’accoustique doux et inoffensif qui est à peine assez représentatif du mood général pour vraiment avoir sa place – qui prend décidément TROP de place. Dommage, je commencais à embarquer pas mal à mesure que les tracks progressaient.

VERDICT: 6/10 (Bon)

 

 

3. Band: TWINS CREW

Album: « The Northern Crusade »

Label: Scarlet Records

Date de sortie: 30 Juillet

 

Comme je le dis très souvent ces temps-ci; maudit que le power métal commence à prendre des saveurs beaucoup plus heavy qui se rapprochent de ce qu’on s’attend à recevoir comme débarque venant de JUDAS PRIEST – si on prend un example concret d’un groupe qui a crissement besoin de sortir un album de fou avec Richie. En attendant, du monde comme TWINS CREW nous emmènent le genre de fix qu’on veut avec un son qui ose se déployer, qui ose toucher, et qui ose parcourir tout un pays luxuriant d’influences en dedans d’un quarante minutes et quelques. La passion et l’endurcissement démontrent une maturité notable au coeur de cette business et ce band-là est pas une exception à l’attroupement de monde dernièrement qui savent vraiment ou ils s’en vont avec leur son et en démordent pas malgré le fait que c’est pas quelque chose de jeune ou d’ultra-modernisé. J’ai pas l’impression d’être assise devant une chorégraphie quand je regarde ces gars-là; et ceci, même s’ils me rapellent beaucoup la scène britannique de façon générale et ses racines, car ils évitent le copier-coller et infusent de leur propre feel dans chacune des notes jouées. C’est un courant d’air fort appréciable au sein d’une parade de modes modernes apparemment pas essouflable de nos jours.

VERDICT: 7.5/10 (Entre Très Bon et Excellent)

 

 

4. Band: FUELED BY FIRE

Album: « Trapped in Perdition »

Label: Noiseart Records

Date de sortie: 26 Juillet

On a droit à une excellente surprise de la part de FUELED BY FIRE cette année alors qu’ils se dirigent de plein gré vers une marge beaucoup plus death métal que ce que l’on connaît d’eux et le leader du groupe manque pas de le souligner en parlant du procédé créatif entourant cet album-ci. Leur base reste thrash, mais les patterns des tounes sont beaucoup plus dignes d’un ouragan sans retenue et cette saveur très insistante (à mon plus grand plaisir) est appuyée de main de maître par Erik Rutan qui assure à la production. Chacune des pièces est une entité indépendante de l’autre tout en maintenant un courant qui perd pas la trail de vue et ceci est un talent qui indique une expérience fort bien aiguisée qui surprend pas venant de ce groupe qui ose pousser le vice d’une façon telle que AEON et CANNIBAL CORPSE avaient sûrement le bec cloué en headbangant là-dessus avec un enthousiasme qui se voit. La persistence de la complexité des patterns va à l’encontre du thrash qui est parfois trop ‘by the book’ et les possibilités sont exploitées sans devenir un ramassis de confusion. J’attends avec impatience la série de shows qui s’ensuivra.

VERDICT: 8/10 (Excellent)

 

 

5. Band: DEATH MECHANISM

Album: « Twenty-First Century »

Label: Scarlet Records

Date de sortie: 30 Juillet

Un thrash technique et progressif aux teintes oldschool death; c’est ce que nous réserve DEATH MECHANISM en quantités industrielles sur « Twenty-First Century », un opus raffiné et positivement désarçonnant pour même le plus sceptique des témoins. J’aime pas faire trop de comparaisons mais maudit que le côté sentimental de l’écoute de l’album ressort quand on note la ressemblance frappante avec ce que Chuck écrirait s’il était encore de ce monde (R.I.P. brother); la complexité des riffs tissés ici avec la vibe blunt force trauma du drum (même en termes de production) comparable à l’approche de Richard Christy – ces ingrédients sont connus dans le campement DEATH et cultivés activement ici. C’est assez essouflant dans le bon sens car la note est poussée et l’expérimentation est à son comble sans jamais perdre de vue l’essence de chacune des tracks et son orientation sonique; les mélodies sont bien choisies pour coller à la série de formules scientifiques au tableau et les passages thrash sont bien arrosés. Les changements de pacing sont calculés avec une sagesse presqu’inhumaine et ceux-ci vont vraiment faire suer la compétition au sein de la scène technical death cette année. Soyez-y préparés.

VERDICT: 9/10 (GÉANT)

-Noch

La Décapiteuse #17

Décapiteuse Marryah Noch

 

La Décapiteuse #17

 

1. Band: WOUND

Album: « Inhale the Void »

Label: FDA Rekotz

Date de sortie: 26 Juillet

Pour être assez brutalement honnête (dans ma tradition personelle), le death métal à influences punk, j’en ai sincèrement rien à foutre. Vous allez dire que c’est bizarre, étant une fille qui écoutait des affaires qui penchaient sur ce style horriblement longtemps avant de reprendre mes esprits pour découvrir METALLICA et SLAYER et plus jamais démordre de ma thérapie à vie sur une dose de métal joyeusement déraisonnable. C’que je déplore de ces bands qui se disent aussi attachés à ce style (j’dirai même pas le mot), c’est principalement, comme je l’ai indiqué en ondes ce dimanche dernier, leur manque de créativité prononcé en terme de patterns de drumming. Le même asti de beat dans trois tounes d’affilée sur quatre, ça donne un album qui est vraiment pas évident à traverser. Ça ruine aussi le momentum, aussi fort qu’il aurait pu l’être, des riffs qu’on a sur chacune des tounes. Ces gars-là sont pas tout-puissants en terme de dynamisme et de variété réelle dans la structure de leurs pièces; un effort est parfois mis en surbrillance à la fin des tracks, mais c’est à peu près aussi efficace comme engouement qu’un athlète qui se rend compte qu’y doit sprinter quand la course a été gagnée d’avance par l’adversaire. Y’a tellement d’albums superbes dans le style oldschool qui sont loin de se river le nez et qui ont vu le jour depuis le début de l’année, j’ai pas besoin d’une tracklist d’un linéaire sans bon sens dans un pourcentage de ma playlist que j’vais skipper sans hésiter. Quand ces gars-là savent se forcer pour penser out of the box, ils écrivent du bon death, mais leur mode d’écriture principal reste simplet et conformiste et m’impressionne pas pantoute sur « Inhale the Void ».

VERDICT: 4/10 (POTABLE)

 

 

 

2. Band: TROUBLE

Album: « The Distortion Field »

Label: FRW Records

Date de sortie: 16 Juillet

Il existe apparemment une certaine loi de worship dans certaines zones de la scène et l’une d’entr’elles est clairement qu’être à genoux devant TROUBLE est une nécessité absolue quand t’es fan fini de doom. Je fais partie de ce groupe de personnes qui sait pas se démordre du passé et qui tripe plus sur le métal à saveurs rock organiques que sur tout le reste, et j’vas le dire haut et fort, le nouveau TROUBLE, j’le trouve minimalement bon, mais pas du tout spectaculaire. La force de ces gars-là, c’est leur don pour créer une ambiance décontractée qui prouve qu’ils se stressent pas du tout avec une sorte de Modus Operandi. Ils lisent pas la recette avant de se garrocher dans une cuisine après un temps sans avoir cuisiné. Ils sont complètement relax et déconnectés de la réalité et ça donne un bon southern rock dégourdi et énergisant quand le mood est badass, mais quand le mid-tempo et la concoction de mélodies accessibles prennent le dessus, j’ai l’impression d’écouter une série de Wannabe FM Radio Hits. C’est loin d’être hors du commun et ça jure agressivement avec le reste du décor. D’autant plus que c’est décevant quand on sait que ce band-là sait se démarquer en écrivant du boogie qui frappe fort dans son originalité tout en restant fidèle à ses influences. Avec le nouveau du groupe DEVIL TO PAY, c’est plus facile d’avoir cette satisfaction d’un bord à l’autre de l’heure d’écoute qu’avec « The Distortion Field ». J’donne un sapré bonus de crédibilité à l’underground ici; les gros noms sont loin de planter tout le monde dans touts les cas, même que c’est assez rare. Est-ce que le petit nouveau de VISTA CHINO (ex-KYUSS) va me décevoir autant? J’espère crissement que non.

VERDICT: 5.5/10 (Entre ASSEZ BON et BON)

 

 

 

3. Band: TRUE WIDOW

Album: Circumambulation

Label: Relapse Records

Date de sortie: 23 Juillet

Dans mon parcours professionnel jusqu’à maintenant, j’ai entendu en masse de shoegaze. C’est un mouvement qui a commencé à pogner dans le bout de 2011 et qui a continué à se démarquer en beauté. Mettons que la plupart du temps, c’est un style qui se marie ultimement bien avec le black (j’pense à LES DISCRETS par exemple, qui ont frappé assez fort avec leur petit dernier). L’essence de la nécessité de la counterpart du shoegaze reste quand même tout simplement un psychédélisme complètement schizo et j’attribuerais la feat assez facilement au stoner doom aussi, évidemment. C’est un combo que j’avais pas entendu avant mais je me réjouis de son efficacité sur « Circumambulation ». Les pièces définies par les riffs purs et durs et sales à souhait du stoner sont les meilleures de l’album car ces riffs accentuent les refrains qui ramassent vraiment en laissant les couplets beaucoup plus tamisés et caverneux ressortir autant dans leur énergie contrastante qui reste un Match Parfait pareil. C’est du génie qui doit être entendu pour être cru. Les tracks qui osent pas vraiment faire ressortir ce blueprint sont pas mal moins mémorables car le shoegaze seul reste à peu près aussi palpitant que trois heures de ALCEST dans un ascenseur jammé. Ça a beau être une question de goûts, j’reste sur mon pari que les hooks sont beaucoup plus rares de ce côté de la cutting room.

VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

 

 

 

4. Band: AXXION

Album: « Wild Racer »

Label: High Roller Records

Date de sortie: 19 Juillet

Le Canada a un sapré beau clean bill of health quand on parle de sa scène de heavy metal traditionel (le Canada Anglais en particulier, that is). J’pense à SKULL FIST et RAVEN tout particulièrement, mais ça a l’air qu’un autre futur gros nom prend des forces dans son raccoin depuis un bon bout de temps. Je parle de AXXION, que plusieurs d’entre vous connaissent depuis un sapré bail. Je les découvre avec « Wild Racer » via le très apte High Roller Records avec un enthousiasme sans retenu. Leur melodic rock qui se la joue mid-tempo fait autant penser à W.A.S.P. que le frontman aime le souligner et les tracks plus énergiques et rebelles sont dignes des classiques d’ENFORCER. C’est le meilleur de deux mondes que j’manque pas d’abuser. C’est sûrement pas leur meilleur album vu que certaines tounes niaisent sur la puck avec de la répétition et des filler parts qui me font déchanter, mais c’est des moments aussi niais à mentionner que faciles à oublier. C’est du matos qui doit être efficace live, jusqu’à en oublier leur manque de pertinence en studio.

VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

 

 

 

5. Band: SIGN OF THE JACKAL

Album: « Mark of the Beast »

Label: High Roller Records

Date de sortie: 19 Juillet

On sait tous, à présent, que Fenriz de DARKTHRONE est un maniaque appliqué de New Wave of British Heavy Metal et oldschool traditional heavy metal. Un de ses bands underground préférés, c’est SIGN OF THE JACKAL. Ça a l’air qu’il est largement responsable de leur following grandissant car il parle d’eux avec un enthousiasme communicatif depuis un bout de temps notable. « Mark of the Beast » me fait comprendre ses allures de groupie car j’ai pas manqué de me pencher sur l’album. Y’est organique à 100% avec une belle tribute aux MOTORHEAD et Jake E. Lee de ce monde (eh oui, on a droit à la crème de la crème ici, un beau mélange étonnant et superbe) en essayant pas d’imiter c’te belle gang-là à outrance. Les riffs sont du matos classique et timeless et la vibe est détendue comme si ce band-là faisait partie de la scene depuis aussi longtemps que les légendes que j’viens de référencer. La variété manque pas, les solos sont flamboyants, le drumming est épanoui, et le vocal est pas mal plus déployé et travaillé ici que sur les vieux démos. Ces gens-là savent ce qu’ils ont à améliorer en tout temps et ils ont bossé avec acharnement pour arriver à cet album avec une bonne dose de confiance et ça se sent.

VERDICT: 10/10 (ABSOLUMENT ÉPOUSTOUFLANT)

 

 

-Noch

La Décapiteuse #16

Décapiteuse Marryah Noch

 

La Décapiteuse # 16

 

1.Band: PEST* (page facebook non-officielle mais quand même le plus up-to-date trouvé)

Album: « The Crowning Horror »

Label: Agonia Records

Date de sortie: 18 Juin

Étant pas une mordue finie de black metal oldschool (et surtout de la production assez modérément travaillée) au point de qualifier à peu près tout et n’importe quoi en tant que « Must Listen » à partir du moment que ça sonne comme une cacophonie d’enfer assez obscure pour donner des spasmes d’excitation aux collectionneurs qui sont pas assez difficiles sur ce qu’ils endossent à mon goût, je connaissais pas PEST. Je suis assez difficile à convaincre en ce qui a trait aux bands qui essaient de nous faire revivre les années 90 puisque c’est une période qui est, selon moi, assez complexe stylistiquement parlant et assez révolutionnaire pour être crissement difficile à reproduire, car le momentum sera pas le même, peu importe à quel point la tentative est convaincante. J’essaie pas de voler la magie des nouveaux bands qui savent sur quel pied danser pour impressionner la foulée; reste que y’en a qui en mettent trop et deviennent un peu distraits. À mon humble avis, c’est toujours mieux de pas essayer de forcer l’inspiration dans une direction particulière; la laisser évoluer à sa manière donne des résultats souvent plus immersifs pour la personne extérieure au band qui entend leur stock pour la première fois. C’est sur ce mode de pensée que j’ai traversé « The Crowning Horror », qui est assez plaisant point de vue production puisque le côté « grainy » et « ancient » est tout à fait présent mais pas dans une incarnation de fouillis total qui rend l’action de distinguer chacun des riffs comme une entité à part assez périlleuse merci sur certains albums que je nommerai pas ici car vous savez tous de quel type de prod je parle. L’approche est initialement invitante avec un black n’ roll énergique, sale, et comique d’une manière tout à fait divertissante et engageante. Ceci devient rapidement un format New Wave of British Heavy Metal aux teintes plus norvégiennes que british; pour ceux qui fouillent assez profond, vous savez qu’un tel mélange est possible et habituellement très efficace. Malheureusement, c’est un engouement assez délicat pour être très difficile à bien exécuter d’un bord à l’autre d’une cinquantaine de minutes, et PEST se pètent la face un peu trop steady sur « The Crowning Horror » en tombant dans un Modus Operandi un peu trop zélé et impulsif à la mi-album. Les hooks sont sacrifiés pour un mode d’écriture plus schizophrénique et dur à suivre qui perd le Nord complètement; on a affaire à une progression qui se suit pas pantoute. L’aspect NWOBHM dure seulement que l’espace de quelques tounes et je dirais même que le black pur et simple que ces gars-là nous offrent ici est pas leur force la plus remarquable non plus. Ils savent écrire du bon stock en termes de black n roll mais ça semble être leur niche de prédilection à leur insu, si on se fie aux proportions des divers procédés stylistiques ici. C’est assez mal dosé.

VERDICT: 3/10 (PAS TRÈS BON)

 

 

 

2.Band: GRAVEYARD OF SOULS

Album: « Shadows of Life »

Label: FDA Rekotz

Date de sortie: 21 Juin

Le funeral doom est, selon moi, un autre style de métal très ardu. C’est une approche d’une lenteur souvent agressivement linéaire et privée des rebondissements nécessaires pour rendre un output purement métallique et satisfaisant pour l’oreille exigeante d’un fanatique de musique qui fend l’air. Tout compte fait, ceux d’entre nous qui sont ouverts d’esprit savent qu’il existe des exceptions à cette règle fort commune et celles-ci sont relativement obscures malgré leurs carrières souvent vraiment pas jeunes en âge (je pense tout particulièrement à OCTOBER TIDE qui nait de l’inspiration d’un ex-membre de KATATONIA qui existe depuis belle lurette; DRACONIAN, eux aussi, savent encore botter des culs et ont pas commencé à jouer le mois passé certain). C’est donc avec un tantinet de doutes un peu blasés face à la comparaison avec les demi-géants de la scène, PARADISE LOST mise en surbrillance par la description Haulix que je me suis lancée dans l’expérience assez surprenante mais toutefois assez boiteuse qu’est l’écoute de l’album en question. Ces gars-là forgent leur propre stamp, y’a zéro doute là-dessus. Ils essayent pas d’être leur voisin. Leur son manque pas d’oxygène et est même un peu trippy et cosmique, avec de fortes tendances mélodiques qui tirent sur la philosophie un peu plus Nordique que la normale (dans le cas du funeral doom, that is) – je pense tout particulièrement à l’aspect folk d’AMORPHIS. Le problème est que le mode d’écriture de ces gars-là est pas axé sur les hooks malgré qu’ils sont tout à fait capables de coucher des riffs monstre sur papier. L’emphase sur le côté atmosphérique de l’album est prononcée d’une manière telle que beaucoup trop de passages sont introspectifs au point de faire dévier les riffs vers une direction plus ou moins enveloppante et enivrante. Ceci dit, c’est pas impossible que cette incarnation particulière de ce sous-style prenne plusieurs écoutes pour être facile à adopter et je reste accotée sur cette théorie en étant intriguée face au prochain album qui pourrait facilement être un revirement de situation draconien (no pun intended).

VERDICT: 4/10 (POTABLE)

 

 

 

3.Band: SCORPION CHILD

Album: « Scorpion Child »

Label: Nuclear Blast (Entertainment)

Date de sortie: 21 Juin

Pour ceux qui le savent pas, NUCLEAR BLAST ENTERTAINMENT, c’est la nouvelle compagnie fondée par un duo du tonnerre; le bien connu Monte Connor et le propriétaire actuel de la compagnie Nuclear Blast. Ils ont tendance, jusqu’à maintenant, à signer du stock qui est largement plus facile à associer au rock and roll qu’au métal en tant que tel et je continue à dire que c’est rafraîchissant à voir puisque c’est une entité qui vit séparément de son parent. Je découvre, jusqu’à maintenant, des groupes de vintage rock qui se démarquent d’emblée et je suis très impressionnée par l’arsenal de connaissances du patron de Nuclear Blast en la matière, lui qui est très connu pour son amour inégalé pour la musique brutale dans tous les sens du terme. Voici que la compagnie nous emmène du SCORPION CHILD qu’ils qualifient de semblable à LED ZEPPELIN. Ce compliment énorme envers les boys du groupe, je l’endossais en me claquant « Polygon of Eyes », bien avant la sortie du self-titled. Mes attentes étaient complètement exagérées. Il est, en ce sens, bon de louanger un band, en mettant toutefois en surbrillance ses qualités uniques plutôt qu’en allant simplement dans l’optique des comparaisons avec des légendes; ça donne une marge d’ouverture d’esprit à ceux qui rentrent trop facilement dans le panneau en les invitant à voir un peu plus profond que la surface des choses avant même d’entendre la tracklist. Ceci dit, j’ai pas entendu ce que je voulais entendre ici. On a évidemment droit à des pièces hooky qui ont des refrains complètement irrésistibles et des riffs assez intoxiquants pour donner un mérite tout à fait inébranlable à quelques moments de l’album mais ceux-ci sont noyés dans une approche beaucoup plus hippie et introspective qu’accessible et compacte. Ça peut être un avantage dans certains cas qui ont nettement rien à voir avec celui-ci. Beaucoup de pièces niaisent sur la puck avec des passages qui s’étirent sur des idées un peu hit and miss qui prennent beaucoup plus de place que les riffs percutants et les vocal lines sur la coche. La meilleure façon de décrire cet album serait en le qualifiant de rock rétro et méditatif relevé d’une touche de swingy road rock (dont je suis accro; suite aux comparaisons avec ZEPPELIN, j’en voulais plus, et c’est probablement pourquoi je suis aussi déçue par le résultat final). En pensant pas savoir à quoi m’attendre, j’aurais peut être mieux digéré le coup dur, mais je me retrouve à m’impatienter plus souvent qu’autrement avec cet album qui aurait pu, selon moi, être beaucoup plus fracassant.

VERDICT: 6/10 (BON)

 

 

 

4.Band: LANTERN

Album: « Below »

Label: Dark Descent Records

Date de sortie: 25 Juin

Il est parfois tâche impossible de classifier un band dans une délimitation caractérisée par un seul sous-style. Tel est le cas pour LANTERN; dire que « Below » est un album de black atmosphérique serait un mensonge puisqu’on a droit à une panoplie de dérivés du mot Ambient à travers la tracklist. La force de ces gars-là, c’est, sans aucune trace d’hésitation, leur don pour les licks absolument contagieux. Les mélodies craftées ici sont d’une émotion tellement frappante qu’on dirait que les structures de chacune des pièces sont le fruit d’une sorte d’écriture automatique engendrée par un état méditatif qui a le don de guider les mordus de musique vers la scène underground plutôt que vers le stock populaire que la grosse majorité des radios FM essaient de nous enfoncer dans la gorge. C’est une surprise de taille qui a su me séduire et qui risque de me ramener vers cet album plus souvent qu’autrement. L’authenticité de l’importance que les gars accordent à chacune des secondes du momentum qu’ils créent est chose très inspirante et hypnotisante qui donne l’impression que chacune des tounes est un voyage à travers l’âme plutôt qu’une collection de riffs. Devenir un initié c’est pratiquement un automatisme ici. Voyez par vous-mêmes; en passant, si vous avez le coeur fragile, regardez ailleurs, parce que LANTERN, c’est pas pour ceux qui veulent du résultat en dedans de trois secondes. Chacune des facettes du mood présenté se développe de manière très naturelle, et ça explique pourquoi le procédé a un effet plus touchant qu’escompté.

VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

 

 

 

5.Band: 42 DECIBEL

Album: « Hard Rock n Roll »

Label: Steamhammer SPV

Date de sortie: 24 Juin

Pour tripper à fond la caisse sur 42 DECIBEL, faut être un accro du road rock à la AIRBOURNE et à la AC/DC . Faut aimer le meat n’ potatoes hard rock qui est très axé sur le groove et les licks très savants aussi. Le membre fondateur du groupe manque pas de souligner que ces deux aspects de leur son sont ceux qui les différencient de la foulée de bands qui semblent un peu trop aimer écrire des albums basés sur cinq riffs dans dix incarnations différentes. Je confirme qu’ils savent rendre une heure de road rock assez dynamique pour rester intéressante et non pas vannante et redondante. Ils font preuve d’une énergie remplie d’une vitalité authentique en manquant pas de démontrer leurs skills dans une ambiance loufoque et amusante. Ils savent créer un feeling d’ivresse totale avec une coupe de notes et gardent leur format tout à fait tête dure en allant jamais dans une direction qui a pas rapport avec leur but initial. Se claquer une belle Rickard’s Shandy, ça se fait pas sans du rock de qualité aussi coloré et qualifié que le leur.

VERDICT: 7/10 (TRÈS BON)

 

 

 

6.Band: INFINITA SYMPHONIA

Album: « Infinita Symphonia »

Label: Scarlet Records

Date de sortie: 18 Juin

C’est pas un secret pour personne; le Dungeons & Dragons Power Metal, c’est pas mon bag. C’est pourquoi je suis aussi heureuse de constater que le style devient de plus en plus nuancé et expérimental à mesure que les années passent, et les musiciens de cette branche particulière de la scène font des courbettes infinies pour prouver aux sceptiques comme moi qu’il y a moyen de repousser les barrières du cliché et des attentes populaires. INFINITA SYMPHONIA, c’est un mélange de l’essence plus oldschool du power, i.e. une mélodie prenante et un backbone cassant avec un groove tantôt rapide et assez européen avec une touche hard rock marquée, ceci relevé de plusieurs mid-tempo slashers avec des subtilités prog complètement décoiffantes, absorbantes et réellement défiantes, avec, pour couronner le tout, des ballades qui ont réellement du mordant et du staying power hautement peaufiné par la présence vocale du frontman qui guide la troupe unie ici. Cette belle gang-là sait s’aventurer dans des avenues semi-inexplorées dans le sens où ils se gênent pas quand ils ont envie de mélanger des approches de manière tellement impulsive et inatendue que je me suis ramassée à les comparer à JUDAS PRIEST, RUSH et l’essentiel de la scène power metal mélodique du même coup. Oui, c’est assez fucké comme flurry d’influences et ça vaut la peine d’être goûté par tout connaisseur de musique, métal ou pas.

VERDICT: 7.5/10 (Entre TRÈS BON et EXCELLENT)

 

 

 

7. Band: IMPRECATION

Album: « Satanae Tenebris Infinita »

Label: Dark Descent Records

Date de sortie: 25 Juin

J’entends des bribes de rumeur qu’IMPRECATION serait apparemment une influence marquée sur BEAUCOUP de groupes de death metal bien connus et reconnus actuellement. C’est assez facile de catcher pourquoi sur leur premier full-length. Leur don pour créer un groove qui manque pas de caractère est aussi efficace que ce qu’on entend dans la scène moderne avec des similarités évidentes avec CANNIBAL CORPSE et AEON par exemple, mais on a droit à cette approche dans un cadre créatif inspiré du swedish death des années 90. Les mélodies sont sharp, le relief de la guitare rhythmique est chaotique mais bien pensé, et un engouement évident possède chacun des membres du band durant chaque seconde de l’exécution de la tracklist. Ça va être assez ardu pour les ENTRAILS de ce monde de topper cet album-là durant les prochains mois de l’été, ma parole.

VERDICT: 9/10 (GÉANT)

 

 

 

8.Band: VICTORIUS

Album: « The Awakening »

Label: Sonic Attack/SPV

Date de sortie: 24 Juin

Du heavy metal dans sa définition simple, c’est un métal cassant, lourd, rapide, et pas essouflable. C’est exactement ce qu’on retrouve sur « The Awakening », clamé haut et fort par la formation Allemande VICTORIUS que je connaissais pas avant mon écoute fort enthousiaste de l’album. On a droit ici à un croisement entre la vieille incarnation de ACCEPT (en termes de coup de pied dans le ventre sans pardon) avec une énergie positive qui se laisse pas déloger. Les riffs accrocheurs et les licks flashy manquent pas ici mais au lieu d’être prétentieux et emmerdants, ils déplacent réellement de l’air avec un don pour la mémorabilité qui fait vraiment une différence dans les oreilles de quelqu’un qui entend pas assez de métal traditionnel à proprement parler qui se démarque en restant basic et en allant pas se faufiler dans les délimitations d’un sous-style. Y’en passe pas quinze comme ça dans une semaine.

VERDICT: 10/10 (ABSOLUMENT ÉPOUSTOUFLANT)

 

 

 

-Noch

La Décapiteuse #15

Décapiteuse Marryah Noch

La Décapiteuse #15

 

1.Band: BLACK STAR RIDERS

Album: « All Hell Breaks Loose »

Label: Nuclear Blast

Date de sortie: 24 Mai

Je vais probablement me faire crucifier pour mon opinion, car dans le coeur de bien des gens dont je ne saisis pas le raisonnement ici, on a affaire à un album de THIN LIZZY qui se prénomme tout simplement autrement. J’dois vous dire bien franchement que j’ai voulu croire en cette théorie qui m’a toujours semblée être instaurée en vain, vu que le band lui-même a décidé de se défaire de leur identité initiale pour se rebaptiser. Ma philosophie en ce qui a trait aux changements de nom, surtout quand on parle d’un groupe aussi légendaire que THIN LIZZY, c’est que le son part dans une nouvelle direction, ce qui est absolument vrai d’un bord à l’autre de « All Hell Breaks Loose ». Après avoir entendu un snippet de « Bound For Glory » longtemps avant que le CD m’arrive dans les mains, je refusais vertement de me faire à l’idée que l’album au complet avait un penchant plus soft rock avec des éléments folkloriques et un cadre de pensée qui donne dans le mood un peu country, surtout en termes de lyrics. Je voyais le guitariste faire sauter son ampli avec des solos positivement effarants dans les reportages de studio. J’entendais un paquet de DJs qui ont dans la quarantaine d’années se demander pourquoi le band refusait de sticker au nom de commerce aussi juteux qui leur appartient, selon eux, de façon très justifiée à ce jour. Ce beau monde-là en ont vu d’autres et savent de quoi ils parlent; reste juste que c’est clair qu’ils avaient pas entendu le nouveau stock au moment de leurs déclarations entièrement sur-convaincues sur la question. L’attrait principal sur ce groupe de tounes est chaque moment pré-scripté et ultra-predictable où la guitare soliste casse le pattern douteux des structures de ces tracks qui donnent dans le rock commercial qui manque sévèrement de couilles et qui semble se fier le plus largement du monde sur le feel de chansons à répondre autour d’un feu de camp. Une certaine réelle sensation de lourdeur sonique plus déstabilisante s’intègre dans les rares moments surprenants qui ont réellement du caractère comme « Before the War » qui est probablement la seule pièce qui va me rester dans la tête en me faisant sincèrement plaisir; je m’attends à un retour aux sources beaucoup plus évident sur le p’tit prochain. Fans de hard rock, vous allez être déçus; si vous l’aimez pratiquement dansable, ou le trouvez appréciable en background dans une playlist sur shuffle, vous allez pas détester ça du tout. Mais essayez pas de vous le claquer de long en large en espérant entendre Thin Lizzy, ça arrivera pas.

RATING: 3.5/10 (Entre PAS TRÈS BON et POTABLE)

 

 

2.Band: POTENTIAL THREAT SF

Album: « Civilization Under Threat »

Label: Old School Metal Records

Date de sortie: 18 Juin

 

Ça me fait toujours de la peine de donner un rating aussi bas à un album de thrash; surtout quand l’intention est de maintenir la place d’un son oldschool dans une position pied-ferme inébranlable sur le marché. L’erreur la plus navrante que certains groupes s’approprient à leurs débuts est leur instinct, solidifié par leur besoin de sécurité, de rendre un hommage un peu trop obsessif à leurs idoles. On sait tous qu’il y a moyen de faire ça en gardant une authenticité qui se remarque à l’oeil nu, que ce soit sur album ou en show. Certains décident de simplement concevoir un ramassis de pièces qu’ils s’imaginent écrire dans un certain moment d’extase spirituelle qui leur permet d’être intimement connectés à la source d’inspiration de leur muse. Dans le cas de POTENTIAL THREAT SF, on a droit à un band fort sympathique et talentueux qui essaie tragiquement trop de se la jouer TESTAMENT. Je vais vous donner un example d’un band qui sait puiser dans ses influences en perdant pas de vu leur blueprint; EXTREMA. Ces gars-là nous réservent pas mal de refrains sur « The Seed of Foolishness » qui pourraient fort bien être exportés tout droit de la John Bush-era de ANTHRAX. Reste que, pour ceux qui ont écouté l’album, c’est clair et net qu’on a affaire à un autre groupe de musiciens qui veulent faire varier leur mode de pensée en suivant aucun guide pré-défini. Pour revenir à « Civilization Under Threat », non seulement la production (jusqu’au filtre appliqué sur les vocals) est identique aux albums classiques de TESTAMENT, mais la direction des riffs (autant au niveau rythmique que soliste) évolue en synchro avec leur mode d’écriture. Ça veut évidemment dire qu’à beaucoup de tournants, c’est possible ici d’entendre du stock qui tuerait n’importe quel novice, surtout quand on parle de progressions mélodiques qui ont vraiment du cran. Ce genre de focus est souvent perdu au profit du besoin cuisant de ce band d’écrire des pièces qui sont dans un mood différent de celui qui réside au plus profond d’eux-mêmes. On retrouve même une ballad à la « The Legacy » ici, qui est loin de sonner authentique; pourquoi les gars ont absolument besoin de se la jouer Inspiration Masquée quand ils sont capables d’écrire des classiques parfaitement organiques comme « Stick to Your Guns », me le demandez pas; je comprends pas plus que vous.

RATING: 4/10 (POTABLE)

 

 

3.Band: THE BLACK DAHLIA MURDER

Album: « Everblack »

Label: Metal Blade

Date de sortie: 11 Juin

Des disciples finis de THE BLACK DAHLIA MURDER, y’en a à la grandeur du globe. Ces gens-là sont tellement entièrement dévoués à leur cause qu’ils capotent à fond la caisse chaque fois que ces gars-là mettent un pied devant l’autre. Fans du groupe, je dis pas ça pour vous niaiser. Je tripe autant sur certains bands, malgré que je m’en défais lorsqu’ils sortent un album pourri, refusant de laisser le nom de la marque me faire croire que chaque produit fini est trustable. Disons que j’ai jamais été accro au son qu’on a ici. C’est majoritairement du deathcore avec des penchants classiques un peu forcés, surtout dans les solos improvisés qu’on retrouve à la grandeur de l’album, avec aussi une triple dose d’emphase sur l’ambiance qui semble plus souvent qu’autrement guider des riffs bien pensés dans le fin fond de l’oubli. Ces défauts ont ruiné mon expérience avec « Everblack » qui est décrit par Metal Blade comme étant beaucoup plus accessible et engageant pour ceux, comme moi, qui sont sceptiques par rapport au son de ce band. Je mentirais si je clamais haut et fort que j’ai rien entendu de bon ici; en fait, ça vaut largement la peine d’écouter chacune des tracks en tâchant d’apprécier, le plus possible, le guitarwork en tapisserie. Ces gars-là ont du talent, mais ils l’utilisent d’une manière un peu étourdie. Si l’emphase sur l’ambiance peu convaincante, tranchante, ou inquiétante était un peu moins prioritaire ici, j’ai l’impression que l’essentiel des riffs respirerait mieux. Le large éventail de drumming patterns est impressionnant, l’énergie de la delivery en plus de la touche d’improvisation donnent un live feel prenant, mais tout cela passe plus souvent qu’autrement inaperçu puisque c’est englobé par des concepts hauts en couleurs pour chaque toune qui tuent le poussin dans l’oeuf. Y’a pas moyen de comprendre cette logique sans entendre l’album et c’est sûr et certain que les opinions vont être partagées, mais je reste sur mon craving pour un son qui s’étire jusqu’à en faire craquer chaque os. Je sens ici un étouffement qui sera probablement palpable pour n’importe quelle oreille attentive mais je perds pas espoir que ça va finir par prendre le bord vu que ces gars-là ont assez confiance en eux pour finir par s’épanouir à 100%.

VERDICT: 6/10 (BON)

 

 

4.Band: BRUTUS

Album: « Behind the Mountains »

Label: Svart Records

Date de sortie: 14 Juin

Le nom BRUTUS me donnant l’impression que j’allais me claquer du death metal brutal déconcertant et tout en beauté, je me suis ramassée avec un point d’interrogation dans la face en me retrouvant devant une description dans laquelle les deux mots BLUE et CHEER semblaient assez gros pour défoncer mon écran. Pour ceux qui le savent pas, j’ai une anecdote intéressante; ces gars-là ont fait un split avec les GRAVIATORS, que j’adore avec un enthousiasme dont je me cacherai jamais. Leur approche est majoritairement intoxiquante, malgré que certaines des pièces sont probablement du genre à être des meilleurs digestifs quand on est habitués à leurs saveurs particulières à la deuxième ou troisième buvette sous l’emprise de leurs pourcentages d’alcool respectifs. On a droit ici à un rock qui est effectivement fort sur le worship de BLUE CHEER mais qui emprunte un nombre incroyable de stepettes directement de LED ZEPPELIN, surtout dans les tracks longues et méditatives qui dénombrent des changements de tempo très impulsifs et des vocals saisissants et émotifs. Cette approche est entrecoupée de pièces plus Dans-Ta-Face qui sont tantôt swingy, tantôt vraiment mean avec leur riffage empruntant autant de trucs et astuces du rock and roll des années 70 que du blues de la fin des années 60. Un espèce de feel très authentique et d’une bravoure notable de loungey pub rock est à l’appui, nous donnant l’impression que ces tounes-là ont été écrites une semaine avant la prestation intime du groupe dans une boîte à chansons ou la Guinness coule à flot dans un univers rustique de village perdu au coeur du Texas. Si c’est le genre d’authenticité qui réchauffe votre coeur autant que le mien, et que vous acceptez pas le fait que vous existiez pas dans le temps que ZEPPELIN II faisait virer tout le monde à moitié fou, votre consolation est à cette adresse-ci.

VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

 

 

5.Band: CHILDREN OF BODOM

Album: « Halo of Blood »

Label: Nuclear Blast

Date de sortie: 7 Juin

Beaucoup d’entre nous ont longtemps tourné le dos à CHILDREN OF BODOM. En fait, ceux de notre belle gang de puristes qui ont connu ce band-là à l’âge de puberté avaient les yeux qui leur sortaient de la tête en regardant Alexi Laiho élaborer des mélodies qui transpercent la peau à leur époque la plus productive. Je me suis longtemps dit que ce temps-là était fini, que mon adolescence tirait à sa fin, et que le moment était venu d’éviter de porter attention aux nouveaux albums du groupe, qui étaient à mes yeux à peu près aussi fascinants que n’importe quelle  soundtrack de vieux jeu de Nintendo qui a tout autant le don de se ramasser dans un fond de garde-robe. Je les ai baptisés CHILDREN OF BOREDOM en me demandant assez franchement ce qui se passait avec Laiho et son talent indétrônable à la forge de structures de tounes qui pourraient réussir à essoufler James Malone. C’est clair qu’il parvient toujours pas à topper le nouveau ARSIS car pour être honnête, c’est une tâche particulièrement ardue pour un groupe qui s’est tiré dans le pied pendant autant d’années, mais avec « Halo of Blood », j’ai l’impression que l’obsession avec la déconnade est enfin mise de côté, et les gars se sont assis avec du matos qu’ils prenaient eux-mêmes assez au sérieux pour retrouver le bon chemin vers leurs racines. Ils sont sur la bonne track car ils nous arrivent avec un album de stock varié qui perd jamais, et je dis au grand jamais, son focus. J’entends ici du death-black, du speed melodic death metal, et même une touche d’influence Nordique et un peu Viking. On entend assez fortement ce que les gars écoutaient entre leurs sessions d’enregistrement en se buvant des Heineken. Chacune des tounes a le don de garder en haleine en garrochant riff cool après riff cool dans une furie totale que je savais pas que ces gars-là avaient encore en eux. C’est tout c’que j’vais avancer car ça me suffisait pour croire qu’ils ont encore leur VIP Pass leur permettant de s’intégrer dans la scène métal et ça me fait crissement plaisir de leur revoir la bette on my street. Y’en a qui vont dire que c’est toujours pas assez pareil comme « Follow the Reaper »; je leur renchérirai que ce band-là fera jamais le même album deux fois, pour le meilleur et pour le pire. Dans ce cas-ci, ça vaut la peine de se fermer le clapet et de donner une chance au coureur. Attendez-vous à prendre un belle débarque.

VERDICT: 7/10 (TRÈS BON)

 

 

-Noch

La Décapiteuse # 14

Décapiteuse Marryah Noch

La Décapiteuse # 14

 

1.Band: CHURCH OF MISERY

Album: « Thy Kingdom Scum »

Labels: Metal Blade/Rise Above

Date de sortie: 11 Juin

Pour être parfaitement honnête, connaissant l’engouement des Japonais pour le métal eccentrique et haut en couleurs qui tire sur la pop et qui m’horrifie tout simplement assez pour que je me demande ce qui est derrière le raisonnement « Tokyo Jukebox » de Marty Friedman, je m’attendais pas à entendre parler d’un phénomène late-60s vintage doom dans le genre de CHURCH OF MISERY. Vous allez me dire « calvince ça fait longtemps qu’ils existent – messemble que tu fais normalement tes devoirs comme du monde »? Je renchérirai à ce beau monde-là que je suis pas une bandwagon-hopper. En d’autres mots, c’est pas parce qu’un gros nom est sur toutes les lèvres que j’vas forcément avoir plus envie d’écouter ça que mettons, ELECTRIC WIZARD. Effectivement tout de même, dans ce cas-ci, malgré que ce soit très rare dans le cas d’un phénomène qui est ultra-populaire et qui fait jaser les labels comme si on avait droit à une genre de manifestation divine, je suis aptement capable de remarquer ce que j’ai manqué en skippant les albums sortis avant « Thy Kingdom Scum ». Si je pouvais faire abstraction du chanteur complètement saoulant qui arrive pas à se concentrer sur une seule approche et semble avoir besoin de changer de key à toutes les cinq secondes (en d’autres mots, il en fait trop, on jurerait qu’il était pas dans le même studio que le reste du band lors de l’enregistrement), je vous dirai de manière absolument franche que cet album m’a satisfaite à un niveau largement plus considérable que « 13 » de BLACK SABBATH. Le backing band – surtout le drummer et le bassiste – font preuve d’un engouement palpable et généreusement à l’ancienne pour la fusion entre le blues et le jazz, ce qui résulte en de longues pièces complexes qui changent assez souvent d’avenue pour être suspectes d’utiliser une map aussi fourrante que les maps de métro de leur pays d’origine. Le drummer, en particulier, a des techniques me rapellant plus souvent qu’autrement l’approche de Bill Ward. L’enregistrement a été fait analog, et chacune des tracks, constamment changeantes dans leur ordre d’idées, parvient à me séduire dans son évolution très fraîche, originale, et créative, malgré sa ressemblance frappante avec Vol. 4. Cet hommage évident, je vous le dis tout de suite, c’est pas une passe ORCHID – c’est pas un procédé impliquant le vol des riffs de Iommi et le copy/paste des grooves de Geezer dans un cadre absolument calqué sur les classiques de SABBATH. C’est un rehash impressionnant de leur habileté de surprendre et c’est fait avec la plus gracieuse authenticité. Chapeau!

VERDICT: 8/10 (EXCELLENT)

 

 

 

2.Band: REVELATION’S HAMMER

Album: « Revelation’s Hammer »

Label: My Kingdom Music

Date de sortie: 3 Juin

Je commençais à me dire, tout récemment, que la Norvège s’en venait un peu platonique en termes d’outputs qui font réellement changement; surtout en méditant sur le fait que la France devient de plus en plus luxuriante et ahurissante en termes de black incomparablement avant-garde et tout à fait pas imitable. J’omettais, en tête dure que je suis, de mettre en surbrillance la réalité troublante des exceptions qui sortent tout droit de Nulle Part Land. REVELATION’S HAMMER, c’est un groupe sympathique que j’encourage depuis un bout de temps en termes de promotion sur les ondes de « C.R.O.C. Underground Metal » parce qu’ils m’ont carrément fait la passe de l’année avec « Obsessed Onslaught » – la première pièce de cet album-ci. La façon dont ils structurent leur attaque est tout simplement pétrifiante – je les compare de vive voix au groove sans pardon du latter-day SATYRICON dans un pattern de descente aux Enfers du genre de rapidité et d’intensité qui rend quelqu’un tout à fait inconscient de l’univers autour de lui comme en écoutant du EMPEROR le volume au fond sur un système assez surround pour que l’aspect immersif du son ait une qualité 4D. L’expérimentation est au menu autant que la tribute à la base de l’histoire-même du black depuis sa toute première incarnation. On a donc là le meilleur des deux mondes principaux sur lesquels un fan de black se base pour analyser un nouveau projet qui s’aventure dans cette sphère particulière de la scène qui a des airs un peu Élite avec son audience très difficile à convaincre (je sais car j’en fais partie, si vous l’avez pas remarqué).

VERDICT: 8.5/10 (Entre EXCELLENT et GÉANT)

 

 

 

3.Band: QUEST OF AIDANCE

Album: « Misanthropic Propaganda »

Label: Pulverised Records

Date de sortie: 3 Juin

Si vous lisez ce site religieusement et connaissez votre affaire, vous savez qu’Alvestam, c’est un mec qui chôme crissement jamais. Qu’il se lance dans des projets douteux d’électronique poppy des années 80 un peu comme Marty le fait depuis trop longtemps, ou qu’il élabore des staples de renom comme SOLUTION .45 ou QUEST OF AIDANCE après avoir laissé SCAR SYMMETRY dans les limbes depuis son départ publicisé et navrant de ce groupe qui était l’un de mes préférés dans toute l’existence du progressif mélodique, il se démarque toujours dans son habileté de se faire remarquer et respecter. Ce gars-là a une influence marquée sur son environnement, quoi qu’il fasse. Plus je porte attention à son type de vocal et de songwriting, plus je pense au fait que SOILWORK et Bjorn doivent se claquer une diète Alvestam constante à toutes les deux semaines en termes de contenu sur leurs Ipods respectifs. QUEST OF AIDANCE, j’en entendais parler ça-et-là, mais pas assez pour que je prenne note et passe au dessus d’une vingtaine de minutes en leur seule compagnie sur CD. Voilà que je donnais une chance à ce rituel révolutionnaire qui me rend tout-à-fait accro, presque tout autant que je l’étais à « Dark Matter Dimensions » quand cette perle a vu le jour, ou mes nuits ultra-caféinées de journaliste invétérée qui se claque dix albums de file, vivant dans un village industrialisé rendu dynamique seulement par sa soundtrack pûrement métal et sans compromis – jadis. L’anomalie ici, c’est que j’ai été introduite à QoA, en mots, en temps que band électro-grind, ce qui pourrait pas possiblement sonner plus mal même avec un redoublement d’effort pour me faire regarder ailleurs. Ça pourrait pas être des termes moins justes non plus. C’est même un qualificatif tout simplement lazy pour un album comme celui-ci, toujours au moins. Ce que j’entends, c’est une approche au grind mélangeant des éléments de son incarnation oldschool tout autant que newschool en laissant l’impact des deux approches intactes et tranchantes à souhait, en incorporant des mélodies progressives d’une émotion contagieuse et assez efficace pour avoir un effet pratiquement chimique sur le cerveau lors d’une écoute particulièrement dévouée. Je voulais entendre ça venant d’Alvestam – j’ai eu ce que je voulais. J’espère franchement que ces gars-là vont pas seulement que se contenter de donner le traitement « supergroup » à ce projet et qu’un focus sérieux pourra propulser leur évolution vers une série consistante d’albums et une multitude de tournées mondiales parce qu’ici, y’a vraiment de quoi jaser.

VERDICT: 9/10 (GÉANT)

 

 

 

4.Band: EVILE

Album: « Skull »

Label: Century Media

Date de sortie: 11 Juin

Ce qui m’avait fait capoter, à priori, avec EVILE, c’est quand j’ai découvert « The Thrasher ». Leur approche absolument bare-bones était rivale avec ce qu’un de mes préférés, MANTIC RITUAL, me livrait sur « The Executioner ». Ensuite, ils ont commencé à se laisser imbiber par l’influence de leurs confrères de la scène thrash moderne en sacrifiant leur électrisante hyperactivité pour un son plus orienté vers la mélodie et l’ambiance cinématique, à mon plus grand désarroi. Je sais pas trop ce qui s’est passé, mais ils ont fini par catcher, peut être par voie spirituelle, qu’ils devaient tâcher de pas oublier d’exactement où ils viennent, et que c’est salement pas le temps qu’ils se terrent dans le fin fond des abysses des modes qui ont le don de prendre un band de thrash et le faire sonner comme absolument tous les autres dans un effort collectif de vendre un max de foulards à leur effigie chez Hot Topic. « Skull », c’est la balance parfaite entre cette mélodie dont ils veulent pas se séparer, leur vieille approche très organique et brasseuse de cage, et une certaine complexité entre les changements fréquents de tempo et de direction dans le mood qui caractérise les riffs ici déployés. En d’autres mots, c’est tout simplement l’incarnation parfaite et cumulative de leurs apprentissages à travers les années, et ça témoigne aussi d’une frustration envers les groupes qui essaient de changer leur identité pour des raisons commerciales. Ils réussissent même à confectionner des pièces semi-acoustiques qui ont autant d’impact émotif dans les licks lancinants que le stock plus down-tempo de la MASTER OF PUPPETS-era de METALLICA (l’émoi suscité est identique, j’en démordrai pas; référez-vous à la pièce « Tomb » pour un exemple idéal). Les tracks plus violentes le sont en perdant jamais le focus sur l’originalité complètement débile du mode de pensée de la composition. Je vois pas une ombre au tableau, et si les gars restent sur la même track et se remettent pas à releaser des covers de Lady Gaga, ils vont détrôner absolument tout le monde dans le top 100 de fin d’année de tout respectable critique musical qui se fait publier chaque semaine.

VERDICT: 10/10 (ABSOLUMENT ÉPOUSTOUFLANT)

 

 

-Noch