by Marryah Noch Mulligore | Juin 3, 2013 | Chroniques, La Décapiteuse

La Décapiteuse #13
1.Band: ELDKRAFT
Album: « Shaman »
Label: Metal Blade
Date de sortie: Le 28 Mai
On se le cachera pas; je suis pas connue pour être une maniaque finie de folk. C’est vrai tout de même que l’incarnation un peu plus nordique de cette approche, avec un genre de finish un peu Viking, c’est pas mal la seule exception qui me réjouit parfois. Je trouve personellement que c’est la meilleure incarnation de ce style puisque son plein potentiel reluit davantage quand une certaine aggressivité couronne le tout avec un côté barbare un peu cinématographique à l’appui. ELDKRAFT a des composantes assez variées présentées dans un mish-mash pas mal inhabituel dans le sens où on a droit à de la mélancolie sinistre à souhait avec un vocal ténor qui a la poigne un peu whiny d’un frontman qu’on imaginerait assez facilement dans un band de funeral doom, et les riffs qu’on a ici ont également une belle grisaille d’émotions négatives à exprimer. Ce sont les deux éléments qui ont réussi à me convaincre d’écouter « Shaman » au complet; certaines pièces ont le mérite de se démarquer avec brio quand les riffs pesants et cassants se pointent le nez. Ceci dit, pas mal de tounes à l’appui s’en vont nulle part et empruntent le chemin de la monotonie et c’est un somme qui aboutit jamais. Les éléments folkloriques deviennent assez vannants quand ils deviennent un peu plus zen et orientés vers des pièces méditatives qu’on retrouverait facilement sur une compilation pour insomniaques. Cet aspect de l’album prend le dessus sur la puissance déchirante des moments les plus sincères de « Shaman ». Suffit que ces gars-là sachent mettre leur authenticité en valeur sans se perdre dans un trip de musique de chambre pour illuminés, et sans perdre le focus sur l’importance de l’instrumentation de base d’un band de métal; ils réussiront probablement à me convaincre d’écouter leur stock plus en profondeur, mais pour l’instant, je serais franchement capable de m’éterniser sur les longueurs qu’ils ont l’air de prévilégier sur ce premier CD.
VERDICT: 3.5/10
2.Band: DARK TRANQUILITY
Album: « Construct »
Label: Century Media
Date de sortie: 28 Mai
Même si le frontman s’efforce de nier que le titre de leur nouvelle release a presque tout à voir avec l’aspect technique de son contenu, je lui renchérirai qu’il est assez parfaitement représentatif du genre de retour aux sources dont l’album au grand complet fait preuve. La meilleure manière de résumer ce qui se passe sur « Construct », c’est d’aviser n’importe quel fan obsédé du band (groupe de monde dont je fais encore partie, comprenant parfaitement qu’on a droit ici à une expérimentation apart) que cet album-là, c’est pas une progression logique de la discographie de DT. C’est pas l’accumulation de ce qu’ils ont apporté à la scene au travers des dernières années. C’est une régression vers la base de leur son, qui est connue de tous ceux qui ont déjà écouté un minimum de leur stock; les mélodies prenantes, et les éléments synthétiques et électroniques. « Construct » est défini par le règne de cet aspect de leur approche et ce point de vue est supporté par le frontman toujours au moins. Il clame que ceci est une nouvelle initiative pour eux et je suis loin d’être d’accord puisque c’est plutôt une version étoffée, déjantée et progressive de ce qu’ils étaient avant de maturer considérablement leur format. C’est le genre d’expérience que j’ai d’la misère à digérer parce que les gars étaient crissement sur un chemin glorieux dans mon livre à moi et me consolaient presque de l’absence de NEVERMORE dans la scène, avec leur approche calculating, froide, et aggressive à souhait qui avait également un côté bleak et mélodique savoureux; « Construct » me laisse sur ma faim vu son hésitation à s’épanouir complètement. Ça reste du DT, mais ça retient son souffle. Ça aurait pu être une force de la nature absolument irréfutable si seulement c’était vraiment représentatif de leur parcours jusqu’ici.
VERDICT: 5/10
3.Band: AGE OF TAURUS
Album: « Desperate Souls of Tortured Times »
Label: Metal Blade/Rise Above
Date de sortie: 28 Mai
Le premier démo d’AGE OF TAURUS, je l’ai découvert dans les tréfonds de MySpace lors d’un de mes deux séjours en Angleterre et j’oublierai jamais ce moment remarquable où j’avais l’impression d’avoir découvert un band d’epic doom qui sait réellement se démarquer de la masse de groupes overhypés qui sont franchement plates à écouter (dans mes oreilles en tout cas) vu leurs tendances gimmicky et trop faciles. Ce qui commençait à manquer à l’approche des supposés chefs de file, je le retrouvais sur ce démo d’une qualité positivement effarante à travers des changements de tempo punchy, impulsifs, surprenants, et décapants avantagés par des riffs crunchy, heavy, et assez hooky pour épater la plus haute galerie d’élite dans l’histoire du doom au grand complet. C’était de quoi faire rougir les SAINT VITUS et compagnie. Donc j’avais des attentes assez déraisonnables face à ce premier album que Metal Blade ont signé à ma jadis très grande joie. « Desperate Souls of Tortured Times » dénombre seulement que 2-3 tounes qui démontrent le horsepower du groupe en toute sincérité. La force de ces gars-là c’est les pièces qui couvrent un beat mid-tempo ou un up-tempo, avec en masse de place pour les solos et les extravagances. Ce qu’on a ici c’est majoritairement du epic doom complètement cliché; lent, répétitif, prévisible, et, assez ironiquement, assez semblable au stock qui sort sur une base trop régulière des bands qui s’aventurent dans ce sous-style particulier avec l’intention très lassante d’écrire des tounes qui se dirigent très (TROP) lentement dans un vide éternel.
VERDICT: 5.5/10
4.Band: LEPROUS
Album: « Coal »
Label: InsideOut
Date de sortie: 28 Mai
Le backing band d’IHSAHN sur son stock solo, c’est pas un secret pour personne, y fait pas triper la planète au complet. La saveur progressive et réfléchie de ce matos particulier, c’est la version nue et bare-bones du black d’EMPEROR. Peu réussissent à détecter le venin ici présent puisque le packaging leur semble mou et sans but. Je ferai remarquer que ce beau monde-là manquent le bateau et connaissent pas grand-chose. L’approche de LEPROUS est sombre et dépressive à souhait. Cette émotion-là est la base de tout album de black et les structures impulsives de chacune de leurs pièces sont tout à fait marginales et pratiquement plus bizarres et dérangeantes que ce que j’ai pu remarquer autour de moi dans les scènes métal et rock combinées. Chacun des albums a une identité tout à fait borderline. « Bilateral », c’était un de mes petits préférés de l’année quand c’est sorti. La ligne directrice était mélodique mais chaotique à la fois, me faisant plus souvent qu’autrement penser à OPETH meets PINK FLOYD. « Coal » va dans une direction beaucoup plus agressive, synthétique, et étourdissante, en mettant de côté les luxuriantes explorations acoustiques d’il y a une coupe d’années. Ça donne des pièces longues, et parfois un peu trop absorbées dans leur propre acid trip pour être autre chose qu’étouffantes, ce qui empêche pas que c’est le cas pour une toune sur trois seulement. C’est un genre de digestif qui va plaire à ceux qui aiment l’abstrait et la saveur de psychose intériorisée dans leur rock ou métal. C’est soit t’aimes, soit tu détestes. J’recommanderais « Bilateral » avec plus d’enthousiasme, en toute honnêteté, mais « Coal » est à risquer pour ceux qui veulent quelque chose d’appliqué et sauté à la fois.
VERDICT: 6/10
5.Band: SKELETAL SPECTRE
Album: « Voodoo Dawn »
Label: Pulverised
Date de sortie: 27 Mai
Vanessa Nocera est la leader de SKELETAL SPECTRE et j’vas vous dire qu’elle botte des culs sans aucune retenue, en craignant pas de me faire qualifier de féministe. Y’a pas tellement de femmes qui se font créditer suffisamment pour leur travail acharné pour la scène death metal. Pour les connaisseurs ou amoureux de l’underground obscur qui sait simuler une sorte de retour dans le temps jusqu’au début des années 90, allez écouter du MORGENGRAU pour être témoins d’une frontwoman qui donne pas sa place. Nocera est un autre bel example de ce genre d’icône que pas assez de monde connaissent. Si c’était pas de la production ultra-saturée d’un bord à l’autre de l’album, ceci se mériterait un sapré beau gros huit sur dix. Premièrement, les vocals sont d’outre-tombe. Ils sont saisissants, lancinants, et troublants; les riffs sont d’un dynamisme éducatif pour ceux qui veulent se lancer dans ce mouvement en sachant ce qui accroche réellement et ce qui laisse de glace. Le drumming abuse de la double-bass et rend la distinction entre les licks ardue, mais ça empêche pas un vrai trippeux de se pencher sur la question à plusieurs reprises; maudit que les hooks sont à perte de vue, et ce band-là ose intégrer plusieurs passes plus thrash et même death n’ roll à leur formula. Ils savent être catchy en restant dans les fin fonds de l’underground à militer pour ce que la scène extrême représente, tout en restant fluides et très à l’aise dans leur rôle d’instructeurs fiers comme dix.
VERDICT: 6.5/10
6.Band: BLOOD CEREMONY
Album: « The Eldritch Dark »
Label: Metal Blade/Rise Above
Date de sortie: 28 Mai
Le vintage rock qui sonne un peu fin années 60 avec des éléments folkoriques et un background occulte, ça court crissement les rues depuis l’été passé, mais y’a pas à dire qu’on se fait garrocher un peu n’importe quoi par la tête dans certains cas (i.e. GHOST) pour éventuellement se faire consoler de main de maître avec des bands comme BLOOD CEREMONY qui se contentent de faire des tournées promotionelles pour les ghoules quand y devraient plutôt être les headliners. « The Eldritch Dark » est d’une qualité savante à souhait. Le seul guitariste du groupe mélange des influences blues avec une bonne dose de rock rétro qui manque pas de caractère; l’orgue et la flûte viennent compléter les riffs tantôt pesants et tantôt frivoles à merveille, sans devenir des espèces de distractions qui donnent un style cartoonish au produit fini. L’album est enregistré analog, et ça paraît dans l’aspect très smooth et invitant de la prod; toutes les tounes ont chacune leur propre identité et leur propre attrait, et plus je me les claque souvent, plus j’réalise que c’est encore meilleur que leur vieux stock, vu que les main riffs de bon nombre de titres (dont « Goodbye Gemini ») me jouent dans la tête à plein régime depuis la semaine passée.
VERDICT: 6.5/10
7.Band: THE PETE FLESH DEATHTRIP
Album: Mortui Vivos Docent
Label: Pulverised
Date de sortie: 27 Mai
Quand on parle de métal extrême aussi luxuriant que le death-black se permet de l’être, j’suis toujours sur un buzz intense quand je découvre une One-Man Project qui sonne comme si c’était un ramassis d’au moins huit musiciens dans le même sous-sol qui fonctionne sur une base aussi appliquée et disciplinée qu’un orchestre classique de renom (la composition est l’oeuvre de Pete, bien que sur cet album, il introduit des session musicians). Ce genre de précision, on le retrouve sans aucune trace de confusion sur « Mortui Vivos Docent ». Pete, c’est un mathématicien, mais pas dans le style fusionny et avant-garde de TESSERACT ou BETWEEN THE BURIED AND ME; il se la joue black métal sale en dosant parfaitement les ingrédients apposés sur chaque côté de la balance qui est rarement manipulée avec autant de soin au coeur de cette approche-ci. Il intègre même du thrash à ce tableau sans perdre la carte mais en créant plutôt des classiques obscènes (« Crave the Fire ») qui me donnent l’impression que ce gars-là observe la scène death-thrash avec une attention inégalée depuis ses débuts les plus primitifs entre les mains de Chuck. Je lève mon chapeau.
VERDICT: 8.5/10
8.Band: TRISTANIA
Album: « Darkest White »
Label: Napalm
Date de sortie: 31 Mai
Je vous le dis tout de suite: le gothic métal cliché qui fait des courbettes symphoniques à la NIGHTWISH sans toutefois parvenir à leur degré d’efficacité historique, ça m’impressionne à peu près autant qu’une série d’éternuements hyperactifs en surround. C’est pourquoi je me disais tout de suite, avant de me claquer « Darkest White », que je me fouterais éperdument de son contenu. J’aurais pas pu avoir une leçon de vie plus brusque et inattendue ce matin-là; TRISTANIA ont aucunement l’intention de s’étendre dans ce moule un peu trop répandu à travers la scène Européenne. Ce qu’ils nous apportent ici, c’est un métal tout à fait lourd, obscur, et faisant témoignage d’une panoplie d’influences qui prouve qu’ils sont au courant de toutes les vagues qui s’emparent de la scène depuis des lustres: ils intègrent du prog, une touche de doom, des effluves de rock, et des riffs assez funeral doom pour faire triper les gars de KATATONIA avec un enthousiasme communicatif, tout en perdant pas du tout l’aptitude de traduire leurs émotions à travers chaque note qui rend l’écoute complètement affamée et incomparable. J’aurais voulu que l’album soit plus long, et jusqu’ici, j’ignorais éperdument tout de ce qui rendait ce groupe-là aussi populaire et aimé à travers la communauté. Message reçu.
VERDICT: 9.5/10
-Noch
by Dave Rouleau | Juin 3, 2013 | Chroniques, La Décapiteuse

La Décapiteuse #13
1.Band: ELDKRAFT
Album: « Shaman »
Label: Metal Blade
Date de sortie: Le 28 Mai
On se le cachera pas; je suis pas connue pour être une maniaque finie de folk. C’est vrai tout de même que l’incarnation un peu plus nordique de cette approche, avec un genre de finish un peu Viking, c’est pas mal la seule exception qui me réjouit parfois. Je trouve personellement que c’est la meilleure incarnation de ce style puisque son plein potentiel reluit davantage quand une certaine aggressivité couronne le tout avec un côté barbare un peu cinématographique à l’appui. ELDKRAFT a des composantes assez variées présentées dans un mish-mash pas mal inhabituel dans le sens où on a droit à de la mélancolie sinistre à souhait avec un vocal ténor qui a la poigne un peu whiny d’un frontman qu’on imaginerait assez facilement dans un band de funeral doom, et les riffs qu’on a ici ont également une belle grisaille d’émotions négatives à exprimer. Ce sont les deux éléments qui ont réussi à me convaincre d’écouter « Shaman » au complet; certaines pièces ont le mérite de se démarquer avec brio quand les riffs pesants et cassants se pointent le nez. Ceci dit, pas mal de tounes à l’appui s’en vont nulle part et empruntent le chemin de la monotonie et c’est un somme qui aboutit jamais. Les éléments folkloriques deviennent assez vannants quand ils deviennent un peu plus zen et orientés vers des pièces méditatives qu’on retrouverait facilement sur une compilation pour insomniaques. Cet aspect de l’album prend le dessus sur la puissance déchirante des moments les plus sincères de « Shaman ». Suffit que ces gars-là sachent mettre leur authenticité en valeur sans se perdre dans un trip de musique de chambre pour illuminés, et sans perdre le focus sur l’importance de l’instrumentation de base d’un band de métal; ils réussiront probablement à me convaincre d’écouter leur stock plus en profondeur, mais pour l’instant, je serais franchement capable de m’éterniser sur les longueurs qu’ils ont l’air de prévilégier sur ce premier CD.
VERDICT: 3.5/10
2.Band: DARK TRANQUILITY
Album: « Construct »
Label: Century Media
Date de sortie: 28 Mai
Même si le frontman s’efforce de nier que le titre de leur nouvelle release a presque tout à voir avec l’aspect technique de son contenu, je lui renchérirai qu’il est assez parfaitement représentatif du genre de retour aux sources dont l’album au grand complet fait preuve. La meilleure manière de résumer ce qui se passe sur « Construct », c’est d’aviser n’importe quel fan obsédé du band (groupe de monde dont je fais encore partie, comprenant parfaitement qu’on a droit ici à une expérimentation apart) que cet album-là, c’est pas une progression logique de la discographie de DT. C’est pas l’accumulation de ce qu’ils ont apporté à la scene au travers des dernières années. C’est une régression vers la base de leur son, qui est connue de tous ceux qui ont déjà écouté un minimum de leur stock; les mélodies prenantes, et les éléments synthétiques et électroniques. « Construct » est défini par le règne de cet aspect de leur approche et ce point de vue est supporté par le frontman toujours au moins. Il clame que ceci est une nouvelle initiative pour eux et je suis loin d’être d’accord puisque c’est plutôt une version étoffée, déjantée et progressive de ce qu’ils étaient avant de maturer considérablement leur format. C’est le genre d’expérience que j’ai d’la misère à digérer parce que les gars étaient crissement sur un chemin glorieux dans mon livre à moi et me consolaient presque de l’absence de NEVERMORE dans la scène, avec leur approche calculating, froide, et aggressive à souhait qui avait également un côté bleak et mélodique savoureux; « Construct » me laisse sur ma faim vu son hésitation à s’épanouir complètement. Ça reste du DT, mais ça retient son souffle. Ça aurait pu être une force de la nature absolument irréfutable si seulement c’était vraiment représentatif de leur parcours jusqu’ici.
VERDICT: 5/10
3.Band: AGE OF TAURUS
Album: « Desperate Souls of Tortured Times »
Label: Metal Blade/Rise Above
Date de sortie: 28 Mai
Le premier démo d’AGE OF TAURUS, je l’ai découvert dans les tréfonds de MySpace lors d’un de mes deux séjours en Angleterre et j’oublierai jamais ce moment remarquable où j’avais l’impression d’avoir découvert un band d’epic doom qui sait réellement se démarquer de la masse de groupes overhypés qui sont franchement plates à écouter (dans mes oreilles en tout cas) vu leurs tendances gimmicky et trop faciles. Ce qui commençait à manquer à l’approche des supposés chefs de file, je le retrouvais sur ce démo d’une qualité positivement effarante à travers des changements de tempo punchy, impulsifs, surprenants, et décapants avantagés par des riffs crunchy, heavy, et assez hooky pour épater la plus haute galerie d’élite dans l’histoire du doom au grand complet. C’était de quoi faire rougir les SAINT VITUS et compagnie. Donc j’avais des attentes assez déraisonnables face à ce premier album que Metal Blade ont signé à ma jadis très grande joie. « Desperate Souls of Tortured Times » dénombre seulement que 2-3 tounes qui démontrent le horsepower du groupe en toute sincérité. La force de ces gars-là c’est les pièces qui couvrent un beat mid-tempo ou un up-tempo, avec en masse de place pour les solos et les extravagances. Ce qu’on a ici c’est majoritairement du epic doom complètement cliché; lent, répétitif, prévisible, et, assez ironiquement, assez semblable au stock qui sort sur une base trop régulière des bands qui s’aventurent dans ce sous-style particulier avec l’intention très lassante d’écrire des tounes qui se dirigent très (TROP) lentement dans un vide éternel.
VERDICT: 5.5/10
4.Band: LEPROUS
Album: « Coal »
Label: InsideOut
Date de sortie: 28 Mai
Le backing band d’IHSAHN sur son stock solo, c’est pas un secret pour personne, y fait pas triper la planète au complet. La saveur progressive et réfléchie de ce matos particulier, c’est la version nue et bare-bones du black d’EMPEROR. Peu réussissent à détecter le venin ici présent puisque le packaging leur semble mou et sans but. Je ferai remarquer que ce beau monde-là manquent le bateau et connaissent pas grand-chose. L’approche de LEPROUS est sombre et dépressive à souhait. Cette émotion-là est la base de tout album de black et les structures impulsives de chacune de leurs pièces sont tout à fait marginales et pratiquement plus bizarres et dérangeantes que ce que j’ai pu remarquer autour de moi dans les scènes métal et rock combinées. Chacun des albums a une identité tout à fait borderline. « Bilateral », c’était un de mes petits préférés de l’année quand c’est sorti. La ligne directrice était mélodique mais chaotique à la fois, me faisant plus souvent qu’autrement penser à OPETH meets PINK FLOYD. « Coal » va dans une direction beaucoup plus agressive, synthétique, et étourdissante, en mettant de côté les luxuriantes explorations acoustiques d’il y a une coupe d’années. Ça donne des pièces longues, et parfois un peu trop absorbées dans leur propre acid trip pour être autre chose qu’étouffantes, ce qui empêche pas que c’est le cas pour une toune sur trois seulement. C’est un genre de digestif qui va plaire à ceux qui aiment l’abstrait et la saveur de psychose intériorisée dans leur rock ou métal. C’est soit t’aimes, soit tu détestes. J’recommanderais « Bilateral » avec plus d’enthousiasme, en toute honnêteté, mais « Coal » est à risquer pour ceux qui veulent quelque chose d’appliqué et sauté à la fois.
VERDICT: 6/10
5.Band: SKELETAL SPECTRE
Album: « Voodoo Dawn »
Label: Pulverised
Date de sortie: 27 Mai
Vanessa Nocera est la leader de SKELETAL SPECTRE et j’vas vous dire qu’elle botte des culs sans aucune retenue, en craignant pas de me faire qualifier de féministe. Y’a pas tellement de femmes qui se font créditer suffisamment pour leur travail acharné pour la scène death metal. Pour les connaisseurs ou amoureux de l’underground obscur qui sait simuler une sorte de retour dans le temps jusqu’au début des années 90, allez écouter du MORGENGRAU pour être témoins d’une frontwoman qui donne pas sa place. Nocera est un autre bel example de ce genre d’icône que pas assez de monde connaissent. Si c’était pas de la production ultra-saturée d’un bord à l’autre de l’album, ceci se mériterait un sapré beau gros huit sur dix. Premièrement, les vocals sont d’outre-tombe. Ils sont saisissants, lancinants, et troublants; les riffs sont d’un dynamisme éducatif pour ceux qui veulent se lancer dans ce mouvement en sachant ce qui accroche réellement et ce qui laisse de glace. Le drumming abuse de la double-bass et rend la distinction entre les licks ardue, mais ça empêche pas un vrai trippeux de se pencher sur la question à plusieurs reprises; maudit que les hooks sont à perte de vue, et ce band-là ose intégrer plusieurs passes plus thrash et même death n’ roll à leur formula. Ils savent être catchy en restant dans les fin fonds de l’underground à militer pour ce que la scène extrême représente, tout en restant fluides et très à l’aise dans leur rôle d’instructeurs fiers comme dix.
VERDICT: 6.5/10
6.Band: BLOOD CEREMONY
Album: « The Eldritch Dark »
Label: Metal Blade/Rise Above
Date de sortie: 28 Mai
Le vintage rock qui sonne un peu fin années 60 avec des éléments folkoriques et un background occulte, ça court crissement les rues depuis l’été passé, mais y’a pas à dire qu’on se fait garrocher un peu n’importe quoi par la tête dans certains cas (i.e. GHOST) pour éventuellement se faire consoler de main de maître avec des bands comme BLOOD CEREMONY qui se contentent de faire des tournées promotionelles pour les ghoules quand y devraient plutôt être les headliners. « The Eldritch Dark » est d’une qualité savante à souhait. Le seul guitariste du groupe mélange des influences blues avec une bonne dose de rock rétro qui manque pas de caractère; l’orgue et la flûte viennent compléter les riffs tantôt pesants et tantôt frivoles à merveille, sans devenir des espèces de distractions qui donnent un style cartoonish au produit fini. L’album est enregistré analog, et ça paraît dans l’aspect très smooth et invitant de la prod; toutes les tounes ont chacune leur propre identité et leur propre attrait, et plus je me les claque souvent, plus j’réalise que c’est encore meilleur que leur vieux stock, vu que les main riffs de bon nombre de titres (dont « Goodbye Gemini ») me jouent dans la tête à plein régime depuis la semaine passée.
VERDICT: 6.5/10
7.Band: THE PETE FLESH DEATHTRIP
Album: Mortui Vivos Docent
Label: Pulverised
Date de sortie: 27 Mai
Quand on parle de métal extrême aussi luxuriant que le death-black se permet de l’être, j’suis toujours sur un buzz intense quand je découvre une One-Man Project qui sonne comme si c’était un ramassis d’au moins huit musiciens dans le même sous-sol qui fonctionne sur une base aussi appliquée et disciplinée qu’un orchestre classique de renom (la composition est l’oeuvre de Pete, bien que sur cet album, il introduit des session musicians). Ce genre de précision, on le retrouve sans aucune trace de confusion sur « Mortui Vivos Docent ». Pete, c’est un mathématicien, mais pas dans le style fusionny et avant-garde de TESSERACT ou BETWEEN THE BURIED AND ME; il se la joue black métal sale en dosant parfaitement les ingrédients apposés sur chaque côté de la balance qui est rarement manipulée avec autant de soin au coeur de cette approche-ci. Il intègre même du thrash à ce tableau sans perdre la carte mais en créant plutôt des classiques obscènes (« Crave the Fire ») qui me donnent l’impression que ce gars-là observe la scène death-thrash avec une attention inégalée depuis ses débuts les plus primitifs entre les mains de Chuck. Je lève mon chapeau.
VERDICT: 8.5/10
8.Band: TRISTANIA
Album: « Darkest White »
Label: Napalm
Date de sortie: 31 Mai
Je vous le dis tout de suite: le gothic métal cliché qui fait des courbettes symphoniques à la NIGHTWISH sans toutefois parvenir à leur degré d’efficacité historique, ça m’impressionne à peu près autant qu’une série d’éternuements hyperactifs en surround. C’est pourquoi je me disais tout de suite, avant de me claquer « Darkest White », que je me fouterais éperdument de son contenu. J’aurais pas pu avoir une leçon de vie plus brusque et inattendue ce matin-là; TRISTANIA ont aucunement l’intention de s’étendre dans ce moule un peu trop répandu à travers la scène Européenne. Ce qu’ils nous apportent ici, c’est un métal tout à fait lourd, obscur, et faisant témoignage d’une panoplie d’influences qui prouve qu’ils sont au courant de toutes les vagues qui s’emparent de la scène depuis des lustres: ils intègrent du prog, une touche de doom, des effluves de rock, et des riffs assez funeral doom pour faire triper les gars de KATATONIA avec un enthousiasme communicatif, tout en perdant pas du tout l’aptitude de traduire leurs émotions à travers chaque note qui rend l’écoute complètement affamée et incomparable. J’aurais voulu que l’album soit plus long, et jusqu’ici, j’ignorais éperdument tout de ce qui rendait ce groupe-là aussi populaire et aimé à travers la communauté. Message reçu.
VERDICT: 9.5/10
-Noch
by Marryah Noch Mulligore | Mai 27, 2013 | La Décapiteuse

LA DÉCAPITEUSE #12
1. Band: SATAN
Album: « Life Sentence »
Label: Listenable
Date de sortie: 21 Mai
En voyant le nom du band, y’en a sûrement quelques-uns d’entre vous (les aînés, fort probablement) qui savent déjà totalement à quoi s’attendre avec « Life Sentence ». Moi, la seule affaire qui me donnait un indice sur la potentielle épée de Damoclès (ou la surprise rafraîchissante) que j’allais devoir accueillir à bras ouverts, c’est l’opinion des confrères journalistes dont je connais que trop bien les goûts. Honnêtement, j’dois dire que j’me rive le nez sur un album qui est à peu près aussi efficace que le dernier APE MACHINE l’a été pour moi, sinon peut être un tantinet plus, vu que la base est quand même un format que je sais apprécier. On sait tous, néanmoins, que c’est loin d’être une bonne idée de saccager du oldschool heavy metal avec un paquet de mosaïques de riffs qui s’entrecroisent de manière à peu près aussi abstraite que dans du prog. Les compositions oublient de s’étirer et de se prélasser dans l’extase de leur inspiration et décident tout simplement de se transformer en un ramassis d’idées à moitié accouchées garrochées à tord et à travers de façon souvent hasardeuse au coeur du genre de structure de toune qui a un potentiel de mémorabilité jadis puissant avant qu’on ait à se régaler d’un espèce de fouillis incompréhensible, impénétrable et honnêtement moins qu’efficace. Si certains comprennent ce type d’approche et qualifient cela de glamour et avant-gardiste, tant mieux pour eux. Moi, j’accroche pas, reste que j’aurais pu, si le focus était un peu plus présent et moins axé sur l’épaisseur de la crème fouettée ici présente en quantité assez excessive merci. Thanks, but no thanks.
VERDICT: 5.5/10
Band: ZED
Album: « Desperation Blues »
Label: Indépendant
Date de sortie: 21 Mai
L’approche blues à saveur rock and roll est quand même assez commune dernièrement. Bon nombre de bands s’essayent à exécuter ce type d’approche, parfois sans aucun souci pour leur propre crédibilité et leur respect de ces deux styles vieux comme la lune et tantôt avec un skill et un engouement tous deux palpables et ennivrants. ZED, provenant de San Francisco, bassin très énergisant dans sa club scene qui accueille tous types de mouvements marginaux à bras ouverts musicalement parlant (c’est là que METALLICA s’est faufilé après que la froideur du public de Los Angeles leur ait arraché la peau des fesses), savent très bien ce qu’ils font et malgré que leur philosophie de base ne soit pas nécessairement très singulière dans sa nature, l’album au complet est marqué par une authenticité vorace. La plupart des pièces sont longues, très bien balancées, aventureuses en termes de sautes d’humeur et passages un peu plus introspectifs, et également mauditement bien encabanées à l’intérieur d’une structure de basslines extrêmement judicieusement étalée sous des riffs percutants qui manquent pas de caractère ni d’énergie. « Desperation Blues » est une excursion des plus séduisantes au coeur du pub blues par une belle gang de musiciens qui ont pas peur de casser le cou des plus sceptiques. Go for it.
VERDICT: 7.5/10
Band: SVART CROWN
Album: Profane
Label: Listenable
Date de sortie: 21 Mai
Dans ma tête (et de ma très réelle et fiable expérience), le black métal français, c’est souvent du display d’originalité assez buzzant. Quand j’entends du stock venant de Paris, de la Belgique, et d’autres raccoins de la France, je suis jamais tellement ahurie d’avoir dans les oreilles un travail d’art complètement renversant puisque je réussis jamais à m’attendre à moins venant de ce pays; vous pouvez qualifier ça de déformation professionelle, je vous renchérirai qu’y serait à peu près temps que vous trouviez des preuves pour backer l’objection que vous amenez; d’ici là, j’vais me contenter de vous dire que vous connaissez pas vraiment leur scène à fond la caisse. SVART CROWN nous arrivent avec un album qui est death/black avec des penchants ‘noise’ dans l’acidité accrue et la structure étourdissante et totalement bipolaire des pièces. Ils ne perdent jamais leur focus malgré le fait qu’ils s’enlignent créativement pour nous garrocher une panoplie infinie d’émotions en pleine face de manière très structurée et élégante, mais également violente et traumatisante dans le bon sens. C’est une combine pour ceux qui ont la fine bouche et ont besoin d’un bel arsenal d’idées nouvelles dans leur black. Passez pas à côté.
VERDICT: 8.5/10
Band: EXTREMA
Album: The Seed of Foolishness
Label: Scarlet
Date de sortie: 21 Mai
Ne vous méprenez pas: « The Seed of Foolishness » n’est pas simplement un album de thrash. Les gars mélangent l’essentiel de cette approche à un métal lourd, libertin et brasse-cage que je qualifierais d’aussi puissant et lancinant que ce que PANTERA représentait dans leur temps (RIP). Leurs riffs inspirés d’un son absolument Texan sont munis d’un sens du groove complètement décoiffant et contagieux, et ce même dans les pièces un peu plus accessibles, les solos sont tranchants et flashent à un point qui les rend irrésistibles même à la première écoute. Ces gars-là ne savent pas s’essouffler et ont un flair pour l’expérimentation présenté dans un format qui a du punch et également un côté organisé stupéfiant malgré la longueur des tounes qui donne amplement place à un manque de focus qui est parfois atteint, mais pas assez souvent ou remarquablement pour ruiner l’efficacité de la totale que les gars nous offrent ici dans une incarnation qui va faire capoter les oldschoolers pour le restant de l’été.
VERDICT: 8.5/10
-Noch
by Marryah Noch Mulligore | Mai 19, 2013 | La Décapiteuse

LA DÉCAPITEUSE – ONZIÈME ÉDITION
En prenant un petit temps de recul et de semi-vacances en ce début de mois de mai où les projets se bousculent dans mon raccoin de pays, je ne chôme absolument pas sur les heures d’écoute d’albums totalement compulsives. Je reçois du stock d’un paquet de gros, moyens et petits labels, mais chacun des titres qui se bousculent dans ma liste de soumissions particulièrement achalandée méritent un ‘spot’ d’honneur dans ma playlist, que ce soit des navets complètement fétides ou du métal révolutionnaire capable de changer la face de la scène en l’espace d’une plage de cinquante minutes.
C’est pourquoi ma plume de journaliste tantôt blasée, tantôt moqueuse, tantôt absolument bafouée par des surprises qui changent ma vision de la musique à tout jamais, se doit de s’étendre sur un format de chronique pas mal plus étoffé. Ceux d’entre vous qui me lisez religieusement de semaine en semaine, non seulement vous avez des nerfs de béton, mais vous savez que, règle générale, j’peux entendre jusqu’à sept nouveaux albums par semaine. Ce que vous ne savez pas, si vous n’êtes pas critique, c’est qu’il y’a des dates de sorties d’albums qui sont comme des gros bouchons dans le traffic; certaines dates, y’a 8 albums qui droppent en même temps, ce qui exige une couverture monstre. Chaque être humain ne peut pas se claquer tout ce qui sort sans manquer le bateau une coupe de fois. Étant La Décapiteuse, j’essaye de pas trop m’en permettre et de vous garrocher un maximum d’opinion en quelques phrases pour couvrir le plus de terrain possible. C’est ainsi que par un bon mercredi matin, j’ai décidé de contacter Mr. Dave Rouleau et lui annoncer que ma chronique serait revampée. Je m’explique.
J’appose une note sur 10 à chacun des albums que j’entends. Question d’avoir un aide-mémoire précis sur ce qui définit chacun des chiffres, en lisant mes remarques sur les CDs que je m’apprête à vous présenter, référez-vous à l’échelle qui suit:
10/10 – Absolument époustouflant.
9/10 – Géant.
8/10 – Excellent.
7/10 – Très bon.
6/10 – Bon.
5/10 – Assez bon.
4/10 – Potable.
3/10 – Pas très bon.
2/10 – Mauvais.
1/10 – Atroce.
N/A – On sait tous ce que ça veut dire « Sans Commentaires », mais c’est rare que je me contente d’une note qui n’en dit pas plus, je vais donc habituellement choisir de chiffrer mon rating de manière plus pointue.
À l’aide de ce système, je vais lister les albums que je me suis claqué depuis lundi en ordre selon mes ratings, en commençant par le plus pourri, jusqu’au plus débilement hot. De plus, je veux entendre vos opinions; si vous avez entendu quelques-uns des titres sur lesquels je m’apprête à m’étendre, dites-moi ce que vous en avez retenu. Parlez fort.
1. Band: Ape Machine
Album: « Mangled by the Machine »
Label: Ripple Music
Date de sortie: 14 mai
À ce point-ci, vous savez tous que je trippe sur le psychedelic-rock, et le old school blues-infused rock inspiré de la lourdeur de BLACK SABBATH et des frivolités de LED ZEPPELIN. Ripple Music a le don de m’enivrer avec des sorties d’albums qui correspondent à ce bassin d’artistes qui se la jouent sous-sol crade rempli de fumée nous donnant l’impression qu’on est de retour dans la joie du ‘mindset’ hippie des années ’70. DEVIL TO PAY m’ont servi un album qui change une vie récemment, sous le même toit de distribution. Cette semaine, APE MACHINE se pointent avec une version de ce groove-oriented oldschool rock qui perd des plumes à mesure qu’il essaie d’exécuter un pas de danse qui semble un peu trop élaboré pour la quantité de focus disponible dans l’esprit de ces musiciens un peu trop enthousiastes et pas assez organisés dans leur approche au type de composition qu’on a ici. Le résultat est un peu broche à foin, ce qui est drastiquement dommage vu les talents clairs des musiciens, facilement notable après une écoute attentive de l’album.
QUALITÉ PRINCIPALE DE L’ALBUM: Le groove qu’on a ici est semblable aux premiers albums de SABBATH et je peux dire que les hooks sont mémorables, même s’ils sont durs à spotter parmi la mer d’expérimentation progressive garrochée par dessus le style primitif de ces gars-là (comme un espèce de voile de brouillard sur la peinture la plus capotée du monde). Ça me donne l’impression claire que ce band est capable de bien mieux quand il sait se placer les flûtes au lieu d’exagérer l’ampleur de leurs chorégraphies soniques.
DÉFAUT PRINCIPAL DE L’ALBUM: Habituellement, avoir un nombre de layers assez 4D sur un album de métal, c’est une bonne chose, tant et aussi longtemps que le songwriting a une destination à atteindre et qu’on veut tous s’y rendre à mesure que le temps d’écoute s’effrite. Sur un album de rock, mettons que ça sonne un peu acid trip dans le style HAWKWIND avec une catchiness facilement spottable, tout est beau. Dans le cas d’un mélange SABBATH et ZEPPELIN, je peux pas dire que les half-riffs qui s’emboîtent l’un dans l’autre (dans un cafouillis parfaitement fétide qui ruine complètement la substance de chaque toune), c’est archi-nécessaire, même que ça rend l’écoute complète de « Mangled by the Machine » difficile à avaler et même à terminer d’un bout à l’autre. Je comprends pas du tout cette décision consciente de guider le songwriting vers l’indigestion volontaire.
VERDICT: 3/10
2. Band: Zombiefication
Album: At the Caves of Eternal
Label: Pulverised Records
Date de sortie: 14 Mai
Mes attentes pour cet album-là étaient assez hautes. Je me fais souvent des illusions sur l’excellence hautement prometteuse du labelling Oldschool Swedish Death Metal car cet agencement de quatre mots forts simples me fait sauter dix pieds de haut vu que je suis initialement très fan de la violence back to basics dont témoigne cette zone de la scène qui prône le combien délicieux mantra Less is More. En l’absence d’un besoin obsessif pour le lavage de cerveau par l’élaboration d’un cours de maths 101 à travers une recette progressive et fortement plate qui s’étire sur ce qui semble être proche 90 minutes parfois, on a droit à des riffs gras dans un décor sinistre, macabre, et inquiétant, avec des hooks à perte de vue. Voilà ma définition brève du death metal des années 90 tel qu’il devrait l’être, en tout cas dans son incarnation suédoise. « At the Caves of Eternal » aurait dû ne vivre que pour ça, ce qui est pas le cas pantoute.
QUALITÉ PRINCIPALE DE L’ALBUM: Les mélodies solistes qu’on a dans quelques pièces ici sont extrêmement bien tissées et je dirais qu’elles définissent l’album comme étant un voyage mental qui commence assez bien pour que j’aie eu l’impression que j’aurais droit à une des meilleures révélations de l’année, avant que je me rive le nez sur les handicaps qui allaient s’ensuivre.
DÉFAUT PRINCIPAL DE L’ALBUM: J’ai mentionné, à plusieurs reprises, à travers les différents médias pour lesquels je travaille, que le mélange de doom et de death, c’est un gros Fail. Je pense pas arrêter de mettre ce fait en surbrillance de sitôt. Ce style définit la grosse majorité des tounes sur « At the Caves of Eternal » à partir de la moitié de sa durée totale. Le songwriting devient sinistre au point de perdre toute sa vitalité, qui était au top de sa forme dans l’incarnation plus rapide et relentless de l’approche de ZOMBIEFICATION. On passe d’une écriture qui part d’un manque d’oxygène pour finalement se rendre à un état catatonique de répétition amère des mêmes parts emmerdantes et d’un espèce de build-up ambient qui mène strictement nulle part. À ce point-ci, le ton n’est plus méditatif et macabre, mais plutôt obsédé avec le niaisage sur la poque.
VERDICT: 5/10
3.Band: Uncle Acid and the Deadbeats
Album: Mind Control
Label: Metal Blade Records
Date de sortie: 14 Mai
Depuis que « Bloodlust » est parvenu à saisir mon attention et à me rendre fanatique d’UNCLE ACID et de son approche badtrippante, glamour et même complètement space au psychedelic haunted barn rock qui brasse la scene underground anglaise depuis un temps (allez voir du côté d’ELECTRIC WIZARD pour en savourer la crème), ce band-là me fait capoter raide. Leur approche est originale, singulière, séduisante, et assez traumatisante à la fois. Les riffs efficaces bousculent les structures de songwriting ambitieuses dans une ambiance froide et perverse. Ça, ça décrit l’album d’avant parfaitement. J’imagine que les intentions étaient semblables avec « Mind Control », le titre en témoignant de manière assez évidente. Reste que c’est une facette beaucoup plus introspective des DEADBEATS. Les tracks qu’on a ici ont une certaine vibe contemplative et méditative. L’ambiance reste occulte mais a pas mal de croûtes à manger avant de se faire qualifier d’enveloppante. Le mood général est plus calculateur et moins insistant et cinglant, ce qui enlève pas mal de portée à l’impact général de l’approche initiale de ce type de son.
QUALITÉ PRINCIPALE DE L’ALBUM: Il est complètement impulsif à sa manière. Alors que « Bloodlust » l’était de façon extrovertie, « Mind Control » opte pour l’avenue contraire en allant chercher un son qui pousse à réflexion, et qui étire sa sauce de manière un peu space sans se soucier de l’exagération de son expansion, ce qui écrit un beau gros roman sur la tête dure des membres de ce band qui font ce qu’ils aiment pour eux-mêmes, point final. Je dirais aussi que l’approche est quand même variée d’une section à l’autre de l’album, empruntant tantôt une avenue groovy et plus accessible, et parfois partant dans un trip Up In Smoke qui nous donne l’impression de flotter dans l’air en se perdant un peu dans la brume. J’imagine que c’est le genre de trip qui peut être compris par certains et seulement que félicité par d’autres, incluant moi, qui trouve cette feat admirable, malgré que pas très puissante en bout de ligne.
DÉFAUT PRINCIPAL DE L’ALBUM: Je me réfère à nouveau à ma love/hate relationship avec le rock expérimental méditatif qui prend le dessus sur l’album de manière un peu trop volage. Ces gars-là savent manipuler de la machinerie lourde et essayent à présent de lever une tonne de briques du bout d’une plume. C’est visionnaire, mais l’espoir d’impact sur la foule qui worshippe « Bloodlust » comme la prunelles des yeux de l’univers est peu réaliste. J’aurais aimé entendre du contenu qui fend l’air, j’ai plutôt eu droit à un voyage au coeur de la répétition et de l’instrumentation traditionelle dans pas mal de passages de l’album qui auraient pu se révéler plus démoniaques et forts sur la substance. J’ai quelques moments dans ce style à savourer ici, sans plus, et je reste sur ma faim.
VERDICT: 5.5/10
4.Band: MORTAL FORM
Album: The Reckoning
Label: My Kingdom Music
Date de sortie: 13 Mai
C’est toujours pas mal revigorant d’entendre un jeune groupe de thrash metal moderne rallier leurs troupes sous l’oeil vaillant d’un bon leader ou d’une excellente philosophie ou force créatrice guide, j’pourrais dire. Surtout quand cette approche stripped down au métal est mélangée avec des penchants plus mélodiques dans une enveloppe qui ne nie pas sa puissante obsession avec le modernisme. Honnêtement, ce que je viens de vous décrire, ça me pue au nez plus souvent qu’autrement. J’aime mon thrash sans pardon. Comme il l’était à ses touts débuts. MORTAL FORM savent aller chercher cette qualité tout en n’oubliant pas qu’ils sont nés pas mal plus tard.
QUALITÉ PRINCIPALE DE L’ALBUM: L’originalité et la singularité de chacune des compositions rend l’écoute complète distrayante et satisfaisante. Le principe de la ligne droite, ça existe pas dans l’esprit collectif de MORTAL FORM. On a droit à du rebondissement et à de l’effilochage de possibilités et ce, en gardant un focus primitif sur les forces motrices de chacune des tracks, soit évidemment le riff principal, le chugging ondulant qui manque pas de poigne du côté de la guitare rythmique, et l’énergie tout à fait sincère de la delivery qui me donne l’impression d’écouter un album live bénéficiant d’une production très méticuleusement appliquée.
VERDICT: 7/10
LES SÉLECTIONS WINNER DE CETTE SEMAINE; un flush entre ENTRAILS et NEGATOR
ENTRAILS, je savais déjà que ça déplace de l’air. Avec « Raging Death », ils savent me convaincre qu’ils ont le don pour la création de pièces qui sont organisées en faveur de ce que les gars aiment entendre quand ils écoutent un de leurs propres albums; ils sont conscients de l’importance de l’impact lors de l’écoute attentive et savent maintenir mon intérêt grâce à des structures de songwriting variées, des ambiances changeantes, et des riffs d’une originalité sincèrement désarçonnante dans le bon sens. Voici le lien pour lire ce que Lex Ivian avait à n’en dire.
VERDICT: 8/10
NEGATOR, tant qu’à eux, ont une approche au death-black qui se mérite son propre sous-style: le panzer metal. Même s’ils sont un peu hyperactifs dans leur format brutal d’un bord à l’autre du paysage tout entier à en renverser des buildings, ils perdent jamais leur sens de la mélodie efficace et la mémorabilité de leurs compositions fort sophistiquées est un facteur très déterminant. Je dirais qu’ils sont les leaders de la scene death black moderne et « Gates To the Pantheon » témoigne de ce fait ultimement et fièrement solidifié ici.
VERDICT: 8/10
-Noch
by Marryah Noch Mulligore | Mai 13, 2013 | Chroniques, La Décapiteuse

SOULHEALER – Chasing the Dream
Dans les deux dernières semaines, j’ai commencé à me garrocher dans un trip de métal old-school des années fin ’70, début ’80. C’est pas un secret pour personne qui écoute mon show ou qui me connait plus personellement; le rock, ça fait grandement partie de ma vie. Je ne suis pas qu’une ‘metalhead’ qui veut faire carrière dans le domaine, mais également quelqu’un qui reconnaît les racines de la musique à laquelle on est tous accros chez Ondes Chocs. Je tripe vieux BLACK SABBATH, LED ZEPPELIN, PINK FLOYD et même KISS. Le blues a le don de me faire partir dans un état méditatif quand j’en entends, verre de bière en main, à me prélasser dans l’extase du fait que l’âme du musicien est dévoilée sans l’ombre d’un mensonge dans le contexte d’une pièce musicale qui sonne démo de garage sans l’aide d’un maudit attirail ProTools pour enlever le côté live et sacré de la vibe d’un album.
Honnêtement j’suis crissement gâtée cette semaine. En me claquant « Chasing the Dream » des Finnois SOULHEALER, une pensée m’est venue en tête; ces temps-ci, le monde ont tendance à se faire des idoles « faciles » dans le domaine du heavy métal mélodique. On dirait qu’en général, les oldschoolers qui fouillent intensément sans peur de se river le nez à la recherche de groupes New Wave of British Heavy Metal ou influencés par le mouvement, sont des spéciments assez rares. Un label comme Pure Steel, avec son counterpart High Roller et un autre sous-label du même réseau, Pure Legend; c’est une team de gars qui écoutent que ça et qui sont toujours à l’affût pour ces types de bands et sont même prêts à re-lancer certains albums sortis dans les années ’80 sur le marché, question de prendre les fans de rock d’aujourd’hui et les faire découvrir du stock qui est sorti avant qu’ils viennent au monde. Ça devrait vous suffire pour porter une maudite belle attention aux prochains contrats distribués par eux.
Reste que « Chasing the Dream », c’est un album qui a vu le jour le 10 Mai. Ça empêche pas que c’est du old school ‘traditional heavy metal’ qui sonne exactement comme j’veux l’entendre. Ces gars-là admettent de plein gré qu’ils n’auraient jamais formé ce groupe si c’était pas d’IRON MAIDEN et ils ne cachent pas leur enthousiasme pour le style de Jake E. Lee, que j’entends au coeur de leurs grooves, et des solos d’un bord à l’autre du CD. Le chanteur a une approche qui m’a carrément rappelée Paul Stanley. Son aisance et son énergie c’est du contagieux suprême. Le riff principal de chacune des tracks est efficace; y’a pas moyen de déloger l’espèce d’impression qui te rentre dans le système à partir de la troisième track que ces gars-là, s’ils avaient le degré d’attention qu’ils méritent parfaitement, pourraient se tailler une place de choix parmi les grands de la scène. Ma foi, ils ont pas peur de jouer ce qu’ils ont sur le coeur; donnez leur une chance.
MAGISTER TEMPLI – Lucifer Leviathan Logos
Question de venir compléter et balancer le feel invoqué par « Chasing the Dream », MAGISTER TEMPLI est un autre album que j’ai pu déguster cette semaine grâce à Cruz Del Sur Music qui n’ont sérieusement pas tendance à ‘releaser’ des navets – je ne me rapelle pas la dernière fois qu’ils ont réussi à me faire bailler ou à me laisser tout simplement de glace. MAGISTER TEMPLI, c’est un mélange de rock théâtral, avec une touche de vieux SABBATH, saupoudré d’une influence MAIDEN assez claire avec leur approche NWOBHM entrecoupée de passes un peu néoclassiques, et évidemment, je ne peux pas laisser de côté l’approche assez King Diamond du frontman qui évoque souvent ses influences Dio également, dépendamment de ses tonalités, et les comparaisons à MERCYFUL FATE sont carrément partout dans les média que j’ai pu voir et j’ai pas mal de misère à les réfuter moi-même. Cet album-là c’est du staple, et comme je l’ai mentionné cette semaine pour ceux qui me suivent sur Facebook – c’est le genre de stock qui est carrément méditatif. S’imaginer dans un genre de grenier sombre et creepy à écouter ça sur du vinyl ça donne un feeling assez sacré; garroche des tounes efficaces et sans pitié comme « Lucifer » et « Innsmouth Look » dans le tapis, et peu importe t’es qui, tu vas réussir à comprendre pourquoi un retour aux sources, c’est aussi nécessaire pour catcher la raison d’être de la scène métal et son évolution de la fin des années 60 jusqu’à 2013.
Vous en voulez plus? Je tergiverse sur tous les albums que j’ai entendu en semaine quand j’suis en ondes tous les dimanches à 20h avec « C.R.O.C. Underground Metal » sur Ondes Chocs Radio et de plus, j’ai re-lancé mes mini-reviews sur Facebook pour mes confrères sur les labels qui me shootent les albums et pour la belle gang d’Ondes Chocs. La Décapiteuse, c’est un condensé de mon travail de la semaine, suivez-moi de près pour la totale.
-Noch
by Marryah Noch Mulligore | Avr 29, 2013 | La Décapiteuse

Naturellement, étant le genre de journaliste qui dévore un paquet d’albums par semaine, ce qui me donne, en fin de mois, un nombre d’heures d’écoute assez remarquable, j’peux franchement vous dire une affaire; ce sont pas tous mes round-ups qui vont être reluisants d’optimisme. Ça arrive qu’à la semaine longue, j’entende seulement des albums qui me déplaisent vertement. Cela, j’y peux absolument rien; y’a des gens qui se font une gêne et qui prétendent tout aimer question de ne pas se faire tabasser par les lecteurs et fans des groupes en question; je suis pas de cette planète. Je suis très sélective en termes de ce qui me reste dans la tête et dans le coeur en termes de nouveautés, et ce qui va simplement prendre la poussière dans un raccoin de mon disque dur pour le restant de l’éternité sans jamais revoir l’ombre d’un replay autrement qu’au millieu d’une playlist sur shuffle qui va rapidement passer d’une bonne toune à l’autre grâce à mon don du skipping invétéré. J’pense que quand tu te claques un review, tu veux savoir ce que le journaliste pense, tu veux qu’il te conseille sur tes choix d’achats, et tu veux qu’il ait l’air de savoir de quoi il parle, plutôt qu’être un espèce d’automate qui semble être enthousiaste en entendant le pire des fouillis et en qualifiant ça d’un chef d’oeuvre qui va changer la scène à tout jamais. Se faire bullshitter par ce qu’on lit, c’est une activité encouragée par les journaux à potins; pas par les sites métal aussi étoffés et connaisseurs que celui sur lequel vous surfez présentement. Je suis dans la bonne team; nous, on s’affirme, pour le meilleur et pour le pire.
BEISSERT – Darkness: Devil: Death
Étant très très accro à ce sous-style que j’apelle affectueusement le psyrock (pour ceux qui sont pas familiers avec le terme, c’est un mélange de psychedelic rock et de stoner doom avec une touche southern), malgré l’efficacité assez inconstante de l’avant-dernier album de BEISSERT sur « Agonia », j’ai réussi à triper sur certaines pièces qui me semblaient assez organiques et sincères pour me faire souvent penser aux vieux albums sombres dans ce genre qui faisaient surface dans les années soixante-dix. Sur « Darkness: Devil: Death », assez incroyablement, l’intention était clairement de prendre ce style et de le faire bifurquer dans une autre direction qui a pratiquement zéro rapport avec les racines du band (m’enfin, c’est si on fait omission de la première pièce, qui se la joue epic doom avec un espèce de feel qui déplairait pas à ceux qui sont toujours accros à CANDLEMASS). À un certain point, les gars commencent à s’éloigner et s’éterniser sur un trip digne d’un buzz d’acide assez malencontreux qui n’est pas nécessairement le genre de souvenir sur lequel on veut s’étendre à en plus finir. Les riffs n’ont pas de raison d’être, les structures des tounes deviennent chaotiques et sans but, et je vous mens pas, il est extrêmement difficile de même vouloir terminer l’écoute au complet, qui commençait tout de même sur un pied de guerre intéressant en début de CD avec un pacing qui faisait au moins légèrement penser au doom qu’ils étaient en train d’apprivoiser avec un bel enthousiasme sur l’album d’avant, et une authenticité qui ne semble pas être au rendez-vous ici. J’espère que ceci n’est que de l’expérimentation qui définit un seul album – un concept, en d’autres mots, qui ne durera pas la longueur exacte de leur discographie future, parce que si c’est le cas, je débarque officiellement de ma phase d’excitation totale envers le matériel de ce band qui me donnait mauditement hâte de m’enfermer avec l’album avant que j’entende la première note et décide autrement.
BEISSERT « Zorn Der Geister » :
REVELATION – Inner Harbor
Quand une compagnie de disques clâme haut et fort qu’ils ont pour toi un album digne du prestige de BLACK SABBATH et de l’originalité indétrônée de RUSH, y’a deux réactions possible: soit t’éclates de rire et tu décides de ne pas écouter puisque tu sais que c’est absolument impossible qu’en 2013 un band soit capable de faire rougir ces deux-là, ou tu laisses la chance au coureur en t’armant d’un air conciliant et d’une oreille très prête à se dédier à une analyse approfondie. Honnêtement, à partir du début de l’album jusqu’à la fin, j’ai largement oublié de vouloir m’en faire avec autant de fatalisme; j’ai juste réussi à apprécier ce que j’entendais pour ce que c’était, tout simplement. Oui, les choses peuvent être aussi smooth que ça quand on se laisse aller, et REVELATION est un groupe qui rend cette tâche faisable, même au beau millieu d’une semaine chargée. Des grooves efficaces, ici, y’en a, all across the goddamned board. Des riffs très heavy, des mélodies mémorables, y’en a aussi. Ce que je trouve extrêmement distrayant et éventuellement dangereux pour l’homogénéité du parcours de l’album est l’engouement pour la répétition d’idées qui deviennent inévitablement lassantes à un certain point. Ceci est une moindre ombre au tableau qui a fait perdre des points à l’album en tant que tel, mais ça me rend pas moins curieuse de ce que ce band est capable de produire dans les années qui viennent.
REVELATION « Inner Harbor »:
DEAFLOCK – Courage to Expose All
J’ai une mentalité que le fan de thrash moderne pourrait qualifier d’assez bizarre quand j’approche un album correspondant à ce sous-style. Cette philosophie, si vous êtes familiers avec mes goûts, vous la conaissez: pas besoin de flafla en quantités industrielles pour rendre un songwriting efficace et honnêtement, en termes d’aggressivité sonique, j’aime pas mal mieux entendre des riffs simples, mais qui fessent, qu’un récital de piano sur un fretboard qui donne l’impression que l’album en question se titre « When The Mosh Goes to Broadway ». Ce qui me gosse aussi, c’est les bands qui sont pas nécessairement techniques, mais qui semblent penser qu’ils sont dans une espèce de course contre la montre qui les force à jouer plus vite que Malmsteen on ‘roids. Pire, y’a les bands qui garrochent des half-riffs dans toutes les directions, presqu’au hasard, pour créer un genre de wall of sound étourdissant, mais qui est loin d’impressionner quand on a l’impression d’écouter un ramassis d’idées à moitié définies pendant un bon cinquante minutes. You know, parfois, mettre moins de crème fouettée, ça aide à apprécier la qualité du gâteau en tant que tel. Ici, j’ai pas mal de misère à mettre le doigt sur les racines de DEAFLOCK et leur point de ralliement. Ce que j’entends, c’est pas mauvais – néanmoins, je mentirais en disant que j’entends une blueprint ou un focus absolument pas cassable ici. C’est facile de se perdre en écoutant l’album. Je dis pas que le talent en est absent, mais plutôt qu’il est mal structuré en termes de songwriting et de présentation générale. Beaucoup de riffs ici valent la peine d’être entendus, mais ils sont garrochés pêle-mêle parmis un fouillis bric-à-brac total de patternings qui semblent un peu trop hyperactifs pour avoir un réel sens du concret.
DEAFLOCK « Courage to Expose All »:
Vous êtes intrigués par ce que je considère être du bon stock, versus ce que je trouve awkward au sein de la scène métal moderne? Écoutez mon show, « C.R.O.C. Underground Metal », chaque dimanche soir à 20h sur Ondes Chocs.
-Noch