Festival au Lac 2026 – Une 4e édition qui frappe fort!

Festival au Lac 2026 – Une 4e édition qui frappe fort!

Le début de l’été au Québec rime de plus en plus avec un arrêt obligatoire du côté de Granby, où le Festival au Lac revient en force du 4 au 6 juin 2026 au parc Daniel-Johnson pour sa 4e édition. Installé en bordure du lac Boivin, l’événement s’impose maintenant comme un incontournable pour les amateurs de punk, rock et métal. Avec près d’une vingtaine de groupes locaux et internationaux, le festival marque le coup d’envoi de la saison des festivals avec une programmation aussi musclée que variée.

Au-delà des spectacles, le Festival au Lac, c’est aussi une expérience complète : site extérieur en pleine nature, offre de bouffe variée, boissons, zones de détente et même des activités comme des animations et ateliers (dont du skate). Que tu sois là pour le moshpit ou simplement pour profiter de l’ambiance, tout est pensé pour créer un week-end aussi festif qu’intense.

En plus de sa programmation déjà solide, le Festival au Lac 2026 pousse l’expérience encore plus loin avec une offre de Meet & Greet en collaboration avec Le Noise, permettant aux fans de vivre un moment privilégié avec certains artistes de l’affiche. Cette initiative ajoute une dimension encore plus humaine et underground à l’événement, fidèle à l’esprit de la scène punk et métal. Entre rencontres, signatures et échanges directs, ces accès exclusifs viennent briser la barrière entre la scène et le public, transformant un simple week-end de shows en expérience immersive complète. Une façon concrète de connecter avec les groupes au-delà du moshpit, et de repartir avec un souvenir unique d’un festival qui mise autant sur la proximité que sur l’intensité. Le premier groupe participant au Meet & Greet sera annoncé ce mercredi le 29 avril !

Programmation 2026

Jeudi 4 juin – Soirée punk rock / skate punk
La première soirée donne le ton avec une ambiance festive et rassembleuse

Vendredi 5 juin – Rock alternatif & post-hardcore
Une journée marquée par des passages plus rares au Québec

Samedi 6 juin – Journée métal / hardcore
Clôture brutale et sans compromis

Avec une programmation aussi solide et un cadre naturel unique, le Festival au Lac 2026 confirme qu’il n’est plus seulement un “petit festival de région”, mais bien un rendez-vous majeur pour lancer l’été. Trois jours, trois ambiances, une seule mission : faire vibrer Granby!

-Vicky Fillion

Gaspesian MetalFest : un joyau underground

Gaspesian MetalFest : un joyau underground

Le Gaspesian MetalFest s’est fait une place unique dans le paysage métal québécois depuis sa création, en misant sur une approche à la fois intime et profondément ancrée dans la communauté. Installé à Matane, en bordure du fleuve Saint-Laurent, le festival se distingue par son cadre atypique et sa capacité à rassembler les amateurs de musique underground dans une ambiance conviviale. Pensé d’abord comme un événement modeste, il a rapidement évolué d’une seule journée à maintenant trois jours. Sa mission reste claire : offrir une vitrine aux groupes émergents du Québec, et parfois d’ailleurs, tout en célébrant la diversité des sous-genres du métal.

L’édition 2026, qui se tiendra du 5 au 7 juin au Barachois de Matane, poursuit cette tradition avec une programmation particulièrement intéressante, réunissant une vingtaine de groupes. On y retrouve notamment des noms bien établis de la scène comme Necronomicon, Sandveiss, Deadwood et Trollwar, aux côtés d’une solide cohorte de formations locales telles que Omnivide, Demonorgy, Uriel, Within Embers et Last Fight. La diversité est une fois de plus au cœur de l’événement, avec un éventail de styles allant du death et black metal au folk, thrash et hardcore. Fidèle à son ADN, le festival mise sur la découverte autant que sur l’intensité, offrant aux festivaliers une immersion complète dans la scène underground, le tout dans un environnement où la proximité avec les artistes et la passion du public créent une expérience authentique et rassembleuse.

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-Vicky Fillion

Critique d’album: Terror Symphony – Unstable Divinity (Avril 2026)

Terror Symphony
Unstable Divinity
Avril 2026

Liste des pièces

  1. The Angel’s Wake – Intro
  2. RETALIATION
  3. Don’t Look At Me – Reworked
  4. The Great Deluge – Reworked
  5. Fractured
  6. SEVERED
  7. Deception – Reworked
  8. Épopée – Reworked

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://open.spotify.com/intl-fr/album/18cZ27JbNocLKqATlruBOp

Sorti le 10 avril, Unstable Divinity débarque sans détour. Un album qui sent le local, le vrai, celui qui se forge dans les petites salles et les lineups serrés. Terror Symphony nous offre de l’efficacité, de la lourdeur et de l’attitude.

On est clairement dans un registre metalcore/heavy moderne, avec un pied bien planté dans les racines plus classiques. RETALIATION donne le ton rapidement : riffs directs, le vocal est abrasif, et la structure semble pensée pour le live avant tout. Ça ne cherche pas à être technique pour impressionner, ça veut frapper, et j’adore!

Là où l’album gagne des points, c’est dans son feeling brut. Les transitions, les interludes (The Great Deluge), les versions retravaillées, le tout donne un côté presque “work in progress » mais clairement assumé. Et au lieu de diluer l’expérience, ça renforce l’impression d’assister à l’évolution du band en temps réel.

Fractured et SEVERED sortent du lot : plus tight, plus mémorables, avec une meilleure gestion de la tension. C’est là que Terror Symphony montre qu’il peut dépasser le simple rentre-dedans pour aller chercher quelque chose de plus solide, plus structuré.

Les reworks? Ils ne sont pas là pour meubler. Ils donnent plutôt l’impression d’un groupe qui refuse de laisser ses tracks figées en les retravaille comme il les jouerait en show, avec plus de nerf, plus d’intention.

Au final, on tient un album imparfait, mais sincère, qui ne triche pas. Et dans le métal underground québécois, ça vaut souvent plus que n’importe quelle production ultra clean. Ça cogne, ça cherche, ça évolue. Maintenant reste à voir jusqu’où ils vont pousser la machine. 

Ne manquez pas leur tournée qui débute ce weekend!

25 avril @ Studio Sonum – Québec
avec Polygraph | Change My Brain With Cakes
https://www.facebook.com/events/1983928828885441/

2 mai @ Taverne Royale – Trois-Rivières
avec Red Raven Chaos | Outlying | Twenty Five Sixty
https://www.facebook.com/events/4395352244119975/

8 mai @ Resto-pub 100 génies – Montréal
avec No Real Hero | DYNASTY
https://www.facebook.com/events/2142709189904032/

29 mai – Sherbrooke – Le Murdoch
avec Burning The Oppressor | Burn The Evidence | No Real Hero
https://www.facebook.com/events/1847137360022351/

-Vicky Fillion

Critique d’album: Guhn Twei – Une ville, une mine, un cancer (11 mars 2026)

Guhn Twei
Une ville, une mine, un cancer
Slam Disques
11 mars 2026

Liste des pièces

1. Ville fantôme
2. Coquerelles
3. Une ville, une mine, un cancer
4. À bout de souffle
5. Culture du silence
6. 101 Avenue Portelance
7. Les oiseaux vont mourir au Lac Osisko
8. Neige noire, nuit blanche
9. Patient no. 1852606
10. Doux souvenirs de l’abattoir
11. Code blanc
12. Phase terminale
13. Suicide collectif

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://guhntwei.bandcamp.com/

Critique – Une ville, une mine, un cancerGuhn Twei

Il y a des albums qui divertissent, d’autres qui impressionnent. Puis il y a ceux qui frappent ça fait mal. Avec ce nouvel album, le groupe abitibien Guhn Twei ne cherche clairement pas à plaire : il cherche à réveiller.

Avec Une ville, une mine, un cancer, le groupe ne sort pas simplement un nouvel album : il lance une roche. Paru le 11 mars 2026, cet album est un cri engagé aussi brutal que nécessaire, un manifeste qui refuse de séparer musique et réalité. Un doigt pointé directement vers une réalité que plusieurs préfèrent ne pas regarder trop longtemps : une ville façonnée par l’industrie minière, une population qui vit avec des conséquences et surtout un silence collectif qui devient, tranquillement, complice.

Dès les premières secondes de « Ville fantôme », le ton est donné. Pas de détour poétique ni d’allégorie confortable : on parle d’une ville façonnée par l’industrie minière, d’une population qui respire plus que de l’air, et d’un système qui préfère fermer les yeux plutôt que de ralentir les machines. Le groupe transforme ce malaise collectif en une décharge de riffs abrasifs, rapides, parfois presque claustrophobiques.

Musicalement, l’album frappe vite et fort. Les pièces dépassent rarement les trois minutes, mais chacune agit comme un coup de masse. « Coquerelles », « Culture du silence » ou encore « Les oiseaux vont mourir au Lac Osisko » avancent avec une urgence presque suffocante. La production est volontairement rugueuse, laissant toute la place à la rage. Rien ici n’est poli pour plaire : chaque distorsion semble vouloir gratter la rouille d’un système trop longtemps accepté.

Mais Une ville, une mine, un cancer devient vraiment percutant, c’est dans son propos et dans son absence de compromis. Depuis ses débuts, Guhn Twei utilise sa musique comme une arme contre la pollution associée à l’industrie minière de Rouyn-Noranda et les conséquences sanitaires qui en découlent. Ce militantisme n’est pas un simple slogan marketing : il vient d’une expérience vécue et d’une colère bien réelle. Là où plusieurs groupes préfèrent camoufler leurs messages derrière des métaphores vagues, Guhn Twei frappe directement. Pas de filtre. Pas d’ambiguïté. Le message est clair : quand une communauté doit choisir entre son gagne-pain et sa santé, il y a déjà quelque chose de profondément brisé.

L’album atteint d’ailleurs un sommet avec « Suicide collectif », longue pièce finale qui agit presque comme un constat amer. Après la furie des pistes précédentes, le groupe y étire la tension pour laisser planer une question dérangeante : combien de temps une communauté peut-elle tolérer continuer à accepter l’inacceptable avant que tout cela devienne…une forme de suicide lent? 

Au final, Une ville, une mine, un cancer n’est pas un album confortable. C’est un album qui dérange, qui accuse et qui refuse les compromis. Mais c’est justement pour ça qu’il est essentiel. Dans un paysage musical souvent trop prudent, Guhn Twei rappelle que le métal peut encore servir à quelque chose : dire tout haut ce que plusieurs préfèrent taire. Déranger, dénoncer et secouer les consciences.

9/10

-Vicky Fillion

Entrevue avec Deadwood – Tournée en Europe (avril-mai 2026)

Entrevue avec Deadwood

Deadwood est un groupe deathcore québécois de Montréal connu pour son style sombre, brutal et énergique. Ils ont sorti plusieurs EPs (Nemesis, Inhuman) et plus récemment le EP Rituals Of A Dying Light sur Innerstrength Records ainsi que des singles comme Straightblade, Djinn Pitts ou Heretic. Le groupe a tourné au Japon et aux États-Unis avant d’annoncer leur première tournée européenne en 2026.

À l’aube de leur aventure européenne, nous avons discuté avec la formation pour explorer leur état d’esprit et découvrir tout le travail de planification derrière une tournée de cette envergure.

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1. Comment l’idée de faire une tournée en Europe est-elle née ?

Fred Element: Si je parle pour moi, j’ai toujours voulu jouer en Europe depuis que j’ai vu des vidéos de Metallica, Pantera et Slayer! Et depuis que je fais de la musique, soit depuis 2005, l’Europe est mon plan principal!! Et après avoir été au Japon et au USA nous avons misé sur l’Europe et les offres qui se sont offertes à nous!

 

2. Quels sont les principaux défis logistiques quand on planifie une tournée internationale (réservations, visas, transport des instruments, etc.) ?
Fred Element : Au départ, on voulait y aller par nous-même (trouver les bands, shows, etc) mais nous avons eu quelques offres et selon le style des autres bands et l’itinéraire, nous avons accepté celle-ci! Nous serons pris en charge à notre arrivée à Zurich par Massive Music, une très grosse agence de booking en Europe! Nous avons juste à amener nos guitares et breakables du drum et tout le reste est fourni !

 

3. Personnellement, comment vous sentez-vous à l’idée de jouer devant des publics européens pour la première fois ?
Fred Element: Notre manager, Ryan de Distilled Entertainment, nous suit dans le processus et rendu à bon port nous serons pris en charge par Massive Music ! Nous sommes excessivement excités et je dirais même que c’est irréel pour nous, surtout rendu à notre âge hahaha! Mais nous savons que les européens sont des fans de métal, alors nous sommes très confiants !!

Stéphane Filion:  Je suis très excité de pouvoir jouer notre musique dans plusieurs pays européens et de découvrir le public.

Charles Étienne : Je répondrais qu’on à hâte et qu’on a envie de leur faire découvrir notre musique, et nous de découvrir leur culture et leur énergie

 

4. Quels apprentissages avez-vous tirés de vos tournées précédentes (Japon, USA) qui vous servent pour l’Europe ?
Fred Element: La logistique, nous jouons maintenant sur des quadcortex ce qui nous aident la vie x1000 !! Nous devons être très reconnaissants pour chaque personne qui se déplacera pour nous voir ! Au Japon, les déplacements étaient périlleux, rien n’a voir avec ce qu’on va vivre en Europe alors que nous aurons un tour bus!

Stéphane Filion: Ce que j’ai appris, c’est que pour bien réussir une tournée, ça prend un band avec des membres qui se respectent, qui sont très soudés et d’utiliser les forces de chacun.

Charles Étienne : Surtout de confirmer notre pensée sur le « mindset » à avoir durant la tournée, avoir la bonne énergie et façon d’approcher la tournée. Trouver des solutions dans le calme et avoir du plaisir en réalisant où nous sommes.

Petite pause de lecture, voici la pièce Tales Of Massacre

 

5. Y a-t-il un pays ou une scène en particulier que vous avez hâte de découvrir ? Pourquoi ?
Fred Element : Pour moi l’Allemagne!! J’ai toujours voulu visiter ce pays et je sais qu’ils ont une scène métal très active !! Alors c’est pour cela!!

Stéphane Filion: Je dirais que la Croatie m’intrigue beaucoup. En fait, j’ai hâte de jouer dans tous les pays.

Charles Étienne : Je dirais l’Allemagne, c’est un pays connu comme ayant une grosse scène métal, en plus d’être un superbe pays en soi.

 

6. Est-ce que l’expérience scénique change quand vous jouez à l’international comparée aux tournées locales ?
Fred Element: Pas vraiment, nous donnons notre 100% à chaque show, mais je t’avoue que que la on va donner notre 102%! C’est une belle vitrine pour nous faire voir et aller chercher des nouveau fans !!! Alors gros son, gros tuning et grosse voix !

 

7. Avez-vous des conseils à offrir aux formations québécoises qui désirent se produire à l’extérieur du pays ?
Fred Element : Y faut bien s’entourer et ne pas avoir peur de l’inconnu !! Nous on c’est dit qu’on allait y aller « all in », alors c’est ce qu’on fait et faut aussi proposer un produit propre et professionnel!! Mais le conseil principal, c’est allez y « all in« ! Si c’est vraiment ce que vous voulez !

 

8. Finalement, concernant la suite pour Deadwood, avez-vous des plans d’enregistrement ou de nouveaux projets que vous aimeriez partager avec nous?
Fred Element: Nous venons de sortir un nouveau EP sur Innerstrenght Records !! Nous allons aussi vous sortir une nouvelle chanson qui n’est pas sur le EP et ça implique de nouveaux membres !! Alors rester à l’affût, ça va sortir avant notre départ pour l’Europe!

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Mot de la fin: Nous leur souhaitons une tournée européenne brutale et mémorable. Que les breakdowns résonnent fort, que les pits s’ouvrent et que leur passage laisse une trace marquante sur les scènes européennes.

-Vicky Fillion