Finger Eleven//Vinyl Hero @ Petit Campus, Mtl – 14 décembre 2023
Voici le compte rendu de Dany Marchand et les photos prises par Yohann Steinbrich lors du spectacle de Insurrection présenté par DMBH Prod au Piranha Bar de Montréal le 9 décembre 2023 et qui mettait également à l’affiche Sarkasm, PolymorphiK et Dismayed.
Ce soir, DMBH Prod nous offre ce qui a tous les airs du party de Noël de la scène Death Metal en sol montréalais. Alors que le promoteur Samuel Côté ramène dans la grande métropole le band originaire de Gatineau, Insurrection, pour la première fois en 4 ans. C’est au 2e étage du célèbre Piranha Bar que la magie festive des chants gutturaux s’opèrera ce soir. Pour assurer le réchauffement des corps et des esprits, Dismayed, Polymorphik et les vétérans de Sarkasm s’occuperont d’allumer le brasier.
L’évènement semble déjà être une réussite vu la foule imposante et surprenante pour un samedi soir en pleine rue Sainte-Catherine effervescente de vie.
La crème des supporteurs et des artistes de l’underground de la ville est là. Réuni tous ensemble, souriants et fraternels, prêts à festoyer jusqu’à tard!
La formation montréalaise, dont la réputation n’est plus à faire sur les planches de la scène locale, a la tâche de donner le ton (très grave) à la soirée.
Et c’est dans un fracas brutal qu’ils viennent enflammer avec une puissance incandescente les gens présents. Le vocaliste, Marc André Langlois, me mentionnait avant le concert qu’une grippe laissait planer un doute sur sa performance ce soir.
Hé bien, la bête de scène a combattu l’attaquant viral et fait taire tout soupçon d’échec, car sa prestation est de haut niveau vocalement et dans sa présence scénique. Une voix bien grasse et un cri strident sont harmonieusement amenés pour supporter la ligne musicale de la formation qui arrache tout sur son passage.
Derrière la batterie très peu garnie, un jeune et talentueux percussionniste occulte l’absence des multiples tambours et cymbales en orchestrant un jeu qui remplit avec autorité tout sentiment de vide possible avec aisance et charisme.
Aux grattes, les guitaristes échangent les rôles sur la rythmique et les solos avec une fluidité déroutante tout au long de leur matériel original. La basse prend amplement sa place et se démarque en apportant sa propre touche au chaos maitrisé qui règne en maitre durant les trop courtes 35 minutes de cette mise à feu !
1er entracte ou interlude entre poils.
Un rapide changement d’instrument (nous permettant d’assimiler ce qui vient de déflorer nos oreilles demandantes) nous laisse le temps d’aller prendre un breuvage servi par le très sympathique maître des consommations derrière le bar, ou encore rejoindre nos concitoyens métalleux fumeurs à l’extérieure pour discuter de musique et de ce qui nous passionne.
Faisant son apparition maintenant, le groupe Polymorphik s’impose en chef comme second acte de violence. Les fans sont présents et se font aussitôt entendre en clameur partagée de fond en comble de la salle.
Un son cristallin et bien défini véhiculé par l’ingénieur du son derrière la console vient caresser nos tympans affamés de musique fâchée. C’est avant tout la technicité des protagonistes qui nous prend par surprise aux premiers accords et chants. C’est droit, bien composé, et on plonge dans leur créativité qui comporte plusieurs niveaux plaisants à découvrir.
Le voyage dans l’univers de Polymorphik est enclenché et on ne veut pas de billet de retour. Succédant au titre d’ouverture joué, une petite jasette tout en simplicité et douceur avec le chanteur nous permet de savoir que l’intégralité du nouvel album, en lancement ce soir, sera performée.
C’est huit compositions toutes fraîches qui sont alternées par la présentation de ces dernières qui meubleront les 45 prochaines minutes.
Comment définir en un mot Polymorphik ? Très simple : polymorphique !
C’est une valse entre toutes les influences musicales des membres, et on danse avec eux en découvrant des saveurs intemporelles.
Dans les pas de danse de cette valse, on y remarque :
J’aime vraiment quand un band se sert de toutes ses ressources et c’est le cas avec ces cinq musiciens. On apprend que le génie derrière leur produit est le guitariste soliste qui est aussi à l’origine de la fondation de Polymorphik.
Pour un métal intelligent avec une voix ultra bien contrôlée. sautez sans hésitation sur ce nouvel album qui occupera assurément vos listes de lectures ou collections!
La marche des vétérans du métal est enclenchée. Les légendaires Sarkasm, qui nous ont offert tout un retour cette année, arrivent sur scène chargés à bloc durant leur séquence d’introduction.
Le 3e acte et non le moindre ouvre les hostilités de manière explosive et dynamique. Le temps n’a aucun effet sur l’énergie que déploient ces cinq musiciens de haut talent sur scène. L’expérience des membres n’a d’égale que leur plaisir de recommencer à exercer leur passion à nouveau.
On ressent dans les yeux des artistes et les mots du vocaliste de renom, Bruno Bernier (aussi frontman du groupe Obliveon), l’énorme bonheur de retrouver leurs anciens (tout comme leurs nouveaux) admirateurs et amis de la scène québécoise. Et ce sentiment d’une titanesque réciprocité, car la fosse est maintenant active, Bruno y va même d’un bon vieux body surfing !
Le son qui parvient à nos canaux auditifs est impeccable. Le batteur Simon Thibodeau est un réel char d’assaut derrière les percussions. Un métronome humain doublé d’un génie créatif dans sa manière de bâtir sa part des œuvres. Une force brute et précise dans tous les sens du terme.
Toujours autant en puissance, Dave Bouchard alias Dizzy, nous assène de très lourds accords de basse avec la présence scénique imposante qui lui est propre. Son jeu est partie intégrante de l’atmosphère unique créée par la formation originaire de Granby.
Le niveau de précision neurochirurgicale des guitaristes François-Yves Parent et François Dubuc est si élevé, qu’on se croirait en plein milieu d’un mosh pit en bloc opératoire ! Des riffs qui pénètrent dans tous les pores de notre peau et qui habiteront nos corps et esprits pour les jours à venir.
On apprend aussi qu’enfin ils peuvent réaliser un vieux rêve de jouer avec Insurrection après plusieurs infructueuses tentatives. Le maitre de la voix arbore même un chandail du band, délaissant son classique habit blanc pour le noir complet.
Un rugissement d’applaudissements et de cris accompagne nos guerriers vers le repos bien mérité après une prouesse musicale sans faille.
Après une longue attente de plus de quatre années, la tête d’affiche en provenance de Gatineau fait sentir sa présence.
Les troubadours barbus, dignes soldats de l’élite métallique technique locale, sont dans la métropole et le massacre peut commencer! Le Piranah Bar tremble sous les pieds nus de notre barbu roux en « chest » préféré Steph Jomphe. Le charisme, l’ardeur démente et l’implacable férocité de l’algarade lyrique du growler viennent aussitôt prendre possession de l’audience.
Ça bouge de partout, des molécules en effervescence produisant une chaleur intense au mètre carré. Les musiciens se téléportent pratiquement d’un bout à l’autre de l’autel du death technique. Le déchainé Antonin Fuzz nous communique son usuel enthousiasme à coup de regards enflammés et coups de gratte à vitesse grand V (V pour Violence).
De l’autre côté, toujours aux cordes, un petit nouveau (ou presque) Mikael Bürch prend toute sa place au sein de la symbiotique formation. Un prodige de grand talent dont on souligne aussi l’anniversaire ce soir. La tornade rouge Martin Samson fait rugir sa basse avec toute sa splendeur en arpentant tel un démon marathonien le bois des planches, brulant tout sur son passage.
De vieux classiques musicaux (ainsi que le retour de l’indémodable segment du casque et du ballon de football) sont offerts et donne le tempo du répertoire ce soir. Parlant de tempo, le donneur de cadence Jay Cross est un intraitable train roulant de rythmes endiablés.
Toutefois, grosse surprise pour nous, deux nouvelles compositions ont été déposées dans notre bas de Noël. Sans rien vous « ’spoiler », l’achat du prochain album est une nécessité !
Rires, headbangs, et bousculades amicales auront comblé la grande finale de cet évènement qu’il ne fallait pas manquer !
Notre party des fêtes est fait, merci à l’organisation, au bar et aux groupes pour le plaisir de nos sens comblés !
-Texte: Dany Marchand
Photos: Yohann Steinbrich
Voici les photos prises par Ayranne Marineau lors du spectacle de A Wilhelm Scream présenté par District 7 Production à L’Anti Bar & Spectacles de Québec le 6 décembre 2023 et qui mettait également à l’affiche Fullcount.
Voici les photos prises par Simon Meunier St-Pierre lors du party de lancement de Noël In Extremis II présenté par Bam&Co – Heavy au Foufounes Électriques de Montréal le 2 décembre dernier et qui mettait à l’affiche les groupes suivants: BARF, DizzyGoth, The Lookout, Vantablack Warship, Nova Spei, Dirty Cheetah, Thrash La Reine, Demonstöne et Tunguska Mammoth.
Voici le retour en images de cette soirée.
Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Imminence présenté par Extensive Enterprise au Théâtre Fairmount de Montréal le 1er décembre 2023 et qui mettait également à l’affiche Until I Wake.
**See below for english version**
Le Théâtre Fairmount accueillait vendredi dernier la tournée « From Sweden with love » mettant en vedette les formations Imminence et Until I Wake, le tout organisé par Extensive Enterprise. Cette soirée à saveur 100% metalcore affichait complet après seulement quelques jours après la mise en vente des billets, signe que le groupe a une certaine popularité dans la province de Québec. Connaissant peu les groupes présents ce soir, ce concert a alors été une soirée de découverte avec seulement deux groupes à l’affiche. Je ne me rappelle pas quand remonte la dernière fois que j’ai vu un spectacle avec seulement deux groupes, plutôt rare non ?
Until I Wake commence la soirée à 20h avec une salle déjà quasi-pleine. En provenance de Buffalo dans l’état de New-York et fondé en 2020, Until I Wake nous présente en majorité les pièces de leur dernier album « Inside My Head ». Le groupe a su apporter son énergie propre à eux et ils nous ont offert un metalcore de haute qualité. Le chanteur Cody Jamison Johnson offre un chant variant entre le growl et une voix clean. Malgré quelques problèmes techniques au micro, il a effectué un excellent travail car la foule a répondu avec un moshpit dès les premières chansons. Le rythme entre la guitare, bass et drum ont su me satisfaire. Lors de la dernière pièce, « Inside My Head », le chanteur demande un Wall of Life, l’opposé du Wall of Death. Le Wall of Life consiste à gambader, célébrer la vie, faire des câlins. Bref, le monde présent sur le parterre a répondu à l’appel et le Wall of Life a été exécuté tel que demandé. Until I Wake nous a offert une prestation solide et a réchauffé la foule avant Imminence. Un excellent groupe à surveiller.
Setlist :
Imminence arrive sous les applaudissements de la foule vers 21h. Ce groupe suédois, actif depuis 2009, lance les hostilités avec la pièce « Paralyzed ». Sur scène, nous pouvons voir un groupe dynamique enchaînant les interactions avec la foule. Dès les premières notes, le parterre se transforme en énorme moshpit et les bodysurfers commencent à s’activer. La foule présente chante à plusieurs occasions les paroles des chansons, au grand plaisir d’Eddie Berg qui leur tend le micro. Un violon accompagne ce même Eddie qui prend plaisir d’en jouer à l’occasion question d’ajouter un côté spécial et unique aux différentes chansons. Je dirais que le violon est vraiment ce qui démarque Imminence des autres groupes de metalcore et qui m’a totalement accroché. Le violon est vraiment bien joué et ajoute une certaine mélodie aux différentes pièces. Par moment, nous pouvons voir une chanson vraiment mélodique et par la suite passer vers une brutalité pure et dure.
Imminence possède un énorme répertoire de diverses chansons avec plus de 4 albums et a pigé dans ceux-ci pour le spectacle de ce soir. De passage au Québec pour la première fois depuis leur création, le groupe a su nous prouver qu’ils ont su gagner les fans québécois et qu’un passage dans un futur sera bien accueilli. Chose certaine, le groupe va sûrement jouer dans une salle beaucoup plus grande que le Fairmount lors de la prochaine tournée car le show a été sold out peu de temps après la mise en vente des billets. C’est sous un drapeau du Québec qu’Imminence quitte la scène après plus d’une heure de performance.
Setlist :
-Texte: Phil Grondin
Photos: Joé Lacerte
Last Friday, the Fairmount hosted the “From Sweden with love” tour featuring the bands Imminence and Until I Wake, all organized by Extensive Enterprise. This 100% metalcore flavored evening was sold out only a few days after tickets went on sale, a sign that the group has a certain popularity in the province of Quebec. Little knowing the groups present this evening, this concert was an evening of discovery with only two groups. I can’t remember when was the last time I saw a show with only two bands, pretty rare right?
Until I Wake begins the evening at 8 p.m. with a room already almost full. Coming from Buffalo in the state of New York and founded in 2020, Until I Wake presents us mainly the pieces from their latest album “Inside My Head”. The band was able to bring their own energy and they offered us high quality metalcore. Singer Cody Jamison Johnson offers vocals varying between growl and clean vocals. Despite some technical issues on the mic, he did a great job as the crowd responded with a moshpit from the first few songs. The rhythm between the guitar, bass and drum satisfied me. During the last piece, “Inside My Head”, the singer calls for a Wall of Life, the opposite of the Wall of Death. The Wall of Life is about frolicking, celebrating life, hugging. In short, everyone present on the floor responded to the call and the Wall of Life was executed as requested. Until I Wake gave us a solid performance and warmed up the crowd before Imminence. A great group to watch.
Setlist :

Imminence arrives under the applause of the crowd around 9 p.m. This Swedish group, active since 2009, launches hostilities with the piece “Paralyzed”. On stage, we can see a dynamic group interacting with the crowd. From the first notes, the floor transforms into a huge moshpit and the bodysurfers start to get active. The crowd present sings the words of the songs on several occasions, to the great pleasure of Eddie Berg who hands them the microphone. A violin accompanies this same Eddie who enjoys playing it on occasion to add a special and unique side to the different songs. I would say that the violin is really what sets Imminence apart from other metalcore bands and which totally hooked me. The violin is really well played and adds a certain melody to the different pieces. At times we can see a song being really melodic and then transitioning into outright brutality. Imminence has a huge repertoire of various songs with over 4 albums and has drawn from these for tonight’s show. Visiting Quebec for the first time since their creation, the group was able to prove to us that they have won over Quebec fans and that a visit in the future will be well received. One thing is certain, the band will surely play a much bigger venue than the Fairmount during the next tour because the show was sold out shortly after tickets went on sale. It is under a Quebec flag that Imminence leaves the stage after more than one hour of performance.
Setlist :

-Text: Phil Grondin
Photos: Joé Lacerte