by Tommy Hellscreamer | Sep 12, 2015 | Chroniques, Entrevue
Voici l’entrevue réalisée par HellScreamer avec Fred Riverin, cerveau derrière le projet I Legion, un projet musical solo auquel collaborent de gros noms internationaux et locaux.


Ma première rencontre avec FRED RIVERIN s’est produite le 19 mai 2013. The Agonist est à Jonquière et je profite du set de Beyond Fiction en ouverture, pour prendre quelques photos avec mon appareil. Un dude s’approche de moi, (le dude en question est solidement éméché) et me demande si je peux le suivre en bas dans la loge de The Agonist, prétextant qu’il voulait une photo avec son grand chum «Paco». Je me dis,
Bon encore un groupie qui pense que parce qu’il a vu le band une couple de fois en show, tous les membres du band sont ses chums.
Ne prenant pas trop le gars au sérieux, nous nous dirigeons donc vers les bas-fonds du sous-sol de la salle où nous cognons à la porte de la loge. Première tentative rigolotte, l’équipe de The Agonist n’a nullement l’intention de nous laisser entrer. Ouf ça ne sera pas facile et j’ai envie de rire un peu. Mon accompagnateur se fâche légèrement et explique au gars de sécurité à la porte (probablement un roadie qui prend son travail très au sérieux) qu’il connait Pascal «Paco» Jobin et que celui-ci attend sa visite. Finalement, ses efforts sont récompensés et «Paco» apparaît dans la porte. Visiblement très heureux de se voir, les deux hommes se font l’accolade et discutent un peu avant que je prenne, finalement, la photo pour laquelle nous sommes là.
Jusque là, rien ne pouvait me préparer à ce que j’ai découvert il y a quelque mois sur ledit Fred Riverin. Un ami musicien m’a mentionné que Fred était derrière le projet I LEGION, un projet musical solo qui regroupe de gros noms internationaux tels qu’un certain Bjorn Strid de Soilwork et un certain Chris Clancy ex. Mutiny Within. Comment je peux vivre au Saguenay et ne pas savoir ça? Il n’en fallait pas plus pour que je fasse mes devoirs, un peu sur le tard je le conçois, car j’apprends maintenant que Fred nous lance un second opus le 11 septembre prochain. Par le fait même, j’apprends aussi que les participations de renoms seront aussi plus variées sur cette nouvelle galette.
La liste est longue, variée et de renommée:
Vocaux:
Bjorn Strid – Soilwork
Jon Howard – Threat Signal
Chris Clancy – ex Mutiny Within
Vicky Boyer – Karkaos
Dalay Tarda – Rise to Fall
Marie-Pier Gamache – La Voix 2014
Ashe O’Hara – Voices From The Fuselage
Sabine Scherer – Deadlock
Guitaristes solistes invités:
Victor Ray Salomonsen – ex Mnemic,
Pascal »Paco » Jobin – The Agonist
Angel Vivaldi
Yiannis Papadopoulos –
Matt Perrin – Threat Signal
Sebastian Reichl – Deadlock
Clavier et piano par Nate Rendon (Scotch and Coda production).




Tout le reste est écrit et réalisé par Fred Riverin lui-même. Autant les guitares, la basse que l’édition de la batterie. Il a même placé certain vocal et écrit une partie des paroles. Le tout mixé et masterisé par Jon Howard au Woodward studios.
Pas mal pour un gars de Chicoutimi, non ?
«PLEIONA» est un album plus varié que le premier («BEYOND DARKNESS») au niveau de ses collaborations mais aussi au niveau du style. Une production hors pair! Pour tout vous dire, ça sonne en TABARRR….! Le travail de Jon Howard est remarquable. Un produit final qui ferait rêver plusieurs groupes de la région et qui est nettement comparable aux productions internationales.
Vanhell et moi sommes allés rencontrer dans son antre l’homme derrière la bête afin de discuter avec lui de son projet. Vous retrouverez sur cet enregistrement, des détails sur ses collaborations et ses objectifs avec I LEGION.
Tommy HellScreamer
Voici le lien pour écouter l’album complet disponible sur youtube depuis le 11 sept 2015


by Tommy Hellscreamer | Oct 20, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

Le band Death/Grind du Saguenay-Lac-St-Jean, WHO CARES? n’a pas chômé lors de l’été 2014. En effet, les vétérans de la scène Saguenéenne ont procédé à l’enregistrement de leur futur album (qui devrait porter le nom de «INVADED») au Studio ROT666 d’Alma. Réalisé, enregistré, mixé et masterisé entièrement par Jean-René Cloutier, guitariste du groupe.
L’album risque d’attirer l’attention pour les amateurs d’un style brutal et technique et ce, dès le début de l’année 2015.
L’arrivée dans la dernière année d’un nouveau vocaliste (Yannick Bouchard) a rehaussé la qualité au niveau du matériel du groupe mais également sur la scène, en effet le frontman du band se fait remarquer par une présence scénique hors du commun. Un ajout à un band qui était déjà qualifié d’une intensité démentielle sur un stage. Des musiciens expérimentés et totalement disjonctés, simplement.
Aujourd’hui, Ondes Chocs a l’honneur et le privilège de vous offrir un avant-goût de ce futur opus en vous présentant en primeur le clip de la pièce titre de cet enregistrement.
Un vidéo clip officiel réalisé par Mathieu Chouinard assisté de Gérard-Alexandre Dumais, qui ont été contraint d’exécuter une partie du boulot en double pour des raisons de censure.
En effet, une première version avait été présentée aux membres du groupe, une version qualifiée de trop gore pour une présentation au grand public. «La première version a été rejetée conséquemment à la situation professionnelle de certains membres du groupe face à ce qui y était montré. L’orientation a été revue et la situation corrigée. Le résultat est plus qu’apprécié par tous les membres du groupe. Nous en sommes agréablement surpris» a mentionné Jean-René Cloutier-Ménard, qui est également professeur au Cégep de Chicoutimi et est la raison principale de cette censure. Il faut dire que le métal est encore un éternel incompris dans certaines sphères de notre société et surtout en région où le côté artistique du clip aurait pu être mal interprété par certains.
Voici donc cette version finale corrigée, subtile et professionnelle de ce clip entièrement tournée sur le site de la Vieille Pulperie de Chicoutimi.
Soit dit en passant, les membres de WHO CARES? feront une présentation spéciale et UNIQUE de la première version du clip non-censuré dans le cadre du Hell-O-Ween Métal Party à la Salle de Spectacle le 4-Barils de Jonquière. Spectacle d’halloween où le groupe se produira sur scène en compagnie d’Inner Control, Ancestors Revenge, Darkaeon, No One Dead, Harry’s Code et Dinosaurs are not gone, le 1er novembre prochain. Donc pour les curieux, c’est à ne pas manquer…
Tommy Hellscreamer
by Tommy Hellscreamer | Sep 28, 2014 | Critiques, Critiques de Shows
Tom – Notre petite région a été choyée vendredi le 12 et samedi le 13 Septembre lors du passage de B.A.R.F. pour la tournée de leur nouvel album «Brûle, Consume, Torture», car nous avons eu droit à deux représentations, soit une à Alma et une à Jonquière. Soirées organisées par Human Digrace Productions. Pour cette double revue de spectacle, nous avons longuement discuté afin de savoir comment nous procéderions, car pour ce week end de fou, le coté critique se veut quelque peu délicat. Inner Control (le groupe dont je suis le vocaliste) étant sur le line-up, il aurait été mal vu que je fasse une critique objective du premier spectacle de la fin de semaine. Donc pour cette fois, je laisse donc la plume à la douce Vanhell qui, selon moi, sera plus appropriée et professionnelle. J’irai de quelques commentaires mais sans plus. Voyons voir comment elle a perçu ces 2 shows.

Vanhell – Donc, nous nous dirigeons vers le Bar le Contact à Alma, ancienne discothèque reconvertie en salle qui est ouverte seulement pour des shows. Une belle salle, avec un équipement de son et d’éclairage génial, mais… et oui, il y a un gros MAIS, nous y reviendrons et vous verrez où je veux en venir.
La soirée commence avec Les Hatchbacks, première fois que nous les voyons et ce ne sera pas la dernière. Je suis agréablement surprise de ce groupe Almatois aux influencent multiples. En effet, un joyeux mélange, métal, punk, rock en passant par le rap à la Eminem. Leurs chansons démontrent bien la diversité des personnes qui composent ce band. En effet, au vocal David Audet Gervais aux influencent punk et rap, nous donne une excellente performance en montrant sa polyvalence vocale. À la basse, son frère Samuel Audet-Beaumont, qui ne donne pas sa place, semble réellement s’amuser à jouer aux côtés de ses compagnons. Pour sa part, il donne sa couleur au groupe avec des influences rock comme Primus, punk à la NOFX et rap à la Hopsin. À la guitare nous retrouvons un homme avec un background très métal, soit Jean-René Cloutier-Ménard (Who Cares?, ex Sévice) qui comme à son habitude a offert une prestation à la hauteur des attentes avec sa rutilante 8 cordes, quoiqu’assez différents de ce qu’il joue avec un groupe comme Who cares?. Puis finalement, le drummer, Émile Boucher-Cloutier (alias DJ Emzo), fils de Jean-René, et oui, ce groupe est vraiment une histoire de famille, se donne à 100% sur la scène au grand plaisir de nos oreilles. Bref, Les Hatchbacks, une belle découverte aux styles diversifiés avec une musique accessible même pour ceux qui n’écoutent pas beaucoup de métal… mais si vous voulez saigner des oreilles… peut-être pas. Mais dans tous les cas, les boys, good job ! Parlant de saigner des oreilles, on peut ajouter que le son est pas terrible, même agressant. On se retrouve dans un bel endroit avec un kit de la mort mais le technicien semble ne pas entendre de la même façon que nous. Espérons que ça s’améliorera au courant de la soirée.
Ensuite, Deboned grimpe sur scène… ce groupe de grindcore old school demeure fidèle à lui-même, jouant leur set comme s’ils étaient dans leur salon, ignorant le reste. Le chanteur en bas du stage, de dos ou de côté à la foule, présente ses tounes à la sauvette (presqu’à la «débarasse») en mentionnant seulement le titre et en attendant que ses musiciens commencent à jouer. Mais bon, ce sont l’impact et le style qu’ils souhaitent se donner. Ils veulent déranger, choquer, faire parler, c’est correct et je respecte ça, cependant c’est clair que moi ça ne vient pas me chercher et après avoir parlé avec plusieurs personnes qui étaient présentent, je ne suis pas la seule. Mais ils ont leur clientèle… Le bassiste de la formation brillait par son absence ce soir là. (Le jeune homme étant retenu par son boulot) Nous avions le guitariste (Alex Devost) qui se tenait dans son coin et qui jouait face à son ampli alors je n’ai rien d’autre à dire et finalement un drummer exceptionnel (Yanick «Deboned» Brassard ) qui en est beaucoup, à mon avis, pour le succès du groupe. Personnellement, ce n’est vraiment pas un groupe dont le style est dans mes cordes, cependant, c’est un groupe qui amène leur foule, beaucoup de leur fans étaient présents pour leur prestation et ça brassait. De plus, dernièrement ils ont été approchés pour travailler sur un split avec un band de l’Orégon (Necrodrunkz), sortiront prochainement un autre split en compagnie de Striver de Québec et en plus ont des projets avec les mythiques Mesrine, ce qui montre qu’ils commencent à se faire connaître par le reste du monde, alors même si je ne «trippe» pas sur ce que vous faites les gars, ben chapeau! Pour ce qui est du son, difficile de dire que ça s’améliore…
Pour le troisième groupe, Inner Control, difficile pour moi d’être objective mais allons-y le plus sincèrement du monde. Ce groupe de progressif/ death/ thrash metal très impliqué sur la scène métal locale nous a offert une performance à leur image. Au vocal, Tommy Hellscreamer donnait une performance empreinte de sa vivacité et de la ferveur qu’on lui connait tout en tentant de réveiller la foule… en vain. Une foule pas trop évidente. Ils sont là pour B.A.R.F. et ça se sent. Peu d’intérêt pour les musiciens sur scène. Le son est pire que jamais, Tout est mal dosé… Ça semble vraiment pénible pour certains sur le stage. Coup d’oeil vers le technicien de son qui lui, se la coule douce, bien tranquille et n’y voit aucun problème. À la guitare, Christopher Rannou-Poulin jouait avec précision et engouement et Marc-Olivier Lebel, second guitariste de la formation, jouait avec plus de timidité mais avec adresse et plaisir. À la basse, Jimmy Bolduc, qui ouvrait ce soir-là pour un homme en qui il a une grande admiration, Dominic «Forest» Lapointe, rayonnait par son bonheur et son enthousiasme. Finalement, le nouveau drummer de la formation (début 2014), Pierre-Yves Côté (Beyond Fiction, Thalion) était intense comme à son habitude. Depuis son arrivée, les compositions d’Inner Control sont beaucoup teintées par son style et sa technique, changement que je crois positif pour le band. De plus, il semble vraiment avoir du plaisir lorsqu’il est sur le stage avec eux. Dans l’ensemble, c’est une formation à surveiller et qui auront plusieurs nouveautés très prochainement. Mettons que ça sent le E.P. mais je n’en dis pas plus…
La soirée s’est conclue évidemment avec B.A.R.F. en headline mais nous en discuterons après avoir parlé des premières parties de la soirée de Jonquière.
Terminons cette première partie, en revenant sur le fameux Bar Le Contact. C’est un endroit génial qui aurait pu devenir parmi les plus recherchés au Saguenay-Lac-St-Jean. Cependant, il est bien beau d’offrir un tel endroit pour l’organisation de tel événement MAIS, il faut offrir le service et le rendement qui viendrait normalement avec. Une véritable console de spectacle est un MUST pour ce faire mais surtout une personne qualifiée pour la faire fonctionner correctement pour un show. Le son était horrible et l’éclairage a été rouge du début à la fin et ce, malgré un kit à la fine pointe de la technologie. La personne en charge du son et de l’éclairage ne semblait pas s’y connaître en ce sens, en fait disons-le, nous avions un DJ comme soundman, pas tout à fait adéquat… mais bon les groupes ont fait leur prestation au meilleur du possible dans les circonstances et personne ne peut leur en tenir rigueur. Espérons que des améliorations seront apportées dans le futur…

Donc, le lendemain nous nous dirigeons vers la Salle Nikitoutagan à Jonquière pour la seconde soirée, en sachant qu’au moins ce soir le son sera bon et que les groupes risquent moins d’avoir les mêmes problèmes techniques que le soir précédent… Il y a quand même du monde dans la salle, beaucoup plus encourageant que la veille… Nous voyons d’ailleurs une dizaine de visages qui ont été présents lors des deux soirées. Pour cette soirée, nous n’avions pas de photographe avec nous (Dave Maltais a pris les photos de la section du haut) alors Tom s’est débrouillé pour vous avoir quand même des images tirées des vidéos prises dans la soirée. Ce n’est pas la top qualité mais c’est pour vous donner une idée de ce que ça avait l’air.
Tapage, un groupe se qualifiant comme thrash-metal-rock, entame la soirée. J’avais regardé auparavant des extraits de ce que le groupe faisait et sérieusement je m’étais dit : «non pas sûre que ça vienne me chercher…» Mais quand ils ont commencé leur set, je me suis vraiment arrêtée pour me dire que ce que j’avais vu, ça n’avait rien à voir. Une voix beaucoup plus juste, beaucoup plus chantée que criée venant du chanteur Pascal Morais. Des créations musicales différentes les unes des autres, où on y dénote une certaine touche de stoner métal. Une bonne présence scénique venant de tous les membres du groupe ajoute à mon enchantement. Dany Béland à la guitare et Didier Cyr à la basse jouent avec complicité et aisance sur la scène. François Potvin derrière sa batterie complète le quatuor. Une agréable surprise et une belle révélation pour ma part que ce groupe Jonquiérois. Tapage est à surveiller.
Les gars de Matante Mutante prennent place, affublés de leurs costumes et prêts à donner tout un show. Personne ne peut rester insensible face à ce groupe de métal qui n’ont pas vraiment de ligne directrice particulière, une pièce plus death, une autre plus rock, une autre plus thrash, mais toujours avec une touche humoristique. Bref un style qui est assez unique en région. Pour ma part, je les adore! Leur musique est entraînante, les personnages sont flamboyants, c’est plus grand que nature. Les gars font ça pour divertir, ils s’amusent et c’est indéniable. La foule semblait apprécier les compositions originales de ce groupe venant de Shipshaw. Nous avons même eu la chance d’avoir leur version de «La dame en bleue», (oui oui, la toune de Michel Louvain là là) qui avait été faite au préalable pour le Bebye là là!, de l’an dernier, mais qui malheureusement n’a pas été conservée au montage, sérieux avoir occulté ça… Fail! Mais bon, nous, nous y avons eu droit et les gens ont vraiment aimé. Matante Mutante ont sorti un excellent album cette année, nommé: «C’est un très beau témoignage». Album francophone, coloré, avec des textes et des titres presque imprononçable, un album à leur image. Matante Mutante, un groupe à découvrir si ce n’est pas fait. Continuez votre excellent travail.
Au tour du band Saguenéen Who Cares?, (bien connu dans la région pour leur Death-Grind), qui commence en force. J’ai déjà dit qu’il violait littéralement la foule… et bien, c’était encore le cas. Musiciens d’expériences, ils ont offert une prestation de qualité à la hauteur des attentes. Ils étaient en feu et ont tout cramé sur leur passage. Dans la région, à l’exception de Who Cares?, nous pouvons difficilement trouver un groupe qui fait à la fois de la musique plus brutale et technique. Yannick Bouchard chanteur du groupe (nouveau depuis début 2014) est impressionnant par sa prestance et son vocal brutal. Jean-René en plus de ces prouesses à la guitare fait également du vocal dans le band. Frédo Larouche-Tremblay martèle implacablement son drum. C’est clair que c’est un style lourd, brutal, technique qui est beaucoup moins accessible, mais pour les amateurs du genre, Who Cares? ne vous décevront pas et vous en redemanderai. Et pour les adeptes qui ont manqué ça, ils seront présents au Hell-O-Ween Metal party le premier Novembre prochain (spectacle organisé par Inner Control et Human Disgrace). De plus, ils sont présentement en enregistrement pour leur nouvel album et sont en train de finaliser un vidéo-clip qui devrait sortir très prochainement et qui sera d’ailleurs en primeur sur Ondes Chocs. C’est à surveiller.
Finalement, le headliner de ces deux soirées: Blasting All Rotten Fuckers! Groupe de retour avec un nouvel album après 16 ans, album titré : «Brûle, Consume, Torture». Fougue et expérience sont deux mots que je pourrais utiliser pour qualifier leur prestation. En effet, ils n’ont absolument rien à envier au temps où il faisait des shows pour leur premier album. Le temps qui passe semble les avoir oublié, ils ont toujours l’air aussi jeunes et vifs. Ce sont des hommes de cœur et malgré leur popularité ils demeurent humbles et ne se prennent pas vraiment au sérieux. Marc Vaillancourt (aussi dans Les Ékorchés) chante avec énergie, intensité et charisme. Il dégage une fougue digne des plus grands et l’auditoire est conquis. La foule connait leurs chansons et chante en chœur avec lui. Le groupe a fait plusieurs pièces de leur nouvel album, mais nous avons aussi eu droit à des succès de leurs précédents, comme «Le petit poisson» «Mouton noir» et «Wo Wo Tabarnak». Carlos Araya (Anonymus, Spelldown) au drum est comme un géant dans un corps d’homme. Il joue toujours aussi tight. Seconde présence dans notre région en quelques mois pour Carlos, ayant été présent au Bildofest en juillet dernier au côté de Anonymus. Virtuose de la basse, Dominic «Forest» Lapointe (ex Quo vadis, Atheretic, Teramobil, Augury, Beyond Creation et autres), qui connait bien notre belle région car il a fait ses études ici, donne une prestation qui ne laisse personne indifférent. Bassiste gaucher, ses doigts se promènent allègrement sur sa basse, laissant les connaisseurs ébahis. Le premier band dans lequel il a évolué était même un band de la région, Gore, si je ne m’abuse. Incroyable! Pour un gars qui fait aujourd’hui le tour du monde avec ses instruments. Denis Lepage, guitariste de talent est plus discret quant à sa présence scénique par rapport à ses collègues, mais cela ne lui enlève en aucun cas l’exceptionnalité de sa prestation. De plus, le plaisir se voit dans son visage lorsqu‘il joue avec son band. Alors dans l’ensemble, je peux dire que les gars de B.A.R.F. nous en ont «donné pour notre argent», autant pour ceux qui connaissaient bien le groupe, que les nouveaux fans. Musiciens et artistes accomplis, ils donnent tout qu’un show avec des beats qui sonnent et qui te restent inlassablement en tête. Si vous avez l’occasion de les voir, profitez-en car c’est un show à ne pas manquer. Moi-même n’étant pas particulièrement fan à priori, j’ai vraiment apprécié ce que j’ai vu et je ne regrette vraiment pas d’y être allée non pas une mais deux fois!
B.A.R.F. à Alma
B.A.R.F. à Jonquière
Tom – Pour conclure ce week-end de fou, je dois ajouter que pour moi, c’était en quelque sorte, un moment important dans ma vie. Ouvrir avec mon propre band pour B.A.R.F. était simplement le show de ma vie. Un juste retour des choses, un cadeau que la vie m’a fait. Avoir l’opportunité de passer du temps hors scène avec ces grands de la scène québecoise était divin. J’ai pu jaser longuement avec Marc Vaillancourt que j’adule depuis des années. Pouvoir lui dire merci, Face To Face, d’avoir écrit «La Vie M’ékoeure» des Ékorchés. Toune qui m’a littéralement et réellement sauver la vie. Pouvoir en quelque sorte, boucler la boucle. Vous comprendrez qu’aucun technicien de son déficient ou aucun autre pépin auraient pu changer ma façon de vivre ce moment. Je l’ai vécu avec un sourire béant et une joie indescriptible.
Merci à Human Digrace Production d’avoir pris le risque en organisant ce week-end. Emmanuel Bergeron et Andrew, (2 anciens associés de Black Dominion) sont des gens impliqués dans la scène Métal régionale depuis plus de 15 ans. Chapeau les boys, la scène a besoin de vous. Certes, le week end a été décevant au niveau de l’achalandage (surtout à Alma) mais pour avoir discuté avec les maîtres d’oeuvre de ce week end, ils ne perdent rien de leur «Crinkitude»
VANHELL
HELLSCREAMER en support
by Tommy Hellscreamer | Avr 15, 2014 | Critiques, Critiques de Shows
C’est encore avec beaucoup d’excitation que ma jolie assistante Vanhellssa et moi nous sommes dirigés vers la Micro-brasserie La Gueule de bois de Jonquière, samedi le 5 avril dernier afin d’assister à une soirée metal qui promettait d’être haute en couleurs. Dilem, Beyond Fiction et Insurrection nous y donnaient rendez-vous en collaboration avec les Productions Black Dominion. De plus en plus de spectacles du genre sont présentés à cet endroit depuis les derniers mois. Je dois avouer que chaque fois, ça me désole un peu. J’en reviens déçu du son, de l’éclairage mais surtout la scène est vraiment pas appropriée pour un spectacle de ce genre. Oui certes, c’est un bel endroit (petit et chaleureux) mais jamais, dans la formule actuelle, j’y serais attiré d’y jouer personnellement. Le line up de ce soir risque de me faire oublier ces lacunes rapidement.

C’est depuis quelques mois déjà que j’entendais parler du groupe Dilem, certains me disant de bien surveiller ces gars-là car ils ne passeraient pas inaperçus. Intrigué, j’ai donc écouté les quelques pièces disponibles sur leur page Facebook, et effectivement ce que j’ai entendu me disait que ça valait le coup de ne pas manquer leur tout premier spectacle devant public. Un mélo-death entièrement francophone et la présence de certains membres expérimentés n’ajoutait qu’au suspense. Je n’étais pas le seul à attendre la formation, plusieurs amis et membres de la famille du groupe étaient sur place. C’est donc devant un attroupement imposant que Dilem démarre les festivités de cette soirée. Je m’attendais à un band nerveux et fébrile… mais si c’était le cas, cela n’a aucunement influencé la qualité de leur prestation. Pat St-Pierre, drummeur de la formation m’avait fait part de son inquiétude quant à sa performance lors du show puisqu’il a subi un vilain accident de travail qui lui avait malencontreusement amoché le genou la semaine précédent le spectacle. Il m’avait même demandé de le ménager dans ma critique. Et bien mon Pat… si tu n’en avais pas parlé, personne ne s’en serait douté… Nicolas à la guitare, m’a impressionné par la maîtrise de son instrument mais également pour tout l’aspect mélodique du groupe qui lui est grandement redevable. La foule semble impressionnée des nouveaux venus et commence à se dégourdir. Elle est dense comme je ne l’ai jamais vue à la Gueule de Bois. En ce qui concerne Mitch Tremblay… il est une véritable bête de scène et on sent son enthousiasme débordant et son énergie sur le stage avec sa basse. Le sourire béant, il se promène au côté de son chanteur (Rémi Lavertu) sur le parterre. Quant à lui, Rémi est un vocaliste expérimenté et ça se voit. Il est à l’aise et sait ce qu’il a à faire. Un set plus que satisfaisant pour Dilem, une agréable découverte, un groupe à surveiller… Les boys, Mission accomplie!
Suite à une longue pause (près de 25 minutes), le temps d’un changement de drum, c’est au tour du band de mélo-death à saveur suédoise, Beyond Fiction, de monter sur la scène mal éclairée de la Gueule de Bois. Michaël au vocal, nous prévient qu’il a une vilaine grippe et qu’il aura besoin d’énergie de la foule. Les gens présents sont en forme et répondent positivement à l’appel du vocaliste. On s’entend pour dire que Beyond Fiction est un groupe respecté dans la région et pour cause. Ils se sont forgés une solide réputation, non seulement conséquemment à leur implication au sein de la scène régionale mais également par un style qui plait. Tout cela ayant permis au groupe d’ouvrir pour de grosses pointures locales comme Erimha, The Agonist et Crytopsy au cours des dernières années. Sans compter le fameux En route vers le Heavy MTL 2014 où ils ont également bien performé. L’arrivée d’un Pierre-Yves Côté au drum n’est pas étranger à leur succès. Le drummeur (Beyond Fiction, Thalion, Inner Control) en met encore une fois plein la vue… et les oreilles. Je sais que je suis un peu chauvin, mais il fait clairement partie des meilleurs de la région à cet instrument. Leur public se donne à 100% et ça brasse solide. Martin Belzile à la basse est encore une fois le plus en feu sur le stage. Cet homme est dans son élément sur une scène. Il interagit beaucoup avec le public, pour leur plus grand plaisir. Les pièces s’enchaînent rapidement, «pas le temps de niaiser» comme dirait l’autre. Michaël fait bien malgré la grippe. Il faut mentionner qu’il agissait également à titre de technicien de son ce soir-là. Il a même été contraint d’aller faire quelques ajustements pendant qu’il screamait ses couplets! J-F Côté (Tucker) fait partie du groupe depuis quelques mois seulement, mais il est aisé de voir qu’il maîtrise de mieux en mieux ses solos et semble plus à l’aise au côté de Daniel Tremblay doyen et maître d’œuvre de la formation. Pour terminer en force, un cover (« Final resistance » – Dark Tranquility) et une nouvelle toune à la sauce Beyond Fiction. Une prestation quelque peu précipitée selon mon assistante Vanhellssa. Elle a ressentie un manque de laisser-aller ou d’interaction entre les membres. Je n’ai pas perçu ces manques autant qu’elle, mais que voulez-vous, on ne peut pas toujours être en accord.
Insurrection de Gatineau sont les derniers à monter sur scène ce soir-là. Je connaissais peu ce groupe et la semaine précédente, je découvrais leur death metal en naviguant sur le net. J’ai tout de suite accroché sur le style lourd et crunchy. Tout à fait mon genre même… Comment ais-je pu passer à côté tout ce temps!? J’avais vraiment hâte de voir leur prestation live. Et je suis littéralement tombé sur le cul! Le groupe n’a pas seulement du matériel digne des grands de ce monde, mais une présence scénique absolument incroyable. Rien à envier à des groupes qui œuvrent sur la scène internationale. Mon assistante et moi sommes simplement sidérés par ce que nous voyons et entendons. La foule restée nombreuse est totalement sous le charme du groupe de la région de l’Outaouais. Le chanteur Stef Jomphe, est une machine. Il court, saute et grimpe partout durant son set. Un vocal lourd et strident à souhait. En pleine possession de son art, il y va même de quelques poussées dans le THRASH au grand plaisir des «trippeux». Ses musiciens sont totalement en symbiose alors qu’ils se font aller la tignasse au rythme de leur musique. De toute beauté à voir! Une intensité qui nous a rarement été donné de voir. Tout est parfait…. Insurrection, simplement trop sur la coche. Une interaction incomparable sur le stage. J’ai vraiment honte de ne pas avoir connu ce groupe bien avant. On a eu droit à un set endiablé, une prestation trop courte à notre goût, nous en aurions pris encore. Chapeau les gars! VanHellssa m’a fait remarquer que c’est de ça dont elle parlait auparavant en mentionnant que Beyond Fiction manquait de laisser-aller et de prestance sur scène. Insurrection ont démontré ce qu’elle voulait dire. Je dois me rallier à son opinion après coup. Un groupe de la trempe de Beyond Fiction doit améliorer ce côté afin de pouvoir percer et confirmer leur place parmi les grands. Je ne dis pas ça pour vexer personne, j’adore ces gars comme mon propre groupe et je leur souhaite de tout coeur que du bien. Je ne peux qu’ajouter, laissez-vous aller les gars, montrez-nous que vous trippez sur un stage. Respect!
Pour conclure, nous avons passé une excellente soirée à la Gueule de bois de Jonquière ce soir-là. La soirée organisée par Daniel Tremblay de Beyond Fiction et par les Productions Black Dominion a été la plus réussie, et de loin, à cette endroit. Le son était de meilleur qualité qu’à l’habitude et il faut dire que l’ambiance de party et la foule nombreuse ont ajouté à notre plaisir. La micro-brasserie reçoit à bras ouvert les spectacles metal depuis les dernier mois et aux grands plaisirs des promoteurs et producteurs de spectacle du genre. C’est loin d’être parfait. Un stage déficient et un éclairage de scène absent sont des lacunes qui pourraient être améliorées. La bière brassée à cette micro-brasserie est appréciée de certains et a une bonne réputation dans la région mais pour les connaisseurs idéalement. Fait cocasse, 3 demoiselles différentes et à des moments différents de la soirée m’ont avoué que l’une des bières rousses avait un arrière-goût de semence masculine. Encore un bel exemple de la folie et de l’humour de nos demoiselles Saguenéennes… Je vous adore les filles!!!
Merci encore aux organisateurs de cette belle soirée et aux groupes qui nous en ont donné pour notre argent. Ce fut un véritable plaisir!!!
Tommy Hellscreamer
VanHellssa Bergeron
by Tommy Hellscreamer | Mar 31, 2014 | Critiques, Critiques de Shows
Samedi le 22 mars 2014, c’est accompagné de quelques bons amis et de ma nouvelle assistante, Vanessa, que nous nous sommes dirigés vers le Klube de Jonquière pour une soirée metal hors du commun offerte et produite par l’équipe de Spectacles du Fjord. C’était l’occasion de redécouvrir cette salle située dans l’ancien K-Méléon. À ma grande surprise, elle a été magnifiquement aménagée spécialement et exclusivement pour les spectacles, contrairement à précédemment où l’établissement était plutôt un bar. Ce n’est pas encore parfait comme disposition mais ça promet. Donc, 4 groupes nous donnaient rendez-vous ce soir-là au Klube: Toxik Tormentor, Strashers, Bookakee et Voor. Ils allaient nous en mettre sûrement plein la vue et les oreilles. Je dois mentionner que mon assistante et moi, étions très excités à l’idée d’assister au lancement de l’album « Whorrific » de BOOKAKEE dans notre région. Ma comparse ayant découvert le groupe récemment était simplement « On Fire » à l’idée de voir le groupe à saveur gore sur stage. Son chandail de « Fucking Mat Paré » sur le dos, elle était plus que prête!

Les premiers à monter sur scène, dans un feedback de premier ordre est TOXIK TORMENTOR. Le groupe de Saguenay roule pas mal depuis les 2 dernières années. Impossible de ne pas les connaître si on suit la scène locale un peu. Le groupe de thrash metal old school est reconnu, oui pour sa jeunesse, mais surtout pour son énergie et sa fougue sur scène. Du matériel de qualité sorti d’un style purement des années 80. La comparaison avec du bon vieux DESTRUCTION crasseux pourrait être faite. On a droit à une bonne prestation ce soir-là, cependant pas la meilleure qu’il m’a été donné de voir du groupe. Leurs fans et amis s’étaient encore une fois déplacés pour les encourager. Qui dit thrash old school dit circle pit old school. Leurs chums s’en sont donnés à cœur joie, encouragés par le bassiste, Nathan Ouellet qui invitait les poulets à thrasher. Le drummeur de la formation, Alexandre Thibeault, m’a toujours impressionné et ce fut encore une fois le cas. L’assistance a eu droit à quelques covers, dont un de MOTÖRHEAD, quand même bien interprétés. Pour ce qui est de Vanessa, le style old school la laisse quelque peu indifférente mais elle a reconnu l’intensité et la bonne présence de la formation.
Après une courte pause, c’est au tour du groupe originaire de St-Honoré, STRASHERS, de monter sur le stage du Klube. J’avais bien hâte de les revoir car la dernière fois que j’ai eu la chance de les voir sur scène, leur prestation avait été brusquement écourtée suite à l’incident de «la flying Jackson». Pas besoin de revenir sur le sujet, si vous voulez des détails, allez lire mon review du «Nohell des Pwells» de décembre dernier à Alma.
STRASHERS est un groupe thrash fort différent de leur prédécesseur. Beaucoup moins old school, (au grand plaisir de Vanessa) plus lourd et la présence d’une seconde guitare rehausse le côté musical. Tout comme la dernière fois, le groupe nous offre un set endiablé. Une bonne prestation devant leurs fans qui y vont, encore une fois, d’un circle pit à saveur old school incluant le fameux poulet thrasheur interprété par Nathan, membre de Toxik Tormentor. Beau moment d’intensité et d’émotion quand le chanteur, Simon «Ptit nain» Girard, dédie une chanson à deux amis qu’il a perdu dans les derniers mois. Le groupe m’impressionne encore une fois et cette fois, on a droit à un set complet. Une prestation réussie! Le groupe quitte la scène souriant après une dernière pièce instrumentale.
L’excitation est perceptible clairement dans les yeux brillants de mon assistante pendant que le groupe montréalais s’installe sur scène. BOOKAKEE est venu dernièrement dans le cadre d’un spectacle d’halloween dans la région. C’était un véritable délice et tout à fait de mise avec leur coté gore indéniable. On peut dire que Bookakee est en soi une expérience qui transcende les sens. Le groupe y va donc encore pour cette occasion, de leur traditionnel concept et mise en scène que j’espérais et attendais. Maquillages et costumes de scène aux couleurs du groupe, BOOKAKEE ne semble jamais lésiner sur l’effort du côté visuel de leur prestation et ce, même en région. Le travail de Phil Langelier (vocaliste) sur le visage de ses comparses est incroyable et unique. La semence verte coule à flot. Même que Mat Paré (guitariste), arbore fièrement un chandail de ONDES CHOCS modifié au style dégoulinant du groupe. Est-ce que je peux utiliser le mot «BOOKAKISER»?
Leur prestation commence avec la pièce « A night to dismember » du nouvel album « Whorrific« , pièce pour laquelle le groupe à sorti récemment un clip tout à fait délicieux. C’est un BOOKAKEE On Fire qui se présente à nous. C’est brutal et intense! La foule tarde à revenir de leur pause et c’est dommage car le set du groupe démarre en trombe. On s’en prend plein la gueule comme le suggère le nom du groupe. Coup d’œil vers mon assistante qui semble se délecter elle aussi, la casquette a pris le bord et elle se fait aller les cheveux le sourire béant aux lèvres. Elle apprécie clairement son dépucelage. Au niveau visuel, Phil nous en met plein la vue en procédant à son traditionnel «arrachage» de son visage à l’aide d’une vielle lame. Le sang coule à flot et les fans près du stage apprécient la mise en scène gore. Mais où est passé tout le monde??? Ils vont tout manquer!!! Nous sommes une quinzaine front stage à contempler le groupe et à tripper comme de jeunes collégiennes devant Mat Paré et sa gang, mais on est loin des circle pits des groupes précédents. Quelques dizaines de personnes observent attentivement le spectacle en fond de salle et quelques autres sont installés sur le côté afin d’observer J-P au drum et pour cause … Le géant, originaire du Lac-St-Jean (drummeur de Bookakee, Morningless, Magister Dixit, etc.) en met plein la vue sur un drum définitivement pas à la hauteur de son talent. Ce gars est une véritable machine et les quelques jeunes de son côté se délectent de son jeu adroit et de son indéniable talent. Sa technique de «coups-doubles» au bass drum en fascine plus d’un! Le guitariste, SP Gagnon nous donne lui aussi, tout un show avec son picking rapide et technique qui fait sa marque de commerce. MAIS OÙ EST TOUT LE MONDE??? De plus, pour amplifier l’embarrassante situation, la participation de ceux présents laisse plus qu’à désirer… BOOKAKEE arrive au milieu de son set et je dois avouer que c’est malaisant! Phil tente néanmoins de nous fouetter un peu en nous mettant au défi de brasser solide le temps d’une toune complète. Il fallait bien sauter sur l’occasion pour tenter de sauver la face pour Jonquière. On ne s’obstine pas avec un «band de 1500 lbs», on s’exécute!!! La douzaine de guerriers face au stage y va d’un véritable cri du cœur en répondant à l’appel du vocaliste. Ayoye… J’ai encore mal!
Le vocal de Phil est génial. Il possède un range de voix infiniment varié. Cet homme me fascine. Il dénote une présence et un humour hors du commun. Vous pourrez constater tout ça dans l’extrait que j’ai personnellement filmé pour l’occasion. On perçoit quelque peu la déception chez le groupe voyant que la foule n’est toujours pas revenue pour leur prestation haute en couleur. Même Donkey Kong en a eu la vie sauve. L’habituel Wall of Death de BOOKAKEE a tout de même eu lieu. De façon humoristique et pathétique mais au combien intense, c’est quatre contre quatre qu’on s’est exécuté. Jonquière… j’ai honte! BOOKAKEE achève sa prestation sans faille avec la même intensité que si nous étions 500 personnes. Chapeau! À en juger par le large sourire de mon assistante, elle est comblée!
C’est maintenant au tour de VOOR de monter sur scène et je dois être franc en disant que j’avais bien hâte de découvrir ce groupe originaire du Saguenay et qui faisait un retour sur scène ce soir-là. C’est depuis 2010 que VOOR ne s’était pas produit sur un stage. À Jonquière, ça faisait 29 ans qu’il n’était pas venu nous rendre visite.
VOOR a fait ses débuts sur la scène metal québécoise au début des années ’80 au coté des légendaires VOIVOD. Les 2 groupes étaient très proches à l’époque et pratiquaient même ensemble à l’occasion. Martin, le chanteur, me racontait même que lui et Snake étaient beau-frère à une époque alors qu’ils sortaient avec 2 sœurs.
À ma grande stupéfaction, la foule est revenue pour le début du set de VOOR et c’est tant mieux. Le groupe commence leur spectacle en force et laissez moi vous dire qu’ils ne font pas leur âge. Ça sonne vraiment bien! Leur style ressemble drôlement à du vieux VOIVOD. Plus thrash, moins transcendant ou psychédélique, mettons. Le circle pit est de retour, stage diving et compagnie. Le groupe est transporté par la foule, c’est beau à voir! J’aurais aimé le même accueil pour BOOKAKEE mais bon…
Le groupe est en feu et nous annonce même qu’un nouvel album est en route. Une belle prestation et rien à envier à leurs cousins du passé, Voivod. J’ai bien hâte d’entendre un enregistrement moderne de ce groupe.
Pour conclure, j’ai passé une excellente soirée et j’en remercie toute l’équipe de Spectacles du Fjord de m’avoir accueilli à bras ouvert, ma comparse et moi. Les groupes ont offert tous et chacun un set haut en couleur ce qui a donné au final un spectacle de qualité. On ne peut pas trop en vouloir à la foule de ne pas avoir supporté BOOKAKEE comme je m’attendais. Le style unique et technique du groupe demande une certaine ouverture d’esprit qui n’est pas donné à tout le monde. Le Klube est un bel endroit pas encore sur la coche au niveau son et lumières mais laissons leur le temps de s’ajuster. Je remercie aussi par le fait même les administrateurs de la salle qui font preuve d’innovation en accueillant des shows metal car le style est encore tabou dans le milieu.
Pour des images de tous les groupes, je vous suggère la chaîne Youtube de Mat Paré qui possède aussi une page facebook.
Tom Hellscreamer
et
Vanessa B. (assistante)