Critique d’album: Riverside – «Love, Fear and the Time Machine»

Riverside - Love, Fear and the Time Machine

 

RIVERSIDE
«Love, Fear and the Time Machine»
Inside Out Music
4 septembre 2015

*Scroll down for English version
RIVERSIDE
a été une de mes plus belles découvertes de l’année 2013. Je me souviens avoir découvert ce groupe avec leur album «Shrine of New Generation Slaves» (SONGS, lol!) qui était tout simplement un chef-d’œuvre de musique tantôt progressive, mais surtout mélancolique. Avec cet album (qui était le cinquième du groupe), on sentait que les gars de RIVERSIDE avaient enfin réussi à trouver l’identité musicale du groupe. J’avais d’ailleurs pu les voir sur la croisière «Progressive Nation at Sea» et j’en avais profité pour faire une entrevue dont voici le lien. Sur le nouvel album «Love, Fear and the Time Machine» (LFTM), les quatre polonais menés par le bassiste Mariusz Duda nous démontrent que c’est dans cette même direction qu’ils veulent continuer de travailler. Et j’en suis plus qu’heureux.

Même s’il est associé au genre progressif depuis le début de sa carrière (et avec raison), le groupe n’en a jamais été un grand ambassadeur à mon avis. Bien que c’est vrai qu’on retrouve des éléments de ce genre sur tous leurs albums (incluant LFTM), je dirais que le groupe en emprunte des éléments plus qu’il n’en défini. Et c’est correct ainsi. En fait, dans le cas précis de RIVERSIDE, je pense que c’est la meilleure chose à faire, en particulier avec le style des deux derniers albums. Pour ne donner que deux exemples: «Escalator Shrine» sur SONGS, et «Towards the Blue Horizon» sur LFTM. En ce qui concerne les thèmes musicaux et lyriques, l’album se distingue du reste de la discographie de RIVERSIDE par le fait qu’il est beaucoup plus joyeux. Comme Mariusz Duda l’a souvent expliqué en entrevue récemment, les thèmes mélancoliques sont ceux qui lui viennent le plus facilement, alors il voulait se forcer et écrire des chansons plus joyeuses. L’inspiration était définitivement au rendez-vous, car le résultat parle de lui-même!

Parlant du résultat, les chansons sur l’album sont tous bonnes. Elles vont vous prendre quelques écoutes avant de les apprécier pleinement et qu’elles vous rentrent dans la tête, mais un moment donné y’a un déclic qui se fait, ensuite vient la prise de conscience soudaine et lumineuse de la nature profonde de cet album. Le premier single «Discard Your Fear» est très représentatif de l’album et vous restera dans la tête dès la première écoute.

Le reste de l’album n’est constitué que de bonnes chansons, qui elles-mêmes sont souvent remplies de bonnes idées bien appliquées. Un parfait exemple est la relation entre la chanson d’ouverture et la chanson de fermeture de l’album. Je ne vous en dis pas plus là-dessus. J’aimerais également signaler l’excellente écriture pour les chansons «Under the Pillow», «Saturate Me» et «Time Travellers». Cette dernière est pour l’instant ma favorite de l’album.

Je suis très excité présentement par ce groupe, qui a définitivement le vent dans les voiles. Ma plus grande peur lorsqu’un groupe sort un album chef-d’œuvre est qu’il s’écrase sur l’album qui le suit. Cela arrive plus souvent qu’autrement, mais pas avec RIVERSIDE. En tout cas pas avec cet album, ce qui me fait espérer le mieux pour la suite. Faites-vous plaisir et essayez ceci: La prochaine fois que vous mangez de la fondue chinoise avec votre copine ou votre copain, mettez-vous un des deux derniers albums de RIVERSIDE comme musique d’ambiance, maudit que ça fait la job! Et pensez à moi.

La pochette est absolument magnifique!

Note: 9.5/10

Mathieu Audet

*RIVERSIDE sera en spectacle à Québec le samedi 19 septembre et à Montréal le dimanche 20 septembre. Ne manquez pas ça!

 

 

RIVERSIDE was one of my greatest musical discoveries of 2013. I remember falling in love with this band the very first time I heard the 2013 masterpiece album «Shrine of New Generation Slaves» (SONGS, lol!). This is on this album that I think the guys from RIVERSIDE finally found the musical identity that they wanted to stick with. On the new album «Love, Fear and the Time Machine» (LFTM), the four polish musicians led by bassist Mariusz Duda are picking up right where they left off on SONGS, and this is a great thing.

Even though the band has often been (rightfully) associated with the progressive genre since the beginning of its career, I do not consider RIVERSIDE as being one of the progressive music flagships. You can find elements of this genre on every RIVERSIDE album (including LFTM), but the band has always more borrowed these elements than defined them. In the case of RIVERSIDE, I think this is the best way to go. Two examples of this are the songs «Escalator Shrine» on SONGS and «Towards the Blue Horizon» on LFTM. When it comes to musical and lyrical themes, LFTM distances itself from the past releases by being a lot more positive and lighter, in contrast to the heavy melancholy themes on the previous albums. Like Mariusz Duda explained it in several interviews, this was a challenge for him, because melancholic themes come to him more naturally. The result is surprisingly good.

Every song on this album is good. It took me a few listens to fully appreciate them, but it was definitely worth my time. For some reason I can’t really explain, I suddenly understood the album all at once, like it was something I was meant to from the beginning. I think that this is the greatest strength of this album, and it is certainly a common characteristic amongst classic albums. The first single «Discard Your Fear» is very representative of what I just said, and will stick in your head right after the first listen.

Like I said, the rest of the album is great as well. A lot of songs on this album have great ideas that are well used and rendered, like the relation between the opening and closing songs. I think the best songs are «Under the Pillow», «Saturate Me» and «Time Travellers», which in my opinion is the best one on the album.

I am very excited about this band right now because they are on a great streak. One of my greatest fears (which I should discard) when a band releases a masterpiece album is that they crash on the album that follows. This is definitely not the case with RIVERSIDE with their «Love, Fear and the Time Machine» album. Please do yourself a favor: Next time you eat Chinese fondue or any hot pot fondue with your girlfriend or boyfriend, try RIVERSIDE as ambient music, it is really great! And think about me.

The cover is absolutely gorgeous!

Note: 9.5/10

Mathieu Audet

* RIVERSIDE will be playing in Quebec City on September 19th and Montreal on September 20th. Don’t miss them!

 

Critique d’album: Iron Maiden – «The Book of Souls»

Iron Maiden - The book of souls alternate version

 

IRON MAIDEN
«The Book of Souls»
Parlophone
Septembre 2015

 

*Scroll down for English version
IRON MAIDEN
est un de mes groupes favoris de tous les temps. J’ai énormément de respect pour tout le travail et les succès qu’ils ont eu au fil des années. Le groupe va avoir 40 ans en décembre, c’est pas peu dire! Depuis son premier album éponyme en 1980, le groupe nous a offert une panoplie d’albums (16 au total, incluant le dernier qui vient de sortir) qui étaient pour la majorité excellents. Le groupe a eu certes une période creuse (de «No Prayers for the Dying» (1990) à «Virtual XI» (1998)) avant de revenir en force avec Bruce Dickinson encore une fois aux commandes avec l’album «Brave New World». Depuis celui-ci, le groupe est malheureusement revenu, lentement, mais sûrement, sur un pente descendante. Ce processus s’est considérablement accéléré avec l’avant dernier album «The Final Frontier» (2010). Avec «The Book of Souls», le groupe pourra-t-il atteindre de nouveau le sommet de Brave New World»? Sans nécessairement les enfoncer davantage, j’ai bien peur que cet album ne soit pas celui auquel on s’attendait…

Premièrement, allons-y de quelques informations sur l’album.

C’est le premier du groupe en cinq ans, et la différence de temps entre celui-ci et son prédécesseur représente la plus grande période de temps entre deux albums pour le groupe.
C’est également le premier album double et le plus long du groupe, faisant un petit peu plus de 90 minutes. Sur cet album se retrouve également la chanson la plus longue jamais écrite par le groupe. «Empire of the Clouds», faisant un petit peu plus de 18 minutes, vient détrôner «Rime of the Ancient Mariner» de plus de 4 minutes.
Le concept autour de la pochette et sa réalisation est très simple et efficace. On retourne au vieux font, avec un Eddie bien reconnaissable, mais pas trop extravagant.

Maintenant quelques réflexions concernant chaque chanson.

L’album commence avec la chanson «If Eternity Should Fail». La chanson est assez étrange, dans le bon sens du terme, avec une deuxième partie complètement différente de la première. On y sent bien le style de composition un peu plus explorateur de Bruce Dickinson.
«Speed of Light», la chanson qui est sortie en single plus tôt en août fait quand même la job. Le vidéoclip qui l’accompagne est très bien fait et intéressant, surtout pour les geeks comme moi, où on y met en image d’IRON MAIDEN un condensé des 40 dernières années de jeux vidéos. Le riff principal me fait penser à celui d’«Enter Sandman» de Metallica!
«The Great Unknown» est un peu fade et ne passera certainement pas à l’histoire.
«The Red and the Black» (malgré son intro/outro de basse complètement bâclée) est celle qui nous rappelle le plus le style d’IRON MAIDEN qu’on a appris à aimer depuis qu’on en écoute. C’est une composition de Steve Harris uniquement, alors c’en est probablement la raison.
«When the River Runs Deep» est une autre chanson un peu fade qui ne passera pas à l’histoire.
«The Books of Souls», la chanson titre, en est une autre qui se colle bien au style développé sur «Dance of Death». Bien que la chanson soit intéressante, pour une chanson titre, elle n’est pas aussi épique que celle figurant sur «Dance of Death». Je m’attendais à quelque chose de plus frappant.
Le refrain de «Death or Glory» est beaucoup trop répétitif, à la limite de l’insignifiance.
«Shadows of the Valley» je n’ai rien à dire dessus, elle me laisse indifférent.
«Tears of a Clown» parle de la mort tragique de Robin Williams et des thèmes qui y sont reliés. La chanson a un bon groove.
«The Man of Sorrows» nous fait comprendre pourquoi Dave Murray ne participe plus beaucoup au processus de composition.
Pour finir cet album en beauté, «Empire of the Clouds», qui le long de ses 18 minutes, explore plusieurs thèmes musicaux. Même si les idées de base et la structure sont bonnes, il manque de la chair autour de l’os à plusieurs endroits dans la chanson. Le milieu est un paquet de riffs mis bout à bout, des fois ça s’essouffle. Le piano au début est trop mince, Bruce Dickinson n’est pas un joueur de piano régulier, et ça paraît.

Parlons maintenant de la performance.

Je vais sortir ça tout de suite de mon système: Nicko McBrain, même s’il a l’air du gars le plus sympathique du monde, n’est pas un bon drummer. Jouer du drum pour un gros band connu et talentueux ne signifie pas que tu es un bon drummer (hello Lars Ulrich!). En fait je dis qu’il n’est pas bon, peut-être qu’il l’est en réalité, en tout cas il ne le montre pas sur cet album, ni sur tous les autres albums du groupe. Quand ça fait 13 albums que tu fais tout le temps la même passe de ride et les mêmes deux fills de drum, un moment donné ça tombe sur les nerfs.
Bruce Dickinson a de la misère avec sa voix à certains endroits (oui je sais il a eu le cancer). Rien de bien majeur, mais des fois ça accroche l’oreille, comme dans «Speed of Light».

Et maintenant, de la production.

Kevin Shirley a carrément DÉTRUIT l’album avec son mix et sa production MERDIQUES. C’est une honte totale qu’IRON MAIDEN décide de travailler avec lui depuis 20 ans maintenant. Ce gars-là ne mérite pas de travailler avec de tels gros noms tellement il est incompétent. Et je ne m’explique pas le choix du groupe de travailler avec lui… Le mix est tellement tout croche qu’il nous donne l’impression que les chansons sont en fait des versions démo. Il y a plein de bouts mal raboutés, ça arrive souvent que les guitares dans les canaux gauche-droite jouent la même affaire et qu’elles ne sont pas en même temps. N’importe quel producteur qui fait son premier band rock dans son sous-sol aurait remarqué et corrigé ce genre de choses…
L’album a été en bonne partie composé et enregistré tout le groupe en même temps. Je ne trouve pas que ça donne un bon résultat (en fait, je ne pense pas qu’aucun band a avantage à faire ça, peu importe le style). Ça ne marche certainement pas avec IRON MAIDEN, et ça paraît dans les performances.
En ce qui concerne la composition, ça semble précipité par bout, le groupe aurait peut-être eu intérêt à laisser mûrir les chansons. Parce que ça c’est une autre affaire. Ce n’est pas vrai que toutes les chansons avaient leur place sur l’album (comme l’a dit Bruce en entrevue). L’album aurait facilement pu être épuré de 3 chansons, et aurait rentré sur un disque régulier de 80 minutes. À la limite faire une édition spéciale de deux disques, où les chansons coupées sont clairement identifiées comme des chansons bonus?
Un autre élément que je reproche de plus en plus à IRON MAIDEN (depuis la deuxième moitié de «A Matter of Life and Death» (2006)) c’est de ne plus être mélodique. Réécoutez «Brave New World», vous allez certainement comprendre ce que je veux dire.

En conclusion, cet album comporte quand même son lot d’éléments intéressants. Malgré le fait que certaines chansons soient un peu fade, ce n’est quand même pas rien pour un groupe qui va avoir 40 ans en décembre cette année d’arriver avec un album double faisant plus de 90 minutes. Le groupe expérimente à quelques endroits dans certaines chansons, ce qui est un autre fait remarquable pour un groupe de cette longévité. Je ne peux par contre pas pardonner la qualité à la limite du médiocre de la production. J’espère que le groupe finira par comprendre que ce n’est pas une bonne idée de travailler avec Kevin Shirley, et s’il sort un autre album dans les prochaines années, que ce sera avec un producteur respectable qui saura faire bien sonner le groupe. Ça fait toute la différence, peut importe la qualité de la composition. Parlant de prochain album, je pense malheureusement que ce sera le dernier album studio du groupe. Si c’est le cas, il y a bien pire façon de tirer sa révérence que celle-ci! Chapeau et merci IRON MAIDEN!

Note: 6/10 (en grande partie pour la production)

Autres notes que je n’ai pas mises dans l’article:

«The Book of Souls» (à 7:04) copie «Montségur» (3:42, «Dance of Death»).
«Empire of the Clouds» (à 9:12) copie «The Legacy» (5:30, «A Matter of Life and Death»).
Autre truc intéressant. Une version alternative de la pochette a été faite par un fan. Je la trouve beaucoup plus belle que l’originale!

Mathieu Audet

Iron Maiden - The book of souls

 

 

IRON MAIDEN is one of my favorite bands of all time. I have an enormous respect for the work and the success they’ve had over the years. The fact the band will be 40 years old in December speaks for itself! Since their first album in 1980, the band released a variety of albums (16 in total, including this last one which was just released) that were excellent for the vast majority though I must say they certainly had a slump (from «No Prayers for the Dying» (1990) to «Virtual XI» (1998)) before returning in full force with Bruce Dickinson back at the helm for the album «Brave New World». From there on, the band has unfortunately gone back, slowly but surely, on a downward slope. This process being accelerated considerably with the penultimate album «The Final Frontier» (2010). With «The Book of Souls», would they reach the height of «Brave New World»? Without necessarily drowning them further, I fear that this album is not what we would/could/should expect…

First, let’s throw here some informations about the album.

This is the first in five years, and the time span between this one and its predecessor is the longest interval between albums they ever had.
This is also their first ever double album and the longest they released, clocking a little over 90 minutes. This album also propose the longest song ever written by the band. «Empire of the Clouds», ticking a little over 18 minutes, dethrones «Rime of the Ancient Mariner» by more than 4 minutes.
The concept around the album sleeve and its realization is very simple and effective. They go back to the old typo and look, with Eddie recognizable, but not too extravagant.

Now, let’s talk rapidly about the songs

The album starts with «If Eternity Should Fail». This song is quite strange in a good way, with a second portion completely different from the first half. I could feel Bruce Dickinson‘s «out of the beaten trail» style of composition.
«Speed of Light», released as a single in August, does do the job but not more…just enough. The video that accompanies this single release is very well done and interesting, especially for geeks like me, since it pays tribute to 40 years of video games with Eddy as main character/hero. The main riff though reminded me Metallica’s «Enter Sandman».
«The Great Unknown» is bland and certainly won’t make history.
«The Red and the Black» (despite its bass intro/outro completely botched) is the one that reminds me most of the IRON MAIDEN style we have come to love. This is a composition by Steve Harris only, this probably explaining that.
«When The River Runs Deep» is another bland song that will not mark the history lane.
«The Books of Souls», the title track, is another one that sticks well with the style developed on «Dance of Death». Although the song is interesting, for a title track it’s not as epic as the one on «Dance of Death». I expected something more striking.
The chorus of «Death or Glory» is far too repetitive, flirting with being simplistically simple.
«Shadows of the Valley» didn’t inspire me anything to say about it. It leaves me indifferent.
«Tears of a Clown» is about the tragic death of Robin Williams and themes connected to it . The song has a good groovy vibe.
«The Man of Sorrows» is a perfect example why Dave Murray isn’t much involved in the composition process.
Finally the album closes on a higher note with «Empire of the Clouds», which along its 18 minutes, explores several musical themes. Although the basic ideas and structure are good, it lacks some flesh around the bone in several places in the song. The mid-part of the song is just a bunch of riffs aligned one after the other, that fails to keep the level of interest. Furthermore, the piano intro is also too thin; Bruce Dickinson is not a regular piano player, and it transpires.

Now let’s talk about performance.

First, something I thought and felt deeply since he joined the band: Nicko McBrain, even if he looks like the friendliest guy on Earth, is not a good drummer. Playing drums for a notorious experienced and talented band does not mean you’re a good drummer (Hello Lars Ulrich!). In fact saying that he’s not a good drummer maybe wrong, but actually in any case he doesn’t show it on this album, or all the other albums. When through out 13 albums, all you do is the same old «ride» trick and same two drum fills, it finally ends up getting on my nerves.
Bruce Dickinson struggles with his voice in some parts (yes I know he had cancer). Nothing major though, but sometimes it irritates the ear canal, as in «Speed of Light».

And now, on the production side

Kevin Shirley has flatly DESTROYED this album with his crappy mix and production. It’s a total shame IRON MAIDEN decided to work with him for 20 years now. This guy doesn’t deserve to work with such big names; he’s so incompetent. And I can’t understand why they chose to work with him… The mix is all wrong so it gives us the impression that the songs are actually demo versions. There are plenty of badly mixed parts, culminating with the unforgivable fact that it often happens that the guitars in the left-right channels play the same thing but ARE NOT at the same time. Any producer working on its first rock album in his basement studio would have noticed and corrected this shit…
The album was largely done recording the whole band simultaneously. I don’t think it gives a good result (in fact, I don’t think any band should do that, regardless of the style). Definitely, it doesn’t work for IRON MAIDEN, and it shows in the performance.
Regarding the composition, it seems like they rushed them. They should have given the song time to mature. It’s not true that all songs deserved their spot on the album (contrary to what Bruce said in an interview). The album could easily have been purged of 3 songs, and thus would have fitted on a regular 80-minute normal CD. Ultimately maybe it could have been released as a two-disc special edition, where these «unable to make the cut» songs would have clearly been identified as bonus songs?
Another thing I resent more and more from IRON MAIDEN (since the second half of «A Matter of Life and Death» ( 2006) ) is not being melodic anymore. Listen again to «Brave New World», you’ll certainly understand what I mean.

In conclusion, this album still has its share of interesting elements. Although some songs are a little bland, it’s still something for a band that will be 40 years old in December this year to come up with a double album clocking at over 90 minutes. They tried some experimentions in some songs, which is another remarkable thing for a band that lasted so long. I can’t accept though the «near to mediocre» quality of production. I hope that they’ll eventually realize that this is not a good idea to work with Kevin Shirley, and if they release another album in the coming years, it will be with a respectable producer that will make it sound good. It makes a whole difference, no matter the quality of the composition. Speaking of the next album, I think unfortunately this could/will be their last studio album. If this is the case, there are much more worse ways to bow out than this! I tip my hat to IRON MAIDEN and thank them for what they offered throughout their career!

Note: 6/10 (mainly due to the crappy production)

Random notes I didn’t put in my text:

«The Book of Souls» (at 7:04) copies «Montségur» (3:42, «Dance of Death»)
«Empire of the Clouds» (at 9:12) copies «The Legacy» (5:30, «A Matter of Life and Death»)
Another interesting thing. An alternative version of the cover was made by a fan. I find it much more beautiful than the original!

Mathieu Audet

Iron Maiden - The book of souls

 

Critique d’album: SPOCK’S BEARD – «The Oblivion Particle»

Spock's Beard - The Oblivion Particle

 

SPOCK’S BEARD
«The Oblivion Particle»
Inside Out Music
21 Août 2015

 

*Scroll down for English version
Après leur album chef-d’oeuvre «Brief Nocturnes and Dreamless Sleep» en 2013 (album où même le disque bonus était excellent!), les gars de Spock’s Beard reviennent à la charge deux ans et demie plus tard avec l’album «The Oblivion Particle». Si on considère que Spock’s Beard est un band de vieux (presque 25 ans derrière la cravate!) et qu’ils ont douze albums à leur actif, le rythme auquel ce groupe nous livre de la nouvelle musique est phénoménal.

Le groupe nous offre sur ce douzième album tout ce que nous aimons et sommes habitués d’entendre du Spock’s Beard moderne (c’est-à-dire, post départ de Neal Morse). Il y a certainement quelques petites expérimentations à gauche et à droite, mais rien de trop extravagant. Je ne suis pas du genre à me perdre dans les longues descriptions de chansons. Je préfère plutôt parler plus de ce qui tourne autour de l’album, de comment il a été fait, et de donner un peu plus de background. Jusqu’à des fois me perdre dans une idée et dévier de la track pas mal. En fait, j’ai toujours trouvé inutile et même un peu niaiseux de décrire la performance dans le détail, y allant de commentaires du genre « le drum rappelle un coup de tonnerre venu droit de l’enfer », ou encore « les solos de guitares sont justes et joués à la vitesse de l’éclair ». Je pense que c’est mieux de laisser les gens écouter la musique pour une première fois sans se faire d’attentes. Je dirai simplement que mes chansons préférées sont «Tides of Time», «Minion», «Disappear» et «Bennett Built a Time Machine».

Bennett

Non, pas ce Bennett

Fait intéressant à noter, sur les neuf chansons présentes sur l’album, six chansons ont été écrites par des membres qui ne font pas partie du groupe. Il s’agît bien sûr des collaborateurs de longue date Stan Ausmus et John Boegehold, qui ont collaboré à tous les albums de Spock’s Beard depuis «Feel Euphoria» en 2003. Ils sont en grande partie responsable du nouveau son de Spock’s Beard et méritent beaucoup de crédit! J’aurais aimé avoir une fois de plus une collaboration de Neal Morse sur une ou quelques chansons, mais on n’a pas toujours ce que l’on veut dans la vie comme dirait l’autre!

Je considère l’album de 2013 comme étant le meilleur album du groupe jusqu’à maintenant (et oui, même meilleur que «Snow»!). Même si une coche en dessous (c’est le problème éternel des albums post magnum opus de n’importe quel groupe), «The Oblivion Particle» est une très belle réplique et un statement comme quoi le groupe en a encore beaucoup à offrir. Ça va vous prendre plusieurs écoutes pour pleinement l’apprécier par contre! L’album va très certainement se retrouver dans mon top 5 à la fin de l’année. Depuis l’arrivée du chanteur Ted Leonard (Enchant, Transatlantic), Spock’s Beard est sur un belle lancée. Espérons que ça va durer!

Note: 9/10

Mathieu Audet

 

After the release of their masterpiece and magnum opus album «Brief Nocturnes and Dreamless Sleep» in 2013 (even the bonus disk was excellent!), the guys from Spock’s Beard strike again two and a half year later with their twelfth album «The Oblivion Particle». Considering the fact that Spock’s Beard is an «old» band (almost 25 years now!) and that they released twelve albums during that time span, I can only have a lot of respect towards the rhythm to which they produce and release new music.

Everything that we love and are used to hear from the modern Spock’s Beard is on «The Oblivion Particle». There are of course a few experimentations here and there, but nothing that goes off the track for too long. I’m not the kind of person that likes to describe in details every song of the album, saying things like «the drum is like a pounding thunder from hell» or «the guitar solos are precise and lightning fast». I think it is a bit useless, and the best way to listen to an album for the first time is without preconceived ideas about it. I prefer talking about interesting facts about the album, giving background and trivia information. I will only say that my favorite songs are «Tides of Time», «Minion», «Disappear» and «Bennett Built a Time Machine».

Bennett

No, not that Bennett.

Fun fact: Out of the nine songs on that album, six of them were written by people who are actually not in the band! These people are of course long-time collaborators Stan Ausmus and John Boegehold. They are writing for Spock’s Beard since the 2003 «Feel Euphoria» album. They are an important part to the new sound of Spock’s Beard and deserve a lot of credit. I would have liked a collaboration from Neal Morse on a few songs, but you don’t always get want you want in life!

Like I said in the introduction, I consider the 2013 to be the best piece of work from Spock’s Beard (yes, even better than «Snow»!). Even though «The Oblivion Particle» is a notch under «Brief Nocturnes and Dreamless Sleep» (this is the eternal problem of any post-magnum opus albums from every bands), I think this is a great follow-up and a statement from the band that they still have a lot to offer. It may take several listens to fully appreciate this album, but this will be worth your time. The album will certainly be featured in my Top 5 of 2015 list. The band is on a great streak since the arrival of Ted Leonard (Enchant, Transatlantic), let’s hope this will continue on for a long time!

Note: 9/10

Mathieu Audet

 

Le GangBang musical

Salut tout le monde, je vous reviens avec ma chronique «En rafale» qui change de nom pour «Le GangBang musical». Pourquoi changer de nom. Parce que…  Mathieu Audet

 

En rafale

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Moonlyght - Return to desolation

Moonlyght
«Return to Desolation»
Blast Head Records
Date de sortie: 7 juillet 2015

Moonlyght nous revient en force avec un 3e album qui plaira aux fans de longue date du groupe. Tous les éléments que j’ai adoré des deux premiers albums y sont présents: mélodies, passages qui bûchent, vocal féminin et originalité dans la composition. Tous des éléments qui font que Moonlyght, sans en réinventer le genre, se démarque des autres groupes du même style. Je dois dire par contre que la pochette est affreusement laide, il faudrait peut-être montrer à l’artiste qui a fait la pochette cette vidéo sur les perspectives

Avec une qualité de production supérieure aux prédécesseurs et plus d’une heure de nouveau matériel, c’est bien sûr un no-brainer pour les fans de Moonlyght, et fortement à conseiller pour les fans de prog et de métal en général.

Note : 9/10

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 Next to None - A Light in the Dark

Next to None
«A Light in the Dark»
Inside Out Music
Date de sortie: 30 juin 2015

Next to None, c’est le groupe du kid à Mike Portnoy (batteur de Dream Theater pendant 25 ans). J’ai eu la chance de voir ce groupe en spectacle sur le bateau de la «Progressive Nation at Sea», et j’ai été franchement impressionné pour des kids. La composition est excellente, et pour un premier album, ça fesse franchement fort. On sent grandement l’influence de Portnoy, autant dans la composition, les arrangements que dans la production. En écoutant la batterie de Max Portnoy, on croirait souvent entendre son père: même fils, et même faiblesse au niveau du double bass-drum. Le refrain de la chanson «Legacy» ressemble très étrangement au refrain de la chanson «Repentance» de Dream Theater. Coïncidence?

Note: 8.5/10

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 Between the Buried and me - Coma ecliptic

Between the Buried and me
«Coma Ecliptic»
Metal Blade Records
Date de sortie: 10 juillet 2015

Les gars de Between the Buried and Me n’ont jamais produit de mauvais matériel, et c’est encore vrai avec «Coma Ecliptic». Sans se répéter, ni se réinventer, ils nous livrent avec ce septième album, un amalgame de tous les styles auxquels ils nous ont habitués au fils des années. L’album est-il peut-être un peu plus « smooth » que les autres? À vous de juger.

Note: 9/10

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 Muse - Drones

Muse
«Drones»

Warner Bros. Records
Date de sortie: 5 juin 2015

Oh la belle surprise! L’album «The 2nd Law», paru en 2012, m’avait légèrement déçu. «Drones» est rock à souhait, un beau retour aux sources pour Muse!

Note: 8.5/10

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 Codas - Currents

Codas
«Currents»
Crowquill Records
Date de sortie: 2 juin 2015

Je ne sais pas trop comment décrire ce EP. Premièrement, c’est le projet solo du guitariste Mario Quintero de Sleep Lady. C’est de la musique instrumentale, probablement qu’on pourrait la qualifier aussi de musique expérimentale. Les trois premières chansons sont structurées, la dernière et la plus longue l’est un peu moins. C’était probablement une tentative de mettre en musique ce qui se passe dans la tête d’une personne en train de faire une crise d’épilepsie.

Ça s’écoute mieux qu’on le pense.

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NY64 - NY in 64

NY in 64
«NY64»
Magic Bullet Records
Date de sortie: 7 avril 2015

Ça aussi, c’est de l’instrumental. Quand Justin Hock et Thomas Schlatter, le duo derrière les compositions du groupe screamo des années 1990, You And I, ont décidé après plus de 15 ans de collaborer à un nouveau projet, ils ont créé Ny in 64 en s’adjoignant les vétérans Chris Alfano et Seth Rheam, mieux connus pour être de la formation progressive East Of The Wall, Ça fait penser à Cloudkicker. L’extrait de l’album est gratuit sur le bandcamp du groupe.

À découvrir!

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 Leprous - The congregation

Leprous
«The Congregation»
Inside Out Music

La première fois que j’ai vu le premier vidéoclip du nouvel album

j’ai immédiatement pensé à ça:

 

 

Une soirée chaude avec Inner Odyssey

16-06-15 Québec Inner Odyssey

 

C’est mardi le 16 juin qu’avait lieu le lancement du deuxième album «Ascension» d’Inner Odyssey au Cercle (vous pouvez lire ma critique de l’album ici). La formule était simple et efficace, en mode 5 @ 7 avec prestation. Les fans d’Inner Odyssey et de prog sont nombreux à Québec, et ils ont très bien répondu à l’appel. C’est devant une salle presque comble que le groupe a joué la majorité des pièces se retrouvant sur l’album. Répertoire juste et approprié. Juste assez pour nous satisfaire, et pas trop pour nous laisser envie de découvrir l’album en entier.

La performance fut sans faille et mémorable. Bien qu’il soit encore le batteur officiel du groupe, Étienne Doyon en est maintenant aussi le chanteur, alors la position de batteur en spectacle est désormais assurée par Philippe-Antoine Beaulieu (ce qui n’a pas empêché Étienne de faire la chanson instrumentale «Retrospection» à la batterie!). Ce dernier nous a offert une performance incroyable, je dois même avouer que je le regardais jouer au moins 75% du temps pendant le spectacle. André-Philippe Pouliot (c’était sa fête en plus!) remplaçait Mathieu Chamberland aux claviers, car celui-ci est présentement dans le nord à faire je ne sais trop quoi (probablement à réfléchir au sens de la vie). Il y a tellement de passages difficiles sur plein de chansons de l’album, tu te dis «il va bein y avoir quelqu’un qui va se tromper ou va échapper une note un moment donné». Pas avec Inner Odyssey. Si tu penses ça, tu te fourvoies royalement. La performance musicale et le chant étaient parfaits. Même si Simon Gourdeau (basse) avait mal au cœur, et même si Vincent Leboeuf-Gadreau (guitare) avait encore plus chaud que moi.

Car la seule chose que je regrette de ce lancement, c’est de m’être habillé en long, parce qu’après qu’Inner Odyssey ait mis le feu dans la place, il faisait chaud dans tous les sens du terme. Étienne Doyon avait brillamment prévu le coup par contre, comme peut en témoigner sa chemise à manches roulées sur les photos ci-dessous. Merci à Photocyc pour les photos!

L’album est disponible sur le Bandcamp du groupe.

Mathieu