Queens Of The Stone Age//The Struts @ Place Bell, Laval – 13 avril 2024

Voici le compte rendu et less photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Queens Of The Stone Age présenté par Evenko à la Place Bell de Laval le 13 avril 2024 et qui mettait également à l’affiche The Struts.

 

Retour sur le spectacle

Montréal/Laval était pluvieuse, mais surtout fébrile à l’idée de recevoir à nouveau Queens of the Stone Age et en première partie The struts.

 

The Struts

Afin de bien réchauffer la salle et de nous mettre dans l’ambiance, The Struts officiait en tant que premier artiste de la soirée. Formation anglaise forcément connue pour leurs succès Could have been me, Body talks ou bien Too good for raising hell.

À peine les premières notes jouées, Luke Spiller, leader de la formation et manifestement dans les bons souliers, s’élance avec grâce et théâtralité, allant chercher la foule et se jurant de la faire sienne. Pari réussi. La foule est fébrile, enthousiaste et accueille généreusement les prouesses offertes. Luke Spiller me rappelle un peu Freddy Mercury. Il interagi énormément avec la foule, communique bien, sait dialoguer avec son corps et ses mouvements autant qu’avec sa voix. S’amusant à faire répéter à la foule des onomatopées délirantes comme notre bon Freddy faisait souvent.

Armé d’un groupe de musiciens hors-pairs il a su charmer son audience, malgré les restrictions d’une première partie. Un bon cinquante minutes je dirais de bon rock aux accents légèrement pop, comme on peut s’attendre de la formation Britannique. J’ai bien aimé leur énergie et ils ont très bien accompli leur tâche. On les verra en tête d’affiche dans les années à venir selon moi.

**Malheureusement, nous n’avions pas l’autorisation de photographier la première partie, ce sera partie remise pour The Struts en photos!

 

 

Queens Of The Stone Age

Ensuite nous avions droit au plat principal. Il aura fallu une bonne dizaine d’années avant que les fans puissent revoir sur scène leurs favoris que sont les Queens of the Stone Age J’étais assez fébrile à l’idée de les revoir, ma petite dernière étant aux foufs! Il y a de cela belle lurette.

Ils ont débuté avec un de leur plus grand succès No one knows, mon appareil photo en main et me dirigeant devant la scène, je sentais déjà une explosion d’énergie dans la salle!

Détail très cool et que j’ai spécialement apprécié était l’interactivité offerte au public : avant certaines pièces Josh permettait à l’audience de voter pour deux ou trois titres différents par applaudissements. Ainsi Sky is falling remplace la pièce the way you used to do, You Think I Ain’t Worth a Dollar, but I Feel Like a Millionaire, Sicily et on opta pour I appear missing au détriment de sick sick sick (faute pardonnée). Pour ce qui est de leur excellent dernier album, In Times New Roman, ils nous ont offert Paper Machete, Carnavoyeur ainsi que Time and Place.

Une de mes pièces chouchou fut interprétée, Make it with chu de l’album Era Vulgaris (2007) à mon plus grand plaisir. Chanter ce titre humoristique à la Place Bell parmi de nombreux fans a fait ma soirée.

Avec un peu moins de deux heures de prestation, les Reines de l’âge de pierre ont su bien nous divertir et nous tenir debout pour la plupart durant tout ce temps. (ok j’ai triché je me suis assis quelques fois! Le rocker se fait vieux hahaha) Un grand merci à Evenko pour un autre bel événement réussi! Il faudrait que Josh et sa bande n’attendent pas dix longues autres années avant de venir nous revisiter! Merci!

 

-Journaliste et photographe: Martin Debois

Týr//TrollFest//Aether Realm//The Dread Crew of Oddwood @ Le Studio TD, Montréal – 1 avril 2024

Voici les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Týr présenté par Heavy MTL et Greenland Productions au Studio TD de Montréal le 1er avril 2024 et qui mettait également à l’affiche TrollFest, Aether Realm et The Dread Crew Of Oddwood.

 

 

Of The Wand And The Moon//Old Tower//Blood and Sun//Oiseau de Proie @ Piranha Bar, Montréal – 9 mars 2024

Voici le compte rendu et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Of The Wand and The Moon présenté par Tehom Productions au Piranha Bar de Montréal le 9 mars 2024 et qui mettait également à l’affiche Old Tower, Blood and Sun et Oiseau de Proie.

 

 

Retour sur le spectacle

Ce samedi dernier, j’avais un rendez-vous à ne pas manquer : Of the Wand and the Moon venait au Canada pour la toute première fois! Lorsque j’ai vu Tehom Productions (merci encore Xavier!) annoncer la nouvelle sur les réseaux sociaux, j’ai dû me pincer à quelques reprises! En effet, en plus de ne pas jouer si souvent dans son Europe d’origine, Kim Larsen, seul membre de son projet musical, laissait croire qu’il ne jouerait jamais en Amérique du Nord. Ce danois œuvrant dans le Dark Folk romantique noir, préférait les quelques festivals d’envergures ou certaines villes d’Europe bien sélectionnées.

 

 

Blood and Sun

En plus, nous avions droit à la formation Blood and Sun de Brooklyn New-York, jouant dans les mêmes tranchées, mais ayant une approche plus martiale tout en demeurant un Dark folk d’excellente qualité.

Luke Tromiczak en est le fondateur et principal compositeur. Blood and Sun roule sa bosse depuis 2011 déjà. Auparavant de Minneapolis, et maintenant à Brooklyn, ils sont venus quelques fois fouler les planches de notre belle métropole. Ils étaient de passage afin de promouvoir leur nouveau E.P intitulé Ochre. Nous avons pu entendre des titres de Love and Ashes et aussi White StormsFall (2020 et 2014).

Un très bon choix somme toute  pour accompagner la tête d’affiche de cette soirée.

 

 

Old Tower

Afin de créer un énorme contraste, mais tout en restant dans le thème de l’introspection et de la noirceur, Old Tower de Hollande de l’étiquette TOUR DE GARDE venait exposer son Dark Ambient, Dungeon synth.

Soutenu par des projections moyenâgeuses, mystiques, étranges et cosmiques, The Specter, ce personnage manipulant les sons de son autel-parloir, nous gratifia d’un voyage dans son univers personnel. Nous avons pu avoir un grand aperçu de son nouveau matériel, DraconicSynthesis.

Relatant l’avènement du ‘Dragon’. Une exploration qui prit son envol lentement, mais sûrement et qui atteint son but. Sans s’en rendre nécessairement compte nous avions quitté le sol du Piranha Bar et avions profité d’une expérience remarquable et fort réussie. Dans le Dark ambient il est facile de se lasser ou de perdre l’attention. Ici la majorité sembla stupéfaite. Mission réussie.

 

 

Oiseau de Proie

Seule déception de la soirée, l’absence de Tithe, artiste solo Folk mystique de la Colombie Britannique dû à des imprévus de vol aérien. Oiseau de Proie de Montréal combla donc la place vacante.

Duo Coldwave, post-punk de SovannakKé ainsi que Patricia Jeanson, ils ont à leur actif un album éponyme paru en 2019, l’album Catharsis sorti en 2020 et ils venaient jouer leur nouveau single L’enfer datant de l’automne 2023.

La voix douce et froide de Patricia et son engouement sur scène contraste avec un côté plus statique et rigide de Sovannak jouant la guitare. Il faut mentionner que la section rythmique est performée à l’aide d’un beatbox. Rappelant le punk des années 80, ajoutant un côté synthétique qui sied bien au style musical. Ils ont joué une reprise du groupe local défunt Lili fatale, le tout selon leur formule. Flirtant avec la pop au passage. Une belle occasion de les revoir pour moi.

 

 

Of The Wand and the Moon

Kim Larsen alias Of the Wand and the Moon, a offert une performance remarquable malgré les excès de houblon! Malgré sa musique très introspective, triste et poétique, Kim a une attitude amicale, assez humoristique et généreuse. Il a l’air vraiment content d’être parmi nous.

J’avais très hâte de savoir ce qu’il allait jouer. Étant un très grand fan de sa musique. Même quand il faisait partie de la formation Saturnus(Doom-métal), j’étais hyper fébrile.

Il a parcouru son répertoire en honorant son tout dernier album Your Love Can’t Hold This Wreath of Sorrow (2021), le chef d’œuvre LoneDescent (2014), soit 15 ans après son premier album NighttimeNightrhymes, avec les pièces Tear it apart, Absence, Sunspot, entre autres.

Les fans ont aussi pu se délecter du succès Lucifer, de l’excellente I crave for you avant d’obliger Kim a revenir pour un rappel au grand plaisir des fans présents!

J’ai pu avoir une petite discussion avec Kim, lui faire signer mes vinyles et avoir de bons compliments sur le chandail que je portais : un chandail fait par moi-même avec des mentions 0% (ceux qui y voient le lien, comprennent le sarcasme de Kim et son humour noir).

Je n’ai donc pas eu besoin d’un billet d’avion pour l’Europe afin de voir cet artiste que j’affectionne énormément. Mais cela ne m’empêchera sûrement pas d’aller visiter le Danemark et la Scandinavie un jour avec mon appareil photo. Merci Kim!

 

Journaliste/Photographe: Martin Desbois

Sons Of Arrakis//Salem’s Bend//Destruction Derby @ L’Escogriffe, Montréal – 29 février 2024

Voici les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Sons Of Arrakis présenté par Black Throne Productions & AstroSonic Productions à L’Escogriffe bar Spectacle de Montréal le 29 février 2024 et qui mettait également à l’affiche Salem’s Bend et Destruction Derby.

 

Body Void//Kapitur @ L’escogriffe Bar Spectacle, Montréal – 6 décembre 2023

Voici le compte rendu et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Body Void et Kapitur présenté par Blue Skies Turn Black à L’Escogriffe Bar Spectacle de Montréal le 6 décembre 2023.

 

En ce nombril de semaine de début de décembre, les rues de Montréal emplies de neige avec leur lot de difficultés pour les obstinés comme moi d’utiliser tout de même sa voiture, nous avions une offre alléchante pour les amateurs de musique lourde et sans compromis. Le sludge Doom Américain de Body Void était au rendez-vous et fort bien accueilli par Kapitur, un groupe local oeuvrant dans le métal, mais de façon originale. Bruna Wanderly et son violoncelle armée de sa voix tantôt mélodique et clean et tantôt cruelle, faisant le plaisir des amateurs de Black métal, venait ouvrir la soirée pour la promotion de son premier EP Covered in dust. Body Void aussi avait du nouveau matériel à proposer, depuis leur dernière venue en sol Montréalais, au ritz en juin 2022. J’avais particulièrement aimé la performance très désarmante de Willow Ryan ( aussi dans Hellish Form et anciennement de la formation Atone et Devoid).

 

Kapitur

Je voulais être de la partie ne serais-ce que pour entendre en concert la fameuse reprise de SepulturaRoots bloody roots‘. Dédiant cette pièce aux palestiens victimes de la guerre actuelle israelo-palestinienne. La réception de la foule fut instantanément glorieuse à sa façon et je dû même quitter mon rôle de photographe pour mieux headbanger et me lancer dans une danse digne d’un possédé heureux!

Nous avons eu droit aux quatre pièces du EP Covered in Dust, dont la sublime Dream of the antsBruna favorise des vocaux plus posés et une approche plus personnelle. J’adore cette pièce. Le EP en soit est tout sauf linéaire et offre plusieurs aspects des possibilités de Kapitur. Je vous les recommande si vous ne les connaissez toujours pas. Ils sont actifs dans la scène Montréalaise.

 

 

Body Void

Ensuite nous avions le plaisir de se soumettre au Doom Sludge de Body Void. Lourd à souhait avec des ambiences et effets menés de main de maître par Willow Ryan. Comme mentionné en début d’article, Ryan nous cracha son fiel et sa hargne emplie de désespoir et toujours de façon si désarmante et poignante.

La force de cette formation est ancrée dans sa sincérité de la délivrance de son message. Leur musique va droit au but. Body Void est un égrégore de souffrance, la musique est lourde tout comme son âme. À éviter lorsque l’on ne se sent pas bien mentalement. Bon j’éxagère un peu, à peine. Ils sont venus nous démontrer qu’ils ne lâchaient pas le morceau avec de nouvelles pièces de leur tout dernier album Atrocity Machine, paru en octobre dernier sur étiquette Prosthetic Records. Le pari était lancé, pari gagné. Une fois de plus.

Une belle petite soirée pas trop demandante vu la formule de deux formations en deux heures. Le retour à la maison se fût plus tôt que d’habitude, avec une sensation de devoir accompli en bouclant la boucle comme il se doit. Que ferais-je sans ses concerts? Merci musique!

 

-Texte & Photos: Martin Desbois