by Marc-Andre Jobin | Juil 24, 2016 | Articles Divers/Primeurs/Annonces
Dans deux semaines, comme à chaque année, nous aurons droit à notre festival Metal, le «Heavy Montréal». Pour l’occasion, et pour la première fois, je vous présente mon top 10 des groupes que j’ai le plus hâte de voir au festival en vous disant brièvement pourquoi.

10- Fear Factory
Même si je ne suis pas fan de leur tout dernier album, Fear Factory est sans doute l’un des groupes que j’ai le plus hâte de voir jouer. Non seulement on pourra admirer les prouesses de Dino Cazares à la guitare, mais ça risque de brasser pas mal dans la foule. Tout ce que j’espère, c’est que le groupe joue plus de classiques que de pièces plus récentes, en me croisant les doigts pour que le groupe joue au moins quatre chansons de l’album culte «Demanufacture». Ne manquez pas leur performance samedi le 6 août de 15h05 à 15h45 sur la scène Molson Canadian.
9- Carcass
Cette année, les amateurs de Death Metal sont pas mal gâtés avec la présence de nombreux vétérans, autant de la scène américaine que de la scène britannique. Ayant vu leur dernier passage au Métropolis de Montréal, Carcass nous promet de garder la même intensité durant leurs quarante minutes. Comme il s’agit d’un festival, on va espérer que l’intensité grimpe d’une coche du côté de la foule. Ne manquez pas leur performance samedi le 6 août de 15h45 à 16h25 sur la scène Heavy.
8- Nightwish
N’ayant pas eu la chance de voir Nightwish avec Floor Jansen, je me suis toujours demandé si elle était à la hauteur de mes attentes. Il est possible que le groupe puisse donner tout un spectacle, surtout suite à l’annonce des organisateurs du «Heavy Montréal» que leur performance va se faire en format de festival européen; on peut s’attendre à quelque chose d’unique dans son genre au «Heavy Montréal». J’espère également que le groupe jouera un peu plus de classiques que de chansons récentes. Ne manquez pas leur performance samedi le 6 août de 20h30 à 21h30 sur la scène Heavy.
7- Cult Of Luna
N’ayant pas encore eu la chance de les voir, le moment est idéal étant donné que je ne suis pas un grand fan du groupe qui joue au même moment, Five Finger Death Punch, que j’ai déjà vu à deux reprises de toute façon. Bref, je m’attends à quelque chose de relax, mais aussi à la fois qui va me faire bouger un peu. Je n’ai pas été déçu de leurs récents albums mais je m’attends à ce que le groupe varie ses pièces durant sa performance d’une heure. J’ai hâte d’assister à cette expérience. Ne manquez pas leur performance samedi le 6 août de 21h30 à 22h30 sur la scène Blabbermouth.net.
6- Inquisition
Le «Heavy Montreal» n’est pas réputé pour accueillir les groupes de Black Metal. Même s’il existe un festival montréalais qui présente uniquement des groupes de Black Metal plus underground, je ne cracherai pas sur une performance d’Inquisition, car ce duo est explosif non seulement sur CD (ou vinyle selon les préférences), mais également en concert. Ils ont beau être seulement deux sur scène, croyez-moi que les gars savent donner un bon spectacle à leurs auditeurs. Je vais me croiser les doigts pour que le groupe joue au moins une nouvelle chanson de leur prochain album qui va paraître quelques semaines plus tard sur le label Season Of Mist. La seule déception, et je la craignais depuis le début, c’est que le groupe joue en début d’après-midi. Ne manquez pas leur performance samedi le 6 août de 14h à 14h30 sur la scène Blabbermouth.net.
5- Sabaton
Si un groupe a toujours su garder la même intensité sur scène et sur CD, c’est bien Sabaton. Que ça soit des vidéos live sur Youtube ou en show devant nos yeux sur place, les gars ont toujours eu de l’énergie à revendre et ils ne sont pas prêt de tomber au combat. Ça va être festif, ça va brasser pis ça va être épique. La seule chose pour laquelle je me croise les doigts est que le groupe joue une nouvelle chanson de son prochain album qui va paraître environ une semaine et demi plus tard (19 août 2016 via Nuclear Blast). Ne manquez pas leur performance samedi le 6 août de 17h55 à 18h40 sur la scène Molson Canadian.
4- Sebastian Bach
Si l’année passée a été une bonne année pour redécouvrir les classiques du glam des années 80, les organisateurs du «Heavy Montréal» nous offrent le célèbre Sebastian Bach. Même si c’est surprenant qu’il n’ait pas fait de performance au «Heavy Montréal» auparavant, le célèbre ancien chanteur de Skid Row va nous offrir quelques classiques de sa discographie solo en espérant qu’il joue au moins «Youth Gone Wild». Je m’attends également à une excellente présence scénique de sa part et qu’il fera tout pour rendre sa performance mémorable. Ne manquez pas leur performance samedi le 6 août de 17h10 à 17h55 sur la scène Heavy.
3- Blind Guardian
Lors de leur dernier passage à Montréal, Hansi, le chanteur, nous a promis que le groupe n’allait pas prendre un autre cinq ans avant de revenir à Montréal. On peut dire que le groupe a tenu sa promesse puisque moins d’un an plus tard, le groupe est de retour pour nous jouer des classiques et des pièces plus récentes. Si leur dernier passage a été marqué par une grosse chaleur, une grosse intensité sur scène et une foule très active, la pression est très haute auprès des festivaliers de monter la pente qui est déjà énormément gigantesque. Qui sait, peut-être que le groupe va enregistrer un petit quelque chose pour leur prochain album live. Ne manquez pas leur performance dimanche le 7 août de 16h25 à 17h10 sur la scène Molson Canadian.
2- Repulsion
Depuis deux-trois ans, les organisateurs ont le tour de nous amener de vieux groupes qui n’ont pas eu la chance de venir faire un tour à Montréal depuis longtemps. C’est d’ailleurs un point positif que je leur accorde à chaque année dans ma critique du festival annuel. Même si le groupe a seulement un album à son actif, il ne serait pas surprenant que Repulsion amène les festivaliers à l’époque du vieux Death Metal du début années 90. On va espérer qu’il y ait beaucoup d’action du côté de la foule et que l’ovation face au groupe soit énorme. Ne manquez pas leur performance samedi le 6 août de 16h25 à 17h10 sur la scène Blabbermouth.net.
1- Candlemass
S’il y a un seul groupe dont je ne voudrai pas manquer une seule seconde de leur performance, c’est bien Candlemass. Un des piliers du Doom Metal fera une très rare visite (d’ailleurs, je me demande à quand remonte la dernière présence du groupe à Montréal) pour nous présenter des classiques, mais aussi au moins une chanson de son dernier EP intitulé «Death Thy Love», que je vous recommande fortement. Même si le groupe joue en même que Disturbed, je m’attends tout de même à ce qu’il y ait beaucoup de monde pour célébrer la fin du festival. Ne manquez pas leur performance dimanche le 7 août de 21h30 à 22h30 sur la scène Blabbermouth.net.
Et vous, quels sont les groupes que vous avez hâte de voir?
Marc-André Jobin
by Marc-Andre Jobin | Juin 4, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

ENTHEAN
«Priests Of Annihilation»
Indépendant
20 mai 2016
Liste des pièces
1. «1054»
2. «Tones of Desecration»
3. «Before You, I Am»
4. «Dysthanasia»
5. «Ekpyrosis»
6. «Behold the Primordial»
7. «Bring Forth the Raven»
8. «Invalesc de Profundis»
*Scroll down for English version. Translation by Lex Ivian
ENTHEAN est un groupe de Greenville, en Caroline du Sud, USA dont la musique offre une combinaison surprenante. Il joue un mélange de Black Metal, de Death Metal technique et même de blues, sans oublier un côté symphonique à cause des orchestrations. Tout un cocktail musical! Le groupe est composé de quatre membres: deux chanteurs/guitaristes, un bassiste et un batteur. Indépendant comme un jeune adulte qui quitte le foyer de ses parents, le groupe a agi, depuis sa création en 2012, de façon indépendante et a fait deux sorties: un démo en 2013 et son premier album en 2016. La critique que vous lisez va se porter évidemment sur leur premier album intitulé «Priests Of Annihilation». Voyons voir ce que je pense de leur premier album…
Musicalement, le groupe fait donc comme je l’ai mentionné en introduction, un mélange de Black Metal, Death Metal technique et de… blues, que l’on entend très bien dans les deux dernières pièces de l’album. J’avoue que le groupe m’a surpris avec ses compositions travaillées et que l’intégration de plusieurs genres musicaux peut s’avérer être difficile quoique ici les enchainements des genres du groupe sont très réussis. Pour les gens qui me connaissent bien, disons que je suis assez difficile quand on parle de Death Metal technique. Je suis d’ailleurs très sélectif quand il est temps d’acheter un album d’un groupe de ce genre. À titre d’exemple, je n’ai jamais pu aimer le groupe Brain Drill que je considère extrêmement trop répétitif, surtout lorsqu’il se lance à jouer quelque chose de technique. Heureusement que ce n’est pas le cas d’ENTHEAN qui offre quelque chose d’unique et varié sans que ça me tombe sur les nerfs une seule fois. Même que je trouve parfois les pièces entrainantes. Sans oublier les orchestrations qui sont magnifiques, variées et extrêmement bien travaillées rajoutant un petit quelque chose d’intéressant à la musique du groupe.
En ce qui concerne les voix, je n’ai pas grand-chose à dire. Je ne sous-entends pas que c’est mauvais, mais juste que c’est du déjà-entendu. D’autant plus que ça me fait penser au vocal principal du groupe italien Fleshgod Apocalypse.
Pour terminer, j’ai trouvé que la production générale de l’album est d’une très haute qualité, surtout étant donné qu’il s’agit d’un produit indépendant. Aucun instrument n’embarque davantage sur les autres puisqu’on assiste à un équilibre rarement vu sur un album d’un groupe indépendant. On entend parfaitement tout le monde et les transitions entre les différents genres musicaux sont très bien faits sans perdre la qualité sonore.
En conclusion, «Priests Of Annihilation» est un premier album sensationnel par ENTHEAN. Leur cocktail musical est une très grande réussite et a su dissiper assez rapidement mes craintes par rapport à ce mélange. Leur premier album pourrait vous intéresser si jamais vous aimez le groupe Fleshgod Apocalypse, mais à un niveau musical plus travaillé et varié. Même si l’année est très loin d’être terminée, cet album va définitivement se battre pour une place dans mon top 20 des meilleurs albums de l’année 2016. Je vous encourage donc à acheter le format digital ou une copie physique de leur album directement sur leur bandcamp.
9/10
Marc-André Jobin (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)
ENTHEAN is a group of Greenville, South Carolina, USA that offers a surprising combination of style in their music. The band plays a mixture of Black Metal, Technical Death Metal and even Blues, with a symphonic touch brought by orchestrations. What a musical cocktail! The group consists of four members: two vocalists /guitarists, a bassist and a drummer. Independent as a young adult who left the nest, the group has acted independently since its creation in 2012 and had two releases: a demo in 2013 and its first album in 2016. This text is about their first album entitled «Priests of Annihilation». Let’s see what I think of its debut album…
Musically, as I mentioned in the introduction, the band present a mixture of Black Metal, Technical Death Metal and… blues, particularly noticeable in the last two songs of the album. I admit that the band surprised me with its well crafted compositions because I know that the integration of several musical genres can prove to be difficult but here though the blend of styles is very successful. Those who know me well can say I am pretty picky when it comes to technical Death Metal. I am very selective when it’s time to buy an album. For example, I could never like Brain Drill that I consider extremely too repetitive, especially in the technical parts of the songs. Fortunately this is not the case with ENTHEAN that offers something unique and varied without losing me along the way. There is even some catchy parts. I must also mention the orchestrations that are beautiful, varied and worked extremely well, adding this little something interesting to the group’s music.
Regarding the vocal, I don’t have much to say. I’m not implying that it’s bad, just that it’s already heard. It reminds me of the main vocal of the Italian group Fleshgod Apocalypse.
Finally, the overall production of the album is of very high quality, which is to be noted given that this is an independent product, reaching a balance rarely heard on an album from an independent group. Every instrument is well present in the mix and transitions between different musical genres are very well made without losing the sound quality.
In conclusion, «Priests Of Annihilation» is a sensational first album. Their musical cocktail is a great success and was able to quickly dispel my fears regarding this kind of mixture. Their first album might interest you if you like bands like Fleshgod Apocalypse, but with a little bit more variety. Although the year is far from over, this album will definitely fight for a spot in my top 20 list of best albums of 2016. I encourage you to buy the digital format or a physical copy of their album directly on their bandcamp.
9/10
Marc-André Jobin
by Marc-Andre Jobin | Avr 26, 2016 | Critiques, Critiques d'Albums

BABYMETAL
«Metal Resistance»
Toy’s Factory
1er avril 2016
Liste des pièces
1. «Road Of Resistance»
2. «Karate»
3. «Awadama Fever»
4. «YAVA!»
5. «Amore»
6. «Meta Taro»
7. «From Dusk Till Dawn»
8. «GJ!»
9. «Sis Anger»
10. «No Rain, No Rainbow»
11. «Tales Of The Destinies»
12. «The One»
*Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Dans le métal, il y a toujours des groupes qui se démarquent des autres pour une raison ou pour une autre. Certains groupes n’arrivent suffisamment pas à percer dans le milieu pour se faire un nom, d’autres ont besoin d’un seul album pour se faire un nom. Parmi ces derniers, il y a BABYMETAL, formé de trois jeunes chanteuses: Su-Metal (Suzuka Nakamoto), YuiMetal (Yui Mizuno) et MoaMetal (Moa Kikuchi) accompagnées par le groupe Kamiband, d’excellents musiciens qui ont fait partie de grands groupes japonais et dont le talent déborde de leurs instruments.
Après un succès planétaire avec leur tout premier album, qui a fini septième dans mon top 20 des meilleurs albums venant des artistes internationaux en 2014, et une tournée mondiale triomphante où le groupe s’est fait connaître partout sur la planète, il était intrigant de voir ce que le groupe allait nous offrir pour cette deuxième offrande.
On ne peut écarter le fait que la pression est énorme pour le groupe. Si le premier album a atteint la septième position dans mon top 20 en 2014, est-ce que celui-ci sera suffisamment bon pour s’introduire dans mon top 20 de cette année? N’oubliez pas qu’il y a encore huit mois à faire pour en faire partie et tout peut changer d’ici là. Je ne vous cacherai pas que mes attentes sont très élevées. Voyons ce que le groupe a à nous offrir pour leur deuxième album intitulé «Metal Resistance».
Le gros défaut de cet album est au niveau de la cohérence. Dans le premier album, on savait plus ou moins la direction que le groupe voulait réellement prendre, mais avec le deuxième, on le sait encore moins. En effet, il y a des chansons qui sont du Power Metal; une qui sonne comme du Folk Metal avec un refrain qui fait énormément penser à un générique d’un anime japonais; une qui sonne Prog Metal; une qui sonne comme du Death Metal, etc. C’est confondant à la longue et on ignore où le groupe s’en va avec ça. Étant donné que j’ai mentionné le Power Metal, si jamais vous ne le saviez pas, la chanson «Road Of Resistance», qui ouvre l’album, a été composée en partenariat avec les deux guitaristes de Dragonforce, Herman Li et Sam Totman. Disons qu’on reconnait très facilement la touche classique et personnelle des deux guitaristes. Déjà en partant, ça ouvre en grand.
Le côté que j’ai le plus apprécié dans cet album, c’est la place faite aux autres musiciens. Je suis content qu’il y ait eu plus de place aux talents des musiciens parce que croyez-moi, ils sont capables de jouer de façon très technique. Si on peut leur faire encore un peu plus de place sur le prochain album, ça va être parfait.
Le côté «HOLY SHIT» est attribué à la chanson «Amore», qui est la meilleure chanson de l’album à mon avis et qui offre un Power Metal que j’aime beaucoup, c’est-à-dire mélodique et rapide. Le côté «WTF» de l’album, parce qu’il faut ce côté dans un album de BABYMETAL, vient de la chanson «Meta Taro» étant donné que son refrain est identique à un générique d’un anime japonais, mais le reste sonne comme du Folk Metal, plus précisément comme du Ensiferum. La première fois que je l’ai entendue, j’ai sursauté dès que la partie Folk Metal est embarqué. Attention, je ne dis pas que cette chanson est mauvaise, mais seulement qu’elle m’a prise au dépourvu.
La plus mauvaise chanson de l’album est définitivement «From Dusk Till Dawn» où il ne se passe absolument rien et je l’ai trouvé très inutile. Il y a d’autres chansons où je n’ai pas accroché également, mais celle-là est plate à écouter. Et le côté le plus surprenant provient de la dernière chanson intitulée «The One». Non seulement l’album finit sur une chanson «Power Ballad», mais c’est aussi la seule chanson où les paroles sont uniquement en Anglais. La chanson n’est pas mauvaise, mais je ne l’aurais pas mise comme dernière chanson de l’album tout comme la chanson «No Rain, No Rainbow», avec son côté ballade des groupes hard rock des années 80. Je pense que «Road Of Resistance» aurait dû avoir cette honneur.
Mis à part tous ces côtés que j’ai identifiés, une autre chose qui m’a déçu est que cet album est moins «catchy» que le premier album. Il y a seulement quelques moments qui me sont restés dans la tête pendant quelques jours. Je pense notamment aux «ooooh oooh oooooh» dans la chanson «Road Of Resistance», au refrain dans «Meta Taro», au refrain dans «Awadama Fever» et la chanson «Karate». Et encore plus décevant, le côté j-pop est moins présent sur cet album. Est-ce dans le but de plaire à plus de métalleux possibles? Possible, mais ce qui rendait le premier album incroyable, oui, c’était son côté métal, mais aussi son côté «catchy» et son côté J-Pop. J’aimerais que le groupe retrouve sa recette gagnante du premier album.
Pour ce qui est des voix, oui, Su-Metal est celle qui domine le trio car il n’y a pas tant de présence pour les deux autres, MoaMetal et YuiMetal. C’est dommage parce que sur le premier album, elles étaient plus présentes sans toutefois enlever la vedette à Su-Metal. Ici, je trouve qu’elles sont plus discrètes. Elles font pourtant une belle job sur la chanson «Sis Anger».
Pour terminer, en parlant de la production, je peux vous dire que c’est similaire au premier album. Similaire dans le sens où on entend bien tout le monde et que personne ne prend plus de place qu’une autre et même les ambiances sont bien présentes dans la musique de BABYMETAL. Il s’agit ici d’une grosse production et on ne pourrait rester indifférent face à la qualité sonore de cet album.
En conclusion, «Metal Resistance» est un très bon album, mais comme je l’ai mentionné, il manque trop de cohérence. Non seulement ça, mais le côté «catchy» et le J-Pop sont beaucoup moins présents. Comme vous l’avez remarqué, j’ai également présenté quelques côtés qui m’ont fait réagir instantanément dès la première écoute. Certains sont positifs tandis que d’autres sont un peu plus négatifs. Si BABYMETAL peut trouver une et uniquement une seule direction, le prochain album va être beaucoup mieux. Si je dois sélectionner les trois chansons qui m’ont marqué sur cet album, ça serait: «Amore», «Sis Anger, et «Road Of Resistance». Vous pouvez vous procurer votre copie dès maintenant, et ce depuis le premier avril, dans votre magasin de musique près de chez vous.
7.5/10
Marc-André Jobin
Lex Ivian (correction et édition)
In the world of metal, there is always bands that stand out from others for one reason or another. Some groups do not manage to make a name for themselves whatever the work they put in their music, others need only one album to rise to some fame. Among these, there BABYMETAL, consisting of three young singers: Su-Metal (Suzuka Nakamoto), YuiMetal (Yui Mizuno) and MoaMetal (Moa Kikuchi), accompanied by the group Kamiband some excellent musicians who were part of major Japanese bands and whose talent is beyond their instruments.
After a worldwide success with their first album, which finished seventh in my top 20 list of the best albums by international artists in 2014, and a triumphant world tour where the group has become known around the world, I was curious about what the group would offer us for this second release.
One can not dismiss the fact that the pressure is enormous for the group. If the first album reached the seventh position on my top 20 list in 2014, will this one be good enough to get into my top 20 of this year? Remember that there are still eight months to go and a lot of albums to come out. I do not deny that my expectations are very high. Let’s see what the group has to offer for their second album entitled «Metal Resistance».
The first thing I noted about this album is the lack of consistency. On the first album, we knew more or less the direction the group really wanted to take, but here, it is more obscure. Indeed, there are songs that are the Power Metal; one that sounds like Folk Metal with a chorus that reminded me the soundtrack of a Japanese anime; one sounding Prog Metal; one that sounds like Death Metal, etc. This is confusing as I get through the album as I can’t figure out where the group is going with all this.
Since I mentioned Power Metal, if you do not know, the song «Road Of Resistance», which opens the album, was composed in partnership with the two Dragonforce‘s guitarists Herman Li and Sam Totman. Let’s say we recognize easily the classical and personal touch of both guitarists. This makes for a solid album opener.
The aspect that I liked the most about this album is the place given to the musicians. I am glad there was space for their talent because believe me, they are able to play in a very technical way. If they can push more in this direction on the next album, it will be perfect.
The « HOLY SHIT » moment of the album is assigned to the song «Amore» which is the best song on the album in my opinion and offers a style of Power Metal that I love, that is to say, melodic and fast. The «WTF» moment from the album, because I expect there will be one on a BABYMETAL album, comes with the song «Meta Taro» as the chorus is the same as the jingle of a Japanese anime, but the rest sounds like Folk Metal, specifically like Ensiferum. The first time I heard it, I was startled when the Folk Metal part got in. Note that I do not say that this song is bad, only that it took me by surprise.
The worst song is definitely «From Dusk Till Dawn» in which absolutely nothing is going on and I thought this song was unnecessary. There are other songs that left me kind of cold, but this one is boring. And the most surprising moment came from the last song called «The One». Not only the album ends wih a Power Ballad, but it is also the only song where the lyrics are in English only. The song is not bad, but I would not have put it as the last song of the album. I think «Road Of Resistance» should have this honor.
Aside from all aspects that I have identified, one more thing that disappointed me is that this album is less catchy than the previous. There are only some few moments that remained in my head for days. I think of the « oooh ooooh oooooh » in the «Road Of Resistance», the chorus in «Meta Taro», the chorus in «Awadama Fever» and the song «Karate». And what was even more disappointing, the J-Pop side is less present on this album. Is it in order to please to as many more metalheads as possible? Maybe, but what made the first album incredible was its metal side for sure, but also its catchy J-Pop side. I would like the group to return to its winning formula of the first album.
Vocally, Su-Metal is the one that dominates the trio with less presence of the other two, MoaMetal and YuiMetal. It is a shame because on the first album, they were more present while Su-Metal was still upfront. Here I find they are more discreet. More of them would be nice, listen to what they do on «Sis Anger».
Finally, regarding the production, I can tell you that this is similar to the first album. Similar in the sense that it intends to showcase properly all musicians and no one takes more spotlight than another. This is a «big league» production and I could not remain indifferent to the sound quality of this album.
In conclusion, «Metal Resistance» is a very good album, but as I mentioned, it lacks consistency. Furthermore, I really think it is not a good idea that the catchy J-Pop side is much less present. I also presented some aspects that made me react instantly from the first listen. Some are positive while others are a little more negative. If BABYMETAL can find one and only one direction to push their music, the next album is going to be much better. If I have to select three songs that stand out of the pack, it would be: «Amore», «Sis Anger», and «Road Of Resistance». You can get your copy now since April 1st in a music store near you.
7.5/10
Marc-André Jobin
by Marc-Andre Jobin | Avr 25, 2016 | Critiques, Critiques de Shows

Le printemps a toujours été une saison où il y a tellement de «shows» qu’on doit presque s’hypothéquer pour tous aller les voir ou simplement de faire le choix de ceux qui nous semblent plus importants que d’autres. Parfois, ça va être des choix déchirants, je l’admets, mais le résultat va toujours rester le même. Contrairement aux dernières années, le printemps 2016 est plus tranquille que d’habitude, car, en effet, il n’y a pas deux ou trois «shows» par semaine et le mois de mai, normalement très achalandé, semble très tranquille cette année. Dans ce texte, il sera question d’un des «shows» les plus intéressants et variés qu’il m’a été donné de voir. Une petite soirée avec trois groupes qui jouent trois styles de métal différents, mais qui ont tous un but commun: faire un «show» mémorable. Les trois groupes sont Nekrogoblikon, Psychostick et Urizen et la soirée est produite par Extensive Enterprise. Il faudra noter qu’il y avait un quatrième groupe prévu soit Crimson Shadows, mais dû à des circonstances hors de leur contrôle, il ne pouvait pas se présenter à Montréal. Personnellement, j’aimais mieux qu’il y ait juste trois groupes.
Encore plus intéressant, ce «show» avait lieu aux Katacombes, un endroit où ça faisait extrêmement longtemps que je n’avais pas mis les pieds. D’ailleurs, je ne me rappelle même pas c’est quoi le «show» précédent que j’ai vu à cette salle de spectacle. Une belle occasion de redécouvrir cette place. Je me suis posé la question à savoir si Nekrogoblikon était assez populaire pour remplir cette salle et force de constater une fois à l’intérieur que la salle était déjà pas mal pleine. C’est rare que j’en parle, mais du côté de la merch, c’est l’un des «shows» où je l’ai trouvée très belle et avoir eu les moyens financiers, je serais retourné à la banque pour retirer plus d’argent. Et finalement, le groupe a ressorti les deux premiers albums qui sont introuvables sur Internet à un prix abordable. Faisons place à la performance d’Urizen.
Urizen est un groupe de musique industriel mélangeant à la fois le rock et le métal. Il est composé de trois personnes: un guitariste/vocaliste, un claviériste/vocaliste et un batteur. Sur la scène, on pouvait voir trois poteaux où il y avait des casques accrochés et j’avoue que ça m’avait intrigué. Pour être honnête, ce n’est pas la musique qui faisait en sorte que leur performance était mémorable étant donné que j’ai trouvé ça assez ordinaire. Pour la voix, c’était bien, mais rien d’extraordinaire. Au début, le son était très bon même avec toutes les séquences industrielles que l’on pouvait entendre. Il y a seulement la guitare que l’on n’entendait pas très bien à la première chanson, mais ça s’est réglé dès le commencement de la deuxième chanson heureusement.
C’est principalement le côté visuel et scénique qui attira davantage mon attention. En effet, les membres du groupe portaient, au début de la performance, des lunettes qui allumaient comme des lampes de poche. Il y avait aussi un acteur qui jouait un scientifique, très synchronisé avec ce qu’il disait en arrière-plan, et un autre qui jouait un robot qui a combattu une espèce de ver de terre, dont l’œil pouvait se faire arracher. Justement, ce combat avait lieu dans la foule où les gens ont eu la gentillesse de laisser de la place aux acteurs pour le combat, mais aussi pour laisser le robot à soulever plusieurs fois la foule. Les jeux de lumière sur les casques et les poteaux étaient impressionnants. Pour un petit groupe, il y avait quand même un bon budget pour ça et toute la mise en scène était extrêmement réussie.

Sur scène, les gars avaient une très bonne énergie, et ce, durant toute la durée de leur performance. Ils faisaient participer la foule assez constamment et ils étaient visiblement heureux d’être à Montréal pour leur première fois. Dans le public, il n’y avait pas beaucoup d’action même si je voyais du mouvement, mais disons que les gens ont très bien reçu Urizen. Après chaque chanson, les bras étaient en l’air avec le signe des cornes du diable et ça criait très fort. Dès que le robot levait les bras dans une direction, les gens le suivaient tout de suite après. En tout cas, pour la première performance de la soirée, ça commence extrêmement bien.

Psychostick est un groupe crossover thrash metal utilisant beaucoup la comédie absurde dans leurs paroles. Le groupe est composé de quatre membres: un chanteur, un guitariste, un bassiste et un batteur. Il était évident que je voulais entendre certaines chansons, et ce, peu importe l’ordre. Dès le commencement, le groupe part avec «Obey The Beard», celle que je voulais le plus entendre. Le groupe n’a joué que d’excellentes chansons dont toutes celles que je voulais entendre, comme «President Rhyno» réintitulé dans un contexte canadien «Prime Minister Rhyno», «Bruce Campbell» ou bien «Sombrero Prophecy» pendant laquelle le chanteur a donné un sombrero à un spectateur qui devait le garder dans le meilleur état possible le temps de la chanson. Pour ce qui est du son, je l’ai trouvé excellent du début jusqu’à la fin.

Sur la scène, les gars avaient beaucoup moins de décors qu’Urizen et aucun effet visuel. En effet, le guitariste a mis un bandana style ninja sur la tête, le chanteur avait sur la tête une représentation de cheveux punk (dans le style de Jorge Herrera du groupe The Casualties) et le bassiste avait des cornes d’orignal gonflées sur la tête. Sinon, les gars avaient une très bonne énergie sur scène même s’ils restaient dans leur coin. Pour finir, du côté de la foule, elle était complètement déchaînée. Il y a eu de l’action pendant pratiquement toute la durée de la performance de Psychostick. Les «moshpits» étaient très intenses et violents. Pour une petite place comme les Katacombes, les «moshpits» étaient très gros. Non seulement ça, mais les gens répondaient très activement aux appels du chanteur et même que plusieurs chantaient les paroles de certaines chansons, souvent les plus connues du groupe. Leur performance a été un excellent réchauffement pour Nekrogoblikon.
Nekrogoblikon est un groupe de death metal mélodique composé de cinq membres: un chanteur, un guitariste, un bassiste, un batteur et un claviériste. Malheureusement, le chanteur et le claviériste ont été retenus aux fameuses douanes canadiennes sans qu’une annonce soit faite sur la page Facebook du groupe ou sur la page de l’événement. C’est le guitariste et quelqu’un d’autre qui vont se charger de la partie vocale du «show». Le résultat ne sera pas nécessairement le même, mais j’étais curieux d’entendre comment ça allait sonner en spectacle. Heureusement cependant qu’ils ont laissé passer la mascotte du groupe John Goblikon parce que sans lui, le «show» serait moins intéressant selon moi.

Souvenez-vous dans ma revue du Heavy Montréal 2014 où j’avais louangé la performance du groupe sur une petite scène. Ce ne fut pas tout à fait la même chose, mais en général, j’ai aimé la performance du groupe. Sur scène, mis à part le chanteur, c’était très statique comme performance. Le chanteur l’était également, mais pas tout le long de la performance heureusement. Évidemment, John Goblikon montrait beaucoup plus de vie en divertissant les gens en allant de gauche à droite sur la scène. Il est même allé dans la foule pour brasser un peu les choses, ce qui a véritablement plu au public.
Musicalement, les gars étaient très intenses dans un death metal mélodique. Les pièces étaient originales et il y avait des passes plus techniques qui ne me tapaient pas sur les nerfs à la longue. Les solos du guitariste étaient absolument débiles et en mettaient plein la vue. Ce qui a aidé à la performance, c’est le son. Le son était excellent et intense, à l’image du groupe. De plus, les gars ont varié les pièces des trois albums et du EP en plus de jouer quelques chansons que le groupe n’a jamais performées dans un «show», dont une pièce instrumentale que j’ai trouvé très intéressante.

La foule était très réceptive et semblait heureuse du retour du groupe. Elle répondait activement aux appels du chanteur, dont celui d’embarquer sur la scène à la dernière chanson de la soirée. La scène était tellement pleine que les gens pouvaient à peine bouger. J’ai toutefois trouvé «les moshpits» beaucoup moins intenses qu’au groupe précédent. Est-ce que c’était à cause de la grosse chaleur? Peut-être. Est-ce que c’est parce que les gens étaient fatigués? Probable, mais disons que c’est rare que je vois une foule peu active avec de la musique intense. J’ai trouvé la performance du groupe assez courte et j’avoue que j’aurais voulu en entendre plus même si les chansons que je voulais entendre ont été jouées.

En conclusion, ce fut le meilleur «show» auquel j’ai assisté jusqu’à maintenant en 2016. Même s’il reste encore huit mois pour détrôner celui-ci, ça va en prendre beaucoup pour le faire et j’ignore vraiment si ça va arriver. À moins qu’il y ait un revirement majeur, le «show» de Nekrogoblikon, Psychostick et Urizen risque fortement d’être dans mon top 10 des meilleurs «shows» de l’année 2016. Tous les groupes ont été excellents et j’espère les revoir bientôt. C’est dur à dire qui m’a le plus plu, mais après une longue délibération avec moi-même, je dirais que Psychostick a donné la meilleure performance de la soirée. J’aimerais remercier Extensive Enterprise pour l’accès à cet excellent événement qui, selon moi, a marqué tout le public et qui, je l’espère, va apprécier cette critique de spectacle. Voici le lien pour aller voir toutes les photos prises par mon collègue Joé et dont quelques-unes agrémentent mon texte.
Marc-André Jobin
by Marc-Andre Jobin | Mar 28, 2016 | Critiques, Critiques de Shows

Enfin! La fin de semaine de Pâques est enfin arrivée. Pour certaines personnes, ils ont le droit à trois jours de congé tandis que d’autres, comme moi, ont le droit à quatre jours de congé. Disons qu’il n’y a rien de mieux qu’un concert pour se changer les idées, surtout après avoir passé les deux derniers jours de façon merdique pour plusieurs raisons. Et vous savez ce qui est mieux en cette fin de semaine? Une cérémonie pascale de l’enfer avec un concert de black métal mettant en vedette le groupe danois Angantyr, le retour tant attendu de Monarque, la venue lointaine de Black Empire et Sovannak Ké au Piranha Bar et produit par nul autre que Sepulchral Productions. Après une excellente soirée lundi soir passée avec le concert d’Archgoat avec Valkyrja, Hellfire Deathcult et Blackscorn, j’avais hâte de voir ce spectacle puisque des groupes à l’affiche, j’avais seulement vu Monarque dans le passé. Même direction que lundi, mais cette fois, je suis arrivé un peu plus à l’avance pour bien m’installer et acheter la marchandise que je voulais. Place au premier groupe…
Sovannak Ké est un «one man band» qui vient de Montréal. Lorsqu’il est entré sur la scène, j’étais très sceptique à savoir ce qu’il allait faire durant sa performance. Après deux minutes, j’ai pu identifier sa musique comme étant du Black Metal ambiant. Le hic avec cette musique, c’est de savoir sur comment l’interpréter dans un spectacle. Je me souviens de la fois où j’avais vu ce genre de groupe en première partie de Watain en 2008 et j’avais détesté ça. Autrement dit, c’est tout un défi de rendre ce genre de musique intéressant dans un spectacle. Ce n’est pas que je ne suis pas un fan de ce genre de musique, mais habituellement, j’aime bien être détendu dans le confort de chez moi pour en écouter. Malheureusement, je dois dire que j’ai trouvé cette performance d’environ une vingtaine de minutes extrêmement longue et pénible. Et je sais que je n’étais pas le seul puisque j’ai vu plusieurs personnes quitter les lieux durant la performance et je pouvais facilement dire à voir le langage non verbal de plusieurs personnes qu’ils s’emmerdaient solide.
Le gros défaut de cette performance est qu’il a été dos au public tout au long. Déjà en partant, ça parait très mal. J’ignore si c’était par manque d’organisation ou parce qu’il était nerveux, mais j’ai trouvé gossant qu’il enlève et remette sa guitare à plusieurs reprises. À un moment donné, il faut se brancher. Surtout que les seules fois où il a utilisé sa guitare c’est pour faire glisser son pick sur les cordes de bas en haut (ou le contraire?). Je n’ai pas été impressionné, mais comme pas du tout. De plus, le son était beaucoup trop fort pour ce que c’était. Le côté le plus positif que je peux dire de cette performance, c’est au niveau de sa voix qui allait parfaitement avec la musique. Une fois qu’il a fini sa performance d’une seule chanson (si c’était plus qu’une chanson, j’avoue que je ne l’ai jamais remarqué), il y a eu quelques cris et applaudissements toutefois très timides.
Ensuite, ce fut au tour du groupe Black Empire qui a fait un chemin très long pour venir à Montréal puisque le groupe vient tout droit de Rouyn-Noranda. Musicalement, j’avoue que les trois premières chansons ne m’ont pas enchanté tant que ça. Je me disais pendant la troisième chanson que ça allait être une prestation plutôt longue, mais rendu à la quatrième chanson, mon avis a changé. Ce que j’ai pu remarquer, c’est plus leur performance avançait, plus j’aimais ce que j’entendais. Je me suis dit que c’est un groupe idéal pour les fans de Dark Funeral, 1349 et Carpathian Forest. Le côté simple dans leurs compositions ne m’a pas empêché de bouger la tête comme plusieurs personnes. Et c’est quand même des pièces assez originales et efficaces au bout de la ligne. Peut-être que ça l’a influencé un peu mon appréciation, mais j’ai trouvé que le son était moyen malgré qu’on entendait pas mal tout le monde. Ça manquait un peu de puissance à mon goût. De plus, les gars se tenaient beaucoup dans leur coin et ne bougeaient pratiquement pas, ce qui faisait en sorte que leur performance manquait un peu de vie. Le public était plus attentif qu’à la performance précédente. La réception était bonne, mais pas plus que ça quoiqu’il y a eu un peu d’action vers la fin.
Après un changement qui m’a paru un peu long, ce fut le retour que les gens attendaient avec impatience soit le groupe le plus prestigieux (à mon avis) de la scène Black Metal québécoise: Monarque. Ça faisait facilement six ans que je ne les avais pas vu en spectacle et je pouvais facilement remarquer que plusieurs personnes étaient également impatientes d’assister à ce premier spectacle du groupe en cinq ans. Musicalement, ça brassait solide. Du gros Black Metal sauvage et sans merci comme je l’aime. Pour rajouter plus d’intensité, le son était au rendez-vous et on entendait très bien tout le monde. Les membres du groupe avaient une bonne énergie sur la scène même s’ils sont restés dans leur coin tout au long de leur performance. Toutefois le chanteur démontrait un charisme certain et sa simulation de pendaison était très divertissante. Du côté de la foule, c’était facile de constater que plusieurs personnes s’étaient déplacées pour assister au retour de Monarque. En effet, il n’y avait pas beaucoup de têtes qui ne bougeaient pas au rythme funèbre et apocalyptique du groupe. À chaque appel du chanteur, les gens répondaient très positivement en levant leur bras avec le fameux signe des cornes du diable. À chaque chanson, on entendait très bien la foule crier. Et ce fut réellement la seule prestation où les gens s’en donnaient à cœur joie à faire des «mosh-pits» énormes et assez violents. C’était intense à ce point, mais il faut dire qu’avec Monarque, ça ne niaise jamais longtemps. Honnêtement, j’espère qu’on n’aura pas à attendre un autre cinq ans pour revoir le groupe en concert après cette performance réussie de A à Z.
Pour terminer la soirée, quoi de mieux qu’une belle visite du Danemark avec Angantyr. Un groupe définitivement populaire dans nos contrées. Après une performance complètement folle de Monarque, la pression était au rendez-vous pour le groupe danois et je m’attendais quand même à quelque chose de très bon de leur part. Musicalement, c’est très solide. C’est une musique pas mal mélancolique, simple et mélodique qui fait bouger les têtes du public en entier. En général, les chansons sont longues, mais jamais je ne me suis ennuyé une seule seconde durant leur performance. J’avais d’ailleurs beaucoup de misère à m’écrire des notes tellement que j’étais dedans et je bougeais constamment la tête. D’autant plus que c’est assez accrocheur. Même s’il n’y a pas un nouvel album à l’horizon, comme le groupe nous l’a dit, on a eu droit à deux nouvelles chansons qui vont d’ailleurs très bien dans l’esprit de la musique d’Angantyr. Les gars sur la scène avaient quand même pas mal d’énergie, mais il faut dire qu’ils sont restés dans leur coin pratiquement toute la durée de leur performance. La seule chose qui m’a surprise, c’est le manque d’action dans la foule. En effet, il y a eu deux ou trois petits «moshpits», mais qui n’ont duré que quelques secondes à chaque fois. N’empêche que la foule a été très active pendant tout le long de la performance. À chaque appel du chanteur/guitariste ou du bassiste, la foule a été très réceptive et criait très fort entre deux chansons. Pas loin des coups de minuit qui aurait amorcé officiellement le Vendredi saint, ce fut la fin de cette belle soirée et c’est sur une note extrêmement positive que s’amorce mon long congé de quatre jours.
En conclusion, ce fut une très bonne soirée qui a su me faire oublier une semaine merdique. La soirée a été de mieux en mieux et m’a permis de décompresser. Si je dois désigner le groupe qui a offert la meilleure performance de cette soirée, c’est définitivement Monarque qui a fait un retour triomphal et comme je l’ai dit un peu plus tôt, j’espère que les amateurs de Black Metal québécois n’attendront pas encore un autre cinq ans pour revoir ce grand groupe. J’aimerais dire un immense merci à Martin de Sepulchral Productions pour l’accès à ce concert fort intéressant. Cette semaine, il a offert deux soirées de musique noire complètement débile avec un professionnalisme incroyable et une organisation impeccable.
Marc-André Jobin