Critique d’album: Necronomicon – «Advent Of The Human God»

Necronomicon - Advent of the Human God cover

NECRONOMICON
«Advent Of The Human God»
Season Of Mist
Mars 2016

Liste des pièces
«The Descent»
«Advent of The Human God»
«Okkultis Trinity»
«The Golden Gods»
«Unification of The Four Pillars»
«Crown of Thorns»
«The Fjord»
«Gaia»
«(I) Bringer of Light»
«Innocence And Wrath» (Celtic Frost cover)
«Alchemy of The Avatar»

NECRONOMICON, composé de trois membres: Rob The Witch à la guitare et à la voix, Mars à la basse et Rick à la batterie (ne pas se confondre avec le groupe de Thrash Metal allemand du même nom), a été formé en 1988 ce qui en fait un des plus vieux groupes québécois encore actifs mais toutefois il ne compte seulement à son actif que cinq albums. Il n’est pas rare que certains groupes ne produisent pas autant, mais au moins, la qualité est là. Originaire du Saguenay et installé depuis des années à Montréal, il a fallu attendre jusqu’en 1999 pour la sortie du premier intitulé «Pharaoh Of Gods» via le label Hypnotic Records, puis reparu trois ans plus tard sur le label Unique Leader. Après la sortie du solide album «Rise Of The Elder Ones» en 2013, j’étais curieux de savoir comment le groupe avait évolué pour la prochaine sortie intitulée «Advent Of The Human God». Voyons voir ce que j’en pense.

En premier lieu, les intros donnent toujours un ton et une ambiance appropriée pour la chanson suivante. Mais personnellement, je trouve qu’il y a trop d’intro qui ne font que donner un nom de chanson supplémentaire à mettre sur l’album. Autrement dit, je trouve que ça devient un peu du remplissage. Par contre, il ne faudrait pas oublier le cover de l’intro culte «Innocence And Wrath» de Celtic Frost qui vient de l’album culte «To Mega Therion». Si on fait abstraction de ces interludes, les compositions du groupe restent très dévastatrices et sans merci. Le groupe offre un matériel encore plus travaillé, plus original et moins répétitif que sur «Rise Of The Elder Ones» (encore moins que sur «The Return Of The Witch»). D’ailleurs, on peut entendre des partitions moyen-orientales qui sont à la fois classiques, mais aussi à la fois accrocheuses sur la chanson «Crown Of Thorns».

Le seul truc que j’ai à redire, c’est de la façon que certaines chansons commencent. Personnellement, c’est la partie que je trouve la plus répétitive du groupe puisque la plupart de leurs compositions ont tendance à commencer de façon similaire, mais pas nécessairement avec les mêmes riffs. Et par rapport à l’album précédent, j’ai trouvé que les orchestrations sont encore plus épiques et accrocheuses. Je les ai remarquées davantage et elles sont venues capter mon attention. À vrai dire, ma première réaction en entendant les orchestrations sur plusieurs chansons a été: «Wow! C’est rendu sur la coche! J’adore ça!» Si je dois définir les trois chansons qui m’ont marqué, ce fut «Alchemy Of The Avatar» (ma chanson préférée qui finit l’album de façon épique), «Crown Of Thorns» et «The Fjord».

En ce qui concerne la voix, on ne pourrait pas dire grand-chose mis à part que Rob The Witch garde la même cadence sur une voix qui nous dicte l’apocalypse tout au long de l’album. Dans le genre que NECRONOMICON joue, le chanteur garde encore une fois très bien son style de chant.

En ce qui a trait à la production, de façon générale, elle a monté à un autre niveau même si ça arrive qu’elle a quelques défauts au courant de l’album. À quelques reprises, je trouve que les orchestrations sont mises en arrière-plan pour laisser davantage de place aux instruments de musique, quoique sur la deuxième chanson, la pièce titre de l’album «Advent Of The Human God», c’est plutôt le contraire qui s’est produit. Pour le reste, je trouve que la job sur la production et le mixage a été un travail très bien fait et a su donner un résultat dévastateur et épique.

En conclusion, «Advent Of The Human God» est un album qui a surpassé son prédécesseur «Rise Of The Elder Ones» sur plusieurs points: le groupe a composé des pièces plus originales, variées et un peu moins répétitives; les orchestrations sont plus que jamais épiques et viennent chercher la curiosité des gens qui l’écoutent, et pour finir, la production finale de ce produit a fait un très bon travail malgré quelques défauts par ici et par là. À peine trois mois sont passés que les sorties québécoises sont très solides et qu’il ne serait pas surprenant que j’aille des grosses décisions à prendre pour déterminer mon top 10 de cette année. Et j’espère de tout cœur, pour les neuf prochains mois, que les sorties québécoises vont être sur cette lignée. Pour revenir à NECRONOMICON, vous pouvez vous procurer leur dernier album depuis aujourd’hui 25 mars dans les magasins du Québec, mais aussi sur Season Of Mist. Si jamais vous voulez rencontrer le groupe et avoir votre copie signée, attendez au 2 avril pour le lancement d’album au Piranha Bar dès 19h30. Cliquez ce lien pour aller sur la page événement facebook. Bonne écoute!

8.5/10

Marc-André Jobin

NECRONOMICON, composed of three members: Rob The Witch on guitar and vocals, Mars on bass and Rick behind the drums (not to be confused with the German Thrash Metal band of the same name), was formed in 1988 which makes them one of the oldest Quebec group still active but it only has five albums to its credit. It is not uncommon that certain groups do not produce much, but at least the quality is there. Saguenay native but installed for years in Montreal, it took until 1999 for the release of the first album entitled «Pharaoh Of Gods» via Hypnotic Records, then reissued three years later on the label Unique Leader. After the release of the solid album «Rise Of The Elder Ones» in 2013, I was curious about how the group had evolved for the upcoming release entitled «Advent Of The Human God». Let’s see what I think.

First, intros always give a tone and an appropriate atmosphere for the next song. But personally, I think that there are too many intros that just seem to be there to give an extra song name to put on the album. In other words, I think they act as album fillers. By cons, we should not forget the cover of the Celtic Frost’s cult intro «Innocence And Wrath» that comes from the cult album «To Mega Therion».

If we disregard these interludes, the compositions of the group remain very devastating and without mercy. The group offers even better crafted compositions, more original and less repetitive than on «Rise Of The Elder Ones» ( let alone «The Return Of The Witch»). Besides, they used Middle Eastern partitions that are classics, but also very catchy on «Crown Of Thorns».

The only thing I have to complain about is the way that some songs start. Personally, this is the part that I find the most repetitive since most of their compositions tend to start in a similar way, even though not necessarily with the same riffs. On counterpart, compared to the previous album, I found that the orchestrations are even more epic and catchy. I have noticed them more and they really captured my attention. Actually, my first reaction on hearing the orchestrations on several songs was, « Wow! It is great! I love it! If I have to define the three songs that stood out the most for me they are «Alchemy Of The Avatar» (my favorite song that ends the epic album so ), «Crown Of Thorns» and «The Fjord».

Regarding the vocal, I could not say much except that Rob The Witch keeps the same pace with a voice that dictates the apocalypse throughout the album. In the genre that plays NECRONOMICON, this vocal style is appropriate.

With respect to production, in general, it rises to another level even if it happens it has a few flaws for my taste. Mostly the orchestrations are put in the background, leaving more room for the instruments, although on the second song, the album title track «Advent Of The Human God» it is rather the opposite. For the rest, I think the job on the production and mixing was very well done and has given a devastating and epic result.

In conclusion, «Advent Of The Human God» is an album that surpassed its predecessor «Rise Of The Elder Ones» on several points: the group has composed songs more original, varied and a bit less repetitive; the orchestrations are more than epic and are definitely ear-catchers and finally the production has done a very good job despite some flaws here and there. This album is available as of today on our store shelves but you can also order it from Season Of Mist. If you ever want to meet the band and get your copy signed, wait til April 2nd for the meet and greet at Piranha Bar in Montreal. Visit the event page by clicking this link. Good listening!.

8.5/10

Marc-André Jobin

Soirée glaciale pour musique sombre

21 mars 2016 – Piranha Bar, Montréal
Archgoat, Valkyrja, Hellfire Deathcult et Blackscorn

21 mars 2016 - Montreal - Archgoat affiche

En cette soirée froide du 21 mars 2016, je me suis dirigé au Piranha Bar pour assister au concert d’Archgoat avec Valkyrja, Hellfire Deathcult et Blackscorn par Sepulchral Productions. En même temps, pas très loin de là, se tenait le concert de Heart avec Joan Jett. Je vous avoue que j’ai eu la tentation de m’y rendre, mais disons que j’avais besoin de quelque chose de plus extrême. J’avais très hâte de voir les changements apportés à la section salle de concert et si l’argent investi par le bar en valait la peine. La première constatation, c’est qu’il n’y a plus d’escalier qui mène du bas à la salle de concert puisqu’il faut maintenant passer par l’extérieur pour ça. Dès l’entrée, où il y avait le «backstage», je vois certains changements. Tout près de l’entrée, il y a un bar assez grand et bien situé. Ça s’élargit au fur et à mesure que j’avance vers la scène. En parlant de la scène, ce n’est plus deux trois petits étages, mais une belle large et profonde scène plate comme n’importe quelle scène normale. L’un des deux couloirs mène à un vrai «backstage», mais j’ignore comment c’est gros. Il faut dire que les groupes Valkyrja et Archgoat ont passé la majorité du temps en arrière alors ce doit être comfortable. Je peux vous confirmer que les investissements du Piranha Bar n’ont pas été gaspillés.

Comme à son habitude, Martin de Sepulchral Productions a étalé quelques barques remplies de CDs avec une sélection immense et assez variée en plus de présenter les sorties de son label. Il y avait quelques t-shirts, dont quelqu’uns du festival de la Messe Des Morts et d’autres groupes qui sont des exclusivités pour leur présence au Canada comme Samael et Shining sans compter une petite sélection de vinyle. De l’autre côté, il y avait la marchandise des groupes de la soirée. Archgoat et Valkyrja avec quelques modèles de t-shirts, plusieurs CDs et des vinyles. Et il y avait Hellfire Deathcult avec leurs t-shirts, CDs et des sorties d’albums d’autres projets j’imagine. Il y en avait pour son argent mettons et heureusement que je ne suis pas multimillionnaire parce que je serais sorti avec au moins mille dollars de stock. Place à ce que j’ai pensé de la soirée.

Blackscorn est le seul groupe local de la soirée et honnêtement, je ne me souviens pas si j’avais déjà vu le groupe en concert. Musicalement, c’est quand même pas mal varié et je trouvais que ça ressemblait, sans trop les imiter, un peu à du bon vieux black métal comme Gorgoroth, Marduk ou bien Nattefrost. Ça brassait quand même pas mal et le groupe avait sa touche personnelle d’originalité dans ses compositions. Au niveau de l’énergie sur scène, mis à part le chanteur et le guitariste à ma gauche (vive les guitaristes gauchers!), c’était plutôt statique. On pourrait mettre ça sur le dos de la nervosité d’ouvrir pour un des plus vieux groupes du circuit, mais les gars ont bien géré ça pareil.

À un moment donné, j’ignore ce que le chanteur a lancé dans la foule, mais quelqu’un lui a redonné cet objet en le lançant sur la scène, ce qui a été suivi d’un doigt d’honneur de la part du chanteur. Un petit divertissement cocasse comme on dit. Je peux vous dire que j’ai été surpris que les gens n’aient pas tant embarqué dans leur musique. Après chaque chanson, on n’entendait que quelques cris et applaudissements. Et pendant les chansons, on ne voyait que quelques têtes bougées de l’avant vers l’arrière. Selon moi, ce groupe méritait un peu plus que ça. Pour une première fois, j’ai apprécié le «show» et j’espère en entendre davantage dans un futur proche.

Ensuite, ce fut au tour d’Hellfire Deathcult, un trio qui vient tout droit de la dernière ville championne de la coupe Stanley, Chicago. Je ne pourrais pas vous dire avec certitude si c’est leur première fois ou si le groupe était déjà venu ici avant. Je vous avoue que j’avais écouté une chanson sur Youtube et que ça ne m’avait pas trop impressionné, mais disons que je donne la chance au coureur de changer mon opinion. Musicalement, c’est du black métal très cru, mais avec le son, je ne sais pas pourquoi, ça ne m’a pas écœuré une seule seconde. Habituellement, après trois quatre chansons, je m’écœure, mais là je trouvais ça vraiment bon. Même que j’ai été déçu lorsque leur performance s’est terminée étant donné que j’ai trouvé que le temps avait passé très rapidement.

Étant donné que leur musique brassait pas à peu près et ce, sans aucune pitié, j’aurais pensé de voir de l’action dans le public, mais c’est avec déception que je n’ai pas eu ce que je désirais voir. Et encore une fois, le public ne semblait pas des plus enthousiaste puisque je n’ai entendu que quelques cris et vu que quelques signes des cornes du diable en l’air. Pour ce qui est de la voix, je pouvais sentir assez facilement qu’il utilisait du «reverb» pour créer un effet caverneux. Pas une mauvaise chose étant donné que ça allait très bien avec la musique du groupe. Et au niveau de l’énergie sur scène, le bassiste s’en est donné à cœur joie à plusieurs reprises tout en restant dans son coin comme les autres membres du groupe.

Après, ce fut au tour du groupe suédois Valkyrja qui existe depuis un peu plus de 10 ans. Le groupe venait pour la première fois sur le territoire montréalais et je sais que plusieurs avaient très hâte d’entendre leur musique. D’ailleurs, en me retournant, j’ai pu remarquer qu’il y avait beaucoup plus de monde que lors de la prestation des deux premiers groupes. Dès le départ, on sentait que ce groupe avait de l’énergie à dépenser sur la scène. En effet, il n’était pas rare de voir le bassiste et le guitariste rythmique changer de place assez fréquemment. Le guitariste «lead» se déplaçait rarement préférant bouger sur place. Pour ce qui est du chanteur, il lui arrivait de bouger, mais disons qu’il restait à sa place au milieu de la scène. Par contre, il était très gestuel. Étant un groupe où il y a cinq membres, ils étaient tassés sur scène, mais savaient comment s’arranger avec ce problème au-delà des attentes que j’avais. Musicalement et vocalement, on pourrait reprocher au groupe de sonner trop comme Watain, Dissection ou bien Blaze Of Perdition, mais honnêtement, je m’en fiche totalement. C’est le genre de Black Metal que j’aime entendre à cause des nombreuses mélodies très accrocheuses. Les riffs sont également très accrocheurs. Pour rajouter à cette performance incroyable, j’ai trouvé que le son était excellent étant donné qu’on entendait très bien tout le monde du début jusqu’à la fin de la performance. Tout le long de la performance, plusieurs personnes, dont moi-même, n’avons pas cessé de bouger la tête au rythme de leur musique. Ce que j’ai trouvé vraiment dommage, c’est qu’il n’y a pas eu d’action dans la foule. En effet, je m’attendais à ce que ça brasse pas mal, mais il n’y a eu que deux ou trois tentatives de partir un «mosh-pit». Honnêtement, j’aurais pensé qu’il y aurait eu de l’action lors de leur performance, mais bon, ça l’air que je dois prendre mon mal en patience.

Pour finir la soirée, les finlandais Archgoat entre sur la scène au son d’une intro funèbre. Il s’agit de leur deuxième passage en sol canadien étant donné que le groupe a déjà joué ici pour la deuxième édition de la Messe des Morts. Après une performance assez incroyable de Valkyrja, la barre était très haute pour le trio finlandais. Et finalement, il y a eu de l’action du côté de la foule. Enfin! Il y a eu plusieurs moshpits» et des gros même si ça impliquait moins de dix personnes dans ce territoire digne des gladiateurs de l’Empire romain. La foule a plus que jamais été réceptive et n’hésitait pas à crier après chaque chanson en tendant leur bras avec le signe des cornes du diable. Ça compensait le fait qu’il n’y avait pas beaucoup de vie sur la scène.

Musicalement, j’ai trouvé que leur Black Metal était très sombre et assez gras. Leurs compositions sont simples, mais tellement accrocheuses et intéressantes que le temps des pièces passe rapidement. Parmi les pièces jouées, certaines d’entre elles avaient même des portions avec des ambiances, ce qui ajoutait un bon complément à leur musique. Pour la voix, je l’ai trouvé très originale et accrocheuse avec un côté à la fois agonisant (dans le bon sens du terme) et dépressif. Quand le groupe a quitté la scène, je m’attendais à un rappel, mais après quelques minutes, j’ai compris, tout comme le public, que c’était fini et en regardant l’heure, j’ai constaté que le groupe a fini en avance. Bon sang! J’en voulais plus et j’ai dû quitter malheureusement sur ma faim d’en entendre plus.

En conclusion, ce fut une excellente soirée où la rigueur de l’organisation était au rendez-vous. Les groupes ont tous donné une excellente performance même si je crois que Valkyrja a donné la meilleure performance de la soirée. De plus, je n’ai jamais vu le temps passé tellement le temps d’attente entre les groupes était court, mais aussi parce que les performances des groupes ont été un excellent divertissement. J’aimerais dire un immense merci à Martin de Sepulchral Productions pour l’accès à cet excellent spectacle où il a démontré tout son professionnalisme dans une autre soirée réussie de A à Z.

Marc-André Jobin

 

Critique d’album: Talamyus – «Honour Is Our Code, Death Is The Reward»

Talamyus - Honour Is Our Code, Death Is The Reward cover artwork

TALAMYUS
«Honour Is Our Code, Death Is The Reward»
Deathbound Records

Avril 2016

Liste des pièces
«Victory Or Valhalla»
«Blood Eagle»
«Loki’s Punishment»
«Hall Of The Bravest Souls»
«Honour To Wotan»
«Nine Nights (Odin’s Sacrifice)»
«Abode Of Myst»
«Jörmungand»
«Bring the Weak To Their Knees»
«I Bow To No Man»
«Until death we ride»

*Scroll down for English version
TALAMYUS
existe depuis 2002 et est composé de quatre membres: un guitariste/vocaliste, un guitariste, un bassiste et un batteur. Au long de ces nombreuses années, j’ai assisté à plusieurs performances du groupe et je les ai encouragés en achetant les trois albums précédents, dont le dernier «Raven’s Call To Annihilation» date de l’année 2011. Il aura donc fallu près de cinq ans pour voir un nouvel album de TALAMYUS qui est intitulé «Honour Is Our Code, Death Is The Reward».

Ça fait longtemps que je connais le groupe TALAMYUS et sans me cacher, ce sont des amis depuis plusieurs années, plus particulièrement Benoit et Dany St-Jean, les deux frères du groupe. Partant de ce point, il peut vous paraître que ma critique ne sera pas juste et qu’il y a un fort risque que j’attribue une note trop élevée. Cependant, je tiens à préciser que j’ai eu cette conversation avec Benoit et lui ai dit que l’album serait noté selon ce que j’en pense. Si c’est mauvais, c’est mauvais; si c’est bon, c’est bon. Voyons voir ce que j’en pense.

La première chose que j’ai remarquée dès la première chanson, c’est le changement radical de style. En effet, TALAMYUS est passé d’un Thrash Metal à saveur Viking à un Black Metal progressif et mélodique tout en gardant sa saveur Viking. Si le moindrement vous avez suivi la carrière du groupe, vous aussi constaterez ce changement. Non seulement il y a un changement de style, mais on sait aussi que le groupe a du matériel un peu plus original étant donné que ça ne suit pas la même lignée que les trois albums précédents. Par contre, certaines mélodies sont assez répétitives ou ressemblent à ce que l’on a déjà entendu. Je sens beaucoup l’influence des vieux albums dans le Black/Viking Metal des années 90 en général. Ce que je dis n’est pas que le groupe n’est pas original, mais plutôt qu’il doit faire attention pour ne pas trop imiter ses influences pour éviter que l’on dise qu’il essaie de les copier. Heureusement, ce n’est pas comme ça sur tout l’album, mais uniquement sur quelques parties.

Sur le coup, je ne l’ai pas remarqué, mais le groupe a mis les chansons les plus longues au début de l’album et les plus courtes à la fin. Un choix qui pourrait surprendre, mais disons que les chansons qui se démarquent davantage du lot se situent parmi les premières. De plus, leur nouvel opus est l’album qui dure le plus longtemps parmi les quatre parus à ce jour.

Ensuite, ce que j’ai toujours aimé dans un album, -quand c’est bien fait évidemment- ce sont les changements entre les parties plus tranquilles et les parties où ça brassent plus. Le groupe ne s’est pas trompé dans les parties tranquilles de l’album puisqu’elles vont bien dans l’ensemble de l’œuvre.

Une chose que j’aimerais qu’il exploite davantage, même si ce serait totalement cliché, ce sont les bandes sonores qui donnent l’atmosphère de l’album. Je pense que ça pourrait donner plus de ton à l’album d’en avoir un peu plus, mais sans trop s’éloigner de la nouvelle philosophie du groupe.

Pour le vocal, comme pour l’ensemble de l’œuvre, le chanteur s’est ajusté au nouveau style du groupe et heureusement parce que ça sonnerait très bizarre d’avoir conserver le vocal des albums précédents sans faire aucun ajustement. En général, la voix est très similaire au vocal qu’on peut entendre dans les vieux albums d’Enslaved, dont «Frost» et «Eld», mais aussi au vocal du groupe Falkenbach. De plus, il ajoute quelques partitions de vocaux plus «clean» sur certaines chansons, d’où la grande influence d’Enslaved dans leur musique. Chaque partie du «clean vocal» sonne vraiment bien et est efficace au rythme de la musique comme dans «Jörmungand», mais plus particulièrement dans «Hall Of The Bravest Souls», ma chanson préférée de l’album. Peut-être sans trop aller dans les clichés, serait-il intéressant d’exploiter les «back vocals» à l’avenir comme ceux qu’on peut entendre dans la dernière chanson de l’album «Until Death We Ride». Je pense que ça pourrait rendre l’album plus intéressant.

En ce qui a trait à la production, je vous avoue que je suis partagé. D’un côté, on entend bien les instruments et les voix, mais d’un autre côté, je m’attendais à ce que ce soit un peu plus agressif et sombre pour que ça corresponde davantage à mes goûts. Il y a aussi un petit quelque chose qui m’agace profondément parce que possiblement je le remarque beaucoup trop, c’est parfois le son des guitares lorsque les riffs sont rapides. C’est bizarre parce que ça se remarque à certaines parties de deux ou trois chansons, mais pour le reste, il n’y a pas ce problème.

En conclusion, «Honour Is Our Code, Death Is The Reward» est un très bon album. Avec tout ce changement assez radical, il ne serait pas surprenant que le groupe attire une nouvelle clientèle et qu’il soit davantage mis sur la carte… en espérant que les vieux fans apprécieront autant ce nouveau matériel.

Si vous êtes fan de Dissection, d’Enslaved, de Falkenbach et de Manegarm, vous allez trouver votre compte avec cet album. Un gros merci à Benoit de TALAMYUS ainsi qu’à Deathbound Records de m’avoir permis d’écouter cet album. N’oubliez pas le lancement aura lieu le 11 avril lors de leur performance en première partie de Kalmah aux Foufounes Electriques mais si cette date ne vous est pas possible, vous pouvez vous le précommander sur le site de Deathbound Records ou tout simplement attendre à sa sortie dans les magasins le 12 avril. Bonne écoute!

8/10

Marc-André Jobin

 

TALAMYUS exists since 2002 and is composed of four members: a guitarist/vocalist, a guitarist, a bassist and a drummer. Throughout these many years I have attended several of their performances and I supported them by buying the three previous albums; «Raven’s Call To Annihilation», the last release, dates from 2011. So it took nearly five years to see a new TALAMYUS album which is entitled «Honour Is Our Code, Death Is The Reward».

So it has been a long time I know TALAMYUS and I must say we have been friends for many years, particularly Benoit and Dany St-Jean, the two brothers in the group. From this point, it may seem that my review of the album would be biased and that there is a high risk that I attribute too high of a note. However, I want to clarify that I had this conversation with Benoit and told him that the album would be rated on what I think. If it is bad, it is bad; if it is good, it is good. Let’s see what I think.

The first thing I noticed right from the start is the radical change of musical genre. Indeed, TALAMYUS went from a Viking Thrash Metal to a progressive and melodic Viking Black Metal. If you followed their career, you will also notice this evolution. This change in musical style implies naturally that they composed songs that are more original since they do not follow the same path as the previous three albums. By cons, some melodies are quite repetitive or sounds like what has already been done and heard in the genre. I feel the influence of the old Black/Viking Metal albums from the 1990s in general. What I say is not that the group is not original, but TALAMYUS must be careful not to imitate its influences to prevent people from saying it is trying to copy them. Fortunately, it is not like that on the whole album, but only on a few parts.

At first, I did not notice, but the longest songs are at the beginning of the album and the shortest are in the second part. A choice that could be surprising, and I must say that the songs that stand out more of the lot are among these longer ones. Moreover, their new album is the album that lasts the longest of the four they did.

A thing I have always loved in an album -when done the right way of course- is the contrast between the faster and quieter parts of songs. TALAMYUS managed to blend them well.

One thing I would like TALAMYUS to use more, even if it would be totally cliché, are the backtrack samples that give the atmosphere of the album. I think it could give more impact to the album to have a little more, as long as it does not clash too much with the band new approach.

Regarding vocals, the singer has fortunately adjusted to the band’s new style because it would sound very odd if he had kept his vocal style from previous albums without making any adjustments. In general, the vocal is very similar to what can be heard in the old albums of Enslaved, like «Frost» and «Eld», but also in Falkenbach albums. Furthermore, the presence of clean vocals on certain songs shows the great influence of Enslaved in their music. Each part of the clean vocals sounds really good and fits perfectly with the music as in «Jörmungand» but more particularly in the «Hall Of The Bravest Souls», my favorite song of the album. Perhaps, in the future, if it is not overdone and do not fall into clichés, it would be interesting to use back vocals as those that can be heard in the last song of the album «Until Death We Ride». I think it would be a plus to some songs.

Regarding the production, I confess I have pros and cons. On one hand,I appreciate that all the instruments and vocals are well set in the mix but on the other hand, I expected it -and it would have been more in synch with my taste- to be a little more aggressive and dark. There is also a little something that annoys me deeply and it is the sound of guitars for some of the fast riffs. It is weird because I observed it in parts of two or three songs, but for the rest, there is no problem.

In conclusion, «Honor Is Our Code, Death Is The Reward» is a very good album. With all these radical changes, it would not be surprising that the group attracts new fans and get more exposure… while I hope the fans from the first hours will still enjoy it.

If you are a fan of Dissection, Enslaved, Falkenbach and Manegarm, you will find something for you with this album. A big thank you to TALAMYUS‘ singer Benoit St-Jean as well as to Deathbound Records for providing me this album. Take note the album launch will happen on April 11th at Foufounes Electriques as they will be the local support band for Kalmah but if that date is not possible for you, you can pre-order the album on the website of Deathbound Records or just wait for its display in stores on April 12th. Good listening!

8/10

Marc-André Jobin

 

Critique d’album: Deville – «Make It Belong To Us»

Deville - Make it belong to us cover

DEVILLE
«Make It Belong To Us»
Fuzzorama Records
Novembre 2015

«Make It Belong To Me»
«Chief»
«Out Of The Black»
«Mind On Hold»
«Lever»
«Drive»
«Life In Decay»
«Dying To Feel»
«Reflecting Surface»
«What Remains»

*Scroll down for English version
Cette année, peu de sorties dans l’univers stoner metal/rock ont suscité mon intérêt à un point tel que je me suis demandé si cette scène ne s’était pas affaiblie par rapport à l’année dernière. Certains groupes ont encore la cote, mais rien d’intéressant à dire sur eux pour autant. Par contre, si je dois vous parler d’un groupe en particulier, c’est bien le groupe suédois DEVILLEDEVILLE est un groupe de stoner rock avec un côté metal de Malmö, la troisième ville la plus habitée en Suède, composé de quatre membres: un chanteur/guitariste, un guitariste, un bassiste et un batteur. C’est un groupe qui existe depuis 2003 et qui a à son actif quatre albums. Le dernier, «Make It Belong To Us», celui qui nous intéresse dans cette critique, sort aujourd’hui le 13 novembre sous le label Fuzzorama Records. Voyons de quoi il a l’air…

Les compositions du groupe sont quand même variées, quoiqu’il y ait des passes qui se répètent dans plusieurs chansons. De façon surprenante, ce ne sont pas toutes les chansons qui ont réussi à me faire bouger la tête. Certaines chansons m’ont marqué tandis que d’autres n’ont pas eu cet effet. Ce qui m’a surpris, c’est à quel point que les chansons passent très vite. Certes, il y a une chanson en particulier qui ne dure pas longtemps, mais on dirait que ça passe tellement vite que je ne suis pas capable de la saisir dans son ensemble en une seule écoute. J’ai l’impression qu’il va toujours en avoir plus même si elles ne finissent pas brusquement, mais je suis déçu à chaque fois de ne pas entendre davantage à chaque chanson.

Un point m’accroche au niveau de l’identité du groupe. Tout au long de mes écoutes, je me suis posé la question suivante: est-ce que c’est du stoner metal ou du stoner rock? Bref, j’ai conclu que c’était davantage du stoner rock avec des aspects plus metal.

Ensuite, j’ai trouvé le vocal très rock, respectant le genre, mais j’aurais voulu qu’il y ait un peu d’agressivité pour que ce soit plus remarquable. Puis, la production de l’album est très bonne. En général, on entend très bien tout le monde et de façon assez égale. À mon avis, il manque juste un peu de gras dans le son du groupe pour que ce soit parfait.

En conclusion, ce sont plus de 30 minutes de stoner qui passent très rapidement. On ne saurait les blâmer d’offrir quelque chose de court avec peu de chansons parce qu’il y en a quand même dix sur l’album. Bien qu’il y ait quelques défauts, «Make It Belong To Us» reste un bon album dans son ensemble et saura plaire aux amateurs de stoner rock. Merci à Sheltered Life pour cette promo intéressante, en espérant que vous apprécierez la lecture de cette critique. N’oubliez pas de vous procurer votre copie via le label Fuzzorama Records qui, je vous le rappelle, est disponible.

7/10

Marc-André Jobin

 

This year, few releases in the world of stoner metal/rock aroused my interest to a point that I wondered if this scene had not weakened compared to last year. Some bands still are popular, but nothing interesting to say about them either. By cons, if I have to tell you about a particular group, it is the Swedish DEVILLE. DEVILLE, a group of stoner rock with a metal angle from Malmö, the third most populated city in Sweden, consists of four members: a singer/guitarist, a guitarist, a bassist and a drummer. It exists since 2003 and has four albums to its credit. The latest, «Make It Belong To Us», which is the subject of this review, was released today November 13 through Fuzzorama Records. Let’s see what it sounds like.

The compositions of the group are varied, although there are patterns that are repeated in several songs. Surprisingly, these are not all the songs that have managed to make me shake my head . Some songs impressed me while others did not have this effect. What surprised me was how the songs go by very quickly. Certainly, there is a particular song that does not last long, but it looks like it goes by so fast that I am not able to grasp it as a whole in one listen. I feel there is more to come even if they do not end abruptly, but still I am disappointed every time not to hear more in each song.

I had a little problem to pinpoint the group identity. Throughout my listens, I asked myself: «Is it stoner metal or stoner rock?» In short, I concluded that it was more stoner rock with some metal aspects.

The vocal too is very rock, respecting the genre, but I wish there was a bit of aggressiveness to make it more remarkable. Then the production of the album is very good. Generally, we hear very well and everyone fairly evenly . I think it lacks a bit of dirt in the band’s sound to make it perfect.

In conclusion, this is more than 30 minutes of stoner which passes very quickly. One can not blame them to offer something short with few songs because there was still ten on the album. Although there are some flaws, «Make It Belong To Us» remains a good album as a whole and will appeal to fans of stoner rock. Thank you to Sheltered Life for this interesting promo, and I hope you enjoy reading this review. Do not forget to get your copy, available now via the Fuzzorama Records label.

7/10

Marc-André Jobin

 

Critique d’album: Cryptopsy – «The Book Of Suffering – Tome 1»

Cryptopsy - The Book Of Suffering - Tome 1 cover artwork

CRYPTOPSY
«The Book Of Suffering – Tome 1»
Indépendant/Self-Released
Octobre 2015

Liste des pièces
«Detritus (The One They Kept)»
«The Knife, The Head And What Remains»
«Halothane Glow»
«Framed By Blood»

*Scroll down for English version
J’ai toujours trouvé intéressant de savoir comment on finit par connaître un groupe et comment on finit par apprécier un genre de musique. Les raisons sont multiples sur la manière qu’on découvre un groupe ou un genre de musique. Pour certains de mes lecteurs, cette information sera inutile, mais pour d’autres, je l’espère, intéressante: ma première rencontre avec le metal extrême québécois, c’était avec CRYPTOPSY grâce à leur album live intitulé «None So Live» qui a été enregistré au défunt Medley en juin 2002. Je me rappelle avoir acheté cet album parce que le concert avait été enregistré à Montréal, mais j’ignorais jusqu’à ma première écoute que j’entendais un groupe québécois.

Après cette brève intrusion, pour revenir à cette critique, je me suis intéressé à leur tout nouveau EP sorti récemment et disponible sur leur bandcamp, intitulé «The Book Of Suffering – Tome 1». Voyons à quoi on peut s’attendre.

Bien que ça soit un EP, j’ai trouvé que les 17 minutes ont passé trop vite. Je voulais en entendre davantage ce qui n’arrivera pas avant la sortie du deuxième tome. Peut-être que c’est moi, mais j’ai également trouvé que toutes les chansons finissaient de façon abrupte et sèche comme si je m’attendais à ce qu’il y en ait plus. Sinon, j’ai trouvé les compositions très intéressantes et j’ai apprécié le fait que tous les musiciens avaient leur place dans la musique.

«Détritus», avec son intro, est une excellente pièce pour commencer un EP, voire même éventuellement un album, et donne aussitôt le ton pour le reste de l’écoute. La chanson «The Knife, The Head And What Remains» est, je trouve, la chanson qui se démarque le plus parce qu’elle correspond exactement à ce qu’on adore du groupe. Je ne me tanne pas d’entendre plusieurs fois le côté technique qui est extraordinaire et complètement débile.

«Halothane Glow» démarre sur un cri qui ne me convainc pas, mais heureusement que ça se replace pour laisser le meilleur côté de CRYPTOPSY ressortir. La passe de la basse au début de la chanson ne laissera aucun amateur de death metal technique indifférent. Le seul hic, à mon avis, c’est le côté à la Meshuggah qui dure un peu trop longtemps et qui enlève de l’originalité à la chanson. C’est définitivement celle que je préfère la moins sur l’EP. Sur la chanson «Framed By Blood», on peut y entendre, encore une fois, une influence de Meshuggah, mais heureusement (ou malheureusement pour les amateurs du groupe) que ça ne dure pas très longtemps puisqu’elle laisse la place à ce que CRYPTOPSY sait faire le mieux : du bon gros death metal brutal sans pitié. Et leur «outro» met un terme à un 17 minutes court et efficace.

Vocalement, il y a cette belle continuation avec ce que l’on pouvait entendre sur leur dernier album; on entend une certaine évolution et ça devient de mieux en mieux. À une seule reprise dans le EP je n’ai pas aimé le chant, et c’est au début de la troisième chanson où on dirait que le chanteur essaie de crier le plus fort possible sans toutefois impressionner mes oreilles.

Pour un groupe digne de ce nom, il était impératif que la production soit parfaite. Le son est très bon et on entend parfaitement tout le monde au point que le groupe a laissé un peu plus d’espace au bassiste pour que l’on entende bien ses partitions.

En conclusion, «The Book Of Suffering – Tome 1» est un EP parfait pour les amateurs des premières années du groupe. C’est brutal, rapide et totalement efficace. Les expérimentations du groupe n’ont pas nui à la qualité du EP et j’ai même trouvé des passes plus expérimentales complètement malades qui m’ont fait garder la bouche ouverte pendant quelques secondes. J’espère que le deuxième tome sera aussi brutal que le premier et qu’il y aura évidemment plus de chansons parce que 17 minutes de double pédale, ça passe très vite. Si vous voulez supporter le groupe, vous pouvez vous procurer votre copie dès maintenant via leur bandcamp pour la somme de 5,99$ en format physique ou 3,99$ en MP3. Bonne écoute!

8/10

Marc-André Jobin

 

I always thought it is interesting how one gets to know a band and how he finally enjoys a musical style. The reasons that lead to discover a band or type of music are numerous. For some of my readers, this information will be useless, but for others, I hope, interesting: my first encounter with Quebec extreme metal was with CRYPTOPSY through their live album entitled «None So Live» recorded at the (now closed) Medley in June 2002. I remember I bought this album because the concert was recorded in Montreal, but I did not know until my first listen it was a Quebec band.

After this brief intrusion in my private life, I get back to the main subject… the brand new EP recently released and available on their Bandcamp, entitled «The Book Of Suffering – Volume 1». Let’s see what we can expect.

I know it is an EP but I still thought that 17 minutes passed too quickly. I wanted to hear more which will not happen before the release of the second volume. Maybe it is me, but I also thought that all the songs abruptly ended and left me expecting for more. Otherwise, it offers very interesting compositions and I appreciated the fact that all the musicians had their place in the music.

«Détritus», with its intro, is a great song to start the EP or even possibly an album, and immediately sets the tone for the rest of the listening. The song «The Knife , The Head And What Remains» is the song that stands out the most because it is exactly what I love from CRYPTOPSY. I can not get tired of the technical side which is extraordinary and completely crazy.

«Halothane Glow» starts out with a cry that does not convince me, but fortunately it will not last and goes back to the best side of CRYPTOPSY. The bass riff at the beginning of the song should not leave indifferent any fan of technical death metal. The only problem for me is the Meshuggah style part that lasts a bit too long and that takes away some originality of the song. It is definitely the one I like the least on the EP. On the song «Framed By Blood», I can hear again an influence of Meshuggah, but fortunately (or unfortunately for fans of Meshuggah) it does not last very long since it leaves room for what CRYPTOPSY does best: intense brutal death metal without mercy. Then an outro puts an end to 17 minutes short but effective.

Vocally, there is this beautiful continuation with what could be heard on their latest album with a certain evolution and it’s getting better and better. On one occasion in the EP I did not like the vocal, and this is the beginning of the third song where it sounds like the singer is trying to shout as loud as possible without impressing my ears.

For a band of this level, it was imperative that the production is perfect. The sound is very good and I hear everyone perfectly to the point that the band left a little more space to the bassist so I hear out its partitions.

In conclusion, «The Book Of Suffering – Volume 1» is a perfect EP for fans of the early years of the band. It is brutal, fast and totally effective. The musical experiments have not affected the quality of the EP and I even thought the more experimental portions were completely sick and jaw-dropping. I hope that the second volume will be as brutal as this first one and that there will be more songs because 17 minutes of double pedal goes by very quickly. If you want to support the band, you can get your copy now via their Bandcamp for the sum of $5.99 for the physical format or $3.99 for MP3. Good listening!

8/10

Marc-André Jobin