by Louis Olivier Brassard Gelinas | Nov 18, 2015 | Critiques, Critiques de Shows
Kataklysm, Anonymus, Insurrection et Black Bomb A à la Salle Multi à Québec le samedi 14 novembre 2015. Une présentation de District 7

Cela faisait un bail que les vétérans du Death Metal québécois de Kataklysm ne s’étaient pas arrêtés à Québec pour nous défoncer les tympans de leurs hymnes lourds et nietzschéens. De plus, malgré la déception de ne pas avoir la chance de voir Belphegor de retour à Québec, groupe autrichien qui accompagnait Kataklysm dans sa tournée nord-américaine jusqu’à Montréal, la formation montréalaise s’était adjoint les services des non moins célèbres Anonymus avec leur Thrash Metal dévastateur, ce qui était un excellent argument pour contribuer à attirer les métalleux de Québec en grand nombre. Enfin, l’affiche était complétée par Insurrection de l’Outaouais, formation au Death Metal puissant, et par Black Bomb A de France avec son Punk Metal/Hardcore à l’ancienne. Tous les éléments étaient donc en place pour une soirée mémorable et mouvementée et c’est ainsi que ma partenaire de crime et moi décidâmes de nous joindre au massacre. Avec une précision qui est habituellement la règle chez District 7, Black Bomb A fit son entrée en scène vers 19 h30 et entamèrent rapidement les hostilités.
Quintette basé à Paris, la formation arrivait à Québec dans le contexte des attentats de la veille dans leur ville d’origine et eut un bon mot sur la situation et aussi un doigt d’honneur à délivrer à ses assaillants. Même si le groupe partait, dans mon cas, avec une prise, puisqu’il évolue dans un sous-genre qui me laisse habituellement très indifférent, je fus quand même agréablement surpris par leur performance. En effet, Black Bomb A privilégie une approche qui n’infuse presque que les meilleurs éléments du Punk et du Hardcore et arrive à utiliser les fameux «Breakdowns» sans tomber dans l’excès et les gros clichés. Les deux chanteurs du groupe qui se partagent voix claires, cris et grognements furent le clou du spectacle avec leur présence scénique énergique. De plus, leur musique rapide et agressive fut interprétée avec énergie et précision, quoique le bassiste éprouvât quelques problèmes techniques avec son instrument en milieu de parcours. La foule, très nombreuse en ce samedi soir, sembla apprécier leur premier passage à Québec en 21 ans de carrière, ce fut donc mission accomplie pour Black Bomb A.
Insurrection de Gatineau était la prochaine bande sur le menu. Avec une solide expérience acquise en 12 ans d’existence et trois albums à son actif, la formation nous emmenait son Death Metal ravageur avec son attitude survoltée habituelle et son chanteur à la crinière rousse toujours pieds nus. Varlopés par la musique, une bonne partie des spectateurs fut aspirée dans un vortex de violence joyeuse. Leur prestation efficace et précise fut généralement rehaussée par un son bien calibré qui désavantageait seulement la voix gutturale du chanteur qui aurait pu être haussé de quelques crans. Ce dernier fit toutefois un travail formidable en ce qui à trait à l’interaction avec le public, non dénuée d’une bonne dose d’humour. De plus, le groupe sut maintenir son niveau d’énergie et sa présence scénique imposante tout au long de sa prestation. En somme, ce fut un passage très réussi pour Insurrection devant un public très nombreux et conquis par leur Death Metal moderne de haut calibre.
La soirée était maintenant bien entamée et les vétérans d’Anonymus firent leur entrée fort attendue sur scène pour venir nous présenter leur dernier album paru en août 2015 et intitulé «Envers et contre tous». Déterminé à nous en mettre plein les oreilles, le célèbre quatuor montréalais qui atteint cette année ses 26 ans d’existence se lança dans un assaut puissant, solide et violent. La fosse fut immédiatement le théâtre d’échauffourées épiques démontrant l’appréciation du public envers ces légendes québécoises. Allant piger dans leurs derniers opus, mais aussi dans leurs tout premiers efforts, Anonymus parvint à nous livrer une sélection bien équilibrée de classique et de nouveauté. La qualité du son fut aussi au rendez-vous durant toute leur prestation. De plus, les membres du groupe présentèrent leur assaut avec une énergie et un caractère «dans-ta-face» qui démontre toute la valeur de leur expérience. Ce fut donc encore une autre prestation haute en couleur et impeccable pour Anonymus.
C’était maintenant l’heure du plat de résistance avec une des formations québécoises de Métal ayant connu le plus de succès internationalement, soit Kataklysm. Autre troupe très expérimentée sur une affiche bien garnie, le quatuor de Death Metal mélodique se lança avec professionnalisme dans une prestation bien rodée et sans accrocs. La sélection de pièces fut concentrée exclusivement sur la période post-2002 de l’illustre formation, mais cela n’est pas nouveau avec Kataklysm qui a opéré un changement de style d’un Death Metal extrême et chaotique vers une variante beaucoup plus mélodique et groovy de la même famille musicale suite au départ de son premier chanteur Sylvain Houde en 1998. Toutefois, cela reste une petite déception pour les fanatiques de l’ère plus intransigeante et sombre du groupe. Comme votre humble serviteur. En dépit de cette réserve, au plan de l’énergie et de la performance, Kataklysm donna la pleine mesure de son talent et de son expérience, ce qui fut visiblement du goût des spectateurs puisque la fosse prit son ampleur maximale de la soirée. Je fus notamment ravi par la performance du nouveau batteur de la formation, Olivier Beaudoin (ex-Neuraxis, ex-Eternal Burden), arrivé il y a un an pour remplacer Max Duhamel. Après une fin abrupte sans véritable rappel, Kataklysm se retira sous les acclamations des spectateurs.
En conclusion, ce fut encore une très belle soirée de Métal offerte par District 7 aux métalleux de Québec et cette fois ils furent largement au rendez-vous. Tous les groupes auront offert des performances de haut niveau qui déclenchèrent les hostilités et les excès houblonnés des spectateurs. Cela fut donc amplement suffisant pour nous faire accepter que Belphegor se fasse encore attendre à Québec suite à leurs passages d’il y a plusieurs années déjà. En terminant, je tiens à remercier District 7 pour l’accès au concert.
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Nov 17, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

BLACKLODGE
«Machination»
Season of Mist
2012
Liste des pièces
«Trident»
«Neutron Shiva (Sun, Walk with Me!)»
«Neo.Black.Magic»
«Industrial Temple Mystica»
«Antichrist Ex Machina»
«Order of the Baphomet»
«Empire’s Hymn»
«All Seeing Eye»
«Culto Al Sol (SolarKult)»
«The Other Side»
*Scroll down for English version
Paru en 2012, le dernier album du trio français d’Industrial Black Metal est loin d’être une nouveauté, mais la venue prochaine du groupe à Montréal le 27 Novembre pour la soirée du «Psaume 1» de la «Messe des Morts V» de même qu’à Québec le 29 Novembre ainsi que le fait que le disque m’a été remis en main propre par Saint Vincent (chant, guitare) au spectacle de Seth à Québec en juillet dernier, sont des raisons suffisantes pour que je m’y attarde pour vous.
«Machination» se compose de dix murs de son incluant des motifs de guitare puissants, une basse imposante et une folle rythmique de percussions programmées qui ne ralentit que très rarement la cadence. L’effort se révèle fortement accrocheur grâce à un côté techno extrêmement efficace et des motifs de guitare à se déboîter la nuque. La lourdeur extrême de l’opus saura aussi satisfaire les amateurs les plus intransigeants de Black Metal, alors que le côté innovateur et industriel saura convaincre les amateurs de groupes comme Ministry ou Skinny Puppy de s’intéresser à quelque chose d’encore plus sombre.
8,5/10
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
Released in 2012, the more recent album from French Industrial Black Metal trio is far from new, but as the band comes to Montreal for the «Psaume 1» of the «Messe des Morts V» on November 27th and to Quebec City two days later and also the fact that this CD was hand-delivered to me by Saint Vincent (vocals, guitar) at the Seth show in Quebec City in July, are reason enough for me to dwell into it for you.
«Machination» consists of ten wall of sound showing powerful guitar patterns, an imposing bass and crazy programmed percussion rhythm that rarely slow the pace. The effort is highly catchy thanks to the very efficient techno side and the guitar patterns made to dislocate necks. The extreme heaviness of the album will also satisfy the most uncompromising Black Metal fans, while the innovative and industrial side will convince the fans of Ministry or Skinny Puppy to be interested in something even darker.
8,5/10
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Nov 8, 2015 | Critiques, Critiques de Shows
«The Tempests Over the East» Tour avec Vesperia, Karmatik, Nordheim et Trollwar au Bar la Source de la Martinière à Québec le dimanche premier novembre 2015. Une présentation de Parkinson Metal et des Spectacles du Fjord.

Le concept du Parkinson Metal, spectacles organisés par le sympathique parkinsonien Marco Chabot et ses acolytes Marc Lavoie et Éloïse Chabot pour ramasser des fonds pour la recherche sur le Parkinson, n’est maintenant plus un secret pour personne après de nombreuses éditions, dont une à Montréal et même deux concours de groupes couronnés de succès. Cependant, depuis quelque temps, on a pu constater une baisse dans la participation des fanatiques de métal de Québec à ces évènements qui prend contexte dans une diminution généralisée des foules dans les concerts métalliques dans la soi-disant Capitale du Métal. Faisant fi de ces obstacles, Parkinson Metal nous proposait quand même la venue, dimanche passé, de la tournée du groupe champion international du Wacken Metal Battle 2015, soit la formation de Death Metal épique Vesperia. La troupe qui aura raflé tous les honneurs en représentant le Canada au célèbre festival de Wacken serait accompagnée des vétérans du Death Metal mélodique et progressif de Karmatik, des vedettes locales du Folk Metal de Nordheim et des troubadours métalliques jeannois de Trollwar. C’était donc un dimanche soir de Toussaint prometteur et ma déesse et moi nous dirigeâmes donc vers le Bar la Source malgré la pluie sévissant à l’extérieur.
Arrivés sur les lieux quelques minutes avant l’ouverture officielle des portes prévue pour 19 h, nous eûmes le temps de discuter avec les organisateurs du spectacle, ainsi qu’avec des membres des formations présentes. Puis, les portes s’ouvrirent et on put constater l’entrée décevante de quelques dizaines seulement de spectateurs sur la centaine annoncée sur la page Facebook de l’évènement. La soirée était cependant encore jeune et après une brève attente, les sept membres de Trollwar firent leur entrée en scène.
Originaire d’Alma, Trollwar est un groupe de Folk Metal combinant un Death Metal mélodique teinté de Power Metal à de l’accordéon et des claviers aux mélodies folkloriques européennes. Rien d’extrêmement original somme toute, mais les compositions du groupe se révélèrent très efficace sur scène malgré quelques imprécisions et incertitudes détectables entre la batterie et le reste des instruments. Le groupe parvint sans trop de mal à secouer la léthargie des participants qui se massèrent progressivement à l’avant-scène pour hocher de la tête et hurler leur appréciation. La présence scénique du groupe nombreux me laissa toutefois un peu sceptique avec un claviériste très démonstratif, alors que le chanteur de la troupe semble caché derrière ce dernier et le guitariste-vocaliste de soutien. Le second guitariste était quant à lui souvent tourné vers l’arrière de la scène, ce qui n’est recommandé à aucun musicien en spectacle, alors que l’accordéoniste restait cantonné près du batteur, souvent tourné vers ce dernier. En conclusion, ce fut une bonne prestation en dépit de toutes ces réserves, mais Trollwar aurait avantage à travailler le côté visuel et interaction avec le public de ses prestations.
Après une courte pause où les spectateurs pouvaient regarder le match entre les Canadiens de Montréal et les Jets de Winnipeg sur les nombreux écrans de l’endroit, c’était au tour de Nordheim de s’amener sur scène. Après deux albums qui ont confirmé son statut de groupe majeur de la scène Folk Metal au Québec, Nordheim travaille actuellement sur son troisième opus dont il nous offrit d’ailleurs deux primeurs au cours d’une prestation précise et efficace comme à son habitude. Réglée au quart de tour hormis pour un léger problème technique avec la guitare de Waraxe (guitare, chant) en fin de parcours, la prestation du quintette fut néanmoins un brin moins énergique que les standards auxquels il nous a habitués, peut-être en raison de leurs excès de la veille comme le mentionna d’ailleurs le chanteur guitariste en début de prestation. Toutefois, cela ne fut pas un problème majeur étant donné la précision des assauts de la bande et la foule peu nombreuse, mais dévouée démontra même son appréciation avec quelques effusions de violence en fin de parcours. Ce fut donc une mission accomplie pour Nordheim.
Suivait le groupe «différent» de la soirée, soit Karmatik. Effectivement, le quatuor se retrouvait seul de son genre, car il joue un Death Metal mélodique moderne fortement infusé de Metal progressif aux rythmiques originales et saccadées. Cela faisait déjà plusieurs fois que j’avais pu voir la troupe en action. Je savais donc que leurs influences de Death, Dream Theater et In Flames transparaissent bien dans leur musique sans étouffer aucunement leur originalité basée autant sur leur musique que sur leurs paroles dénonciatrices anglophones et francophones. Comme à son habitude, malgré une foule modeste et pas mal tranquille, le groupe sut tirer parti de son expérience pour livrer une performance carrée et solide. Les spectateurs furent calmes, mais attentifs et portés vers l’avant. Leur son fut impeccable dans la salle, notamment celui des superbes solos de guitare de Jean-Michel Audet, ce qui rehaussa leur prestation d’un cran. Ma seule réserve ira aux transitions entre les pièces, parfois un brin trop longues. Je préfère quand un groupe livre ses assauts avec une attitude plus directe. Qu’à cela ne tienne, leur performance fut très bien exécutée, ce qui confirma leur talent.
C’était maintenant à la tête d’affiche de venir s’exécuter. Les quatre gars de Vesperia s’amenèrent donc sur scène pour nous présenter leur Death Metal épique pour la première fois à Québec. Leur musique est en fait un mélange d’abrasion Death Metal, de mélodies et de solos de guitare épique enveloppé de bandes d’orchestrations pompeuses. Sur scène, leur prestation fut d’une solidité impressionnante qui nous confirma qu’ils ont mérité leur titre de champions internationaux du Wacken Metal Battle l’été dernier. Je fus particulièrement ravi par la performance sans faille des deux guitaristes, ainsi que par celle du chanteur-bassiste avec sa voix gutturale démolissant tout sur son passage et de son jeu de basse extrêmement efficace. Cependant, je fus moins convaincu par les passages plus mélodiques en voix claire chantée qui entrecoupent leurs assauts. En effet, la voix claire du chanteur était beaucoup moins réussie que sa voix gutturale en ce qui à trait au timbre employé et perdait aussi parfois la note de vue. De plus, le batteur, bien qu’extrêmement solide et puissant, manquait parfois de finesse dans des passages plus mélodiques ou atmosphériques qui auraient bénéficié de plus de fioritures que de force brute. En somme, ce fut une excellente prestation pour un groupe en pleine ascension qui n’a que très peu de faiblesses objectives perceptibles.
En conclusion, musicalement parlant, ce fut encore une édition très réussie pour Parkinson Metal. Tous les groupes livrèrent des performances honnêtes et même enlevantes. En contrepartie, la foule ne fut pas totalement au rendez-vous et il manqua une bonne vingtaine de spectateurs aux organisateurs afin de dégager quelques fonds pour financer la recherche sur le Parkinson. Oui, les organisateurs auraient peut-être pu publiciser l’évènement de façon plus agressive. Oui, le concert avait lieu un dimanche pluvieux en pleine session scolaire. Toutefois, il est aussi du devoir des fanatiques de suivre la scène de manière plus serrée et d’encourager à la fois les initiatives les plus louables en termes de bienfaisance, ainsi que les groupes parmi les plus intéressants sur la scène Metal actuelle.
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Nov 5, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

PAVILLON ROUGE
«Legio Axis Ka»
Dooweet Records
2015
Liste des pièces
«Prisme vers l’Odysée»
«L’enfer se souvient, l’enfer sait»
«Mars Stella Patria»
«À l’Univers»
«Aurore et Nemesis»
«Droge Macht Frei»
«Kosmos Ethikos»
«Notre Paradis» (Coolio Cover)
«Klux Santur»
*Scroll down for English version
Directement des Alpes françaises, PAVILLON ROUGE nous présente cette année son deuxième album en carrière. La formation de Black Metal industriel se distingue sur cet opus avec ses influences New Wave qui infusent un côté dansant, oui dansant, à un mur sonore composé de percussions programmées, de basse vibrante et de motifs de guitares saturées en trémolo. L’originalité est donc au rendez-vous sur un album admirablement bien produit et composé.
Au moment où l’auditeur atteindra «Notre Paradis» (Coolio Cover), une reprise, improbable sur un album de Black Metal, mais extrêmement bien réussie de «Gangsta’s Paradise» de Coolio, il sera déjà impressionné par la cohérence et le caractère unique de cet album de Black industriel. Si vous n’aviez jamais pensé que le Black Metal pourrait un jour faire son entrée dans un club la nuit et bien cet album est pour vous.
9/10
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
Directly from the French Alps, PAVILLON ROUGE presents this year its second album. The formation of Industrial Black Metal stands out on this opus with its New Wave influences that infuse a dancing vibe, yes dancing vibe to a wall of sound made of programmed percussions, vibrating bass and tremolo guitar patterns. The originality is definitely here in this beautifully produced and composed album.
By the time the listener reaches «Notre Paradis» (Coolio Cover), an unlikely cover on a Black Metal album, but extremely well done of Coolio‘s «Gangsta’s Paradise», he will already be impressed by the consistency and uniqueness of this Industrial Black Metal album. If you had never thought that Black Metal could one day break into a dance club at night well this album is for you.
9/10
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Nov 2, 2015 | Critiques, Critiques d'Albums

KOSMOS
«Ashes of the Orphic Dream»
Indépendant/Self-Release
Mai 2015
Liste des pieces
«Blank Earth»
«Heaven’s Creative Energy»
«The Scourge Pouring Its Darkness»
«Upheaval of Titan’s Might»
«C.T.K.E»
«Virginité originelle»
«Kosmos»
*Scroll down for English version
Originaire de Drôme dans le sud-est de la France, le trio de Black Metal KOSMOS nous présente cette année son troisième album limité à une centaine de copies sur disque compact. Sur ce troisième opus, la formation poursuit son évolution vers une forme plus progressive de Black Metal se distinguant du lot par un côté mélodique très bien développé et assumé avec les duels de guitares de Nekros (guitares, basse, chant) entrecoupés de passages plus chaotiques et dissonants dénotant une certaine influence Death Metal. La batterie puissante, technique et variée de Sorthei (Dépérir, Pavillon Rouge, Ex-Daedalion, Ex-Inferi Gloria) est aussi un point fort de l’album. Le tout est complété par un échantillonnage éthéré de la part de xOv qui contribue à donner à l’œuvre son caractère spatial ou céleste. Seule ombre au tableau, la production bien que très léchée souffre d’un excès de compression qui assourdi un peu trop la musique du groupe qui aurait bénéficié de plus d’expansion. C’est un peu comme si on écoutait la musique à travers un oreiller, notamment en ce qui concerne les guitares. Toutefois, les fanatiques de Black Metal habitués à beaucoup plus de crasse ne devraient pas être arrêtés par cet inconvénient somme toute mineur.
8/10
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas
Originally from Drôme in the southeast of France, the Black Metal trio KOSMOS presents this year its third album limited to a hundred copies on CD. On this third installment, the band continues to evolve towards a more progressive form of Black Metal, differing from the pack with its very well developed melodic side served with dueling guitars courtesy of Nekros (guitars, bass, vocals) interspersed with more chaotic and dissonant riffages exposing some Death Metal influences. Sorthei (Dépérir, Pavillon Rouge, Former Daedalion, Former Inferi Gloria) powerful, technical and varied drumming is also a strong point of the album. This is complemented by an ethereal sampling from xOv which helps to give the work its space or celestial nature.
The only downside is the production. Although very licked, it suffers from excessive compression that muffles a little too much the music which would have benefited from more expansion. It is a bit like listening to music through a pillow, especially regarding the guitars. However, Black Metal fanatics accustomed to a more dirty sound should not be stopped by this problem, altogether minor.
8/10
Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas