Girlschool//Lillian Axe//Alcatrazz @ Foufounes Électriques, Montréal – 31 mars 2024

Voici le compte rendu de Louise Girard et les photos prises par Lizane Jean lors du spectacle de Girlschool présenté par Blue Skies Turn Black au Foufounes Électriques de Montréal le 31 mars 2024  et qui mettait également à l’affiche Lillian Axe et Alcatrazz.

 

Alcatrazz

J’étais fébrile à l’idée de revoir Girlschool en spectacle pour leur Final American Tour et, de surcroît, aux Foufs, une salle tout aussi mythique qu’elles!

Pour ouvrir la soirée, Alcatrazz des USA donnaient leur premier spectacle à Montréal depuis leur formation en 1983! Particularité, c’est le groupe au sein duquel le célèbre guitariste Yngwie Malmsteen a fait ses débuts. Notez qu’il n’était pas sur scène puisqu’il ne fait plus partie de la l’alignement et que seuls le bassiste et le claviériste sont issus du line-up original. Leur prestation était énergique et la foule condensée près de la scène a bien répondu en applaudissements à leurs hymnes power rock.

 

 

Lillian Axe

Pour ce qui est de Lillian Axe, le groupe était attendu par plusieurs fans puisqu’ils mettaient, eux aussi, les pieds dans la Métropole pour une première fois en 40 ans de carrière! Pour ma part, leurs compositions rock m’ont paru linéaires et fades et je n’ai pas accroché du tout. J’ai préféré en profiter pour aller voir quelques tounes de Cognitive qui jouaient sur la scène du Cabaret des Foufs en même temps! Un band death metal technique (sans bassiste?) avec un vocal bien gras!

 

 

Girlschool

Plusieurs problèmes techniques en introduction de Girlschool ont fait monter l’impatience dans la pièce. Denise Dufort, drummeuse, tente de mettre un peu d’ambiance pendant que les guitaristes des groupes précédents essayent de faire fonctionner l’ampli de Jackie « Jax » Chambers, qui célébrait son 60e anniversaire de naissance il y a quelques jours!

Ces musiciennes au talent sous-estimé sont des rockeuses tellement inspirantes! Les voir performer avec le sourire pour nous leurs classiques et même quelques nouvelles pièces aux refrains accrocheurs, était tout simplement génial! Leur bonheur d’être sur scène est palpable et elles assurent! Coup de cœur personnel pour Tracey Lamb à la basse qui rock à fond!

Entre les chansons, Kim McAuliffe, chanteuse/ guitariste, nous raconte quelques tranches de vie avec son accent British pas facile à saisir! Tellement que, lorsqu’elle a déclaré fièrement que Denise était originaire de Laval, la foule a hué! Je pense que les gens ont seulement compris le mot « Laval » et n’ont pas assimilé le sentiment d’appartenance que Kim tentait de nous transmettre.

« Bouh! Laval! »

Au lieu de: « Wow!! Denise est québécoise comme nous! »

Dans la foule, des rockers issus de générations différentes s’abreuvaient de leurs sonorités à la Motörhead et on a pu observer un léger clash entre ceux qui voulaient thrasher et ceux qui préféraient regarder attentivement ces pionnières pour une dernière fois.

Tellement peu de femmes se sont imposées dans cet univers masculin! Dire qu’elles le font depuis 1978 tient de l’exploit! Chapeau!

-Lou-

 

 

-Journaliste: Louise Girard
Photographe: Lizane Jean

Sword//Anonymus//Vantablack Warship//Atomik Train @ Théâtre Beanfield, Montréal – 13 janvier 2024

Voici le compte rendu de Louise Girard et les photos prises par Simon Meunier St-Pierre lors du spectacle de Sword & Anonymus présenté par Heavy MTL et Greenland Productions au Théâtre Beanfield de Montréal le 13 janvier 2024 et qui mettait également à l’affiche Vantablack Warship et Atomik Train.

 

Atomik Train

La soirée promettait d’être chaude malgré la tempête au Théâtre Beanfiled (rebaptisé Potato Field par Mononc’ Serge)!

Atomik Train ont ouvert avec leur rock à saveur AC/DC, Bon Jovi. Malgré que ce ne soit pas ma tasse de thé, nous ne pouvons pas enlever au quatuor sa justesse d’exécution et son bonheur d’être sur scène. Le chanteur, François Babin (ex- Star Académie), semble tout simplement tripper sur les compos de son groupe!

 

 

Vantablack Warship

Vantablack Warship mettent la table avec leur espèce de thrash hardcore aux spouçons stoner. Comprenant dans ses rangs des musiciens établis de la scène underground (Arseniq 33, Ghoulunatics, Buffalo Theory, Crypt Keepers, Leprocy, Les Ékorchés, Foreshadow, Eudoxis, Sarkasm), leur prestation efficace leur a permis, je crois, de se faire plusieurs nouveaux adeptes.

 

 

Anonymus

La locomotive de la veillée, Anonymus, a tout simplement pris la place d’assaut. En 35 ans de carrière, leur conviction sur scène n’a jamais perdu une once d’efficacité. Ils ont enchaîné leurs compos / classiques sans répit. Une machine rodée au quart de tour ! Les frères Souto étaient spécialement resplendissants pendant « La Vérité Choc » alors qu’Oscar entonnait « Nous sommes du même sang, Toi mon frère ». Avec Marco Calliari pour une attaque de trois guitares et Monon’c Serge pour une finale de sueur sirupeuse, Anonymus occupe, avec raison, une place de choix dans le coeur de la scène metal québécoise.

 

 

Sword

Monter sur scène après une performance aussi féroce n’était pas tâche facile. Le climat s’est légèrement rafraîchi pendant les premières pièces de Sword qui paraissaient presque douces mais, ces rockers de renom sont de vrais professionnels et n’ont laissé aucune place pour les remarques négatives. Ils étaient totalement « In Kommand » et nous ont permis d’entonner leurs hymnes épiques à gorge déployée! Les quatre musiciens originaux de 1980 étaient en pleine communion avec la foule pour une démonstration sans faille. Mike Plant, notre Zakk Wylde national, était en feu pour l’anniversaire de Rick Hughes qui, pour ses 61 ans, a été tout simplement magistral pendant « Life on the Sharp Edge« .

Critique de crowd : Je voudrais, non pas lever mon verre mais, plutôt, lancer mon verre aux quelques thrashers malcommodes et mal élevés qui ont terni l’ambiance du pit.

 

-Texte: Louise Girard
L’évolution du Métal Québécois
www.facebook.com/histoiremetalqc

Sang Frais ‘zine (1998-2005)
 
 

He Lies In Ruin et Fast Idle @ Bar 1912, St-Amable – 2 décembre 2023

Voici le retour de notre journaliste Louise Girard lors du spectacle de He Lies In Ruin présenté au Bar 1912 de St-Amable le 2 décembre dernier et qui mettait également à l’affiche Fast Idle.

 

Retour sur la soirée

Pour célébrer ses 20 ans, Mathis Laflamme conviait famille et amis à un double bill présentant son coup de coeur du pré-fest Communion: Fast Idle et son groupe au sein duquel il joue du drum: He Lies in Ruin.

Pour ouvrir la soirée, Fast Idle ont servi leur thrash metal avec une attaque de riffs familiers, mais originaux. Le trio de vocals sur un son de distortion crunchy à la « Kill ’em All » et des rythmiques parfois atypiques procurent une envie irrépressible de headbanger. Coup de coeur personnel pour la pièce « Public Disorder ».

Cadeau de fête bonus à la fin du set: Mathis a été soulevé sur sa nouvelle planche de surf par ses chums qui portaient un T-shirt à l’effigie de la soirée pour faire du body surf sur la pièce « Cut Off » de Municipal Waste featuring moi-même au vocal comme chanteuse invitée! (Merci les gars, c’était génial!).

Puis, He Lies in Ruin ont enfilé leurs compos légèrement moins festives et plus « Tragedy’esques ». Le fait qu’il n’y ait qu’une seule guitare laisse beaucoup de place à la basse et Dan s’en donne à coeur joie. La performance était solide. Notez que les quatre membres de He Lies in Ruin jouent aussi dans Hands of Death.

Ce party de fête bien sympathique aurait pu être un peu plus arrosé si nous n’avions pas eu à conduire après!

-Lou-

 

Le Rick Hughes Show @ Magasin Le Brun, Maskinongé – 1er décembre 2023

Voici le compte rendu et quelques photos prises par Louise Girard lors du spectacle de Rick Hughes présenté par Le Magasin Général Le Brun de Maskinongé le 1er décembre 2023.

 

 

Rick Hughes Experience

Comment ne pas tomber sous le charme de Rick Hughes?

C’était la première fois que j’expérimentais le spectacle solo du chanteur de Sword, la Rick Hughes Experience. Mais il n’était pas seul sur scène pour servir ce qu’il a qualifié comme étant LA trame sonore personnelle de sa vie. De solides musiciens l’accompagnaient soit : Simon Galipeau (drum), Simon Daigle (bass), Yves Frulla (keyboard) et Tommy Lévesque (guitare).

La table a été mise avec du CCR (Creedence Clearwater Revival) puis, avec l’idole de sa maman, le King, Elvis Presley, avant de traverser la « Abbey Road » pour rejoindre les Beatles. La chaleur a définitivement monté d’un cran avec leurs interprétations de Led Zeppelin. Les harmonies vocales et le « soul » de Rick étaient envoutants. Grâce à son charisme contagieux, on avait autant envie de chanter avec lui que de l’écouter et de boire « ses » paroles puisque son plaisir de partager ses chansons coup de coeur était palpable.

Un peu de rock franco au passage avec Offenbach, Pag et sa seule compo de la soirée « Pour une Seconde » avant de plonger dans les années 80 / 90 avec Guns N’ Roses, Whitesnake, Bon Jovi et Metallica.

C’était sold out pour son premier passage au Grenier. Petite salle que j’aime beaucoup parce qu’elle est, oui, à 3 minutes de chez moi mais, surtout, pour son cachet intime. Seul bémol, ce serait génial qu’une section soit aménagée sans mobilier afin de laisser de la place aux gens pour bouger, danser plus librement.

J’aime beaucoup les réflexions que Rick partage sur sa page Facebook et il est tout aussi inspirant en personne en nous livrant ses sentiments et tranches de vie entre les chansons.

Généreux, talentueux et passionné jusqu’à en avoir encore des frissons sur scène après 40 ans de « métier », Rick Hughes incarne le rock, l’émotion, la vie.

S’il est toujours là aujourd’hui, c’est bien parce qu’il croit toujours en son rêve d’enfance. « Don’t stop, believin‘ « 

-Lou-

Texte & Photos: Louise Girard