Dans la fosse aux promos

Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi toutes les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

 

À la mitrailllette

 

Je débute en m’adressant directement aux lecteurs francophones de tout azimut qui lisent cette chronique sans savoir qu’Ondes Chocs provient du Québec (Canada) et sans savoir non plus qu’au Québec, nous avons 4 saisons bien marquées, bien distinctes et très contrastées. Nos activités extérieures sont donc dites saisonnières car elles ne peuvent être faites toute l’année requiérant des conditions météorologiques particulières. Ainsi présentement, c’est l’été qui débute et avec la «dite» belle saison arrive notre temps des BBQ, des épluchettes de blé d’Inde, des visites à la plage et des veillées autour du feu. Arrive également la musique pop jouée en plein air dans toutes ces occasions mentionnées mais aussi dans tous les autres types de partys, à plein volume dans des haut-parleurs surdimensionnés. Même dans nos partys privés car il y a toujours le traditionnel party de famille estival avec les mononc’ et matante et qui se tient de préférence chez le dernier parvenu de la famille question de ne pas niaiser trop longtemps avant de tester/tacher sa piscine ou chez moi parce que ça dérange pas vraiment de tout tacher… et même chez moi, je perds le contrôle de la sélection musicale.

Là je reviens m’adresser à tous pour la suite car bien que l’histoire qui suit soit basée sur mes expériences personnelles, elle s’applique à tous les partys qui méritent de se renouveler.
PS – Les noms sont fictifs sauf ceux des groupes quoique…

Quand la sélection musicale s’égare dans les clichés radiophoniques et qu’à chaque fois, pour me prouver qu’ils connaissent la musique heavy, François, dit Frank, le boutonneux de la famille me dit qu’il sait c’est quoi du metal parce que Metallica, Ozzy et AC/DC jouent au Centre Bell pendant les parties des Canadiens de Montréal, j’ai une lueur d’espoir qu’on peut faire de quoi avec ce party là. Après une pièce du «Black album», c’est alors comme le temps de sortir de quoi du genre de Vas-Y-Line et leur nouvel album «Déception», en téléchargement «À VOTRE PRIX». Du rock sale mais quand même assez catchy pour mon party de matante et qui sera la solution pour casser le beat de Matante Paulette entre la danse des canards et le achy breaky dance (oui oui ça a toujours sa place), avec l’approbation de Mononc’Roger quand il va se rendre compte que c’est en français, qu’il comprend des bouts des paroles et que ça le fait rire quand il comprend la joke dans le texte des paroles… surtout après que je lui ai montré la pochette en faisant la joke…

Tu vas voir, Mononc’. ça passe bein avec de la vaséline!!!

…Un break bien mérité… jusqu’à ce que Mario, pour s’aider à faire passer les 2 sacs jumbo de chips qu’il vient de s’empiffrer, veule entendre de quoi qui fait plus shaker les petites filles.

 

Maintenant que j’ai attiré l’attention un peu avec le rock de Vas-Y-Line, j’enchaîne avec le groupe thrash montréalais Reanimator qui a fait paraître «Horns up», un album de thrash&roll de party justement et j’envoies une pièce au hasard. Si Mononc’Roger trippe pas parce qu’il ne reconnait pas la chanson, je switche tout de suite à la reprise de «Great balls of fire» de Jerry Lee Lewis. Ça, c’est une pièce que tout le monde connait même Roger, et ça s’applique bien à Mario «les grosses couilles en feu».

 

Maintenant que j’ai vraiment leur attention et que les invités commencent à me trouver cool avec ma musique bizarre, j’en profite pour leur passer la reprise de la «Dame en bleu» de Michel Louvain, soit le «Bat en feu» du groupe de death/thrash crossover montréalais Urban Aliens paru sur leur dernier album «7 tounes d’épais» (dont vous pouvez lire ma revue vulgaire et gluante ici). C’est sûr qu’en cachette, Mononc’Roger va vouloir l’emprunter pour l’écouter avec ses chums quand il laisse sa femme au centre-d’achats pour l’après-midi.

 

Entre deux chansons de ma sélection de musique de party et juste avant une toune de Kathy Perry, mis par Félix-Alexis, le douche de la famille et rejeton de mon cousin post-hippie (prénom double et non-usuel avec des lettres (X=10 et F=4) qui valent chères au scrabble, vendent la mèche à propos de mes neveux et leurs parents), qui vient me voir en disant ça c’est heavy, Mononc’Lex, du Kathy Perry et ça a joué au Superbowl. La preuve que c’est heavy, il y a un buzz pour que Metallica fasse le spectacle de la mi-temps du 50ème Superbowl parce qu’il a lieu dans leur ville en 2016.

Bon comme je disais entre deux tounes, ça se peut que j’entende un autre party. Pas dans le genre du mien avec des Paulette et Roger, mais mettons par exemple, un party qui sonne cool avec des dudes qui écoutent de la musique qui bûchent mais qu’on ne sait pas qu’ils sont en camisole parce qu’ils ont des sleeves. Je pars les voir pendant que derrière moi, la toune dance essaie de déchirer les hauts-parleurs, et me pointe dans la cour des dudes avec la vidéo de Xibalba pour la pièce «Guerilla», tirée de l’album «Tierra y Libertad». Ce sera une bonne introduction dans leur party, les gars de la vidéo ont des camisoles et …. et en plus la vidéo reprend le concept du brotherhood, de l’unité chère au coeur du hardcore en tournant «live» dans le garage d’une maison avec tous les voisins invités au party. Quand l’amour et les high-fives voleront, c’est le temps de réessayer une pièce de Vas-Y-Line ou quoi que ce soit nommés plus haut pour voir si la solidarité et l’unité s’appliquent toujours.

Talk the talk

Walk the walk

That’s what Xibalba‘s telling you.

 

J’imagine que dans plus d’un cas, je n’aurai pas l’effet escompté et que je me ferai mettre dehors du party, les gens étant plutôt du genre à vivre au niveau des paroles de Genesis:

I know what I like

And I like what I know

Mais si j’y suis toujours parce qu’ils m’endurent en autant que je ne ressors pas ma musique, bois pas leurs bières et flirte pas leurs blondes, et bien alors peut-être que c’est le temps de sortir mon BONG et faire la paix (si je ne suis pas malchanceux au point d’être tombé sur des antipotteux!!!) Si ça ne marche pas plus, bein je n’aurai que retardé mon départ de quelques minutes de plus (ma commotion cérébrale lors de mon expulsion fera paraître le temps encore plus court). Par contre, une fois revenu dans mon party, c’est sûr que je ressors mon bong. Vous allez voir, mais vous le savez déjà, que ça change un party quand les Mononc et Matante se mettent à essayer le calumet de pot pour la première fois pour avoir l’air cool et pas trop out même si les ados et post-ados attardés tel moi, rions dans notre barbe attendant le point de non retour. Et c’est là que pour les faire rire… jaune, je leur montre la pochette de l’album début au titre évocateur, «Bong hit hospitalization» du groupe écossais de brutal slam death Party Cannon qui sort le 7 juillet via Gore House Productions, et s’en prévenir j’envoie le premier extrait «Interested is not the word».

 

Là, pendant que tout le monde du party est high autour du bong qui chauffe comme un foyer en hiver, et qu’on oublie de changer la musique, c’est sûr qu’Antoine-Xavier (vous avez remarqué les deux prénoms,le trait d’union et le X à 10 points, bein oui c’est le frère de Félix-Alexis), le trippeux sur la musique de Paul Piché (j’ai dit aussi post-hippie), tsé le ouindi ouindi ouinouin de la famille qui connait toutes les tounes de Paul Piché qui se jouent autour du feu, à la plage (autour du feu), à la fin de l’éplu…. vous avez compris. Celui qui pense qu’il faut tout le temps qu’il joue sa ZIZIQUE,

a-zzlinng a-zzllanng, je joue de la guitâwe.

C’est sûr que parce qu’il buzze, il va penser qu’on est tous sur le même buzz que lui. Bein pas moi, car… bon j’imagine que vous voyez la raison… La solution pour freiner son enthousiasme est de lui couper le sifflet en lui montrant ce que c’est que de savoir jouer de la guitare avec la vidéo teaser de l’enregistrement des guitare et basse pour l’album «Living bridges» du groupe prog irlandais Shardborne, qui paraîtra le 10 juillet via Out On A Limb Records.

 

Naturellement, notre Kevin «zllinng-a-ling» Parent en herbe persévère et dit que y’a rien là, que le prog, c’est de la musique de buzzé et que justement il est buzzé. Je l’arrête drette là et lui montre la «guitar playthrough video» pour l’«Exorde» des montréalais techdeath Beyond Creation. Je lui explique aussi tout doucement qu’il y a «jouer de la guitâwe», et «JOUER DE LA GUITARE». S’il ne comprend pas et veut se réessayer, et même s’il connait une toune de Plume… je casse la guitare et après je retourne voir la vidéo de Xibalba pour me rappeler la tolérance. En revenant, naturellement, je m’excuse quand même. Ça parait toujours bien et ça fait plaisir à ma mère qui est fière d’avoir bien éduqué son fils.

 

Rendu là par contre, ça se peut que j’ai comme réussi à casser son buzz et peut-être celui de tout le party si je n’ai pas été discret avec la «guitâwe»… Les Matante et Mononc’ doivent commencer à pogner un down aussi… Alors c’est sûr que quelqu’un va parler d’écouter tranquille dans le salon, du Brel, du Aznavour et du Brassens, juste question qu’il n’y ait plus d’énervement. Surtout qu’ils connaissent ça!! Ils pensaient que c’était Isabelle Boulay qui avait composé les tounes parce qu’elle les chante. C’est là que je m’en sauve encore. Je présente rapidement le duo français Novembre, dont l’album éponyme paraîtra dans les semaines à venir, en disant que c’est de la poésie comme Léo Ferré ou Saez (ils connaissent Saez, il a passé à TV5) en mentionnant également Manu Solo (ils vont entendre Manu Chao et vont penser à «Bongo Bong») et pèse sur «Play». Ça part avec un spoken word sur un beat hip hop pour créer un style de slam comme ça existait au début alors tout le monde se détend. Mais là, c’est dark, arrangé un peu comme du black atmosphérique avec des passes post-rock sur de la poésie triste revendicatrice mais confrontée par la certitude que le salut n’arrivera que dans nos rêves qui malheureusement, ne se réalisent que lorsque nous dormons, et ça créera une atmosphère oppressante qui devrait en hypnotiser quelques-uns.

 

Maintenant que j’ai mis le pied dans le sombre et qu’eux s’enfoncent dans les sofas, on a l’atmosphère qu’il faut pour une fin de party. Je continue avec le duo doom gothic basé en Californie, My Life’s Despair et la vidéo pour «As flames ignite» tirée de leur album «Invoked with passion and pain» paru en février de façon indépendante.

 

Quand j’ai fini la bière du party pendant que tous ont fini de pogner le down et veulent juste rentrer chez eux, c’est le temps de leur envoyer du solide, violent et méchant pour les recrinquer pour la route. On le dit souvent que la Pologne a quelque chose de particulier quand on pense black metal et ces paroles trouvent échos avec Outre, dont vous pouvez apprécier la prestation avec la vidéo en spectacle enregistrée au Klub Prokultura à Katowice (Pologne) pour la pièce «Chant 6: Vengeance» de l’album «Ghost Chants» paru il y a quelques mois via Godz ov War Productions & Third Eye Temple.

 

Le lendemain, j’envoie un courriel de masse aux invités du party qui se remettent lentement de leur lendemain de brosse et leur partage un peu de cuisine avec un épisode de «Brutally Delicious», l’émission sur l’Art Culinaire qui permet de mêler metal, farine, spikes, lait, leather et beurre noir afin de bien s’alimenter et se façonner pour faire face à la vie trépidante des salles de concerts sombres et avoir toute l’énergie nécessaire pour faire sa place dans le moshpit.

Voici donc l’épisode #72 mettant en vedette le groupe britannique de doom, Desolate Pathway qui prépare sa recette de »Doomsday Brownies» pendant que je fais pareil et en profite pour potiner dans la cuisine et annoncer que Kostas Salomidis, guitariste du groupe grec Sorrows Path a fourni 2 solos pour le deuxième album de Desolate Pathway qui devrait paraître au début de 2016.

Quand Mononc’Roger aura savouré le browny de Matante Paulette (au sens propre et aussi au sens d’Urban Aliens…), ils me feront confiance quand j’arriverez au prochain party sans mon bong mais avec des muffins…… et que le party recommence.

 

 

Dans la fosse aux promos

Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

 

À la mitrailllette

 

Dans la foulée de la normalisation jusqu’à la banalisation de l’oppression de la société et de la violence mondiale autant que locale, je débute en donnant la parole au trio noise/blues rock Dreadlords et leur pièce «Dreadlords cometh» tirée de leur album début «Death angel» paru à la fin 2014 via l’étiquette Not Just Religious Music.

With all of the injustices happening around the world right now, and police brutality rampant in our own backyard…

 

 

Je continue avec leur reprise de «Five to one» composée par The Doors en 1968 juste parce que j’aime le parallèle qui démontre que de tous temps, les batailles d’une génération ne sont qu’un rematch d’un combat précédent d’une autre génération. Juste pour ceux qui aiment lire mes réflexions et ne sont pas bon en calcul:
Les jeunes entre 15 et 25 ans qui ont fait la révolution «Peace & Love» mondiale dans les années 1965-75, bein ils ont entre 55 et 65 aujourd’hui. Je dis ça tout juste comme une affirmation arithmétique car qui suis-je pour juger et surtout considérant que les voies du Seign… du pouvoir et de la corruption sont impénétrables? Donc sans vouloir pointer quiconque du doigt si le «Peace & Love» devait mener à ça… je suis prêt à être patient et me faire expliquer de long en large comment on en est arrivé là mais d’après moi, on ne sait plus très bien ce qui avait été promis, où cela a bifurqué et à qui est vraiment la faute.

 

Après toute cette violence visuelle, je vous laisse relaxer avec la violence auditive du groupe français de modern brutal death, Chabtan et leur thématique mésoaméricaine précolombienne (Ça parle de dieu mayas et aztèques entre autres alors c’est safe comme sujet même si ça parle de guerre et autres trucs pas fins parfois) avec la vidéo live scénarisée pour «The kiss of Coatlicue» la pièce-titre de leur début sur album complet, paru le 25 mai via le label Mighty Music. Ils seront d’une portion de la tournée européenne de Nile et Suffocation, soit du 12 septembre au 22 lors du passage en France, Espagne, Portugal et Italie.

Pour les curieux, Chabtan, ou plus précisément, Buluc Chabtan, est un dieu qui trône au panthéon maya et personnifie le dieu de la guerre, de la mort violente et du sacrifice humain. Dans les codex mayas (un codex est comme un dictionnaire mais avec une écriture dessinée), on peut le reconnaître au tatou qui orne son visage, autour de l’œil, et représente un arc noir qui descend sur la joue.
J’en profite pendant que j’ai l’attention, Coatlicue est la déesse de la fertilité aztèque et aurait donné naissance au dieu de la guerre (mais pas Buluc Chabtan parce que lui est maya et elle aztèque mais va savoir quel dieu couche avec qui? Faut essayer de suivre les dieux grecs qui sont aussi les dieux romains sous un autre nom pour voir que finalement c’était pas mal le bordel dans les panthéons de Dieu dans l’ancien temps avant que ça deviennent monothéiste dirigé par un vieux barbu grincheux.

 

Maintenant on se calme pour vrai et on écoute du vrai de vrai safe 100% full proof pour ne pas déranger. De la pure haine non dirigée spécifiquement envers quiconque que ce soit des personnes vivantes, fictives ou mythiques. De la pure haine transcendentale.

Je vous ai déjà parlé de la «Xtreem Cult Series» de l’étiquette Xtreem Music qui fait reparaître des albums de groupes des années 90′ qui sont passés sous le radar pour la majorité des métalleux de l’époque et tout simplement disparus depuis trop longtemps pour que les plus jeunes les connaissent. Cette fois-ci, il a réuni, sur un seul CD, la discographie complète, soit le EP «Seed of hate» (1995), l’album «Void» (1997), le single «Hell over hell» (1998) et l’album en spectacle «Live at Repulsive Fest» (1998), du groupe de brutal death espagnol Reincarnation. Le groupe est en préparation pour sortir un nouvel album qui est rendu à l’étape du mastering. J’ai bien hâte de voir ce que donnera la ressuscitation de Reincarnation.

 

Après la réincarnation de Reincarnation, là j’essaie de ne pas trop vous mélanger même si je poursuis avec 2 pièces du groupe Gomorrah même si c’est deux groupes différents. Hein euh qu’est-ce qui dit? J’explique même si tous avez bien compris que ça arrive 2 groupes du même nom mais les circonstances ont fait que j’ai été confus un peu. J’ai reçu simultanément ou presque les envois promotionnels de Gomorrah de Kelowna (Colombie-Britannique) et Gomorrah de Hamilton(!) en Ohio(?) (USA). J’ai mis la première pièce sans regarder les notes biographiques et autres cossins (je lisais autre chose) et quand j’ai mis la seconde pièce, je trouvais qu’il y avait de quoi qui clochait, c’était totalement d’autre chose. J’ai donc vérifié si par hasard j’avais mis la pièce d’un autre groupe par erreur et non j’avais bien le bon nom. Oui, oui j’ai fini par allumer dans un temps tout de même raisonnable. Et en vérifiant, j’ai remarqué qu’il existe 4 autres groupes de plus du même nom. Je me dis que ce n’est pas cool pour tous ces groupes même si pour l’instant chacun fait son petit bonhomme de chemin sans que ça dérange. Et je suis conscient aussi qu’il peut y avoir plus d’un chien qui s’appelle Fido dans le parc à chien sans que ça dérange et de toute façon, les chiens se reconnaissent entre eux en se sentant le derrière et non par leur nom. Enfin c’est sur cette réflexion philosophique que je vous fais écouter les groupes sus-mentionnés Gomorrah 1 et Gomorrah 2.

 

Découvrez le groupe de Kelowna (Colombie-Britannique) Gomorrah avec leur vidéo style «Jam space session» pour leur nouveau single «A disaster’s nightmare». Pour les amateurs de breakdowns, tapping et vocaux «in your face», peu importe le nombre de groupes affublés du même nom, le leur devrait faire sa place sur cette scène. Ils ne font pas dans la dentelle et viennent vous montrer drette dans la face qui ils sont et de quoi ils sont faits.

Naturellement, plusieurs savent que Gomorrah est la ville jumelle de Sodome, réputées pour leurs moeurs scabreuses dans la Bible chrétienne et qui furent détruites par les flammes du Ciel. Aujourd’hui, on sait ce qu’est la sodomie, mais quelqu’un sait-il pourquoi on n’a pas aussi la gomorrhie?? Moi, je ne la comprends pas car je trouve ça pas mal cool comme mot et ça fitte au son avec Gonorrhée bien que je n’ai trouvé aucun lien étymologique direct l’un proviendrait de l’hébreu et l’autre du grec.

 

Avec ce Gomorrah, on parle de death thrash solide en provenance de Hamilton, Ohio (USA). Comme si je ne suis pas assez facile à mélanger… le Hamilton que je connais est en Ontario (Canada)… en tout cas ce qui est sûr c’est que leur musique va replacer tout le monde sur la track et j’ai bien hâte d’entendre l’album dont elle est tirée et qui est à venir plus tard cette année. D’habitude je vous aurais mis son titre mais il n’est pas déterminé encore. Ouan j’espère que toute ma réflexion sur leur nom de groupe ne viendra pas gêner la réflexion sur le nom de l’album… bah ils ne doivent pas lire le français, ou ne pas me lire tout court….

 

Juste avant, j’ai essayé de ne pas trop vous mélanger avec mon histoire des multiples Gomorrah mais là je ne peux rien faire pour vous car voici Tribunal de Montréal et je crois que personne n’est prêt pour leur vision totalement éclectique digne d’iconoclastes impossible à embrigader même dans les limites les plus reculées de l’espace sidéral de votre ouverture d’esprit musical. Alors réchauffez-vous les neurones et lubrifiez-vous les synapses car la tension électrique de votre influx cérébral risque de grimper en flèche et faire sauter votre voltmètre car si je me rappelle bien mes cours de physique électrique, la tension (U) dépend de l’intensité de l’influx (I) multiplié par la résistance (R) qu’on lui applique alors U=IxR ce qui influence alors la puissance électrique (W) de l’influx mais là je vous sauve de la formule mathématique, y’a quand même des limites.

Si je vous est fait une phrase avec des mots à chercher dans le dictionnaire et un petit cours de physique, c’était pour bien vous réchauffer le cerveau parce que là, à l’écoute de l’album «OP rat rock» que vous pouvez télécharger «À VOTRE PRIX», vous allez justement être challengés intellectuellement. C’est drôle parce que google translate traduit «challengé intellectuellement» en anglais par «intellectually challenged» dont un synonyme est «intellectually disabled» qui une fois retraduit en français fait «handicapé mental»…… je crois que je parlais de Tribunal au début…. et bien je viens de clore la boucle. Allez-vous faire survolter maintenant. Si vous n’êtes pas magnétisé par leur folie, vous en ressortirez au moins galvanisé dans la certitude que ce que vous préférez normalement écouter est ce dont vous avez vraiment besoin pour vous énergisez.

 

Là je me sens un peu épuisé par toutes ces réflexions alors je vous laisse donc sur un mea culpa pour tout ce que je vous fais endurer pour découvrir les promos mais comme je ne saurais me culpabiliser moi-même en tant qu’irresponsable que je suis, je laisse le groupe de noise/experimental rock norvégien, gagnant d’un Grammy, Arabrot culpabiliser tout le monde et le formuler dans sa façon dadaïste avec la pièce «Mea culpa» (je suis concept pas mal), extrait de leur EP «You bunch of idiots» qui paraîtra le 23 juin via Eolian Empire et qui clos leur trilogie de EP concept («Murder as art» et «I Modi» sont les deux autres).

 

 

Critique d’album: Urban Aliens – «7 tounes d’épais»

7 tounes d'ÉPais

 

Urban Aliens
«7 Tounes d’Épais»
2015

Liste des pièces
«Buried Under the Chalet»
«Machobiotique»
«Total Bruntage»
«White Knight»
«Vegan-Abattoir»
«Tales from Morningwood»
«Le Bat en Feu»

 

Avertissement premier: Ce texte s’adresse à qui veut le lire et n’est pas responsable des effets produits. Je suis aussi conscient que tous n’ont pas l’âge légal pour le lire à cause de la teneur de ma prose et du contenu de l’album et c’est tant mieux car selon ce que je sais des jeunes, ils en comprennent et savent beaucoup plus que beaucoup d’adultes, alors ils pourront aider ceux qui peinent dans mon texte.
Avertissement second: Ce texte ne veut que suivre l’esprit ludique de l’album que nous a déféqué Urban Aliens et ne reflète en aucun cas quoi que ce soit. D’ailleurs, l’auteur (ça c’est moi) se cache derrière son nom pour signer ses propos puisqu’il est fort conscient qu’une signature n’a plus la crédibilité d’antan.

Formé précocement dans le nouveau «mis les nerfs» par Whoe Henry (alors dans Neuraxis dont il est un des fondateurs sous un pseudonyme vaguement crédible), dit le Grand Sachet en chef dont je perçois vaguement le nom comme une contraction par ANALogie de SAC à déCHET, mais paraît que (et c’est de source sûr et même de source surie considérant l’âge de ma source que je le sais) Grand Sachet veut dire pour lui-même, le Scrot Homme. Bon je m’écarte un peu là et s’écarter peut s’avérer dangereux en présence d’Urban Aliens qui ne lésinent pas avec l’enfourchement.

Bon on y revient. Urban Aliens comptait donc à ses débuts le nombre requis de malotrous dans ses rangs, pour que ça ait au moins l’air d’un groupe qui commence. Depuis cette époque, il y a eu plusieurs mouvements au sein du personnel que j’escamote ici mais un significatif soit l’addition d’un deuxième guitariste, Fil Hermouth (AKA Pedo Fil), avec qui Whoe avait joué dans The Wacky Pack of Lobstermen from Mars. Quoi de plus normal que les extra-terrestres de la musique québécoise s’unissent de nouveau. Aujourd’hui restent toujours naturellement le Sachet lui-même et aussi Fil Hermouth qui constituent «la pine dort sale» de cette formation et à qui nous devons en vouloir pour les trois premiers méfaits.

«Corporate Punk for Rich People» (CD – 2005)
«Perdition» (CD – 2006)
«Trui3» (CD – 2011)

Après qu’ils eurent fait patienter leurs fans en leur jouant le coup du «sloppy second» en leur resservant dans le même lit, leurs deux premières éjaculations musicales sous le titre racoleur «Corporate Perdition», arrive en avril 2015, leurs dernières giclées en date qui forme la crêpe «7 tounes d’épais», une belle pile de «jizz».

Avertissement troisième: La suite du texte est écrit complètement au masculin comme si les Urbans Aliens n’étaient que des mecs, des dudes, des ginos afin de respecter l’esprit «politically incorrect» du groupe: le masculin l’emportera en tout temps sur le féminin. Désolé pour la demoiselle du groupe, la bassiste Jizza Belle. Alors par galanterie toute macho, je souligne ici sa présence. Et de toute façon, vous avez sûrement spotté la succube squeezée dans le milieu des 4 gigolos sur la pochette. De plus, il y a une chanson de filles, «White Knight», dans le milieu de l’album et il y a deux filles qui font des «blows» pour débuter «Tales of Morningwood». C’est déjà en masse.
Avertissement quatrième: Là j’avertis que je suis tanné de vous avertir pour nous patcher le derrière au cas où quelqu’un trouverait certains propos offensant et aurait oublié la liste des avertissements que j’ai délicatement mis jusqu’à date dans mon texte. Et de toute façon, si vous êtes rendu ici dans le texte…

Bon maintenant voyons comment les Urbans Aliens sont virils pour se brasser le manche et se faire aller la baguette pour exposer les travers pervers de nos SOTciétés.

Les mictions débutent avec une intro qui rappellera les mésaventures technologiques de notre héros national, le plus Québécois des Canadiens pure laine d’expression française, le plus canadien français des américains du nord de l’Amérique du Nord et j’ai nommé naturellement Elvis Gratton. Je souligne tout de suite qu’Urban Aliens s’introduira ainsi en snoreau pour toutes les pièces sauf une «Total bruntage» qui, dans le fond si je relis bien son titre, se prête moins aux préliminaires car ça n’aide pas nécessairement quand ça vient d’en arrière. Je vous dis pour les intros car j’imagine que peu d’entre vous auraient pensé qu’Urban Aliens se bâdrait de préliminaires avant l’acte. Remarquez que celles-ci sont courtes car tout de même, ce n’est pas leurs problèmes si vous ne mouillez pas encore (ici c’est figuratif car je sais que le texte se veut au masculin et qu’un gars ne mouillent pas(!)). Ah, il y a un solo à la AC/DC pour couper court aux préliminaires et lancer «Buried under the chalet». Je suis vraiment surpris une autre fois de la délicatesse des Aliens. Ils ont pensé à ceux qui ne s’érectent que sur ce qu’ils reconnaissent.

Urban Aliens se lancent de pièce en pièce s’exécutant dans pas mal toutes les positions permises par leur flexibilité et on a du trash, du dèche et même qu’il y a des fois que ça sent le punk. De la vraie musique transgenre qui sent bon comme la semence d’un groupe mature et non ce que certains pré-pubères tentent de nous faire à croire comme du vrai.

Alors que les musiciens effeuillent et pigent du mieux qu’ils peuvent dans les pages non collées de leur copie du Kamasoutra de la musique pour générer des gémissements et des trémoussements, le chanteur démontre avec brio, en variant l’ouverture de sa gorge pour rugir, crier et aussi parfois chanter, qu’il a la gorge lubrifiée en masse avec toutes sortes de crèmes sorties de divers engins, spermettant même un clin d’oeil aux émasculés alors qu’il se serre fort les couilles et atteint une voix semi-aigüe dans «Tales of Morningwood», une histoire de douchebags épiques.

Si vous n’êtes pas content des paroles qu’il régurgite, faites comme dans le temps où les films pornos était en copie originale suédoise et que tous, sauf les Suédois, devaient donc se foutre de ce qui se disait. Concentrez vous sur l’ensemble de leur performance et vous verrez que ce ne sera pas long que vous headbangerez au même rythme que la starlette à genoux dans les dits films suédois.

L’album se termine en faisant les «sloppy second» une autre fois avec une version métallisée du tango «La dame en bleu», le grand tube de Michel Louvain réutilisé à multiples reprises et à peine séché depuis les derniers ébats où il a trempé. «Le bat en feu» permet donc de vraiment savoir le vrai fond de la pensée qui sous-tendait la version responsable du péché originel dans lequel se vautrent ici Urban Aliens, les fesses serrées j’espère pour eux.

Et maintenant qu’ont fini de s’écouler leurs mictions, je «rewind and replay» les meilleures passes heureux d’être content qu’on soit à l’ère des CD et non des cassettes VHS (euh…. je veux dire TDK cassettes TDK) pendant que je les imagine en train de se la shaker comme il faut pour que les gouttes restantes aillent sur le mur, par terre et laissant naturellement la dernière pour le spot jaune du devant des shorts trahissant le côté où ils portent, pendant que le «politically correct», (tsé l’homme rose, y’en a toujours un dans une gang) panique et court essuyer les poils et les gouttes sur le tour de la «bol»…. et rabaisse le couvercle pour ne pas que toutes les filles fassent la gueule.(!) C’est pour ça aussi que je soupçonne que les Urban Aliens doivent en avoir un caché dans le groupe ou dans l’entourage et qu’ils doivent l’aimer, le rose de la gang, parce que pendant qu’il s’occupe que les filles restent chill et fassent pas chier, les autres peuvent se taper le vrai bon temps à crédit sur ses R-Lousses et avoir toute la concentration et le loisir de composer d’autres succès aussi gluants qui collent parfois à la peau et aux poils comme lorsqu’ils s’endorment sur le dos dans la seconde suivant le coït.

Lex

Le Cercle à voyager dans le temps…

Le Parkinson Metal VIII avec Symbolic (Hommage à Death), Aeternam et Inner Control au Cercle à Québec le samedi 13 juin 2015.

 

Affiche Parkinson Metal VIII Québec

 

Par une magnifique journée ensoleillée de juin, les métalleux de Québec étaient conviés par Parkinson Metal à une soirée dédiée aux aspects les plus progressifs et mélodique du Death Metal. Effectivement, Marco Chabot, Éloïse Chabot et Marc Lavoie nous avaient concocté une huitième soirée-bénéfice (excluant les «Challenges Parkinson Metal») consacrée à la fois à la recherche sur le Parkinson, maladie neurodégénérative dont Marco Chabot est atteint depuis plus de 14 ans, et à la scène Metal locale représentée cette fois par le célèbre hommage à Death, Symbolic, le fameux groupe de Death Metal mélodique à saveur moyen-orientale Aeternam et le groupe de Death/Thrash progressif Saguenéen Inner Control. Après un souper dédié à fêter le début de l’enregistrement du second album d’Endless Horizon, nous nous dirigeâmes donc François C. Fortin, ma lionne d’acier et moi, vers Le Cercle pour assister au massacre annoncé.

Arrivés à l’intérieur juste à temps pour le début du spectacle, nous fûmes accueillis par une adresse de Marco Chabot entouré de l’équipe de recherche sur le Parkinson de Mme Cicchetti, à la foule de métalleux présents. Les membres de son équipe avaient, pour l’occasion des t-shirts roses Parkinson Metal, une très belle image! Aussitôt les salutations de Marco Chabot passées, Inner Control pris d’assaut la scène avec beaucoup d’assurance. C’était la première fois que je les voyais sur scène et je fus agréablement surpris par leur mélange de Death et de Thrash Metal traité à la sauce progressive. Très précise, leur performance fut celle d’une musique complexe, mais efficace qui rappelle justement la seconde partie de la carrière de Death ou des groupes comme Obscura. Je fus cependant un peu moins convaincu par le style de vocal plutôt «hardcore» employé par notre confrère Tommy Hellscreamer sur une musique qui ne contient pas vraiment d’influences de ce type. Cela est probablement une question de goûts, mais j’aurais imaginé un vocal plus gras, plus près du Death Metal, sur cette musique. Toutefois, techniquement lesdites voix furent très bien exécutées quoique manquant parfois un brin de puissance dans un son autrement superbement balancé par les soins de David Lizotte à la console. En somme, je fus quand même convaincu par l’entrée en matière de Inner Control, malgré les quelques réserves précédemment évoquées. Déjà l’ambiance dans Le Cercle était festive comme dans les concerts Metal d’autrefois et le public bien garni était en feu, ce qui signale que la mission de Inner Control fut bien accomplie.

Le second groupe à entrer en scène fut Aeternam, formation déjà extrêmement connue sur la scène locale et dont le dernier spectacle à Québec remontait à l’hiver passé dans la même salle. Sur scène, le quatuor de Death Metal mélodique aux influences moyen-orientales nous livra une fois de plus un spectacle musicalement à tout casser avec une sélection bien calibrée de leurs deux albums en carrière : «Disciples of The Unseen» (2010) et «Moongod» (2012). De plus, le son fut encore une fois excellent tout au long de leur prestation. Malgré le fait que la formation nous a toujours habitués à une précision musicale impeccable et une exécution quasi parfaite, cette prestation fut pour moi la confirmation que le groupe continue de progresser sur d’autres plans. En effet, depuis leurs deux ou trois dernières prestations, suivant l’arrivée de Matthew Sweeney à la guitare, l’énergie scénique du groupe qui paraissait parfois auparavant peut-être un peu trop contrôlée et calculée a littéralement explosé, ce qui place la formation dans un calibre, disons-le, de niveau international. La combinaison du perfectionnisme musical de la troupe menée par Achraf Loudiy (guitare, chant) à une énergie scénique pleinement déployée et non plus retenue a donc des effets dévastateurs. La réaction des nombreux métalleux réunis pour l’occasion fut à l’image de la performance de Aeternam avec des sursauts de violence dans la fosse et des spectateurs en délire qui me rappelèrent l’ambiance déchaînée des concerts Metal d’il y a une dizaine d’années. En somme, l’intensité de la soirée monta de plusieurs crans avec Aeternam, ce qui laissait entrevoir de belles choses pour Symbolic.

Symbolic, célèbre hommage à Death formé d’Antoine Baril (batterie), Matthew Sweeney (guitare, voix), Michael Sweeney (guitare) et Christian Pacaud (basse), s’installèrent sur scène rapidement et commencèrent aussitôt à nous asséner leurs reprises dévastatrices de la célèbre et influente formation du défunt Chuck Schuldiner. Comme à leur habitude, les membres de l’hommage optèrent pour une sélection se consacrant surtout à l’ère plus progressive de Death, soit de «Human» (1991) à «The Sound of Perserverance» (1998), dans l’objectif évident d’achever la foule qui s’agitait paradoxalement de plus en plus sous leurs assauts. Antoine Baril se démarqua encore une fois par son talent de batteur organique, alors que Michael Sweeney m’épata encore une fois avec sa capacité démoniaque à rendre les solos complexes des classiques du groupe floridien disparu. Matthew Sweeney, lui qui en était à sa seconde prestation de la soirée, assura son rôle avec charisme et talent, comme à son habitude. Christian Pacaud passa peut-être moins aperçu par sa présence scénique un peu plus réservée que le reste du groupe, mais livra tout de même ses partitions de basse avec un aplomb superbe. La réaction des spectateurs fut extatique et le son encore une fois frôlant la perfection. Pour achever le voyage dans le temps de cette soirée, Symbolic revint nous molester avec le Saint-Graal des classiques de Death, soit la pièce «Pull The Plug» de l’album «Leprosy» (1988).

En conclusion, ce fut un superbe concert offert encore une fois par Parkinson Metal aux métalleux de Québec. Les trois groupes présents se fondaient bien ensemble en genre musical, livrèrent tous la marchandise avec aplomb et permirent à la soirée de toucher une intensité rappelant, telle une machine à voyager dans le temps, les plus beaux souvenirs de spectacle à Québec ainsi que la mémoire d’un groupe séminal dans l’histoire du Metal. Merci à Parkinson Metal pour l’accès à la salle et Félictations à Symbolic, Aeternam et Inner Control!

Louis-Olivier »Winterthrone» Brassard-Gélinas

 

Dans la fosse aux promos

Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi toutes les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

 

À la mitrailllette

 

Blâmez les parents, blâmez les autres, blâmez tout le monde autour de vous mais n’oubliez jamais que vous êtes maître de votre vie et il n’en tient qu’à vous de ne pas vous faire chier. Bon maintenant que c’est dit, je débute avec le post-metal/post-hardcore du groupe polonais Nihilosaur qui me fait évacuer un peu de mes frustrations de post-adolescent attardé avec la pièce «Fucked up» tirée de «Death is the border that evil cannot cross» sorti en 2013. Je sais que d’habitude je mets des nouveautés mais ici, je fais une exception pour vous encourager à vous procurer tout son matériel qui se télécharge «À VOTRE PRIX» sur leur bandcamp.

 

Parfois la solution pour évacuer les frustrations et autres émotions négatives trouve écho dans les trois mots formant le titre de cette pièce soit la «Salvation Through Vengeance». J’espère toutefois qu’elle sera votre dernière option. Cette pièce est tirée de l’album «Ia Pazuzu (The Abyss Of The Shadows)» qui sortira via Code666 le 7 juillet, une première parution en 14 ans pour les vétérans misanthropes suédois du industrial black metal, Diabolicum avec nul autre que Niklas Kvarforth de Shining au vocal.

 

Ça l’air que quand se présente la situation montrée dans la nouvelle vidéo pour la pièce «Home Is Where The Gutter Is» des Australiens King Parrot, il est temps de penser à l’option du salut par la vengeance parfaitement illustrée avec l’humour qu’on leur connait. Vous pouvez vous procurer depuis un mois, l’album d’où elle est tirée, soit «Dead set» paru le 19 mai via Housecore Records.

Pour les curieux, le King Parrot est une sorte d’oiseaux soit la perruche royale dont une espèce est, vous l’aurez deviné, australienne et se distribue du North et Central Queensland jusqu’au South Victoria.

 

Le groupe noise/post-rock (eux-même définissent leur musique comme étant du «Fuck you all wave») états-uniens de l’Oregon, Drunk Dad a fait paraître en mai dernier une vidéo pour leur prestation à TVPDX (une chaîne télé de Portland) de la pièce «Whiskey liver» tirée de «Ripper killer» paru en juillet 2014 via Eolian Empire. Et si je vous la présente, c’est parce que je veux attirer votre attention vers le quatrième membre du groupe, le bidouilleur de machine.

 

Il y a définitivement de quoi dans l’air ou dans l’eau de l’Orégon car cet état américain n’arrête pas de produire d’excellents groupes de doom/stoner/sludge et voici le groupe doom/death Atriarch et sa vidéo pour la pièce «Bereavement» tirée de «An Unending Pathway» paru l’automne passé via Relapse Records.

Pour les curieux, un Atriarch est un être qui contrôle plusieurs familles et dont le pouvoir se situe au-dessus de celui du patriarche ou de la matriarche. Ainsi par exemple, pour la religion, il serait Dieu et pour la mafia, il serait le Parrain.

 

Ok je lâche le post-whatever et je reviens avec des pionniers du heavy metal, les vétérans états-uniens The Rods qui ont rocké les scènes partout et avec tous les grands groupes à partir de leur création en 1980 jusqu’à 1987. Disparus par la suite, ils sont revenus en force en 2008 et ont fait paraître depuis deux albums. Ils viennent de s’adjoindre la chanteuse de Benedictum, Veronica «The V» Freeman, pour sortir le single «Smoke on the Horizon» le 14 mai. Voici une performance du groupe avec Veronica qui interprète trois succès de Ronnie James Dio lors du «The Metallic Onslaught» à Suzy’s Tavern à Auburn, NY.

 

On reste dans le heavy metal mais avec une touche moderne avec les Italiens Negacy et la vidéo aux images fortes pour «The great plague» tirée de leur album début «Flames of Black Fire», paru le 15 juin sur Jolly Roger Records.

 

C’est le moment du segment québécois de ma chronique et voici Daedalean Complex , un groupe de la ville de Québec qui joue un mélange de gothic metal et de metal industriel. Découvrez-le si ce n’est déjà fait avec sa nouvelle vidéo pour «The darkest path» tirée de leur plus récent album paru en 2013, «The rise of Icarus». Si vous croyez reconnaître la demoiselle dans la vidéo et bien oui, c’est bien Lindsay Schoolcraft aussi membre de Cradle of Filth.

Pour les curieux, le Daedalean complex se traduit directement mot à mot par le complexe de Dédale qui est en fait le labyrinthe car Dédale est un architecte de la mythologie grec qui a construit le labyrinthe pour enfermer le minotaure puis qui a fabriqué des ailes pour lui et son fils Icare afin de s’évader de Crête où il était retenu prisonnier par le roi Minos afin de préserver le secret du labyrinthe. L’évasion d’Icare trouve écho dans la pièce de Iron Maiden, «The flight of Icarus».

 

Je poursuis avec le groupe Smirking Revenge de la grande région de Montréal en vous offrant la vidéo pour «Living organ bank» tirée de leur EP, «Mind uploading» paru en novembre 2014. Cette vidéo a été enregistrée en spectacle lors de leur passage fort remarqué au «Innerfest 2015», le festival metal pour les démunis organisé par H.S. Productions et qui a lieu à Jonquière au Saguenay.

 

Je termine comme toujours avec de quoi d’un peu différent par rapport aux traditionnelles vidéos. J’adore savoir et aussi voir comment les choses se font et cette vidéo qui montre rapidement l’élaboration de la pochette du EP «Endsville» partagé entre Godhunter et Destroyer of Light sans satisfaire totalement ma curiosité me donne une bonne idée des nombreuses heures qui furent nécessaire afin de la réaliser.