Critique d’album: Miellnir – «Incineration astern»

Miellnir - Incineration astern

 

Miellnir
«Incineration astern»
Stygian Crypt Productions

2014

Liste des pièces
«Incineration Overture» (Intro)
«Prey»
«Legends Of The Fallen»
«Stand Against»
«Journey Through The Nine Worlds»
«Ugar-buhlo»
«Embraced By Ire» (bonus track)
«Jörð» (bonus track)
«The Gallows Tree» (bonus track)
«Valhalla Awaits» (bonus track)

 

*English version follows
Je suis toujours curieux quant à divers trucs concernant un groupe lorsque je le découvre. Bien sûr, la base est de savoir d’où il vient mais j’aime aussi savoir la signification de leur nom. Souvent justement, c’est le nom d’un groupe qui m’accroche en premier quand je n’ai jamais entendu la musique avant. Et comme le nom Miellnir sonne vaguement comme Mjölnir, le nom du marteau légendaire de Thor, j’ai donc cherché à savoir ce qu’il pouvait signifier avant de me lancer dans l’album comme tel pour voir si je devais me fier à mon oreille. Surtout avec le artwork de la pochette de l’album qui reproduit assez fidèlement les images de drakkar des livres d’histoire. Je n’ai pas réussi à trouver quoi que ce soit comme information, à un point tel que le groupe n’a pas de facebook mais un myspace sans infos et un compte youtube, et les recherches google ne m’ont mené nulle part quant à la signification de «Miellnir». En fait, la seule chose que j’ai su est qu’ici, pour quatre gars de l’Ukraine, Miellnir, c’est le nom de leur groupe formé en 2005, qui en est à la sortie de son premier album, «Incinération Astern» près de 10 ans après leur formation et disponible via le label russe Stygian Crypt Productions depuis novembre 2014. Le titre de l’album veut plus ou moins dire «le feu en poupe».

Ça me réconforte quand même dans mon idée d’association «Miellnir-Mjölnir» de constater qu’il fait du Pagan/Viking Métal et a un thème lyrique qui reste fidèle au genre Viking et les histoires de leurs dieux. Ainsi des titres comme «Journey through the Nine Worlds» dont fait partie Midgard (Terre) reliés par l’arbre des mondes ou «Jörð» qui raconte une histoire de voyage en bateau chère aux légendes vikings et le titre de la pièce fait référence à la terre ferme. C’est de l’islandais(!). «Valhalla Awaits», «The gallows tree» (l’arbre aux pendus) et «Legends of the Fallen» sont d’autres titres évocateurs.

Bon vous voyez le topo côté paroles. Côté musique, Miellnir est riche en influences d’un tas de styles différents; Doom, Folk, Black, Death avec une touche symphonique dans l’utilisation des claviers pour créer les trames de fond épique de leurs pièces. Les claviers créent des ambiances atmosphériques cinématographiques que j’ai tendance parfois à associer à Hans Zimmer et participent aussi aux lignes mélodiques. J’ai bien aimé les interactions claviers-guitares dont particulièrement dans «Journey Through The Nine Worlds» avec son intro de piano bientôt reprise par la guitare.

Pour donner une idée, l’album débute avec «Incineration Overture», une intro de clavier qui installe ladite atmosphère cinématographique permettant de se préparer au périple qui nous attend. La finale de l’intro sur un roulement de tambour enchaîne parfaitement avec «Prey» et sa batterie organique bientôt rejointe par la ligne mélodique de la basse à laquelle la guitare emboîte le pas pendant que s’amplifient les claviers atmosphériques pour nous propulser dans une pièce de melodic blackened death (à la Dimmu Borgir ou encore Behemoth pour nommer des groupes connus). Des rafales de grosse caisse et des riffs en trémolo installent le côté black bien accompagnés par les deux vocaux aux voix rauques dont une plus écorchée à la black et l’autre plus gutturale à la death, puis quand la batterie organique du début revient la pièce bascule dans une ambiance folk où on a alors droit à un très beau chant clean à la voix chaude.

Alors que déjà Miellnir a amplement montré sa capacité à mêler les styles avec goût dès le début de l’album, cette versatilité ne viendra pas pour autant surcharger leur musique. Ce fera plutôt en sorte que Miellnir présente une musique qui porte définitivement sa signature propre dont le melodic death à la Amon Amarth (si on veut un rapprochement avec un autre groupe connu) tel que présenté dans «Legends Of The Fallen» ou «Valhalla Awaits» ou dans les pièces les plus lentes de l’album «Jörð» et «Stand against», peut sembler la ligne directrice la plus fiable et récurrente mais en même temps, ce n’est jamais vraiment ça.

Ainsi peut-on qualifier «Ugar-buhlo» de folk avec son début à l’accordéon qui, pour nous Québécois, rappelle immédiatement les soirées dansantes ancestrales qui, au son des rigodons, entraînaient nos aïeux de set callés en farandole. Ou de death à cause de la portion centrale de la pièce… En tout cas c’est un folk death du tonnerre.

Avec «Embraced By Ire», c’est de la harpe et un clavier au son de clavecin qui viennent me montrer que Miellnir n’a pas fini de me surprendre. Et une flûte en arrière-plan (également dans «Jörð»). Ô, il me semble que c’est un arrangement inspiré d’un opéra rock ou quelque chose du genre qui flashe rapidement avant de poursuivre dans un melodic blackened death. L’ambiance opéra rock restera et d’ailleurs c’est la pièce au plus long solo de guitare, bien campé dans le style glam opératique. Parlant guitare, «Jörð», débute avec une belle mélodie à la guitare acoustique sur fond de vent avec cris de mouette pour installer l’atmosphère d’un voyage en mer.

On aura aussi un côté black plus cru pour «The Gallows tree» qui se lance dans les riffs en trémolo et blastbeat.

Côté vocal, il y aura principalement les deux voix rauques qui se partagent l’essentiel des couplets mais également ici aussi une grande variété de vocaux dont aucun semble non pertinent. Ainsi, dans «Stand against», ça débute avec des chants de gorge qui en s’estompant sont remplacés par des orgues qui poursuivent la mélodie ce qui fait un fondu super intéressant puis pour la première fois de l’album, la voix fait un squeal, oui oui comme dans le grindcore (ne vous inquiétez si ça vous dérange les couinements, il reviendra seulement une deuxième et dernière fois dans cette pièce), avant de revenir aux growls habituels mais avec une légère variante qui rappelle le chant de gorge du début. Il y a aussi un choeur féminin qui vocalise dans «Jörð» et «Valhalla Awaits» alors qu’il participe au couplets de paroles dans «The Gallows tree».

Vous pouvez donc constater que l’album est moins que linéaire et en même temps, le chemin n’est pas tortueux et embroussaillé. Les arrangements font en sorte que les transitions amènent bien les diverses ambiances. Leur façon de composer fait un mélange imprévisible, versatile et cohérent. Toutes les chansons sont uniques et chacune amène sa petite particularité. On ne sait pas où ça va nous mener mais c’est confortablement et sans soubresauts qu’on progresse. En tout cas, l’ambiance est grave et à la limite pesante d’implications et la musique le rend bien.

Je ne sais pas ce qui attend Miellnir car peu d’informations circulent à leur sujet mais parions que leur album serait bien accueilli et laisserait sa marque de ce côté-ci de la Grande Flaque Atlantique s’il la traversait avec un distributeur adéquat, tout comme les Grands Marins Norois ont laissé leur marque sur nos côtes lorsqu’ils ont traversé il y a plus de mille ans pour découvrir le Vinland et le Markland.

Lex Ivian

 

I’m always curious about various tips about a band when I discover it. Of course, the basic is to know where it comes from but I also like to know the meaning of their name. Often, it is the name of a group that catches me first when I’ve never heard their music before. And as the name Miellnir sounds vaguely like Mjölnir, the name of Thor’s legendary hammer, I looked to see what it might mean before getting into the album as such to see if I had to trust my ears. Especially with the artwork of the album cover that pretty faithfully reproduce drakkar images from the history books. I didn’t find any information, to the point that the band doesn’t have a facebook but a myspace without information and a youtube account. Furthermore, google searches have led me nowhere as in the meaning of «Miellnir». In fact, the only thing I know is that here for four guys from Ukraine, Miellnir is the name of their band formed in 2005, which came forth with the release of its first album «Incineration Astern» nearly 10 years after their formation and available through the Russian label Stygian Crypt Productions since November 2014.

It comforts me still in my idea of ​​associating «Miellnir-Mjölnir», to see that it says it plays Pagan/Viking Metal and follows a lyrical theme that stays true to the Viking genre and stories of their gods. Thus titles like «Journey through the Nine Worlds», which includes Midgard (Earth) connected by the tree of worlds, or «Jörð» which tells a story of sea travelling common to Viking legends and the title of the song refers to «firm ground». That is in Icelandic. «Valhalla Awaits», «The gallows tree» (The hanging tree) and «Legends of the Fallen» are other evocative titles.

Now, you have the picture on the lyrical side. Musically, Miellnir is rich in influences from a lot of different styles; Doom, Folk, Black, Death with symphonic touches in the use of keyboards to create the epic background landscapes. The keyboards create cinematic atmospheric environments that I tend sometimes to associate with Hans Zimmer and also participate in the melodic lines. I liked the keyboards-guitars interactions especially within «Journey Through The Nine Worlds» with its piano intro soon taken over by the guitar.

To give an idea, the album starts with «Incineration Overture», a keyboard intro that installs said cinematic atmosphere to prepare for the journey ahead. The final of the intro on a drumroll connects perfectly with «Prey» and its organic drumming soon joined by the melodic line of the bass followed by the guitar while the atmospheric keyboards amplifies to propel us into a melodic blackened death song (à la Behemoth or Dimmu Borgir to drop here some comforting names). Bursts of bassdrum and tremolo riffs install the black metal side, well supported by both hoarse vocals with one more screechy black metal style and the other more guttural like in death metal. Then when the organic drumming from the beginning of the song returns, it steps into a folk atmosphere where you’re entitled to a beautiful clean singing with a warm voice.

While Miellnir already amply demonstrated its ability to mix styles with taste since the beginning of the album, this versatility won’t come overburdening their music. This will ensure that rather Miellnir present music that definitely carries its own signature whose melodic death akin to Amon Amarth (just to drop here another known band) as presented in «Legends Of The Fallen» and «Valhalla Awaits» and in the two slower songs «Jörð» and «Stand against» may seem the line the most reliable and recurring but at the same time, it’s never really that.

So can we call «Ugar-buhlo» a folk song cause it starts with accordion and a folk rythmic. Or death due to the central portion of the song … In any case it is a thunderous folk death song.

With «Embraced By Ire», the harp and harpsichord keyboard show me Miellnir hasn’t finished surprising me. And a flute in the background (also in «Jörð»). Oh, I think it’s an arrangement inspired from a rock opera or something like it that flashes quickly before continuing in a melodic blackened death. The opera rock atmosphere will remain and indeed it is the song with the longest guitar solo, well camped in the operatic glam style. Talking about guitar, «Jörð» starts with a beautiful melody on acoustic guitar with wind in the background while seagull cries to install the atmosphere of a trip at sea.

There will also be a cruder black metal side for «The Gallows tree» which launches in tremolo riffs and blastbeat.

On the vocal side, there will be the two main hoarse voices that share most of the verses here but also a wide variety of vocals, none seems irrelevant. Thus, in «Stand against» it starts with throat singing that fades to be replaced by organs pursuing the melody making a perfect blend. Then for the first time on the album, the voice makes a squeal, yes yes as in grindcore and will come back a second and last time later in the song, before returning to the usual growls but with a slight variation that recalls throat singing of the beginning. There is also a female choir which vocalise in «Jörð», which is nice with the flute, and in «Valhalla Awaits» while participating in the verses of «The Gallows tree».

So you can see that the album is less than linear and at the same time, the path isn’t tortuous in a crooked way. The arrangements are such that transitions unveil brilliantly the various moods. Their way of composing is an unpredictable mixture, versatile but consistent. All songs are unique and each brings his small feature. We do not know where it will lead us but it is comfortably and without jolts that it progresses. In any case, the atmosphere is serious and heavy and the music renders it well.

I don’t know what lays ahead for them and if we’ll be able to hear more about them on our side of the Great Atlantic Sea the Vikings once crossed to visit the Vinland and the Markland, but I’m sure this album properly distributed here to the pleasure of all the pagan dwellers would leave its mark as these great nordic sailors did on the coast of America.

Lex Ivian

 

 

Photos Amnésia Rockfest 2015 – Montebello 20/06/15

Voici les photos prises par Sophie Mineault lors de la journée de samedi du «Amnésia Rockfest 2015». Pour vos yeux, Fear Factory, Hatebreed, GBH, Refused, Rob Zombie, Slayer, The Pixies et peut-être vous.

 

Affiche Amnesia Rockfest 2015

 

Fear Factory

 

Hatebreed

 

GBH

 

Refused

 

Rob Zombie

 

Slayer

 

The Pixies

 

 

Photos Amnésia Rockfest – Montebello 19/06/15

Voici les photos prises par Sophie Mineault lors de la journée de vendredi du«Amnésia Rockfest 2015»

 

Affiche Amnesia Rockfest 2015

 

Down

 

Bad Religion

 

The Exploited

 

Skinny Puppy

 

The Offspring

 

Ministry

 

Photos Seth – HolloW – Black Empire – Aversion: Rouyn-Noranda 27/06/15

Voici les photos prises par Myriam Francoeur lors de l’arrêt à la Scène Évolu-Son de Rouyn-Noranda de la tournée de Seth et HolloW qui mettait également à l’affiche Black Empire et Aversion, une présentation de Les Productions Ça Bûche.

 

27-06-15 Affiche Rouyn-Noranda - Seth Hollow tour

Seth

 

HolloW

 

Black Empire

 

Aversion

 

27-06-15 Rouyn-Noranda Hollow_15

 

Dans la fosse aux promos

Afin de vous permettre de voir rapidement les derniers trucs que nous recevons et peut-être vous faire découvrir de nouveaux groupes, je vous présente «Dans la fosse aux promos» qui regroupera quelques vidéos et albums choisis parmi toutes les promotions qui aboutissent et s’entassent dans notre boîte de courriel. Vous pouvez consulter toutes les parutions précédentes de ma chronique en cliquant ce lien. – Lex

 

À la mitrailllette

 

Aujourd’hui, un spécial! Je vous fais un petit crescendo avec que des groupes qui ont une demoiselle au chant.

On part tout doucement, flottant sur cette envoûtante mélopée de Shanda Fredrick, sur «Mark of jubilee» que le groupe doom du Nevada, Demon Lung présente en avance de leur prochain album complet «A Dracula» qui paraîtra en juillet via Candlelight Records. Le thème de l’album est vaguement tiré et adapté du film d’horreur de 1977, «Alucardain» de Juan López Moctezuma qui raconte l’histoire de 2 orphelines dans un couvent catholique qui déchaînent des forces maléfiques et deviennent possédées par Satan. Shanda Fredrick explique l’histoire qui relie les huits pièces de l’album:

The heroine in this story is the daughter of Satan, who happens to fall in love with the purest of souls in the convent she resides. She coaxes this soul over to the dark, with only intentions of love but in doing so she dooms her to death by the hands of the nuns. The anger consumes her and she uses her dark powers to resurrect her love and together they kill the convent and then the world.

 

On reste dans le domaine de l’horreur avec le groupe italien de horror metal Cadaveria et la vidéo pour «Strangled idols» tirée de l’album «Silence» paru en novembre 2014 via Scarlet Records et dont Cadaveria elle-même a écrit le scénario.

Pour les curieux, tous les musiciens de Cadaveria sauf elle-même et Marcelo Santos portent le nom de personnage des films de David Lynch: Frank Booth (Dennis Hopper dans «Velvet Underground»); Dick Laurent (Robert Loggia dans «Lost Highway»); Peter Dayton (Bill Pullman dans «Lost Highway»).

 

On reste en Italie avec Elarmir et la pièce «Thorns» de l’album «Human Wisdom» qui paraîtra en septembre via Revalve Records. Dans les mots du groupe:

This video is about a mental and introspective journey. It is the fall of the values and of the sacraments such as marriage.

 

On revient au Canada avec le groupe de Calgary Kobra and the Lotus dont le nom n’est plus à faire ayant foulé les scènes des grands festivals et dont le dernier album «High Priestess» est paru en décembre dernier via SpineFarm Records.

 

Si vous êtes des fans de The Agonist, écoutez le groupe de powermetal d’Edmonton, The Order of Chaos qui a maintenant Amanda Kiernan (aussi dans Into Eternity) au vocal. La vidéo pour la pièce-titre «Apocalypse Moon» promet de quoi de solide pour son prochain album qui paraîtra le 24 juillet.

 

Le groupe de brutal death états-uniens Mercy Brown a mis en écoute «Birds» tirée de ses début sur l’album qui porte son nom et paru de façon indépendante. Découvrez Sera Hatchett qui contraste vraiment clean et growl.

Pour les curieux, Mercy Brown est une petite fille du Rhode Island morte en 1891 de la tuberculose, comme toute sa famille entre 1888 et 1892, et qui fut soupçonnée d’être une mort-vivante selon une croyance folklorique américaine qui affirme qu’une série de morts dans une famille est provoquée par un mort-vivant. Elle fut exhumée en 1892 dans le but de procéder à un rite destiné à en bannir les manifestations dont brûler le coeur en faisait partie.

 

Encore une demoiselle qui s’époumonne mais là pas besoin de présentation parce que c’est le groupe québécois/ontarien de renommée internationale, Fuck the Facts et la plus que malade Mel Mongeon au vocal. Voici «Solitude» tirée de «Desire Will Rot» qui sortira le 5 août via le label Noise Salvation et ensuite je mets une vidéo qui montre l’évolution de l’oeuvre qui orne la pochette. C’est simple des fois de faire une petite vidéo qui montre autre chose.