Critique d’album: Eteritus – «Following the Ancient Path»

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ETERITUS
«Following the Ancient Path»
Godz Ov War Productions
26 Juin 2016

Liste des pièces
1. «Intro»
2. «Biocentric»
3. «Hellish Imagery»
4. «The Unliving Thing»
5. «Eye of the Storm»
6. «Incinerator»
7. «Somber Mind»
8. «End of Line»
9. «Mortal Prophecy»

***Scroll down for English verson.
Formé en 2013, le groupe Polonais de Death Metal ETERITUS a fait paraître en juin «Following the Ancient Path», son premier album pleine longueur qui fait suite à son EP introductif «Tales of Death» (2014). Je ne connaissais pas le groupe, comme plusieurs d’entre vous j’imagine, alors découvrons-le ensemble en passant immédiatement à ce que j’ai pensé de mon écoute.

Dans «Intro», qui porte à juste titre son nom, ETERITUS se contente de présenter ses instruments à cordes au son distinctif, reconnaissable et fortement typé ce qui augure très bien et laisse présager une écoute fort plaisante pour ceux qui feront immédiatement l’association son/style.

Avec «Biocentric», il n’y a vraiment plus aucun doute à y avoir. Les gars ont bien écouté les classiques du Old School Swedish Death Metal tels que Entombed, Dismember et Unleashed et tout au long de l’album, ils en utilisent bien les ingrédients pour nous composer neuf pièces originales qui devraient hors de tout doute plaire aux fans du genre. J’ai déjà mentionné le son caractéristique des deux guitares et de la basse, et bien je peux ajouter que le vocal, guttural et légèrement éraillé, est également parfaitement dans le ton et bien contrôlé tandis que de son côté, le batteur varie bien ses rythmiques afin d’être plus qu’un marteleur d’arrière-scène. D’ailleurs c’est une des qualités de cet album: d’une pièce à l’autre, bien qu’ils se confinent à des structures musicales somme toute prévisibles, le rythme, qui inclue quelques slow-tempo à leur musique qui est principalement mid et fast-pace, et le niveau d’intensité se maintiennent à coups de riffs bien agencés parfois un peu tordus et surtout pesant et surtout, il n’y a pas à mon grand plaisir de soli à l’emporte-pièce sortis de nulle part dans chaque composition. Ceux qui me lisent savent que je déteste les soli de guitares qui arrivent out of nowhere pendant que la section rythmique devient insipide. Pour vous donner une idée de ce que ça me fait, pensez à la réaction qu’obtient Marty McFly après son fameux solo sur «Johnny Be Good» dans «Back to the Future». Et bien ETERITUS évite cet artifice et le seul solo qui m’a fait vraiment tiquer est celui de la dernière chanson et au moins il n’est pas trop long. Par contre, j’ai bien aimé la façon que le solo est amené dans «Incinerator» car il est bien accompagné par le reste des instruments.

Donc, en résumé si vous aimez le Old School Death Metal, vous allez aimer «Following the Ancient Path» de toute évidence. Tout y est et la production est à la hauteur.

Lex Ivian

 

Formed in 2013, the Polish Death Metal band ETERITUS released in June «Following the Ancient Path», its first full length album that follows its introductory EP «Tales of Death» (2014). I did not know the band, as many of you I guess, so let’s explore it together by immediately going to what I thought of my listening.

In «Intro», which rightly bears his name, ETERITUS simply introduces its stringed instruments with their distinctive, recognizable and strongly typed sound, which augurs very well and suggests a very pleasant listening for those who will immediately associate sound & style.

With «Biocentric», there’s really no more doubt about it. The guys have listened to the Old School Swedish Death Metal classics such as Entombed, Dismember and Unleashed and throughout the album, they use the ingredients to make up nine original songs that should undoubtedly please the fans of the genre.

I already mentioned the characteristic sound of the two guitars and the bass, well I can add that the vocal, a growl slightly harsh, is also perfectly in tone and well controlled while for his part the drummer varies well the rythmic in order to be more than a backstage pounder. Besides, it is one of the qualities of this album: from one song to another, although they are confined to predictable musical structures, the rhythmic, alternating some slow-tempo with mid and fast-pace, and the level of intensity are maintained with well arranged riffs, sometimes a little twisted but mainly loud and above all, to my great pleasure, there is no soli bursting out of nowhere in each composition. Those who read me know that I hate the guitar soli that come out of nowhere while the rhythm section becomes tasteless. To give you an idea of ​​what it’s like to me, think of the reaction obtained by Marty McFly after his famous solo on «Johnny Be Good» in «Back to the Future». A good thing, ETERITUS avoids this artifice and the only solo that really made me tick is the one in the last song and at least it is not too long. On the other hand, I liked the way that the solo is brought into «Incinerator» because it is well accompanied by the rest of the instruments.

So in summary if you like Old School Death Metal, you will certainly like «Following the Ancient Path». Everything is there and the production is up to par.

Lex Ivian

Les méchants métalleux au secours des plus démunis

Vendredi dernier le 2 décembre avait lieu la traditionnelle Grande Guignolée Underground. C’était donc encore une fois l’opportunité, pour une neuvième édition, d’assister à un très bon spectacle tout en réalisant un petit acte de bonté sociale grâce à un don de denrées. Présentant toujours un spectacle relevé, l’affiche promettait The Goatbox Rebels, Bornbroken, Ghoulunatics (remplacé par Vantablack Warship) et Augury comme tête d’affiche.

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Sans enlever quoi que ce soit aux autres groupes de la soirée, j’anticipais avec grand plaisir de revoir Ghoulunatics qui figure parmi mes groupes favoris mais malheureusement nous apprenions tous via la page événement sur facebook qu’il devait annuler sa prestation à cause d’un malencontreux accident subi par Brian, le batteur. J’eus donc une pensée triste face à cette situation tout en lui souhaitant en pensée un prompt rétablissement mais l’affiche me plaisait toujours.

C’est donc un peu après 19h00 que je me suis présenté aux Foufounes Électriques afin de rejoindre notre photographe attitrée à la soirée, Marie-Noëlle, dont je vous mets quelques photos pour accompagner mon texte. Voici le lien pour voir le reste de ses photos de la soirée.

Le temps de remettre nos denrées, nous patientons quelques minutes pour l’ouverture des portes ce qui me permet de saluer, pendant que je me commande de la bière, quelques faces connues assises au bar d’en bas. Maintenant paré pour le début du spectacle, nous empruntons l’escalier menant à l’étage et aboutissons dans une salle encore passablement vide dont l’odeur de désinfectant ménager est toujours intense sur le coup. Je suis d’accord que c’est mieux de sentir l’eau de Javel que bien d’autres choses mais ça reste intense quand même et j’ai toujours hâte que mon nez s’habitue. Marie-Noëlle était bien d’accord là dessus elle aussi et nous sommes retournés au rez-de-chaussé question d’attendre plus confortablement pour ne remonter qu’au moment où les haut-parleurs à l’étage ont témoigné du début du spectacle.

Le groupe The Goatbox Rebels est de Toronto et m’était totalement inconnu. J’imagine qu’il ne l’était pas que pour moi car la salle était toujours passablement vide. Après deux chansons que je trouvais pas mal cool, groovy et entraînante, le bassiste a pris la parole pour nous dire en français que leur groupe est de Toronto mais que lui et le guitariste étaient à l’origine des Québécois et qu’ils étaient bien content d’être là. C’est là que j’ai fait le lien avec une petite gang d’enthousiastes qui soulignait leurs chansons avec renfort de cri et d’applaudissements. Leurs connaissances du coin s’étaient déplacés pour les voir ce qui est toujours plaisant. En tout cas, après quelques chansons de plus, il n’était pas nécessaire de faire partie de leur gang de chums pour apprécier leur prestation. Jouant une musique fortement ancrée dans le NWOBHM, le trio est énergique, surtout le bassiste quoique le batteur fait quelques jongleries de baguettes, et pas de doute qu’il doit faire lever les foules lors des spectacles dans son coin de pays. Ceux qui ont préféré manquer la première partie de la soirée ont encore une fois fait une erreur car The Goatbox Rebels a offert une très bonne demi-heure de prestation qui s’est déroulée dans une atmosphère sympathique bien entretenue par les deux frontmen.

 

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Pendant la pause à l’extérieur de l’établissement pour aller rééquilibrer mes taux de toxines, Marie-Noëlle et moi étions bien d’accord que The Goatbox Rebels avait bien parti la soirée et elle me montrait quelques poses que justement le bassiste avait pris pour ses photos. Les photographes aiment ça quand les musiciens se prêtent au jeu.

Dix minutes pour un change up, ça c’est de la bonne job et on s’est fait surprendre. Ce sont encore les haut-parleurs qui nous ont rappelés dans la salle. À notre entrée, le son Hardcore Crossover à la groove quasi palpable de Vantablack Warship avait déjà fait son œuvre parmi la foule et plusieurs headbangaient à l’unisson comme une horde de fervents bien harangués par PIL, leur guru aux allures de rasta avec ses longs dreads enblondinés qui jump & bounce around aux rythmes du headbanging ou vice et versa. Encore une fois, les musiciens étaient dedans et on sentait la bonne «vibe». Ce fut une autre demi-heure haute en énergie qui aura permis d’entendre de nouvelles pièces de leur EP en préparation au travers de celles de leur excellent premier EP (Pour les curieux, lien vers ma revue du EP avec lecteur pour écoute).

 

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Autre pause qui cette fois s’est avérée beaucoup plus longue, frôlant la demi-heure puisque nécessitant beaucoup plus de mouvement de matériel et lors de mon retour dans la salle, j’ai pu constater que la foule avait maintenant doublé. Les gars de BornBroken étaient prêts pour nous en envoyer plein les oreilles comme d’habitude avec un mélange de pièces de leur premier album et du nouveau à paraître en 2017. Ce fut encore une fois un set énergique, porté par leur musique plus brutale que celle de leurs prédécesseur mais gardant la groove. Le headbanging s’est propagé à un plus grand nombre; la «Broken Nation» était arrivée pour mener l’acclamation.

 

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La musique avait grimpé d’une coche en intensité à chacun des trois premiers groupes de la soirée et nous étions maintenant prêts pour la coche ultime, Augury. Avant de vous parler de la performance, j’aimerais souligner qu’il est toujours intéressant de constater la notoriété d’un groupe à voir la quantité de musiciens reconnus de la scène qui se trouvent sur place pour le voir. Et vendredi soir, il y en avait plusieurs venus apprécier les prouesses de ces musiciens chevronnés. Enfin, inutile de m’étendre plus sur le sujet car il est évident qu’Augury mérite ce respect. Et le groupe nous l’a démontré avec brio alors que tout leur semble si facile sur scène pendant que nos oreilles peinent à tout capter. Je dois avouer que je regrette toujours l’absence de la voix féminine lorsqu’ils interprètent les plus vieilles pièces de leur répertoire mais ça, j’imagine que c’est comme la perte de mon premier toutou en peluche, je vais finir par passer par-dessus… Enfin, peu importe cette absence, la foule encore plus nombreuse qui remplissait maintenant tout le plancher appréciait leur prestation à sa pleine mesure, de belles acclamations suivaient chaque pièce et on a eu droit au premier moshpit de la soirée. Ils nous ont offert une performance d’environ une heure quinze qui leur a permis de faire le tour des pièces les plus importantes de leur discographie prouvant l’importance de ce groupe dans le paysage Metal québécois.

 

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Et une autre belle soirée passée avec de très bons groupes s’achevait. Je veux remercier toute l’organisation de la Grande Guignolée Underground et personnellement Gary Lyons pour l’accès et les féliciter pour cet effort qu’ils donnent tous en cette période de l’année pour pouvoir donner aux plus démunis. On se donne donc tous rendez-vous l’an prochain pour la DIXIÈME ÉDITION. Dix ans, ça se fête. J’ai déjà hâte de savoir ce que sera le line up!!

Lex Ivian

Photos Grande Guignolée Underground: Augury, Bornbroken, Vantablack Warship et The Goatbox Rebels – Montréal 02 Décembre 2016

Voici les photos prises par Marie-Noëlle Anctil lors du spectacle de la 9ème édition de la Grande Guignolée Underground organisée par les gars de Ghoulunatics, qui s’est tenue aux Foufounes Électriques de Montréal le 02 Décembre 2016 et qui mettait à l’affiche Augury, Bornbroken, Vantablack Warship et The Goatbox Rebels. – Lex

 

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Augury

 

Bornbroken

 

Vantablack Warship

 

The Goatbox Rebels

 

Ambiance

 

Des clowns, du feu et des créatures étranges.

Mardi soir passée, soit le 22 novembre 2016, je suis allée faire un tour au Piranha Bar, sur Ste-Catherine. Ce soir là, Dungeon Works Productions et Wild Wolf présentaient les groupes September Mourning, Projekt F et SpaceMak3r. J’étais très contente d’aller à cette soirée. Je tiens à remercier les promoteurs pour la soirée, ainsi que les bands qui ont joué. Je vous mets quelques photos pour accompagner mon texte et voici le lien pour voir toutes mes photos de la soirée.

 

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Après une péripétie d’ascenseur, nous sommes finalement entrés par les escaliers donnant accès à la salle de concerts. À première vue, il n’y avait pas grand monde. Je peux comprendre que ce n’est pas très commode les shows le mardi, mais tu ne te pètes pas la face quand tu travailles le lendemain et c’est tout. En plus, c’est un spectacle qui fini avant minuit, donc, c’est possible de passer une belle soirée.

Un peu après 20h, SpaceMak3r embarque enfin sur scène. J’adore les personnages des musiciens. On a l’impression d’être dans un FreakShow, mais avec de la bonne musique. J’ai vu quelque fois ce groupe en show, mais ce soir là, il y avait plusieurs performeurs qui les accompagnaient. On est habitué de voir Lily la Petite Poupée, la Dame de Feu et le Grand Clown. Je crois que cette fois-ci, il y avait deux ou trois personnages de plus. Ce que j’aime avec eux, c’est que leur performance est très visuelle. La Dame de Feu nous charme avec ses différents accessoires et jongleries de feu. Il y a aussi d’autre jongleurs, mais avec des accessoires lumineux et finalement, une histoire théâtrales entres différents personnages burlesques et clownesques. C’est vraiment une expérience différentes à chaque fois. Je tiens à m’excuser auprès de l’un des performeurs que j’ai malheureusement fait trébucher sans le vouloir. Ils étaient dans le public et malheureusement, j’étais au mauvais endroit au mauvais moment.

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Un peu après 21h, c’est au tour de Projekt F de monter sur scène. Contrairement au groupe précédent, la scénographie se passe dans les maquillages et leur intensité sur scène. Les quatre membres charismatiques et énigmatiques montent sur scène et performent parfaitement comme à chaque fois. Je sais que j’ai l’air vendu comme ça, mais à chaque fois que je les vois sur scène je suis toujours surprise par toute l’énergie et l’émotion qui sont dégagés par les différents membres du groupe. Il n’y en a pas un qui prend plus de place que les autres. Le seul hic, c’est que j’ai trouvé que le drummeur était très en retrait dans le fond dans le noir. On avait de la difficulté à le voir. Sans oublier que lui, il porte un masque noir (un genre de point noir) qui lui couvre presque tout le visage. N’oubliez pas d’écouter leur nouvel EP sorti en mars dernier. Voici un lien pour lire ce que j’en avais pensé.

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Il est presque 22h20 et il y a pleins de monde sur le stage en train d’ajouter des décors et des lumières. Mais, il n’y a plus grand monde dans la salle. Ce que je trouve bien dommage. Je ne connais absolument pas September Mourning, sauf les quelques vidéos que j’ai regardés avant de me rendre au spectacle. Je vais être honnête, j’aime pas vraiment le genre musical, mais il ne me dérange pas non plus. Par contre, j’ai été très impressionnée par le travail complexe sur la scénographie, les costumes et les maquillages de chaque membres, surtout la chanteuse. J’avais vraiment l’impression d’être devant des personnages sortis tout droit d’une BD. La chanteuse était vêtue de blanc de la tête aux pieds. Elle portait une sorte d’armure très sexy, mais pas vulgaire. Elle avait un maquillage très noire qui faisait ressortir les traits de son visage. Les musiciens étaient vêtus d’une sorte d’armure noire et le drummeur portaient un masque… enfin, à ce que j’ai pu observer, malgré qu’il était dans le fond de la scène dans un nuage de boucane épais, presque dans le noir. Il y avait beaucoup de mouvements sur scène et tout était parfaitement chorégraphié. C’est le côté que j’ai adoré de la performance. Il y avait une histoire qui était racontée dont je ne suis pas sûre d’avoir tout compris mais je crois que je vais m’intéresser davantage au groupe, ça m’a intrigué.

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La soirée de mardi dernier était particulièrement haute en couleur côté performance scénique. Le spectacle rassemblait trois groupes qui ont chacun leur façon particulière de performer en grand. C’était un choix de line up judicieux. Durant les pauses, certains spectateurs se donnaient en spectacle de jongleries. C’était vraiment cool de les voir aller. Malheureusement, il était désagréable d’entendre à toutes les 30 minutes une annonce de Spotify qui nous dit que la musique est gratuite, mais parfois t’as pas le choix d’avoir de la publicité. Entendre ça dans un bar, c’est un peu surprenant, mais en même temps, c’est possible. Merci encore aux promoteurs Dungeon Works et Wild Wolf pour leur excellente soirée. Merci à Ondes Chocs de m’avoir permis d’assister à cette belle soirée.

Marie-Noëlle Anctil

 

Photos September Mourning, Projekt F et Spacemak3r – Montréal 22 Novembre 2016

Voici les photos prises par Marie-Noëlle Anctil lors du spectacle présenté par Dungeon Works Productions au Piranha Bar de Montréal le 22 Novembre 2016 et qui mettait à l’affiche September Mourning, Projekt F et Spacemak3r. – Lex

 

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September Mourning

 

Projekt F

 

Spacemak3r

 

Ambiance