La cueillette du Musivore

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Il y a eu une belle poignée de releases intéressants dernièrement, donc je me suis dit que j’allais vous faire une petite chronique pour vous rassembler tout ça et vous le partager. C’est quoi ça la cueillette du musivore? Des nouveautés, et à l’occasion des petites découvertes.. qui tombent sous la main d’un musivore tel que moi qui a envie de partager ses friandises.

Plusieurs albums sont parus plus particulièrement vendredi le 28 août et je crois que ça vaut la peine de vous faire un résumé de tout ça. Bonne écoute et bonnes découvertes!

On commence avec le groupe d’origine anglaise Motörhead. J’ai récemment revisionné le documentaire « Metal: A Headbanger’s Journey » (2005) de Samm Dunn parce que ma mère me l’a enregistré lorsqu’elle l’a vu passer à la tv, et le documentaire parle d’eux comme étant l’un des groupes pionniers du Metal. Ils ont un nouvel album intitulé « Bad Magic » sous UDR Music et voici donc la vidéo officielle pour la pièce « Electricity ».

On poursuit chez Metal Blade Records avec un groupe Américain nommé Blood Divisions. C’est un groupe récent formé de membres anciens et actuels de Nasty Savage, Obituary, Testament, Death, Iced Earth, Massacre, Six Feet Under et c’est le lutteur Chris Jericho qui en est le chanteur. Il s’agit de re-enregistrements de classiques (dans ce cas-ci, une pièce de Nasty Savage et une de Scorpions). Leur EP de 2 pièces porte le nom du groupe, et il est disponible sur bandcamp (player ci-dessous).

Encore chez les américains, le groupe de death technique Nile (dont le thème est souvent orienté vers l’Égypte et sa mythologie), en est à son 8ème album, « What Should Not Be Unearthed », paru sous Nuclear Blast. Voici la vidéo de la pièce « Call to Destruction ».

Du coté de l’Italie, une découverte très brutale (pour ma part): le groupe Putritidy, avec son album « Ignominious Atonement » paru sous Willowtip Records.  Voici la pièce « Conceived Through Vermination ».

Encore chez Nuclear Blast, mais cette fois ci il s’agit d’un groupe Suédois : Soilwork propose son 10ème album « The Ride Majestic ». Voici le lyric vidéo de la pièce titre de l’album.

On termine avec une petite découverte locale, un groupe rock/metal prog de Longueuil qui puise ses influences dans le bon vieux rock progressif comme Rush et Porcupine Tree, pour en nommer quelques uns. Voici donc Cenograph avec leur premier single « Homesick pt.1« , paru ce vendredi 4 septembre. Une aventure musicale de 9 minutes présentée par des jeunes de la relève (ils ont tous de 18 à 20 ans) qui font preuve d’une grande finesse dans leur jeu. Et pour mettre la cerise sur le gâteau, je vous apprends que Hugo Doyon Karout, bassiste de Beyond Creation et Brought by Pain, fait de la production sonore car c’est nul autre que lui qui a fait cet enregistrement.

-Francis LaBadie

Critique d’Album: Big Kick – «Big Kick» EP

Big Kick

 

BIG KICK
«Big Kick» EP
Loudhouse Recordings

Indépendant
2014

Liste des pièces
«No More Freedom»
«Bait»
«Slugger»
«Lessons in Oppression»
«Shiv»
«Staring at the Saw»

 

*Scroll down for English version
BIG KICK
est un groupe de Rock bien groovy à saveur Metal en provenance de Montréal. Le EP «Big Kick» est leur premier opus, paru en 2014. Après avoir été représentant d’Ondes Chocs en tant que juge de leur performance à la première ronde du concours «Rocker» en salle du «Amnesia Rockfest 2015», il me fait plaisir de faire un compte rendu de l’écoute de ce EP de 6 pièces.

Ça commence relaxe avec un riff de guitare groovy précédé d’un drum qui ouvre le bal. Je dis relaxe mais c’est à la fois pesant et aéré. Le genre de thème badass où on voit un personnage d’un film d’action descendre de son «muscle car» au «slow motion» avant d’exploser la gueule des bandits… c’est une courte pièce du nom de «No More Freedom» qui introduit le EP de façon décontractée, mais avec de l’attitude.

Dès les premières notes de la pièce «Bait», on sent que la pente monte. Le tempo augmente, la même attitude badass style fin de film américain avec un mercenaire qui repart sur sa moto avec une chicks vers un soleil couchant dans un état western des states. Le genre de musique qui dégage de la testostérone mais que tu peux aussi associer à la femme fatale. D’ailleurs mon feeling m’amène pas mal proche de la réalité car les paroles parlent d’une femme.

«Slugger» parle pour sa part d’un boxeur, appelé le Louiseville Slugger. Le thème hard rock se poursuit avec des bons accords gras mais on a aussi droit à une dose de riffs bien metal lorsque la toune fait place à une petite mise en scène de match de boxe. Une mélodie sombre pendant un breakdown précède un passage de paroles rappées, et le riff sombre est mon passage préféré du EP. J’avoue que le rap m’a surpris et avoir été un peu sceptique mais après une réécoute, c’est pas mauvais! Tout est dans l’attitude et le contexte qui l’entourent.

On a droit à une structure un peu différente avec «Lessons in Oppression» avec un long cooldown en milieu de pièce. Mais qui dit cooldown dira souvent rebâtir une tension, parfois lentement, comme dans cette pièce. J’apprécie également un choix de gammes différentes employées au niveau de la guitare à certains moments suite à ce dit cooldown.

La pièce «Shiv», avec ses premiers riffs de guitare, me fait un peu penser au style de Rage Against the Machine. La voix, pour sa part, rauque et forte, et son choix de variations tonales me rappelle par moment le stock de Disturbed que j’écoutais quand j’étais jeune ado. Y’a même un autre rap dans «Shiv», et le flow puis même la voix me fait penser au MC dans Linkin Park (mes souvenirs de ce groupe proviennent également du début du millénaire). Un paquet de souvenirs dans une pièce qui malgré tout a son propre style.

L’énergie se met au relaxe pour introduire la fin du EP, une petite ambiance avec seulement un chant soft et de la guitare avec du delay qui me fait penser à du Tool, puis ça remonte tranquillement et ça lève. Le riff principal de «Staring at the Saw» groove avec de l’attitude, c’est une belle façon de clore un EP pesant et groovy. Une production sonore de bonne qualité que je recommande aux fans de hard rock.

-Francis LaBadie

 

BIG KICK is a Rock groovy band with a Metal edge from Montreal. The EP «Big Kick» is their first album, released in 2014. After being representative of Ondes Chocs as a judge for their performance in the first round of the live competition «Rocker» to get a spot on the «Amnesia Rockfest 2015», I am pleased to review this 6 songs EP.

It starts in a relaxed mood with a groovy guitar riff preceded by a drum opening. I say relax but that is both heavy and aerial. The kind of badass theme while we see an action movie character get off his muscle car in slow motion before exploding the heads of some mobsters … it is a short song called «No More Freedom» which introduces the EP casually, but with attitude.

From the first notes of second song, «Bait», we feel that the energy rises. The tempo increases but with the same badass attitude that recalls the end of those American movies with a mercenary who leaves on his motorcycle with a chick toward a setting sun in a western state of the USA. The kind of music that exudes testosterone but that can also be associated with the «femme fatale». Seems my feeling led me close to reality because the lyrics are about a woman.

«Slugger» ia about a boxer called the «Louiseville Slugger». The hard rock theme continues with good fat chords but we also get a dose of good metal riffs when the song gives way to a small staging of a boxing match. A dark melody during a breakdown precedes a rap passage, and this dark riff is my favorite part of the EP. I admit that rap surprised me and I was a little skeptical but after a replay, it’s not bad! It’s all in the attitude and the context surrounding it.

We get a slightly different song structure with «Lessons in Oppression» with a long cooldown in the middle of the song. But who says cooldown often says rebuilding tension, sometimes slowly, as in this song. I also appreciate a choice of different scales for the guitars used at times following the said cooldown.

The song «Shiv», with its first guitar riffs, got the vibe of Rage Against the Machine. The vocal, husky and strong, with its choice of tonal variations reminded me at times of Disturbed I listened to when I was a young teenager. There’s even another rap in «Shiv», and the flow, then even the voice, reminded me of Linkin Park‘s MC (my memories of this band are also from the turn of the millennium). A lot of «go back to» things in a song that still has its own style.

The energy sets again to a relaxed mood to introduce the end of the EP, with only soft vocals and a guitar with delay that made me think about Tool, and then it goes back up quietly to fully rise. The main riff of «Staring at the Saw» groove with attitude, it’s a nice way to end a heavy and groovy EP. A sound production of good quality that I recommend to all hard rock fans.

Francis LaBadie

Critique d’Album : Irreversible Mechanism – «Infinite Fields»

(Albums)IrreversibleMechanism-InfiniteFields

Irreversible Mechanism

« Infinite Fields »

Blood Music

2015

Liste des pièces
« Irreversible Mechanism »
« Into the Void »
« Outburst »
« The Agony »
« Infinite Fields »
« Incipience »
« Fragile »
« The Betrayer of Time »
« Cold Winds »

 

*English version follows
Irreversible Mechanism
est un groupe de death metal progressif en provenance de la Biélorussie, formé en 2012 à Minsk. «Infinite Fields» est leur premier album.

Ça commence avec trois minutes d’introduction de type orchestrale qui nous font languir (eh oui, beaucoup de groupes ont le don de nous faire ça, mais alors que plusieurs pourraient trouver ça lassant à la longue, personnellement je trouve que c’est un moment stratégique pour découvrir une partie de l’identité du son du groupe).

«Into the Void» bâtit progressivement une tension avec quelques notes d’orchestre comme dans l’intro et des saveurs black metal à tempo rapide prennent le flambeau. On comprend rapidement que le niveau de technique dans leur matériel n’est pas pris à la légère: sweep picking et blast beats sont au menu. L’usage de séquences (puisqu’il n’y a pas de claviériste dans leur lineup) rend leur matériel plus étoffé et bien qu’ils ne font pas mention de black metal dans leur appellation de style sur leur page, leur son mélange avec brio les éléments du death et ceux du black moderne selon moi. Cette première pièce démontre efficacement que Irreversible Mechanism sont des musiciens expérimentés, très capables de livrer du matériel technique.

Si vous aviez abaissé votre garde comme moi et vous vous attendiez à un début de pièce progressif, vous aussi êtes sûrement surpris de ce début très «dans ta face» qui commence «Outburst» sans aucun préliminaire. On parle littéralement d’une pluie d’arpèges de la part du guitariste lead qui n’y va pas de main morte! Le son d’orchestre qui accompagne le groupe est très efficace pour colorer le son davantage, les passages d’orgue et de piano sont particulièrement intéressants. Un son théatral et sombre comme celui-ci me rappelle un peu celui de certaines pièces du groupe Naglfar que j’écoutais pendant mon adolescence.

Les «strings» et la guitare lead y sont pour beaucoup dans la structure dans pièces, les transitions et la direction dans laquelle le mood se dirige. La pièce «The Agony» le démontre bien avec son intro et ses riffs principaux. Si on prête l’oreille, on peut entendre que pendant des moments plus espacés, la basse prend le devant avec des leads qui sonnent tricky à jouer. Je ne pense pas pouvoir nommer de groupe auquel faire référence pour décrire le son, à part peut-être un peu The Unconscious Mind, mais en plus profond, expressif, et surtout plus shreddy.

Parlant de références, «Infinite Fields» comporte quelques passages qui me font penser a Beyond Creation, non pas tellement dans le style de mélodie, mais plutôt dans l’approche rythmique. Beaucoup de gens n’aiment pas ça quand la guitare solo est trop hyperactive, mais je dirais que dans le cas de Irreversible Mechanism, le soliste soutient très bien la mélodie en y ajoutant de l’expression même s’il en met beaucoup et ça c’est beau à entendre.

Encore une fois je pense à The Unconscious Mind pour la pièce «Fragile» et le côté dramatique avec les sons de violons me fait un peu penser à Anorexia Nervosa. Le son de l’album reste homogène à lui même tout en apportant des couleurs variées à travers l’enchaînement des pièces.

L’énergie pour sa part, est constante et pratiquement toujours haute en vélocité, excepté pour les quelques moments où il y a des interludes de milieu de pièce et que ça repart ensuite. C’est un album qui fusionne une variété de sons comme ceux du death technique, le coté symphonique et sombre du black moderne avec une richesse sonore apportée par les orchestres dans les séquences. Une excellente production et de quoi étancher la soif des trippeux de guitare solo hyperactive avec une grande dose de mélodie.

Francis Labadie

 

Irreversible Mechanism is a progressive death metal band from Belarus, formed in 2012 in Minsk. «Infinite Fields» is their first album.

It begins with three minutes of an orchestral type introduction that make us languish (yes, many bands have the tendency to make us wait, but while many listeners might find it boring in the long run, I personally think it’s a strategic moment to discover a part of the identity of a band)

«Into the Void» gradually builds tension with some orchestral notes as in the intro and then black metal flavored fast tempo drive the song. One quickly understands that the level of technicality in their songs is not taken lightly: sweep picking and blast beats are on the menu. The use of sequences (since there is no keyboard player in their lineup) densifies the song and although they do not mention black metal in their band style description on their facebook page, for my ears, they do mix brilliantly, elements of death metal and those of the modern black metal. This first song effectively shows that Irreversible Mechanism are experienced musicians, very capable of delivering technical stuff.

If, like me, you lowered your guard and you expected a gradual start to the next song, then you were in for a surprise too with this «in your face» start to «Outburst». We literally talk about a serie of arpeggios from the lead guitarist with no holds barred! The orchestral sound that accompanies the band is very effective in coloring their sound; the organ and piano passages are particularly interesting. A dark and theatrical sound like this reminds me of certain songs of Naglfar, a band I listened to during my adolescence.

The strings and lead guitar have to be credited for much of the structure of the songs, transitions and the direction in which the mood is heading. The song «The Agony» demonstrates this well with its intro and main riffs. If you listen carefully, you’ll hear at times that the bass takes the front with leads that sound tricky to play. I don’t think I can name a band to which to refer to describe the sound, except perhaps a loose tie to The Unconscious Mind, but in a more profound, expressive, and especially more shreddy way.

Speaking of references, «Infinite Fields» has some passages that reminds me of Beyond Creation, not so much in the style of melody, but in the rhythmic approach. Many listeners don’t like it when the only guitar is too hyperactive, but I would say that in the case of Irreversible Mechanism, the soloist finely support the melody by adding some feelings and even though it’s a lot, it’s still beautiful to hear.

Again I think of The Unconscious Mind for the song «Fragile» and the drama added with the violins reminds me of Anorexia Nervosa. The sound of the album remains homogeneous while providing a variety of colors through the song composition.

The level of energy on the album is constant and almost always in high velocity, except for the few times when there are kind of «interludes» parts in the middle of songs before it starts all over again. It’s an album that merges a variety of genres such as technical death metal and the symphonic dark side of the modern black metal with rich arrangements provided by orchestras in the sequences. An excellent production that should quench the thirst of the die-hards for overactive lead guitar with a dose of great melody.

Francis Labadie

JamSpace Series – Chariots of the Gods

On poursuit la saga des JamSpace Series avec un nouvel épisode dans lequel on vous présente Chariots of the Gods, une formation de metal mélodique en provenance d’Ottawa/Gatineau.

Malheureusement, l’entrevue réalisée par Dave a connu un échec dû au fait qu’un problème technique est survenu dans la captation du son. Les gars du band ont tout de même pris la peine de nous faire une petite capsule d’introduction et d’explication et on les remercie. Par chance, les pièces filmées lors de la session de jam sont adéquates. Voici donc le substitut d’entrevue suivi de la chanson titre de leur dernier album intitulé « Tides of War ». Les deux autres pièces captées lors de la session seront bientôt sur la chaîne YouTube du band. Bon visionnement! – Francis

 

Chariots_of_the_Gods-Tides_of_War

Photos Transe Metal Machine, Continuum & Cenograph – Montréal 05/06/2015

Voici les photos prises par Xavier Bossé lors de l’événement présenté le 5 juin par Dungeon Works Productions à la Coop Katacombes mettant à l’affiche les groupes Cereal Killers, Transe Metal Machine, Continuum et Cenograph.

*N.B.: En raison de l’heure tardive et pour des raisons de transport en commun, le groupe Cereal Killers n’a pu être couvert.

 

Flyer5juin

 

Transe Metal Machine

 

 

Continuum

 

Cenograph