Unwanted Noise//The Last Rockers//The Defamed//Morsure @ Taverne Royale, TR – 19 avril 2025

Voici le compte rendu de Christian Lamothe lors du spectacle de Unwanted Noise présenté à la Taverne Royale de Trois-Rivières le 19 avril 2025 et qui mettait également à l’affiche The Last Rockers, The Defamed et Morsure.

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Unwanted Noise, The Last Rockers, The Defamed et Morsure 

19 avril, ne te découvre pas d’un fil, mais je me sens fébrile d’aller voir un show en ville! Ouf, ok, on repassera pour la poésie de bas étage. Mais oui, j’avais de multiples raisons d’être excité et léger comme un gazelle par cette soirée totalement punk qui nous était offerte à la Taverne Royale. La Production BOA nous amène ce soir dans l’univers fougueux de quatre formations. Elle nous arriveront avec une seule idée en tête: nous en mettre plein les oreilles. En cette fin de semaine de Pâques, il est certain qu’on va casser des œufs à la Taverne. 

Morsure 

Anthony Bernier- basse/voix
Yann Côté- batterie
Yan Rouleau Marquis! guitare/voix 

On débute avec un peu de mordant francophone, Pourquoi, Hypocrites et Delirium qui nous arrive aussi percutantes, cyniques et avec une énergie, qui ce soir, démontre que le groupe a roulé leur bosse sur leur prestation ‘’live’’. Ça brasse, et ils entrent clairement dans la peau de leurs personnages violents de fond de rang. Même si le spectacle commence avec des oreilles de lapin pour la thématique, elles ne resteront pas très longtemps en place. Elles feront place aux sons des instruments qui se font brasser à souhait. Une pièce que je n’avais pas entendu, Suicide, qui ma foi est un bel ajout à la liste. Toujours Saint-Valaire, qui me rappelle que je vais y être avec eux et plusieurs groupes du genre, le 21 juin. Vais-je, moi aussi dire:’’ Plus jamais!’’ On termine avec Monique, d’un style Mononc’Serge punk, sûrement partie de leur prochain album ou EP. Mais, le studio attendra car les dates de spectacles arrivent pour eux pour les prochaines semaines et seront de retour à la Tavernes Royale…

Morsure, le band qui sait comment ouvrir une soirée en force. 

 

The Defamed 

Kevin Jay : guitare/voix
Sarcastic Will : guitare/voix
Sara Blair: batterie / voix (back)
Jimmy Jenkins: basse* 

Ce groupe nous arrive à la veille de la sortie de leur album: The Secret of the Booze, fébrile de nous partager toutes ses nouvelles chansons avec pour ce soir un bassiste qui se joint au groupe, Jimmy Jenkins* qui donne un son parfait pour la reprise des titres de l’album. Car on se rappellera que c’est Sara qui a fait la basse lors de l’enregistrement. Mais ce soir, elle est en plein défoulement aérobique à la percussion, pendant que Will et Kevin, duo de choc au micro se relancent à gorge déployée.

Clockwork Chaos donne le ton à la débandade et rapidement la salle est prise par leur dynamisme. Je pourrais parler de chacun des titres de la même façon: Drunk n Beat, I Hate, Malcontent, l’album sonne comme de la roche et en spectacle c’est un mur de granite qu’on reçoit! Pour tout amateur de ‘’street punk old school’’ voilà de quoi vous mettre la dent et le dévorer avec appétit. D’ailleurs j’attends de pied ferme le jour où Pils Records va sortir l’album en vinyle, ça ne devrait tarder. The Defamed on démontré, ce soir, qu’ils étaient avec une superbe lancée avec cet album, je vous encourage fortement à aller les voir performer. Ils terminent avec une chanson que je n’avais pas entendu, 40’s Hit the Street et d’une information sûre (Kevin Jay), ça serait une chanson qui n’avait pas été enregistrée et toujours en mode de test et remodelage…alors clairement, la machine punk montréalaise n’en est pas à ses derniers accords! 

 

The Last Rockers 

Rom: guitare
Maryjane Blackhole: voix, basse
Phil the Drill: batterie 

Peu nombreuses sont les formations punk ayant une touche féminine au devant de la scène au chant. Oui il y en a, mais il reste du chemin à faire dans ce style pour vraiment parler de mouvement comme aujourd’hui on regarde les têtes d’affiche dans le monde du heavy metal. Plusieurs rockeuses se sont cassées les dents où Maryjane Blackhole, pour sa part, performe à mon grand plaisir. Elle a l’attitude dans la voix et elle mérite tout notre intérêt. The Last Rockers, une formation de plus de 25 ans d’existence, part en grande avec Suicide Girl, Pain Slut et Brainfreeze, qui enchantent clairement l’assemblée. Un nouveau titre nous est fait en cadeau, New Boots. Maryjane y va avec sa chanson préférée Oblivion, suivie par Dishonour your soul, dédiée à tous les punks dans la salle.

Ma préférée, Corporate Slave sera suivie de la seule chanson jouée de leur Ep Demo 2019: The NK. Tout au long de leur prestation, le groupe démontre que le punk n’est pas mort. D’ailleurs, à la Taverne Royale, nous sommes tous très vivants. Nous sommes à la fin d’une 3ème exécution musicale et nos yeux et oreilles sont bien ouverts…on en veut encore. 

 

Unwanted Noise 

Johnny: guitare (Lead)
Gab: guitare (Rhythm)
Rotten: basse
Antoine: batterie
Nick: voix 

Comme je disais à Johnny Torpeur (guitariste soliste) à la fin du spectacle, ce qui me frappait dès le départ quand j’ai vu le groupe est son look hétéroclite qui donne un charme: Un rockeur, punk 80’s, street punk, le heavy metal et le hardcore. Presqu’un Village People du punk et je ne le dis pas en moquerie, mais vraiment parce que ça donne vraiment un cachet, un look du tonnerre dans l’ensemble quand on les regarde performer.

Nick, solide dans sa performance, avec un appui comme il s’est peut aux ‘’back vocal’’ de trois de ses membres. Ça nous ramasse et nous énergise totalement quand Just like Me nous entraîne dans une performance que nous n’oublierons pas de sitôt. À chaque chanson, il y a un regain d’excitement style Redbull: Unwanted Noise give you punk wings!!! Lors de la chanson Prevail, Jimmy Jenkins qu’on avait apprécié avec The Defamed est venu faire partie des ‘’back vocals); un autre moment fou. Cette chanson de l’album Bury Me On The South Shore paru en mai 2024, est une parmi tant d’autres, qui nous font sautée sur place et pour certain, sur le voisin le plus proche. Empathy qui en jette, suivi de We stand Alone, chantée par les heureux du devant de scène. Bon, ça y est, je repars avec un autre vinyle, trop bon! Ça donnait le goût d’aller sur le stage et de participer à leur prestation, mais non, je reste tranquille dans mon coin, en appréciant ce groupe explosif que j’ai eu la joie de connaître ce soir. Un ‘’must’’ dans votre balado. 

 

Une autre belle soirée signée Ben Ouellette avec la Production BOA, et je vous laisse quelques affiches des prochains spectacles de la production et des groupes de ce soir. Comme un Phoenix, le punk semble renaître à Trois-Rivières. On vous attend encore plus nombreux pour les prochains spectacles. Si on ‘’ask a punk’’ ou se trouve le prochain spectacle du genre, vous allez probablement le diriger vers la Taverne Royale! 

 

 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Pour écouter encore plus les band de cette soirée, voici les liens appropriés:

Morsure – EP:
https://morsureviolencedefondderang.bandcamp.com/album/violence-de-fond-de-rang

The Defamed – albums:
https://thedefamed.bandcamp.com/music 

The Last Rockers – EP:
https://thelastrockers.bandcamp.com/album/demo-2019-ep 

Unwanted Noise – les albums:
https://unwantednoiseofficial.bandcamp.com/album/bury-me-on-the-south-shore

Omnivide//Inner Turmoil//Pit Striker @ Scanner Bistro, Québec – 12 avril 2025

Omnivide, Pit Striker et Inner Turmoil 

un trio Scanner metal SVP!!!

 

C’est une première pour moi au Scanner Bistro de Québec, plusieurs groupes de l’underground québécois y passent et j’avais grandement envie d’y mettre les pieds. Voilà un crochet de plus dans ma ‘’do list’’. J’ai été surpris qu’on me dise que le spectacle ne commence jamais ici avant 22h30, mais, étant entouré de bon vivant, ce n’était que de plaisir. Finalement, c’est une belle place, où on peut même voir des téléviseurs qui diffusent ce qui se passe sur la scène. Quelle bonne idée. Trois formations sont à l’affiche ce soir : Inner Turmoil de Montréal en première partie, Pit Striker de Québec en deuxième partie et, pour terminer, Omnivide de Moncton (N.-B.). Je n’ai aucun doute que je vais passer une superbe soirée, même si mon horloge biologique m’annonce que je vais payer pour demain… Mais croyez-moi, ça valait le coup ! 

 

Inner Turmoil 

Jeff Bouchard: basse
Laurent Comeau- guitare
Remi LeGresley- guitare
Philippe Comeau:voix
Jérémy Racine: batterie 

Leur réputation de formation solide les précède. J’en entends parler depuis longtemps; des musiciens appréciés, louangés et qui donnent des prestations enlevantes, c’est ce qu’on me dit quand on parle d’Inner Turmoil. Pour avoir déjà vu les groupes qui suivront, c’est sur eux que je me concentre ce soir. Ma conclusion est claire: tout est vrai, ils méritent fortement l’appui des fans qui ne se gênent en rien à leur lancer des fleurs ou tout autre objet non létal. Je comprends très bien la raison d’un groupe comme Omnivide de vouloir s’associer avec eux pour une série de spectacles. Nous sommes d’ailleurs à la quatrième soirée de suite où ces deux groupes sont performants (Trois-Rivières, Ottawa. Montréal et maintenant Québec).

La chanson apocalyptique The Abyss, nous arrive après une intro classique. Assurément, le type de black métal mélodique qui m’intéresse, lugubre avec une belle initiation aux talents de guitariste de Laurent Comeau. Wrath of the Warrior, me ramène presque à me sentir dans un spectacle d’Amon Amarth (flash back), tant au niveau des textes que de la musique solennelle qui est parsemée d’une touche de viking metal. C’est une soirée où l’on va nous présenter trois nouveaux titres. Nous sommes un public test pour cette écoute de Seam of Blood et Field of War où les gens s’amassent vraiment devant la scène… le courant passe! On poursuit dans une chaleur de plus en plus palpable avec Morbid Vision après s’être fait poser la question: ‘’As tu vu quelqu’un de mort?’’… Brutal, assez pour réveiller les morts justement! mon titre préféré Frozen by fear qui est paru en octobre 2024, mais quelle pièce! Un délice d’échange qui brasse avec des solos de guitare créatifs, moment plus aéré de nostalgie avec un retour en force par la suite.

Belle prestation pour cette formation qui peut maintenant profiter du repos du guerrier avant leur retour en studio, car ils nous préparent de quoi pour 2025… soyez prévenus! 

 

 

 

Pit Striker 

Rémi Lavertu : Chanteur
Ben Lessard : Basse
Anthony Martineau : Batterie
Yannick April : Guitare
Alexandre Lessard: guitare 

Si les mimiques faciales au cinéma français appartiennent à Louis de Funès, dans le monde du thrash metal, le premier nom qui me vient en tête est Rémi Lavertu. Du regard foudroyant à la Clint Eastwood, au regard ébahi ou autosuffisant, il est toujours hilarant de le voir dans ses réactions, un art d’animation qui lui est bien propre. En fait, tous les membres du band aiment clairement s’amuser entre eux et avec les personnes présentes à leur spectacle. Mais quand il est temps de mettre la note, oh là! Là, c’est du sérieux. Particulièrement ce soir, le ‘’scream’’ de Rémi dans ses plus aigus est particulièrement foudroyant, ça tranche l’air.

Brain Dead, qui est la pièce que j’ai le plus écoutée et qui entame les hostilités, est un très bon baromètre sur ce que va être la suite de leur prestation et ça sent la grande forme! On commence tranquillement à pousser les nouvelles chansons du futur Ep toujours sans nom, soit : See you 4 Pm, Summer Beach Party Fun et 2 minutes for Roughing. Anthony Martineau m’a dit que, même s’ils avaient été satisfaits du premier Ep, cette fois-ci, ils voulaient prendre plus de temps pour peaufiner pour un produit final plus détaillé. Je crois d’ailleurs que dans les nouveaux titres on le ressent, entre autres, dans les solos de guitare (Yannick April) qui d’ailleurs, étaient probablement le plus adaptés ce soir à la chaleur des nombreuses lumières qui les illuminent. Pit Striker est toujours aussi plaisant à entendre et à voir performer. 

 

 

Omnivide 

Marc-André Richard: Batterie
Nicolas Pierre Boudreau: guitare
Samuel Frenette: guitare/ voix
Samuel Lavoie: clavier
Alex Fournier: basse

Je n’aurais jamais cru qu’en allant voir un groupe de rock progressif de Moncton, Les Moontunes, je retrouverais deux de leurs musiciens (Marc-André Richard et Samuel Frenette) dans un autre groupe de death metal mélodique. Par contre, ce qui ne m’étonne pas du tout, c’est que le groupe sonne si ‘’pro’’ car, dans les deux genres (styles de musique) ont y trouvent souvent de très grands techniciens de la musique et des compositeurs hyper focus dans leur univers créatif. Ils poursuivent sur la deuxième moitié d’une série de dix spectacles principalement présentée au Québec.

On commence avec Clarity et Opulence, les deux premières pièces de leur album A Tale of Fire. Deux pièces superbes et jouées de façon magistrale. La voix de Samuel Frenette est intense lors du growling, mais ce qui m’a amené à l’apprécier comme chanteur, c’est sa capacité d’avoir un chant clair tout aussi intéressant (mélodieux et feutré), ce qui n’est pas la tasse de thé d’une majorité des adeptes du guttural. Cosmic Convergence renferme l’exemple parfait de ce que j’avance. Je pourrais passer chaque musicien du groupe, un à la fois et parler de la maîtrise de leur instrument. Il en va de soi, il n’y a pas de maillon faible dans cette formation et les nombreux prix reçus en 2024 ne sont pas du au hasard, mais d’un talent, accompagnés d’un travail collectif impressionnant. Ce soir encore, ce groupe du Nouveau-Brunswick fait de nouveaux adeptes de leur musique et nous font cadeau d’une nouvelle chanson: Tyrannical Savior et de son solo épique. Que j’ai hâte d’entendre ce qui s’en vient en 2025!!! 

Voici quelques photos cellulaires prises durant la soirée!

Je vais retrouver Omnivide un peu plus tard cette année pour quelques spectacles en compagnie d’un autre groupe talentueux du Québec pour probablement vivre ma première expérience de cinématographe en herbe…je vous laisse dans le mystère pour mieux vous surprendre quand le projet sera à terme. Si vous pensez que j’exagère sur la qualité des groupes qui ont performés ce soir. Je laisse les liens plus bas pour les découvrir et bien sûr les encourager. Ceux qui étaient au spectacle, eux, vous diront là même chose…mais probablement en deux lignes. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Omnivide, la musique:
https://omnivide.bandcamp.com/album/a-tale-of-fire 

Pit Striker, la musique:
https://pitstriker.bandcamp.com/album/happy-thrash-friend 

Inner Turmoil, la musique:
https://innerturmoilband.bandcamp.com/album/the-void

 

Outlying//A Scar for The Wicked//Alyksir//Suicide Nation @Taverne Royale, Trois-Rivières – 4 avril 2025

Outlying, A Scar for the Wicked, Alyksir et Suicide Nation 

Black mélodique Royale inc. 

Des membres de la crème de l’underground metal de la région sont présents: des musiciens de Chained by Illness, Apocalyptic Fear, Genetic Error, Strigampire et surement d’autres que j’ai oublié (désolé). Ils n’étaient pas là pour faire du karaoké, mais bien pour assister à une superbe soirée de Heavy metal comme on les aime. Outlying, un groupe de Trois-Rivières d’où j’ai manqué toute leur prestation des dernières années; enfin voici le moment tant attendu, en ce 4 avril, dans une Taverne royalement animée…que le spectacle commence! 

 

Suicide Nation 

Charles-André Brodeur: batterie
François Lafond Bourque: guitare
Louis Jacques: guitare
Julien Coulombe: basse
Frédérik Beaulé: voix 

Tout débute avec ce groupe de musiciens qui rend hommage à At the Gates, formation suédoise de death metal mélodique ayant eu un fort succès, surtout dans les années 90 et souvent comparée à In Flames. Il m’est très satisfaisant de penser qu’on puisse faire autre chose qu’un ‘’tribute’’ sur les habituelles top bands qu’on a entendu milles fois, non pas qu’on ne doit critiquer ceux qui le font, mais le sens de mon témoignage est plus dans le l’optique où il est rafraîchissant d’aller chercher de la nouveauté, de risquer et de faire découvrir.

Suicide Nation, un hommage qui est autant pour les mordus du genre que pour aller chercher de nouveaux adeptes, voilà ce que je veux entendre ce soir. Un départ en fureur, on nous sert Cold et Under A Serpent Sun. En observant la salle, je me rends compte à quel point certaines personnes étaient dans une transe (de plaisir), chantant et communiant, sûrement, avec des souvenirs refaisant surface tout à coup. Frédérik Beaulé m’avait avoué que ce type de chant ne lui avait jamais été proposé avant de faire partie de ce groupe. Ce soir, il montre qu’il a fait ses devoirs, car sa prestation est épatante. Ma préférée fut Swarm, pour l’assembler de mémoire, Slaughter Of The Soul a eu tout un impact. Dernier mot sur la performance de Suicide Nation: Chanteur communicatif et avec une voix remarquable, entouré de musiciens très compétents. Je suis certain que At the Gates serait très content d’apprendre qu’on lui rend un hommage de cette qualité. N’hésitez pas à les contacter pour une soirée metal 101. 

 

Alyksir 

Jonathan Allen: basse
Pier-Luc Blais guitare
Alexander Clarke: guitare/ voix
Damian Blake: batterie 

Ce groupe de death metal mélodique nous présente les titres de leur album paru fin février sous le nom de Devourer. Le dernier titre The Great Decay nous transporte dans un monde macabre à la Cradle of Filth, qui selon moi, est le meilleur choix de l’album pour créer dès le début l’ambiance voulue. L’album est solide et leur prestance l’est autant. Inner Turmoil, avec une touche finale sur un superbe solo. On ne se gêne pas à aller dans le très ambiant pour créer une fausse apparence de plénitude, ce qui rend entre autres My Inception si intéressante avec ces multiples envolées de gammes aux guitares. Devourer, la chanson death solennel et à cadence de cavalerie à la power metal tout en gardant un côté très macabre. Leur prestation est à l’image de leur album, solide et nuancé. Alexander Clarke va dans un scream qui étonne et Disdain termine leur performance devant, selon moi, de nouveaux admirateurs. Je me suis dit de rajouter leur album à ma liste. Pour ma part, Alyksir est un groupe parfait pour s’initier à ce style de musique tout en restant un fort intérêt pour les adeptes de longue date. 

 

 

 

A Scar for the Wicked 

André Dubien: voix
Adam Semler: guitare (lead) voix (back)
Joe Moon: guitare (Rhythm)
James Kassis: basse
Nick Rodgers: batterie 

Une autre formation de death metal mélodique, mais cette fois-ci d’Ottawa (Ontario). Certains musiciens me diront que ça ne veut rien dire que le groupe arrive avec deux guitares à sept cordes et une basse à six cordes, mais je dirais qu’en générale c’est un signe du groupe qui s’applique énormément sur la technique. De plus, pour moi, il y a deux types de chanteurs distincts dans ce style. Le premier se distance de la musique pour être dans le rôle d’un narrateur et l’autre par la façon dont il donne une présence à sa voix qui s’intègre plus dans les mélodies pour en faire d’une certaine manière, un instrument qui s’unit à l’orchestration.

Pour moi, A Scar for the Wicked fait partie du deuxième exemple. André Dubien détient un vocal mature qui se déchaîne dans tous les spectres sonores qu’il utilise. The Ophidian Offspring, lourd, brutal, une vague de décibels qui nous frappe au corps, déjà après quelques chansons, je suis épaté par l’impact de leur musique. Acolythus, chanson éponyme de l’album avec un ‘’scream’’ dément à la Nekrogoblikon, qui nous grafigne avec une mélodie rapide et captivante, probablement ma préférée de l’album. On nous envoie Necrobutcher et Malformed de deux anciens EP, toujours dans le même déchaînement. Selon moi l’album Acolythus est à regarder et écouter de près pour tout fan de death metal mélodique en recherche d’intensité. Vous ne me croyez pas… voici le vidéo: Sacrificial Genocide!!!

 

 

 

Outlying 

Fred A. Dubeau: guitare/ voix
Charles Alex Bilodeau: basse
Martin ‘Frenchy’: batterie 

Combien de fois j’ai vu Fred derrière une console, à se promener de part et d’autre dans différents bars, très soucieux de la qualité du son pour différents groupes ! Enfin, ce soir, j’ai la chance de découvrir une autre facette de ce personnage, si souvent présent pour les autres. Ce soir, mon attention est sur lui et son groupe Outlying. Nous arrivons maintenant à un son plus aéré, mais non moins énergique. Beaucoup de variantes qui verse parfois dans le thrash, black, métal 80 traditionnel et autre. Malgré celles-ci, on ne se perd pas dans la continuité et cela relève sûrement du vocal de Fred A. Dubeau, qui est vibrant, va donc chercher le ressenti plus que la puissance.

Forgotten Instinct, en est un bel exemple où le scream n’est pas là pour des records de décibels, mais bien pour puiser dans un remous d’émotions. Toxidorphins dans le même sens qui, par moment, vont te chercher dans tes tripes tout en revenant dans des riffs simples. On nous joue le dernier single Pitch-Black Serum qui semble être une bonne chanson avec des moments pour un Mosh Pit, mais encore, on exécute des changements de tempo qui démontre un désir de nuance créative. En bon québécois je dirais que ma ‘’toune de char’’ serait probablement Paint you dead. Je dirais: ’’135 km/h, monsieur l’agent… c’est la faute à Outlying!’’

J’ai adoré les quelques reprises où notre chanteur guitariste est venu nous rejoindre pour faire ses solos de guitare, toujours intéressant de voir l’artiste à l’œuvre de prêt. On termine cette soirée avec This Mortal Blessing, une chanson de plus de 8 minutes qui s’introduit en douceur, un brin de nostalgie avant de monter d’un cran minute par minute, une chanson bien choisie pour une fin de spectacle. Bravo, à notre trio trifluvien. 

 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Alyksir
https://alyksir.bandcamp.com

A Scar for the Wicked
https://asftwband.bandcamp.com/ 

Outlying
https://outlying.bandcamp.com/track/pitch-black-serum

Critique d’album: Burning The Oppressor – Waking Nightmare (18 avril 2025)

Burning the Oppressor 

Le nouvel album: Waking Nightmare 

Au loin, on voit le ciel s’obscurcir dans le monde du Heavy metal québécois. Jour après jour, l’ombre si attendue par les fidèles prend place sans confusion. Sous les tambours, qui annoncent l’événement, nous nous levons pour enfin les accueillir à leur retour sur la scène et aussi être à l’écoute de leurs nouveaux chants furieux. Le 18 avril 2025, ils nous reviennent forts de leur expérience créatrice, brandissant ce nouvel artefact du nom de Waking Nightmare. Vous et moi, mes frères et sœurs, levons nos bras vers les podiums du deathcore, pour faire les honneurs à cet événement si attendu de la réapparition de Burning the Oppressor. Depuis plus d’un mois, je me suis exposé à la nouvelle œuvre de ceux-ci et, humblement, je vous livre mes pensées et mes délires. 

 

Eternal Rest et Slaying Princess 

Comme pour toute intro de pièce majeure Eternal Rest, mélancolique à ses débuts, va nous élever avec détermination au rythme beaucoup plus brute qui suivra. Quand une formation prend le temps de faire un prélude du genre, on se doit de frapper fort pour lui donner sa raison d’être. Est-ce réussi? Comme une cavalerie qui se plonge frénétiquement au travers des premières lignes ennemies, Slaying Princess percute et met en pièces. Le retour en arrière est maintenant impossible… Les hostilités sont lancées de façon foudroyante. Cette pièce, qui est un paradoxe de brutalité, est intelligente dans sa composition, nous ouvre un monde de souffrance où la réponse instinctive, incrustée de vengeance, se répand dans une réalité sauvage. Une Loi du talion, faussée par le traumatisme, mais dominante dans les nouvelles règles infligées par une âme meurtrie. Mais quel début d’album remarquable, avec des touches subtiles tant dans les voix que dans les instruments ! Aucun étonnement pour moi qu’une vidéo soit mise de l’avant pour cette pièce… de la bombe. 

 

 

Animal 

Grandit dans la blessure, apprentissage de l’attaque pour la défense… la furie qui libère de la cage physique pour s’enfermer dans une cage psychique où les tourments et les rages s’entremêlent pour forger l’être malsain, mais qui assure la survie. On est dans l’émotion primitive, l’impulsion. Cette chanson comprend un superbe solo efficace qui donne à peine le temps de respirer dans ce monticule d’agressivité musicale. L’animal ayant la rage est dangereux… même si l’on veut bien comprendre sa souffrance. 

 

Explode 

Pièce très intéressante, qui semble être un moment de conscience, mais non de contrôle. Loin d’être dans l’œil du cyclone où l’on aurait un répit. Un moment où la souffrance est plus grande que la rage, nous met dans une position à admettre que l’on voit les démons qui nous habitent sans vision claire, sans introspection possible, ni capacité de les dominer. Un moment de supplice où l’on a l’impression qu’on va exploser, comme dans un vieux film de Scanners… mais il n’y a aucune délivrance. N’est-ce pas déjà clair pour vous, le titre de l’album prend tout son sens, le cauchemar éveillé (Waking Nightmare). Au niveau musical maintenant, je trouve que l’ambiance est bien choisie avec un son moins d’impact mur à mur, sans perdre de férocité, mais plus de clarté au niveau des subtilités. 

 

Suffocation 

Jusqu’à maintenant, l’évolution de l’album m’épate, car il semble vraiment y avoir une suite dans les idées, dans la thématique continue. L’être humain, physiquement parlant, ne peut être en mode rage plus que quelques heures… après Slaying Princess et Animal dominés par cette transe bestiale et écumante. Explode repose sur une dynamique changeante et nous voilà avec une pièce sur la dépression, l’angoisse du vide de sa propre vie. Je ne sais pas si c’était voulu, mais Suffocation est clairement une suite logique si on a voulu avoir des nuances d’émotions adroitement ficelées ensemble. J’ai aimé aussi cette introduction très rock progressive qui donne une belle levée au retour du son deathcore. Avec un refrain death-mélancolique puissant que je retrouve parfois avec une formation comme Avatar. On sent le poids du monde et ma foi, j’adore les envolées de guitare qui donne un beau cachet à cette chanson. 

 

Two Faces 

On revient avec un son lourd, lourd, l’ambiance est lourde, car on porte les lunettes de la personne qui souffre devant un système hospitalier non hospitalier. On s’enfonce dramatiquement sous les regards de ceux qui nous administrent les doses. On se sent trahi, mais, il est flou à savoir d’où vient ce sentiment, de la maladie? De la réalité? Ou tout simplement des deux. Je crois que cette chanson n’est pas dans le jugement total de la situation, mais dans le ressenti. Une expression de coma éveillé où tout devient extérieur à l’esprit fatigué… même son propre corps. Derrière cette rythmique deathcore, il y a une ambiance sludge dans sa dynamique qui me tourne dans la tête. Avec ce titre, nous voilà rendus à la moitié de l’album. Jusqu’à maintenant, un superbe travail par Burning the Oppressor… Je m’attends et je souhaite qu’ils me restent des surprises en portant l’oreille à cette deuxième partie. 

 

Exhausted 

Un roulement de percussion qui débute cette deuxième partie, une seconde énergie qui nous revient. Je suis certain que vous serez d’accord avec moi quand je vous dirai que l’arrivée de la partition de guitare (soliste) à partir du milieu de la chanson est très attrayante pour les amateurs de métal plus traditionnels, ce qui donne une superbe finition à ce titre qui ne m’épuise en rien. Pour la première fois, on ressent une reprise de contrôle sur le ‘’je’’ fasse aux démons intérieurs et aux abominations de la vie. La colère est ressentie, mais, dans ce titre, on s’approprie la conscience. Malgré la fatigue et le challenge immense, on sent le combat intérieur plus en construction qu’en auto-destruction.

Never 

On est dans un thrash intense et j’imagine déjà un  »pit » de metalhead tourner en rond et faire du rentre-dedans et crier Never!!! Mon esprit me dit: ‘’rentre dans le tas! Mon corps me dit: ‘’Laisse donc ça aux plus jeunes, svp!’’ Nous verrons bien qui gagnera dans ma propre dualité lors du spectacle au Trou du Diable. Cette chanson est parfaitement bien positionnée sur l’album. Un ralliement, un refus contagieux dans toute sa lucidité. Prenez vos vitamines et ne mangez pas trop, car, lors du spectacle, c’est dans le ‘’cercle ou mur de la mort’’ qu’on risque de se rencontrer. Encore une fois, j’aurais beaucoup de difficulté à croire que cet album, de la façon qu’il a été positionné (chaque titre) ne soit qu’un joli hasard. Il y a clairement une ligne de conduite à plusieurs points dans sa conception, superbe travail. 

 

Lizards & Worms et Silence 

Non, ce n’est pas parce que j’avais perdu tout désir d’écrire. Après plusieurs écoutes et analyses, je voulais simplement écouter Kevin Bordello lui-même et vous le livrer dans une question qui, je l’espère, vous fera encore plus apprécier l’œuvre. 

Ondes Chocs: À quelques reprises lors de mes commentaires sur l’album, j’écris sur la démarche évolutive structurée de différentes pièces. D’un départ, où l’émotion et la conscience sont floues par la douleur et la rage, peu à peu, on ressent une certaine libération, un recul qui s’installe. Les deux derniers titres (Lizards & Worms et Silence) me font ressentir cette nouvelle prise de contrôle, malgré la douleur et la colère, et même une forme d’espoir avec l’arrivée de Silence. Ai-je tort si je te dis que, dans tout cet amalgame de rage et de confusion, il y avait une intention claire de terminer l’album avec un message positif ou du moins dans l’éveil? 

Kevin Bordello: ‘’Oui tout à fait. Ces deux chansons explorent des thèmes profonds liés à la lutte intérieure et à la perte.Lizards & Worms illustre un combat entre l’espoir et le désespoir, exprimant une colère accumulée face à un monde hostile et déshumanisant. Pourtant, au-delà de cette rage, la chanson évoque une volonté de transformation, d’acceptation du passé et de résilience pour bâtir un avenir plus fort. Silence, quant à elle, est une ode poignante au deuil et à l’amour pour des êtres chers disparus (nos mamans à moi et JF). Écrite initialement pour JF et sa mère, elle est ensuite devenue un exutoire personnel suite à la souffrance et au décès de la mienne quelques mois plus tard. Elle traduit le poids d’une douleur profonde et de l’impuissance face à la souffrance. Mon désir était toutefois de laisser transparaître un espoir de paix et de protection après la mort. La guérison à travers le processus du deuil. L’acceptation de la mort. La fin de l’album capture l’intensité des émotions humaines, entre la rage, la perte et un espoir de renaissance à travers ces épreuves-là.

 

THE VOID 

The Void qui nous laisse avec une ambiance de regard au loin après une longue et terrible journée, où les mots ont tous été dits… terrible douceur sans nostalgie. Je souhaite avoir bien rendu le tout… Sinon, vous venez régler ça avec moi dans le mosh pit à Shawinigan le 25 avril… Pour les autres, n’oubliez pas qu’il y a six dates déjà inscrites au tableau pour la sortie de l’album Waking Nightmare

Voici un lien Waking Nightmare (album disponible le 18 avril 2025) et tous les autres albums de Burning the Oppressor!!! 

Burning The Oppressor – Waking Nightmare

De plus, à chaque endroit, ils seront accompagnés de différents groupes, comme si le monde du métal s’était donné le mot pour être au rendez-vous et goûter eux aussi au retour de Burning the Oppressor, regarder plus bas pour les dates et la palette d’artistes invités, il ne manque que vous! 

 

-Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground

Banjax Brigade//MôdiVerrâ et Steamboat Woody @ Studio Sonum, Québec – 15 mars 2025

Banjax Brigade, MôdiVerrâ et Steamboat Woody
Quand les Korrigans s’invitent au Sonum 

La fête de Saint-Patrick, n’est-ce pas une des fêtes les plus festive, joyeuse et remplie de musique, celle-là ? Le vert, couleur pour l’espoir, le trèfle à quatre feuilles pour la chance et les Lutins pour nous rattacher à nos racines et croyances ancestrales. Ce soir à Québec, samedi 15 mars ( soit deux jours avant la St-Pat), on va se rencontrer dans un spectacle folklorique qui va donner la bougeotte aux farfadets du Sonum. J’ai été surpris par les trois formations qui ont apporté leur énergie et leurs saveurs, qui nous feront voyager. Je m’étais vraiment donné pour mon costume du moment… mais l’année prochaine, je vous le promets, je porterai le kilt! 

 

Steamboat Woody 

Julien Galli: one-man-band (voix, banjo,percussion et harmonica) 

Un homme-orchestre pour débuter sur une lumière verte scintillante. Julien nous transporte au plus profond de la Louisiane, près des marécages suintants. Sur la grande galerie d’une vieille maison, remplie d’amis fêtards et d’enfants qui courent et s’amusent sans accrocher la carabine, appuyée sur la porte; celle qui servit au plus jeune à faire fuir son premier alligator. Oui, je divague, mais quand j’entends cette musique, ça me fait rêver éveillé, et cela dès l’arrivée de Sandy Boys, premier titre, qui va tout de suite chercher l’attention de la salle. Le banjo est la pièce maîtresse et cette voix du Sud avec cet accent d’une touche nasillarde, tout y est pour le voyage! Nous sommes servi sur l’animation dans chaque introduction des chansons, comme Nowhere to Stay, où après avoir pris une cuite, un homme dans les brumes de sa consommation ne sait plus trop où il va se rendre. PBR and beef jerky, hymne à la fête entre amis dans une ambiance bien arrosée. Vous comprendrez bien que nous, présent au Sonum, ça nous donne soif. Tous ensemble, nous applaudissons grandement la prestation! Un moment dans une ambiance plus nostalgique avec By my side, un repos pour l’âme, mais qui sera de courte durée, car par la suite on assiste à un speed metal Banjo style, avec un titre qui est très démonstratif du moment: Insane…tout est dit! Avant de nous quitter, l’artiste multifonctionnel, nous rappelle l’arrivée d’un nouvel album en 2025 et nous laisse avec Darling Corey… wow. 

 

 

MôdiVerrâ 

Jean-Hugues Labrecque: chanteur et guitariste
Sacha Hobeila: violoniste
Jacques Legault: bassiste
Jean-Daniel Bouchard: batterie

J’aime bien le nom du groupe, MôdiVerrâ, qui fait du folk metal. Leur musique est vraiment originale, alors je suis très enthousiaste à l’idée de les voir en spectacle… Je crois que le cabochon troubadour qui sommeille en moi va avoir beaucoup de plaisir, mais parfois, c’est justement ce qui me fait le plus peur. Jean-Hugues et sa troupe nous font sortir notre ceinture fléchée, mais qui à plein de clous avec ce mélange de folklore et de gammes métallisées. Cartier: les Croix du Malouin, sera la pièce choisie pour partir la cavale et on sait déjà de quel bois ils se chauffent!!! Tout au long de la prestation, les yeux se tournent vers le doigté de Sacha Hobeila au violon, qui donne une ambiance pittoresque et festive tout en nous englobant de leur univers. ‘’Bonsoir, la compagnie!!!’’ et nous voilà repartis avec un goût de gigue sur la chanson MôdiVerrâ avec ses textes joyeux et à tinte historique québécoise, on turlute avec joie! Talon: Le Régime Seigneurial, qui nous frappe dans une histoire racontée sur de beaux accords métallisés et folkloriques, avec le violon qui nous hypnotise comme le ferait un fakir sur un serpent. ‘’On va tu n’avoir du plaisir, on va tu n’avoir de l’agrément!!!’’ La danse continue dans la salle, on frappe du pied et on acclame. Un hommage à Gilles Vigneault nous arrive avec Joe Hébert, un début à la War Pigs (Black Sabbath) et plusieurs riffs classiques du metal qui nous ensorcellent. Ce qui est vraiment plaisant du Sonum est le fait que c’est une salle, donc pour petits et grands. Je peux vous avouer qu’aujourd’hui, voir tout âge s’amuser en communion avec cette musique, ça fait chaud au cœur. Bravo à cette troupe qui termine avec Le Repas au Château. Vous avez été fantastique! 

 

 

 

Banjax Brigade 

Stéphanie Badeau : cornemuse et voix
Julien Galli:Banjo
Maxence Louis : basse
Joël Turgeon : batterie (plus clavier sur le Ep)
Olivier Babin : guitare
Ludovic Fortin: tin Whistle 

Le moment pour le big band en kilt tant attendu est arrivé. On remplit la scène de musiciens, d’instruments et de nitro-Irlandaise. On imagine les Korrigans sortir du frigidaire à bières pour se rassembler avec nous, appeler par la cornemuse de Stéphanie Badeau , la ‘’front Milady’’ du Banjax Brigade. On nous servira un mélange de succès du genre en ‘’cover’’ et de multiples titres de leur propre cru. Ils vont nous faire vivre un pur moment de Folk-punk irlandais dès le départ avec Merry Life. Déjà, sur Devil’s Dance Floor la fête bat déjà à son plein et la musique nous transperce dans nos racines du Vieux Continent. Dans une ballade bien accueillie par l’assemblé, Homesick Pirate et au chant, le duo Stéphanie et Julien, se complètent formidablement. Un peu de Cowboys Fringants à la sauce Banjax. Marine Marchande, pourquoi pas et ça ne vous étonne sûrement pas si je vous dis que ça passe le test haut la main. On poursuit avec leur première composition Holy brawl qui se mixera très bien avec le succès des Dropkick Murphys: Rose Tattoo. Il est maintenant temps pour eux de tester du nouveau matériel avec le titre: Davy Jones, où le Tin whistle est à l’honneur, mais qui sera par la suite en compétition dans un solo banjo vs guitare… vraiment un beau moment. Nous chantons tous ensemble ‘’green beer’’… et, hum, OK, je l’avoue, j’ai juste retenu ‘’green beer’’, mais pour ma défense, je sais très bien que c’était la chanson Irish Way. Donc j’ai compris le principal n’est-ce pas, madame la rédactrice? Donc, après tant de joie nous arrive avec leur chanson solennelle We are Banjax Brigade en finale, car toute bonne chose a une fin… presque, puisqu’ils nous donnent comme cadeau en rappel: Shipping up to Boston. Ça prenait ça, comme cerise sur le Irish Sunday! 

Superbe fête à Québec, ce soir ! Tout le monde quitte la place avec un peu plus de sang vert dans ses veines. Tous les lutins magiques prennent le large en direction de Montréal. Ils m’ont dit qu’ils participaient au 200e défilé de la Saint-Patrick demain et ils voulaient s’assurer que les wokes de Walt Disney ne s’invitent pas sur place pour gâcher le paysage… moi, je n’ai rien dit, ça vient d’eux! Je ne suis que le messager. 

Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Voici pour découvrir et encourager nos excellents groupes

Steamboat, l’album:
https://steamboatwoody.bandcamp.com/music 

MôdiVerrâ, l’album:
https://modiverra.bandcamp.com/album/m-diverr 

Banjax Brigade, l’album:
https://banjaxbrigade.bandcamp.com/album/licensed-to-kilt