Social Distortion:Portrait Amnesia Petite-Nation RockFest 2013

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À la fin des années 70, tandis que la vague punk fait des ravages sur la Côte Est, quelques jeunes du Orange County, à 5000 km de là, décident eux aussi de crier leur hargne et leur mal de vivre aux sons d’accords simples et violents. Les premiers balbutiements du hardcore se font ainsi entendre dans quelques bars miteux, dans des salons ou les cours arrière de vieilles piaules californiennes. Parmis les Youth Brigade, Minor Threat et Black Flag, un autre groupe emboîte le pas: Social Distorsion.

Ayant comme leader Mike Ness, Social D connaîtra multiples épreuves, réorientations musicales et changements de personnel au cour des ans. Délaissant quelque peu le punk aggressif au milieu des années 80, à la suite d’une pause de Ness pour régler ses problèmes de drogue, le groupe commence à flirter avec le rock and roll, le rockabilly et le country, créant ainsi son style distinctif. Tout en gardant toutefois son énergie du début, il sillonnera les routes de l’Amérique, remplissant de plus en plus de salles, ralliant autant les amateurs de punk purs et durs que les adeptes de rock, nostalgiques de l’époque des hotrods, des cheveux graisseux peignés en banane et des sexy pin-ups.

C’est sur l’album White Light, White Heat, White Trash de 1996 et Sex, Drug and Rock & Roll, 8 ans plus tard,que la bande effectuera un certain retour aux sources, plus sombre et aggressif.

À ce jour, Social D compte à son actif 10 albums, dont un greatest hits, un live et un recueuil de raretés ainsi qu’un excellent DVD. Et bien que Mike Ness, seul membre original, subit le poids des années et des excès, sa fougue n’en est pas moindre sur scène, comme j’ai eu la chance de le constater à quelques reprises lors de leurs maints passages à Montréal ces dernières années. Et si vous avez le goût de recevoir une bonne leçon de punk & roll, essayez de vous tailler une place devant la scène lors du Rockfest et d’ici là, patientez un peu en vous tapant le documentaire Another State of Mind qui relate les déboires de cette formation culte à ses débuts. Un must!

ps: pour ceux qui ne le savent pas déjà, appuyez sur les liens surlignés pour accéder directement aux liens vidéos…
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Jon B

Aux tréfonds de la boîte de Pandore

Par une nuit pluvieuse au ciel sans étoile, tranquillement s’élabore une toile. Un scribe et sa douce de cuir habillés se présentent devant une porte rouge aux ferrures rouillées. Grinçante, la porte s’ouvre sur un couloir occupé par des guerriers urbains vêtus de noir. Un mélange d’odeurs fétides se fait sentir, mais familières, elles ne font point souffrir; cigarette, marijuana et alcool laissent présager une soirée folle. Nos deux larrons traversent les fêtards, sans s’arrêter, attirés par une lueur, une autre entrée. Dans la boîte de Pandore, ils vont pénétrer, mais la gardienne de la porte devra d’abord être conjurée. Une poignée de pièces et le tour est joué, nos deux protagonistes s’engagent dans l’escalier.

Dans la boîte règne une atmosphère enjouée, la cérémonie n’est donc pas commencée. L’hôte, l’apôtre du temple souterrain, salue le scribe qui a déjà une coupe à la main. Celui-ci aperçoit aussi un manieur de hache et l’auteur d’un Grimoire, visages connus qu’il est heureux de voir. Tranquillement, le temple se remplit de disciples attirés par des sonorités multiples. Trois prêtres, dont l’hôte avec sa guitare et ses incantations sont prêt à conjurer Cyanide Eyes et ses illusions. Le disciple-missionnaire et un de ses comparses arrivent alors que les effluves de marie-jeanne remplissent l’air. La musique du trio fait vibrer le temple avec ses sonorités amples. Les hurlements incantatoires nous entraînent dans le noir. Le noir de rêves psychédéliques, utopiques et narcotiques. Les disciples, pris aux tripes par des visions cataclysmiques communes, s’agitent, s’entrechoquent comme dans le ventre d’un réacteur atomique. Ça y est, la boîte de Pandore est ouverte et laisse s’échapper l’Apocalypse, mais les disciples l’adorent. Cyanide Eyes provoque des orgasmes sonores, des frissons qui entrent et sortent par tous nos pores. Après trois quarts de tour d’horloge environ, les trois prêtres achèvent leur prière et les disciples se retirent dans le couloir laideron pour boire de la bière.

C’est alors que la situation dégénère, entre deux larrons pourtant deux congénères. Dans le corridor bondé, quelques coups sont portés avant que la paix, par l’hôte, ne soit refondée. Prestement, la seconde cérémonie se déclare, faisant appel à notre démonomanie. Woe entame son tour de chant et ce sera alléchant. Quatre prêtres, étrangers, sont venus échanger les visions hypnotiques pour un avenir diabolique. La boîte de Pandore s’ouvre à nouveau et sème le chaos dans ce caveau. Des hymnes, à la grandeur des enfers, sont élaborés pour nous stupéfaire. La musique, infernale, nous envahit, par son pouvoir, nous ébahit. Une tornade humaine nous prend et nous emmène. Woe et leur création trouvent leur sens dans la destruction. Le moment est magique, l’ambiance est euphorique. Cependant, rapidement, trop rapidement, l’invocation se termine et la pièce s’illumine. Après un peu plus d’un demi-tour d’horloge, l’Apocalypse s’abroge.

La boîte de Pandore se referme laissant dans le cœur des disciples une mélancolie ferme. Ceux-ci se sentent, comme des rêveurs que l’on tire de songes si magnifiques, si prometteurs. Le couple repart dans la nuit, se promettant de revenir à la prochaine cérémonie, ce qu’ils feront sans ennui.

Les acteurs 

Le scribe : Winterthrone

Sa douce : Julie Bédard

L’hôte : David Raymond-Leblanc

Le manieur de hache : Ulysse Nadeau, guitariste d’Outre Tombe

L’auteur d’un Grimoire : Fiel, batteur de Csejthe, Forteresse et Grimoire

Le disciple-missionaire : Dave Rouleau

Cyanide Eyes : Experimental Rock/Métal, Québec

Woe : Black Metal, Philadelphie

 

Louis-Olivier « Winterthrone »B. Gélinas

 

Voici une entrevue avec le groupe de black métal Woe de Philadelphie et des extraits de shows.  Tout ça dans le vidéo ci-dessous filmé et monté par Dave Rouleau.
 

 
 
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Vos yeux n'en croiront pas vos oreilles

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Vendredi passé (pas hier mais l’autre d’avant), j’ai fait quelque chose que je ne fais pas souvent sinon rarement soit aller voir un show hommage. Ce n’est pas que je n’y vois aucun intérêt, c’est seulement parce que je préfère voir des groupes originaux que des groupes de cover. Et comme ça fait 30 ans que je vois 2 shows au moins par semaine, il arrive souvent, même avec les groupes originaux, qu’après quelques fois, certains se présentent sur scène à Montréal dans MA plus complète indifférence. Et je ne parle pas de groupes qui ne valent pas de la marde. Non! Après 3-4 fois, j’ai arrêté d’aller voir Kreator, In Flames, Children of Bodom, Cradle of Filth, Krisiun, Katatonia, etc… Comme vous pouvez constater, y’a des groupes de qualité qui n’attirent plus mon attention. Je suis comme saturé. J’avertis donc tout le monde tout de suite que si vous vous partez un groupe hommage à un des 6 groupes précédents, vous ne me verrez probablement pas la face.

Donc comme j’ai dit, un concert hommage m’attire peu surtout si ce sont des hommages à des groupes existants. Il y a de fortes chances que j’aie vu ou aille voir l’original à la place. Par contre, dans le cas de vendredi soir, l’approche pour la soirée doit être soulignée. Les organisateurs, X Trem Prods, présentent des concerts hommage selon un concept intéressant. Ils recréent des concerts qui ont atteint le statut d’événement. Pour ceux qui suivent X Trem Prods, vous êtes tous au courant de l’hommage au concert/émeute du Stade Olympique qu’ils ont organisé de main de maître, réunissant naturellement pour l’occasion un hommage à Guns and Roses, Metallica et Faith No More. Cette fois-ci, le concept était le Ozzfest – demandez moi pas quelle édition, j’en ai aucune f***in idée mais vous pourrez deviner à la lecture du line up – réunissant pour l’occasion Hatebreed (Doomsayer), Lamb of God (Ashes of the Priest), Slayer (War Ensemble) et Ozzy (Ozzy SoCrazy). C’est donc le concept qui m’a fait me déplacer et je dois avouer que je n’avais jamais vu aucun de ces groupes live dans leur version originale – là, certains doivent s’exclamer « what the f**k, Lex nous parle de métal pis y’a jamais vu aucun des gros groupes de cette soirée pour vrai live sur un stage … jamais Slayer, Ozzy » – Ben non, j’ai comme une liste de « fail » qui comprend Slayer, Carcass, Dead Kennedys, Judas Priest … Que voulez-vous, c’est comme ça! Pis ça l’a aussi été le dernier petit incitatif à aller voir ce show. Comme Slayer, c’est mort (ben pour moi ce l’était depuis les absences de Lombardo pour ses autres projets), que Ozzy est hors de prix pour …. ma dernière solution reste l’hommage. Remarquez que les hommages québécois sont souvent facilement meilleurs que l’original (on n’a qu’à penser à Metallica) donc je n’avais pas à m’inquiéter de la qualité de la personnification qui allait m’être présentée.

Je me pointe donc aux Katacombes pour mon 1er Ozzfest. Sur le perron, y’a Max Brochu que j’ai connu dans Psychotic Delusion. L’hommage à Lamb of God vient de Sherbrooke et Max est leur nouveau guitariste. 1er show avec eux qu’il m’a dit … je pense (ah maudite mémoire…). Enfin pas grave. Quelque chose qui est sûr est qu’il est le petit nouveau du groupe et un peu nerveux.

J’enligne la porte pour comme toujours arrivé face à ce beau mur de crânes humains qui fait tout le charme du vestibule d’entrée de ce qui devient de plus en plus un incontournable de mes soirées métal à Montréal.

Après avoir salué Martin, le sympathique portier, et discuté un peu avec Corinne et Mat de X Trem Prods, je poursuis vers la salle. Autre particularité du concept de la soirée, il y a des projections vidéos des autres groupes qui ont performé dans le cadre des Ozzfest. Vraiment cool. Toujours trippant des bons vidéos live pour patienter avant le début de la soirée. Surtout qu’avec la température pitoyable qu’il y avait vendredi, y’était pas question d’ouvrir la terrasse. Y’avait une autre particularité, outre les vidéos. Le drum avait été installé en haut sur la mezzanine au-dessus de la scène. J’aime bien cette configuration qui laisse plus d’espace sur la scène principale (qui peine souvent à accueillir tous les membres d’un groupe) quoique les maniaques de drum ont plus de difficulté à se rincer l’oeil.

Bon, finalement après quelques bières et jasettes, le 1er groupe de la soirée, Doomsayer, montait sur scène. Tout de suite, j’ai reconnu quelques visages vus dans d’autres groupes dont le bassiste de Harriers qui avait donné tout un show à la Sala Rossa il y a quelques semaines en ouverture de Harm’s Way. Et il allait nous en redonner encore. Le gars est une bombe. Y’a aussi Jonathan, guitariste dans Heavyweight Division et derrière la batterie, Le Fou, qui compétitionne avec Kevvy Metal pour participer dans le plus grand nombre de groupes possibles. Des musiciens tous solides. Pour ce qui est de leur capacité à rendre la musique de Hatebreed, je ne peux commenter car bien que je connaisse la majorité des compositions, je ne les connais pas assez pour juger. Par contre, ce que j’ai pu voir est un set qui a tout de suite embarqué les mosheux qui s’étaient rassemblés frontstage. Ils n’allaient pas manquer leur chance de thrasher sur Hatebreed et Doomsayer ne voulaient que ça.

Ashes of the Priest suivait sur scène. Encore une fois, des faces connues provenant de Orital, A Hitman’s Business et Max présenté plutôt avec son partner Symon de Psychotic Delusion. Je n’ai pas figuré qui est le drummeur mais il n’est pas sur leur page non plus donc … Encore une fois, j’allais écouter de la musique qui ne m’est pas très familière et je ne peux donc juger de la copie présentée. Ce que je peux dire cependant est que j’ai pu apprécier une 2ème solide prestation. Planté face au stage, juste assez à l’écart des mosheux qui se redonnaient à fond, j’ai observé le jeu des guitaristes qui s’échangeaient les riffs techniques. Max était peut-être un peu moins présent pour la foule, occupé à s’assurer d’être in-sync avec ses partners mais comme je disais, il débute avec le groupe et à ce que j’ai vu, ça ne devrait pas prendre trop de temps avant que tous les petits détails de scène soient réglés. Leur prestation m’a finalement donné le goût d’aller écouté un peu plus l’original.

Quand est arrivé le tour de War Ensemble (eux leur face me rappelait rien!), la foule commençait à être compacte devant la scène. Leurs fans étaient sur place et les die-hards de Slayer ne manqueraient pour rien la chance d’entendre leur groupe favori même jouer par un cover band. Un beau mélange qui se retrouvait ensemble à un moment particulier puisque ce concert avait lieu que quelques jours seulement après le décès de Jeff Hanneman. Ce concert est donc devenu pour l’occasion un hommage à Jeff, une décision de dernières minutes toute indiquée élevant d’une coche le niveau de l’hommage – toutes les pièces jouées pendant leur prestation étaient les siennes. Cela m’a donc permis d’écouter tous mes grands classiques puisque Hanneman est quand même celui qui a composé les pièces que je considère les plus mémorables de Slayer. Et là, j’étais en terrain connu ce qui m’a permis d’apprécier un groupe hommage qui ne se contente pas d’être un ersatz. Leur façon de rendre les pièces, avec certaines petites touches personnelles, montre un travail d’imprégnation dans la musique qui dépasse la simple copie. J’ai bien aimé cette touche. Pour ce qui est de l’ensemble, je peux vous dire que le courant passait très bien dans la foule qui thrashait et headbangait à qui mieux mieux ne s’arrêtant que pour entonner en choeur les passages les plus connus.

Après m’être fait thrashé la face solide par War Ensemble, je me disais pendant l’entracte que le show allait baisser d’une coche en intensité avec l’arrivée de Ozzy. Tu parles d’une idée stupide. C’est sûr que du Ozzy/Black Sabbath c’est moins violent que du Slayer mais une fois ça réglé, le reste a été « oh so nice ». Je me répète encore une fois mais lorsque je vais voir un show, j’aime avoir un visuel. Au niveau performance des musiciens mais aussi dans le « stage set ». Tsé, un peu de théâtre. Et là, cette portion a été assumée avec brio par Ozzy SoCrazy (qui aurait aussi pu s’appeler SOzzy SoCrazy – la catchez-vous ressemblance/sosie … bon yé où le numéro de cell. de mon pharmacien(!)).

 

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Sérieux, la ressemblance avec Ozzy est très réussie, costume à l’appui, et le malade se comporte en débile comme Ozzy sur un stage, sautillant sur place en clappant des mains en même temps tout en ayant l’air « totally way out ». Voilà pour le visuel. Maintenant, et le plus important, c’est qu’il chante avec la voix de Ozzy. Les tonalités, les accents et dans une rythmique parfaite. Les yeux fermés, les oreilles mentent au cerveau. Les yeux ouverts se rient du cerveau. Bon pour revenir au show, y’avait aussi 3 musiciens qui accompagnaient Ozzy et bien que ce dernier monopolisait naturellement l’attention, je me dois de souligner que tout ça était possible parce que les gars derrière assuraient aussi, ne se gênant pas pour s’avancer fronstage pour nous faire leur passe quand Ozzy partait sautiller à l’arrière. On a même eu droit à un solo de guitare derrière la tête par Patrick. Un maudit bon show qui m’a permis d’entendre mes favorites jouées par des gars qui trippaient.

 

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C’est donc très satisfait de ma décision d’assister à ce spectacle que je suis rentré chez moi. Je ne dis pas que je deviendrai un « addict » des shows hommage mais je dois dire que l’idée de créer des soirées thématiques est très intéressante. Maintenant, pour les nostalgiques, il faut recréer le Big 4. Et si vous voulez me faire plaisir, j’ai une petite suggestion. Si vous connaissez des groupes hommage à Destruction, Celtic Frost et Possessed … ils étaient ensemble sur scène à Mtl, avec Voivod, quelque part au milieu des années 1980 pour ce qui fut un des 1ers gros metalfest de l’histoire québécoise. J’étais là. J’y serais encore. Et on pourrait même faire headliner les vrais Voivod. Ouan, je rêve un peu là.

Cheers!!

Remerciements à X Trem Prod pour l’accès au spectacle et Québec-Métal pour les photos.

Lex

Vos yeux n’en croiront pas vos oreilles

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Vendredi passé (pas hier mais l’autre d’avant), j’ai fait quelque chose que je ne fais pas souvent sinon rarement soit aller voir un show hommage. Ce n’est pas que je n’y vois aucun intérêt, c’est seulement parce que je préfère voir des groupes originaux que des groupes de cover. Et comme ça fait 30 ans que je vois 2 shows au moins par semaine, il arrive souvent, même avec les groupes originaux, qu’après quelques fois, certains se présentent sur scène à Montréal dans MA plus complète indifférence. Et je ne parle pas de groupes qui ne valent pas de la marde. Non! Après 3-4 fois, j’ai arrêté d’aller voir Kreator, In Flames, Children of Bodom, Cradle of Filth, Krisiun, Katatonia, etc… Comme vous pouvez constater, y’a des groupes de qualité qui n’attirent plus mon attention. Je suis comme saturé. J’avertis donc tout le monde tout de suite que si vous vous partez un groupe hommage à un des 6 groupes précédents, vous ne me verrez probablement pas la face.

Donc comme j’ai dit, un concert hommage m’attire peu surtout si ce sont des hommages à des groupes existants. Il y a de fortes chances que j’aie vu ou aille voir l’original à la place. Par contre, dans le cas de vendredi soir, l’approche pour la soirée doit être soulignée. Les organisateurs, X Trem Prods, présentent des concerts hommage selon un concept intéressant. Ils recréent des concerts qui ont atteint le statut d’événement. Pour ceux qui suivent X Trem Prods, vous êtes tous au courant de l’hommage au concert/émeute du Stade Olympique qu’ils ont organisé de main de maître, réunissant naturellement pour l’occasion un hommage à Guns and Roses, Metallica et Faith No More. Cette fois-ci, le concept était le Ozzfest – demandez moi pas quelle édition, j’en ai aucune f***in idée mais vous pourrez deviner à la lecture du line up – réunissant pour l’occasion Hatebreed (Doomsayer), Lamb of God (Ashes of the Priest), Slayer (War Ensemble) et Ozzy (Ozzy SoCrazy). C’est donc le concept qui m’a fait me déplacer et je dois avouer que je n’avais jamais vu aucun de ces groupes live dans leur version originale – là, certains doivent s’exclamer « what the f**k, Lex nous parle de métal pis y’a jamais vu aucun des gros groupes de cette soirée pour vrai live sur un stage … jamais Slayer, Ozzy » – Ben non, j’ai comme une liste de « fail » qui comprend Slayer, Carcass, Dead Kennedys, Judas Priest … Que voulez-vous, c’est comme ça! Pis ça l’a aussi été le dernier petit incitatif à aller voir ce show. Comme Slayer, c’est mort (ben pour moi ce l’était depuis les absences de Lombardo pour ses autres projets), que Ozzy est hors de prix pour …. ma dernière solution reste l’hommage. Remarquez que les hommages québécois sont souvent facilement meilleurs que l’original (on n’a qu’à penser à Metallica) donc je n’avais pas à m’inquiéter de la qualité de la personnification qui allait m’être présentée.

Je me pointe donc aux Katacombes pour mon 1er Ozzfest. Sur le perron, y’a Max Brochu que j’ai connu dans Psychotic Delusion. L’hommage à Lamb of God vient de Sherbrooke et Max est leur nouveau guitariste. 1er show avec eux qu’il m’a dit … je pense (ah maudite mémoire…). Enfin pas grave. Quelque chose qui est sûr est qu’il est le petit nouveau du groupe et un peu nerveux.

J’enligne la porte pour comme toujours arrivé face à ce beau mur de crânes humains qui fait tout le charme du vestibule d’entrée de ce qui devient de plus en plus un incontournable de mes soirées métal à Montréal.

Après avoir salué Martin, le sympathique portier, et discuté un peu avec Corinne et Mat de X Trem Prods, je poursuis vers la salle. Autre particularité du concept de la soirée, il y a des projections vidéos des autres groupes qui ont performé dans le cadre des Ozzfest. Vraiment cool. Toujours trippant des bons vidéos live pour patienter avant le début de la soirée. Surtout qu’avec la température pitoyable qu’il y avait vendredi, y’était pas question d’ouvrir la terrasse. Y’avait une autre particularité, outre les vidéos. Le drum avait été installé en haut sur la mezzanine au-dessus de la scène. J’aime bien cette configuration qui laisse plus d’espace sur la scène principale (qui peine souvent à accueillir tous les membres d’un groupe) quoique les maniaques de drum ont plus de difficulté à se rincer l’oeil.

Bon, finalement après quelques bières et jasettes, le 1er groupe de la soirée, Doomsayer, montait sur scène. Tout de suite, j’ai reconnu quelques visages vus dans d’autres groupes dont le bassiste de Harriers qui avait donné tout un show à la Sala Rossa il y a quelques semaines en ouverture de Harm’s Way. Et il allait nous en redonner encore. Le gars est une bombe. Y’a aussi Jonathan, guitariste dans Heavyweight Division et derrière la batterie, Le Fou, qui compétitionne avec Kevvy Metal pour participer dans le plus grand nombre de groupes possibles. Des musiciens tous solides. Pour ce qui est de leur capacité à rendre la musique de Hatebreed, je ne peux commenter car bien que je connaisse la majorité des compositions, je ne les connais pas assez pour juger. Par contre, ce que j’ai pu voir est un set qui a tout de suite embarqué les mosheux qui s’étaient rassemblés frontstage. Ils n’allaient pas manquer leur chance de thrasher sur Hatebreed et Doomsayer ne voulaient que ça.

Ashes of the Priest suivait sur scène. Encore une fois, des faces connues provenant de Orital, A Hitman’s Business et Max présenté plutôt avec son partner Symon de Psychotic Delusion. Je n’ai pas figuré qui est le drummeur mais il n’est pas sur leur page non plus donc … Encore une fois, j’allais écouter de la musique qui ne m’est pas très familière et je ne peux donc juger de la copie présentée. Ce que je peux dire cependant est que j’ai pu apprécier une 2ème solide prestation. Planté face au stage, juste assez à l’écart des mosheux qui se redonnaient à fond, j’ai observé le jeu des guitaristes qui s’échangeaient les riffs techniques. Max était peut-être un peu moins présent pour la foule, occupé à s’assurer d’être in-sync avec ses partners mais comme je disais, il débute avec le groupe et à ce que j’ai vu, ça ne devrait pas prendre trop de temps avant que tous les petits détails de scène soient réglés. Leur prestation m’a finalement donné le goût d’aller écouté un peu plus l’original.

Quand est arrivé le tour de War Ensemble (eux leur face me rappelait rien!), la foule commençait à être compacte devant la scène. Leurs fans étaient sur place et les die-hards de Slayer ne manqueraient pour rien la chance d’entendre leur groupe favori même jouer par un cover band. Un beau mélange qui se retrouvait ensemble à un moment particulier puisque ce concert avait lieu que quelques jours seulement après le décès de Jeff Hanneman. Ce concert est donc devenu pour l’occasion un hommage à Jeff, une décision de dernières minutes toute indiquée élevant d’une coche le niveau de l’hommage – toutes les pièces jouées pendant leur prestation étaient les siennes. Cela m’a donc permis d’écouter tous mes grands classiques puisque Hanneman est quand même celui qui a composé les pièces que je considère les plus mémorables de Slayer. Et là, j’étais en terrain connu ce qui m’a permis d’apprécier un groupe hommage qui ne se contente pas d’être un ersatz. Leur façon de rendre les pièces, avec certaines petites touches personnelles, montre un travail d’imprégnation dans la musique qui dépasse la simple copie. J’ai bien aimé cette touche. Pour ce qui est de l’ensemble, je peux vous dire que le courant passait très bien dans la foule qui thrashait et headbangait à qui mieux mieux ne s’arrêtant que pour entonner en choeur les passages les plus connus.

Après m’être fait thrashé la face solide par War Ensemble, je me disais pendant l’entracte que le show allait baisser d’une coche en intensité avec l’arrivée de Ozzy. Tu parles d’une idée stupide. C’est sûr que du Ozzy/Black Sabbath c’est moins violent que du Slayer mais une fois ça réglé, le reste a été « oh so nice ». Je me répète encore une fois mais lorsque je vais voir un show, j’aime avoir un visuel. Au niveau performance des musiciens mais aussi dans le « stage set ». Tsé, un peu de théâtre. Et là, cette portion a été assumée avec brio par Ozzy SoCrazy (qui aurait aussi pu s’appeler SOzzy SoCrazy – la catchez-vous ressemblance/sosie … bon yé où le numéro de cell. de mon pharmacien(!)).

 

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Sérieux, la ressemblance avec Ozzy est très réussie, costume à l’appui, et le malade se comporte en débile comme Ozzy sur un stage, sautillant sur place en clappant des mains en même temps tout en ayant l’air « totally way out ». Voilà pour le visuel. Maintenant, et le plus important, c’est qu’il chante avec la voix de Ozzy. Les tonalités, les accents et dans une rythmique parfaite. Les yeux fermés, les oreilles mentent au cerveau. Les yeux ouverts se rient du cerveau. Bon pour revenir au show, y’avait aussi 3 musiciens qui accompagnaient Ozzy et bien que ce dernier monopolisait naturellement l’attention, je me dois de souligner que tout ça était possible parce que les gars derrière assuraient aussi, ne se gênant pas pour s’avancer fronstage pour nous faire leur passe quand Ozzy partait sautiller à l’arrière. On a même eu droit à un solo de guitare derrière la tête par Patrick. Un maudit bon show qui m’a permis d’entendre mes favorites jouées par des gars qui trippaient.

 

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C’est donc très satisfait de ma décision d’assister à ce spectacle que je suis rentré chez moi. Je ne dis pas que je deviendrai un « addict » des shows hommage mais je dois dire que l’idée de créer des soirées thématiques est très intéressante. Maintenant, pour les nostalgiques, il faut recréer le Big 4. Et si vous voulez me faire plaisir, j’ai une petite suggestion. Si vous connaissez des groupes hommage à Destruction, Celtic Frost et Possessed … ils étaient ensemble sur scène à Mtl, avec Voivod, quelque part au milieu des années 1980 pour ce qui fut un des 1ers gros metalfest de l’histoire québécoise. J’étais là. J’y serais encore. Et on pourrait même faire headliner les vrais Voivod. Ouan, je rêve un peu là.

Cheers!!

Remerciements à X Trem Prod pour l’accès au spectacle et Québec-Métal pour les photos.

Lex

Discussions Métal – 3e Édition

 

Voici la 2e édition de “Discussions Métal“, une table ronde d’intervenants de la scène métal du Québec qui répondent par écrit à deux questions que j’ai préparé.  Les questions et leurs réponses sont présentées ci-dessous dans l’ordre et on vous invite ensuite à débattre des réponses dans la section commentaire ci-dessous. La première édition de cette table ronde est disponible ici.

Je dois avouer qu’en ouvrant les réponses des participants, j’ai beaucoup aimé le « T’es as les questions toé crisse » de Steve Dallaire, ça a fait ma journée, mais c’était aussi AVANT de lire les réponses de notre panel!  J’aimerais d’ailleurs le remercier ce « Board of Devils » d’avoir prit le temps de répondre à mes questions, et ce dans un laps de temps très court… YOU RULE!!!!

 

THE BOARD OF DEVILS

 

Yanick TremblayBangBangBlog/MusikUniverse

Steve DallaireBoulevard Brutal

Matt ButcherAlcoholator

 

Question #1: Une nouvelle tendance se dessine dans l’industrie de la musique: les bands sollicitent leurs fans AVANT l’enregistrement d’un album pour pouvoir amasser de l’argent nécessaire à ce processus. Vous en pensez quoi?

 

Steve Dallaire: La première fois que j’ai vu un tel phénomène, c’était le groupe Marillion avec l’album « Anoraknophobia » en 2001. 12 500 fans avaient répondu à l’appel et leurs noms étaient inscrits à l’intérieur de la pochette de l’édition limitée. Je trouvais ça cool, mais même en fan fini du groupe que je suis, j’ai laissé faire. La raison? Je fais de la musique moi-même depuis des années et je n’ai jamais quêter à personne pour en faire. Je trouve ça presque insultant. Si demain matin ça me tente d’ouvrir un dépanneur au coin de ma rue, est-ce que je vais me mettre à écoeurer mes chums pour qu’ils me donnent du cash pour m’établir? Non. Ils vont tous m’envoyer chier. Un groupe est comme une entreprise, tu fais de la business ou t’en fais pas. Si t’as pas de cash, reste chez-vous. Tu veux du financement, imprime-toi des t-shirts, des bobettes avec ton nom de band dessus pis fais des shows, crisse. Investis les profits dans ton groupe au lieu de t’acheter de la bière. Là on est rendu avec AC/DC qui veut 10 000$ pour réparer la statue de Bon Scott et Sepultura qui veut de l’argent pour sortir son documentaire… Ridicule.

 

Yanick Tremblay: Un téléthon mais sans véritable cause comme la guérison d’une maladie incurable ou creuser un puits en Éthiopie, c’est ça? Écoute, l’effort est louable mais il ne faut pas se leurrer : De nombreuses personnes doivent donner un 10$ en espérant avoir leur nom dans la liste de remerciements, c’est certain. Mais quand on y repense, en tant que fanatique de musique, le processus peut plaire, mais sommes nous en présence de l’état de compte du groupe? Savons-nous vraiment comment chaque dollar sera investi? Cette question demeure un brin éternelle, le sujet est encore tellement nouveau. Il est certain qu’à un moment donné, un scandale en relation avec ce type de sollicitation éclatera au grand jour, éclaboussant tel ou tel groupe. Je préfère de loin, les efforts des groupes qui y vont de sueur et de sang avec les moyens qui sont à leurs dispositions pour parvenir à leur objectif, un peu à l’image du nouveau EP de Fuck the Facts « Amer » qui est lancé à même les poches du groupe.

Est-ce un moyen de regrouper les dollars perdus face au téléchargement illégal? Je ne crois pas. Est-ce un moyen d’impliquer l’amateur dans le processus? Oui, probablement. C’est au même niveau que le système de votation des téléréalités : Tu participes si tu en as le goût. Sinon, tu passes ton tour et tu changes de fréquence!

 

Matt Butcher: Je ne suis pas vraiment pour cette tendance… Ça fait plusieurs années que ce systeme existe, la première fois que j’en avais entendu parler c’étais avec un vieux groupe thrash des années 80 dont j’oublie le nom, il me semble que c’étais Whiplash. Ils demandaient un gros montant pour enregistrer leur album et j’avais percu ça un peu comme un cri de désespoir. Le concept de base est une bonne idée, mais je trouve que le fait d’utiliser ça pour un album projette une image un peu négative, et c’est quelque chose que personnellement je n’utiliserais jamais pour financer un album. Par contre, une chose que j’avais trouvé intéressante, le groupe Lich King du Massachusetts avaient fait une campagne semblable il y a quelques années pour s’acheter une van de tournée et aller jouer pour tout leur fans qui leur demandaient de tourner incessamment. Pour une cause comme celle-là, je trouve ça plus légitime comme concept. Donc il y a du bon et du mauvais à mes yeux, mais pour ceux à qui ça profite tant mieux pour vous!

 

 

Question #2: Si vous étiez un promoteur de shows métal au Québec, que feriez-vous de différent de ce qui fait présentement pour assurer le bon fonctionnement de votre ou vos évènements? (promo, activités, bands, salle, argent, etc).

 

Steve Dallaire: J’ai organisé quelques concerts et il n’y a pas de solutions miracles. Il faut que tu travailles avec plein de gens et ce n’est pas toujours évident de satisfaire tout le monde. Personnellement, et là je parle en région, mets un band local sur l’affiche. Ça peut paraître anodin comme geste mais ça demeure essentiel. Ce band local va te faire de la promo gratuitement car il veut avoir le plus de gens possible pour voir leur prestation avec un groupe important. Tu vas ramasser plein de monde qui ne serait probablement pas venu sinon, genre Matante Jocelyne pis ton cousin louche qui passe des heures derrière les portes battantes au club vidéo. On s’en fout, ils vont payer leurs billets comme tous les autres. En tant que promoteur, ça démontre aussi que tu te soucies de la scène locale. Street cred motherfuker. Règle très importante, ne pas prendre les fans de métal pour des épais. Certains dépensent une semaine de paie pour voir ton show, alors traite-les avec respect. Ça prend de la passion pour devenir un promoteur de shows métal, pas juste l’ambition de faire une cenne. Intéragis le plus possible avec les gens sur les réseaux sociaux. Implique les bands dans ton événement, organise des concours, etc… Pis quand les gens te posent des questions sur Facebook ou Twitter, prends le temps de répondre baptême, ça prend trente secondes. Street cred motherfuker. Crée des partenariats avec des sites comme Boulevard Brutal et Ondes Chocs, c’est de la belle promo pas chère et tu rejoins directement ton public cible. Finalement, et là je parle encore pour les régions, les médias se fendent le cul pour trouver de quoi à parler, alors contacte-les et parle de ton événement, tu vas te retrouver dans toutes les stations de radios et journaux locaux. Encore une fois de la promo peu dispendieuse. Mais si il y a un mot important dans tout ce que je viens d’écrire, c’est passion. Pis street cred motherfuker aussi. Mais ça c’est trois mots. Je suis fourré osti.

 

Yanick Tremblay: Si j’étais promoteur de métal émergeant au Québec, j’imagine que cela veut dire en région car le marché montréalais et celui de Québec est déjà bien établi. Le but est d’attirer les gens à tes concerts, il est évident qu’à la base, j’essaie de me trouver des salles de type « tous les âges » pour pouvoir maximiser le nombre d’entrées, ce qui est un arme à double tranchant étant donné qu’en général, les gens en haut de 18 ans aiment bien siroter une bonne bière.

Mais pour ce qui est des nananes qui permettent d’attirer les foules, j’irais avec un système plutôt simple dans un sens. J’offrirais un système due diffusion en direct vidéo qui retransmettrait les images du concert en direct sur le web, question de mettre l’eau à la bouche aux gens à la maison. Ces derniers risquent peut-être de se décider à la dernière seconde pour participer à l’évènement ou peut-être lors du prochain évènement. Avec le prix du billet, j’inclus un téléchargement de l’album de l’artiste en tête d’affiche et/ou de tous les groupes.

Ce n’est pas mon domaine d’expertise, mais cela me semble faisable avec un certain investissement!

 

Matt Butcher:  Je crois que la scène Montréalaise en ce moment est généralement en santé. Nous avons droit à beaucoup de bons shows et à une bonne ouverture de style. Je ne sais pas vraiment ce que je changerais, sinon au niveau de la rémunération des groupes. Pour ceux qui ne savent pas, jouer de la musique c’est pas seulement arriver le soir du show et jouer une demi-heure. Jouer de la musique, c’est des années de pratique, des milliers de dollars d’investissement, autant sur les instruments que sur la location d’un local de pratique et du transport.  Aussi, la plupart des membres de groupe locaux ont des emplois à temps plein, donc généralement aller faire des shows implique prendre un congé, donc plus de perte d’argent. À la fin de la soirée avec combien d’argent est-ce que le membre d’un groupe heavy metal moyen reçoit? Généralement 0$ et il a probablement dépensé le reste de sa minable paye de la semaine précédente en bière, en pizza et en poutine au courrant de la soirée.

Le problème se trouve à la base, les fans n’ont pas beaucoup d’argent non plus et sont habitués à payer 10$ ou moin pour voir des groupes locaux. Du côté des promoteurs, c’est difficile de payer tous les groupes convenablement quand le profit total d’une soirée s’additionne autour de 500$ AVANT d’avoir payé les groupes. Ça laisse une paye mince pour tout le monde et un goût amer dans la bouche que seule la passion démesurée que nous avons pour ce que l’on fait peut rincer.

Pourquoi est-ce qu’un fan d’Iron Maiden est prêt à payer 25$ pour un hommage à son groupe favori, mais cette même personne, qui adore Reanimator n’est pas prêt à payer 15 ou 20 dollar pour les voir sur un show local avec trois excellents bands supplémentaires qui écrivent leur matériel original et qui méritent 100 fois plus l’appui et l’argent des gens qu’une simple simulation nostalgique d’un groupe encore actif?