by Dave Rouleau | Avr 25, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Fan View
Étant donné que j’étais à Montréal, je n’ai pas pu accepter l’invitation de Behind the Revolver à me joindre à leur van qui allait se promener dans l’Est du Québec pour deux dates (Baie St-Paul et Alma). J’ai quand même demandé au chanteur de la formation, Yannick Mottard, de me pondre un petit quelque chose sur leur trip et voici ce que ça donne. Thanks a lot buddy!! – Dave
Il était 16h, vendredi dernier. J’avais eu une semaine de fou et je me dirigeais vers le local de pratique pour ramasser le stock pour notre mini-tour de 2 jours avec les gars de The Undeniable Truth, Your Last Page et We’ve Lost Jenny. Comme d’habitude, les gars de mon band, Behind the Revolver, sont tous déjà là et m’attendent pour fixer la banquette arrière de notre nouveau BTR-Van. On venait tout juste de l’acheter et on allait l’essayer toute la fin de semaine dans les côtes (Québec – Baie St-Paul, Baie St-Paul – Alma, Alma – Québec).
Je dois dire qu’on l’a essayé pas à peu près, même si on est à la fin Avril, on a eu droit à des conditions routières assez difficiles, la cerise sur le sundae étant le chemin du retour dans le parc où on a eu droit à une vraie température hivernale! Mais bon, ça a tenu le coup!
Le show de vendredi soir était à Baie St-Paul dans une salle bien peu habituée de recevoir une clientèle Hardcore. Le Cabaret du Café des Artistes a eu droit a un réel baptême, un vrai carnage comme on dit. Aux quatre groupes du tour s’ajoutaient les excellents Cold North, band punk hardcore de Baie St-Paul. Ce fût toute une soirée, un vrai carnage! Tellement qu’il y avait un garde qui délimitait l’espace de la scène qui a carrément arraché et que désormais il n’y aura plus de show de ce genre à cet endroit. C’est bien dommage d’ailleurs car déjà que la ville est privée de son bar mythique le Cœur-de-Loup pour cause de rénovation jusqu’au mois de juillet, ce qui coupe l’herbe sous les pieds quelque peu à la scène Hardcore locale de Baie St-Paul.
Petit message aussi aux gens qui vont dans les spectacles Métal et Hardcore et qui veulent se battre parce qu’il y a des gens qui aiment faire du Moshpit, vous scrappez vraiment l’ambiance de fraternité que le style transporte. Le Moshpit, c’est pour se défouler et quand on va y faire un tour, on s’expose au risque d’en manger un sur la gueule, mais ça devrait être sans rancune! À cause de vous, Baie St-Paul devra encore faire ses preuves.
Voici le line-up de la soirée :
The Undeniable Truth : C’était leur 5e show seulement, les gars étaient visiblement stressés un peu parce que c’était leur première expérience sur la route mais se sont repris de façon très convaincante lors du show suivant le lendemain à Alma. Des supers bons gars qui vont prendre de l’expérience et devenir vraiment sur la coche avec le temps! Ils font un style Hardcore à 2 chanteurs et c’est très agressif.
Your Last Page : Toute une découverte pour moi, excellent band dans le même genre que Emmure avec qui nous avons joué l’été dernier à Québec. Je me suis d’ailleurs lié d’amitié avec le chanteur Jonathan Boily qui a un excellent vocal avec beaucoup de potentiel. J’en ai d’ailleurs profité pour lui parler de mon blog sur les techniques de chant extrêmes et il a semblé très intéressé sur le sujet. Pour en revenir à leur set, c’était très brutal avec une pluie de breakdowns comme on les aime. Excellente prestation de leur part.
Cold North : Faisant dans le style Punk-Hardcore, leur set a été à l’image de leur style, c’est-à-dire rapide et abrasif, beaucoup de brutalité. Leur crowd était définitivement au rendez-vous, bonne prestation du band en général.
Behind the Revolver (mon band) : Ensuite c’était notre tour de procéder, des les premières notes la crowd s’est enflammée et on a passé un très bon moment à se défouler de nos semaines difficiles. L’intensité et l’énergie de la foule était au rendez-vous, il y a même fallu que je désamorce une bagarre à un moment donné. En général nous étions très satisfaits de notre performance.
We’ve Lost Jenny : Le band Hardcore de la ville de Baie St-Paul s’améliore à chaque fois que je les vois. Les gars prennent en maturité et ont beaucoup gagné en assurance sur le stage. Belle performance des gars en général. J’ai bien hâte de les revoir cet été au Exo Fest.
Ce fût une soirée vraiment agréable malgré les événements de casse qu’il y a eu par une minorité de gens. Ça me déçoit beaucoup pour Charles Miller, le chanteur de We’ve Lost Jenny qui a mis beaucoup d’énergie et de son temps pour organiser les 2 shows de la fin de semaine. Ce gars là est tellement dédié, je crois que les gens ne le remarque pas assez.
Une fois le show fini, on s’est dirigé vers un petit bar pour l’after-show où on s’est fait arrêté par la police, par la suite je suis resté couché dans la van pendant que les gars prenaient une bière à l’intérieur, j’avais besoin de recharger mes batteries! Charles Miller nous a hébergé, ainsi que les gars de The Undeniable Truth.
Le lendemain on a reprit la route vers Alma aux alentours de midi. On a passé dans une méchante ‘trail’, cette route qu’on appelle le petit-parc est vraiment hostile et nous avons dû être très prudents car il y a beaucoup de côtes et de courbes très étroites.
Le show à Alma au Bar le Québécois fût tout aussi mémorable malgré le fait que We’ve Lost Jenny et Your Last Page ont manqué de son au niveau du vocal pendant la majorité de leur set. La foule était déchaînée, je pense qu’on peut qualifier Alma de ‘’Royaume du Pit’’. Les gars de The Undeniable Truth ont donné toute une performance pour réchauffer la salle aussi. Une fois le show fini nous nous sommes tous serré la pince et sommes reparti chacun de notre bord. Encore une fois on a eu affaire à des conditions difficiles dans le parc alors qu’il a neigé tout le long mais bon, ça c’est une autre histoire!
Pendant cette fin de semaine, j’ai pu tester les limites de mon corps au niveau vocal et ça m’a d’ailleurs donné beaucoup d’inspiration pour mon blog, à suivre.

by Dave Rouleau | Avr 24, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

Au tout début de l’aventure Ondes Chocs, on s’était dit que de bien représenter chaque région de la province était très important. Faut pas se le cacher, les grands centres comme Québec et Montréal ont une grosse partie de la visibilité dans les médias et avec raison, car ces deux villes citées en exemple offrent un puit presque inépuisable de métal de tout genre. Cependant, je me suis toujours demandé comment ces villes plus éloignées étaient capables de soutenir leur scène métal, mais surtout, quels étaient les obstacles rencontrés par les artistes et intervenants de ces régions souvent boudées par les médias traditionnels.
Pas par Ondes Chocs.
On est thrash, on fait à notre tête et surtout, on va contre le courant et c’est pourquoi je me suis donné comme mission de voyager le plus possible partout au Québec pour aller prendre le pouls du milieu underground ailleurs que nos terrains de bataille habituels. Afin de vraiment prouver qu’on était sérieux, je me suis dit que de prendre une des régions les plus éloignées de chez moi (Québec) serait un bon signal à envoyer à tout le monde, alors j’ai choisi de visiter l’Abitibi, mais plus précisément Rouyn-Noranda.
Question de rendre le tout productif, je voulais choisir un jour de show dans cette ville et je me suis réservé la journée précédente pour visiter les lieux et parler au trippeux et métaleux pour comprendre leur réalité et aussi pour tout simplement me défoncer avec eux. Le résultat? Je me suis présenté le 29 et 30 mars dans le nord du Québec à l’occasion du passage d’Anonymus, Kälter, Vengeful et Hécatombe au Petit Théâtre du Vieux Noranda, un show produit par Ian Campbell, le gars qui m’a aussi pris sous son aile et m’a présenté plusieurs endroits et personnes de la scène afin d’avoir un reportage plus complet. Pour ça, Ian, je t’en serai toujours reconnaissant. Tu ne me connaissais pas, mais tu m’as accueilli de façon exemplaire.
Ma présentation se veut écrite, mais aussi photo, vidéo et audio, question de bien couvrir tous les aspects du métal de la région à ce moment dans le temps, alors je vous explique le contenu vidéo/audio avant de me lancer dans un petit texte de présentation. Rappelez-vous toujours que le tout a été fait avec les moyens du bord, de façon simple et thrash, alors je ne peux pas être plus clair que ça. Le but était d’avoir du fun, tout en essayant de comprendre ce qui se passe à Rouyn-Noranda et sa scène underground.
1er vidéo: Un montage de mon séjour là-bas avec une visite des locaux de pratique de Obsek et Wrath of Terra, Polysons et le Petit Théâtre du Vieux Noranda. On jase aussi avec Ian, son associé Jérôme Gamache et Antoine qui m’a hébergé.
2e vidéo: Une visite du Northern Studio de Yannick St-Amand.
1ère entrevue audio: Ian Campbell en entrevue téléphonique sur l’histoire de la scène en Abitibi.
2ème entrevue audio: Alexandre Viau du groupe Hécatombe nous parle de sa vie d’artiste et fan de métal à Rouyn-Noranda.
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Je ne vais pas répéter tout ce qui se dit déjà dans les vidéos et entrevues ci-dessous, mais une chose qui frappe en montant là-bas est le nombre d’inscriptions de décès sur les roches et autres obstacles qui bordent la route. On parle de centaines si on inclut les deux sens de la route. Des fleurs gîsent sur des croix, des adieux sont écrits sur les roches… le tout est macabre et fait réfléchir.
Si on y va du côté beaucoup plus léger, on a des endroits qui pourraient me sembler familier, mais non, je ne savais pas que le Marché Rouleau existait au Lac-Saguay… qui aurait cru!

Avec un minimum de neuf heures de route à faire le vendredi 29 mars 2013, j’avais connecté mon portable qui contient 450G de musique directement sur mon système de son dans mon Buick Century 2001, alors j’ai eu le temps en masse de reprendre l’écoute d’albums que je n’avais pas eu le temps d’étudier, mais également de re-découvrir du beat que j’avais relégué aux oubliettes… c’est ça que ça fait un random sur autant de stock!!

La beauté d’être dans Ondes Chocs est les contacts et amitiés qui se créent. Je crois que plus que tout, c’est ce que j’apprécie le plus de cette aventure métal qu’est notre webzine/radio. La preuve, Antoine ne me connaissait pas, mais il a tout de suite accepté de me laisser son divan pour deux nuits afin de ne pas coucher dans mon char ou un hôtel! Le voici avec un habillement et dans une position douteuse chez lui, à 1h30 am le samedi quand je suis rentré:

Le plus cool dans tout ça est toutes les petites choses ou personnes que j’ai rencontré et qui se sont mis sur mon chemin durant ce trip, car oui, « trip » est le bon mot. C’est pas une job faire ça, à moins que tu le fasses de reculons et sans passion. D’ailleurs, avant de vous laisser examiner l’audio et vidéo, je voulais vous donner mes impressions de mon voyage là-bas.
Tout dans le vie est en cycle, qu’on le veuille ou non et c’est une évidence quand on regarde la scène métal de l’Abitibi, car il y a 16 ans, le premier show de métal a été celui d’Anonymus et de pouvoir faire ce reportage avec ce groupe en tête d’affiche lors de ma visite est vraiment trop cool. La scène était très forte pendant une dizaine d’années, pour ensuite sombrer dans une période plus difficile, un sujet qui est abordé dans mon entrevue avec Ian Campbell ci-dessous. Avec cet intervenant qui a maintenant pris le contrôle des shows métal dans le région, je dois dire que je pars de là-bas avec une impression très positive de ce qui pourrait arriver avec le milieu underground à Rouyn, car quand une équipe comme celle de Ian et Jérôme démontre autant de passion pour leur travail de promoteur, ça n’a pas le choix, avec le temps, d’avoir un effet positif et entraînant pour les personnes qui voit l’action se dérouler devant eux.
C’était le fun de voir la passion avec laquelle les métaleux de la place parlent de leurs produits locaux, de la scène et du métal en général. Richard, le propriétaire du disquaire de la place, Polysons, travaille encore à commander les sorties les plus récentes et avec l’absence d’un magasin de musique à Val-d’Or, il peut compter sur les clients de cette région pour le soutenir dans sa business.
La distance des grands centres urbains semblait pour moi l’obstacle le plus évident pour les bands locaux, mais avec l’ère digitale qu’on connaît, cette barrière devient de moins en moins difficile à traverser et le manque de locaux et salle de spectacles abordables sont les deux problèmes que j’ai pu entendre le plus souvent en trois jours. Aussi, comme dans les autres marchés en amérique du nord, on voit une fragmentation de la scène avec différent styles de métal qui amènent leur crowd, une situation bien différente d’il y a quelques années où quand tu étais un fan de métal, tu ne te demandais pas quel style jouait, tu allais au show pour supporter et tripper avec tes chums. Aujourd’hui, un promoteur se doit de diversifier son lineup si il veut attirer le monde nécessaire pour ne pas encaisser un perte financière.
D’ailleurs, tant qu’à en parler de ces documents audio/vidéo, je me ferme la gueule et vous laisse le plaisir de les consulter avec également une liste de bands de la région que Ian m’a envoyé. Enjoy \m/
Bands Métal Abitibiens, 2013
Abitabyss (Death brutal)
Copperfield (Hardcore mélodique)
Cryptik Howling (Death/black)
Les Gars Du Nord (Metal-Folk)
Obsek (Deathcore)
Sadistik Slaughter (Death metal)
Aeons of Twilight (Black metal)
Black Empire (Black metal)
Hécatombe (Death metal)
Wrath of Terra (Death mélodique)
Mezury (Death-metal) – Contact Steve Paquette
In flames we trust (Tribute band)
Iron Madmen (Tribute band)
Premier Vidéo:
Deuxième Vidéo:
Entrevue avec Ian Campbell (chanteur/promoteur)
Entrevue avec Alexandre Viau (chanteur/fan)
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Avr 24, 2013 | Critiques de Shows
Vous connaissez sans doute le célèbre chat des bandes dessinées Garfield? Il est de notoriété publique que le félin tigré professe à qui veut l’entendre qu’il déteste les lundis. Cependant, deux faits sont à noter : Garfield n’est pas un métaleux et il ne semble pas connaître Karl-Emmanuel Picard de District 7 productions. Laissez-moi vous affirmer que s’il remplissait ces deux conditions, le chat orangé réviserait sans hésiter son amertume envers les lundis. En effet, faisant fi du jour de la semaine et de tout ce que cela implique, les guerriers de la Colombie-Britannique de 3 Inches of Blood et les satanistes des bayous louisianais de Goatwhore s’amenaient à Québec pour une tuerie en règle en ce lundi de la fin avril. De surcroît, ils seraient accompagnés par deux formations très prometteuses de Québec : les jeunes brutes de Soiled By Blood et les musiciens expérimentés de Meet The Mailman. Ce fut donc avec joie, malgré la fatigue de la journée précédente où votre humble serviteur avait travaillé comme un fou avant d’aller voir Opeth et Katatonia, que ma tendre moitié et moi prîmes le rituel chemin de l’Agitée, pour assister à un massacre annoncé.
Arrivé à ma seconde maison (par les temps qui courent, je suis pratiquement tout le temps là) peu avant 19 h 30, je bénéficiai avec révérence de l’accès à la salle, gracieuseté de Karl-Emmanuel (un gros merci!). Je me dirigeai ensuite vers la table de marchandise de Soiled By Blood pour y saluer Marc Lavoie, Dania Forget et les membres de la formation Death Metal : Alex-Antoine Chamberland (voix), Michael Chamberland (guitare), Charles Côté (basse) et Antoine Pellerin (batterie). Bien entendu, ma conversation avec Dania et Marc dériva sur notre appréciation du spectacle d’Opeth/Katatonia la veille; le mois d’avril 2013, restera certainement dans les annales du métal à Québec quant à la quantité et la variété de spectacles métal offert! Quelques minutes après leur avoir souhaité à tous un bon spectacle et avoir commencé à siroter une boisson rafraîchissante au houblon, Meet The Mailman s’installa sur la scène devant une assistance encore réduite à cette heure précoce.
Dès les premières notes de leur prestation, une chose me frappa à propos de ce groupe que je ne connaissais que de nom, même si les membres ont toutes les apparences de ne pas être nés de la dernière pluie : leur originalité. En effet, Meet The Mailman livre un hybride sonore dont la dominante est certainement le Thrash Metal à la Slayer et Testament, mais qui est aussi composé de passages Powermetal et de claviers ambiants tout droit sortis d’un univers plus progressif, ce que m’expliquera Miguel Arsenault (voix) lors d’une conversation après leur performance. Outre leur chanteur à la voix typiquement Thrash entrecoupée de cris aigus à la King Diamond, le groupe est composé de : Martin Robitaille (Guitariste soliste/ voix), Dominique Brillant (guitare rythmique), Mathieu Théberge (basse), Jean-François Durand (claviers) et Vincent Pruneau (batterie). Après une présentation énergique des pièces « Living Dead » (où le chanteur devra changer de micro en raison de problèmes techniques) et « Blood Bath », certains spectateurs audacieux, dont votre serviteur, décidèrent de répondre aux efforts énergiques du frontman et de ses acolytes en déclenchant les hostilités dans la fosse. Le reste de la prestation fut aussi intéressant que son début malgré la réponse plutôt timide de la foule en ce lundi soir et lorsque les dernières notes de la pièce « Mailman » se terminèrent, ma seule réserve était que le claviériste était installé à l’extérieur de la scène en dessous des caisses de son, ce que je trouvais désavantageux pour lui, alors que l’espace ne semblait pas manquer sur la scène. Meet The Mailman m’a donc agréablement surpris en ce début de soirée.
À la suite de cette première prestation réussie, la chaleur typique de l’Agitée commença à se manifester et je décidai de sortir dehors pour décompresser un peu pendant que les psychopathes de Soiled By Blood s’installaient. De retour à l’intérieur quelques minutes avant le début de leur brutale démonstration de Death Metal je constatai avec plaisir que le frontman torse nu se préparait à entamer sa prestation non pas sur la scène, mais directement dans la fosse. Les ayant déjà vus en spectacle en compagnie de Kälter l’année passée, cela laissait présager un passage à tabac digne des maîtres du genre. Aussitôt les premières notes jouées, la fosse se déchaîna et la foule, déjà mieux garnie, s’anima. C’est que Soiled by Blood pratique un Brutal Death Metal particulièrement efficace et précis avec des rythmiques au groove entraînant, idéales pour déclencher l’agressivité du public. Avec des titres tels que : « Evil Mass Murder », « Barbed Wire Beating » et « Mechanical Evisceration », leur setlist n’était pas conçu pour les chochottes et le public s’en donna à cœur joie. La seule chose qui vint assombrir leur performance fut une erreur plutôt bizarre du technicien de son. En effet, celui-ci ouvrit les lumières, ferma le son et mit de la musique sans raison apparente à la fin de « Mechanical Evisceration », alors qu’il restait quatre pièces à la performance de Soiled By Blood. De plus, cela lui prit au moins cinq minutes à se rendre compte de son erreur alors que la foule et les membres de la formation la lui signalaient. Bien loin de calmer les membres de la formation, cela les rendit encore plus intransigeants alors qu’ils livrèrent les dernières pièces de leur manche sous les acclamations des spectateurs. Voilà donc une excellente démonstration de la part de la prometteuse jeune formation et j’attends leur album, dont la sortie devrait être effectuée à l’été, avec impatience.
C’était maintenant au tour de Goatwhore de s’exécuter et je dois dire que je les attendais de pied ferme. En effet, j’avais déjà vu la formation Blackened Death/Thrash en 2009 aux Foufounes Électriques à Montréal et ils m’avaient fait une fort bonne impression. De plus, leur dernier opus Blood for the Master (2012) est certainement le plus abouti de leur carrière. Prenant d’assaut la scène avec « Collapse in Eternal Worth » issu de l’album précédemment évoqué, la formation louisianaise nous démontra encore son savoir-faire en matière de performance enlevante. En effet, succédant ses titres les plus efficaces avec une précision et une puissance sans merci, la troupe menée par Louis B. Falgoust II (voix) réussit à faire lever complètement les derniers spectateurs les plus réticents avec une prestation sans anicroche. Leur set de treize pièces, dont six du dernier album, ne comprenait aucun temps mort et le frontman expérimenté réchauffa la foule de manière efficace avec des interventions bien placées et concises. Il faut aussi noter la brillante performance du guitariste Sammy Duet qui livra ses motifs et soli avec précision et énergie. Je réussis à m’entretenir brièvement avec lui après le spectacle et il me confirma qu’ils étaient comblés par la réception de leur dernier effort et que le spectacle avait été très plaisant pour eux aussi, qui étaient surpris de voir autant de spectateurs un lundi soir. Il me confia aussi qu’ils bénéficieraient d’une journée de congé bien méritée le lendemain pour se diriger vers leur prochain spectacle à l’Île-du-Prince-Édouard. La soirée nous avait donc permis de voir et d’entendre trois excellentes prestations de trois genres différents de métal. Il restait maintenant à la tête d’affiche à se produire.
Mon intérêt envers le groupe 3 Inches of Blood remonte à un certain spectacle de Cradle of Filth au Capitole en 2006, si je ne m’abuse, où ils assuraient la première partie. À l’époque, j’avais particulièrement apprécié leur mixture de Heavy/Powermetal qui comprenait deux types de voix : screams et clean. Cependant, leur direction plus traditionnellement Heavy Metal adoptée sur l’album Here Waits Thy Doom (2009), bien que très bien exécutée, m’avait moins plu. Malgré tout cela, je me rappelais bien de la qualité de leurs prestations scéniques et j’avais donc hâte de les revoir. C’est donc avec joie que je constatai qu’ils n’avaient rien perdu à ce chapitre. En effet, le groupe qui évoluait en cette soirée sous la forme d’un quatuor alors que pour une raison inconnue, le bassiste Byron Stroud était absent de la tournée et remplacé par le guitariste habituel Justin Hagberg (je n’ai pas eu l’occasion de demander aux membres du groupe la raison de cette absence et je ne l’ai pas trouvée sur internet). Qu’à cela ne tienne lorsqu’ils entamèrent leur spectacle avec « Metal Woman » issue de leur dernier album Long Live Heavy Metal la foule était maintenant nombreuse et déchaînée. De plus, le guitariste Shane Clark réussit facilement à nous faire oublier la perte d’une guitare par son jeu précis et efficace. Enchaînant les succès tels que : « Snake Fighter », « Deadly Sinners », « Wykydtron », «Fear On The Bridge», «Destroy The Orcs», « God of the Cold White Silence» et «Battles And Brotherhood», le groupe de Vancouver se permit même de nous livrer un hommage au Black Sabbath de l’ère Dio avec un extrait de «Heaven And Hell » et un autre hommage au légendaire groupe canadien Rush avec un extrait de « Tom Sawyer ». Quelle belle façon de souligner les racines du Heavy Metal et l’intronisation de Rush au Temple de la renommée du rock! 3 Inches of Blood assura donc une quatrième prestation parfaite sur les quatre groupes de la soirée avec une généreuse dose de bon Heavy Metal.
Pour conclure, ce lundi soir métallique fut une belle réussite en raison de la participation surprenante des amateurs de Metal de la Capitale, mais aussi principalement en raison du fait que les quatre groupes présents ont livré des performances hors du commun. La seule ombre au tableau sera venue du technicien de son qui a interrompu la performance de Soiled By Blood de manière impromptue. C’est dommage parce qu’il a, par ailleurs, fait un boulot très honnête pour bien faire sonner les groupes présents. Chapeau à District 7, Getaroom et Karl-Emmanuel Picard et merci encore pour l’accès!
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas

by Louis Olivier Brassard Gelinas | Avr 23, 2013 | Critiques de Shows
Opeth et Katatonia au Capitole le 21 avril 2013
C’était vers la fin de 2003, j’avais vingt ans, j’étais étudiant à l’université et j’étais passionné de tout ce qui se faisait de métal et de progressif. Opeth venait de sortir un premier album entièrement composé de pièces acoustiques; Damnation, qui faisait suite à un de ses albums le plus violemment Death Metal; Deliverance. Le nom du groupe était sur toutes les lèvres et n’étant pas familier avec leur musique, j’allai immédiatement télécharger des chansons du groupe. De cette manière, je découvris les pièces du brillant Blackwater Park (2001), des deux albums précédemment évoqués ainsi que des quatre premiers opus du groupe, sortis dans la seconde moitié des années 1990. Je fus immédiatement conquis par leur mixture particulière de Death Metal mélodique et de rock progressif tout droit sorti des années 1970 et je devins un fanatique du groupe. Après les magnifiques Ghost Reveries (2005), Watershed (2008) et le superbe spectacle de la tournée éponyme à l’Impérial de Québec, mon histoire d’amour avec Opeth pris abruptement fin avec Heritage (2011). En effet, mes attentes envers cet album étaient astronomiquement élevées et je fus totalement déçu du fait que Mikael Åkerfeldt et sa bande semblaient avoir oublié le secret de leur recette unique pour nous servir une copie modernisée de ce que King Crimson et Jethro Tull faisaient dans les années 1970. Donc, lorsque l’annonce fut faites qu’Opeth passerait par Québec avec Katatonia pour un concert au Capitole, je tergiversai et je finis par me dire que je passerais mon tour. C’était sans compter sur l’incandescent Dave Rouleau, qui me contacta à un peu plus d’une semaine de préavis pour m’offrir de couvrir le spectacle déjà complet avec accès média! Toutes mes objections tombèrent aussi rapidement qu’elles s’étaient levées et j’acceptai avec grand plaisir!
C’est donc après une éreintante journée au travail et une véritable course afin de me nourrir et me laver, que j’arrivai autour de 19 h 30 en face de l’illustre Capitole de Québec, pour y rencontrer Alain Gagnon de Capitale du Metal, qui me donnerait gracieusement accès à la salle si convoitée en cette soirée dominicale. Avant cette rencontre, j’eus le temps de constater qu’une énorme file de disciples s’était formée le long des murs de défense de la cité de Champlain et que les yeux desdits disciples brillaient d’impatience en vue de la soirée future. J’eus aussi la chance d’assister à la chance incroyable d’un certain Mathieu, un fanatique de Katatonia, qui n’avait pas de billet pour le spectacle, mais qui grâce à la générosité d’un inconnu qui avait un billet de trop et à la présence d’esprit d’une employée du Capitole aura pu assister au spectacle! À 19h30 tapantes, Alain Gagnon et Martin Bouchard de CDM vinrent me chercher et je suivis Alain à l’intérieur par les couloirs de service jusqu’au balcon ou je retrouvai le gérant de mon groupe (Endless Horizon), Marc Lavoie et aperçu un certain Jonathan Gauthier qui me criait des insanités au parterre. Après quelques minutes de jasette, les lumières s’estompèrent et Katatonia fit son entrée sur scène.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la formation suédoise, celle-ci a entamé sa carrière en 1991 et a neuf albums à son actif. Pratiquant un Doom Metal teinté de Black à ses débuts, celle-ci a sans cesse évolué vers un hybride de rock alternatif et de Gothic Doom Metal aux ambiances dépressives et éthérées. Katatonia pratique donc un genre dont je ne suis pas un grand admirateur, mais que j’apprécie énormément sur disque lors de journées maussades accompagnées de l’arôme de mon amie Marie-Jeanne. Profitant d’une scène entièrement décorée aux couleurs de leur dernier album Dead End Kings paru en 2012, ceux-ci entamèrent leur prestation sous un tonnerre d’appréciation de la foule avec « Buildings » tiré de leur dernier effort. Aussitôt, je remarquai deux choses : que le son et la performance musicale du groupe expérimenté étaient de classe mondiale, mais, ce qui m’agacera le plus de leur prestation, que la performance scénique de Jonas Renkse est beaucoup trop réservée et statique à mon goût. En effet, avec les autres membres du groupe qui se déplaçaient, brassaient la tête et faisaient tout pour faire lever la foule et l’utilisation d’un micro sans fil, le chanteur paraissait encore plus endormi avec ses cheveux cachant son visage et ne quittant presque jamais sa position entre les deux guitaristes. Toutefois, lors de ses interventions entre les chansons, il sembla susciter de nombreuses réactions positives en nous répétant qu’il aimait Québec. Le public comptait donc de nombreux amateurs du groupe. Côté musical, leur prestation composée principalement de pièces de leurs trois derniers albums fut particulièrement réussie quoique le choix des pièces rendit le setlist quelque peu monotone. Effectivement, le choix de n’interpréter aucune pièce des albums précédant les années 2000 et une collection de chanson de leur période récente très gothique sur un tempo toujours moyen, donnaient une impression un peu ennuyante à l’auditeur difficile que je suis en raison de l’imminente similarité entre les pièces. Quoi qu’il en soit, la foule démontra sans cesse son appréciation avec tout le bruit dont les métaleux de Québec sont capables. On peut donc affirmer que ce fut mission accomplie pour Katatonia, qui à son précédent spectacle à Québec avait joué à l’Agitée! Voici le setlist de leur performance :
- Buildings
- Day And Then The Shade
- My Twin
- Burn The Remembrance
- Teargas
- The Racing Heart
- Lethean
- The Longest Year
- July
- Dead Letters
- Forsaker
Pendant l’entracte, j’allai discuter avec Jonathan Gauthier ainsi que quelques autres visages connus sur le parterre et ceux-ci semblaient partager mes impressions quant à la prestation précédente. Vers 21 h 30, ce fut au tour d’Opeth de faire son entrée sur la scène majestueuse de l’impressionnante salle qu’est le Capitole avec « The Devil’s Orchard », qui est ironiquement ma pièce favorite de l’album décevant (pour moi) qu’est Heritage. Aussitôt, le public démontra sa ferveur envers Mikael Åkerfeldt et ses acolytes en chantant en choeur les « God is dead! » du refrain et en hurlant le nom du leader de la formation. Le chanteur et guitariste profita ensuite d’une pause avant d’entamer l’excellent classique « Ghost of Perdition » pour saluer la foule et nous faire grâce de ce qui est devenu sa marque de commerce : son humour pince-sans-rire typique. Après une autre pièce classique; la superbe « White Cluster » de l’album Still Life (1999), qui permit à la foule de démontrer son agressivité, Opeth passa en mode douceur en enchaînant « Hope Leaves » et « Atonement ». On était donc partis pour un tour de montagnes russes avec la célèbre troupe suédoise, qui alternerait entre les pièces plus violentes, séparées par des pièces plus douces pour le reste du setlist. Le groupe versa aussi à plusieurs reprises dans l’humour avec les nombreuses interventions comiques de Mikael, qui auraient parfois être un peu plus concises. En effet, bien que j’adore l’humour du légendaire chanteur-guitariste, quand les interventions sont presque plus longues que les chansons, ça casse un peu le rythme de la représentation. La prestation d’Opeth suivit donc une dynamique intéressante, nous faisant passer par toute une gamme d’émotions, tout en laissant éclater le formidable talent musical de la formation, qui nous offrit même une surprenante version acoustique de « Demon of The Fall ». La salle remplie à craquer fut donc facilement conquise, si elle ne l’était pas d’avance et marqua son appréciation à grand renfort de cris, de chants et même parfois de violence dans la fosse. Terminant sa prestation avec l’intense et bienvenue « Reverie/Harlequin Forest » et un rappel fort nécessaire; la célèbre « Blackwater Park », Opeth quitta la scène sous un tonnerre d’applaudissements et de cris mérités. Effectivement, Opeth a encore une fois prouvé que malgré un album qui n’a pas fait l’unanimité (comme le nota d’ailleurs Mikael lors d’une de ses interventions), ils sont au faîte de leur gloire et que leur progression vers un son plus près des racines du rock progressif attire un public de plus en plus varié et large. Voici la liste des pièces interprétées lors de ce magnifique spectacle :
- The Devil’s Orchard
- Ghost of perdition
- White Cluster
- Hope Leaves
- Atonement
- Deliverance
- Hessian Peel
- Häxprocess
- Demon of The Fall (version acoustique)
- Reverie/Harlequin Forest
- Blackwater Park (Rappel)
En somme, les membres de l’équipe de Capitale du Metal peuvent encore ajouter un succès à la longue liste d’incontournables spectacles qu’ils ont réussi à amener à Québec. Bien que j’aie eu mes réserves quant à la prestation impeccable musicalement, mais quelque peu statique et monotone de Katatonia, Opeth a largement surpassé mes attentes de fanatique déçu par leur dernier opus. Ce groupe, qui a traversé plus de vingt ans d’existence en progressant vers un son de plus en plus progressif et en transcendant les catégorisations musicales définitives, nous a encore démontré son incomparable talent sur scène. En terminant, j’aimerais en profiter pour remercier Alain Gagnon de CDM et toute son équipe pour l’accès au Capitole lors de ce superbe spectacle et pour leur travail hautement professionnel comme organisateurs de la soirée.
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas

by Lex Ivian | Avr 22, 2013 | Chroniques, La Décapiteuse

La Décapiteuse # 8
Je me suis pas gênée de le dire en ondes cette semaine, Metal Blade ont des périodes un peu douteuses en terme de marketing. Y’a certaines périodes où ils me donnent le très bon feeling ultra calmant qu’ils sont déterminés à s’accrocher à l’aspect oldschool des débuts de la carrière de Slagel en nous dévoilant des bands obscurs avec une bonne dose d’éléments complètement bizarres à l’appui; ce sont d’ailleurs eux qui ont largement contribué au revival du psyrock, influençant des labels majeurs comme NUCLEAR BLAST et même NAPALM RECORDS (eh oui, j’ai bien dit NAPALM) à faire de même. Sauf que pendant la grosse majorité de Février et Mars, ils me semblaient complètement obsédés avec l’idée loufoque de releaser du stock hardcore à fendre l’air en semblant se foutre complètement de leurs racines. Y’a 30 ans, c’est pas des cassettes de nu-core que Slagel copiait et re-copiait en quantités industrielles dans son garage; il faisait des compilations thrash et il backait des bands comme SLAYER (dans le temps que SLAYER était un band pertinent et non pas une espèce de mauvaise farce commerciale leadée par un Kerry King complètement abruti par son ego).
PYRITHION – Burden of Sorrow (Single)
Malgré ce fait assez évident pour les promoteurs qui suivent la progression de ce que cette compagnie nous sort comme farces et attrapes par bouts, une anecdote particulière règne: même si certaines releases (du genre BEYOND THE SHORE) les font parfois caler un peu en terme de crédibilité, ils se reprennent toujours en convaincant des espèces de têtes dures comme moi qu’il est très possible de backer des projets à saveur commerciale en nous faisant réaliser que certains individus de la scène « mallcore » ont un paquet de surprises à nous garrocher en pleine face pour nous faire descendre de nos grands chevaux deux minutes. Ceci dit, vous connaissez tous AS I LAY DYING et vous savez que de manière générale, ces gars-là ont le don de mettre l’emphase sur la mélodie et l’accessibilité. Avec PYRITHION, Lambesis nous prouve, à tous, qu’il a également le don de méditer sur d’autres avenues de possibilités. En fait, je crois fermement qu’il vient de mettre au monde un band qui va casser des gueules d’emblée dans les prochaines années, au même titre que les BLACK DAHLIA MURDER et les ARSIS de ce monde. Il a réuni des musiciens qu’il admire dans son studio personnel pour bosser sur un projet death metal brutal qui incorpore des influences de certains autres sous-styles de violence sonique. Sa gang aborde le mélodique tout aussi bien que le chaotique à saveur technique et ultra progressive avec une précision tout à fait foudroyante et enivrante. Son guitariste est un dude de ALLEGAEON et il admet en entrevue qu’il avait des doutes sur l’outcome de ce projet en terme de production autant qu’en terme de songwriting mais après avoir passé une longue fin de semaine avec ses confrères du band à écrire le single « Burden of Sorrow », il est convaincu que ce projet va être un staple de la scene en bout de ligne. Je suis amplement d’accord; ce single, je lui donne un 9/10. Imaginez à quel point l’album va brasser la planète quand y va être en circulation. C’est une release qui va changer bien des perspectives et vous êtes mieux d’être prêts parce que ça va barder et pas comme de la p’tite bière. Chapeau, Metal Blade, pour votre don de me surprendre avec des énormités de renom dans ce style.
PYRITHION – THE INVENTION OF HATRED
EMPYRIOS – Zion
Un autre label que je qualifierais d’ambivalent dernièrement, et de manière totalement ahurissante, est Scarlet Records. Ils sont responsables de ma découverte d’MPIRE OF EVIL (avant leur déménagement sur une sous-division de CLEOPATRA), autant que de l’institution prog (que je qualifie d’immensément plus pertinente que DREAM THEATER) – DGM. Autant ils peuvent me sortir un produit thrash ou oldschool heavy metal sale à souhait (dans le bon sens) qui me rend accro quelque chose de rare, autant ils me noient parfois dans une mer de power metal cucul et atrocement surfait. D’une manière ou d’une autre, j’adore leur manque complet de predictability. Après tout, t’as pas le goût de savoir exactement c’que tu vas entendre quand tu rentres dans une session d’écoute le matin; tu veux être surpris, pour le meilleur, et pour le pire (certains d’entre vous vont me contredire là-dessus mais croyez-moi qu’après des mois et des mois à passer vos matinées sur de l’analyse d’albums, vous voulez être incapable de prédire les tournures de vos escapades – le suspense est un allié). Ils sont un peu hit and miss en matière de progressif; cette semaine, disons qu’avec EMPYRIOS, j’aurais voulu être tenue en haleine plus longtemps que pour l’espace de quatre ou cinq tounes (ce qui n’est pas une prouesse à ignorer tout compte fait). Leur approche est ultimement efficace; lourde comme FEAR FACTORY et STRAPPING YOUNG LAD, tranchante, multi-dimensionelle – tout aussi charmante que complexe. Ça, c’est jusqu’à temps que leur son se mette à intégrer des éléments électroniques jusqu’à outrance complète (i.e. en se mettant à sonner comme du dubstep avec des espèces de passes breakcore qui ruinent complètement la qualité et la crédibilité de leur delivery). Le dubstep ne devrait pas être mélangé avec le métal d’aucune façon. Laissez ça aux bands comme LIMP BIZKIT – allez pas salir un produit fini mathématiquement précis et efficace comme ce EMPYRIOS avec du maudit sampling technocore aussi intimidant qu’une gang de farfadets qui jouent à la marelle sur un trip d’acide en hurlant »It’s The Circle of Life!! ».
EMPYRIOS – MASTERS
TOMBSTONE HIGHWAY – Ruralizer
V’là un groupe de southern rock avec une touche doom noyée dans le blues débarassé de toute trace d’attitude diplomate que vous avez tout simplement besoin d’entendre à travers leurs multiples incarnations. Je m’explique; un album comme »Ruralizer », c’est tout sauf linéaire. C’est de la musique de party qui va vous donner le goût de boire du whiskey sur le bord d’une piscine en fumant des Prime Time, ou aller vous acheter un « muscle car » pour vous promener dans l’état de New-York pendant un bon deux semaines. Les riffs qu’on a ici sont du génie pur dans leur simplicité – c’est du BLACK LABEL SOCIETY on-steroids, mettons que Zakk Wylde serait encore du genre à se la jouer badass au lieu d’écrire des livres pour enfants et faire des albums de covers. Ajoutez des touches stoner rock/doom à la Texanne et un certaine brise provenant de la Louisiane à cette recette et vous savez assez bien c’que TOMBSTONE HIGHWAY ont en tête comme plan d’attaque. Les pièces swingy sont démentiellement mémorables – celles qui sont plus plodding et lancinantes sont aussi débilement hypnotiques. D’un bord à l’autre de l’album, les hooks en finissent pas de se multiplier. Les tripeux de vieux rock vont adorer l’aspect éclectique des structures des tounes – ceux de métal vont vouloir abuser de la grosse Fuck You vibe et de la lourdeur de la prod à outrance totale. Si vous êtes pas convaincus encore – j’peux vous garantir que le nouveau CLUTCH se retrouve dans la même pile, ou même catégorie, que ça.
TOMBSTONE HIGHWAY – BITE THE DUST (AND BLEED)
Des découvertes, j’en fais à tour de bras. J’vous emmène 24 tounes que j’considère être d’une pertinence irréfutable chaque semaine dans mon show « C.R.O.C. Underground Metal » en plus de vous piquer une jasette crissement honnête sur les derniers faits saillants de l’actualité métal – j’apporte également le input des bands sur divers sujets pertinents qui font grouiller la scene, en y ajoutant, bien entendu, mon grain de sel. C’est brutal comme show – et je changerai jamais. Soyez-là touts les dimanches soirs à 20h sur Ondes Chocs.
Noch