by Jonathan Blais | Avr 22, 2013 | Critiques, Critiques de Shows
Un vendredi soir pluvieux à Montréal. Les gens marchent sur Ste-Catherine, rageant encore une fois contre la défaite du Canadien. À travers des vitrines de certains commerces, on peut apercevoir les images du tragique dénouement des attentats de Boston… Ouaip, la parfaite soirée pour aller se caller quelques bières, headbanger sur du gros beat et découvrir de nouveaux bands…
Pour ma part, eh bien c’est au Piranha Bar que j’ai jeté mon dévolu. Avec au programme les groupes Shade Of Sunburst, Empyrean Plague et Molest, on peut s’entendre pour dire que la soirée, signée Productions Kranium, s’annonçait assez brutale et défoulante merci…

C’est avec les sonorités blackened death et les cris empreints de haine rageuse de la chanteuse de Shade of Sunburst que les premiers spectateurs ont pu oublier la morosité de leur journée. Les riffs incisifs, appuyés par la basse sourde, tournoient comme un véritable ouragan de feu. Un accent particulier semble être mis sur les variations de sons, nettement percevables à l’écoute et à voir les guitaristes solliciter la multitude de pédales mises à leur disposition. Et derrière cet ensemble infernal, c’est une batterie électronique qui se charge de tenir le rythme et d’emmener les transitions. Cette touche plus moderne donne, parcontre, un côté un peu plus glacial au groupe. Les pièces sont jouées rapidements et donnent mal au cou à force de se brasser la tête sur les hymnes diaboliques. Mais autant la chanteuse est expressive lors de leurs exécutions, autant les secondes semblent durer une éternité entre les transitions, du moins au début. Pas facile, j’en consent, de faire lever une foule en début de show…

Du feu, on passe ensuite à la glace… Tout droit venus des nordiques contrées de…l’Ontario, Empyrean Plague prennent le relai avec leur métal au accent viking et païen. Sombre et épique à la fois, la musique des 4 musiciens est jouée sans artifices mais extrêmement efficace. Le chanteur aggrémente ici et là ses féroces refrains et couplets de quelques chants, tout comme le son de sa guitare qui se fait presque accoustique le temps d’une intro. Ses comparses, dont plusieurs nouveaux, jouent les pièces les une après les autres, le tout très bien maitrisé. Cependant, quelques pauses un peu longues et plusieurs ajustements sont nécessaires au cours de leur prestation, mais on leur pardonne, puisqu’ils ont été victimes de vol d’équipement dernièrement (eh oui, eux aussi). Une formation de plus à surveiller pour les amateurs du style et que vous aurez la chance de découvrir, en compagnie de Shade of Sunburst et Issfenn le 28 avril prochain à Sherbrooke ou le lendemain à St-Jean sur le Richelieu avec Paroxysm et Cortisol
.

Quelques minutes avant minuit, l’honneur revint à Molest de conclure cette soirée, devant une foule de plus en plus nombreuse et ennivrée. Une pure aggression, avec un black metal rapide et martial. Un mur de son dense et brutal. Les 4 musiciens, torse nu et ensanglanté, nous assènent une solide salve de riffs destructeurs. Une demi-heure de violence, où les pièces de leur album, dont c’était le lancement montréalais le soir même (il a été officiellement lancée le 22 mars au Barock), s’enchaînent à un rythme infernal. Ici, point de douces mélodies, ni même de breakdowns ou de refrains chantés. Non, que des riffs accrocheurs et intenses, de la batterie jouée à une vitesse vertigineuse, les pieds se croisant sur les pédales, frappant les bass drums puissamment et la voix du chanteur, grinçante et grasse qui nous donne la chair de poule. Du vrai black, pur et simple. Dommage cependant que ce fut si court, car on en aurait repris encore et encore…

Une soirée brève mais intense, qui, l’instant de 3 heures de brutalité offerte par 3 excellents groupes d’ici et d’ailleurs, nous a permis d’oublier cette semaine de fou et de se défouler. Merci aux Productions Kranium pour ce moment de répit, non pas pour les tympans, mais pour l’esprit.
Jon B
by Jonathan Gauthier | Avr 22, 2013 | Critiques de Shows
Tout d’abord je vous avouerai que je n’étais pas trop certain en écrivant cette critique dès le début, car je ne suis pas la personne qui connait le plus tout ce qui se fait de heavy métal dans la scène présentement. Connaissant bien sûr les classiques du genre, je m’aventure quelque peu en terrain inconnu. Tenez-vous le pour dit, mais en même temps je suis un trippeux et je voulais vous raconter ma soirée de mardi dernier.
Il y a peu de fois où nous pouvons avoir la chance de voir deux excellents shows dans la même semaine, mais ce fût le cas cette semaine avec Absu dimanche soir et aussi Diamond Head en tête d’affiche deux jours après à l’Agitée, ce dernier étant le show qui est le sujet principal de cette critique. Par contre, cela m’a permis de constater avec regret que les gens de Québec, à quelques exceptions près, sont très souvent encrés dans un seul style de musique. On se rend vite compte qu’en général le public est super divisé et n’est pas le même dans divers show, mais bon, ce n’est pas le bût de cette ouvrage, mon point étant que la foule aurait pu être plus nombreuse.
Nous avons eu la chance de voir Riotor comme groupe de première partie. Ils ont débuté cette soirée avec un speed/trash métal agressif digne des groupes renommés. Cette occasion était bien spéciale, car on avait l’occasion de voir pour la première fois le nouveau guitariste soliste du groupe Jeff Plamondon qui me semblait quelque peu nerveux, une chose plutôt normale, mais il s’est vite mis à l’aise sur la scène aux côtés de ses nouveaux compatriotes. Riotor est un groupe que je décrirais comme constant dans ses performances ‘live’ et qui ne donne pas seulement un seul bon show de temps à autre. Le seul hic que je peux percevoir de toute leur prestation, qui en fait en n’était pas vraiment un, est le manque de volume à l’avant-scène de toute la partie ‘lead guitar’ qui ne fût pas audible avant les trois dernières chansons. Toujours utile d’avoir un ‘solo boost’ quand tu fais la partie ‘lead’ d’un groupe si le sonorisateur n’est pas habitué.
Le deuxième groupe Cauldron, que je ne connaissais pas beaucoup, sauf de réputation (encore une fois me direz-vous), fût une belle surprise. J’ai toujours aimé voir des groupes à trois membres et ce groupe à tout ce qu’il faut pour rendre sa musique en show. Ce qui se démarque le plus chez Cauldron reste probablement leur très talentueux guitariste et le gros son de basse avec de la distortion du genre Motorhead. Cependant, le groupe reste dans des tempos qui sont vraiment inférieur à Riotor, ce qui me donnait une drôle d’impression au niveau de l’impact de la musique. Nous avons tout de même eu droit à un show sans faille perceptible, surtout au niveau sonore, et une bonne énergie de la part du groupe heavy métal.
La plupart des gens qui comprennent bien l’impact que le groupe de tête d’affiche Diamond Head a eu pour la scène métal vous mentionneront très certainement les noms de Metallica et son cover de ‘’Am I Evil’’, ainsi que Megadeth qui a été très influencé par le band britannique fondé en 1976. Il est plutôt drôle de croire qu’un groupe de ce calibre, qui a déjà tourné avec AC/DC et Iron Maiden, se présentait au Bar-coop l’Agitée devant une foule plutôt amoindrie pour une offrande de cette qualité et renommée. Une chose qui nous frappe quand on regarde le groupe est de voir le guitariste soliste qui n’a pas l’air jeune du tout, mais qui est en feu sur scène et ‘rock’ le stage dans notre face. Le son et certains passages des pièces nous confirme rapidement, même sans le savoir, que ce groupe est British avec ces petits moments qui me rappellent une certaine sonorité punk, surtout au niveau de la batterie. J’ai même eu l’impression d’entendre du Helloween dans les mélodies de guitares de la pièce ‘’The Prince’’. Bref, un groupe qui nous rapporte aux origines du heavy métal. Je retournerais très certainement les voir une autre fois en show pour leur professionnalisme. De plus, le public a bien répondu tout le long du show car nous avons assisté à trois excellents groupes, preuve que la qualité n’envie en rien la quantité. Pour les intéressés, le setlist ressemblait à ceci:
Play It Loud
I Feel No Pain
Dead Reckoning
Come Alive
To Heaven From Hell
In the Heat of the Night
Shoot Out the Lights
It’s Electric
Give It To Me
Sucking My Love
Pray For Me
The Prince
Am I Evil?
Lightning to the Nations
Helpless

by Dave Rouleau | Avr 22, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
Back from ze dead
Bon lundi et bon début de semaine à tous! Oui je sais, je vous ai atrocement manqué la semaine passé, c’est entièrement de ma faute car après mon long exile j’avais besoin de temps pour moi et pour ma p’tite famille, histoire de profiter du temps qu’il nous reste à 2deux avant de mettre une pause à ma vie pour les quelques prochaines années… Bon, ok j’exagère, mais toujours est-il que je vous ai pas complètment laissé tombé la preuve en sera cette exercice ou je vais vous partager quelques-uns des bands que j’ai pu écouter ces dernières trois semaines. En plus, je suis super crinqué car j’ai été voir Opeth hier soir au Capitole!
Donc le premier band cette semaine nous viens d’Italie, OUTOPSYA, un band qui gravite surtout autour des 2 membres fondateurs, Evan Mazzucchi (Basse et Cello) et Luca Vianini (Guitares, Voix, Synthés et Batterie).
Ils font dans le très expérimental, parfois accompagné d’autres artistes, ils ont plusieurs EP/Demo depuis leur fondation en 2003 (« Out Of Psychical Activity » (2003); Demo 504 (2004); « LiveDemoN 205 » (2005); « Frame of Our MadNess » (2006); « Der Golem live » (DVD 2007)) Ils ont aussi lancé deux albums que j’ai pu retracer, « SUM » en 2009, qui s’est vu remettre le «Best Progattitudes Record» par Progaward.it en 2010 et le tout dernier album, sorti en 2011, « Fake ». Je trouve leur beat assez rafraichissant, me rappellant parfois du Cynic ou du Gordian Knot, alors que d’autres chansons sont plus proche du Post-Rock ou encore de la folie des King Crimson. On peut les retrouver sur leur Facebook.
Peut-être le fait de ne pas écrire d’article depuis si longtemps était tel une petite mort pour moi? Ou encore mon exil loin de ma douce me rendait-il plus nostalgique? Ou simplement le spleen d’un hivers qui n’en fini plus de finir me poussait-il vers le sombre? En tout cas, le prochain groupe, Pax Cecilia, est loin d’être festif, mais n’est pas en reste coté musicalité. J’adore les violons et j’aime bien le piano et quand les deux se rencontrent dans un Post-Metal Expérimental, ça accompagne très bien mes blues, je vous laisse juger sur ce premier morceau.
Quel ambience lourde, si comme moi ça a touché vos cordes sensible, sachez que vous pouvez downloader leur album « Blessed Are The Bonds » directement sur leur site et je vous y inviterai à leur faire une petite donation tant qu’à y être. Vous pourrez aussi constater que le groupe est plus complexe que cette seule chanson, mélangeant quantité de styles et d’instruments, passant habilement de la sombre douceur classique à l’astringence obscure du métal
Originellement de Brookville en Pennsylvanie, le quintet est maintenant emménagé à Rochester, NY. « Blessed Are The Bounds » est leur deuxième Opus et date déjà de 2007. En 2003, ils avait lancé leur début titré « Nouveau : A theatre Of Air » que vous pouvez également retrouver gratuitement ici. Le leader ou porte-parole du groupe, John Feustel, très conscient des changements touchant l’industrie de la musique, explique en effet que le groupe tente d’exister sur la base des donations. Est-ce pourquoi on a rien vu d’eux depuis? Je sais pas, mais j’ai en tout cas évalué que ça valait au moins 5$. Retrouvez-les sur leur Facebook.
Si vous haïssez les chats, êtes légèrement épileptique ou encore voulez pas savoir ce qu’est une basse-clarinette ou ce que ça peut donner comme son dans un trio instru composé de 3 français disjonctés (Benjamin Bardiaux (Claviers et Synthés), Nicolas Sénac (Guitares) et Aymac Thomas (Batteries, Electros et Basse-Clarinette)), n’allez surtout pas écouter cet extrait vidéo du prochain album « Hyperblast Super Collider » (disponible en pré-vente ici) du prochain band mis en vedette cette semaine, Pryapisme.
La musique déménage en sale, même si le vidéo m’a laissé un peu nauséeux… Si vous n’êtes pas assez affecté et que vous en redemandez encore, vous pouvez toujours aller sur leur page Bandcamp où vous pouvez ‘streamer’ leur premier album « Rococo Holocaust » (2010) ou encore le commander digitalement ou physique à prix modique. Vous pouvez aussi les suivres sur leur Facebook. Voici deux autres extraits, en premier de leur demo 2005 « Pump Up The Pectine » puis de « Rococo Holocaust ». En passant, cette dernière est un très beau mélange de musique électronique, classique, ska, latin et métal… vive le prog!
Un dernier band cette semaine, du bon vieux RIO ‘made in Québec’. Y’a pas juste la drogue qui était bonne fin 80 début 90, y’avait aussi du bon Prog qui se faisait ici. Assez fucké merci Les Granules; Jean Derome (flute et Saxophone) et René Lussier (Guitares) vous parle d’hygiène et de leur corps dans ce prochain vidéo. Les 3 accords peuvent aller se r’coucher…
Délicieux n’est-ce pas? Le pire, y’en a plus!
En fait, les deux compères nous ont pondu trois albums : « Soyez Vigilants…Restez vivants! » 1986, « Le Retour des Granules » 1987 et « Au Royaume Du Silencieux ». René Lussier est une légende vivante de l’improvisation et du génie musicale québécois depuis les années 70 et il est toujours actif, ayant signé notamment la musique du Moulin à Images qui vit cette années sa dernière édition. La liste de ses collaborations et sa discographie est aussi eclectique qu’impressionante pour ce guitariste auto-didacte n’ayant pas peur de battre lui-même son chemin. Son complice dans Les Granules, Jean Derome, est loin d’être en reste lui-même. Multi-instrumentiste et inventeur de nombreux instrument hétéroclite, il est une des figure de proue d’Ambiences Magnétiques. Promulgueur de Rock et de Jazz Expérimental depuis le début des 70, il a signé plusieurs musique de films et s’implique beaucoup dans des projets théatraux ou chorégraphique. Si jamais vous croiser leur nom sur une affiche, courrez-y vous risquez de vivre une véritable soirée de… fin du monde…
En bonus cette semaine, je vous laisse avec la dernière composition d’un ami à moi et très bon compositeurs québécois, nord-cotier de surcroît, ayant longtemps évolué avec notre starbuck de la basse nationale, Dominic Forest Lapointe et si cette prochaine chanson de lui est dans le tout doux, sachez que j’ai entendu de forte rumeur à travers les branches qu’il y aurait un comeback du très excellent band Atheretic, et avec un bon chanteur cette fois, surveillez ça, si vous le ratez vous vous en repenterez jusqu’à la fin de votre vie. En attendant vivez l’expérience « danileblancmusic » avec cette dernière pièce de Dani Leblanc, « Impression Faded ».
À la semaine prochaine (oui, oui la semaine prochaine, je vous ai promis 2 article par mois,non? I’ll make good on my promise!)
On Arrête pas l’Prog!

by Patrick Graham | Avr 22, 2013 | On Arrête Pas l’Prog!
Back from ze dead
Bon lundi et bon début de semaine à tous! Oui je sais, je vous ai atrocement manqué la semaine passé, c’est entièrement de ma faute car après mon long exile j’avais besoin de temps pour moi et pour ma p’tite famille, histoire de profiter du temps qu’il nous reste à 2deux avant de mettre une pause à ma vie pour les quelques prochaines années… Bon, ok j’exagère, mais toujours est-il que je vous ai pas complètment laissé tombé la preuve en sera cette exercice ou je vais vous partager quelques-uns des bands que j’ai pu écouter ces dernières trois semaines. En plus, je suis super crinqué car j’ai été voir Opeth hier soir au Capitole!
Donc le premier band cette semaine nous viens d’Italie, OUTOPSYA, un band qui gravite surtout autour des 2 membres fondateurs, Evan Mazzucchi (Basse et Cello) et Luca Vianini (Guitares, Voix, Synthés et Batterie).
Ils font dans le très expérimental, parfois accompagné d’autres artistes, ils ont plusieurs EP/Demo depuis leur fondation en 2003 (« Out Of Psychical Activity » (2003); Demo 504 (2004); « LiveDemoN 205 » (2005); « Frame of Our MadNess » (2006); « Der Golem live » (DVD 2007)) Ils ont aussi lancé deux albums que j’ai pu retracer, « SUM » en 2009, qui s’est vu remettre le «Best Progattitudes Record» par Progaward.it en 2010 et le tout dernier album, sorti en 2011, « Fake ». Je trouve leur beat assez rafraichissant, me rappellant parfois du Cynic ou du Gordian Knot, alors que d’autres chansons sont plus proche du Post-Rock ou encore de la folie des King Crimson. On peut les retrouver sur leur Facebook.
Peut-être le fait de ne pas écrire d’article depuis si longtemps était tel une petite mort pour moi? Ou encore mon exil loin de ma douce me rendait-il plus nostalgique? Ou simplement le spleen d’un hivers qui n’en fini plus de finir me poussait-il vers le sombre? En tout cas, le prochain groupe, Pax Cecilia, est loin d’être festif, mais n’est pas en reste coté musicalité. J’adore les violons et j’aime bien le piano et quand les deux se rencontrent dans un Post-Metal Expérimental, ça accompagne très bien mes blues, je vous laisse juger sur ce premier morceau.
Quel ambience lourde, si comme moi ça a touché vos cordes sensible, sachez que vous pouvez downloader leur album « Blessed Are The Bonds » directement sur leur site et je vous y inviterai à leur faire une petite donation tant qu’à y être. Vous pourrez aussi constater que le groupe est plus complexe que cette seule chanson, mélangeant quantité de styles et d’instruments, passant habilement de la sombre douceur classique à l’astringence obscure du métal
Originellement de Brookville en Pennsylvanie, le quintet est maintenant emménagé à Rochester, NY. « Blessed Are The Bounds » est leur deuxième Opus et date déjà de 2007. En 2003, ils avait lancé leur début titré « Nouveau : A theatre Of Air » que vous pouvez également retrouver gratuitement ici. Le leader ou porte-parole du groupe, John Feustel, très conscient des changements touchant l’industrie de la musique, explique en effet que le groupe tente d’exister sur la base des donations. Est-ce pourquoi on a rien vu d’eux depuis? Je sais pas, mais j’ai en tout cas évalué que ça valait au moins 5$. Retrouvez-les sur leur Facebook.
Si vous haïssez les chats, êtes légèrement épileptique ou encore voulez pas savoir ce qu’est une basse-clarinette ou ce que ça peut donner comme son dans un trio instru composé de 3 français disjonctés (Benjamin Bardiaux (Claviers et Synthés), Nicolas Sénac (Guitares) et Aymac Thomas (Batteries, Electros et Basse-Clarinette)), n’allez surtout pas écouter cet extrait vidéo du prochain album « Hyperblast Super Collider » (disponible en pré-vente ici) du prochain band mis en vedette cette semaine, Pryapisme.
La musique déménage en sale, même si le vidéo m’a laissé un peu nauséeux… Si vous n’êtes pas assez affecté et que vous en redemandez encore, vous pouvez toujours aller sur leur page Bandcamp où vous pouvez ‘streamer’ leur premier album « Rococo Holocaust » (2010) ou encore le commander digitalement ou physique à prix modique. Vous pouvez aussi les suivres sur leur Facebook. Voici deux autres extraits, en premier de leur demo 2005 « Pump Up The Pectine » puis de « Rococo Holocaust ». En passant, cette dernière est un très beau mélange de musique électronique, classique, ska, latin et métal… vive le prog!
Un dernier band cette semaine, du bon vieux RIO ‘made in Québec’. Y’a pas juste la drogue qui était bonne fin 80 début 90, y’avait aussi du bon Prog qui se faisait ici. Assez fucké merci Les Granules; Jean Derome (flute et Saxophone) et René Lussier (Guitares) vous parle d’hygiène et de leur corps dans ce prochain vidéo. Les 3 accords peuvent aller se r’coucher…
Délicieux n’est-ce pas? Le pire, y’en a plus!
En fait, les deux compères nous ont pondu trois albums : « Soyez Vigilants…Restez vivants! » 1986, « Le Retour des Granules » 1987 et « Au Royaume Du Silencieux ». René Lussier est une légende vivante de l’improvisation et du génie musicale québécois depuis les années 70 et il est toujours actif, ayant signé notamment la musique du Moulin à Images qui vit cette années sa dernière édition. La liste de ses collaborations et sa discographie est aussi eclectique qu’impressionante pour ce guitariste auto-didacte n’ayant pas peur de battre lui-même son chemin. Son complice dans Les Granules, Jean Derome, est loin d’être en reste lui-même. Multi-instrumentiste et inventeur de nombreux instrument hétéroclite, il est une des figure de proue d’Ambiences Magnétiques. Promulgueur de Rock et de Jazz Expérimental depuis le début des 70, il a signé plusieurs musique de films et s’implique beaucoup dans des projets théatraux ou chorégraphique. Si jamais vous croiser leur nom sur une affiche, courrez-y vous risquez de vivre une véritable soirée de… fin du monde…
En bonus cette semaine, je vous laisse avec la dernière composition d’un ami à moi et très bon compositeurs québécois, nord-cotier de surcroît, ayant longtemps évolué avec notre starbuck de la basse nationale, Dominic Forest Lapointe et si cette prochaine chanson de lui est dans le tout doux, sachez que j’ai entendu de forte rumeur à travers les branches qu’il y aurait un comeback du très excellent band Atheretic, et avec un bon chanteur cette fois, surveillez ça, si vous le ratez vous vous en repenterez jusqu’à la fin de votre vie. En attendant vivez l’expérience « danileblancmusic » avec cette dernière pièce de Dani Leblanc, « Impression Faded ».
À la semaine prochaine (oui, oui la semaine prochaine, je vous ai promis 2 article par mois,non? I’ll make good on my promise!)
On Arrête pas l’Prog!

by Jonathan Blais | Avr 20, 2013 | Critiques de Shows, Uncategorized
L’équipe de Blue Skies Turn Black nous avait concocté tout un festin en quatre services en ce dimanche 14 avril, servi au Il Motor. Au menu, nul autres que Fight Amp, Ken Mode, Keelhaul et Today is the Day…
Premier service:
Une entrée somme toute assez simple mais très satisfaisante avec le trio du New Jersey, Fight Amp. Un son qui rappel les débuts du grunge des Melvins, Tad ou Nirvana époque Bleach. Joué de façon brutale, surtout au niveau du drum, celui-ci ayant besoin de quelques ajustements au cour de la prestation tellement il est malmené. Le trio devient quatuor lorsque le bassiste de Ken Mode saute sur scène le temps d’une pièce pour s’époumonner, donnant ainsi un bref répit aux cordes vocales des guitariste et bassiste, leur permettant de torturer davantage celles de leurs instruments respectifs. On sait alors à quoi s’attendre pour le reste du repas: une bonne dose de décibels, de la distortion aux limites de ce que peuvent subir les amplis, de longs riffs hypnotiques… Bref, tout ce qui caractérise le sludge, le post-core et le noise-core…

Deuxième service:
D’une intensité phénoménale, les Manitobains de Ken Mode prennent à leur tour possession de la scène. Et le terme »possession »pourrait facilement s’appliquer au chanteur, tellement son regard est intense et fou à la fois. Martellant sans cesse le plancher à l’aide de son pied la scène à toute les 4 mesures, il fait presque concurrence aux coups de bass drum de son frère. Encore une fois, les riffs sont lourds et saturés mais plus grinçants et brutaux. Surtout lorsqu’il troque sa guitare pour une bass, qui s’ajoute à celle du troisième membre du trio. Et tout au long des pièces jouées, plusieurs couches de riffs sont ajoutées par un habile jeu de pédale, nous donnant ainsi une assiette plus que remplie, une bouillie de sons dense mais digeste. On en reprendrait quelques louches n’importe quand.

Troisième service:
Il y a des produits qui prennent du goût en vieillissant, comme le fromage ou le vin. Et c’est aussi le cas de Keelhaul, originaires de Cleveland, Ohio. Depuis 1997, les 4 musiciens nous offrent périodiquement un rock qui flirte avec le jazz, le hardcore, le punk et même le progressif. Ici, les saveurs se veulent plus… comment dirais-je… »sucrées ». Une avalanche de riffs joués de main de maitre et sans artifices par 4 musiciens qui en ont vu des vertes et des pas mûres au cour de leur longue expérience. On sent autant le travail que le plaisir derrière leur musique enjouée par moment ou crue à d’autres. Un groupe que plusieurs personnes, parmis la foule assez nombreuse pour un dimanche soir, attendaient avec impatience le retour. Cet entremets créatif et inspirant nous permit pour un peu moins d’une heure de s’éloigner des effluves sombres et lourdes à l’honneur ce soir-là.

Quatrième service:
Rien de mieux après un bon repas qu’un bon café. Et, pour ma part, je le préfère noir et corsé, avec une bonne dose d’alcool. Un peu comme ce que nous offrait le légendaire Steve Austin et son non moins mythique groupe Today is The Day. Formation à géométrie variable depuis ses débuts il y a de cela un peu plus de 20 ans, Today is the Day est un produit assez difficile à cataloguer. Pionnier du noise-core, il fut une inspiration pour une foule de bands, dont Converge et Mastodon, pour ne nommer que ceux-ci. Dès les premiers riffs, précédés par des extraits sonores qui semblent tirés de films, c’est un assaut abrasif, corrosif et brûlant qui nous est servi. De son côté de la scène, Austin gratte tantôt sa guitare de façon frénétique, dopé à la caféïne, tantôt de manière relâchée, titubant presque, comme si il avait bu cul sec une bouteille de bourbon, liqueur originaire de son Tenessee natal. Ses musiciens tiennent la mesure, se pliant aux différents changements de tempos, et ce, avec une redoutable efficacité. Maniant les feedbacks et les reverbérations tout au long du set, Austin donne congé quelques minutes à ses partenaires, appuie sur quelques touches de son portable derrière lui, empoigne son micro et entame une longue et torturée chanson, à mi-chemin entre l’incantation et la complainte, sur des rythmes aux saveurs inspirées du Moyen-Orient. Le tout s’achève sur une autre explosion de sonorités extrêmes, démontrant ainsi aux fans réunis que l’homme qui se tient devant eux, est encore capable de donner des leçons aux plus jeunes, malgré le temps et les excès.




Complètement rassasié, le corps lourds et les tympans bourdonnants, je repris le chemin du retour, témoins d’avoir une fois de plus assisté à un moment unique, rempli de découvertes et d’émotions fortes, démontrant encore une fois l’habileté de Blue Skies Turn Black à dénicher des groupes au son différent, qui satisfont autant les experts que les non-initiés.
Jon B