by Antoine Pellerin | Avr 3, 2013 | Critiques de Shows
Il était environ 8h lorsque je mis les pieds dans l’Agitée pour cette troisième édition du Black Metal Origines. Bien sûr, la salle était presque vide à ce moment, mais nous pouvions constater un bon achalandage à l’entrée lorsque le spectacle fut sur le point de commencer! Sepulchral Production était là bien sûr avec son artillerie de marchandise aux côtés de celle des groupes qui se produisaient ce soir là aussi.
La formation Ordoxe était chargée d’ouvrir le bal. Le groupe est un quatuor qui fait un Black Metal très primitif qui va nous ramener à la bonne vielle époque de « Transylvanian Hunger ». Les riffs sont malsains, sombres et on pourrait même dire crasseux à la fois. Très bon groupe! Ordoxe avait la tâche colossale de rendre hommage au groupe Belge, Enthroned . Pour ceux qui ne connaissent pas cette formation, sachez qu’elle est probablement la plus importante dans la scène Black Metal Belge depuis ses 20 ans d’existence. Le groupe interpréta « Evil Church », « The Forest of Nathrath » et « The Ultimate Horde Fights ». Toutes ces pièces se retrouvent sur le deuxième opus d’Enthroned intitulé « Towards the Skullthrone of Satan » qui paru en 1997. Étant donné que j’adore Enthroned, j’avoue avoir eu une petite préférence pour cet hommage qui fut exécuté avec audace et passion! Merci Ordoxe.
Donc, après une pause d’environ vingt minutes, c’était au tour d’Endless Horizon à montrer ce qu’ils avaient dans le ventre. Endless Horizon (pour ceux à qui le groupe est inconnu) se tient dans un style qui va nous rappeler Emperor ou même Dimmu Borgir (dans la bonne époque bien sûr) dû à ses moments plus symphonique et ambient. Composé de cinq membres, ils nous on offert une performance ‘live’ du tonnerre! Ils ont sûrement été le groupe le plus actif sur scène de toute la soirée tout en brûlant et déchirant une bible . Même un crâne (que je soupçonne de provenir du Dollorama!) ne fut point épargné. Endless Horizon ont choisi de rendre hommage à Gorgoroth. Ce qu’ils ont bien fait d’ailleurs! Les pièces jouées étaient: « Bergtrollets Hevn » (Antichrist ), « Funeral Procession » & « Profeteus Apendaring » (Under the Sign of Hell). Nous avons même eu droit à un rappel où nous pouvions profiter d’une dernière pièce et cette fois-ci ce fut nul autre que « Bergravelsesnatt » que l’on retrouve sur le premier album du groupe Norvégien, « Pentagram ». Encore une fois, le groupe a vu juste! La performance de cette track pour un vidéo Ondes Chocs peut être vue ci-dessous.
Ce fut le tour au groupe Mortuas de prendre place sur scène. Je dois admettre que nous avons eu droit à un exemple des deux antipodes du Black Metal. La formation de Sept-Îles m’a étrangement rappelé Nargaroth. Peut-être trop même, car je ne sais point comment décrire Mortuas autrement . Je dois dire que pour avoir déjà vu le groupe jouer un ‘set’ complet, j’ai été un peu déçu, car je trouvais qu’il y avait beaucoup de longueurs reliées aux riffs et aux structures des pièces. Ça devenait un tout petit peu lassant et répétitif à la longue (peut-être était-ce un mauvais choix des pièces? ) et j’étais incapable de distinguer une pièce d’une autre dû peut-être à un petit manque d’originalité ou conviction? Par contre, la formation avait choisi d’honorer le mythique projet de Galder (Dimmu Borgir), Old Man’s Child. Sachez chers lecteurs que je ne connais malheureusement pas beaucoup ce groupe. Je l’ai connu lors de cette soirée pour ainsi dire (je connais simplement les albums récents), mais ça a été une agréable découverte! La performance du groupe m’a très impressionné pour cette partie, comme je le disais au début, c’était deux antipodes! Les pièces était élaborées, dynamiques et j’aimais beaucoup la touche Folk qui émanait du groupe. Elle me rappelait Borknagar à la même époque. Je n’ai malheureusement pas pu obtenir les titres des pièces exécutées par Mortuas pour Old Mans Child (je soupçonne tout de même les pièces de provenir de l’album « Born of the Flickering », paru en 1995). Mention spéciale à vous les gars, car pour les covers vous étiez sans doute les plus précis et minutieux du lot!
Après cette dernière pause fut le temps pour Cryptic Howling de fouler les planches de l’Agitée. Je connaissais le groupe, mais je n’ai jamais eu l’occasion de les voir ‘live’ . Je dois avouer que j’ai été agréablement surpris de ce qui se passait en face de moi! J’avais affaire à un Black Metal plus moderne et drastique que les autres formations de la soirée. J’ai toujours pensé que le groupe sonnait un peu comme Dark Fortress. Par contre, à mon grand regret, je trouvais que la voix du chanteur était un peu pauvre ce soir là. Est-ce toujours le cas ou était-il moins en forme cette foi-ci? Je ne le sais pas mais c’est un petit point qui m’agaçait un peu. Néanmoins l’ensemble était efficace et déchaîné! Cryptic Howling a sûrement eu aussi la meilleure réaction du publique. La fausse était bel et bien active durant leur prestation. Le groupe louangé cette fois était nul autre que Dark Funeral! Je tiens à préciser que j’allais être très difficile pour ce groupe, car je suis un très grand admirateur du groupe suédois. Alors voilà , je crois qu’ils ont fait du beau travail pour ce qui est de la constance des pièces. Nous savons tous que Dark Funeral est toujours… dans le tapis! De ce côté là, c’était parfait et tout y était. Les riffs étaient joués à la note près et l’énergie y était aussi! Les pièces présentées faisaient tous partie du premier album « The Secrets of the Black Arts », soit « My Dark Desire », « The Fire Eternal » et « The Dawn no more Rises ». Très bonne sélection macabre encore une fois!
Donc c’est ce qui conclu la 3ième édition du Black Metal Origines ! Je tiens à remercier Sepulchral et Metallum Prods, Galy booking, etc. Ce fut encore une très belle soirée comme les éditions précédentes, toute la grande famille était présente au complet (ou presque) en étant joviale et fébrile et c’est grâce à vous principalement, alors mille fois merci encore pour cet éventement que j’espère voir perdurer!




by Dave Rouleau | Avr 2, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces
La première fois que j’ai eu affaire avec le groupe de métal de Québec Suddenflames, c’était comme animateur pour lancer leur vidéo de « Gabriel’s Quest » au Bar St-Josef à Québec. Depuis ce temps, les boys ont travaillé sur leur nouvel album avec le nouveau lineup, un opus qui verra le jour cette année et qui fera suite à « Death Might Be Late » sorti en 2009.
Cependant, entre les deux, il y a eu une performance remarquée au Capitole de Québec le 13 avril 2012, un show qui a été immortalisé par 5 caméras et dont le résultat vous est offert dans l’excellent vidéo que vous pouvez voir et revoir ci-dessous. Ils étaient à ce moment en première partie de Made In Iron (hommage à « Live After Death » de Iron Maiden, l’expérience 1984). Cette performance est la première avec le nouveau lineup qui comprend Daves Couture à la guitare et Nicolas Blanchet à la batterie.
DEUX pièces qui y sont jouées sont de nouvelles compositions qui apparaîtront sur le prochain album « Under the Sign of the Alliance » qui paraîtra au cour de l’année 2013. Le groupe pourrait être en tournée cette automne si la sortie de l’album ne tarde pas, alors gardez les yeux et surtout les oreilles grandes ouvertes pour Suddenflames!!!! Je vous présente le show, leur vidéo de « Gabriel’s Quest », le ‘making of’ de celui-ci, mais également le party de lancement du clip!

by Louis Olivier Brassard Gelinas | Avr 2, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Critiques de Shows, Uncategorized
Je ne pourrais commencer ce texte autrement que par une certaine mise au point à l’attention des lecteurs. Effectivement, il est inhabituel pour moi d’écrire sur un spectacle, qui constitue une œuvre de performance, ou toute autre forme d’œuvre « artistique » lorsque j’y ai moi-même pris part. Mon habitude se situe plutôt dans la distance critique, d’écrire du point de vue du spectateur et non de «l’artiste » (terme à prendre avec un grain de sel) et de critiquer le plus objectivement possible mon expérience avec une œuvre.
Toutefois, lorsque le toujours très enthousiaste et spontané Dave Rouleau m’a demandé d’écrire un compte-rendu de derrière la scène du Black Métal Origines III (29 mars 2013) auquel je participais avec mon groupe Endless Horizon, je ne pus qu’accepter. La sortie de ma zone de confort me semblait vraiment intéressante et faire découvrir aux gens une partie souvent méconnue de la tenue d’un spectacle, c’est-à-dire tout ce qui vient avant, me semblait une très bonne idée. Soyez donc avertis, ce texte sera fortement subjectif et ne représentera que mon point de vue sur le Black Metal Origines III.
Tout d’abord, l’aventure du BMO III ne débute pas la soirée du 29 mars, ce n’en est que l’aboutissement. Le concept même de ce mini festival fait en sorte qu’il s’agit d’un travail de longue haleine pour les groupes qui y participent. Ceux-ci doivent en effet choisir un groupe célèbre de Black Metal, monter des reprises de ce groupe et des compositions originales dans un setlist et les jouer devant un public connaisseur lors de la tenue de l’évènement. Endless Horizon et moi avions le souhait d’y participer dès la première édition en 2010. Nous avions tâté le terrain à la deuxième, mais étions arrivés en retard, les participants étaient déjà choisis. Cependant, Charles Benoit et Max Craig de Metallum Prods avaient gardé notre nom en mémoire et lorsqu’ils décidèrent d’en faire une troisième édition, au milieu de l’été 2012, ils nous proposèrent d’en faire partie. Aussitôt, commença un long processus.
Premièrement, il fallait choisir un groupe auquel nous voulions nous attaquer. Inévitablement, le choix du groupe donna lieu à certains désaccords en raison des préférences de chacun des membres. Comme dans une famille, il nous fallut régler nos différends avec maints compromis qui aboutirent à Gorgoroth, groupe notoire du Black Metal norvégien. Ensuite, il fallut choisir les pièces de ce groupe que nous voulions monter. Aussitôt je fus confronté personnellement à une tâche très lourde : Gorgoroth a toujours refusé de publier les paroles de leurs chansons et les pièces de leurs premiers opus, auxquels nous voulions nous attarder, sont souvent en Norvégien, une langue que je ne parle pas. Commença donc un immense travail de recherche de transcription des paroles faites par des amateurs du groupe, de recoupement des transcriptions pour s’assurer de leur authenticité et finalement d’apprentissage de la prononciation. Pendant ce temps, les autres membres d’Endless se concentraient à l’apprentissage de la musique avec tout autant d’assiduité et nous pratiquions ensemble deux fois par semaine. Ce processus s’étendit de la fin décembre, après nos spectacles de lancement d’album (1er décembre à Québec et 22 décembre à Montréal), jusqu’à la tenue du spectacle, vendredi dernier.
Beaucoup de travail donc, mais nous voulions être sûrs de mettre toutes les chances de notre bord pour donner une performance du tonnerre. Chaque année, depuis la première édition, ce spectacle attire la crème des connaisseurs de Black Metal de la Capitale et des environs et nous n’avions pas le droit à l’erreur, même si cette année l’évènement n’avait pas lieu au Complexe Méduse, mais à l’Agitée ce qui signifiait une ambiance plus intime. De plus, nous allions partager la scène avec des groupes à l’excellente réputation ; Ordoxe (Enthroned), Mortuas (Old Man’s Child) et Cryptic Howling (Dark Funeral), et ne souhaitions donc pas être en reste par rapport à eux.
Cela nous mène à la soirée du 29 mars, qui débuta pour moi à 8 h 30 le matin, car avant de jouer le frontman de BM je devais jouer mon rôle de cuisinier pour faire la popote de la journée en ce Vendredi saint. À 13 h 45, ma douce compagne m’attrapa en voiture pour une douche rapide à la maison, puis direction Studios Sonum pour aller embarquer notre cargaison imposante de matériel dans quatre voitures et arriver à 16 h à l’Agitée pour installer ledit matériel et les tests de sons. En arrivant dans cette désormais célèbre salle de spectacle, ce fut le moment de faire connaissance avec les membres des autres groupes invités et l’équipe de la soirée: François C. Fortin au son, Max Craig et Charles Benoit de Metallum Prods à l’organisation, notre gérant Marc Lavoie (merci pour la merch!) et l’équipe de l’Agitée. Après un briefing succinct de Max Craig et Charles Benoit commença immédiatement l’installation du backline, suivie des tests de son. Cela me permit de constater le professionnalisme et l’efficacité des artisans impliqués dans la tenue du BMO, qui réduisent ainsi considérablement l’attente interminable habituellement vécue par les membres de groupes avant un spectacle lorsque les tests de son et l’installation s’étirent en longueur.
Vers 18 h 30, tout était prêt pour la tenue du spectacle et les organisateurs nous offrirent immédiatement le souper qu’ils avaient prévu pour les groupes et l’équipe. Encore une fois démontrant leur professionnalisme et leur attention aux besoins des groupes. Vers 19 h 30, les portes ouvrirent et les spectateurs commencèrent à affluer dans la salle tranquillement. Ce fut alors l’occasion pour Endless Horizon et nos gentilles maquilleuses (ma précieuse Julie Bédard et la compagne de Gangrène (basse), la sémillante Karine Sylvain) de descendre au backstage pour la séance de maquillage avant le spectacle. En effet, le premier groupe de la soirée, Ordoxe, devait entrer en scène vers 20 h 15 et ne jouerait que 35 minutes environ, ce qui est assez juste pour costumer et maquiller les 6 spectres d’Endless Horizon! Pendant que la musique du premier groupe et leurs reprises d’Enthroned débutaient, nous eûmes ainsi l’occasion d’évacuer le trac en blaguant avec Emmanuel Audet, Sébastien Gagnon et Dominic Mongrain Thériault de Cryptic Howling, jusqu’à ce qu’enfin prêts nous montâmes assister à la fin de la solide performance d’Ordoxe en attendant notre tour de chant.
Lorsque notre tour arriva, l’installation de notre matériel fut facilitée par l’efficacité de Jean-François Jalbert et ses acolytes d’Ordoxe à vider la scène et par l’aide de Michael « Aisthem » Mercier, notre ancien claviériste qui aida notre petite nouvelle Countess Darya à s’installer avec rapidité (merci beaucoup Mike!). Puis cette dernière lança l’introduction, je me retournai pour un petit rituel de tapes poing à poing avec LordGore (guitares/vocal), Zéphyros (batterie), Nafarius (guitares), Gangrène et la Comtesse. À ce moment, le trac fit place à une sorte d’engourdissement chez moi où tout ce qu’on avait pratiqué pendant des mois devint naturel et je ne pensai qu’à mon interaction avec la foule en saluant du poing Nicolas Racine de Métal Obscur Blogzine qui arbore un t-shirt de Gorgoroth (wow!). J’entamai ma présentation de la première pièce de la soirée et je hurlai son nom : « Bergtrollets Hevn »! Aussitôt, le temps s’accéléra et la prestation ne sembla être qu’un éclair. Le son de scène était imposant (merci Franky!) Les têtes s’agitaient devant nous, la sensation était orgasmique. Je déployai mes assauts : crâne éclaté au sol, bible déchirée et souillée de bière, grimoire infernal qui prend feu et dégustation de sang. Lorsque nous terminions ce qui devait être la dernière pièce de notre set; « Profetens Apenbaring », les spectateurs en redemandèrent et Jonathan Gauthier, qui fêtait son 26e anniversaire ce soir-là, ne se gêna pas pour saisir le micro et demander un rappel… Quel bonheur! Ce n’était cependant pas prévu, mais nous avions gardé un atout dans notre manche en préparant une quatrième reprise de Gorgoroth pour une certaine vidéo d’Ondes Chocs. « Begravelsesnatt », la première pièce du premier album (Pentagram) des psychopathes de Bergen que nous jouâmes à un rythme fulgurant et les spectateurs furent conquis. Du moins, ils eurent l’air de s’amuser autant que nous en se rentrant dedans comme des possédés! Après quelques empoignades viriles avec les spectateurs de la première rangée nous redescendîmes de la scène avec le sentiment du devoir accompli et l’envie de faire la fête. Le reste de la soirée fut un superbe party au son de Mortuas et Cryptic Howling!
En somme, participer au BMO avec mon groupe fut une expérience inoubliable qui valu amplement tout le travail, le temps et les tergiversations de groupe qu’il implique. Ce spectacle unique nous a donné l’occasion de travailler avec une équipe professionnelle, intelligente et dévouée et de partager la scène avec des groupes et des individus au talent exceptionnel. De plus, ce spectacle nous a permis de nous amuser comme des malades en reprenant des classiques incontournables d’un groupe qui a marqué notre courant musical de prédilection. Je souhaite fortement qu’une quatrième édition de ce petit festival, que nous sommes très chanceux d’avoir à Québec, ait lieu l’an prochain. Merci à toute l’équipe du BMO III et à l’an prochain!

by John Page | Avr 1, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest, Uncategorized
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Formé en 1999, par Tim Armstrong, lead singer de Rancid et Rob Aston (skinhead Rob), un ami de ce dernier et roadie de Rancid. Je vous parle ici de The Transplants. Cette formation qui œuvre dans le punk/rap est en fait un super groupe. Au tout début du projet, Tim et Rob voulaient seulement faire de la musique sur des beats en loop et des samples. Quand le projet prit de l’ampleur, ils se mirent à inviter d’autres musiciens de renom. Finalement, ils décidèrent de former un band complet et invitèrent le batteur de Blink 182, Travis Barker.
En 2002, The Transplants a lancé son premier album éponyme sur Hellcat Records. Plusieurs artistes dont Davey Havock (AFI), Danny Diablo (Crown of Thornz ), Lars Frederiksen (Rancid) et Brody Dalle (The Distillers) ont participé à l’enregistrement de celui-ci. Les deux premiers singles, Diamonds & Guns et D.J. , D.J. ont aussitôt pris la chaine Mtv d’assaut pour devenir des succès commerciaux. Suite à la sortie de l’album, le groupe prit la route en compagnie des Foo Fighters.
Par la suite, c’est en 2005 qu’ils ont sorti leur deuxième effort, « Haunted Cities« . Les gars ont aussitôt pris la route à bord de la tournée du Vans Warped Tour pour promouvoir l’album. Une tournée avec la formation Pennywise fut aussi organisée pour la sortie du deuxième single et vidéo « What I Can’t Describe« . Une rumeur de dissolution fut lancée par Rob sur les ondes d’une radio américaine mais aussitôt cette dernière fut démentie par Tim qui dit,: Dans la prochaine année, j’espère pouvoir enregistrer un nouvel album avec Transplant car j’adore enregistrer avec ces gars-là.
« In A War Zone« , est prévue pour le mois de mai 2013, ce qui sera le troisième opus de la formation Californienne. La sortie de celui-ci sera comme tous les autres rapidement suivi d’une tournée. Nous aurons alors la chance d’accueillir les gars soit le 15 juin 2013 sur une des scènes du Rockfest de Montebello. D’ici ce temps-là, rappelez-vous des souvenirs avec les vidéos de « Diamonds & Guns« .
et D.J., D.J.
See Ya In The Pit
John
by Marryah Noch Mulligore | Avr 1, 2013 | La Décapiteuse

La Décapiteuse # 5
On se le cachera pas – l’ère moderne au sein de la scène métal mondiale, que ce soit au niveau underground ou mainstream, est aussi victime de hypes, et également d’overhypes. Ma définition d’une mode qui pogne trop (même dans le contexte d’une scène dont je fais partie avec beaucoup de fierté et avec un sentiment d’appartenance tout naturel) c’est quand un sous-style de métal en particulier apporte des caractéristiques à un son pour le rendre plus accessible au grand public, au grand détriment de sa crédibilité et de son efficacité. Des modes plus ou moins viables (et aussi assez modérément nécessaires) ont pris le dessus au courant des dernières années, et c’est un phénomène assez facile à observer quand t’es le genre de personne qui se claque des centaines d’albums par année. Y’a eu la vague folk y’a un bout de temps, suivie de près par la grosse trolée de bands qui se disent »pirates » ou »viking ». Certains ont réussi à intégrer de la flûte, de la cuillère, du maracas, et de la mandoline à leur album sans ruiner leur identité métal (i.e. ELUVEITIE), d’autres ont succombé à l’aspect cheesy dicté par le courant populaire et ont fini par cracher du stock qui sonne à peu près aussi heavy qu’un album de swing (i.e. ALESTORM). Ensuite, in comes the thrash revival. Un peu plus tard, on a eu droit à un très émouvant retour en arrière avec la réapparition du vintage rock et l’appréciation un peu plus marquée du public face au psyrock et au doom (cette phase était pas mal ma préférée et a duré jusqu’à début 2013). Cette année, le prog fait virer tout le monde à motié fou, et j’avoue que j’embarque quand même dans le bateau et je trouve qu’il y a quelque chose d’intéressant à voir. J’ai par contre un mauvais feeling pour la trend qui vit en parallèle complet avec l’univers du métal mathématique au même moment – dans une dimension éloignée, mais dont l’existence est assez flagrante pour exaspérer les oldschoolers comme moi qui apprécient un musicianship qui a de la substance – le fucking metalcore et la manière dont trop de types de bands (death metal en passant par le thrash jusqu’au hardcore) intègrent les tough guy breakdowns dans leur approche de manière étouffante, voire risible. Honnêtement, le trip Trolls Dansants me gossait pas mal moins et les raisons sont assez comprenables.
BEYOND THE SHORE – Ghost Watcher
J’ai récemment eu l’heureuse occase toute particulière d’entendre Alex Webster tergiverser sur son point de vue concernant l’approche moderne à l’enregistrement et la production d’albums métal. »Si t’écoutes un album rock ou heavy metal des années 80, peu importe t’es qui, tu vas te rendre compte assez vite que c’est facile d’entendre les erreurs (i.e. cues manquées, notes qui sonnent faux, vocals pas tout à fait au niveau, etc.), » affirme-t-il, et ce qu’il faisait ressortir avec ce statement aussi, c’est que dans le temps, la musique sonnait comme un band qui pratique dans son petit local, avec la vibe un peu dirty et oldschool qui y règne, faisant ressortir la chimie du band, ou, dans certains cas, son manque assez marqué de talent – c’était un traitement qui définissait l’enregistrement en studio, pour le meilleur, et pour le pire, back in the day. Y’avait pas de Pro Tools. Les producteurs (jusqu’à temps que des têtes de linotte comme Bob Rock rentrent dans le décor – je sais que y’en a d’autres qui privilégient une approche plus clean et pop, mais je mentionne ce gars-là parce que beaucoup vont mieux saisir mon point de vue avec un example connu) insistaient pas pour que le band utilise des click tracks, des autotuners, des FX qui brouillent pratiquement les pistes des riffs sur lesquels les guitaristes ont travaillé fort (mais qui finissent par sonner comme un espèce de blender futuriste à cause d’une production qui abuse le treble)… tout ça, ça existait pas, dans le temps. »De nos jours, les bands se donnent des cheveux blancs à force d’essayer de corriger toutes les erreurs entendues sur leurs maquettes, et à un certain degré, c’est eux qui s’imaginent des affaires, parce que souvent, tout sonne assez bien sans que y’ait un besoin d’aller faire de l’editing presque sadique, » ajoute-il, un sourire en coin, affirmant lui-même être un perfectionniste pratiquement insomniaque. N’empêche qu’en soutenant qu’aujourd’hui, c’est particulièrement difficile d’entendre un album qui sonne pas complètement synthétique et artificiel quand tu plonges dans certains sous-styles qui ont l’air d’être principalement caractérisés par l’abus total de whipped cream en studio, il est loin de mâcher ses mots et d’avoir tort. L’album « Ghost Watcher » de BEYOND THE SHORE, par example, aurait pu être un phénomène hardcore presque potable si c’était pas du fait que l’ordeal au complet sonne comme le genre de CD qui a été écrit par un band qui s’est dit »même si l’effet de nos compos est pas tellement viable quand on l’entend sur notre petit démo enregistré dans le garage, un coup rendus en studio, on va entendre la différence – avec 67 000 touch-ups de notre producteur, même nos half-riffs et nos 60 breakdowns par toune vont sonner comme du matos pertinent, et tout le monde va se garrocher pour acheter ça chez Archambault. » C’est vraiment dommage – surtout que ledit album est endossé par Brian Slagel de Metal Blade qui a sûrement backé ce band-là en se disant qu’ils auront un succès commercial de fou et je suis convaincue qu’il a raison. Néanmoins, c’est exactement le genre de son que j’espère entendre le moins possible dans une semaine vu que ça me donne une réaction allergique qui a tendance à durer 6 mois. Ces gars-là veulent être UNEARTH mais sont pas sortis du bois encore – ils auraient déjà un meilleur street cred avec des mélodies à peu près aussi efficaces et moins d’emphase sur leur approche DJ Lethal qui me donne l’image mentale d’une gang de trend huggers qui font du breakdancing dans un parc de skateux. Très peu pour moi, désolée.
THY ART IS MURDER – Hate
L’Australie marque habituellement pas mal de points en terme de consistence. C’est assez rare que j’entend du stock venant du pays (le plus under-rated en terme de bons vins, selon moi – essayez le Notting Hill si vous catchez pas de quoi je parle, c’est une perle) qui sonne faux, ou pas assez appliqué. Un peu avant qu’ils se fassent signer sur Nuclear Blast Entertainment, j’ai pu entendre et apprécier l’approche extrêmement tranchante de THY ART IS MURDER. En fait, je l’ai assez appréciée pour avoir envie de leur offrir un deal sur Mulligore, le label pour lequel je bosse et dont je suis co-propriétaire avec mon Beau, mais peu de temps après y avoir pensé, j’ai vu que Nuke Blast avaient fait leurs devoirs et avaient vu leur potentiel avec une longueur d’avance. Ceci dit, le label m’a envoyé leur album directement, vers la fin du mois passé, et j’ai été assez ouvertement déçue. Make no mistake, leur son est colossal – avec le volume au fond, c’est assez facile d’avoir le goût de dire un cossin du genre »bordel que ça choppe » en entendant la prod totalement on-the-dial qu’on a ici; le drum sonne comme une machine de guerre, on entend tous les riffs à merveille (même qu’ils sont assez cassants) et le tout est crystal clear, mais d’une manière bien sondée pour le style présenté, qui correspond à du brutal death avec une touche mélodique. Jusqu’ici, tout va bien – jusqu’au moment ou ça devient assez absurdement facile de mettre le doigt sur le Modus Operandi répétitif et méchanique de l’évolution des compositions. Tous les paris sont axés sur les élément suivants: une suite de breakdowns qui vont à l’encontre de toute impression de structure concrète dans chacune des tounes, du hyperblast qui est assez constant pour devenir redondant et innoffensif, du hypershred qui étouffe complètement l’épanouissement des riffs et des grooves de la rhythm section, et la soudaine apparition de certains licks et solos plus techniques et recherchés, présentant occasionellement une twist mélodique assez efficace pour être une maigre consolation qui compense un peu pour l’énumération un peu décourageante que j’viens de déblatérer. Inutile de vous dire que je m’attendais à du stock de qualité qui casse tout – j’peux affirmer que ma patience est la seule chose qui est un peu brisée suite à l’écoute du dit album. J’espère avoir droit à un coup de poing dans la face plus concis la prochaine fois parce que c’est clair que ces gars-là sont en train d’explorer leur propre approche et de gauger les proportions de leur zone de tir.
Sur une note un peu plus légère et encourageante, si vous voulez un example assez pertinent d’un band qui sait intégrer des breakdowns aux bonnes places et faire de cet élément un avantage marqué plutôt qu’un handicap axé sur la mode dernier cri dictée par les poodles qui contrôlent la scène commerciale et mainstream, écoutez « Leading the Blind« , de YEARS OF TYRANTS, qui sort sur Kaotoxin (un excellent label de death métal Français) prochainement. Ces gars-là ont pas peur d’avouer qu’ils sont influencés par le deathcore *un peu*, mais leur approche est assez technique, et leurs mélodies sont efficacement mélancoliques. C’est assez ahurissant d’entendre un album qui fait penser à un mélange des meilleurs aspects de NECROPHAGIST, BRAIN DRILL, WHITECHAPEL, et HATEBREED du même coup. J’appelle ça de la créativité qui peut se permettre d’avoir un certain tantinet d’influence des modes courantes puisqu’elle n’en abuse pas de manière déraisonnable.
Pour savoir exactement de quoi je parle, y’a pas meilleur moyen que de se brancher à mon show hebdomadaire, »C.R.O.C. Underground Metal ». Suivez-moi sur Facebook pour suivre toutes mes updates en direct.
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