Critique d’Album: Momentum – « Whetting Occam’s Razor »

Il n’y pas si longtemps, j’avais fait la critique du deuxième long jeu de la formation anglaise Momentum que vous pouvez trouver juste ici.

J’adore tout simplement ce groupe et en faisant un peu de ménage dans mes fichiers j’ai retrouvé un papier que j’avais écrit sur leur premier microsillon Whetting occam’s razor sorti en 2011. Après quelques secondes de réflexion, je me suis dit que je pourrais la proposer aux lecteurs du site étant donné que pour des raisons professionnelles hors de mon contrôle je serai dans l’incapacité d’écrire quoi que ce soit d’ici juillet.

Ceci étant dit, ce n’est probablement pas le meilleur texte que vous pourrez lire sur un blog, mais bon, le but c’est la musique, n’est-ce pas?

Cheers !

 

momentum_cover

Momentum

« Whetting occam’s razor LP »

 

 

Aimez-vous ça pesant ? Aimez-vous ça intense ? Aimez-vous ça profond et intelligent ?  Aimez-vous le punk hardcore mélodique ? Si oui, vous allez aimer le premier album de Momentum.

Directement du Royaume-Uni et issu de l’union de membres de Light Bearer, Fall of Efrafa, Plague mass et XZieglerX, c’est seulement un an à peine après leur formation que Momentum nous arrive avec son premier LP, Whetting occam’s razor.

Paru sur l’étiquette Halo of Flies en Décembre 2011, le premier Opus de Momentum est tout de suite venu me chercher dans les trippes. C’est rapide et agressif,  franc et direct et la ligne directrice de l’album est dure et ne pardonne pas.

La production de ce petit bijou est lourde et complètement immergée dans la distorsion. Les mélodies de guitares sont omniprésentes, la tonalité de la basse est vaste et enveloppante et la batterie est toujours juste. Le vocal déchirant est sans aucun détour et sans aucun compromis. Mais détrompez-vous, nous n’avons pas affaire à un groupe qui ne fait que détruire ses instruments en les martelant violemment. Bien entendu, la musique est agressive mais la grande qualité de cet album reste son côté chevaleresque, comme si les membres de Momentum seraient en quête de savoir et d’une réconciliation avec nous-mêmes. C’est tout simplement épique.

D’après leur propre définition, ils s’inspirent de l’œuvre de Carl Sagan et de plusieurs éminents penseurs. On peut donc affirmer qu’ils sont une de ces formations avec un concept pré-établi et leur musique prend forme autour d’une prémisse bien définie, soit  « l’incapacité à mettre en perspective notre place dans l’univers, de l’absurdité de toute la haine, la colère et la stupidité d’une race d’homo-sapiens sur une minuscule et insignifiante planète, mais également notre capacité à aller au-delà de ces idées simplistes et commencer à comprendre, apprécier et admirer humblement la grandeur de l’univers qui nous entoure » (traduction libre depuis la biographie de leur page FaceBook, février 2012).

A priori, ces idées peuvent sembler banales mais Momentum les extrapolent efficacement de par son côté très engagé politiquement et socialement. Ils préconisent d’ailleurs un style de vie végétarien en harmonie avec la nature qui nous entoure. On sent vraiment à travers leur musique un réel désir de faire de notre planète bleu un monde meilleur pour chacune des espèces qui y co-habitent. Les textes sont d’ailleurs livrés avec une émotion sans équivoque et emplis d’une sincérité sans borne. Rare sont les groupes qui m’apparaissent aussi convaincu de leurs propres idées et je n’ose à peine imaginer l’énergie qui doit se dégager d’une prestation en direct de nos quatre enragés.

Néanmoins, que l’on soit d’accord ou non avec leur propos, tout le monde saura apprécier Momentum puisqu’ils composent avec un son qui tire ses influences de nombreuse sources musicales. Que ce soit l’amateur de hardcore pur et dur, le disciple du métal et du trash, le junkie du Punk ou encore le plus puritain des intellos, tous et chacun pourront retrouver un petit quelque chose qui sera lui plaire et à la fin des 50 minutes de Whetting occam’s razor vous serez définitivement charmé. De plus, caché après les 15 titres inscrit à la table des matières de la pochette, nous avons droit a une reprise de NOFX livré à la façon de Momentum pour un total de 16 pistes incluant celle-ci.

Par contre, rien ne peut être parfait à ce point et faute est d’avouer que lorsque vous écouterez Whetting occam’s razor en vaquant à d’autres occupations vous aurez parfois l’impression d’entendre le même morceau plusieurs fois.

La batterie et le vocal semblent devenir redondant par instant, surtout vers la deuxième moitié de l’album. Comme s’ils avaient tout donné au début et qu’ils auraient perdu le ‘momentum’ en cours de chemin (à noter ici l’utilisation d’un très mauvais jeu de mots).

Le chanteur nous hurle toujours ses paroles avec passion et conviction, mais constamment dans la même gamme. Tout comme le batteur, qui ne manque absolument pas de talent mais qui livre une prestation timide et sans fioritures. Personnellement, j’aurais aimé un peu plus d’élaboration sur certains morceaux. La fin de l’album est beaucoup plus lente et viens remettre nos pulsations cardiaques à un rythme normal juste avant de nous laisser pour une prochaine fois.

En conclusion, le premier effort de Momentum reste un très bon album avec le potentiel pour devenir le premier témoignage d’un groupe qui pourrait s’imposer de plus en plus sur la scène underground et devenir une référence avec les années. Whetting occam’s razor ancre solidement ses attaches dans le sol et vous laissera sur votre faim; vous en redemanderez.

Si cette critique a su piqué votre curiosité et que vous êtes résolu à faire tourner  Whetting occam’s razor dans votre Ipod ou sur votre table tournante, je vous conseille avant toute chose d’essayer d’écouter le septième morceau Lineage et de porter une attention toute particulière au texte qui nous est récité. À mon sens, From the stars Above (co-écrit par Greg Bennick et Alex CFlu par Greg Bennick)  représente l’essence même de ce qu’est Momentum et vous préparera à la remise en question existentielle auquel ils vous confronteront depuis la première à la dernière ligne.

 

On Arrête Pas l'Prog

On arrête pas l »prog #13

Bon dimanche de Prôques

Bonjour à tous! Désolé si vous avez été surpris (déçu?) de ne pas me lire la semaine passée, l’écriture de chronique demande un certain temps, et le temps est présentement une denrée qui s’en vient de plus en plus rare par chez nous. Et j’ose même pas imaginer lorsque ma petite sera là. J’ai donc décidé de réfréner mes apparitions ici. D’hebdromadaire, mes chroniques passeront à bi-menstruelles, espérons que ça vous foutera pas trop la rogne. Je vous promet de garder mon souci de qualité et de continuer de vous régaler de groupes aux talents aussi merveilleux que leur origine diversifiée.

Quoi de mieux que de commencer cette chronique, que je vous écris un dimanche de Pâques, fête où l’on célèbre la soit-disant résurrection d’un mort (une deuxième halloween, quoi!), avec un groupe dont le nom une fois traduit de l’Italien se lit Âme Morte. Anima Morte, malgré son nom italien, est une entité toute suédoise (soudainement le choix du nom fait bien du sens, n’est-ce pas?). Le band voît le jours en 2004 par le goût de Fredrik Klingwall (claviers) , de réécrire la musique des films du producteur et réalisateur célèbre Dario Argento. Avec Stefan Granberg (Basse, Bazouki, guit-synthé) qui le rejoint en 2005, le band est prêt à nous donner du bon Prog Symphonic au goût mystérieux et ombragé. Voici la  pièce titre, tiré de leur album début Viva Morte!

 

«Viva Morte!» fut lancé en 2007, rapidement suivit de autre LP, «Face The Sea of Darkness».

 

Ils nous aussi gratifié d’un split avec Hooded Menace en 2010, apparaîssent sur 3 ouvrages de la maison Musea («The Tales Of Edgar Allan Poe»; «Cani Arrabiati» et «Rökstenen»), et ont récemment relancé le LP «Face The Sea of Darkness», en même temps qu’il lançait leur plus récent travail, «The Nightmare Becomes Reality». Si le band a connu plusieurs formations, ils sont toujours aujourd’hui formé de Fredrik et Stefan, accompagné de Daniel Cannerfelt (guitares) et Teddy Möller (batteries). On peut les retrouver (outre sur ProgArchives.com), sur leur propre site  et sur leur bandcamp.

 

 

Continuons donc cette célébration de la non-mort avec un autres groupe instrumental aux sonorités sombres, d’Italie pour vrai à ce que j’ai pu glâner avant de péter ma coche et fermer leur page myspace. Pourquoi péter ma coche? Je m’explique, sur leur MySpace après quelques secondes, y’a un fucking rappeux de merde qui part nowhere pis tu peux pas lui fermer sa crisse de gueule. Message à Myspace, c’est quoi ste merde? Si vous voulez me foutre de la pub audio d’un band ou un style dont je veux foutre rien savoir, ok mettez le mais au moins donner moi l’option de lui fermer sa gueule. Donc, j’ai rien à vous dire de plus concernant ce band mais je vous laisse apprécier 3 vidéo d’eux sans aucune interruption.

 

 

 

 

…Bon après ça, mon rythme cardiaque et mon humeur ont repris leur course normale, mais je vais compléter de me calmer en écoutant un peu de ce prochain band, commencé duo Norvégien et maintenant quatuor multi-ethnique. D’abord une pièce de leur single début en 2011, «Blue Room».

 

Sonisk Blodbad, est malheureusement une autre de ces perles dont il est très difficile de trouver des informations à se mettre sous la dent. Je vous inviterais tout de même à visiter leur Myspace, ou encore de visiter leur maison de disque Inner Robotic Records. Le quatuor est formé de Ole Christensen (Big Robot / Endoplasmic Flow), Haavard Tveito (Vetter / Against The Grain), Steven Cerio (Atlantic Drone) et Sanna Saarinen (Big Robot). Sombre, minimaliste mais en même temps si lyrique et méditatif, je vais décidément tenter de mettre la main sur leur LP, en plus de checker les autres groupes des membres. Je vous laisse avec un vidéo tirer de leur récent et unique LP «Dark Spring».

 

 

Changeons de continent et de style. Pour bien accompagner vos possibles orgies de chocolat, quoi de mieux qu’un peu de Tech/Extreme Prog. Sur un vidéo de Patrick Boivin, voici la chanson «The Most Pleasant NightMare» du groupe argentin Random.

 

 

Ils ont très bien choisi leur nom, vous trouvez pas? Wow, tellement d’influences et de clin d’oeil dans cette seule chanson. Je trouve ça assez original cependant pour vouloir en écouter plus, si ça vous dit vous aussi, regarder celle-ci, «Walk The Twisted Line».

 

Formé en 2006 par le chanteur et guitariste, Raul et le bassiste Pablo, le duo a exploré plusieurs formations et styles de musique avant de se fixer en 2009 avec le drummer Marcos (anciennement de Flow) et de sortir le EP «Primo The». Après avoir fouillé un peu, j’ai réussi à trouver leur myspace mais leur site officiel est down et je les trouve pas sur FB, bien dommage mais ça veut pas nécessairement dire qu’ils sont moribonds. Espérons le! En attendant sur leur MySpace, ils ont une coupe de bonne tounes et je vous en link d’autres que j’ai pu trouver sur le tube.

 

 

 

Oubliez pas qu’un des meilleurs groupes Prog Métal de Suède vient nous visiter à Québec le 21 avril prochain, Opeth (au Capitole) et qu’Intervals avec l’unique Anup Sastry seront à l’Agitée le 5 mai. Je vous laisse avec un vidéo de chacun et, si je dois encore m’exiler pendant 2 longues semaines pour le travail, à mon retour j’aurai pour vous une entrevue avec les très excellents groupes Piezo et Inner Odyssey, du 2 pour 1 juste pour vous!!! Je vous mets d’ailleurs en bonus un vidéo tourné par John Gauthier, lors du spectacle donné par ces 2 formations au Dag. Merci encore!

 

 

 

 

Contactez moi si vous avez des bands à partager, si vous jouez dans un band ou si vous vous occupez d’un band à saveur Prog, je suis intéressé à vous parler, laissez un message dans mon courriel.

PatOndesChocs@gmail.com

 

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On Arrête Pas l’Prog

On arrête pas l »prog #13

Bon dimanche de Prôques

Bonjour à tous! Désolé si vous avez été surpris (déçu?) de ne pas me lire la semaine passée, l’écriture de chronique demande un certain temps, et le temps est présentement une denrée qui s’en vient de plus en plus rare par chez nous. Et j’ose même pas imaginer lorsque ma petite sera là. J’ai donc décidé de réfréner mes apparitions ici. D’hebdromadaire, mes chroniques passeront à bi-menstruelles, espérons que ça vous foutera pas trop la rogne. Je vous promet de garder mon souci de qualité et de continuer de vous régaler de groupes aux talents aussi merveilleux que leur origine diversifiée.

Quoi de mieux que de commencer cette chronique, que je vous écris un dimanche de Pâques, fête où l’on célèbre la soit-disant résurrection d’un mort (une deuxième halloween, quoi!), avec un groupe dont le nom une fois traduit de l’Italien se lit Âme Morte. Anima Morte, malgré son nom italien, est une entité toute suédoise (soudainement le choix du nom fait bien du sens, n’est-ce pas?). Le band voît le jours en 2004 par le goût de Fredrik Klingwall (claviers) , de réécrire la musique des films du producteur et réalisateur célèbre Dario Argento. Avec Stefan Granberg (Basse, Bazouki, guit-synthé) qui le rejoint en 2005, le band est prêt à nous donner du bon Prog Symphonic au goût mystérieux et ombragé. Voici la  pièce titre, tiré de leur album début Viva Morte!

 

«Viva Morte!» fut lancé en 2007, rapidement suivit de autre LP, «Face The Sea of Darkness».

 

Ils nous aussi gratifié d’un split avec Hooded Menace en 2010, apparaîssent sur 3 ouvrages de la maison Musea («The Tales Of Edgar Allan Poe»; «Cani Arrabiati» et «Rökstenen»), et ont récemment relancé le LP «Face The Sea of Darkness», en même temps qu’il lançait leur plus récent travail, «The Nightmare Becomes Reality». Si le band a connu plusieurs formations, ils sont toujours aujourd’hui formé de Fredrik et Stefan, accompagné de Daniel Cannerfelt (guitares) et Teddy Möller (batteries). On peut les retrouver (outre sur ProgArchives.com), sur leur propre site  et sur leur bandcamp.

 

 

Continuons donc cette célébration de la non-mort avec un autres groupe instrumental aux sonorités sombres, d’Italie pour vrai à ce que j’ai pu glâner avant de péter ma coche et fermer leur page myspace. Pourquoi péter ma coche? Je m’explique, sur leur MySpace après quelques secondes, y’a un fucking rappeux de merde qui part nowhere pis tu peux pas lui fermer sa crisse de gueule. Message à Myspace, c’est quoi ste merde? Si vous voulez me foutre de la pub audio d’un band ou un style dont je veux foutre rien savoir, ok mettez le mais au moins donner moi l’option de lui fermer sa gueule. Donc, j’ai rien à vous dire de plus concernant ce band mais je vous laisse apprécier 3 vidéo d’eux sans aucune interruption.

 

 

 

 

…Bon après ça, mon rythme cardiaque et mon humeur ont repris leur course normale, mais je vais compléter de me calmer en écoutant un peu de ce prochain band, commencé duo Norvégien et maintenant quatuor multi-ethnique. D’abord une pièce de leur single début en 2011, «Blue Room».

 

Sonisk Blodbad, est malheureusement une autre de ces perles dont il est très difficile de trouver des informations à se mettre sous la dent. Je vous inviterais tout de même à visiter leur Myspace, ou encore de visiter leur maison de disque Inner Robotic Records. Le quatuor est formé de Ole Christensen (Big Robot / Endoplasmic Flow), Haavard Tveito (Vetter / Against The Grain), Steven Cerio (Atlantic Drone) et Sanna Saarinen (Big Robot). Sombre, minimaliste mais en même temps si lyrique et méditatif, je vais décidément tenter de mettre la main sur leur LP, en plus de checker les autres groupes des membres. Je vous laisse avec un vidéo tirer de leur récent et unique LP «Dark Spring».

 

 

Changeons de continent et de style. Pour bien accompagner vos possibles orgies de chocolat, quoi de mieux qu’un peu de Tech/Extreme Prog. Sur un vidéo de Patrick Boivin, voici la chanson «The Most Pleasant NightMare» du groupe argentin Random.

 

 

Ils ont très bien choisi leur nom, vous trouvez pas? Wow, tellement d’influences et de clin d’oeil dans cette seule chanson. Je trouve ça assez original cependant pour vouloir en écouter plus, si ça vous dit vous aussi, regarder celle-ci, «Walk The Twisted Line».

 

Formé en 2006 par le chanteur et guitariste, Raul et le bassiste Pablo, le duo a exploré plusieurs formations et styles de musique avant de se fixer en 2009 avec le drummer Marcos (anciennement de Flow) et de sortir le EP «Primo The». Après avoir fouillé un peu, j’ai réussi à trouver leur myspace mais leur site officiel est down et je les trouve pas sur FB, bien dommage mais ça veut pas nécessairement dire qu’ils sont moribonds. Espérons le! En attendant sur leur MySpace, ils ont une coupe de bonne tounes et je vous en link d’autres que j’ai pu trouver sur le tube.

 

 

 

Oubliez pas qu’un des meilleurs groupes Prog Métal de Suède vient nous visiter à Québec le 21 avril prochain, Opeth (au Capitole) et qu’Intervals avec l’unique Anup Sastry seront à l’Agitée le 5 mai. Je vous laisse avec un vidéo de chacun et, si je dois encore m’exiler pendant 2 longues semaines pour le travail, à mon retour j’aurai pour vous une entrevue avec les très excellents groupes Piezo et Inner Odyssey, du 2 pour 1 juste pour vous!!! Je vous mets d’ailleurs en bonus un vidéo tourné par John Gauthier, lors du spectacle donné par ces 2 formations au Dag. Merci encore!

 

 

 

 

Contactez moi si vous avez des bands à partager, si vous jouez dans un band ou si vous vous occupez d’un band à saveur Prog, je suis intéressé à vous parler, laissez un message dans mon courriel.

PatOndesChocs@gmail.com

 

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