On The Road With Get The Shot

On est vendredi et, heureusement, la semaine vient de finir. Une belle grosse et très attendue fin de semaine est sur le point de débuter. Je passe à la shop de tattoos pour voir mon bon ami Dave Rouleau et du même coup ramasser la cam (ici, je ne parle pas de drogue, mais plutôt d’une caméra). On discute des jours qui s’en viennent, de projets futurs et j’en profite même pour prendre un café. À un moment donné durant notre discussion, mon téléphone mobile se met à vibrer, est-ce que c’est l’appel que j’attends?  Fausse alerte, c’est seulement ma compagnie  d’assurances auto qui me contacte pour avoir de plus amples informations sur un événement arrivé quelques jours au paravent. Je me suis fait arracher mon rétroviseur coté chauffeur par un chauffeur du dimanche de la merveilleuse Société des Alcools du Québec. Bon, revenons à nos moutons, on continu à discuter affaires quelques minutes quand une autre fois, mon appareil se remet à vibrer et cette fois-ci, c’est la bonne. La personne au bout du fil me dit simplement : “17h au loc. Ok salut à tantôt”. C’était Dany Roberge, bassiste du groupe Get The Shot. Je vais suivre ce groupe pendant deux jours sur la route. Nous irons à East Broughton ce soir et Victoriaville demain. J’en profite pour faire un texte sur mes expériences de ces journées avec eux…

La discussion s’achève avec monsieur Rouleau et j’embarque alors dans ma voiture. Quelques commissions s’imposent et je me dirige au local. Une fois arrivé sur les lieux, je rejoins Guyp à l’intérieur. Guy-Pierre, qui est un des guitaristes du groupe et un bon vieux chum à moi. J’ai connu ce gars lors de ma trépidante jeunesse, alors que je tentais ma chance dans les cadets de l’air. Nous faisions parti du corps musical de l’escadron. Cette phase de ma vie fut très courte, mais nos chemins se sont recroisé à plusieurs reprises. Les autres membres, JP le chanteur et sa copine Van que l’on surnomme l’Impératrice, Tom, l’autre guitariste ainsi que Vandal, le roadie officiel, arrivent un à un. Dany arrive à la toute fin, car il a dû aller chercher la van au garage. “Elle est comme neuve”, dit-il en entrant au studio. Il en manque un vous allez dire, et oui, David celui qui s’occupe des percussions, a décidé de monter avec sa copine. On pack le tout et Dan me dit :“ toé on va t’appeler l’ennemi. Comme dans le film « Almost Famous ». C’est l’histoire d’un reporter du Rolling Stone Magazine qui suit un band sur la route, pis là le groupe lui dit, on va t’appeler l’ennemi, faque c’est ça… »C’est semblable sauf que moi, je ne travaille pas pour le Rolling Stone Magazine…

On se dirige vers la sortie et dans les corridors, on peut entendre d’autres bands pratiquer leur musique et un d’eux est justement à l’œuvre avec un succès de Kaĩn, embarque ma belle !!! Ouin il est vraiment temps qu’on parte. Au moment de charger la van, je me rends compte que chacun a son rôle ou que tout le monde fais la chaîne.  Tom est celui qui place les instruments et tout le reste à l’arrière de façon méthodique. Il doit être bon à Tétris!

Tout est là et c’est maintenant le temps de partir. On prend tous place à l’intérieur et nous nous dirigeons vers le dépanneur le plus prêt question de mettre de l’essence et de  prendre quelques rafraichissements pour la route. Guyp se porte volontaire pour mettre le carburant dans le véhicule et on voit une certaine fébrilité dans ses yeux comme s’il en était à sa première expérience. “Vérifiez le donc pour ne pas qu’il crisse le feu quelque part”, dit JP en le voyant s’en aller aux pompes. Bon, le gaz est mis, les breuvages  son achetés et notre pompiste n’as pas mis le feu nul part alors maintenant, on part!

Tom plug le Ipod dans ce qu’il reste de console et appui sur ‘Play’. Les S.O.D (Stormtroopers Of Death) et l’hymne « United Forces » se mettent à jouer. Tout au long du trajet, c’est les classiques d’Anthrax, Slayer et beaucoup d’autres en trame sonore. Plusieurs discussions sont aussi amenées à sujet du genre, la future tournée en Europe ainsi que les sessions de studio qui sont à venir pour l’enregistrement du prochain album prévu pour la fin 2013. Sur les routes sinueuses de la Beauce, JP nous fait part d’une anecdote de jeunesse. Un échange d’album qui fut un échec monumental de sa part. Il avait échangé « Diabolus In Musica » de Slayer contre « Dude Ranch » de Blink 182 … et je peux vous dire que la réaction de tous ceux qui se trouve à bord du véhicule a été la même, Ouffff… On arrive presque à terme du chemin qui nous mène au Bar La Ronde de East Broughton. Ce soir, c’est le lancement du E.P. de Carey avec les formations Set It Back et No Bones de Mtl.

On arrive et aussitôt on décharge la van et entre dans le bar.  Les instruments sont placés au fond de la salle et la table de marchandise prend place tout près de l’entrée. Les autres groupes de la soirée arrivent aussi et pendant ce temps quelques-uns en profitent pour se désaltérer et insérer quelques pièces à l’intérieur du Jukebox qui se trouve au mur. On entend alors des pièces de Dio et d’Anthrax à nouveau, mais juste après Avenged Sevenfold. Guyp qui dit :“Hey Hey Hey, mes tounes sont pas finies criss j’en avais choisi d’autres.” Quelques chansons de groupes inconnus aux sonorités new-metal sont jouées et finalement la sélection de notre boy a repris son cours.

Les shows commencent et c’est Set It Back qui démarre le bal. Un bon punk rock rapide qui me rappelle les années où je faisais du skate !!! On poursuit aussitôt avec No Bones. Une autre formation punk, mais cette fois si avec un vocal plus rauque. Ils nous font une reprise du groupe Jawbreaker qui a tout l’air d’être une de leur principale inspiration. C’est une très belle découverte.

C’est maintenant l’heure de Carey. Ils lancent ce soir leur premier E .P., « Desolation », qui est très attendu par les gens de la scène. Les gars de la région nous transportent dans une ambiance aux lumières tamisées et nous balancent leurs morceaux avec l’énergie du désespoir.

Ensuite, c’est l’heure pour Get The Shot. Ils débutent la performance avec intensité comme on s’y attend. Les gens de l’auditoire en font autant, les coups volent de partout. C’est la folie. Plusieurs dont Miguel Bélanger de Hour Of Defiance et Pascal de Broughton de Carey et Reversal vont même prendre le micro en compagnie de JP pour l’accompagner dans ses textes. La soirée s’achève, les gens font leurs achats à l’Impératrice qui prend place derrière la table de marchandises et on félicite les groupes pour leurs perfos.

Moi et Vandale, on s’improvise une petite partie de dart avec un seul dart, malheureusement, tandis que d’autres ramassent leurs choses car tout le monde a de la route à faire pour retourner chez soi. Pour le retour, il nous manquera un soldat à bord du truck, notre ami Guyp se fait ramener à Québec par une demoiselle… il semble aussi fébrile que lors de l’épisode du gaz, on en saura plus demain… nous, on rassemble les trucs près de la porte et chacun reprend son rôle, Tom à l’arrière pour placé les instruments et nous on fait la chaîne.  Je dois vous dire que la température extérieure de la Beauce a chuté de façon extrême. Dans l’après-midi, à l’heure de départ, il devait faire autour des 7 ou 8 degré et maintenant tout près de -10. Moi, qui avais revêtu ma froc de jeans pour l’occasion, a maintenant froid. La van, qui rappelons-le est comme une toute neuve, semble capricieuse ce soir. Le gaz ne se rend pas au moteur lors du démarrage. Dan qui est le pro de la situation tente tant bien que mal de surmonter ce problème en écoutant l’engin faire son injection de gaz au moment de tourné la clé, mais sans résultat. Une idée lui arrive en tête, pourquoi ne pas injecté directement du gaz au moteur? “Il doit bien avoir quelqu’un qui doit avoir sa une chainsaw pour qu’on puisse y mettre du gaz”.

Hey bien oui, on a réussi à trouver quelqu’un qui en avais une dans son coffre de char. Quelques passepasse de mécanique et ‘ti-buck’ (la van) démarre comme une neuve. On semble tous amorti par cette soirée énergique alors vous ne serez pas surpris si je vous dis que le retour est très calme. La trame sonore est une playlist des Beatles et chacun cherche à se réchauffer. Fin de la première journée…

On se retrouve en fin de semaine pour la suite!

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Rouyn, Ça Change Pas Le Monde, Sauf Que…

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Photo: Charles Fontaine

 

… ça passe proche en ciboire!

J’avais la chance la fin de semaine dernière de passer plusieurs heures à déchiffrer, analyser et headbanger la scène métal de Rouyn-Noranda.  Mon voyage de 9h de char était mon premier dans cette région du Québec et je dois dire que j’ai profité de mon temps là-bas comme jamais (c’est le cas de le dire).  J’ai filmé plusieurs vidéos avec des intervenants et des bands à des endroits stratégiques, mais j’ai aussi passé du temps au Northern Studio de Yannick St-Amand, enfoncé encore plus loin dans notre charmante province.  Je vais rassembler mes vidéos et entrevues audio dans un texte pour Ondes Chocs qui va tous les contenir, afin d’ainsi recréer ma fin de semaine et vous informer de l’état de la scène métal.  J’aimerais d’ailleurs remercier Ian Campbell pour son aide dans ce projet.

Ceci dit, j’y allais aussi pour me faire brasser et c’est le samedi soir que ça se passait, au Petit Théâtre du Vieux Noranda.  Le lineup me laissait présager une soirée assez malade: Hécatombes, Vengeful, Kälter et Anonymus. Donc après ma visite de Polysons et mon repas au Pizzédélic, Jérôme Gamache, le partenaire de Ian, m’appelle et s’assure que je ne suis pas perdu et je lui annonce mon arrivée imminente, mais pas avant d’aller re-filmer les églises ukrainiennes et russes que j’avais mal capturées la veille dans le noir.

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Direction Petit-Théâtre sur la 7e rue et je réussis à me stationner tout prêt de l’entrée et je commence un vidéo de l’autre bord de la rue, question de pouvoir l’inclure dans mon reportage sur le métal dans la région.  On parle ici d’une salle de style grand gymnase qui peut contenir 400-500 personnes, un plafond haut, une scène très grande et haute, avec également de la place en masse pour les instruments des musiciens, car le rangement est sur le côté du stage, mais aussi en bas où les loges sont situées.  ‘Loge’ est un grand mot, mais l’espace sous le stage sert aux musiciens pour manger, se réchauffer et boire en masse.

Tous les bands sont déjà arrivés quand je me pointe et les soundchecks sont en cour.  Je me rends en bas et je commence à parler avec les gars de Kälter, une bande de dudes vraiment, mais alors vraiment trop cool pour être vrai.  J’allais d’ailleurs passer une bonne partie de ma soirée avec eux.

En parlant avec Pados (Marc-André), le chanteur, j’apprends que faire des shows un vendredi là-bas n’est pas une bonne idée, tout ça car les quarts de travail dans les mines finissent souvent tard et que beaucoup des trippeux finissent à 21h de travailler dans les magasins dans les villages et villes avoisinantes, ce qui ne leur donne pas de marge de manoeuvre pour assister au show.  Intéressant, je n’aurais pas pensé à ça, un facteur à retenir quand on ne book pas dans des places familières.

Je fais alors la connaissance de Alex Viau, chanteur de Hécatombes, et on s’empresse de visiter « The Room », dont je vais taire les spécificités.  C’est quelques minutes avant son show, alors on se promet de se reparler plus tard, le gars est juste trop cool et il a beaucoup de jasette, ce qui est une caractéristique commune disons!

Ian Campbell monte sur scène pour présenter la soirée, une animation qui se fera avant chaque band.  Hécatombe le suit derrière et boom! Ça part.  La salle est au tier rempli quand ils commencent leur assaut et je m’aperçois tout de suite qu’ils ont beaucoup d’énergie, mais malheureusement, les trois premières compos sont jouées de façon décousue et c’est difficile d’analyser vraiment ce qui se passe.  Le drum semble un beat en arrière presque tout le temps et je m’en fais pour les gars.  Cependant, dès la 4e track, on sent le band reprendre son rythme et je crois que l’énergie incroyable de Alex Viau, le frontman, y est pour quelque chose.  Voulez-vous en savoir plus sur ce personnage?  J’ai l’honneur de vous dire que c’était la première fois de sa vie qu’il faisait un show PAS gelé sur quelconque drogue qu’il a abusé dans le passé.  Il m’a donné le droit d’en parler étant donné qu’il a adoré son expérience et se sentait plus en contrôle.  J’aimerais en profiter pour publiquement le féliciter pour ses efforts.  Je suis un consommateur récréatif et je sais très bien l’emprise que la drogue peut avoir sur une personne.  Alex, tu devrais être fier de tes efforts et lâche pas, on a besoin d’exemple comme toi.  Pour en revenir à la musique, le quintette nous offre un mélange éclectique de riffs qui pourraient aussi bien se retrouver dans Lamb of God, Pantera ou Morbid Angel.  Je suis persuadé que les nombreux changements de membres que la formation a subi dans les 15 dernières années a moulé ce son.  Mention honorable à un des derniers venu dans le band, le bassiste Pierre-Phillippe, qui ne se gêne pas pour prendre sa place à l’avant de la scène, une façon de faire qui n’est pas chose commune pour un instrumentiste des fréquences lourde et basse.  Ce que je viens d’écrire, ce sont mes observations avant ma conversation avec le band après le show.  Voici ce que je savais après: le band en était à son PREMIER show avec ce lineup, même qu’un des guitaristes, Adam, en était à son premier show point!! Malade.  Le band en était aussi à son DERNIER show sous le nom Hécatombe et renaîtra sous le nom Séismique, si ma mémoire est bonne.  J’ai pris la peine de leur expliquer mon point de vue sur leur musique et ont apprécié l’honnêteté avec lequel je l’ai fait, surtout concernant les 3 premières chansons jouées.  Je dois dire que le reste du show m’a fermé la gueule cependant et ce n’est pas peu dire!

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Photo: Charles Fontaine

 

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Photo: Charles Fontaine

Depuis avant le show de Hécatombe, les cinq musiciens de Vengeful étaient en train de se réchauffer en bas.  Je ne me rappelle pas avoir rencontré un groupe aussi sérieux et focus sur son ‘travail’ depuis que je couvre des shows pour Ondes Chocs.  Ce n’est aucunement un reproche, au contraire, mais oui, ça frappe.  Les boys sont dans leur coin, se concentre, semble se frustrer intérieurement en manquant une note (en pratique…), très intense comme préparation.  Intéressant.  Leur arrivée sur scène se fait avec l’animation de monsieur Campbell et lentement, très lentement, le build up se fait avec leur première compo, qui met du temps à « embarquer », mais quand ça se fait, c’est lourd en sacrament.  Pensez du Hate Eternal mélangé avec du Crowbar, un death métal hargneux/rapide et hypnotisant/dépressif, vraiment étrange, mais efficace comme recette.  Philip, le drummer, semble être la colonne vertébrale avec un frappé précis et le fucker frappe fort! Shit! Le band de Montréal a déjà travaillé avec un producteur reconnu (Christian Donaldson), mais aussi des musiciens de grande qualité tels que Étienne Gallo et Luc Lemay.  Je crois que je comprends leur soucis des détails maintenant.  Du côté de la présence sur scène, on a pas droit aux musiciens les plus énergiques, mais en même temps la musique ne s’y prêtent pas tant.  Le chanteur a tant bien que mal essayé de faire bouger la foule, mais certaines compos sont excellentes pour un salon ou un char, mais ‘live’ c’est normal que la pesanteur et tempo lent soit reçu les bras croisés, mais les oreilles grandes ouvertes pas la foule.

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Photo: Charles Fontaine

 

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Photo: Charles Fontaine

 

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Photo: Charles Fontaine

 

Après le show, leur minutie refait surface et les boys sont déçus de plusieurs trucs.  Je leur dit de prendre ça cool, mais je ne crois pas qu’ils m’écoutaient.  Gardez ce focus les boys, c’est rare qu’on voit ça.  Je monte en haut et je trouve Jérôme Gamache et lui demande si la foule est toujours aussi calme, car on m’avait vendu l’endroit comme un exemple de violence avec des ‘circle pits’ et ‘wall of death’ en chaîne.  Il me dit qu’effectivement, c’est plutôt tranquille en ce samedi, mais que quand même il y a de l’énergie.  Vrai.  Du côté du son, je vais le dire une fois et vous foutre la paix avec ça après: beaucoup trop fort.  C’était hallucinant comment les réglages n’étaient pas sur la coche.  Les fréquences basses en avant de la scène étaient assourdissantes et le vocal en souffrait par le fait même, noyé dans les distorsions.  Ce n’est pas méchant, mais oui, le son a été très décevant, excepté pour Anonymus, qui avait leur propre soundman et ça a paru.

Je reviens sur le côté de la scène, ‘fist-bump’ avec quelques membres de Kälter, Ian qui les présente et là ça part.  J’adore les boys de ce band de Québec, car ce sont des boys ultra-cool, mais aussi extrêmement talentueux.  Leur son progressif est mélangé avec un métal travaillé, brutal et original.  Chaque membre est très différent l’un de l’autre et c’est probablement ceci qui forme un si formidable mélange, autant en show que sur album.  Leurs deux albums ont d’ailleurs été produit par Jef Fortin, guitariste d’Anonymus, qui est d’ailleurs allé faire son tour sur le bord de la scène durant leur performance.  Il avait l’air d’être concentré sur le travail de Lucas derrière ses peaux, y allant membre pour du ‘air drumming’ sur une couple de ‘parts’.  Du côté des musiciens à cordes, on ne se trompe pas, même avec Mathieu, un des deux guitaristes, qui était blessé à une cheville.  Ça a paru au début, mais rapidement l’adrénaline a dû lui faire oublier, car il a recommencé à bouger comme je l’aime.  Je crois qu’ils ont changé leur set à comparé mon expérience précédente, mais leur interprétation des pièces de « Ubuntu », leur EXCELLENT opus sorti en 2012, est tout simplement hallucinante.  Les boys s’entendent bien hors de la scène et cette complicité est retrouvée aussi sur la scène, les gars s’échangeant des sourires et regards de surprise constamment tout le long de leur prestation, et avec raison.  Bien que la moitié de la foule semblait se demander le score du Canadiens, l’autre moitié embarquait dans le trip.  Mention spéciale à Jeff Racine derrière le keyboard, qui me semble si zen, mais aussi tellement dedans, il se transforme et j’aime ça voir ça, car il se donne à chaque fois.  Je viens de dire mention spéciale, mais honnêtement, chacuns d’entre eux en méritent une…. excellent show les boys!

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Photo: Charles Fontaine

 

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Photo: Charles Fontaine

 

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Photo: Charles Fontaine

 

L’alcool entrait aisément lors de cette soirée et un dernier sprint a été fait avant le show des headliners, Anonymus.  C’est rendu un peu plate parlez d’eux pour moi parce que ciboire, les boys en ont vu d’autres, ils sont toujours attendu et tu sais que tu vas TOUJOURS avoir leur 100%.  J’aimerais ça dire qu’une soirée, un moment donné, je ne les ai pas senti affamé et prêt à tout détruire, mais non, le band se présente toujours en tant que machine qui écrase tout sur son passage.  Ce qui m’intéressait cependant était la façon que le band allait répondre à la route qu’ils avaient fait en journée, quelques heures seulement après un show au Mont-Tremblant et dans le cas des frères Souto, un autre show la même soirée avec leur band Dizzygoth.  La réponse… vous l’aurez deviné, ils ont tout détruit.  LÀ le pit s’est enflammé pour vrai, LÀ le monde hurlait comme des malades, LÀ j’avais le poil dresser à cause des frissons métalliques qui traversaient mon corps.  C’est pas difficile à comprendre quand tu enchaînes des classiques tels que « Sous Pression », « Why Be The Judge » et « Prosternez-vous ».  Ces compos-là sonnent comme si elles avaient été écrites en 2012, avec un band qui a plusieurs années d’expérience, 25 pour être exacte en 2014.  Ils offrent leur signature de thrash, mais j’adore vraiment leurs ‘moves’ de l’outro à « Virtually Insane ».  D’ailleurs, est-ce que c’est juste moi ou les tracks de l’album « Instinct » sont toujours reçu de manière extrêmement violente par la foule??!! wow.  Je suis allé voir le travail de Carlos Arraya derrière le drum et le gars est concentré et ‘tight’ comme c’est pas possible.  Je me force pour trouver des points négatifs, mais je m’incline.  Ce qu’ils donnent en show est ce que JE recherche d’un band; énergie, professionnalisme et générosité, car il me donne ma dose.  Rare aussi sont les bands qui réussissent à changer un membre important de leur chimie, dans ce cas-ci Marco Calliari, pour le remplacer par un autre qui semble s’intégrer aussi bien au groupe.  Daniel, Oscar et Jeff s’échangent de place sur scène, headbang ensemble et ont réellement l’air d’avoir du plaisir.  Je veux aussi souligner que le nouveau stock passe oh-si-fucking-bien en show.  Crisse, le quart du show est réservé à leur nouvel album et c’est brillant de leur part de pousser le bouton patriotique du métal en français.  Tu gagnes ton public instantanément et désolé, mais « Enragé » et « À La Vie, A La Mort », c’est déjà des classiques dans mon livre à moi.  Le rappel de deux tracks a été assuré quand Alex Viau est embarqué sur le stage à partir de sa position en avant de la scène et a sommé la foule de crier « A-No-Ny-Mus, A-No-Ny-Mus ».  Malade.

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Photo: Charles Fontaine

 

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Photo: Charles Fontaine

 

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Photo: Charles Fontaine

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Photo: Charles Fontaine

J’ai pas besoin de vous dire que cette énergie a mis le feu à la soirée et donné le ton à l’after-party, où, sans rentrer dans tous les détails, les abus se sont fait voir.  On a même réussi à faire jouer du Kalter au bar avec l’échange d’un album au DJ.  Les boys d’Anonymus sont aussi venu faire leur tour, sans oublier que Jef m’a rappelé mes moins bons coups avec Ondes Chocs… you fucker…

Plusieurs choses ne peuvent être dite de cet after-party, mais rassurez-vous, le show a été la bougie d’allumage et je vous invite, vous chers lecteurs, à au moins prendre le temps dans le futur de vous payer un trip dans cette région du Québec et aller voir de vos yeux de quel bois les métalleux se chauffent.  Vous savez, le monde peuvent dire ce qu’ils veulent, mais j’aime le fait que PERSONNE peut m’enlever ce que j’ai vécu lors de ce voyage et cette soirée, et pour ça, je remercie tous les acteurs du scénario qui s’est déroulé dans ma vie cette soirée là, je l’oublierai jamais…

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Breakdown my heart, baby!!

Mardi le 26 mars, je suis allé à la Sala Rossa avec Pascal Cousineau de Silver Wings Studio (SWS) dont Ondes Chocs avait sollicité les services puisque nos photographes habituels ne pouvaient se libérer pour assurer la couverture photo de l’événement. Je veux remercier Jee, de la direction de SWS, pour avoir couvert nos arrières grâce à cette collaboration à pied levé. Je veux également souligné que cette façon de faire n’est pas rare chez Ondes Chocs et plus d’une fois nous avons utilisé les photos de SWS, Québec-Métal ou Thorium lorsque disponible. Toutefois, la situation était particulière puisque c’est à notre invitation que SWS a dépêché un photographe et nous les en remercions tout particulièrement. Bon, maintenant je peux passer à la raison de notre présence à la Sala Rossa, soit le show organisé par Extensive Enterprise (que nous remercions pour les accès) dont voici le line up

KENNEDY, HARRIERS, MALFUNCTION et HARM’S WAY.

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Vous savez mon opinion concernant le comportement de la foule lors de ces soirée hardcore et je vous passerai donc mes états d’âmes sur les savates faites aux gens qui ne participent pas au moshpit, sur les gens qui nous poussent dans le pit de par derrière et autres trucs réservés à ce genre de soirée. Je vous parle donc des groupes.

Jonathan, responsable des Chroniques de l’Étrange chez Ondes Chocs, m’avait déjà parlé du groupe qui allait ouvrir cette soirée et m’avait recommandé de ne pas me présenter en retard car chaque seconde que je raterais serait une de trop. Je me suis donc pointé tôt, rendez-vous avec Pascal oblige, et j’ai donc pu voir leur arrivée sur la scène. Dès les 1ères notes, j’ai bien apprécié leur son mais c’est dès que leur chanteur est entré en action que j’ai compris ce que Jonathan voulait dire par intensité. Le gars est une bombe épileptique et ses vocaux sont des cris déchirants, des assauts violents.

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En plus, les musiciens se mettent de la partie pour nous montrer leurs « skills ». Les gars tourbillonnent en jouant, se jettent par terre, font virevolter leurs instruments ou les balancent au bout de leur strap et les p’tits maudits font ça en restant « tight ». Pis t’as besoin d’être « tight » quand, dans le milieu de la toune, tout le monde arrête en même temps le temps d’une fraction de seconde. Les gars ont pratiqué leur présence sur scène et ça se voit. Toute cette action a poussé le chanteur en bas avec nous sur le plancher ce qui a laissé encore plus de place sur la scène pour tout ce qui s’y passait. Vraiment, c’est un des shows les plus dynamiques que j’ai vus. Certains diront que c’est du « core » et que c’est plus facile de sauter partout. Je vous arrête drette là. Pour revenir à leur musique, KENNEDY font un post-hardcore intense qui mêle naturellement des breakdowns et des slowdowns à des fastbeats mais qui utilisent aussi des influences post-rock à la Sonic Youth dans les sonorités et dans certaines riffs et constructions plus psy-post. De la distortion en masse et mention particulière pour le son de leur drum. Les compositions sont variées et on a même quelques petites passes techniques cools. Dans mon livre à moé, comme dirait Stan, ils ont définitivement volé le show.

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Par la suite, les gars de HARRIERS sont montés sur stage. Là, on a oublié les passes post de tous genres. On est entré dans le hardcore « in your f***in face ». HARRIERS font une musique assez générique avec beaucoup de chug-a-chug et de breakdowns. Leur chanteur est aussi dans le ton, cassez-vous pas la tête il sait c’est quoi du hardcore.

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Allez écouter leur nouvelle pièce, « MXCV« , en téléchargement GRATOS sur leur bandcamp pour comprendre ce que je veux dire. Ce que j’ai aimé est qu’ils ont quand même un petit côté thrash’n’roll intéressant amené par certains riffs de guitare. S’ils développent ce petit côté là, ça leur permettrait de se démarquer. Leur set a eu l’air de plaire à plusieurs et le pit qui avait surtout servi au chanteur de KENNEDY est devenu une grande arène. Il a même fallu déménager le gars en chaise roulante du devant de la scène pour ne pas qu’il se fasse tuer et nous aussi on s’est rapproché des murs. Après leur set, j’ai demandé à Pascal s’il avait trouvé un spot à l’abri pour prendre des photos. Ça semblait correct.

Et viva karateka!!

Maintenant que les 2 openers montréalais avaient chauffé la salle en masse, on arrivait aux 2 groupes en tournée. Le 1er est MALFUNCTION de Buffalo. On sent l’influence NYHC. Peut-être un peu trop. Leur chanteur est quand même passablement actif, un bon point mais je trouve que leur structure de tounes est répétitive. Je n’ai pas trouvé qu’ils apportaient grand chose au style mais encore une fois l’important est que la salle embarquait. Il y avait de plus en plus de monde qui faisait leurs passes. Après leur set, j’ai demandé à Pascal s’il avait vu ce qui était arrivé à la fille qui est sortie en se tenant la face. Un coup de pied en pleine face drette devant lui qu’elle a reçu. Mais c’est un accident, c’est la faute à personne (!!??) J’ai promis de garder mes réflexions …

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La tête d’affiche de la soirée était HARM’S WAY (qui pour une obscure raison n’ont pas d’apostrophe dans leur logo sur tous les flyers! NDLR) de Chicago. Là, on a eu droit à un peu d’innovation. Les gars jouent sur une track de distortion pendant tout leur set et celle-ci ne s’arrête même pas entre les tounes. Un gros fuzz qui enveloppe tout. Drôle à dire mais je n’ai pas haï ça. Par contre, côté hardcore on n’a pas réinventé la roue encore là. C’était encore une fois assez générique mais comme pour le style l’important est l’énergie et ça y’en manquait pas, ils ont donc livré la marchandise.

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La soirée a donc permis aux fans purs et durs de hardcore d’apprécier 3 groupes qui ne font pas dans le fla-fla. Les tounes sont centrées autour des breakdowns et le chug-a-chug était à l’honneur. Les callers (parce que c’est plus ça que des chanteurs) sont des bons harangueurs de foule qui amènent cette énergie caractéristique au genre. J’ai dit que c’était générique mais ce n’est quand même pas catastrophique. Je suis du genre à comprendre que si je vais voir un « western » au cinéma, il y aura des chapeaux de cowboys, des fusils, des chevaux dans le film. Là, il y a eu les ingrédients qui font un bon show de hardcore. J’ai trouvé que les sets des groupes avaient par contre été court car chacun n’a duré qu’une 20aine de minutes.

J’ai dit 3 groupes parce que KENNEDY n’ont que vaguement l’approche hardcore. Comme je le disais, ils sont plus expérimental et sont pas mal plus à leur place dans l’univers « post » de groupe comme The Great Sabatini ou Endast des frères Arsenian. D’ailleurs, c’est dans un show du genre que Jonathan les avait découvert. J’espère qu’ils ont l’intention de se rapprocher de cette scène. En attendant …

Cheerz!

See you …. tapissé le long du mur (!!??)

Lex

Mascarades, chassé-croisés et quiproquos!!

C’est finalement à la dernière minute que le line up de la soirée de samedi le 30 mars au Café Chaos a été finalisé. Que de péripéties autour de sa composition. On a eu 3 changements de tête d’affiche et si vous pensez que c’est du niaisage, posez la question au gars de Unbreakable Hatred qui n’avait malheureusement que sa haine d’incassable après s’être cassé le cou. Il fallait donc bien trouver un remplaçant ce qui fut fait avec Pallor Mortis mais ce groupe a finalement eu un conflit d’horaire et a dû abandonner la tête d’affiche. Entretemps, le guitariste, Samy et le drummeur, Renato, ont quitté le groupe Insanitarium forçant du coup leur retrait du line up. Fallait donc maintenant remplacer 2 groupes et le jour du concert arrivait rapidement. Le remplaçant de 3ème génération pour la tête d’affiche a fini par en être un de marque. J’allais finalement voir MORGUE à Montréal. Oh que oui! À partir de ce moment là, je peux vous dire que j’ai arrêté de m’intéresser au restant du line up et mis un X sur mon calendrier. J’allais pas manqué le passage de MORGUE. En tout cas, peu importait les rebondissements, je félicitais Sin Productions dans ma tête pour avoir réussi tout ça et je la remercie aussi du même coup ainsi que le Café Chaos pour les accès. Je veux également remercié Silver Wings Studios qui nous a fourni la photo qui illustre cette revue de spectacle. On a aussi un vidéo de la soirée plus bas que Haze nous a offert en exclusivité. Merci à tout ce beau monde de faire mes soirées métal.

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Je me suis donc présenté au Café Chaos sans avoir pris connaissance des derniers développements de la soirée et ne savait donc pas vraiment qui jouaient. En plus, quand je suis arrivé le 1er band jouait déjà. Bravo, mon Lex! Une chance, j’ai comme manqué seulement une toune et demi. Je ne savais donc pas qui étaient sur scène mais j’apprend assez vite que le groupe sur stage est SKELERIS, un groupe de death métal avec quelques passes extrêmes et techniques. Comme je le dis souvent, c’est malade comment de plus en plus de jeunes guitaristes réussissent à nous envoyer des passes pas possibles. Et c’était encore le cas! Et en plus, ils ont une basse à 6 cordes pour rendre leur son encore plus gras. Dans toute la panoplie des groupes métal, par contre, je dois avouer que cette tendance me laisse souvent froide car des fois on dirait que la présence des nombreuses notes se fait au détriment de la toune comme telle. Ben, SKELERIS n’ont pas fait ça. Au contraire, leurs pièces ont de belles mélodies et les solos passent bien. Leur frontman est aussi intéressant. Il a une bonne présence et une bonne voix aussi. Pour le show du Café Chaos, il portait un costume que je ne lui avais pas vu sur le vidéo tourné le 23 février dernier au Piranha Bar. Est-ce une nouvelle évolution dans son personnage? Tant mieux. J’apprécie des frontmen haut en couleur qui savent créer un présence sur scène. Ça fait quand même pas des masses qu’ils jouent sur scène puisqu’ils ont eu leur 1er show en 2012. Il leur restera maintenant à compléter cette présence sur stage en assurant mieux les transitions entre les tounes. Mais je leur donne le temps, ma 1ère impression est bonne.

Pour la suite encore une fois, je n’avais aucune idée de qui jouaient sur scène et pour ajouter à ma confusion, après quelques pièces le chanteur de SKELERIS est venu prendre le vocal. Au début, celui-ci était fait par un des 2 guitaristes. Donc, pour vous dire vrai ce n’est qu’à la fin de la soirée que j’ai su que ce groupe était DEATHLEHEM. Mais ça n’avait pas vraiment d’importance dans l’appréciation de ce que j’ai vu. Ben oui ça en a eu mais comme après parce qu’il était important quand même que je sache qui m’avait servi ce death mélodique aux touches parfois prog parfois épic, que j’avais bien apprécié. Les gars ont des compositions variées avec des passes mélancoliques, des beaux petits solos de basses, des guitares même parfois au son plus funky juste pour un petit bridge. Vraiment, les gars ont travaillé leurs tounes. D’ailleurs, merci à celui (je pense que c’est Dominic leur drummeur mais je ne suis pas un stoule!!!) qui m’a arrêté dans la salle pour m’offrir leur CD de 4 tounes. C’est vraiment gentil et on va pouvoir faire écouter ça. Maintenant, il leur reste, j’imagine, à se trouver un chanteur permanent puisque sur leur page Facebook (que vous pouvez consulter en cliquant le nom jaune en haut) le poste est marqué vacant. S’ils peuvent se trouver un frontman puissant et intense, ils devraient nous sortir de belles choses sur scène. Pas que Damian de SKELERIS ou Nicola n’ont pas bien partagé la job samedi mais je l’ai dit plus haut. Un frontman, c’est important. Dans leur cas, il pourrait être comme la cerise sur le sundae. D’ailleurs, personne n’est allergique aux cerises, ils sont plus susceptibles d’être allergiques aux peanuts autour … hein! Ah pis laissez donc faire moi-même je me comprend pas toujours.

Le 3ème groupe allait également monter sur scène et performer dans l’anonymat total pour moi. Dans un sens, j’ai appris après la soirée que c’était un peu voulu et pourquoi. J’aurais dû par contre, comprendre à leur costume de scène. Mais peu importe, sur le coup je n’ai pas pensé que le groupe inconnu (pour moi tous était inconnus de toute façon sauf MORGUE), je devrais plutôt dire inconnu et ajouté à la dernière seconde serait pré tête d’affiche. On m’a pris à part à la fin de la soirée et on m’a tout expliqué

T-R-A-N-Q-U-I-L-L-E-M-E-N-T-

Donc pour les besoins de cette revue, je vous parlerai donc de SENTINEL SPHERE qui nous ont joué un set de « cover » (!!??) Du death intense avec un frontman qui lui nous a montré qu’on peut tenir un personnage même entre les tounes. Il a été intense d’un bout à l’autre avec les yeux qui nous fixait comme des fusils mais en même temps avec un air un peu fou. Côté vocal, il a une voix caverneuse qui growl à souhait avec un fond de souffle. À la limite du grind par boutte mais leur musique aussi. Ils nous ont joué du death intense comme je disais. Du brutal à blastbeat avec de la rollin’ bass et des chug-a-chug aussi par boutte. J’ai bien apprécié mais à ce que j’ai cru comprendre, SENTINEL SPHERE n’est qu’un exceptionnel « side-project ». Je me rabattrai donc sur l’original! Ça devrait valoir la peine …

Là, on est rendu à la tête d’affiche de la soirée et je pourrais faire mon smatte et vous dire que tout était sous contrôle et qu’enfin j’allais savoir ce qui se passait puisque j’allais voir MORGUE, et que c’était ma 1ère raison d’être là. Ben SURPRISE. J’avais aucune idée qui ils sont sans leur maquillage de scène et donc pas moyen de les identifier sans. Comble de la confusion, j’ai mépris Panzer pour Haze une fois qu’ils étaient maquillés. Pas fort. Excuse-moi! En tout cas, il a été assez fin pour me réorienter. « Un peu plus à l’ouest, mon Tournesol ». Une fois, rendu sur stage à leur position respective, là je pouvais voir mieux qui fait quoi et donc qui était qui. Et je peux vous dire que ce qu’ils font, ils le font bien. Du maudit bon death aux ambiances black. Leur musique est rentré pareil comme quand je me tape leur album mais ça c’est côté technique. Côté performance, c’est du « stage presence » dans ce qu’il y a de plus solide.

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C’est sûr tout le monde a bien vu Goliatt, leur chanteur, qui par sa stature et son attitude en impose. Mais il y a également beaucoup de place laissée aux autres. Les gars sont sûrs d’eux-mêmes et s’avancent au devant de la scène pour nous faire leurs passes sans extravagance. Juste pour qu’on apprécie leur dextérité. Moi, j’ai tout apprécié. La foule aussi était dedans. Bon il en est resté moins un moment donné à l’heure des 450 mais l’ambiance est resté high. on aura eu une belle soirée du début à la fin.

Je vous laisse donc comme promis avec un vidéo tourné samedi soir que Haze m’a fait parvenir en exclusivité pour agrémenter cette revue. MERCI!!

Cheerz!

Lex

Subhumans: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Formé en 1980 des cendres du groupe The Stupid Humans par le guitariste, Bruce, et le drummeur, Andy, ils opteront pour le nom Superhumans et seront rejoints par le bassiste, Grant. C’est avec l’arrivée de Dick au vocal que le nom deviendra Subhumans. À la fin de 1980, Andy est remplacé à la batterie par Trotsky qui assure ce poste depuis. Il y a aussi eu un changement de bassiste en 1983 pour finaliser le line up actuel avec Phil à la basse. On parle donc ici d’un groupe qui roule sa bosse sur la scène punk depuis plus de 30 ans et qui ont également fondé le label « Bluurgh ». Ils ont toutefois eu des grands passages à vide causés par des divergences d’opinions qui ont mené à des absences de la scène entre 1985-1991, année où ils font un mini « Reunion Tour » puis rien ou presque jusqu’en 1998 où ils sortent leur 4 ème album studio, « Unfinished business » qui comprend des pièces jamais sorties de la vieille époque du groupe. Cette sortie a créé assez d’engouement pour repartir la machine Subhumans et en faire un retour plus réel. Ils font d’ailleurs quelques tournées depuis et ont lancé un autre album en 2007, « Internal riot« .
Le groupe a 5 albums studio à son actifs et 3 compilations de leurs 7 EP. Ils ont aussi 1 album en spectacle. Pour ma part, je dois avouer que Subhumans est mon groupe punk favori « all categories ». Nous avions, mes chums et moi , les paroles de la pièce « Us fish must swim together » de l’album « From the cradle to the grave » de 1983 en poster de 6 pieds de haut sur les murs de notre chambre. En voici le dernier couplet. Ah je vous met la pièce après.
When sink or swim is the choice you get
You cannot swim forever
You’ll need support to keep you alive
Us fish must swim together

Si cela ne vous rappelle pas l’essence même de la pensée punk … D’ailleurs, l’ensemble de la thématique des textes de Subhumans a toujours tourné autour de la solidarité et l’entraide face à la grosse machine corporative qu’il dénonce à grands cris.
Pour finir de vous donner le goût de vous installer devant la scène lors de leur passage au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013, je vous partage leur pièce d’anthologie, soit la pièce éponyme de l’album « From the cradle to the grave« , mentionné ci-haut. Cette pièce qui s’étire sur près de 17 minutes, est un bijou de progpunk et en plus, le texte est un poème à saveur politico-anarchiste. On ne sait pas encore quel jour et sur quelle scène on les verra mais dès que les horaires sortent, nous vous aviserons.

 

See you in the pit!
Lex