Mardi le 26 mars, je suis allé à la Sala Rossa avec Pascal Cousineau de Silver Wings Studio (SWS) dont Ondes Chocs avait sollicité les services puisque nos photographes habituels ne pouvaient se libérer pour assurer la couverture photo de l’événement. Je veux remercier Jee, de la direction de SWS, pour avoir couvert nos arrières grâce à cette collaboration à pied levé. Je veux également souligné que cette façon de faire n’est pas rare chez Ondes Chocs et plus d’une fois nous avons utilisé les photos de SWS, Québec-Métal ou Thorium lorsque disponible. Toutefois, la situation était particulière puisque c’est à notre invitation que SWS a dépêché un photographe et nous les en remercions tout particulièrement. Bon, maintenant je peux passer à la raison de notre présence à la Sala Rossa, soit le show organisé par Extensive Enterprise (que nous remercions pour les accès) dont voici le line up

KENNEDY, HARRIERS, MALFUNCTION et HARM’S WAY.

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Vous savez mon opinion concernant le comportement de la foule lors de ces soirée hardcore et je vous passerai donc mes états d’âmes sur les savates faites aux gens qui ne participent pas au moshpit, sur les gens qui nous poussent dans le pit de par derrière et autres trucs réservés à ce genre de soirée. Je vous parle donc des groupes.

Jonathan, responsable des Chroniques de l’Étrange chez Ondes Chocs, m’avait déjà parlé du groupe qui allait ouvrir cette soirée et m’avait recommandé de ne pas me présenter en retard car chaque seconde que je raterais serait une de trop. Je me suis donc pointé tôt, rendez-vous avec Pascal oblige, et j’ai donc pu voir leur arrivée sur la scène. Dès les 1ères notes, j’ai bien apprécié leur son mais c’est dès que leur chanteur est entré en action que j’ai compris ce que Jonathan voulait dire par intensité. Le gars est une bombe épileptique et ses vocaux sont des cris déchirants, des assauts violents.

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En plus, les musiciens se mettent de la partie pour nous montrer leurs « skills ». Les gars tourbillonnent en jouant, se jettent par terre, font virevolter leurs instruments ou les balancent au bout de leur strap et les p’tits maudits font ça en restant « tight ». Pis t’as besoin d’être « tight » quand, dans le milieu de la toune, tout le monde arrête en même temps le temps d’une fraction de seconde. Les gars ont pratiqué leur présence sur scène et ça se voit. Toute cette action a poussé le chanteur en bas avec nous sur le plancher ce qui a laissé encore plus de place sur la scène pour tout ce qui s’y passait. Vraiment, c’est un des shows les plus dynamiques que j’ai vus. Certains diront que c’est du « core » et que c’est plus facile de sauter partout. Je vous arrête drette là. Pour revenir à leur musique, KENNEDY font un post-hardcore intense qui mêle naturellement des breakdowns et des slowdowns à des fastbeats mais qui utilisent aussi des influences post-rock à la Sonic Youth dans les sonorités et dans certaines riffs et constructions plus psy-post. De la distortion en masse et mention particulière pour le son de leur drum. Les compositions sont variées et on a même quelques petites passes techniques cools. Dans mon livre à moé, comme dirait Stan, ils ont définitivement volé le show.

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Par la suite, les gars de HARRIERS sont montés sur stage. Là, on a oublié les passes post de tous genres. On est entré dans le hardcore « in your f***in face ». HARRIERS font une musique assez générique avec beaucoup de chug-a-chug et de breakdowns. Leur chanteur est aussi dans le ton, cassez-vous pas la tête il sait c’est quoi du hardcore.

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Allez écouter leur nouvelle pièce, « MXCV« , en téléchargement GRATOS sur leur bandcamp pour comprendre ce que je veux dire. Ce que j’ai aimé est qu’ils ont quand même un petit côté thrash’n’roll intéressant amené par certains riffs de guitare. S’ils développent ce petit côté là, ça leur permettrait de se démarquer. Leur set a eu l’air de plaire à plusieurs et le pit qui avait surtout servi au chanteur de KENNEDY est devenu une grande arène. Il a même fallu déménager le gars en chaise roulante du devant de la scène pour ne pas qu’il se fasse tuer et nous aussi on s’est rapproché des murs. Après leur set, j’ai demandé à Pascal s’il avait trouvé un spot à l’abri pour prendre des photos. Ça semblait correct.

Et viva karateka!!

Maintenant que les 2 openers montréalais avaient chauffé la salle en masse, on arrivait aux 2 groupes en tournée. Le 1er est MALFUNCTION de Buffalo. On sent l’influence NYHC. Peut-être un peu trop. Leur chanteur est quand même passablement actif, un bon point mais je trouve que leur structure de tounes est répétitive. Je n’ai pas trouvé qu’ils apportaient grand chose au style mais encore une fois l’important est que la salle embarquait. Il y avait de plus en plus de monde qui faisait leurs passes. Après leur set, j’ai demandé à Pascal s’il avait vu ce qui était arrivé à la fille qui est sortie en se tenant la face. Un coup de pied en pleine face drette devant lui qu’elle a reçu. Mais c’est un accident, c’est la faute à personne (!!??) J’ai promis de garder mes réflexions …

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La tête d’affiche de la soirée était HARM’S WAY (qui pour une obscure raison n’ont pas d’apostrophe dans leur logo sur tous les flyers! NDLR) de Chicago. Là, on a eu droit à un peu d’innovation. Les gars jouent sur une track de distortion pendant tout leur set et celle-ci ne s’arrête même pas entre les tounes. Un gros fuzz qui enveloppe tout. Drôle à dire mais je n’ai pas haï ça. Par contre, côté hardcore on n’a pas réinventé la roue encore là. C’était encore une fois assez générique mais comme pour le style l’important est l’énergie et ça y’en manquait pas, ils ont donc livré la marchandise.

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La soirée a donc permis aux fans purs et durs de hardcore d’apprécier 3 groupes qui ne font pas dans le fla-fla. Les tounes sont centrées autour des breakdowns et le chug-a-chug était à l’honneur. Les callers (parce que c’est plus ça que des chanteurs) sont des bons harangueurs de foule qui amènent cette énergie caractéristique au genre. J’ai dit que c’était générique mais ce n’est quand même pas catastrophique. Je suis du genre à comprendre que si je vais voir un « western » au cinéma, il y aura des chapeaux de cowboys, des fusils, des chevaux dans le film. Là, il y a eu les ingrédients qui font un bon show de hardcore. J’ai trouvé que les sets des groupes avaient par contre été court car chacun n’a duré qu’une 20aine de minutes.

J’ai dit 3 groupes parce que KENNEDY n’ont que vaguement l’approche hardcore. Comme je le disais, ils sont plus expérimental et sont pas mal plus à leur place dans l’univers « post » de groupe comme The Great Sabatini ou Endast des frères Arsenian. D’ailleurs, c’est dans un show du genre que Jonathan les avait découvert. J’espère qu’ils ont l’intention de se rapprocher de cette scène. En attendant …

Cheerz!

See you …. tapissé le long du mur (!!??)

Lex