Subhumans: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013
When sink or swim is the choice you getYou cannot swim foreverYou’ll need support to keep you aliveUs fish must swim together
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Hier soir était un soir de PREMIÈRE pour moi. Je me rendais pour la 1ère fois au Death House. Tous ceux qui me connaissent ou suivent le moindrement Ondes Chocs, savent que je suis amis avec plusieurs personnes de cette gang et donc plusieurs d’entre vous doivent se dire:
Hein?! T’es allé au Death House pour la 1ère fois hier?? T’étais jamais allé avant, wtf???
Bon, moi le monde qui vire mes phrases en question, j’haï ça. Je viens de le dire que c’était la 1ère fois … et y’a une f***in de bonne raison et je l’ai encore réalisé dans la nuit quand il a fallu revenir de là. C’est loin de chez nous en tab … à pied!!!! Remarquez que la faune de Montréal-by-night a agrémenté ma marche qui a duré 1h30 pour revenir dans un coin où je pouvais trouver un bus pour rentrer. Et je vous jure que cette nuit à 2h00, je m’en foutais pas mal quand j’ai quitté le Death House pour revenir. J’avais 20 ans (ben j’ai toujours 20 ans dans ma tête!!) et je faisais comme dans ce temps-là, je me tapais la ride-back à pied. Dans le temps, c’était parce que j’avais pas une f***in cenne pour revenir. Cette nuit, c’était parce que c’était cette nuit. Là, si y’en a qui pense que je fais une crise de délire nostalgique, détrompez-vous. C’est à des milles de ça et je vous explique tout drette là.
Bon, comme je viens de le dire, je m’en allais voir un show au Death House pour la 1ère fois et je dois vous l’avouer, j’avais une petite excitation curieuse. C’était le lancement d’album de mes chums de WHISKEY TAX et ça se passait dans leur monde. Je suis donc parti vers 20h30 de chez moi pour me rendre au show. Quand y’a des métros, la ride prend 1/2 heure, c’est pas mal moins pire que revenir!!! Dès l’arrivée à la station de métro la plus proche, l’expérience commence déjà à être surréaliste. Pour ceux qui ne sont jamais sorti à cette station, mettons que le soir c’est glauque, sombre et spooky avec le viaduc de la rue juste à côté pis l’autoroute de l’autre bord en surplomb. Tsé, le genre de place où les filles marchent vite à cette heure là!!!! J’ai donc enligné le viaduc pour m’enfoncer encore plus profondément vers l’ouest. 15 minutes de marche avant d’arriver dans les environs de la place. Dans ce coin-là, faut de l’imagination pour agrémenter sa marche. J’ai toujours trouvé que dans certains coins de Montréal même les grosses rues ont un drôle d’éclairage sombre, tsé pas net qui fait que les ombres s’étirent et que les silhouettes sont floues. Ouan, finalement faut pas avoir trop d’imagination. Avant hier soir, je savais dans quel coin ça se trouvait et savais même l’endroit général où chercher mais comme c’est dans un recoin pas possible où c’est des sheds et rien que des sheds … C’est pas évident de se retrouver surtout à la noirceur. En arrivant sur place j’ai texté Ricky, guitariste de WHISKEY TAX, pour qu’il viennent me rejoindre et me montre la place.
Im inthe yd. Lx
Ouan, j’ai pas un super iPhone de 8ème génération. J’ai un flip Samsung sans clavier faque des fois mes messages sont comme pas élaborés … Je souhaitais au moins qu’il avait son cell proche parce que planté en pleine noirceur dans un parking à l’asphalte tout défoncé à attendre, mettons que ça fait un peu ordinaire. Bingo! 1 minute après l’envoi, j’entend crier
Lex, where the f**k are you, man?
Quand je vous dit qu’il fait noir! J’étais à 30 pieds de la porte de son local (ça je savais c’était où mais même trouver cette porte là à la noirceur, c’est pas évident!). Bon, Yes sir! All things’ set! Je suis rendu, j’ai trouvé Ricky. Il ne me reste qu’à suivre Ricky. Ben oui, comme dans les films, il pouvait pas m’expliquer vraiment c’est où la place parce que tout est pareil et en même temps c’est pas facile à trouver parce que c’est comme fait pour pas être facile à trouver. Il me fait entrer en 1er dans leur local où sont leurs instruments parce qu’ils en sont encore là dans leur soirée. Transporter le gear au Death House!! Je donne donc un coup de main à Corey pour transporter les amplis et tout … à pied. Pour la 1ère fois que j’empruntais la « trail » qui mène au Death House, je peux vous dire que c’est f***in moins compliqué quand t’as pas d’ampli dans les bras!! Bon, vite de même, je vous refais un autre set up. On passe dans une petite « trail » défoncée puis dans un corridor plein de glace pour se péter la yeule entre un mur et une clôture et on aboutit. Dans les films, ils te mettent un bandeau sur les yeux pour pas que tu saches où tu vas. J’en aurais ben pris un parce que y’aurait pas vraiment fait plus noir mais au moins quelqu’un m’aurait tenu le bras pour me faire avancer!!!! On finit par arriver au local. WOW!!! L’intérieur du local est vraiment écoeurant. Un vrai local thrash punk avec des murs psychédéliques couverts de posters des shows qu’il y a eu. C’est pas grand mais c’est tout aménagé pour être exactement ce qu’il faut pour faire des maudits beaux partys. Un « main floor » pis un escalier pour monter à une mezzanine. Ils ont même des passerelles de 2 pieds de large sur les murs latéraux où on peut s’asseoir par terre les jambes pendantes pour voir les shows. Je dis salut à Maniks et aux autres que je connais mais dont je ne me souviens jamais vraiment des noms. Maintenant que je savais c’était où pis que j’avais donné un coup de main pour le gear, il faisait « SOIF » et je pouvais retourner au dépanneur chercher de la bière. Ben oui! C’est « BYOB », c’est pas un bar. Faut que t’amènes ta bière.
La place n’a pas tardé à se remplir et j’ai vu plein de bon monde souriant. C’était cool de voir le monde assis le long des murs avec leurs pieds pendant au-dessus de nous. Je me suis accoté au comptoir au fond de la salle où je pouvais déposer ma bière et j’ai jasé avec notre hôtesse derrière le comptoir, qui se chargeait de fournir des verres de plastique pour la cruche d’eau ou les bières bouteille, ramasser les vides et charmer tout le monde avec son sourire. J’ai aussi jasé avec les plus proches du comptoir qui venaient carrément me voir pour ça. C’est quand même drôle comment l’incompréhension des fans face à la présence d’un bonhomme (parce que c’est ce que je suis pour plusieurs d’entre vous) dans « leur show » leur fait me raconter toutes sortes de choses. Musique, punk, la place, tout y passe et on m’explique. C’est « cute » mais s’ils savaient. Des fois, je prend le temps d’expliquer mais des fois on a moins la chance. Au moins, plus personne ou presque me dit Ah ouan, t’aimes ça cette musique là!!! S’ils savaient aussi que je suis encore plus surpris qu’eux quand quelqu’un me dit qu’il ne connait rien du punk avant NOFX mais qu’il me dit 1997. Euh! NOFX a commencé en 1983. Avant ton père, Kid. Pas grave!
C’est finalement vers 22h00 que le 1er groupe, BEAR MACE, est monté sur scène. Dès les 1ères notes, le devant du stage s’est déchaîné et leur chanteur, Conor, a plongé direct dans la foule micro dans les mains pour thrasher avec tout le monde. De l’énergie de fou pis du fun de malade. Les habitués prenaient la peine de me dire que c’était toujours comme ça. Pis même pire ( … mieux!! On dit mieux quand le thrash est plus gros pis plus déchaîné, pis que les filles peuvent embarquer parce que y’a pas de karatémen ou de goons). Inquiétez-vous pas les jeunes. J’en ai vu. Pis en masse pour avoir apprécié comment tout le monde sur place était dedans. Leur set nous a amené dans un univers de punk à la Suicidal Tendencies et Corrosion Of Conformity des 1ers albums avec des passes slows groovys alternées avec du fastpace. Un set qui a souffert un peu au début parce que les baguettes du drummeur étaient fêlées mais on lui a échangé ça et je peux vous dire que la différence s’est immédiatement fait sentir. Ça bûché pas mal plus fort à partir de là. Et on a reperdu Conor dans le thrash mais on l’entendait toujours chanté c’était bon signe. J’ai eu la chance de jaser avec Conor plus tard dans la soirée et il me disait qu’ils seront le 13 mai aux Maniks Mondays du Café Chaos et qu’ils ouvriront aux Foufs bientôt pour un band de skatepunk dont je n’ai pas compris le nom.
Après leur set, là aussi c’est dehors qu’on va fumer la cigarette. Je me suis donc accoté dehors avec JF et sa blonde pour jaser, squeezer entre le mur et la clôture de propriété (dans le corridor, tsé). Je peux vous dire que ça fait f***in underground quand tout à coup le train passe à pleine vitesse à 6 pieds de nous autres de l’autre côté de la clôture « frost » pendant que du Six Feet Under ou Crimes jouent dans les speakers. \Hell Yeah/
Après que le band suivant a eu changé tout le set up du drum pour l’adapter mieux au fait que le drummeur ferait la majorité des vocaux, on était prêt pour WETMETAL. Là, on allait encore avoir du thrashpunk old school qui, cette fois m’a plus rappelé le D.C. Hardcore des années ’80. D’ailleurs, je n’arrivais pas à m’enlever de la tête qu’en plus, il avait le style de vocal de cette époque à la Ian MacKaye de Minor Threat ou son frère, Alec de The Faith. Leur thrash a encore une fois fait plus que la job demandée et on a trippé en masse sur leur musique qui marie bien les fastbeats punk aux passes encore une fois groovys mais aussi des fois stoner. Bravo au drummeur qui a un bon cardio pour chanter en même temps, parce que y’a des bouttes que ça ride solide des 2 bords. L’action avait grimpé d’un cran dans le pit et on a eu Maniks qui nous a fait quelques bodysurfs. Man, té trop cool!!!! Il a aussi aspergé la foule de guirlandes en spray du haut de la mezzanine. Man, té trop de party!!!
C’est pendant que j’étais dehors à prendre l’air et me faire raconter une autre fois que faut pas se faire d’idées, que c’est une place cool et autres boniments pour les touristes que WHISKEY TAX a lancé son set en dedans. J’ai fait rire le gars en lui disant mon gag traditionnel que « j’écoutais déjà cette musique et allais dans ce genre de show à l’époque où le seul liquide blanc que son père shootait était du jus de bouton d’ado, pété devant le miroir », et je suis rentrer en dedans. Vu du fond de la salle pour les 2 premiers bands, j’avais vu que y’avait de l’action dans le pit mais là en rentrant de dehors, je me trouvais de l’autre côté et devait traverser. Quand je vous disait que le mosh allait de mieux en mieux, ben même après que j’ai eu sagement l’idée d’attendre la fin de la toune pour traverser, ça n’a pas été évident parce que c’était jampack et qu’il restait un fond de houle qui avait été provoqué par la vague du thrash. Par contre, la mer de monde s’est ouverte un peu devant moi et tel Moïse traversant la mer Rouge je suis passé juste à temps avant qu’elle ne se referme avec fracas derrière moi au son de la musique qui reprenait. (Voyons moi, c’est la fin de semaine de Pâques qui me fait ça. Trop de films de Jésus à la télé). Les gars de WHISKEY TAX nous ont joué les pièces de leur album car je rappelle que c’était le lancement. Des riffs de guitares à l’emporte-pièce, des « blastbeats », de la « rolling bass » du crossover bien fait. Corey fait la majorité des vocaux et Ricky rajoute quelques lignes. Et juste ce qu’il faut d’attitude pour faire du thrash. Après le set, Corey me disait que Sam leur drummeur avait joué un peu trop vite « for comfort ». Ouan, cé l’adrenaline ça. Apprendre à gérer le « stage shoot ». Mais en même temps, combien de groupes m’ont dit ça de leur drummeur, je les compte plus. Et je peux dire que ça, c’est souvent une situation qui paraît pour les musiciens mais un peu moins dans la salle. Moi, j’avais pas remarqué et je m’intéresse plus à la « vibe » qu’à ça dans un show. That was nice, f***in destroying the place, Corey. Everybody were happy at the end of your set. Don’t worry.
Après le show, on est resté à chiller un peu pendant que le gear partait tranquillement et que la salle se vidait de son monde. À un moment, il est venu le temps d’entamer la grande marche qui me ramènerait dans mon coin conscient que le transport en commun ne me serait d’aucune utilité mais bon j’étais crinqué par ma soirée et je pouvais bien prendre une petite marche de santé. Je venais de passer une vraie soirée comme dans le temps où des shows s’organisaient dans les squats de Montréal ou quand les shows était plus gros dans les sous-sols d’église. Voir DOA avec Unruled et S.C.U.M. ou encore le Montréal-NY Connection ’85 avec Scab, Ultra Violence et Krakdown de New York et Countdown Zero, Gassenhauer et Vomit And The Zits de Montréal dans le sous-sol de l’église Saint-Louis-de-France restent d’heureux souvenirs. Parlant de souvenirs, voici un album de 1982. Le split The Faith/Void qui représente bien la scène Washington D.C. HC du début des années 80. Y’avait aussi Minor Threat et State of Alert, le 1er band de Henry Rollin mais ce split est une pièce d’anthologie qui vous fera comprendre un peu comment ma soirée sonnait. Pour ceux qui ne savent pas quand ça change pour du VOID, c’est à partir 12:28.
Skins
Pröjekt F
2013
par Lex Ivian
Lorsque j’ai décidé de faire la revue du nouvel album de PRÖJEKT F, j’avais déjà amplement écouté leurs pièces précédentes et avais déjà vu 3 de leurs performances « live ». Je savais donc qu’ils voguaient dans l’univers de Marilyn Manson par leur son et par leur maquillage de scène. C’est donc sans surprise que j’ai découvert qu’avec ce nouvel album, on tombe encore plus profondément dans l’univers de Trent Reznor. Qu’on parle de Nine Inch Nails (NIN) ou de ses influences dans la création du son de Marilyn Manson (MM), il est évident que la composition des pièces emprunte directement dans ce répertoire. Si vous êtes le moindrement familier, vous reconnaîtrez sans doute non seulement les atmosphères de l’album « Mechanical Animal » de MM mais également du NIN dans l’utilisation du piano dans plusieurs pièces qui m’a fait directement penser à « March of the Pigs ». Leur chanteur a également une voix qui mélange les intonations de Jonathan Davis, Marilyn Manson et Trent Reznor ce qui finit d’achever la ressemblance.
Ai-je aimé l’album reste la question ultime qui me tourmente encore. La qualité de l’enregistrement est à souligner. Pour ce qui est de la musique, je suis un fan de ce style; cette question est déjà réglée. J’ai vu MM en show 5 fois; Rammstein, Minstry, Skinny Puppy, Electric Hellfire Club et pleins d’autres ont joué devant moi. Je suis donc capable d’apprécier la qualité des compositions de PRÖJEKT F et leur façon de construire des atmosphères lourdes avec des débuts de pièce souvent lents centrés autour de la trame de clavier qui finissent en explosion d’accords plaqués. Je suis également satisfait des variations apportées au vocal selon le niveau d’intensité des pièces. Je ne suis pas sûr de la pertinence de la 9ème pièce, « Book of the flies » car elle m’a semblé une intro, un canevas moins touffu de la pièce suivante, « Down in the ascension » et je ne dirais rien si elle ne s’étirait à 7min mais bon je peux vivre avec. Je crois que ce qui me dérange le plus est la proximité des compositions avec celles de leurs influences. Écoutez le début de la 2ème, « Product » et si aucune toune évidente ne vous vient à l’esprit ben je suis désolé de vous avoir fait lire jusque là. J’aurais aimé une plus grande distanciation. Une signature à la PRÖJEKT F plus évidente. J’avais déjà remarqué cette tendance à se coller de trop près à des sons comme pour la pièce « Art of destruction » de leur 1er EP, qui semblait tout droit sorti de l’album « Rebirth » de Pain paru en 1999. Par contre, si vous réussissez à éviter de tomber dans le piège des comparaisons, vous serez en mesure d’écouter un bon album qui offre des balades mélancoliques, tourmentées et même torturées jumelées à des pièces plus dynamiques qui vont plus nous rappeler le côté électrothrash du groupe. Vous constaterez alors leur capacité à nous composer des pièces qui sont entraînantes dans les passes plus rapides et qui sont pognantes dans les passes plus lentes et sombres. Les fans de NIN seront sans contredit servis par la 1ère moitié de cet album mais également les fans d’atmosphère à la Smashing Pumpkin et même à la The Cure du début (à l’époque de l’album « Pornography ») pour la 2ème partie de l’album qui se veut un peu plus introspective à partir de la 7ème pièce avec une utilisation accrue du piano. Ma question de début de paragraphe reste sans réponse vraiment mais ce qui est plus important est ce que vous en penserez. Moi, je vous ai exposé mon petit problème mais ce n’est peut-être pas tout le monde qui a écouté autant d’albums du style que moi. Pis se faire dire que notre son est trop près de celui de MM ou de NIN reste, pris dans un certain sens, un compliment.
Je vous termine ça avec la pièce « Siamese Twins » de The Cure, justement de l’album « Pornography » pour ceux qui ne connaissent pas mes références transgénérationnelles!!
Lex
Dimanche avait lieu le retour à Montréal des vétérans punkers d’Edmonton, CHOKE. Pour l’occasion, Extensive Enterprise (merci pour les accès) avait organisé une petite soirée aux Foufounes Électriques avec les groupes MUTE, THE ERA OF et ONE-TIMER pour ouvrir la soirée. Ceux qui ont le moindrement suivi la scène punk canadienne des années 1990-2000 s’est donc donné rendez-vous en ce dimanche soir pour accueillir la résurrection de CHOKE qui nous avaient pourtant laissé avec l’impression qu’ils avaient fermé définitivement les livres lors de leur séparation en 2007. D’ailleurs, ils l’ont mentionné également lors de leur présence sur scène que ce « Reunion tour » était une surprise un peu aussi pour eux. Surtout qu’au début, ce devait être un « Reunion show » dans leur coin. Après ils ont annoncé une tournée de 7 dates qui ne devait pas dépasser Toronto et finalement ils ont ajouté ce show aux Foufounes le lendemain de leur show de Toronto. Vous pouvez m’en amener quand vous voulez des surprises comme ça, je suis bien ouvert … si vous payez l’cognac-gnac-gnac-gnac!
Comme le début de la soirée était prévue pour 19h30 (porte 19h00) et qu’on niaise rarement avec les horaires aux Foufounes, je me suis donc pointé vers 19h00. Remarquer que c’est tôt mais ça a l’avantage que la soirée commence avant la fin du 5 à 8 à $2.50 la bouteille au 1er étage. Vous avez bien lu. C’est en bas au 1er étage le spécial. Donc faites-vous pas prendre et prenez votre bière avant de monter. En haut, elle est $3.50 ce qui n’est pas la fin du monde!
J’ai donc enligné l’escalier pour la salle de concert avec mes 2 « pilsner », prêt pour tripper sur du bon vieux punk rock sauce de l’Ouest qui nous a fait connaître à l’époque, des groupes comme Propagandhi, SNFU, Dayglo Abortions ou « on the lighter side », des groupes comme Chixdiggit et j’en passe naturellement une trollée. L’ouverture de soirée était assurée par les Montréalais de ONE-TIMER. D’entrée, et fallait s’en attendre, leur chanteur nous a souligné que c’était un privilège et un honneur de partager la scène avec des idoles et des influences marquantes de leur évolution musicale. Et on n’était parti pour une demi-heure de punk rock avec un chanteur qui, par bouts avait l’air de frôler la démence. Une bonne utilisation du devant de la scène et des grimaces de qualité ont réussi à captiver mon attention mais j’ai eu plus de difficulté à embarquer dans leur musique. J’ai trouvé que c’était un peu générique malgré quelques bonnes mélodies. Et j’aurais aussi aimé que le bassiste joue un peu plus pour nous. Bon, c’est sûr que c’est facile à chialer surtout que moi-même je suis resté accoté au mur du fond, face au stage. Peut-être que le bassiste aurait aimé que je sois là un peu plus pour lui. Et le reste de la foule aussi qui restait planté à une quinzaine de pieds de la scène les mains dans les poches. Bon, y’avait bien quelques mouvements de tête mais mettons que, malgré tous les efforts de leur frontman, la foule est restée pas mal figée sauf pour les dernières tounes. Ben oui, c’est ben le temps quand c’est fini!! Sur une plus petite scène, ils auraient probablement eu plus de succès car l’interaction que recherchait le chanteur aurait été plus directe et contagieuse.
Le groupe suivant était THE ERA OF, un autre groupe montréalais. Bien qu’il a également été souligné que CHOKE représentait un groupe favori de leur guitariste, on allait quitté complètement le punk pour entrer dans un monde rock progressif vaguement alternatif. Encore une fois, je n’ai pas vraiment embarqué dans leur musique. Tout comme pour ONE-TIMER, eux-aussi n’était pas vraiment à leur place. Bon, ça ne ressemblait pas à du Moist mais avec les vocaux clean et les mélodies mélancoliques, ça aurait fait une meilleure première partie sur un show comme ça. Leur musique aurait alors été servi à un public plus réceptif à leur style qui, on doit l’avouer, n’a rien à voir avec les skateux. L’introspection n’était pas nécessairement l’atmosphère idéale mais ils ont quand même réussi à faire approcher le monde grâce au contact avec la foule que Matt, leur chanteur, s’est efforcé de créer.
MUTE de Québec allaient replacer les choses dans une atmosphère plus punkrock dès leur arrivée sur scène. Les vétérans de près de 15 ans sur la scène tant canadienne qu’internationale nous ont envoyé leur musique à fond la caisse accompagnée des kickjumps des 2 guitaristes. Pendant ce temps, les vocaux sont échangés entre le bassiste et le drummeur qui nous fait aussi des passes de majorettes avec ses baguettes. Leur prestation a vraiment starté la soirée et on comprend tout de suite à les voir pourquoi ils ont une carrière internationale et ont partagé la scène avec Bad Religion, The Offspring, Strung Out ou Rise Against. Ils étaient content de souligner leur participation au retour de CHOKE. On a commencé à avoir de l’action dans le pit en écho à l’énergie déployée sur le stage et j’ai vu ben du monde faire du « sing along ». Un maudit bon set mais pas assez long. Comme ils l’ont eux-mêmes souligné, leur show était écourté pour cette soirée mais ils se reprendront bientôt puisqu’ils reviendront à Montréal dans le cadre du Pouzza Fest le 18 juin au Métropolis avec Me, First and the Gimme Gimmes.
On était rendu à la tête d’affiche et enfin tous les éléments étaient réunis pour ça. Les Foufs s’étaient tranquillement remplies et l’énergie s’était finalement installée dans la foule. Les gars de CHOKE sont donc montés sur scène devant une foule qui n’attendait que leurs premiers accords pour embarquer dans leur trip. Après avoir reçu les éloges de chacun des groupes précédents, il ne leur restait plus qu’à nous envoyer leur succès ce qu’ils nous ont eux aussi fait comme les vétérans qu’ils sont. Leur show, comme plusieurs l’ont souligné par la suite, nous a ramené dans le temps avec un grand plaisir. On a eu droit aux pièces dont on s’ennuyait et j’espère que ce « Reunion tour » leur aura prouvé que leur présence sur la scène punk est toujours pertinente.
Comme voulait le dire mon titre, j’ai donc eu un dimanche soir en 2 temps où les 2 premiers groupes m’ont comme permis de fermer les livres sur ma semaine alors que l’atmosphère était « relax » avec un brin de détachement tandis que les 2 suivants m’ont insufflé la dose d’énergie nécessaire pour entrer dans la nouvelle semaine.
Merci encore à Extensive Enterprise d’avoir étirer vers l’Est la tournée de CHOKE.
Lex
Mardi matin, la journée de Ondes Chocs commençait tôt. Bon, la journée commence tout le temps tôt parce qu’on s’occupe de la page et du site en se levant le matin, mais on est quand même à la maison devant l’ordi avec notre café. Par contre, ce mardi était spécial car je devais être aux Foufounes Électriques dès 10h00AM pour la conférence de presse de dévoilement de la programmation du Amnesia Rockfest Petite-Nation de Montebello. Tout le monde avait bien hâte d’être dans le secret des Dieux.
La conférence de presse a débuté avec une courte prestation acoustique de Matt des Planet Smashers venu également nous présenter sa vision du festival. Par la suite naturellement, ce que tout le monde attendait, la venue de Alex Martel sur la tribune a fait monter la curiosité d’un cran. L’affiche qui reposait sur le lutrin allait enfin être dévoilée. Alex nous a entretenu pendant une bonne 20aine de minutes sur les nouveaux développements du festival et également diverses réflexions et démarches qui l’ont mené à monter le line up de malade qui nous est offert cette année. Et quand je dis malade, c’est à peine assez fort comme mot. On vous fera d’ailleurs une série de portrait des groupes afin de vous aider à planifier vos déplacements entre les scènes. La liste des noms à nous faire tomber la mâchoire se peut quasiment pas. En plus, pour un vieux schnock comme moi, il va y avoir une scène « Old-Timers » avec des groupes comme Cro-Mags, SUB HUM ANS, Agnostic Front, Bad Brains, Discharge, Screeching Weasel. Pis ya le f***in reunion de Black Flag! Le retour de Groovy Aardvark et de Arseniq 33 aussi. Cryptopsy avec Lord Worm. Lamb of God avec un Randy Blythe fraîchement acquitté. Rancid, the Offsprings, Pennywise. Le retour des Mighty Mighty Bosstones. Pis tout plein de groupes locaux.
5 scènes, c’est pas rien!
Après la conférence de presse, Matt est revenu nous en jouer une autre avec un comparse dont je n’ai pas entendu le nom, mais si quelqu’un le connait, gênez-vous pas pour me le dire ou même lui dire que j’ai trouvé ça cool son « gazou ».
Je termine en déplorant le fait que la programmation a été partagée effrontément par plusieurs personnes, groupes ou organismes malgré la demande formelle faite par les organisateurs de respecter l’embargo sur les infos divulguées jusqu’à ce que le Amnesia Rockfest Petite-Nation en fasse l’annonce officielle. Cette annonce n’est venue qu’à 20h30. Plusieurs diront que les infos ayant déjà amplement circulées sur le web, ne pas les partager revenait à cacher un secret de polichinelle et sur le statut de l’info, ils ont raison. Dès le milieu de l’après-midi, l’affiche circulait et quiconque le moindrement présent sur Facebook l’a vu passer. Par contre, je trouve que la partager avant le temps parce que les autres l’ont fait n’est pas correct. Vous penserez bien ce que vous voulez, vous m’écrirez pour me le dire si ça vous tente, mais comme Dave aime mes images je vais vous en faire une. Ça revient au même que de prendre du stock dans une vitrine fracassée lors d’une émeute. Ce n’est pas parce que ce n’est pas toi qui l’a fracassée et que tout le monde se sert que tu dois faire pareil. Là dessus, fini la morale. On se met en mode « fest ».
Oh yeah!!
Lex