La préhistoire du Crossover, Cro-Mags: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

224995_10151233545293198_1753132413_n[1]

 

Groupe de « old school hardcore » du « NYHC scene » des années ’80, CRO-MAGS (qui fait référence aux Cro-Magnons) a été formé par un adolescent, Harley Flanagan, qui drummait déjà pour The Stimulators dès 1977 à l’âge de 10 ans mais qui prend la basse dans Cro-Mags. Les débuts voient plusieurs musiciens se succédés au côté de Flanagan mais le line up qui devaient en faire un groupe reconnu est Flanagan, JJ McGowan au vocal, Parris Mayhew à la guitare et Mackie Jayson au drum. Ils ont sorti un démo (qu’ils ont ressorti sous le titre « Before the quarrel » en 2000) qui devait les mener à leur 1ère signature avec le label Profile’s Rock Hotel. Ils ajouteront aussi Doug Holland à la 2ème guitare. Cette signature mène à la sortie de leur 1er album, « The age of quarrel » en 1986 et ils tournent aux USA avec Motörhead et Megadeath. Ils sont rapidement devenus des chefs de file du mouvement « crossover hardcore punk » et s’associent à leurs débuts à la mentalité Hare Khrishna. Malheureusement, comme pour plusieurs des groupes de cette scène, plusieurs mouvements de personnels et dissolution et ressuscitation du groupe ont eu lieu au cours des 25+ années depuis leur début.

 

Au cours de leur carrière, ils ont sorti 5 albums studio, 1 album en spectacle et 1 album compilation en 2006 soulignant le 20ème anniversaire du groupe. Ils sont aussi apparus sur l’album Montréal-NY Connection ’85 au début de leur carrière, sorti suite au dit spectacle qui avait consisté en un aller-retour entre Mtl et NY auquel avaient participé 3 groupes de NY et 4 de Mtl en 1985. J’avais d’ailleurs assisté à la version montréalaise de ce show qui avait eu lieu dans le sous-sol de l’église Saint-Louis-de-France. La version new-yorkaise avait eu lieu au légendaire CBGB’s.

 

Présentement, la mouture actuelle est menée par John Joseph McGowan. Voici une mini-entrevue qui nous donne rapidement sa vision de la musique et de la scène.

 

 

Nous le mentionnons car tout au long de la carrière du groupe, il s’est échangé le band avec son ancien partner, Harley Flanagan, produisant même des spectacles simultanément avec des line ups différents et sous des noms aussi divers que Cro-Mag Jam, Cro-Mags-NYC, Age of Quarrel, Fearless Vampire Killers, Cholo Mags NY ou naturellement Cro-Mags. On vous montre à quoi ça peut ressembler maintenant. La pièce « World peace« , sortie sur leur 1er album, « The age of quarrel ».

 

 

Ils seront en spectacle, fort probablement sur la scène du Amnesia Petite-Nation Rockfest qui accueillera les vieux groupes. Une scène « revival » qui permettra de voir aussi Discharge et compagnie. On vous revient avec la programmation dès qu’elle sort.

 

See ya in the pit

 

Lex

Partycore, Skip the Foreplay: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

544639_477535902307622_1934974648_n[1]

 

Formé quelque part en 2010, le groupe de Montréal, Skip the Foreplay, n’a pas tardé à faire sa place. Mélangeant des éléments de dub-step, hip-hop et house à leur son metalcore, ils créent un style musical qu’ils nomment eux-même « Partycore » et qu’on pourrait qualifier de « Dancemetal ». Ils ont réussi à attirer l’attention des gens d’Epitaph avec leur 1er single, « This city (We’re taking over)« .

 

 

Ceci mène à une signature de contrat en 2011 et c’est en 2012 qu’ils ont sorti leur album, « Nightlife » sur lequel on retrouve une reprise « core » du hit de LMFAO, « Champagne showers« .

 

Les gars ont participé au Vans Warped Tour en plus de tourner abondamment aux USA. Ils reviennent tout juste d’une tournée au Japon en mars pour le « Geki-rock fest ». Allez lire ce que les Japonais avaient à dire d’eux en cliquant ce lien. Voici l’affiche de leur tournée. Nice!!

 

skip_the_foreplay_special[1]

 

On vous retrouve donc devant la scène le 15 juin.

See Ya in the pit

Lex

Emblème du D-Beat, Discharge: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

526347_491868030870716_785511825_n[1]

 

Le groupe Discharge a fait partie de la 1ère vague de « British Hardcore » suite à leur formation en 1977 autour du noyau formé de Terry « Tezz » Roberts au drum et Roy « Rainy » Wainwright à la basse. Le chanteur Kelvin « Cal » Morris et le guitariste Tony « Bones » Roberts, frère de l’autre, sont ceux qui complétaient le line up le plus connu de cette époque lorsque leur 1er album sorti en 1982, « Hear nothing, see nothing say nothing » atteint le # 2 de la « UK Indie Chart » et le # 40 de la « UK Album Chart ».

 

 

Ils ont également eu plusieurs singles et EP qui ont atteint le « top 10 » de la « UK Indie Chart » dont le EP « Why » et le single « State violence, state control ».

L’arrivée de Peter « Pooch » Purtill à la guitare en 1982 allait amené un virage « crossover » comme chez beaucoup de groupes avec l’avènement du « thrash » et du BNWOHM. Leur persévérance dans ce style leur a fait perdre leur fan du début et finalement Roberts est allé rejoindre son frère chez Broken Bones. Discharge est disparu en 1987 après de multiples changements de line up et aussi être abouti à un genre de son hardglamrock (!!) Ils sont revenus entre 1991 et 1993, sortant même 2 albums mais ce fut peine perdu. Ils n’attirèrent pas l’attention et se retirèrent une autre fois. Au début de 2000, ils ont réuni le line up original et sont retournés aux sources avec un album éponyme qui rappelait bien le DISCHARGE des années 1980 ce qui leur a permis de ressusciter de façon semi-permanente puisque Cal a quitté en 2003 remplacé par Terry « Rat » Martin et Tezz aussi par après remplacé par Dave Bridgwood qui a aussi fait parti de Broken Bones. Ils ont sorti leur album le plus récent en 2009 avec ce line up, « Disensitise » et ont tourné depuis. Un EP et un split sont sorti en 2011.

 

Leur musique était caractérisée, à leur début, par la rythmique, le D-Beat, qui aujourd’hui est imitée par plusieurs groupes. Qui auraient cru que cette musique répétitive aux sons distortionnés deviendraient une façon de faire, une signature. Ils ont influencé le punk hardcore, le thrash metal, le crust punk, le grindcore et bien d’autres. Des groupes comme Metallica, Sepultura et Anthrax, Carpathian Forest, At the Gates, Napalm Death et plus ont fait des « covers » de leur pièce. Au cours de leur existence, ils ont sorti 1 démo, 6 albums, 9 EP, 3 albums en spectacle, 4 « split » et 6 singles en plus d’apparaître sur diverses compilations et avoir fait l’objet de 2 albums hommage.

 

En attendant de les voir sur scène au Amnesia Petite-Nation Rockfest, les voici performant leur hit single de 1982, « State violence, state control » en 2009 au Deadly Drive où ils ont joué avec Charged GBH et The Exploited. Le son n’est pas écoeurant mais vous catcherez l’essentiel. Nous vous aviserons lorsque les horaires sortiront pour vous assurer de ne pas les manquer.

 

 

See ya in the pit

Lex

Breakdown my heart, baby!!

Mardi le 26 mars, je suis allé à la Sala Rossa avec Pascal Cousineau de Silver Wings Studio (SWS) dont Ondes Chocs avait sollicité les services puisque nos photographes habituels ne pouvaient se libérer pour assurer la couverture photo de l’événement. Je veux remercier Jee, de la direction de SWS, pour avoir couvert nos arrières grâce à cette collaboration à pied levé. Je veux également souligné que cette façon de faire n’est pas rare chez Ondes Chocs et plus d’une fois nous avons utilisé les photos de SWS, Québec-Métal ou Thorium lorsque disponible. Toutefois, la situation était particulière puisque c’est à notre invitation que SWS a dépêché un photographe et nous les en remercions tout particulièrement. Bon, maintenant je peux passer à la raison de notre présence à la Sala Rossa, soit le show organisé par Extensive Enterprise (que nous remercions pour les accès) dont voici le line up

KENNEDY, HARRIERS, MALFUNCTION et HARM’S WAY.

544422_343697859074780_1688703501_n[1]

Vous savez mon opinion concernant le comportement de la foule lors de ces soirée hardcore et je vous passerai donc mes états d’âmes sur les savates faites aux gens qui ne participent pas au moshpit, sur les gens qui nous poussent dans le pit de par derrière et autres trucs réservés à ce genre de soirée. Je vous parle donc des groupes.

Jonathan, responsable des Chroniques de l’Étrange chez Ondes Chocs, m’avait déjà parlé du groupe qui allait ouvrir cette soirée et m’avait recommandé de ne pas me présenter en retard car chaque seconde que je raterais serait une de trop. Je me suis donc pointé tôt, rendez-vous avec Pascal oblige, et j’ai donc pu voir leur arrivée sur la scène. Dès les 1ères notes, j’ai bien apprécié leur son mais c’est dès que leur chanteur est entré en action que j’ai compris ce que Jonathan voulait dire par intensité. Le gars est une bombe épileptique et ses vocaux sont des cris déchirants, des assauts violents.

535960_496140057101240_1432804679_n[1]

En plus, les musiciens se mettent de la partie pour nous montrer leurs « skills ». Les gars tourbillonnent en jouant, se jettent par terre, font virevolter leurs instruments ou les balancent au bout de leur strap et les p’tits maudits font ça en restant « tight ». Pis t’as besoin d’être « tight » quand, dans le milieu de la toune, tout le monde arrête en même temps le temps d’une fraction de seconde. Les gars ont pratiqué leur présence sur scène et ça se voit. Toute cette action a poussé le chanteur en bas avec nous sur le plancher ce qui a laissé encore plus de place sur la scène pour tout ce qui s’y passait. Vraiment, c’est un des shows les plus dynamiques que j’ai vus. Certains diront que c’est du « core » et que c’est plus facile de sauter partout. Je vous arrête drette là. Pour revenir à leur musique, KENNEDY font un post-hardcore intense qui mêle naturellement des breakdowns et des slowdowns à des fastbeats mais qui utilisent aussi des influences post-rock à la Sonic Youth dans les sonorités et dans certaines riffs et constructions plus psy-post. De la distortion en masse et mention particulière pour le son de leur drum. Les compositions sont variées et on a même quelques petites passes techniques cools. Dans mon livre à moé, comme dirait Stan, ils ont définitivement volé le show.

600166_496140207101225_1813787191_n[1]

Par la suite, les gars de HARRIERS sont montés sur stage. Là, on a oublié les passes post de tous genres. On est entré dans le hardcore « in your f***in face ». HARRIERS font une musique assez générique avec beaucoup de chug-a-chug et de breakdowns. Leur chanteur est aussi dans le ton, cassez-vous pas la tête il sait c’est quoi du hardcore.

479796_496139900434589_2117799233_n[1]

Allez écouter leur nouvelle pièce, « MXCV« , en téléchargement GRATOS sur leur bandcamp pour comprendre ce que je veux dire. Ce que j’ai aimé est qu’ils ont quand même un petit côté thrash’n’roll intéressant amené par certains riffs de guitare. S’ils développent ce petit côté là, ça leur permettrait de se démarquer. Leur set a eu l’air de plaire à plusieurs et le pit qui avait surtout servi au chanteur de KENNEDY est devenu une grande arène. Il a même fallu déménager le gars en chaise roulante du devant de la scène pour ne pas qu’il se fasse tuer et nous aussi on s’est rapproché des murs. Après leur set, j’ai demandé à Pascal s’il avait trouvé un spot à l’abri pour prendre des photos. Ça semblait correct.

Et viva karateka!!

Maintenant que les 2 openers montréalais avaient chauffé la salle en masse, on arrivait aux 2 groupes en tournée. Le 1er est MALFUNCTION de Buffalo. On sent l’influence NYHC. Peut-être un peu trop. Leur chanteur est quand même passablement actif, un bon point mais je trouve que leur structure de tounes est répétitive. Je n’ai pas trouvé qu’ils apportaient grand chose au style mais encore une fois l’important est que la salle embarquait. Il y avait de plus en plus de monde qui faisait leurs passes. Après leur set, j’ai demandé à Pascal s’il avait vu ce qui était arrivé à la fille qui est sortie en se tenant la face. Un coup de pied en pleine face drette devant lui qu’elle a reçu. Mais c’est un accident, c’est la faute à personne (!!??) J’ai promis de garder mes réflexions …

 553360_496140303767882_1426159007_n[1]

La tête d’affiche de la soirée était HARM’S WAY (qui pour une obscure raison n’ont pas d’apostrophe dans leur logo sur tous les flyers! NDLR) de Chicago. Là, on a eu droit à un peu d’innovation. Les gars jouent sur une track de distortion pendant tout leur set et celle-ci ne s’arrête même pas entre les tounes. Un gros fuzz qui enveloppe tout. Drôle à dire mais je n’ai pas haï ça. Par contre, côté hardcore on n’a pas réinventé la roue encore là. C’était encore une fois assez générique mais comme pour le style l’important est l’énergie et ça y’en manquait pas, ils ont donc livré la marchandise.

155016_496139690434610_1642191256_n[1]

La soirée a donc permis aux fans purs et durs de hardcore d’apprécier 3 groupes qui ne font pas dans le fla-fla. Les tounes sont centrées autour des breakdowns et le chug-a-chug était à l’honneur. Les callers (parce que c’est plus ça que des chanteurs) sont des bons harangueurs de foule qui amènent cette énergie caractéristique au genre. J’ai dit que c’était générique mais ce n’est quand même pas catastrophique. Je suis du genre à comprendre que si je vais voir un « western » au cinéma, il y aura des chapeaux de cowboys, des fusils, des chevaux dans le film. Là, il y a eu les ingrédients qui font un bon show de hardcore. J’ai trouvé que les sets des groupes avaient par contre été court car chacun n’a duré qu’une 20aine de minutes.

J’ai dit 3 groupes parce que KENNEDY n’ont que vaguement l’approche hardcore. Comme je le disais, ils sont plus expérimental et sont pas mal plus à leur place dans l’univers « post » de groupe comme The Great Sabatini ou Endast des frères Arsenian. D’ailleurs, c’est dans un show du genre que Jonathan les avait découvert. J’espère qu’ils ont l’intention de se rapprocher de cette scène. En attendant …

Cheerz!

See you …. tapissé le long du mur (!!??)

Lex

Mascarades, chassé-croisés et quiproquos!!

C’est finalement à la dernière minute que le line up de la soirée de samedi le 30 mars au Café Chaos a été finalisé. Que de péripéties autour de sa composition. On a eu 3 changements de tête d’affiche et si vous pensez que c’est du niaisage, posez la question au gars de Unbreakable Hatred qui n’avait malheureusement que sa haine d’incassable après s’être cassé le cou. Il fallait donc bien trouver un remplaçant ce qui fut fait avec Pallor Mortis mais ce groupe a finalement eu un conflit d’horaire et a dû abandonner la tête d’affiche. Entretemps, le guitariste, Samy et le drummeur, Renato, ont quitté le groupe Insanitarium forçant du coup leur retrait du line up. Fallait donc maintenant remplacer 2 groupes et le jour du concert arrivait rapidement. Le remplaçant de 3ème génération pour la tête d’affiche a fini par en être un de marque. J’allais finalement voir MORGUE à Montréal. Oh que oui! À partir de ce moment là, je peux vous dire que j’ai arrêté de m’intéresser au restant du line up et mis un X sur mon calendrier. J’allais pas manqué le passage de MORGUE. En tout cas, peu importait les rebondissements, je félicitais Sin Productions dans ma tête pour avoir réussi tout ça et je la remercie aussi du même coup ainsi que le Café Chaos pour les accès. Je veux également remercié Silver Wings Studios qui nous a fourni la photo qui illustre cette revue de spectacle. On a aussi un vidéo de la soirée plus bas que Haze nous a offert en exclusivité. Merci à tout ce beau monde de faire mes soirées métal.

277112_486295651436953_6269451_n[1]

Je me suis donc présenté au Café Chaos sans avoir pris connaissance des derniers développements de la soirée et ne savait donc pas vraiment qui jouaient. En plus, quand je suis arrivé le 1er band jouait déjà. Bravo, mon Lex! Une chance, j’ai comme manqué seulement une toune et demi. Je ne savais donc pas qui étaient sur scène mais j’apprend assez vite que le groupe sur stage est SKELERIS, un groupe de death métal avec quelques passes extrêmes et techniques. Comme je le dis souvent, c’est malade comment de plus en plus de jeunes guitaristes réussissent à nous envoyer des passes pas possibles. Et c’était encore le cas! Et en plus, ils ont une basse à 6 cordes pour rendre leur son encore plus gras. Dans toute la panoplie des groupes métal, par contre, je dois avouer que cette tendance me laisse souvent froide car des fois on dirait que la présence des nombreuses notes se fait au détriment de la toune comme telle. Ben, SKELERIS n’ont pas fait ça. Au contraire, leurs pièces ont de belles mélodies et les solos passent bien. Leur frontman est aussi intéressant. Il a une bonne présence et une bonne voix aussi. Pour le show du Café Chaos, il portait un costume que je ne lui avais pas vu sur le vidéo tourné le 23 février dernier au Piranha Bar. Est-ce une nouvelle évolution dans son personnage? Tant mieux. J’apprécie des frontmen haut en couleur qui savent créer un présence sur scène. Ça fait quand même pas des masses qu’ils jouent sur scène puisqu’ils ont eu leur 1er show en 2012. Il leur restera maintenant à compléter cette présence sur stage en assurant mieux les transitions entre les tounes. Mais je leur donne le temps, ma 1ère impression est bonne.

Pour la suite encore une fois, je n’avais aucune idée de qui jouaient sur scène et pour ajouter à ma confusion, après quelques pièces le chanteur de SKELERIS est venu prendre le vocal. Au début, celui-ci était fait par un des 2 guitaristes. Donc, pour vous dire vrai ce n’est qu’à la fin de la soirée que j’ai su que ce groupe était DEATHLEHEM. Mais ça n’avait pas vraiment d’importance dans l’appréciation de ce que j’ai vu. Ben oui ça en a eu mais comme après parce qu’il était important quand même que je sache qui m’avait servi ce death mélodique aux touches parfois prog parfois épic, que j’avais bien apprécié. Les gars ont des compositions variées avec des passes mélancoliques, des beaux petits solos de basses, des guitares même parfois au son plus funky juste pour un petit bridge. Vraiment, les gars ont travaillé leurs tounes. D’ailleurs, merci à celui (je pense que c’est Dominic leur drummeur mais je ne suis pas un stoule!!!) qui m’a arrêté dans la salle pour m’offrir leur CD de 4 tounes. C’est vraiment gentil et on va pouvoir faire écouter ça. Maintenant, il leur reste, j’imagine, à se trouver un chanteur permanent puisque sur leur page Facebook (que vous pouvez consulter en cliquant le nom jaune en haut) le poste est marqué vacant. S’ils peuvent se trouver un frontman puissant et intense, ils devraient nous sortir de belles choses sur scène. Pas que Damian de SKELERIS ou Nicola n’ont pas bien partagé la job samedi mais je l’ai dit plus haut. Un frontman, c’est important. Dans leur cas, il pourrait être comme la cerise sur le sundae. D’ailleurs, personne n’est allergique aux cerises, ils sont plus susceptibles d’être allergiques aux peanuts autour … hein! Ah pis laissez donc faire moi-même je me comprend pas toujours.

Le 3ème groupe allait également monter sur scène et performer dans l’anonymat total pour moi. Dans un sens, j’ai appris après la soirée que c’était un peu voulu et pourquoi. J’aurais dû par contre, comprendre à leur costume de scène. Mais peu importe, sur le coup je n’ai pas pensé que le groupe inconnu (pour moi tous était inconnus de toute façon sauf MORGUE), je devrais plutôt dire inconnu et ajouté à la dernière seconde serait pré tête d’affiche. On m’a pris à part à la fin de la soirée et on m’a tout expliqué

T-R-A-N-Q-U-I-L-L-E-M-E-N-T-

Donc pour les besoins de cette revue, je vous parlerai donc de SENTINEL SPHERE qui nous ont joué un set de « cover » (!!??) Du death intense avec un frontman qui lui nous a montré qu’on peut tenir un personnage même entre les tounes. Il a été intense d’un bout à l’autre avec les yeux qui nous fixait comme des fusils mais en même temps avec un air un peu fou. Côté vocal, il a une voix caverneuse qui growl à souhait avec un fond de souffle. À la limite du grind par boutte mais leur musique aussi. Ils nous ont joué du death intense comme je disais. Du brutal à blastbeat avec de la rollin’ bass et des chug-a-chug aussi par boutte. J’ai bien apprécié mais à ce que j’ai cru comprendre, SENTINEL SPHERE n’est qu’un exceptionnel « side-project ». Je me rabattrai donc sur l’original! Ça devrait valoir la peine …

Là, on est rendu à la tête d’affiche de la soirée et je pourrais faire mon smatte et vous dire que tout était sous contrôle et qu’enfin j’allais savoir ce qui se passait puisque j’allais voir MORGUE, et que c’était ma 1ère raison d’être là. Ben SURPRISE. J’avais aucune idée qui ils sont sans leur maquillage de scène et donc pas moyen de les identifier sans. Comble de la confusion, j’ai mépris Panzer pour Haze une fois qu’ils étaient maquillés. Pas fort. Excuse-moi! En tout cas, il a été assez fin pour me réorienter. « Un peu plus à l’ouest, mon Tournesol ». Une fois, rendu sur stage à leur position respective, là je pouvais voir mieux qui fait quoi et donc qui était qui. Et je peux vous dire que ce qu’ils font, ils le font bien. Du maudit bon death aux ambiances black. Leur musique est rentré pareil comme quand je me tape leur album mais ça c’est côté technique. Côté performance, c’est du « stage presence » dans ce qu’il y a de plus solide.

580362_497459380302641_1191134291_n[1]

C’est sûr tout le monde a bien vu Goliatt, leur chanteur, qui par sa stature et son attitude en impose. Mais il y a également beaucoup de place laissée aux autres. Les gars sont sûrs d’eux-mêmes et s’avancent au devant de la scène pour nous faire leurs passes sans extravagance. Juste pour qu’on apprécie leur dextérité. Moi, j’ai tout apprécié. La foule aussi était dedans. Bon il en est resté moins un moment donné à l’heure des 450 mais l’ambiance est resté high. on aura eu une belle soirée du début à la fin.

Je vous laisse donc comme promis avec un vidéo tourné samedi soir que Haze m’a fait parvenir en exclusivité pour agrémenter cette revue. MERCI!!

Cheerz!

Lex