Critique d’album: Pröjekt F – « Skins »

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Skins

Pröjekt F

2013

par Lex Ivian

Lorsque j’ai décidé de faire la revue du nouvel album de PRÖJEKT F, j’avais déjà amplement écouté leurs pièces précédentes et avais déjà vu 3 de leurs performances « live ». Je savais donc qu’ils voguaient dans l’univers de Marilyn Manson par leur son et par leur maquillage de scène. C’est donc sans surprise que j’ai découvert qu’avec ce nouvel album, on tombe encore plus profondément dans l’univers de Trent Reznor. Qu’on parle de Nine Inch Nails (NIN) ou de ses influences dans la création du son de Marilyn Manson (MM), il est évident que la composition des pièces emprunte directement dans ce répertoire. Si vous êtes le moindrement familier, vous reconnaîtrez sans doute non seulement les atmosphères de l’album « Mechanical Animal » de MM mais également du NIN dans l’utilisation du piano dans plusieurs pièces qui m’a fait directement penser à « March of the Pigs ». Leur chanteur a également une voix qui mélange les intonations de Jonathan Davis, Marilyn Manson et Trent Reznor ce qui finit d’achever la ressemblance.

Ai-je aimé l’album reste la question ultime qui me tourmente encore. La qualité de l’enregistrement est à souligner. Pour ce qui est de la musique, je suis un fan de ce style; cette question est déjà réglée. J’ai vu MM en show 5 fois; Rammstein, Minstry, Skinny Puppy, Electric Hellfire Club et pleins d’autres ont joué devant moi. Je suis donc capable d’apprécier la qualité des compositions de PRÖJEKT F et leur façon de construire des atmosphères lourdes avec des débuts de pièce souvent lents centrés autour de la trame de clavier qui finissent en explosion d’accords plaqués. Je suis également satisfait des variations apportées au vocal selon le niveau d’intensité des pièces. Je ne suis pas sûr de la pertinence de la 9ème pièce, « Book of the flies » car elle m’a semblé une intro, un canevas moins touffu de la pièce suivante, « Down in the ascension » et je ne dirais rien si elle ne s’étirait à 7min mais bon je peux vivre avec.  Je crois que ce qui me dérange le plus est la proximité des compositions avec celles de leurs influences. Écoutez le début de la 2ème, « Product » et si aucune toune évidente ne vous vient à l’esprit ben je suis désolé de vous avoir fait lire jusque là. J’aurais aimé une plus grande distanciation. Une signature à la PRÖJEKT F plus évidente. J’avais déjà remarqué cette tendance à se coller de trop près à des sons comme pour la pièce « Art of destruction » de leur 1er EP, qui semblait tout droit sorti de l’album « Rebirth » de Pain paru en 1999. Par contre, si vous réussissez à éviter de tomber dans le piège des comparaisons, vous serez en mesure d’écouter un bon album qui offre des balades mélancoliques, tourmentées et même torturées jumelées à des pièces plus dynamiques qui vont plus nous rappeler le côté électrothrash du groupe. Vous constaterez alors leur capacité à nous composer des pièces qui sont entraînantes dans les passes plus rapides et qui sont pognantes dans les passes plus lentes et sombres. Les fans de NIN seront sans contredit servis par la 1ère moitié de cet album mais également les fans d’atmosphère à la Smashing Pumpkin et même à la The Cure du début (à l’époque de l’album « Pornography ») pour la 2ème partie de l’album qui se veut un peu plus introspective à partir de la 7ème pièce avec une utilisation accrue du piano. Ma question de début de paragraphe reste sans réponse vraiment mais ce qui est plus important est ce que vous en penserez. Moi, je vous ai exposé mon petit problème mais ce n’est peut-être pas tout le monde qui a écouté autant d’albums du style que moi. Pis se faire dire que notre son est trop près de celui de MM ou de NIN reste, pris dans un certain sens, un compliment.

Je vous termine ça avec la pièce « Siamese Twins » de The Cure, justement de l’album « Pornography » pour ceux qui ne connaissent pas mes références transgénérationnelles!!

Lex

 

Critique d’Album: Mass Murder Messiah – « The Rise Of Evil »

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Mass Murder Messiah

« The Rise Of Evil »

2013

 

En voulez-vous de l’honnêteté?  Moi, le premier album de Mass Murder Messiah, y’a quelque chose qui m’a toujours empêché de l’apprécier à ça juste valeur et c’est difficile de mettre le doigt sur la raison.  Je me suis remis à l’écouter dans le processus de faire la critique du nouvel EP de la formation de Montréal, « The Rise of Evil », et je dois avouer que je comprends un peu plus ce qu’ils voulaient faire. C’est spécial que l’album suivant me fasse re-découvrir le premier.  Est-ce que je n’avais pas pris le temps de l’analyser?  Peut-être. Tout ce que je sais c’est que le nouvel opus qui sortira le lundi le 1er avril en téléchargement GRATUIT est véritablement satisfaisant dès la première écoute, ça, c’est clair.

Je dois dire que je trouve ça weird depuis un bout à Ondes Chocs pour les critiques d’albums québécois, car on ne se gêne pas d’habitude pour critiquer ce qu’on aime pas, on essaye d’avoir un ‘twist’ constructif, mais ciboire, les sorties cette année sont vraiment de qualité impressionnante.  Qu’on parle de BornBroken, Ancestors Revenge, Reanimator ou autre, on revient toujours à la même conclusion; c’est bon, ils nous donnent ce qu’on veut et semblent se faire plaisir en même temps.

C’est d’ailleurs ce qui ressort de la première track du EP en question dans cette critique, la pièce titre, « The Rise Of Evil », car elle englobe tout ce que MMM devrait être: direct, violent et mémorable.  J’ai toujours aimé la voix de Jean-Michel Vallières, mais son principal problème pour moi était ses mélodies vocales qui ne me rentraient pas dans la tête.  Bon ben ciboire, ce nouvel effort le voit se dépasser, nous offrant plusieurs variations de sa voix dans le premier acte de 5.  Je suis aussi un fan des ‘samplings’ dans ma musique et cette track en offre beaucoup, mais le côté « les États-Unis sont méchants et George Bush aussi » a été joué et rejoué et je ne crois pas que les thèmes de cet album avance la cause.  Ceci étant dit, je ne ferais pas mieux, so shut the fuck up, Dave. (ouais, je me parle souvent…)

On a ensuite droit à une track qui a été divisée en deux entités pour former « The Scheme (Curtain Call) » et « The Scheme (America’s Blood) » et c’est vraiment là que tout l’album prend son sens. Je m’explique.  Le premier opus du band était une orgie de riffs qui, pour moi, ne formait pas un « tout » satisfaisant qui me donnait le goût de l’écouter sans arrêt.  Cette fois-ci, Jef Fortin, qui compose les tracks et produit le EP, laisse respirer les compositions grâce à une approche différente au niveau des textures et du montage des tracks.  Les drums me semblent moins ‘encombrant’ et plus une collaboration avec le reste de la section rythmique pour former une chanson et non une démonstration de savoir-faire.

En parlant de Jef; maudit que le gars est fort au niveau de la composition.  On parle d’originalité, mais aussi de technique qui se rassemblent pour nous donner le coup de poing au visage que l’on demande et redemande.  Lex et moi avons eu la chance de le voir à l’oeuvre lors de l’enregistrement de la basse par Fred Bizier et cette track divisée en deux que je mentionne plus haut nous a été présentée en une version longue et sans les paroles/arrangements et je vais répéter ce qui m’est venu tout de suite en tête: la composition est plus mature et laisse plus de place à l’interprétation au lieu de nous garocher des riffs au visage.  Les ‘parts’ de drums à certains endroits sont tout droit sorti du punk et c’est quelque chose que Jef était plus réticent à inclure, mais l’efficacité de ces parties et la profondeur que ça donne aux deux tounes est exemplaire.  L’approche laisse respirer la composition et ça fait toute la différence.

La dernière compo est « Non! » et cette fois-ci l’attaque verbale se fait en français, une approche qui n’est pas facilement exécutable si ce n’est que pour la terminaison des phrases et prononciation de certains mots.  Tu l’as ou tu l’as pas.  Dans ce cas-ci, j’adore l’exécution du chanteur et l’effet des ‘samples’ à la toute fin.

En conclusion, le produit offert est extrêmement satisfaisant et violent, surtout au niveau des vocals et des arrangements.  Tout est plus fluide et efficace que sur le premier album, selon moi.  S’il y avait un point plus négatif, ce serait au niveau du concept avec les États-Unis, une approche qui a été présentée maintes fois et qui est difficile à rendre original.  J’ai hâte d’avoir les paroles au complet devant moi, mais je dois leur donner, ce concept a fait ressortir le meilleur de JM et sa troupe de malade-métal.  En show, tout ça va détruire et, oui, quand le EP fini, j’ai vraiment le goût de le recommencer sans arrêt…

 

9/10

Dave

Il y a Une Première Fois à Tout

C’est en ce mardi soir, le 12 mars 2013, que je suis allé, pour la première fois, à un lancement d’album médiatique. J’ai plutôt l’habitude de me présenter à des lancements d’album où que c’est ouvert au public, où il y a des groupes en première partie, où la salle peut être remplie et où il y a de l’action pas très loin de la scène pendant les prestations. Cette soirée se concentrait sur un seul et unique groupe, BornBroken.

C’était une belle opportunité de rencontrer du nouveau monde, mais probablement aussi des gens que je connaisse. Petite parenthèse amusante, j’étais la seule personne avec une chemise et un pantalon propres dans toute la salle, mais c’est dû parce que je suis présentement dans ma semaine de stage dans une école secondaire et un bel habit propre s’impose pour bien paraître. Dès que je rentre, on me remet une enveloppe, deux coupons pour de la bière gratuite (il fallait quand même que je donne un peu de pourboire par respect) et j’étais accueilli de façon chaleureuse par deux membres du groupe.

Tout d’abord, pour les personnes qui n’ont pas été invitées, j’ai pensé que vous voulez savoir qu’elle était le contenu de l’enveloppe que toutes les personnes ont reçu durant ce lancement médiatique. Tout d’abord, on peut apercevoir le logo du groupe, le nom de l’album juste en dessous et des têtes de mort très bien faites sur le dessus. À l’intérieur de l’enveloppe, on retrouve deux stickers et un livret qui n’est pas le livret de leur album. Dans ce livret, on y retrouve la pochette de l’album, des informations sur l’album et quelques critiques. Ensuite, il y a une biographie du groupe et à la page suivante, on a une biographie brève de chaque membre du groupe. Pour finir, on a le droit d’avoir l’historique des shows que le groupe a fait depuis près de 3 ans puisque le premier show du groupe était à l’Hémisphère Gauche le 20 mars 2010. Pis, on finit avec une photo du groupe avec les coordonnées du groupe pour les rejoindre. Sur le côté esthétique, c’est un livret très beau et très bien structuré. De plus, les couleurs sont très bien choisies et ressortent très bien. Je vous avoue que je ne m’attendais pas à quelque chose de ce genre et qu’il soit aussi professionnel. Ça ne fait que prouver que les gars de BornBroken sont sérieux et professionnels. Il est important à noter que ce livret est écrit en anglais. J’espère que ça vous a plu que je vous partage les petits détails du contenu de l’enveloppe.

La soirée pouvait donc commencer. Les blondes des membres du groupe passaient une fois de temps en temps avec des petites bouchées simples et délicieuses tout en étant très souriantes et serviables auprès des invités. Le groupe avait une table de merch où il y avait le nouvel album, deux t-shirts, des stickers et des boucles de ceinture qui étaient très bien faits. D’ailleurs, plusieurs ont acheté le nouvel album. Une grande partie des invités étaient assis à des tables et discutaient entre eux tandis que certains parlaient avec les autres qui étaient plus proches du bar ou de l’entrée. Dans mon cas, je jasais beaucoup avec Lex d’Ondes Chocs, Alain de Québec Métal, Francis Labadie et Steven Henry. En regardant vers la scène, tout l’équipement était installé. À un moment donné, les cinq membres du groupe embarquent sur scène et c’est là que tout le monde pensait que leur prestation allait commencer. Mince déception cependant, car ce n’est pas encore l’heure de leur prestation sur scène, mais chaque membre de BornBroken a fait des remerciements.

Place maintenant au concert. Évidemment, le groupe n’a pas affaire à un gros public certes, mais il ne faut pas oublier qu’il a affaire avec un petit public qui a une certaine implication dans le milieu du métal où que chacun travaille fort pour faire de la publicité pour les groupes afin de les faire connaître le plus que l’on peut. Le groupe embarque cette fois-ci sur scène pour jouer leur musique. Non seulement c’était une première fois que j’écoutais leur album, qui jouait tout au long de la soirée en boucle, mais c’était aussi la première fois que je voyais le groupe en action. Je peux vous dire que j’avais très hâte. Le groupe commence leur show en force. On sent beaucoup que l’énergie qui se dégageait de chaque membre du groupe. Mis à part un problème technique avec l’un des guitaristes, le groupe continue tout de même à performer et à se concentrer sur les notes qui doivent être jouées. Au départ, le groupe ne joue que quatre chansons, mais avec la demande du public fut assez forte pour que le groupe joue une cinquième et dernière chanson. Le bassiste semblait avoir mal à la main droite, mais il a tout de même continué à jouer et à donner tout ce qu’il pouvait. Après le rappel, la soirée était finie.

En conclusion, ce fut une excellente expérience de vivre un lancement médiatique et j’espère sincèrement que ce ne sera pas la dernière fois. Les membres du groupe ont été extrêmement gentils avec tout le monde, la bouffe était simple et appétissante, les autres individus présents sur place étaient sympathiques, la performance était solide, l’ambiance était extrêmement agréable et BornBroken a même pensé à donner un petit cadeau (du chocolat et une petite carte d’affaire) de remerciements à toutes les personnes qui se sont pointées au lancement médiatique du groupe. Franchement, c’était professionnel de A à Z et en même temps, j’ai découvert le groupe avec leur petite prestation de quelques chansons de l’album. Merci encore à BornBroken pour l’invitation, à Simon Savard, l’un des guitaristes du groupe, pour l’album, aux serveuses pour la bonne nourriture et à toutes les personnes avec qui j’ai discuté tout au long de cette soirée mémorable.

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