Photos du En Route Vers le Heavy MTL 2014/Québec – Soirée #2

Voici quelques photos de la 2e soirée du concours En Route Vers le Heavy Montréal 2014 qui avait lieu le 21 mars 2014 au Dagobert, une présentation de District 7 Production et Evenko.  Un merci énorme à Alex Deleon Cativo qui avait deux missions lors de cette soirée et a réussi à prendre quelques shots de chaque bands.  Vous allez comprendre plus tard pour la 2e aventure.  Je rajoute aussi des lecteurs pour mieux apprécier l’art de chacun des bands qui étaient présents lors de cette soirée.

 

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Aeternam

Ancestors Revenge

Soiled By Blood


Jupiter’s Red Eye 

 

Critique d’Album : Dark Century – « Murder Motel »

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Dark Century 

‘’Murder Motel’’

2014

  Je n’avais jamais vraiment écouté de Dark Century avant maintenant. J’avais entendu une ou deux chansons, mais je ne m’étais jamais vraiment arrêté pour écouter un album complet. J’ai écouté leur deux albums cette semaine et… wow! J’avais vraiment passé à côté de quelque chose. Du metal de chez nous qui rentre au poste! Le premier album de Dark Century, « Day Of The Mosh » est excellent, j’en aurais parlé d’avantage, mais ma chronique se concentrera sur leur petit dernier, « Murder Motel« . J’ai donc débuté mon écoute en ne sachant pas vraiment ce qui m’attendait. L’album débute avec la chanson « In Our Veins« , une chanson méchante, crasseuse, qui donne vraiment le goût d’écouter la suite. Puis, plus l’album avançait et plus j’aimais ça. J’ai réécouté l’album plusieurs fois et il n’y a pas une fois que je n’avais pas la tête qui bougeait. J’aimerais bien voir le groupe sur scène, c’est clair que je ferais du headbang tout le long de leur set! Ils ont des riffs épiques dans leurs chansons, ainsi que des passes instrumentales vraiment accrocheuses, comme la fin de la chanson éponyme de l’album « Murder Motel« , c’est super mélodique et brutal en même temps, j’adore.

Un aspect que j’ai trouvé vraiment intéressant dans l’album, c’est l’usage du français par le chanteur, Leather King. Je trouve que ce ne sont pas tous les bands metal qui maîtrisent bien le français en screamant, mais Dark Century l’a parfaitement selon moi. C’est violent, mais tu arrives à discerner plusieurs paroles assez intenses et humoristiques par moment. Mes chansons préférées de l’album sont définitivement celles en français et j’ai vraiment un faible pour leur chanson qui parle de gras. J’aurais jamais pensé écouter un album avec une chanson nommée « Cholestérol« , mais sérieusement, à chaque fois que cette track là commençait, j’arrêtais de faire ce que je faisais pour écouter. Les cris de cochons faits par le chanteur et l’instrumental trop brutal, c’est juste fait pour aller ensemble.  Je l’écoute en ce moment et… Bon, j’ai envie de manger du bacon.

Mention spéciale au début de la chanson « Mosh Test Dummies« , mais what the fuck? Haha, j’aime bien quand les bands ajoutent des trucs inattendus dans leur album, ça ajoute quelque chose de spécial. Je vous laisse découvrir ce qu’il en est en faisant l’écoute de l’album! Dark Century est un groupe de death metal à découvrir si tu aimes ça quand c’est solide et brutal, mais aussi groovy. Parce que l’album « Murder Motel » donne envie de faire le party, thrasher sa vie et de manger de la viande. Ouais, voilà tous mes états d’âme en écoutant le p’tit dernier de Dark Century. EN PLUS, c’est un band du Québec, alors allez… vite… vas te le procurer pour encourager un groupe local talentueux, tu ne seras pas déçu, j’te l’dis!

Marilie

Critique d’Album: Youth Forgotten – « Ghost of a Fallen Empire »

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Youth Forgotten

« Ghost of a Fallen Empire« 

Independant/Self-Release

2014

Fans de Walls of Jericho, This is Hell, Sworn Enemy, hardcore injecté de thrash, groupe à tonalité métallique, « Ghost of a Fallen Empire » livré par Youth Forgotten en janvier dernier mérite votre écoute et ce, rapidement!

Youth Forgotten voit le jour à l’hiver 2012 dans l’état de l’Ohio et quand je pense Ohio, je pense Cleveland, et quand je pense Cleveland, je pense tout de suite aux vétérans du hardcore: Ringworm et Integrity. Coïncidence, Matt Brewer (ex-Integrity) prend part à cette formation à la position de guitariste. D’autres noms comme Jim LaMarca (Chimaira) et J.C. Koszewski (Dead Even) apparaissent aussi dans ce projet.

Après avoir pris connaissance du line up, est-ce que Youth Forgotten livre avec brio à travers « Ghost of a Fallen Empire » les fameuses tonalités de l’état de l’Ohio? Après l’écoute de quelques chansons, pas besoin des 40 minutes de matériel pour comprendre que oui.

L’ouverture avec « Anthem » me rappelle étrangement dès les premières secondes « All Hail To Dead » (2004) de Walls of Jericho, probablement à cause du high-level d’adrénaline que cette track contient. On sent une énergie vive, franche et surtout inattendue. « Revolution For Nothing«  qui seconde nous démontre d’autres facettes de leur style: un vocal versatile, ainsi qu’une bonne cohésion au niveau instrumental. Youth Forgotten ont deux guitaristes de fort calibre qui livrent de solides rythmiques sur tous les plans: fast-part/mid-tempo/low-tempo et maitrise également l’art du solo ravageur thrash metal qui sort de nulle part. Ils te décochent un estif de solo dans « The Moral Soul » à 4:32min qui m’a fait lever de ma chaise, en plus d’être une excellente track. Les compositions « Proposed Existence » et « Nobody Cares » dévoilent d’authentique pièce de béton qualité 1A de metalcore, rassemblant tous les éléments nécessaires pour se faire plusieurs fans. La partie lyrics vise en bonne partie une mise au point de la scène actuelle, une critique des injustices du monde dans lequel nous vivons. J.C. Koszewski a son style et colore bien l’album, les teintes vocales utilisées surprennent à l’occasion. C’est beau la polyvalence!

Enregistré, mixé et aussi masterisé par Rob Arnold de Chimaira, ce dernier vient livrer un album qui en surprendra plus d’un et son nom méritera de se promener. On a ici une réalisation bonne en son et également au niveau des ambiances. »Ghost of a Fallen Empire«  ne souffre pas d’une « dénaturalisation » des vrais éléments du punk, thrash, hardcore contrairement à ce qui est commun d’entendre dans les réalisations des groupes pseudo-hardcore/metalcore d’aujourd’hui qui oublie souvent de garder ce type de musique instinctif et humainement réalisable sur le plan live.

J’espère grandement voir Youth Forgotten de passage dans la province. D’ici là, nous pouvons nous gâter via Bandcamp qui offre l’album en format digital au coût de dix dollars, ainsi qu’en streaming.

Note globale de l’album : un 8 sur 10, écrit sur un panneau de 8 pieds par 8 pieds en feu!
Miguel Bélanger

Critique d’Album: Dillinger Escape Plan – « One of Us Is the Killer »

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Dillinger Escape Plan

« One of Us Is the Killer »

May 14, 2013

Party Smasher inc., Sumerian Records

 

1. « Prancer » / 3:52
2. « When I Lost My Bet » / 3:53
3. « One of Us Is the Killer » / 3:28
4. « Hero of the Soviet Union » / 3:00
5. « Nothing’s Funny » / 3:26
6. « Understanding Decay » / 3:48
7. « Paranoia Shields » / 4:27
8. « CH 375 268 277 ARS » / 2:32
9. « Magic That I Held You Prisoner » / 2:49
10. « Crossburner » / 5:05
11. « The Threat Posed by Nuclear Weapons » / 3:46

 

L’énergie chaotique et ultra agressive de Dillinger Escape Plan est de retour avec leur nouvel album « One of Us Is the Killer » qui s’avère à nouveau, une réussite totale.

Malgré un succès international, Dillinger Escape Plan n’est jamais tombé dans le kitch et n’a aucunement produit un son qui ne lui rendrait pas honneur. La première chanson, « Prancer« , nous « garroche » dans un chaos total. Les gars maîtrisent parfaitement l’art d’orchestrer la dissonance hypnotisante et font preuve de virtuosité musicale unique.  Avec les quarante minutes et une seconde du nouvel album, on parcourt un univers agréablement violent et décousu. La qualité studio et la production musicale sont réfléchies pour que le moindre détail leur rende gloire. Ça cogne et ça fait du bien!

Le chanteur, Greg Puciato, a un registre amplement large pour projeter intensément son « scream » et son vocal « clean » avec puissance. Mettant de l’ordre parmi le chaos de temps à autre avec ses mélodies chantées, il nous donne un coup de poing en pleine figure lorsqu’il recommence ses cris agressifs. Chaque fois que Dillinger Escape Plan sort un nouvel album, on sent facilement la progression de la maturité de la voix de Puciato qui a maintenant une forme olympique.

Les textes sont fréquemment aussi décousus que la musique mais on trouve un sens lorsque l’on creuse un peu. Le refrain de la troisième chanson, portant le même nom que l’album, affirme: «one of us must die, but the killer won’t survive’’. Greg Puciato indique que dans une relation, les deux parties se partagent également la responsabilité lorsqu’il y a conflit. Il s’agit d’accepter la responsabilité au lieu de la diriger vers l’extérieur.

Plusieurs diront que cette musique est juste du « n’importe quoi ».  Elle a pourtant une profondeur incomprise par beaucoup et souvent même par les fans eux-mêmes. Déjà que pour apprécier leur musique, il faut être très ouvert d’esprit. Il faut investir de nombreuses heures d’une écoute attentive pour absorber le maximum de cette musique.

On ne se lasse pas du reste des chansons. En parcourant l’album, malgré la base intensément agressive, on est transporté dans des zones plus aériennes et atmosphériques. On sent les montagnes russes de nombreuses fois. Les traditionnels accords dissonants de la guitare de Ben Weinman, les beats de drum rapides de Billy Rymer, la basse un peu timide de Liam Wilson et les bons vieux « screams » de Puciato sont toujours aussi fidèles au style de Dillinger Escape Plan tout en gardant des nouveautés imprévisibles au menu.

Bref, « One of Us Is the Killer » est encore un succès pour le band et pour le guitariste/gérant du groupe. Ce dernier fait un travail extraordinaire pour promouvoir ce style de musique encore très marginal. Dillinger Escape Plan connait un succès monstre grâce à la stratégie marketing qu’ils ont depuis le début qui est d’aller au-delà des bands traditionnels qui tentent de choquer. Quelqu’un qui sort de leur show et qui ne les connaissait pas avant, doit se dire «QU’EST-CE QUE JE VIENS DE VOIR LÀ??».

8.5/10

Dominic Simard

 

 

Critique d’album: Omnizide – « Death Metal Holocaust »

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Omnizide

« Death Metal Holocaust »

Carnal Records

2014

 

Vous comprendrez ce qu’est un « génocide par le son » lorsque vous écouterez cet album puant et impitoyable. Reprenant la crasse la plus abjecte du death metal underground des années ’90 et la passion pour la torture mentale infernale du black metal (tel qu’offert par des groupes comme Black Witchery, Sarcofago ou encore Necrocurse) surtout pour la façon désaccordée et chaotique de chier les riffs de guitare et de basse. C’est vicieux comme une mine anti-personnelle à fragmentation, fabriquée uniquement pour jouer sur le moral des troupes en faisant souffrir longuement et atrocement la victime avec des bouts de métal en fusion qui lui rongent la chair… et l’âme (ceux qui ont vu le film « We Were Soldiers » comprendront). Si Marduk est le groupe qui représente le mieux la guerre moderne sur un champs de bataille, Omnizide est celui qui représente le mieux le charnier sous un soleil de plomb avec des milliers de corps en putréfaction. C’est une attaque directe contre l’humanité, sans aucune compassion. Ça joue dans la plaie avec un scalpel rouillé tout en vous passant dans une déchiqueteuse à bois aux lames écorchées pour que les os craquent plus lentement. Voulez-vous encore plus de métaphores inhumaines? J’imagine que vous avez compris le point…

Il reste que l’album a été travaillé avec une passion tordue, surtout pour la pièce « The Eternally damned« , qui délaisse les coups de massue d’un bourreau malade pour une sinueuse escapade prédatrice avec un riff plus catchy, avant que « Crystal of death » nous ramène dans un camp de concentration aux barbelés sans équivoque, où l’on imagine sans peine les condamnés errant dans la poussière.

La rudesse du chant, qui abandonne la profondeur gutturale propre au death metal pour se calibrer dans le tranchant, est d’une malveillance sans borne. On ressent tout le mépris et le dégoût bestial, le malaise d’une exécution qui approche. Quelqu’un va y passer, et ce sera peut-être notre tour…

L’abus des trémolos dans les partitions de guitare donne un côté venimeux qui tiraille et qui colle au cerveau. Il y a un côté thrash et militaire, comme des troupes nazies gonflées de pervitine qui marchent vers Paris, sans manger ni dormir, avec une adrénaline surnaturelle et un goût de victoire écrasante. Omnizide parfait le Mal en musique et ne donne aucun répit pour une brèche de lumière.

Ce voyage malsain dans une étendue de cendres désolée m’a conquis par la force, frappé du sceau extrême de leur aliénation. Je suis un apôtre irrévocable de leur art machiavélique.

Cet album mortel et sinistre est définitivement pour les fans de groupes tel que Nihilist, Dismember, Nomed, Pest ou Craft; ils y ont inclus en bonus les 2 extraits du demo « Pleasure from Death » de 2011 pour plus de 40 minutes d’acharnement thérapeutique. Ne demandez pas votre reste, il est déjà dans l’incinérateur.

Max

 

 

 

Random Acts of Violence – 25 mars 2014

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Vous voici à “Random Acts of Violence”, cette chronique sur ondeschocs.com qui se veut un pot-pourri de sélections québécoises, canadiennes et internationales qu’on se fait offrir ou qu’on trouve pendant nos périodes plus lucides.  Au lieu de vous emmerder avec pleins de publications sur notre page facebook, nous allons aussi profiter de notre superbe site web pour faire ces chroniques quasi-quotidienne pour vous faire découvrir (ou re-découvrir) des bands qui nous font tripper.  Vous retrouverez, comme on vous a habitué par le passé, toutes sortes de styles underground qui brassent et méritent votre attention.  Comme toujours, la section commentaire au bas de cet article est à votre disposition pour faire découvrir des bands à votre tour.  Vous ne voulez rien rater?  Visitez une de nos plateformes: Ondes Chocs ChannelOndes Chocs View,Ondes Chocs RadioOndes Chocs –Soundcloud, –Ondes Chocs – BandcampOndes Chocs – Twitter ou Ondes Chocs – Facebook. Enjoy!

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Christian Pacaud de Contemplator demande si Obliveon représente le ‘son’ du métal québécois.  Je crois comprendre ce qu’il veut dire et je dois avouer que cette sélection en dit long sur notre talent et identité métal, si vous acceptez bien sûr de considérer ce son comme le nôtre.  Vous en pensez quoi?  Le band de Montréal a sorti quatre LPs entre 1990 et 1999 \m/

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Un trio que je sui calissement content d’avoir découvert, Wild Throne!  Le band est un mélange de Mastodon et The Mars Volta, un pur plaisir d’exposer mes oreilles à leurs sonorités énergiques qui nous viennent de l’État de Washington chez nos voisins du Sud.

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Septekh a annoncé lundi son nouvel album, « Plan for World Domination », qui sortira en mai et le band de Death/Thrash de Stockholm fera confiance à Abyss Records pour la promotion et distribution de cet effort.  D’ici les premiers extraits de ce premier LP, on va écouter de quoi ils se chauffent avec cette track du EP « Apollonian Eyes » sorti l’année dernière.

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De l’excellent Brutal Death métal/Deathcore avec Begging for Incest et la première track de leur seul LP à leur catalogue, « Orgasmic Selfmutilation », sorti sur Inherited Suffering Records. Le band d’Allemagne me fait vraiment tripper et merci à Sébastien Tremblay pour la suggestion.

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Pour les amateurs de Sludge/Doom, les sonorités chaudes de Acid Bath et son album « When the Kite Strings Pop » sorti il y a cette année 20 ans devrait vous plaire.  En tout cas, moi, mon joint est bien meilleur depuis que j’ai pesé sur ‘play’ il y a quelques minutes!  Seulement 2 LPs, l’autre ayant vu le jour en 1996, mais de la qualité assurée!

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Across the Sun de Portland offre un métal mélodique et aussi progressif qui a été livré sur Metal Blade en 2011 avec leur premier LP « Before the Night Takes Us ».  Je les ai par contre connu avec leur EP « Pestilence & Rapture » il y a de ça près de 5 ans si ma mémoire me sert correctement.  Voici une des tracks de cette sortie.  Les boys sont en composition présentement après un écart de la scène que je ne saurais expliquer.

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Gatineau se réveille avec le sourire ce matin et c’est en parti grâce à cette nouvelle offrande de We All Rise, un band de post-hardcore qui a sorti un EP éponyme en 2013 (gratuit en écoute/téléchargement dans la section commentaire ci-dessous). Excellent travail du côté des vocals et si ça c’est le démo d’une track, j’ai foutument hâte d’entendre la vrai version, beau travail.

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Au début 2014 Max Barret, ex-drummer de Jupiter’s Red Eye, me lançait une idée de proposer un single gratuit à un band québécois pour faire connaître son Failsafe Studio de la vieille capitale.  Le résultat final est maintenant disponible pour le band de Shawinigan, Death Note Silence.  Je dois avouer que je ne m’attendais pas à un mauvais travail, mais une si belle production? Non.  Great job, dude.  Le vocal du band est assuré par Sébastien Fradette de End Is Near (Trois-Rivières)

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Difficile de ne pas être impressionné par l’approche chaotique et technique de Pyrrhon, du Death métal progressif et technique de New York et leur 2e album sur Relapse Records sort la semaine prochaine.  Les tracks durent de 1 à 10 minutes, c’est travaillé et surtout pas pour tout le monde, mais essayé c’est au moins de pouvoir en parler après.  Go!

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En cherchant de quoi qui a pas rapport à ce qui suit j’ai retrouvé de quoi que je n’avais pas écouté depuis un bout de temps, The End!  Le band de Mississauga en Ontario était sur Relapse Records pour deux albums avant de cesser ses activités et je n’ai que pris le temps de découvrir « Elementary » sorti en 2007.  Le voici ci-dessous pour les amateurs de Mathcore/Metalcore, mais dans le genre, c’est vraiment excellent et portez attention à l’excellent vocal de Aaron Wolff.

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Arcshpire de Vancouver nous donne une leçon avec leur Death métal technique et voici la nouvelle track qui va paraître sur leur album qui est prévu pour une sortie le 29 avril 2014 sur Season of Mist.

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Dio a marqué tous les metalheads de ce monde et c’est « This Is Your Life » qui fera en sorte qu’il sera à tout jamais honoré pour son travail de mongole durant toutes ces années.  Cette compilation de plusieurs covers interprétés par une poignée de bands à succès ira comme suit:

1. “Neon Knights” – Anthrax*
2. “The Last In Line” – Tenacious D*
3. “The Mob Rules” – Adrenaline Mob
4. “Rainbow In The Dark” – Corey Taylor, Roy Mayorga, Satchel, Christian Martucci, Jason Christopher*
5. “Straight Through The Heart” – Halestorm*
6. “Starstruck” – Motörhead with Biff of Saxon*
7. “Temple Of The King” – Scorpions*
8. “Egypt (The Chains Are On)” – Doro
9. “Holy Diver” – Killswitch Engage
10. “Catch the Rainbow” – Glenn Hughes, Simon Wright, Craig Goldy, Rudy Sarzo, Scott Warren*
11. “I” – Jimmy Bain, Oni Logan, Rowan Robertson, Brian Tichy*
12. “Man On The Silver Mountain” – Rob Halford, Vinny Appice, Doug Aldrich, Jeff Pilson, Scott Warren*
13. “Ronnie Rising Medley (featuring “A Light in the Black”, “Tarot Woman”, “Stargazer”, “Kill the King”)”– Metallica*
14. “This Is Your Life” – Dio

Voici la contribution du band Halestorm à cette hommage et vous pouvez également entendre le medley de trois tracks de Metallica en suivant ce lien vers Rolling Stone.

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Quelques bands de Winnipeg se pointent le bout du nez ces temps-ci et Endless Chaos en fait partie avec un nouvel album, « Rejected Atrocity », qui est en écoute/téléchargement GRATUIT ci-dessous et le cover a aussi été dévoilé aujourd’hui \m/

 

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Critique d’Album: Pallor Mortis – « The Art of Terror »

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Pallor Mortis

« The Art of Terror »

Self Released/Independent

2014

 

Emerging from the cold, dark depths of the Montreal underground, PALLOR MORTIS are set to unleash their debut full length record, « The Art of Terror« . Brimming with traditional Death Metal malice, the group professes a kindred link to Morbid Angel’s early sound and the assessment isn’t too far off. From their first self-titled EP in 2011, the band has grown to singularly capture the rabid energy and technical prowess to satiate fans of Floridian Death Metal and even a little Behemoth. Bookmarked between an ambient intro and outro, the album sets in motion hyper vicious riffs with militant strife, very similar to what the Polish lads are doing right now, especially on « Vengeance Basks in Vestiges of the Past« .

From there, the songs vary in degree from stop and go rhythms and blast beats in « As Man Behold its Scorching » to a deliberate crunch on « To Sever; the Art of Terror » and « The Chthonian Pyre of Salem« . Meanwhile, album highlight, « Gorged Flesh Adorned Their Shores« , features a stunning bass line scale accompanied by an infectious main riff; technical but not over done. Deep, husky guttural vocals lead the music in lyrical anguish as vocalist, Vince O’Leary relays tales of torture, agony and enslavement in very well written passages that visually set the tone for the album’s concept. Notable too is the soundscape of ocean waves hitting the shore in the instrumental, « Fretum« , a perfect interlude that breaks the barrage of chaos, nicely.

With a debut that will quickly garner the band some significant attention for the songwriting alone, the sound of the record may be on the thin side. With brutal Death Metal priding itself on heaviness, « The Art of Terror » sounds very well produced, but somewhat crisp and « unfeeling », lacking in some bottom end. The musicianship is clearly present and the structures are enough to raise many eyebrows, but the final sound needs a bit more « snarl ». That being said, PALLOR MORTIS certainly have an album that’s worthy of repeated listens and for a debut, heads will bang!

Standout Tracks: « To Sever; the Art of Terror« , « Gorged Flesh Adorned Their Shores« , « The Chthonian Pyre of Salem »

8/10

Chris

 

Critique d’Album: Neige et Noirceur – « Gouffre Onirique et Abîmes Cosmiques « 

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Neige et Noirceur

« Gouffre Onirique et Abîmes Cosmiques »

(2014)

Sepulchral Prods

 

«Gouffre Onirique et Abîmes Cosmiques»
«Future Torture»
«Écho des Abysses»
«Le Portail de Kadath»
«La Marche des Astres Noirs»
«Les Cavernes de Glace I»
«Les Cavernes de Glace II»
«Les Cavernes de Glace III»

 

 

Projet productif s’il en est un, Neige et Noirceur, « one man band » de l’infatigable Spiritus nous revient cette année avec un quatrième opus complet s’additionnant à une discographie prolifique de 17 sorties (singles, splits, compilations, EP, démos et albums confondus) en 9 ans d’existence. Devant une telle production artistique, l’auditeur critique est en droit de se questionner, à la vue de la superbe pochette, œuvre de Spiritus et de Chimère Noire, dépeignant une silhouette humanoïde revêtue d’un cloaque invoquant le cosmos étoilé dans une caverne aux figures statuaires imposantes, sur la pertinence et la fraîcheur dudit album. En effet, l’univers du Black Metal atmosphérique est parfois contaminé par des projets solos qui régurgitent les sorties médiocres et/ou répétitives à un rythme effarant. Jusqu’ici, cependant, Neige et Noirceur nous a habitués à un niveau de qualité constant dans un registre mettant en avant, plus que tout autre élément, des atmosphères glacées et sombres. La question est donc de savoir si Spiritus continuera dans la même voie avec « Gouffre Onirique et Abîmes Cosmiques« , ou s’il saura nous proposer de nouveaux éléments qui rehausseront l’intérêt face à son projet? D’entrée de jeu, la réponse sera certainement positive.

Tout d’abord, plutôt que de s’orienter dans une direction totalement novatrice que l’ont pourrait affubler du suffixe « Post– » tel que ses compatriotes de Sombres Forêts et Gris l’ont fait avec beaucoup de succès l’an passé, Spiritus préfère se diriger vers un retour aux sources du Black Metal atmosphérique. Ainsi, le nouvel album de Neige et Noirceur est centré sur des motifs de guitare cycliques et épiques qui rappellent immédiatement les années 1990. Toutefois, cela ne signifiera pas pour autant que le côté ambiant du projet sera relégué aux oubliettes, loin de là. Effectivement, l’ajout de claviers aux textures froides et obscures ainsi que de trames sonores typiques du style de Neige et Noirceur seront immédiatement reconnaissables.

De cette façon, la pièce titre de l’album, offerte comme mise en bouche au reste, présente une introduction de guitares distordues sur un tempo lent rappelant fortement certaines pièces du maître de Burzum. La pièce présente ensuite un enchaînement de motifs cycliques de guitare couplés à des vocalises mystiques et des nappes de claviers atmosphériques nous faisant voyager immédiatement dans un univers onirique mélancolique et froid. Puis c’est au tour de « Future Torture » de s’amorcer sur une introduction lente de claviers aux sonorités pouvant faire penser à celles employées par Satyricon sur « Dark Medieval Times« , puis Spiritus enchaîne avec une rythmique beaucoup plus rapide et encore une fois, centre cette composition sur de superbes motifs de guitares arrangés avec goût couplés à des voix tantôt gutturales, tantôt chuchotées et râpeuses. Spiritus poursuit avec les mêmes ingrédients assemblés de façon différente et y ajoutant d’autres épices comme des narrations lugubres sur « Écho des Abysses« , « Le Portail de Kadath » et « La Marche des Astres Noirs » qui s’enchaînent tel un voyage en des contrées entre cauchemar et rêve fantasmagorique. Puis, on retourne à un univers centré sur l’ambiance avec la suite en trois parties intitulées « Les Cavernes de Glace » qui se rapproche plus près du style développé par Neige et Noirceur sur ses albums précédents.

Côté production, on reconnaît une volonté de rester près du son Black Metal typique des années 1990 tout en proposant une qualité sonore permettant d’apprécier l’ensemble des instruments employés. Le résultat ainsi obtenu présente donc toutes les caractéristiques voulues dans ce style, soit des guitares bien sales, des percussions vibrantes, des textures sonores glacées, des claviers enveloppants et des voix mystérieuses et inquiétantes. Ma seule réserve quant à la production réside du côté de la sonorité des percussions programmées employées par Spiritus ou plutôt la combinaison de percussions réelles et de programmation. En effet, le mariage ne m’a pas semblé nécessairement heureux, puisque les percussions programmées conservent un son quelque peu plastique qui rompt de manière trop évidente avec le son organique de la batterie réelle. Cela dit, la qualité d’ensemble des compositions de ce nouvel opus est très élevée et la production vient clairement bien compléter le paysage sonore voulu par l’artiste.

En somme, Neige et Noirceur réussit, avec « Gouffre Onirique et Abîmes Cosmiques« , son pari de recentrer son Black Metal atmosphérique sur ce qui a fait la renommée de genre dans les années 1990, soit les froids motifs de guitare épiques. Toutefois, loin de désavouer le son très ambiant qu’il a élaboré au cours de ses albums précédents, Spiritus arrive plutôt ainsi à lui infuser un côté classique et une très belle profondeur dans les compositions qui font la force de ce nouvel album. Les amateurs d’ambiances sombres et glacés, tout comme ceux qui préfèrent un son typiquement ancré dans le Black Metal de la seconde vague seront donc comblés par celui-ci. Cet opus sera donc à consommer sans modération dans vos nuits de délire, à la lumière de chandelles et accompagné de sombre littérature occulte.

 

Pièces favorites : « Future Torture« , « Écho des Abysses« , « La marche des Astres Noirs« , « Les Cavernes de Glace I, II et III »

8,5/10

Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas