Quand les Vicieux se tape le vulgaire

On vous le dit, on vous le répète … depuis le début, on essaie de vous en offrir le plus possible. Et vous le savez maintenant j’imagine que FanView est exactement pour ça. Pour pouvoir couvrir des shows qui autrement ne pourraient l’être puisque nous n’avons pas encore le don d’ubiquité.
C’est dans cette perspective qu’il m’est venu un flash l’autre jour quand notre collaborateur qui devait couvrir le show de BARF s’est malheureusement vu dans l’impossibilité d’y assister. Il y a quelques mois, j’avais fait découvrir Vulgar Deli – aussi à l’affiche de cette soirée – à Pierre-Yves Bourgie, guitariste de Citizen Vicious, qui avait beaucoup apprécié, et je me suis dit…

Ce gars-là va dans plein de shows avec sa blonde et fait du thrash ‘n’ roll avec son band, il me semble que ce serait tout indiquer. Et ça lui ferait découvrir Vulgar Deli en show depuis le temps que je lui en parle.

Le temps de demander en vitesse, parce qu’on était tout de même la veille du show, et tout était organisé avec Dominic Forrest Lapointe – avec l’aide de Stewie Henry qui a le don d’apparaître dans ma vie parfois juste assez pour donner un coup de main. Je le souligne car c’est un gars qui en fait beaucoup pour la scène. Merci à vous deux pour avoir organisé nos accès. Bon je termine cette intro qui n’en finit plus en vous présentant nos collaborateurs spéciaux, le Couple Vicieux, Pierre-Yves Bourgie et sa douce Isabelle St-Pierre. – Lex

 

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Vendredi soir,  »y faisait frette », vraiment frette… On a eu ma copine (Isa) et moi (Pete), une semaine assez exigeante… Chiante à la limite et nous prévoyions rester dans le divan en linge mou et écouter du stoner en buvant de la biere cheap. Durant la journée je reçois un message du Sage lui-même! Lex Ivian, et il nous demande si on veut aller voir le show de B.A.R.F. aux Foufounes Électriques et faire un fanview du show… Quoi? Vraiment?? B.A.R.F joue au foufs??? Avec Vulgar Deli et Konkreat???? CRISSE OUI !!! Donc, parti de mon petit coin de paradis de Lacolle, je ramasse Isa à son travail avec un trio 2 cheese dans ma calèche de feu (lire mazda 3 bordélique) et nous partons main dans les frites vers une autre soirée de VICE et de HELL YEAH !!!!

Voici ce que nous avons pensé des bands et du show en général!!! On s’excuse pour les photos. Dire qu’on avait amené l’appareil photo mais quand je vous dis que la semaine était chiante. Les batteries ont lâché dans les 5 minutes et comme on voulait essayer de vous montrer un peu de quoi ça avait l’air, bein on a utilisé le téléphone de Isa!!!!

 

Konkreat

Nous sommes arrivés dans une salle très remplie pour un opener (ce qui est un excellent signe pour la soirée qui s’en vient) juste à temps pour voir Konkreat, dont nous ne connaissons pas grand chose jusque là, jouer 3 ou 4 chansons et finir leur set… Un band très solide à notre avis avec des influences de groove-métal comme Pantera… (évidemment), je dirais même que le chanteur m’a rappelé un peu le chanteur de Creed dans ses passes un peu plus mollo… Isa a bien aimé son talent de frontman d’ailleurs!! Les boys sont tight et leur set est bien rôdé mais OH! c’est quoi ca?(seul point négatif pour moi) UN BREAKDOWN?? Je couvre ma copine et je serre nos bières contre moi en attendant de recevoir un flying kick d’un ninja mais tout est correct, ça a juste duré 30 secondes et la foule était très respectueuse des autres fans autour d’eux!!! Très bon comme band et nous n’hésiterons pas à aller les voir de nouveau!!! Good job les boys !!!

 

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Vulgar Deli

Ca y est, le band que j’attends avec impatience de voir jouer live et HELL YEAH!! que nous n’avons pas été déçus…  VULGAR DELI ça ROCK en SACRAMENT… Vous avez bien lu, ça bûche pas… non… Ça ROCK, C’est punk, rapide, vicieux et surtout vulgaire avec le joyeux luron de Costa au vocal qui se crie les tripes à faire rougir les perruches dans la foule qui chantent le refrain de Fais voir ta chatte, qu’ils ont exécuté de façon distinguée et brillante??? Non pour vrai c’était sale, VRAI, dans ta face et on a eu du fun en crisse !!! Costa s’est même permis de descendre du stage après 3 ou 4 tounes et chanter dans la foule vu la grosseur assez restreinte du stage aux Foufs et il a finit son set comme ça. Ce qui a donné amplement de place aux musiciens pour se promener un peu… Le seul point négatif que je pourrais donner de leur set est que j’avais de la misère à suivre leur drummer, et les musiciens le regardaient souvent donc je peux en déduire qu’eux aussi avaient peut-être un peu de misère à le suivre… Mais ils l’ont bien couvert et ils ont donné tout un show!!! Prochaine fois que vous les voyez sur un flyer, mettez les dans votre calendrier…c’est un must see  en show si vous aimez faire le party comme il faut…!!! Peut-être avec Citizen Vicious en 2014 😉 Ça serait un party légendaire selon moi, hehehe!!!! (Quoi? Faut bien que je plug mon band un peu quand même)

 

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B.A.R.F (Blasting all Rotten Fuckers)

Hmmm… quoi dire de ces vieux routiers de l’Underground Québecois que j’ai vu en show  pour la première fois à 15 ans au Théatre de Longueuil. Si je me souviens bien avec une grosse Bull-Max et un gramme de weed que je m’achetais avec mes allocations de ti-gars de banlieue!!! Câlisse que ça bûche, les gars sont toujours aussi tight et énergétique. Carlos Araya aux drums… tabarnak… du haut de ses 5 pieds 2, ce gars là montre à son kit qui est le boss et son kit lui rend la monnaie de sa pièce… Ils n’ont rien perdu de leur fougue de jeunesse et la musique non plus. Ils prévoient sortir un nouvel album bientôt et ils nous en ont joué quelques morceaux et je peux le crier haut et fort que ça va être débile comme album!!! La foule était en délire et chantait tous les vieux classiques comme Le p’tit poisson et Mouton Noir mais je me dois de critiquer un peu… Ils n’ont pas joué Politichiens et ça c’est MA TOUNE… surtout qu’ils jouaient à Montréal et que vu la situation politique ces temps-ci, ça aurait été très de mise… Mais sérieusement, si vous n’avez pas été voir BARF depuis leur retour sur scène, c’est un must aussi, je vous en donne ma parole de vicieux!!!

 

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Après le show, je me devais d’aller chercher un t-shirt de Vulgar Deli et nous avons jasé un peu avec Costa, le chanteur qui est un gars super sympathique et en fin de compte nous sommes partis en plus avec leurs deux albums… que j’ai écoutés sur le chemin du retour jusqu’à Lacolle et sérieusement, ça rock autant que le show!!! Alors sur ce, moi et la femme de ma vie retournons au  »plan A » de Linge Mou, Kyuss avec un p’tit pétard et notre divan si confo et accueillant!!! Soyez pas trop sages, les petits vicieux !!! \m/

Le couple vicieux, Isa et Pete

Metal Female Voices Fest XI : festin vocal au féminin

Ce Fan View, cette chronique où des fans nous offre leur résumé d’un show ou trip métal, nous est offert par un ami, Stéphane Lévesque, qui est impliqué dans mes deux passions: le baseball et la musique.  Il affectionne le progressif et les voix féminine pour sa musique et est marqueur officiel des Capitales de Québec depuis leur tout début.  Ça me fait vraiment plaisir de lui offrir une plateforme pour mettre en évidence son talent et sa passion.  Je te remercie beaucoup Stéphane pour cette excellente initiative et collaboration et j’espère bien revoir ta plume sur ce site dans un avenir rapproché. – Dave

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Atterrissage réussi! Après sept mois d’attente, ce voyage qui me paraissait si lointain est enfin arrivé. Le moment est donc venu de faire un peu de tourisme dans la capitale de la Belgique. En plus de cette semaine à Bruxelles, j’y ai ajouté une visite de Vienne. Cette dernière est une ville magnifique et le maniaque d’histoire en moi serait bien resté trois semaines de plus au royaume des Habsbourg. Par contre, vous n’avez pas cliqué ici pour lire mon compte-rendu sur l’aspect grandiose des appartements de l’impératrice Sissi, n’est-ce pas? La raison principale pour laquelle j’ai décidé de me lancer dans ce voyage? Le Metal Female Voices Fest (MFVF), qui se tenait du 18 au 20 octobre dernier. Ah, là je vous sens intéressés!

 

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Quand on pense à la gastronomie belge, les moules et les frites nous viennent en tête. Je confirme que je me suis régalé de ces spécialités locales, ainsi que du liquide fétiche de l’endroit : la bière. Le dégustateur que je suis s’est bien rincé la gorge avec toutes ces divines bouteilles disponibles un peu partout. Toutefois, malgré toutes ces réjouissances gustatives, c’est le MFVF qui s’est avéré le plus grand festin. Trois jours, 24 groupes, de très belles performances vocales et musicales et bien sûr des rencontres fantastiques avec des fans de partout dans le monde. Voici mon résumé de ce repas en trois épisodes…

 

Vendredi 18 octobre : l’entrée

Traditionnellement, cette soirée est considérée comme la soirée « d’échauffement » du festival. Au programme, deux groupes, ce qui permet de lancer en douceur les hostilités afin de se préparer à un long week-end. Dans l’autobus qui m’a mené au Oktoberhallen de Wieze, à environ 25 km de Bruxelles, l’ambiance était bien festive et les maniaques de musique sont tout aussi excités et nerveux que moi. Bien organisé, le festival mobilise des navettes en partance de Bruxelles et d’Alost, une ville située à environ 6 km au sud-ouest de Wieze. Pour quelques euros, la paix d’esprit est acquise et nous sommes assurés d’être à l’heure pendant tout le festival.

 

Liv Kristine

Le fait d’avoir choisi la voix de Leaves’ Eyes pour ouvrir le jeu peut paraître surprenant car lorsque l’on écoute le matériel solo de celle-ci (quatre albums), on constate assez rapidement qu’au niveau musical, c’est assez éloigné de ce que fait le groupe. Toutefois le tout a été livré de manière efficace et la jolie blonde aura su intéresser la foule par sa belle présence sur scène, enrobée par une voix douce et envoûtante pour livrer sa pop rock bien rehaussée de passages plus rock pour l’occasion. Les Skintight, Libertine, Fake a Smile et surtout Paris Paris (cette dernière jouée en entrée de jeu ayant tous les attributs d’un « hit »), ont conquis le public réuni. Belle surprise pour les amateurs, Liv est revenue plusieurs années en arrière pour interpréter quelques chansons de son ancien groupe Theatre of Tragedy.

 

 

Eve’s Apple

Je plaide coupable, j’ai menti un brin lorsque je vous ai mentionné que deux groupes seraient présents en ce vendredi soir. Eve’s Apple n’est pas vraiment un groupe. Il s’agit plutôt d’un collectif de chanteuses professionnelles, dont plusieurs font partie de groupes relativement connus du public présent. Au programme, un hommage aux grands classiques du rock. C’est deux par deux ou trois par trois que les dames se relayaient sur scène pour livrer ces classiques. Étant éloignées géographiquement, ce qui pouvait nuire à la préparation, les dames ont montré leur professionnalisme en « rockant » la foule avec un spectacle bien huilé. Une performance convaincante qui aurait plu aux membres de Rainbow, Iron Maiden, Led Zeppelin, Scorpions, Warrant, Guns N’ Roses et aux autres groupes honorés en cette soirée d’ouverture bien réussie. Bref, tout augurait bien pour le long week-end.

 

 

Samedi 19 octobre : le repas principal

Lorsque l’affiche finale du MFVF a été dévoilée, j’ai tout de suite constaté que pour moi, cette journée du samedi serait la pièce de résistance. Non seulement c’est la journée durant laquelle le plus grand nombre de groupes devaient s’exécuter (12, contre 10 le dimanche), mais c’est aussi celle qui selon mes goûts s’annonçait la plus intéressante. Début des spectacles à 10h30, et nous sommes en selle pour plus de 12 heures de musique. Ayant un dégoût prononcé pour les bains de foule, je m’affaire toutefois à passer outre cette réserve pour m’installer au deuxième rang juste devant la scène, la table étant donc mise pour une journée mémorable.

 

Magion

Gros défi pour les Néerlandais : activer une foule par grand matin. Bien motivé, le groupe nous avait promis « the greatest wake up call ever ». Bien menés par la superbe voix de Myrthe van Beest, les musiciens du groupe étaient visiblement bien réveillés, offrant une performance musicale des plus solides. Les moments complexes ne manquent pas dans la musique hautement symphonique de Magion et l’interprétation de pièces de leur tout nouvel album, A Different Shade of Darkness, a démontré qu’au niveau des compositions, le groupe avait fait un grand pas en avant. On peut donc dire que le défi a été relevé de belle façon car le « wake up call » fut en effet très convaincant.

 

 

Azylya

Changement de registre avec un passage au métal gothique de ce jeune groupe belge. D’entrée de jeu, je peux tout de suite vous affirmer quelque chose : Azylya a livré le spectacle le plus théâtral de tout le week-end. Nous avons eu droit au passage d’une jeune fille portant un ours en peluche (Ginger, le personnage principal de l’album Sweet Cerebral Destruction), à la performance de deux danseuses masquées et d’une belle démonstration de dextérité de la chanteuse Jamie-Lee Smit qui a chanté avec des chandeliers (allumés, bien sûr!) sur les mains. Tout cet artifice venait bien appuyer le propos musical plutôt sombre porté par l’album nommé ci-haut. Azylya était bien préparé et il est dommage que le groupe n’ait pas eu davantage de temps pour s’exécuter, ce qui lui aurait permis de jouer au complet son excellent album qui coule de source d’un bout à l’autre.

 

 

Victorians

Toujours parés de tenues victoriennes plus excentriques les unes que les autres, les membres de Victorians ne passent pas inaperçus! On se serait en effet cru à l’Halloween à l’avance avec ces Polonais qui offrent un métal symphonique qui m’avait charmé sur l’album Revival. En spectacle, je dois admettre avoir eu droit à une légère déception. En effet, la chanteuse Eydis n’était pas à 100% de ses capacités, étant essouflée après chaque chanson et n’étant pas capable de pousser sa voix à sa pleine mesure en raison de problèmes qu’elle éprouve actuellement avec sa glande thyroïde. Le groupe a quand même pris le pari de se produire et en raison des problèmes de la chanteuse et de la nervosité qui en a découlé, les musiciens n’ont pas été en mesure de démontrer tout leur savoir-faire. Dommage, car le propos musical du groupe est des plus intéressants et la présence sur scène des membres de Victorians se fait bien sentir. On ne peut donc que souhaiter revoir Victorians dans le futur, avec des effectifs en pleine santé!

 

 

 

Imperia

Parlant de présence sur scène, il est difficile de ne pas remarquer Helena Iren Michaelsen. Blonde plutôt plantureuse, elle sait attirer les regards mais, surtout, elle se démarque par une fougue sur scène qui laisse deviner une grande passion. C’est donc à une performance intense à laquelle nous avons eu droit, Michaelsen démontrant ses très belles capacités vocales et surtout le fait qu’elle pouvait chanter de façon très colorée, particulièrement sur The Calling, une pièce très fantaisiste. Avec dix années d’expérience sous la cravate, Imperia a su réussir sa première au MFVF autant au niveau vocal que musical car il serait injuste de ne parler que de la chanteuse : les musiciens qui l’accompagnent faisant preuve à plusieurs reprises de beaucoup de dextérité.

 

 

Serenity

Je ne vous mentirai pas, j’attendais ce moment avec impatience. En effet, je suis un grand fan de Serenity. Leur dernier album, War of Ages, est de loin mon disque favori de 2013, ce qui plaçait mes attentes très hautes en vue de leur spectacle. À mon grand plaisir, le groupe aura su me combler sur toute la ligne, livrant une performance impeccable. Étant surtout porté par les vocaux masculins, le groupe avait légèrement retravaillé certaines chansons pour le MFVF afin de placer en avant leur chanteuse Clémentine Delauney. Cette dernière a donc eu à interpréter des parties généralement réservées à Georg Neuhauser sur les albums, le tout avec un succès étonnant, particulièrement sur Coldness Kills, émouvant. La balade Fairytales, interprétée par l’attachant duo Delauney-Neuhauser s’est également affirmée comme un moment fort du spectacle. Belle surprise pour terminer la prestation, l’entrée en scène de Charlotte Wessels de Delain pour l’interprétation de Serenade of Flames (c’est elle qui chante sur la version studio de la chanson sur l’excellent album Death and Legacy). Définitivement, ce groupe a une « présence », ce petit quelque chose indéfinissable qui les place au-dessus de la mêlée et qui sait prendre l’auditeur droit aux tripes.

 

 

Chaostar

Curieuse parenthèse que la présence de ce groupe grec en milieu d’après-midi. Présentant une musique difficile à définir (néo-classique? métal atmosphérique?), le groupe est formé d’un batteur, d’un percussionniste, d’un violoniste, de deux claviéristes et d’un joueur d’instruments divers, dont plusieurs que je ne saurais identifier. En fait, le point n’est pas que la musique de Chaostar soit mauvaise car il est évident qu’on a affaire à une musique construite de manière brillante et complexe, le tout étant appuyé par la voix magnifique de Androniki Skoula. Ma réserve se situe sur le fait qu’on ne parle pas vraiment de métal ici, mais de musique ambiante, mystérieuse, évoquant des trames sonores de films sombres. Difficile donc d’émettre une opinion éclairée sur un groupe talentueux qui n’était juste pas au bon endroit.

 

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Kobra and the Lotus

La représentation de chez-nous au festival! Kobra and the Lotus est un groupe albertain qui ne fait pas dans la dentelle, c’est-à-dire qu’il ne s’embarrasse pas d’étiquette « mélodique », « black », « folk », ou autre. On a donc ici affaire à du gros heavy bien traditionnel, évoquant les bons côtés du métal des années 70 et 80. La chanteuse Britanny « Kobra » Paige brasse la cage pas à peu près sur scène et son style vocal n’est pas sans rappeler, de façon surprenante, Ronnie James Dio ou Bruce Dickinson. Ses musiciens, menés habituellement par l’as guitariste Charlie Parra del Riego mais qui n’a pu faire le voyage pour des questions de visa et qui fut remplacé par Alex Carelgard, l’appuient parfaitement dans cette démarche. Difficile de rester de glace devant ces hymnes que sont 50 Shades of Evil ou Forever One. Relativement méconnus par les fans européens, Kobra and the Lotus ont marqué des points avec une performance convaincante.

 

 

Asrai

Appelé à la rescousse à six jours d’avis en raison du désistement de Visions of Atlantis, le groupe néerlandais Asrai avait tout un défi devant lui, celui de préparer rapidement un spectacle qui se tient debout. Mission accomplie pour la formation gothique qui a démontré beaucoup de savoir-faire devant l’urgence. À ma grande surprise, j’ai découvert que ce groupe roulait sa bosse depuis la fin des années 80, ce qui explique les quelques sonorités électroniques typiquement « eighties » décelables ici et là qui éclairent favorablement une musique à consonance plutôt mélancolique. Au final, j’en ai été quitte pour une découverte agréable et Asrai a définitivement livré davantage qu’une performance de groupe de remplacement.

 

 

Kontrust

Drôle de « bibitte », ce groupe autrichien! Classé comme faisant du « crossover », Kontrust mélange les genres en teintant sa musique de nu metal, de répertoire folklorique et de pop; bref, un fourre-tout assez éclectique qui peut rejoindre tout un chacun. Misant beaucoup sur les accoutrements colorés et une énergie débordante et ludique, Kontrust sait animer une foule grâce à ses chansons vivantes et au travail des deux chanteurs, Agata Jarosz et Stefan Lichtenberger, qui sont des performeurs dynamiques et amusants. Tous les succès du groupe y sont passés, que l’on pense à The Smash Song, Sock n’ Doll (tordant de voir les deux chanteurs arriver sur scène avec leurs marionnettes), Hey DJ! et surtout l’incontournable Bomba (le vidéo de la chanson a dépassé les trois millions de visionnement sur YouTube). En bout de ligne, nous avons eu droit à 50 minutes totalement délurées qui ont fortement contribué à créer une ambiance de fête dans la salle.

 

 

Leaves’ Eyes

Une des grosses pointures de l’affiche, Leaves’ Eyes était très attendu avec son métal gothique bien imprégné d’histoires folkloriques scandinaves. Nous avions aussi droit à une deuxième dose de Liv Kristine, elle qui s’était bien démenée la veille pour ouvrir le festival. La chanteuse a une fois de plus démontré son savoir-faire, en glissant sa douce voix à merveille dans la musique plutôt musclée de ses acolytes et complétée à merveille par le chant rageur de Alexander Krull. Au programme, une belle rétrospective des quatre premiers albums du groupe, avec comme points forts Melusine, Elegy et My Destiny. Les Norvégiens se sont aussi permis de nous présenter cinq chansons de leur album à paraître sous peu, Symphonies of the Night. Si l’on se fie aux extraits qui nous ont été présentés, on peut augurer du mieux pour ce nouvel opus.

 

 

Delain

Cinquième présence au MFVF pour cet incontournable groupe néerlandais dont la popularité est constamment à la hausse. La recette du succès de Delain? Un métal aux mélodies accrocheuses, des performances musicales solides et le charisme indéniable de la chanteuse Charlotte Wessels. Le groupe a bien varié les extraits de ses quatre albums, au grand plaisir de la foule. Pas de doute, quand on entend entre autres les Frozen, April Rain, Mother Machine, Sleepwalkers Dream et We Are the Others, on sait qu’on a devant nous un groupe de haut calibre. Bien sûr, ce qui rendait la présence de Delain plus attendue cette année, c’était la présence annoncée de Sharon den Adel, populaire chanteuse de Within Temptation. La belle Sharon a fait son entrée sur scène sans surprise pour la chanson No Compliance, qu’elle interprétait sur le premier album de Delain, Lucidity. Ensuite, elle s’est retrouvée seule sur scène avec le pianiste Martijn Westerholt (membre fondateur de Within Temptation) pour nous livrer la toute première chanson du tout premier album de Within Temptation, Restless. Pas de doute, nous venions d’assister à un moment fort du festival.

 

 

Lacuna Coil

Après la belle performance de Delain et la fatigue accumulée par la longue journée que nous avions derrière nous, clore le bal s’avérait un défi pour Lacuna Coil. L’intense groupe italien a su soutirer toute l’énergie restante chez les spectateurs grâce surtout à un attrait fort intéressant : l’interprétation intégrale de l’album Karmacode, possiblement le plus accompli de leur discographie bien remplie. Dans ces conditions, la charmante Cristina Scabbia et son acolyte Andrea Ferro nous ont entraînés avec brio vers la fin d’une journée mémorable. Le groupe a aussi enfilé quelques extraits de son dernier album, Dark Adrenaline, dont le « single » Trip the Darkness est déjà un classique du répertoire des Milanais. Le point final de la journée aura été en rappel la superbe interprétation de Spellbound, ce qui nous chassait de la salle avec le sourire aux lèvres en se disant que d’autres moments forts nous attendaient le lendemain.

 

 

 

Dimanche 20 octobre : le dessert

Après une journée très intense la veille, je me demandais bien avec quel niveau d’énergie je me présenterais le dimanche. La nuit de sommeil ayant été très courte (le transport et l’adrénaline sont en cause), je me suis tout de même pointé pour cette journée avec le même enthousiasme que lorsque je me rend au dessert après quatre grosses assiettes dans un buffet à volonté, c’est-à-dire toujours prêt à faire de la place dans mon estomac pour que ça rentre bien, quitte à être ensuite un peu surchargé! C’est donc fatigué mais extrêmement motivé que je me remets les bouchons dans les oreilles, que je brave de nouveau mon horreur envers tous ces gens qui rentrent malgré eux dans ma « bulle » et que je me prépare pour un autre marathon de 12 heures de musique.

 

L’Endevi

À l’instar de Magion la veille, la formation espagnole L’Endevi occupait une place difficile dans la grille-horaire, soit celle où l’on doit réveiller les troupes. Armé d’un répertoire alternatif qui peut suggérer Nirvana ou les Cranberries, le groupe a envahi la scène avec beaucoup d’énergie afin de ramener les métalleux au niveau d’intensité de la veille. Personnellement, le genre de musique joué par L’Endevi ne me rejoint pas ou peu, mais force est d’admettre que la prestation était bien exécutée et que je me suis surpris à taper du pied à quelques reprises. La foule, elle, a décidément apprécié et les hostilités étaient lancées.

 

Hell City

Après l’excellente tenue de Azylya le jour précédent, Hell City devait s’assurer que la réputation musicale de la Belgique soit préservée. Dès leur entrée sur scène, on a senti que le pari serait tenu, Hell City s’imposant rapidement avec son rock musclé, extrêmement bien exécuté. Les solos de guitare et les prouesses musicales se sont bien enchaînés, permettant aux Belges de montrer sous leur meilleur jour les chansons de leur seul album, Demons to Rest. La formation en a aussi profité pour jouer une nouvelle composition, Ice Cold Rage, dont le vidéoclip nous a été présenté sur l’écran à la fin de la prestation. En plus de la solide prestation des musiciens, le groupe est très bien nanti à l’avant avec la chanteuse Michelle Nivelle, dont la présence sur scène en impose et dont la voix très solide est en parfaite symbiose avec le contenu musical.

 

 

Dalriada

Un peu de folk métal? Pourquoi pas! Les amateurs du genre avaient été laissés de côté pour l’instant, mais ils auront été gâtés par la solide prestation des Hongrois. Misant, comme plusieurs groupes de ce style, sur un mélange de vocaux clairs et de « grunt », les vocalistes ont apporté un beau support à la musique franchement entraînante délivrée par les musiciens. « The next song will be a very fast song », annonçait le batteur à la foule avant chaque chanson et en effet, la vitesse était au rendez-vous. Pour ajouter à l’énergie ambiante, Dalriada chante en hongrois, une langue incompréhensible à mes oreilles, ce qui ajoute une touche que je qualifierais d’« exotique » à l’ensemble et qui rend l’ensemble davantage coloré. Bref, dans un party métal, Dalriada sont de très bons invités!

 

 

Eleanor

Moment de curiosité, l’entrée officielle du Japon au MFVF. Alors, ça sonne comment du métal gothique japonais? Pas mal comme le métal gothique occidental, mais avec une touche particulière quand on voit la chanteuse arriver sur scène en portant un kimono. Eleanor nous a donc présenté une musique aux aspects mélancoliques teintée d’envolées légèrement progressives en raison du jeu du guitariste qui pouvait évoquer Steve Hackett (Genesis) et Robert Fripp (King Crimson) par moments. Les interventions de la chanteuse Shiori Vitus entre les chansons étaient particulièrement rafraîchissantes, elle qui s’affairait à nous expliquer avec le sourire dans la voix dans un anglais hésitant à quel point le groupe était honoré de jouer devant un si bon public. Sans avoir marqué l’audience, Eleanor a fait bonne figure et nous a démontré que l’Extrême-Orient aussi pouvait faire du bon métal.

 

 

Cadaveria

Cachez les enfants, Cadaveria arrive! En effet, la chanteuse italienne n’a rien de rassurant, elle qui s’est présentée sur scène en arborant un chapeau de deuil. Sous le voile, un maquillage digne d’un film d’horreur, ce qui ne laissait planer aucun doute sur le contenu musical qui s’attachait à l’accoutrement : un black métal aux ambiances sinistres et inquiétantes. Alternant entre le chant normal et le chant guttural, la chanteuse a entretenu cette ambiance au cours d’une prestation pleine de tension. Je serai encore une fois honnête : ce genre ne me colle pas dessus du tout, mais est-ce que c’était bien exécuté? Absolument! Dans le genre je suis bien obligé d’admettre que c’était très efficace. Il faut dire que Madame Cadavre est bien entourée, ses musiciens étant très solides.

 

Crimfall

Deuxième épisode de folk métal du jour, cette fois gracieuseté des Finlandais de Crimfall. Contrairement à Dalriada quelques heures plus tôt, Crimfall coiffe sa musique d’un chapeau beaucoup moins festif que celle des Magyars. En effet, on se retrouve dans le territoire des légendes guerrières scandinaves et vikings, ce qui se prête moins à la fête. Pour poursuivre ma comparaison avec Dalriada, la musique de Crimfall est d’ailleurs beaucoup plus sombre, présentant des aspects très conquérants qui sauront ravir les fans d’une démarche musicale un peu plus brutale. Si la prestation musicale des musiciens fut sans bavure, je dois toutefois m’avouer un peu déçu par la performance vocale de Helena Haaparanta, la chanteuse semblant incapable de pousser sa voix comme je l’avais entendue faire lors de mes écoutes préparatoires avant le festival.

 

 

Stream of Passion

Voici un groupe qui se trouve très haut dans mon échelle d’estime. Fondé par Arjen Anthony Lucassen (mieux connu sous le nom de Ayreon), Stream of Passion (SoP) poursuit ses activités sans son célèbre géniteur et a recentré sa musique sur un format très mélodique, le tout bien mené par la voix superbe de Marcela Bovio. Cette dernière a d’ailleurs dépassé mes attentes en poussant sa voix à des niveaux supérieurs à ce que je la croyais capable. Décidément, la Mexicaine gagne en puissance vocale avec le temps. Seule petite réserve, j’aimerais vraiment la voir s’exécuter davantage au violon, l’utilisation de cet instrument permettrait au groupe de se distinguer davantage des autres formations du genre. SoP s’est surtout concentrée sur son dernier album en date, Darker Days, en n’oubliant pas les deux opus précédents, surtout par de fantastiques interprétations de My Leader et de Passion. Comme les Néerlandais travaillent présentement sur un quatrième album, les musiciens en ont profité devant une foule conquise pour nous présenter le fruit de ce labeur en nous offrant deux pièces.

 

 

Anneke van Giersbergen

Très populaire en Europe, l’ex-chanteuse de The Gathering était très attendue par la foule présente. La grande force de la dame est qu’elle chante avec ses tripes. Elle possède en effet une voix très claire qu’elle peut pousser avec force au besoin, mais le caractère personnel de ses compositions solo lui impose une légère retenue qui la tient dans un registre plus en douceur, ce qui n’est pas sans séduire. Cette retenue mentionnée ci-haut ne l’empêche pas au niveau scénique de montrer une belle énergie, très positive. Bref, Anneke est une chanteuse charismatique et charmante. Musicalement, on flirte à l’occasion avec la pop, mais sans tomber dans le bonbon. En plus de plusieurs extraits de son plus récent album, Drive, Mme Giersbergen a conclu le spectacle en offrant aux vieux fans trois pièces datant de son passage avec The Gathering, ce qui aura contribué à ravir tout le monde.

 

 

ReVamp

Si je dois résumer Floor Jansen en un mot, je dirai « impressionnante ». Et j’ajouterai « très » avant le dit mot si on me le permet. Madame Jansen n’est pas que la nouvelle voix de Nigthwish, elle est d’abord et avant tout une chanteuse au talent remarquable, pouvant passer du « grunt » à de puissantes envolées d’opéra en un rien de temps. ReVamp est le véhicule musical personnel de la dame et ce véhicule est utilisé pour évacuer beaucoup de tension et d’énergie. Nous avons donc eu droit à une performance musicale très musclée et carrée, ce qui nous rappelle que derrière la colossale chanteuse (un remarquable bloc de près de six pieds) se trouvent des musiciens qui sont plus que des figurants. Le spectacle offert nous a surtout permis d’apprécier le matériel du dernier album du groupe, le très réussi Wild Card. Malgré la qualité des musiciens, c’est quand même Floor qui retient l’attention par une présence intense et une voix qui n’a pas d’égal, aux possibilités infinies. Oui, une grande chanteuse cette Floor Jansen.

 

 

Tarja

Pendant tout le week-end, il y a un prénom que j’ai entendu plus que les autres, c’est Tarja. Dire que les spectateurs attendaient Tarja Turunen avec surexcitation n’est pas exagéré. Il faut dire que pour plusieurs, cette dernière est une référence en la matière grâce à sa voix opératique que tous ont découvert avec Nightwish. Maintenant bien installée dans sa carrière solo, la dame accompagnée d’un solide groupe de musiciens (difficile d’ignorer le batteur Mike Terrana) a offert un bel échantillon de ses trois albums, misant davantage avec raison sur son dernier opus, l’excellent Colors in the Dark. De cet album, 500 Letters et Victim of Ritual se sont avérés les meilleurs moments. Il était aussi très touchant d’entendre la foule réciter le refrain de I Walk Alone, un incontournable de la discographie de la chanteuse. Bénéficiant du plus long temps de jeu du week-end (1h30), Tarja a livré une performance inspirée, transportée par une foule trop heureuse de retrouver sa favorite. Plusieurs m’ont déjà posé la question, a-t-elle chanté du Nightwish? La réponse est oui, elle qui a entonné Wish I Had an Angel en milieu de spectacle et comme pour poser la cerise sur le sundae d’un dessert sucré, mais ô combien délicieux, le festival s’est terminé par un duo d’anthologie Tarja/Floor Jansen sur l’entraînante Over the Hills and Far Away. Pour quiconque était sur place, on ne pouvait espérer meilleure conclusion.

 

 

 

Mes 5 concerts favoris du week-end

1-Serenity : une grande performance à tous les niveaux, je me permets de qualifier ce spectacle « d’émouvant », rien de moins.

2-Stream of Passion : un autre groupe qui a su me faire vibrer, Marcela Bovio nous a offert plusieurs moments de grâce.

3-Azylya : une performance très théâtrale, visiblement bien préparée pour en mettre plein la vue et les oreilles. On doit saluer l’effort couronné de succès pour en offrir plus.

4-Kontrust : un moment de pur plaisir où il s’est répandu une joie de vivre dans toute la salle. J’ai aussi été surpris du niveau musical du groupe autrichien.

5-Delain : un groupe extrêmement attachant qui dégage beaucoup d’énergie et dont le sens mélodique est hors-pair.

 

Mes 5 performances vocales du week-end

1-Floor Jansen (ReVamp) : une voix polyvalente qui a de la « drive » et une puissance incroyable. Voir et entendre Floor Jansen en personne, c’est quelque chose d’épique.

2-Marcela Bovio (Stream of Passion) : je l’admirais déjà, je l’admire encore plus maintenant. Quelle belle voix et quelle présence chaleureuse!

3-Georg Neuhauser (Serenity) : un gars sur la liste? Absolument, le type a une voix vraiment formidable qui dégage beaucoup d’émotions.

4-Michelle Nivelle (Hell City) : la chanteuse parfaite pour un groupe typiquement rock. Une solide voix et une très belle présence scénique.

5-Tarja Turunen : égale à elle-même, c’est-à-dire solide sur toute la ligne. Elle chante aussi bien en personne que je me l’étais imaginé.

 

C’est en terminant ce texte que je réalise que maintenant ce rêve est derrière moi. Oui, je peux parler d’un rêve car ce festival hantait mes pensées depuis longtemps et j’ai pris les moyens pour le vivre. Désormais, je ne pourrai plus écouter la musique de tous ces groupes sans penser à ce week-end où j’ai non seulement entendu de la bonne musique, mais où j’ai aussi échangé avec des gens de plusieurs pays, faisant de mon passage au MFVF une expérience humaine.

Je ne peux pas conclure le tout sans remercier Dave de Ondes Chocs qui m’a gracieusement offert de partager mon expérience avec vous, ce que j’ai fait avec plaisir. Ayant perdu mon appareil photo, je n’ai aucun souvenir visuel de l’événement qui m’a tant fait vibré. Mais dans le fond, est-ce si important les photos? Pour moi cette absence de preuves visuelles est facilement comblée par quelque chose de fondamental : des souvenirs gravés bien profondément dans mon cœur. Croyez-moi, c’est irremplaçable.

Stéphan Lévesque

 

Joe Satriani ou Comment se faire sacrer une volée de guitare Cours 101

Comme vous y êtes maintenant habitués, voici un autre Fan View de Ondes Chocs, ces textes que nous demandons à des fans pour certains shows que nous désirons couvrir.  C’est juste une autre façon de vous en offrir plus et surtout d’avoir un point de vue différent.  Ce texte vous est donc offert par Gabriel Joly, guitariste de la formation de death metal progessif de Québec, The Outborn, qui ont sorti il y a peu de temps leur 1er EP, Path of lunacy.

 

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Commencer sa semaine en beauté avec la tournée Unstoppable Momentum Tour 2013 – vous l’avez deviner c’est le nom du nouvel album – de Joe Satriani au Capitole… sans farce, c’est un méchant décalage avec les autres salles de spectacle où je vais majoritairement. Tu te fais déjà une bonne idée de la place quand à l’entrée de la salle, un valet prend le soin de te diriger à ta table, avec des chaises beaucoup trop confortable! D’ailleurs, je tiens à remercier District 7 pour les accès offerts à mon collègue photographe Eliott Garn et moi-même.

La seule et unique première partie Sit Down, Servant, duo canadien dont je n’avais jamais entendu parler, comprend Gordie Johnson de Big Sugar et leur batteur, aussi membre des Respectables, Stéphane Beaudin. Sérieusement, je ne savais pas à quoi m’attendre et la première note qui se fait entendre est la note de basse la plus grave que j’ai entendue, pour ensuite allumer qu’il n’y a pas de bassiste sur scène mais plutôt un gars assis devant une guitare hawaïenne à trois manches, et qui joue de la Footbass (… pour ceux qui ont jamais vu ça, il joue la partition de basse avec ses pieds sur un pédalier). Duo qui nous donne un mélange un peu drum & bass à saveur Gospell blues, tout ça avec un coté psychédélique. Les amateurs d’hallucinogènes en trouveront possiblement plaisir. En résumé, c’était un gros jam, bien réalisé, mais pas ma découverte de l’année.

Petite pause extérieure pour calmer mes tympans qui venaient de recevoir une dose assez intense de basses fréquences, puis revenir dans une salle pleine qui attendait impatiemment un des plus grands de l’histoire de la guitare. Mauvaise nouvelle! Le valet l’avait laissé présager et effectivement la bière est assez dispendieuse mais vu la qualité de la salle et du confort, on se le permet.

Une bonne nouvelle est visible sur la scène: Fini les têtes d’ampli Peavey Triple X, notre légende a changé d’écurie et se retrouve armée en Marshall. Petite victoire personnelle, j’ai toujours trouvé que son modèle signature de Peavey sonnait trop saturé mais çà, c’est mon point de vue. L’américain, de 57 ans quand même, est arrivé très en forme et était prêt à nous donner un bon 2 heures de cours de guitare… et effectivement, son tone était terriblement meilleur. Monsieur Satriani nous à offert autant de vieux classiques que de nouvelles chansons de son 14ième album sorti cette année, et je peux dire qu’après tous ces albums, je suis encore impressionné de la manière avec laquelle ce géant maîtrise toutes techniques possibles avec une ridicule facilité. De plus, il est entouré d’une équipe qui connait bien son métier. Nous avons eu droit à un solo de batterie d’environ 7 minutes qui nous montrait que ce drummeur était capable d’encore plus que ce qu’il fait dans ce band. Que dire du deuxième guitariste/ keyboardiste, qui est tout tranquille dans son coin pour finalement prendre son aise sur scène et aller se mesurer à Joe en s’échangeant les solos de guitare, et pour vrai, il était à la hauteur.

Finalement, excellente performance, son impeccable, éclairage assez discret, et on s’entend pour dire que personne n’était là pour avoir un light show… Sérieusement, une très belle soirée qui nous rappelle qu’on ne sait jamais tout à la guitare. L’orgueil de guiteux en a pris un sale coup!!!

Gabriel Joly

 

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Pizza, Scorpions et Cowboys!

Comme vous y êtes maintenant habitués, voici un autre Fan View de Ondes Chocs, ces textes qui nous sont soumis par des fans pour les shows que nous ne sommes pas capables de couvrir.  C’est juste une autre façon de vous en offrir plus et surtout d’avoir un point de vue différent.  Ce texte vous est offert par Maxime Bellerose, un maudit bon gars qui est fan de musique, mais aussi le chanteur/guitariste de l’excellente formation Tunguska Mammoth. – Dave

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Vendredi le 4 octobre dernier, c’était une des plus belles soirées pour les fans de revival 70’-ish metal. C’est pourquoi moi et Renaud (photographe Pelecanus), nous nous étions donnés rendez vous au Pizza Motta pour un souper-pré-show. Ça tombe bien, c’était la semaine de la pizza dans la Petite-Italie, et c’était 7,99$ à la place de 9,99$ pour de la pizza à volonté, avec des pâtes et de la salade. Non seulement c’était excellent, mais nous n’étions pas les seuls: les gars de Scorpion Child, qui headlinaient la soirée, sont arrivés peu après nous pour manger un excellent souper. Promis, je n’ai pas eu de rabais/commandite par le resto. C’était juste bon, et quand c’est bon, je partage.

Après nous être empiffrés de nourriture, nous sommes arrivés un peu à l’avance au Il Motore. Quelques vingt minutes à discuter à l’extérieur plus tard, les portes se sont ouvertes et ce fut plutôt rapidement que le premier groupe, Mothership, embarqua sur les planches. Nous devions être une dizaine maximum pour le début du spectacle. Cela ne changea absolument rien à l’énergie du groupe. Ils étaient dynamiques, entraînants et déchaînés. Ce powertrio connait le rock n’ roll, ça ne fait aucun doute. Le guitariste s’amuse avec sa guitare et c’est nous qui en profitons. Moi qui n’avait entendu qu’une seule chanson d’eux, rapidement, quelques jours avant, j’ai reçu, comme on dit, une claque sur la gueule. Ou une tonne de briques. Choisissez votre phrase. Des grosses influences southern, mais également plus psychédéliques, très rock. Je veux dire, le guitariste a même le visage de Jimi Hendrix tatoué sur le bras. Et un Long live rock n’ roll sur l’autre. Ça en dit long! Les gars avaient un fun fou qui s’est partagé avec le public. Avant la fin du set, les gens avaient déjà au moins quadruplé dans la salle.

Le deuxième groupe, Wilson, arrivait avec un son bien différent. En fait, bien différent de pas mal tous les groupes de la soirée. Ils ont un savant mélange de stoner, de metalcore et de southern-à-la-Pantera, avec un chanteur qui me fait penser beaucoup au gars de The Dillinger Escape Plan. Ils avaient, et de loin, le chanteur le plus dedans, le plus entertainer que j’ai vu depuis un bout déjà! Il donne son 110%, il va gueuler dans la foule, prend la tête des gens, et arrive même à la fin avec un bassdrum sur le chest, un peu comme les musiciens dans les entractes de football, et tape dessus comme un fou, pour après descendre dans la foule et donner un des marteaux à des gens dans la foule. Tout ça accompagné de gros riffs pesants et de stoner-breakdown. Fort intéressant comme mélange. C’était très bien fait, et fut fort agréable.

C’est maintenant au tour de Gypsyhawk d’embarquer sur le stage. On s’en va des vêtements tout noir à la hardcore du premier groupe, et on va avec un chanteur moustachu avec une veste de cuir avec des franches et un chandail de Donjon et Dragon. Plutôt amusant. Mais c’était bien efficace. Le chanteur/bassiste possède une bonne voix, c’est bien présent et tout, mais c’est le groupe que j’ai le moins apprécié de la soirée. Pourtant, plusieurs ont adoré le spectacle. Je trouvais qu’il manquait un petit je-ne-sais-quoi. Peut-être quelques bières. Mais bon, tout ça pour dire que je vous recommande quand même d’aller vous forger votre propre idée sur YouTube, et si ça vous intéresse, ils reviennent avec Alestorm bientôt à Montréal.

Alors le plat de résistance de la soirée approche. Le géant-drummeur s’occupe de monter son drum brillant-bleu-poudre pendant que le reste du groupe monte leurs choses bien tranquillement. C’est Kadavar qui, pour la première fois, vient en Amérique du Nord, et c’est le groupe que les fans du Il Motore voulaient voir. Leur rock-doom bien pesant et bien entraînant n’allait décevoir personne. Kadavar est un de ces groupes excellents en album, mais qui prend tout son sens en live. Bien que n’ayant pas particulièrement une grosse présence de stage, c’est surtout le son des amplis vintage dans notre face qui fait le travail. Quelques blagues entre ami pendant le set sur le fait que nous n’avons vu que le profil gauche du bassiste mais sinon, tous s’entendaient pour dire que Kadavar donnait le spectacle de la soirée. Nous en aurions repris encore et encore, mais c’était maintenant au tour de Scorpion Child de prendre la petite scène du Il Motore pour venir nous achever.

Scorpion Child savent faire un spectacle. Y’a aucun musicien tranquille. Tous sont là pour faire du rock, pour le rock, et ça rock. Fortement (le mot fortement est quand même faible) inspiré de Led Zeppelin, le groupe nous amène quand même parfois vers d’autres sonorités. Mais force est de constater qu’ils font vraiment du Led Zeppelin, mais juste une petite affaire plus heavy. Est-ce qu’on leur en veut? Mais pas du tout. Led Zep, c’était excellent, et Scorpion Child sont excellents également. C’est parfait pour finir une soirée, tout en buvant de la Ste-Ambroise noire et en prenant quelques shots de Jameson dans le fond du bar, en regardant tout ça. Le headbang se faisait aller près du stage, et tous semblaient bien apprécier. La salle se vida peu à peu jusqu’à la fin, mais après 5 groupes, on peut comprendre certaines personnes d’être un peu tannées.

La soirée finit vers je-ne-sais-plus quelle heure, nous avons fermé le bar, avons invité les groupes à venir nous rejoindre pour un after-drink au Vice & Versa pas loin (bien qu’ils ne soient pas venus puisqu’ils jouaient à Brooklyn le lendemain) et pris des photos avec Kadavar 🙂

Photos Max

Fait à noter que tous les groupes, sauf Wilson, avait au moins une personne qui portait des bottes de Cowboy. Dans le cas de Scorpion Child & Kadavar, tous les portaient, même le drummeur. C’est-tu pas rock ça rien qu’un peu?

Maxime

Baby Survivors

Quelques jours avant le spectacle de Blinded By Faith, My Fatality et Swarm of Extinct au Bar Le Magog de Sherbrooke, je me suis aperçu que Marryah Noch, notre reporter, n’allait pas couvrir ce show dans sa ville et je me suis mis à chercher des alternatives.  En me rappelant quelques-uns de ses petits textes argumentifs de sa page facebook, je me suis tourné vers le bassiste de la formation sherbrookoise, My Fatality. Avec la dernière année qui a été très tranquille de leur côté (pour de bonnes raisons), je me suis dit qu’on pourrait joindre l’utile à l’agréable et lui donner une plateforme pour expliquer par quoi est passé son band et en plus avoir une revue de la soirée dans les Cantons-de-l’Est.  Voici donc Grégoire-Étienne Saint-Aubin, ‘Grandslack Labass’ pour les intimes, qui nous racontent sa soirée du 20 septembre 2013.  Thanks man! – Dave
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C’était la deuxième fois en un an que Blinded by Faith revenait à Sherbrooke. Nous avions très hâte de revenir sur scène après sept mois d’interruption, nous étions très nerveux de retrouver les fans et voulions donner un excellent show. Nous nous sommes absentés pendant la grossesse de Marie-Claude – le dernier show ayant été le 1 er décembre à Drummondville pendant le Metal Fest organisé par Pascal Léveillé de Psychofreak Productions – et nous n’étions pas prêt à remonter sur scène encore, les tounes n’étant pas encore assez “tight”. Quelle excellente soirée ce fut ! Pour un vendredi soir, il y avait un bon nombre de personnes. Je ne pourrais pas évaluer le nombre exact, mais il semble que c’était au-dessus de quatre-vingt.
Swarm of Extinct est monté sur scène et nous en a mis plein la gueule. Exit Cold Insanity, dont quatre membres sont issus. Voici du death metal à saveur core qui décoiffe. P-O le chanteur était en grande forme. Il a su habiter la scène et nous crier sa rage. J’ai eu la chance de pouvoir les voir à leur première représentation en première partie de Dying Fetus et cette fois j’ai trouvé que leur set-list était beaucoup mieux équilibré au niveau de la brutalité. Comment est-ce que ça sonne? Sûr qu’il y a des influences de The Black Dahlia Murder et ça me plaît énormément. Un band à suivre.
Ensuite, est venu My Fatality. Ce compte-rendu étant écrit par un des membres de ce-dit groupe, je ferai tout pour ne pas être trop biaisé; c’est d’ailleurs la peur que j’avais lorsque Dave (de Ondes Chocs) m’a approché pour que je fasse une critique de la soirée. Donc après sept mois hors de la scène, les membres du band étaient très nerveux et le show étant booké par la chanteuse du groupe, l’inquiétude de voir beaucoup de gens dans la salle était d’autant plus grande: ça coûte cher de promouvoir des shows, allez en parler aux promoteurs… Question de partir énergiquement My Fatality avait choisi de commencer leur prestation avec Après La Mort, Il N’y a Rien. La réponse de la salle a été inspirante et dynamisante pour le groupe qui a donné une très bonne performance sur scène. Malgré que le thrash fut inexistant, ce fut très agréable d’entendre les applaudissements et les manifestations de joie par lesquelles le band carbure. My Fatality a offert deux nouvelles pièces dont Army of Silence – première pièce composée avec Sébastien Grenier — qui ont vraiment plu au public.
Il fut agréable d’entendre dire qu’il s’agissait probablement de la meilleure représentation à vie du groupe, preuve qu’il a valu la peine de s’absenter et de travailler fort. Mention spéciale à Sébastien Grenier qui, pour son premier show avec My Fatality, a su donner toute son énergie.
Fin de soirée, moment où Blinded by Faith allait nous présenter leurs classiques de Under an Occult Sun jusqu’au matériel plus récent de Weapons of Mass Distraction et Chernobyl Survivor. Nous constatons que la foule a été réduite significativement. Dommage, car le band était en feu et ça paraissait qu’il était heureux de venir au Magog. Les échantillonnages étaient beaucoup mieux audibles qu’au dernier show, ce qui remplissait le vide laissé par le départ du claviériste Danny Émond et le guitariste remplaçant a fait un très beau travail. Une bonne énergie, un bon show et une gang toujours aussi sympathique back stage.
Remerciements aux bands et au soundman Daniel Gamache qui a su faire en sorte que le son fut bien balancé tout au long de la soirée et bien sûr merci à la foule présente.
Note du chroniqueur invité: j’admire le travail des chroniqueurs de show car j’ai trouvé qu’il était très difficile de décrire une expérience qui se vit sur place avec l’adrénaline et la fougue de la foule. On ne le dira jamais assez, encouragez la scène locale en allant voir les spectacles et en vous procurant les articles promotionnels des bands car c’est ainsi que le métal peut principalement survivre au Québec.

Grandslack Labass

My Fatality (Sherbrooke)

My Fatality (Sherbrooke)

Baby Survivors

Quelques jours avant le spectacle de Blinded By Faith, My Fatality et Swarm of Extinct au Bar Le Magog de Sherbrooke, je me suis aperçu que Marryah Noch, notre reporter, n’allait pas couvrir ce show dans sa ville et je me suis mis à chercher des alternatives.  En me rappelant quelques-uns de ses petits textes argumentifs de sa page facebook, je me suis tourné vers le bassiste de la formation sherbrookoise, My Fatality. Avec la dernière année qui a été très tranquille de leur côté (pour de bonnes raisons), je me suis dit qu’on pourrait joindre l’utile à l’agréable et lui donner une plateforme pour expliquer par quoi est passé son band et en plus avoir une revue de la soirée dans les Cantons-de-l’Est.  Voici donc Grégoire-Étienne Saint-Aubin, ‘Grandslack Labass’ pour les intimes, qui nous racontent sa soirée du 20 septembre 2013.  Thanks man! – Dave
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C’était la deuxième fois en un an que Blinded by Faith revenait à Sherbrooke. Nous avions très hâte de revenir sur scène après sept mois d’interruption, nous étions très nerveux de retrouver les fans et voulions donner un excellent show. Nous nous sommes absentés pendant la grossesse de Marie-Claude – le dernier show ayant été le 1 er décembre à Drummondville pendant le Metal Fest organisé par Pascal Léveillé de Psychofreak Productions – et nous n’étions pas prêt à remonter sur scène encore, les tounes n’étant pas encore assez “tight”. Quelle excellente soirée ce fut ! Pour un vendredi soir, il y avait un bon nombre de personnes. Je ne pourrais pas évaluer le nombre exact, mais il semble que c’était au-dessus de quatre-vingt.
Swarm of Extinct est monté sur scène et nous en a mis plein la gueule. Exit Cold Insanity, dont quatre membres sont issus. Voici du death metal à saveur core qui décoiffe. P-O le chanteur était en grande forme. Il a su habiter la scène et nous crier sa rage. J’ai eu la chance de pouvoir les voir à leur première représentation en première partie de Dying Fetus et cette fois j’ai trouvé que leur set-list était beaucoup mieux équilibré au niveau de la brutalité. Comment est-ce que ça sonne? Sûr qu’il y a des influences de The Black Dahlia Murder et ça me plaît énormément. Un band à suivre.
Ensuite, est venu My Fatality. Ce compte-rendu étant écrit par un des membres de ce-dit groupe, je ferai tout pour ne pas être trop biaisé; c’est d’ailleurs la peur que j’avais lorsque Dave (de Ondes Chocs) m’a approché pour que je fasse une critique de la soirée. Donc après sept mois hors de la scène, les membres du band étaient très nerveux et le show étant booké par la chanteuse du groupe, l’inquiétude de voir beaucoup de gens dans la salle était d’autant plus grande: ça coûte cher de promouvoir des shows, allez en parler aux promoteurs… Question de partir énergiquement My Fatality avait choisi de commencer leur prestation avec Après La Mort, Il N’y a Rien. La réponse de la salle a été inspirante et dynamisante pour le groupe qui a donné une très bonne performance sur scène. Malgré que le thrash fut inexistant, ce fut très agréable d’entendre les applaudissements et les manifestations de joie par lesquelles le band carbure. My Fatality a offert deux nouvelles pièces dont Army of Silence – première pièce composée avec Sébastien Grenier — qui ont vraiment plu au public.
Il fut agréable d’entendre dire qu’il s’agissait probablement de la meilleure représentation à vie du groupe, preuve qu’il a valu la peine de s’absenter et de travailler fort. Mention spéciale à Sébastien Grenier qui, pour son premier show avec My Fatality, a su donner toute son énergie.
Fin de soirée, moment où Blinded by Faith allait nous présenter leurs classiques de Under an Occult Sun jusqu’au matériel plus récent de Weapons of Mass Distraction et Chernobyl Survivor. Nous constatons que la foule a été réduite significativement. Dommage, car le band était en feu et ça paraissait qu’il était heureux de venir au Magog. Les échantillonnages étaient beaucoup mieux audibles qu’au dernier show, ce qui remplissait le vide laissé par le départ du claviériste Danny Émond et le guitariste remplaçant a fait un très beau travail. Une bonne énergie, un bon show et une gang toujours aussi sympathique back stage.
Remerciements aux bands et au soundman Daniel Gamache qui a su faire en sorte que le son fut bien balancé tout au long de la soirée et bien sûr merci à la foule présente.
Note du chroniqueur invité: j’admire le travail des chroniqueurs de show car j’ai trouvé qu’il était très difficile de décrire une expérience qui se vit sur place avec l’adrénaline et la fougue de la foule. On ne le dira jamais assez, encouragez la scène locale en allant voir les spectacles et en vous procurant les articles promotionnels des bands car c’est ainsi que le métal peut principalement survivre au Québec.

Grandslack Labass

My Fatality (Sherbrooke)

My Fatality (Sherbrooke)