Rescapés de la fin du monde pour vivre une nuit de renaissance

On vous revient encore une fois avec un « fanview ». Ceux qui nous suivent savent qu’il nous arrive dans certaines circonstances de faire appel à des personnes qui ne font pas partie de notre « staff » pour couvrir certains shows auxquels nous ne pouvons pas personnellement assister. Dans ce cas-ci, nous avons opté pour cette option car il ne faut pas se le cacher, notre « staff », c’est des métalleux principalement et comme nous voulons nous investir plus dans le monde de la musique gothique et industrielle, c’était une occasion parfaite pour donner la chance à une petite nouvelle qui pourrait venir agrandir notre famille et combler peut-être un vide de ce côté. Je vous présente donc Marie-Noëlle Anctil, aussi connue sur facebook en tant que Lady-Trash Theresa. – Lex

 

L’autre jour, je reçois un message via facebook de la part de Lex que je rencontre souvent lors des pauses cigarettes à l’extérieur en face du Café Chaos quand je suis moi-même à l’étage du dessous, au Passeport. Il me demande si j’ai l’intention d’aller au show de Velvet Acid Christ le 2 octobre aux Katacombes de Montréal. Devant mon hésitation, il me dit qu’il a besoin de quelqu’un pour faire la revue du show et que connaissant mon abonnement au Passeport, il considère que je serais parfaite pour l’accompagner à ce show. Pas besoin de vous dire que j’ai répondu

Ouiiiiiiii! Ça me tente vraiment!

Puis j’ai commencé à stresser un peu. Ma 1ère revue de show m’était offerte out of the blue. On s’est donc donné rendez-vous sur la terrasse des Katacombes vers 19h30, heure annoncée pour l’ouverture des portes – et je n’ai pas pensé à amener ma caméra … j’ai donc essayé de prendre quelques photos avec mon téléphone pour au moins vous donner une idée. Quand j’y suis arrivée un peu après l’heure prévue, la porte n’était toujours pas ouverte et la petite porte d’accès à la terrasse était cadenassée, signe que la terrasse était close même si j’y voyais des gens prenant une bière dont Lex qui vient au bord me dire qu’il va passer par l’intérieur et me faire entrer. Le doorman ouvre la porte et me demande par mon nom parmi la foule qui comme moi attend l’ouverture des portes. Lex est à l’entrée et nous récupérons nos accès offert gratuitement par l’organisateur de la soirée, Apo Kalex que nous remercions. Le gars a organisé la soirée tout seul sur un coup de tête parce qu’il est un fan de Velvet Acid Christ et ne voulait pas laisser au hasard ou à un autre le soin d’assurer qu’il les verrait en spectacle dans le cadre de la tournée At the end of the world. Félicitations car la soirée a été un succès.

Et maintenant place au spectacle.

 

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La prestation de Silent & Cold a commencé avec une chanson ambiante et très douce. İls ont enchaîné par la suite avec des chansons plus rythmées où on sentait beaucoup les influences des années 80. On a su reconnaître des variations musicales à la Joy Division, Sisters of Mercy, Fields of Nephilim et même Indochine. Ils nous ont aussi proposé une belle reprise (à leur sauce) du hit de discothèque, Major Tom de Peter Schilling. Leur chanteur, Benedict, possède une voix très puissante où il mélange du « clean », des « screams » métal et du chant classique en plus d’utiliser des pédales à effets. Sa voix est vraiment magnifique. Par contre, le tout était peut-être un peu trop contrôlé par ordinateur ce qui parfois donnait une vague impression de lipsync. Pendant ce temps, Myrko placé à sa droite, envoie les leads de guitares et fournit tout le mouvement sur scène.  Une performance accompagné d’un éclairage simple mais efficace qui suivait bien les changements d’intonation de la voix de Benedict.  Une belle opportunité pour ce groupe de Montréal qui est à découvrir. Pour ça par contre, il faudrait qu’ils prennent la peine de nous jaser un peu plus au moins pour nous répéter le nom de leur groupe et présenter quelques pièces car la salle s’était tranquillement remplie et plusieurs, comme Lex et moi d’ailleurs, n’avaient aucune idée avant cette soirée qui était Silent & Cold. On s’en rappellera à partir de maintenant.

 

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Avec le groupe suivant, Twilight Garden, l’ambiance a totalement changé. C’est à l’aide de 2 claviers et des « samplings » qu’ils nous ont joué leur musique inspirée des groupes The Cure et Skinny Puppy avec une touche Bowie époque Ziggy Stardust et des variations aiguës qui m’ont tout de suite fait penser à la trame sonore du film Antartica. Une ambiance très romantique et noire. Une musicalité douce, mélancolique, mais très intéressante à l’oreille. Cette sonorité lourde et sombre accompagnée de notes aiguës rendait la musicalité très atmosphérique. Dans quelques chansons, on sentait le désespoir dans un cri du cœur des paroles.

Sur une note un peu plus négative, on sentait une timidité de la part de Elegia (Todd Loomis) leader et chanteur du groupe.  Il a même insisté pour baisser l’éclairage sur scène en mentionnant qu’avec toute cette lumière il se sentait naked and exposed. Il a eu peu de communication avec le public au début mais par contre, il a su se rattraper un peu au cours de la prestation. Faut croire que c’est vrai que l’éclairage dérangeait.

Surprise, nous avons eu un changement de tempo vers le milieu de la prestation et du coup la chance d’entendre les différents talents du claviériste, HexFix93 (Bryan Erickson) en plus d’entendre une rare partition de batterie. Dans cette partie plus rythmée du spectacle, un petit clin d’œil tout de même au groupe Pink Floyd, avec une touche période The Wall/Final Cut. Aussi, une touche un peu gothique vampirique qui nous a fait penser à la trame sonore écrite par Jonathan Davis pour le film Queen of the damned. Malheureusement, un petit problème technique a un peu brisé l’ambiance mais on était à la fin ou presque de leur prestation et on avait pu apprécier amplement. Pour ceux qui ne connaissaient pas les membres, certains n’ont pas réalisé que les deux membres de Twilight Garden sont le duo de Velvet Acid Christ qui inversent les rôles pour ce groupe.

 

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Le plancher est quasiment plein pour la prestation de Velvet Acid Christ et l’ambiance dark/batcave/gothique est là. On sent la foule fébrile à l’attente du groupe. Galvanisée par plusieurs années d’attentes, les premières notes ont allumé la foule. Encore plus sombre que les performances précédentes, les musiciens – dont les rôles, je le répète, sont inversés alors que HedFix93 chante et Elegia est au clavier – nous emportent dans un univers digne de la fin du monde. Si l’on ferme les yeux, on voit défiler les images apocalyptiques dans notre tête. Les ambiances électroniques très lourdes, percussives et rythmées, sont accompagnées d’une mélodie légère dans les aiguës. On reconnait là une touche du groupe précédent ou peut-être est-ce l’inverse. Une touche à la Skinny Puppy aussi nous plonge dans un trou noir mélodique. Cela nous présente une ambiance très industrielle agressive.

La glace est brisée, le public est déchaîné. Tout le monde danse (même Lex, oui notre Lex). Les beats très underground, mélangées à une track rythmée nous emportent dans une autre époque. On sent un mélange de dark/new wave très électronique, réminescence de l’atmosphère batcave sombre des eighties qui nous rappelle avec nostalgie certaines discothèques des années 80 – euh … je n’y étais pas mais Lex, oui et il me parle du Limelight, du Cargo, du Lézard, du début des Foufounes Électriques. Ils enchaînent les succès qui font de plus en plus danser la foule. Dans un des mix, on reconnaît l’inspiration de You spin me round de Dead or Alive. Les succès plus ambiants versus les bons vieux classiques rythmés du groupe ne nous laissent pas indifférents. Ça crée une ambiance palpable et agréable. Par contre, les pièces sont entrecoupées de longs discours peut-être forcés par des problèmes techniques ou de décision « on the spot » des musiciens quand à la prochaine pièce à jouer. On a pensé à la dernière option parce que HexFix93 a mentionné que par respect pour les fans qui était à Ottawa la veille, ce ne serait pas la même liste de chansons alors les conciliabules servaient peut-être à loader les tracks dans l’ordre de la nouvelle playlist. Personne ne le sait et personne le saura, mais c’était bizarre, douteux et étrange. D’ailleurs, le changement de rôles a eu un impact sur la dynamique du show-off. C’est un peu « wild » comparativement à la prestation épurée et timide précédente des mêmes membres. Après environ une heure de prestation, on croyait la fin arrivée mais …

Un rappel – youpi! Commencé par une chanson très distorsionnée et lourde. Le public continue de danser. Les gens sont heureux de ce revirement de situation. Après trois pièces au cours de ce rappel, une musique très électronique, distorsionnée et ambiante clôture un spectacle à la fois très sombre – il ne faut pas oublier la thématique fin du monde – mais à la fois colorée par les délais entre les pièces et les commentaires parfois douteux de HexFix93. Après le show, on se demandait ou on comprenait pourquoi ils n’ont pas fait de tournée depuis plus d’une dizaine d’années! Par contre, maintenant que tout semble vouloir se replacer dans leur vie, on espère ne pas avoir à attendre une autre éternité avant de les revoir.

 

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Maintenant que le spectacle était terminé, il était temps de se transporter à l’aftershow qui se déroulait au PasseportDJ Kommandandt et DJ Harshangel tiennent la console à tous les mercredis pour les soirées Rebirth Nights consacrée à l’industriel, le EBM, le gothic et le harsh. Et pour l’occasion de l’aftershow, ils avaient invité DJ Leslie qui d’ordinaire fait danser le Zaphod Beeblebrox de Ottawa lors des Industrial Strength Tuesdays. Pas besoin de vous dire que l’atmosphère du Passeport était exactement ce qu’il fallait pour compléter cette très belle soirée. Merci encore à Lex et Ondes Chocs de m’avoir offert cette opportunité et surtout à Apo Kalex qui a comme fait que son trip de fan a viré en un gigatrip pour tout le monde qui y ont participé.

Marie-Noëlle

Un vendredi 13 bien stoner

Vendredi 13 septembre, 4 lancements d’album avaient lieu et comme nous tentons par tous les moyens à notre disposition de vous offrir une couverture la plus complète possible de ce qui se passe sur la scène, nous avons décidé de couvrir le lancement de l’album de Tunguska Mammoth via notre fanview encore une fois. Pour ceux qui nous suivent vous savez en quoi ça consiste. Pour les autres, Fanview est un texte que nous demandons à une personne, souvent associée à la scène du show à couvrir, et dans le cas présent, nous avons demandé à Guillaume Dugüay, guitariste du groupe sludge de Montréal, RHiNO, qui vous offre de télécharger gratuitement leur plus récent single « Sandy Milestone » sur leur bandcamp. Vous pourrez également les voir en show le 19 octobre à l’Hémisphère Gauche. Maintenant, je lui laisse la parole.

 

Vendredi 13 septembre dernier, on nous invitait au Petit Campus à Montréal pour une soirée lancement pour le premier album du groupe Tunguska Mammoth. Pour l’occasion, Maxime, guitariste et chanteur du band, nous avait organisé tout un show digne de ce que l’affiche annonçait: « Stoner/Sludge/Metal« . Je tiens à remercier Maxime pour m’avoir fait bénéficier de l’accès à son show et surtout Lex de Ondes Chocs pour l’opportunité car finalement, c’est grâce à leur accréditation média que Maxime m’a accueilli.

 

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Le premier groupe sur scène est la formation Mountain Dust. Un band de Montréal formé à partir des membres de Barn Burner, Endast, What’s He Building In There et Beverly Hills. On nous offrait une mixture stoner rock, tantôt métal avec de bonnes ambiances lentes en alternance avec riffs mélodiques puissants. Le tout bien couronné par 2 vocaux sur la coche et bien crasseux. Si je peux me permettre une comparaison, le mélange m’a fait penser à si Earth avait invité Dave Mustaine à participer à un de leur album. En tout, la performance était excellente et surtout sans trop de sérieux. La perruque « mullet » qu’un des guitaristes portait pouvait bien en témoigner! Un band à surveiller et une belle découverte pour ma part.

Le stage se vide de la poussière montagneuse et quatre gars d’allure jeune et propre grimpent sur scène avec leurs instruments de lourdeur. C’est Collider, un groupe tout droit d’Ottawa qui venait nous offrir un Sludge lourd, sombre, gras, hurlant et bien saucé dans son gravy. L’écoute de leur premier EP sur bandcamp vous le confirmera. De plus c’est un « Name your price »! Mention spéciale au chanteur qui a assuré un vocal intense tout droit de l’enfer. On nous a joué les 3 titres du EP dans leur intégralité. S’en est suivit quelques autres morceaux plus rapides à saveur un peu plus « crust » qui ont fait en sorte d’éviter la similitude au travers du set. Chose qui est souvent négligée dans ce genre musicale quils ont su maîtriser comme des chefs.

Au tour du 3e band, Buffalo Theory MTL. Une formation qui mixe des membres de Ghoulunatics, Arseniq33 et Les Ekorchés. Sans avoir été fan de ces derniers, j’étais plutôt curieux et avais hâte d’entendre le produit. Le temps d’aller me chercher une autre rousse au bar que la musique d’entracte s’arrête puis le show commence. Buffalo Theory MTL nous offre un rock/metal stoner assez typique dans son genre avec de bons gros riffs accrocheurs question de nous faire aller la tete et boire encore plus de bière. Le chanteur avec une énergie remarquable a su bien animer et garder contact avec l’audience tout le long de leur prestation. En somme, une bonne performance professionnelle et entraînante. Encore une fois, il est possible de se procurer leur album « Heavy Ride » à votre prix sur leur bandcamp. Écoutez « March of progress », dernière pièce de l’album.

 

 

Finalement le temps était venu pour nos braves Tunguska Mammoth de clôturer en venant apaiser l’impatience de l’auditoire à découvrir un aperçu du nouvel album auquel on nous avait « teasé » toute la semaine  avec l’extrait Parabellum. Même formule que sur le poster, on nous propose un Stoner sludge métallique très énergique et cru. Après 2-3 morceaux du EP « First Chapter », on a eu droit a l’intégrale du nouvel album éponyme. Une suite de 10 titres tous aussi intenses et énergiques l’un de l’autre. En comparaison avec le premier EP (« First chapter », toujours en téléchargement à votre prix sur leur bandcamp et dont les pièces ont été ré-enregistrées sur leur album), on y voit une belle évolution du niveau de maturité dans la composition et leur acharnement a su bien payer. Ça s’entendait! Sortie officielle de l’album prévue pour 1er octobre. Écoutez justement Parabellum ci-dessous.

 

 

Guillaume Dugüay

Fan View: Hardcore sous les étoiles

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À défaut de pouvoir se séparer en deux, Dave Rouleau a demandé au premier passant de lui faire une critique du show extérieur de We’ve Lost Jenny, Expect the Worst, Your Last Page et The Undeniable Truth le 12 juillet passé à Baie-Saint-Paul. Critique pas vraiment objective puisque tous les musiciens de cette soirée sont mes amis et que mon band en fait partie. C’est donc sous la bannière de Your Last Page et d’Ondes Chocs que je me rendis à Baie-Saint-Paul dans Charlevoix pour une soirée qui promettait d’être unique, car le show avait lieu dans un magnifique parc sinué de sentiers et entouré d’une rivière, le Parc du Gouffre. Un baptême hardcore pour ce parc qui a accueilli le Festif auparavant.

Le band qui a brisé la glace ou plutôt, la dalle de béton qui servait de stage, The Undeniable Truth. Deuxième show à Baie-Saint-Paul pour le quintette de Québec, composé de deux chanteurs, qui fait du hardcore bien actuel avec des influences comme Gideon et Sleeping Giant.

Les premières notes se font entendre, la poussière se lève, les bras commencent à tourner. Une très belle énergie se dégage autant des musiciens que de l‘auditoire.

Leur musique a été très bien accueillie. Certains sont descendus de Québec pour les encourager et peut-être, se voir apparaître dans leur prochain vidéoclip. Effectivement, Alexandre Lessard Frechette a.k.a. ALFA Snapshots était présent caméra à la main pour tirer des images qui se retrouveront dans le prochain vidéoclip de The Undeniable Truth. Ce gars la fait déjà une belle job, il n’a pas peur d’aller sur le terrain ! On sent vraiment que The Undeniable Truth croient en ce qu’ils font et les gars sont vraiment de bonne foi. On ne peut que les apprécier !

Your Last Page, mon band, deuxième à jouer. Je ne ferai pas la critique d’un band que je n’ai pas vu ! Je peux tout de même vous parler de ce que l’on fait et de mon expérience lors de notre prestation. C’était la deuxième fois qu’on faisait le voyage Saint-Gédéon -> Baie-Saint-Paul, endroit qu’on adore. Le band existe depuis 2010, nous avons un ep à notre actif « Tasteless » et nous travaillons sur un deuxième avec Rémy Verreault (GFK, Wrong Advice). Notre prestation s’est bien déroulée. Pour moi, c’est un 35 minutes ou mon esprit se vide, je ne pense plus qu’à jouer, c’est purifiant ! J’adore ça ! Les shows les plus plaisants, ce sont ceux qui sortent de l’ordinaire. Un set up dans un paisible parc de Baie-Saint-Paul, ca donne une ambiance totalement unique. Le band et moi avons vraiment aimé notre passage, en espérant que les gens ont apprécié notre set !

Expect the Worst, je ne serai pas le premier à dire qu’ils portent bien leur nom ! À chaque fois que j’assiste à un de leur show, je suis étonné de l’unité musicale du band. Leur musique est comme un message subliminale qui vous dit « pètez-vous la gueule ». C’est un mélange de riffs old school avec des breakdowns modernes et un vocal tiré du deathcore. Bref tout le monde y trouve son compte. De toute façon, vous pouvez vous procurer leur ep à leur show juste à côté des films de porn, sinon c’est disponible sur leur page facebook.

We’ve Lost Jenny, le clou du spectacle ! Les gars étaient attendus dans leur ville natale et ils sont arrivés en force en commençant le show avec un cover de « Pleased to Meet you » de Trapped Under Ice. En moins de deux, Charles était enterré de kid voulant chanter les paroles. Les gars ont joué leurs plus grands tubes dont « L’enfance et Intro » ! La foule était énergique et ivre, Charles a encore une fois sorti ses talents de « Peacemaker » et tout s’est bien déroulé. Bref, le set était fou ! Si vous ne connaissez pas We’ve Lost Jenny, allez télécharger leur album « Nausea » gratuitement au plus sacrant !

Le reste de la soirée s’est déroulée autour d’un énorme feu agrémenté de bonne musique et de bonne compagnie. Ne sachant plus où je me trouvais dans l’espace temps, je suis allé me coucher dans la tente bercé par l’album de We’ve Lost Jenny et anticipant un dur réveil.

Ah oui, petite mention spéciale pour Charles Miller qui mérite tous les honneurs de cette soirée réussie. Surveillez le bien, vous n’avez pas fini d’en entendre parler…

 

Fabien Gagnon

 

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Fan View: Avec le Jaune, tu te trompes pas!

Ne pouvant être présent au Café Chaos samedi dernier pour couvrir le double-lancement offert par Jaune Prodz, JeanFeu, de Burning the Oppressor et aussi l’animateur de la soirée, a pris le temps de mettre en mots ce qu’il a vu et entendu durant quelques heures en plein centre-ville de Montréal…. – Dave

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D’entrée de jeu, je dois vous avouer que cette couleur est digne de qualité et professionnalisme. Suis-je en conflit d’intérêt ? Ouais, un peu. Une chose certaine, si vous n’avez pas assisté à un événement produit par notre bon ami Benoit Trottier de JAUNE PRODZ, vous manquez de quoi !!! Et c’était le cas encore samedi dernier alors qu’il nous présentait le double lancement d’album de No Place For Heroes et Insight au Café Chaos. En première partie nous avions Uncanny et Dirt Cannon (ces derniers sont ma découverte de la soirée…). Voici mon résumé.

J’ai débuté ma quête de Rock en compagnie de mon fidèle partenaire de show Gabriel Jetté (qui est aussi mon bassiste dans Burning The Oppressor) et Pascal par un départ aux pompes de mousse à La Station des Porcs pas loin du Chaos. Après avoir croisé 2-3 enterrements de vie de matelots et bin du monde weird, il était temps de changer de décor et de se pointer au domaine du vice. Vice ??? Oui, car on avait droit pour la somme de 15$ à un « All-you-can-drink-at-the-pompe-de-draft ». Une belle offre pour des chevaliers du houblon. On arrive sur les lieux un peu avant l’ouverture des portes. Pourquoi si tôt ? C’est simple mes amis et je m’explique: quoi de plus frustrant que de se pointer dans un show mal organisé qui débute une heure et même 2 heures en retard, car le producteur veux attendre que le monde arrive… Ça, c’est pas pro du tout. Chose que vous ne verrez pas sous la direction de Jaune Prodz. De plus, si il y a un heure de prévue pour les portes et une autre pour le début du show, il y a une raison non? Tant qu’a être sur le sujet, un band qui ouvre le show ne veut pas dire band de marde. Qu’on s’enlève l’idée que le premier qui joue c’est pour *boucher* un trou… loin de là. Je dis ça, car je l’entend encore cette phrase là. Alors soyez à l’heure pour ne jamais rien manquer. Comme dirait le bon vieux Sam de M3 : si tu ouvres un show, assure toi que ceux qui vont suivre sache que tu vas leur botter le cul, positivement bien sûr (chose que je m’assure de faire chaque fois que j’ouvre pour toi Samir!). Mais bon, allons-y avec, justement, le premier band.

La tâche revenait au groupe Uncanny qui en était à leur premier show. Le départ fut présenté sur un ton plus conservateur et prudent. Les gars semblait se tenir à leurs instruments pour être sur de ne pas tomber. Headbang, quelques sourires et un frontman qui commence à prendre du galon. Après 3 tounes, la température monte, la crowd grossit et les boys s’enflamment. On nous offre un solide Rock avec des bouts plus soft. On se laisse facilement emporter par les mélodies et Uncanny a vraiment un bon potentiel. Pour un début de soirée, ça part très bien ! Ah et message aux gens, même si vous venez juste d’arriver, ça ne coûte pas de supplément d’aller en avant du stage et même de trasher un peu… Je dis ça de même.

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Deuxième band de la soirée, mon coup de cœur et découverte en même temps, Dirt Cannon. Calvaire… Je n’étais pas prêt. Sérieusement, ces gars là on foutu le feu dans la place. J’étais avec Ben (J.Prodz) et Fred Bizier (Reanimator/Mass Murder Messiah) au bar à faire le refill d’ingénierie liquide quand ces débiles là sont embarqués sur le stage. Réaction unanime de nous troi: stunned face! C’est rough, c’est énergisant, c’est tight et c’est écœurant. La place était quasiment à pleine capacité à ce moment et la chaleur à son maximum. En plus, le guitariste me faisait chier, comme il le faut. Le petit maudit avait une de ces Les Paul Custom ayant une paint job que je n’avais jamais vu!!! (oui, je suis un peu comme mon ami Jef Fortin, un maniaque de guitare et celle-là mon Jef, c’était quelque chose.) C’est beau l’instrument, mais en plus les gars étaient tous rôdés comme des scouts un samedi matin. Ça ne manquait pas d’attaque auditive ce groupe là et ils ont aussi tout un ‘frontman’. On dégage une aura sur scène quand on fait de la musique (peu importe le style) et ça ne s’apprend malheureusement pas. Je vous garantie que chacun des membres du groupes en possède une et on se laisse aussi facilement embarquer dans leur compositions que moi dans une tournée de shooter. C’est tout dire. Allez vous procurer leur musique hardcore/punk/rock, maintenant… Tu es encore là ? Cesse de lire et GO. Reviens après par contre …

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Toujours sur la croisade du nectar des Dieux à 15$, j’aperçois 2 autres bon gars de la scène québécoise; Petrick (Reanimator) et Ben Deschamps (101 Proof – hommage à Pantera). J’adore voir le support entre groupe et c’est très bon pour notre communauté musicale. Parlant de support, on ne peut pas passer à côté du fait que notre bon ami Alain Labonté de Québec-Métal était sur place, fidèle au poste, à prendre mille et un clichés de l’événement. Merci encore Alain. Chapeau aussi à tous ceux qui se sont présentés et qui on fait que le Chaos était bin plein. Ah, j’oubliais de vous dire, j’animais cette soirée. Ben et moi avons décidé ça, ‘on the spot’ aux alentours du bar. Chose que je ne refuse jamais… J’ai fais faire un concours de *screams* à deux spectateurs avec l’aide de mon comparse Petrick qui est venu m’aider sur le stage. Beaucoup de rires et une foule qui a embarqué avec nous. Trêve de plaisanterie, on devait laisser la place au 3e groupe, soit No Place For Heroes. Je dois être franc et objectif, après Dirt Cannon, la barre était très haute. Elle l’était un petit peu trop pour NP4H. Le groupe originaire de France est maintenant installé au Québec pour poursuivre et approfondir leur carrière musicale. Musicalement c’était correct. Du keyboard en masse, qui était joué par le chanteur/guitariste, ce qui le cachait derrière tout ça. La foule aussi est devenue plus passive à ce moment. Plusieurs sortaient pour leur pause-tabac et d’autres juste pour respirer de l’air frais étant donné la chaleur à l’intérieur. Dois-je préciser que c’est toujours mieux, par respect, d’attendre après la performance du groupe… Autre truc qui sonnait une cloche, c’est leur lancement d’album, mais ils ne les avaient pas. Chose à revoir la prochaine fois. L’effort était tout de même là, les gars fort sympathiques et un style qui peut surement plaire à certains.

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Toujours en compagnie de mes acolytes au bar pour l’obtention d’un bon verre d’Élixir de l’Olympe, on se prépare mentalement et physiquement à la fin des temps qui porte le nom d’Insight. Dès les premières notes, on a vu la crowd se déchaîner comme du bétail devant des loups affamés. Par la sainte miséricorde du vice suprême, la foule en a prit pour son rhume avec ce groupe. Au drum, Capitain Mamelon est un métronome avec des baguettes! Olivier et Diego *Kirk* Dubois ont fait hurler leur hache de guerre de main de maître. Charles à la basse et Joémi *Serj-Axl* au vocal on fait de nous, une foule hypnotisée par le spectacle offert. Insight, c’est particulier. Une minute ils nous attaquent avec des riffs thrash et la track après, on nous sert du hard rock avec des vocals complètement différent, mais très bien adaptés. Ce type de groupe est assez unique et offre une saveur vraiment spéciale, surtout en show. Les boys ont de la pratique en arrière de la cravate. Il n’y a pas de gaspillage de notes et les gars en échappe pas une. Je les avais déjà vu avant, mais je dois vous avouez que cette fois ci, c’était de loin leur meilleure performance!!! Ils ont même joué du System of a Down, chose que la foule (et moi) avons apprécié! J’adore le fait que les bands offrent un ou deux ‘covers’ même le jour de leur lancement. C’est un plus pour le crowd ça c’est sur. Insight, c’est un nom à retenir. N’hésitez pas une seconde à les voir en concert et à vous procurer leur nouvel album.

Je tiens encore à remercier tout ceux qui ont fait de cet événement une réussite! J’ai eu une super soirée et … un foutu dur lendemain. Je ne rajeunis pas.

 

JeanFeu

 

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Entrevue avec Joémie de Insight et aussi deux tracks du nouvel album pour vous donner le goût!


 

Fan view – Party du Profusion Métalstore

Dans le but de vous en offrir toujours plus, Ondes Chocs reçoit parfois des soumissions de chroniques ou critiques de shows/albums.  Lorsqu’elle conviennent, nous les publions ensuite sour l’onglet « Fan View », une autre manière pour nous de couvrir un peu plus de terrain.  Ce texte du show de relancement de la boutique PROFUSION LE MÉTALSTORE de Montréal jeudi dernier à Montréal nous est offert par Chris Wheeler.  Thanks man! – Lex

 

Even though Blood Ceremony and Kylesa played Montreal the same night, Profusion Montreal Metal Store hosted its own soirée, at Katacombes, of hidden local and Canadian talents to bring awareness to the new services now offered at the shop.  Including Instrument repair, taking in new and used consignment on various metal items as well as taking in as much Canadian metal band merchandise the store can hold!  I suggest you go check out the shop I guarantee there is stuff you won’t find anywhere!

 

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Bathed in the descending sunlight, the opening band MELLEVON from Montreal, opened the festivities with their own brand of atmospheric metal. Quite groove laden, this young up and coming group have something to offer, but need more time to develop their chops and play live a bit more. Though the inexperience was palpable, songs like « Anti-Christ » show signs of heaviness and potential. Keyboards wash over the listener with ease, but were unfortunately drowned out in the mix. Only when the intensity subsided did they shine through, especially on the incredibly haunting, « My Shadow ».

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SKELERIS from Montreal was next on tap and didn’t disappoint. Competent musicians, the guitarists, often fixating on what they were playing, it was up to the front man to get the crowd going. They are a brand of melodic death metal which combined elements of straight forward death metal but with slight tinges of jazz. « Suffocation Through Carnage », slows the pace down before picking up again in a catchy groove riff that could melt faces! Guitar solos abound with confidence during « Subtle Corruption » and last number « Scourge », sees the singer give his all in both death metal grunts and high-pitched vocals. I expect good things to come…

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Vernon British Columbia natives, XUL made their way to Katacombs with one intention in mind – to leave a lasting effect. They did. Influenced by the mighty Behemoth and defunct, Dissection, Xul pulled out all the stops in an insanely intense show characterized by a great sound, guitar hooks and energy that would lay waste to most established bands today! Approx. 50 people were in attendance, give or take a few, but there could have been 10,000 people with the amount of electricity in the air! CONFIDENCE was the adjective on display. They tore through « Summon the Swarm » in such a way that Jon Nodtveidt would have smiled in his grave! Long live Blackened Death Metal. Long Live Xul.

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At first glance, URIEL from Montreal reminds one of U.S. symphonic metal band, Rain Fell Within, but peppered with black metal. Combine a cellist and an opera singer to a band of metal misfits and you have what could potentially be a very promising live outfit. However, the problems remain. Technically skilled (especially the drummer, who learnt the entire set in two weeks), the musicians can play with the best of them, but factor in the opera singer and there’s definite room for improvement. Song ideas and vocal arrangements are clearly brilliant, but there are moments when one cringes upon hearing the singer’s attempt at hitting the high notes. In between song banter/facial expressions gave the impression that the band were not comfortable/nor satisfied with the performance. Sound problems plagued the cellist for much of the set as hecklers repeatedly shouted, « More cello »! However, what is a band on stage to do when things may not go as planned? Roll with it and that’s exactly what they did!

Chris Wheeler

 

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Fan View: The Affected au Bistro de Paris

Dans le but de vous en offrir toujours plus, Ondes Chocs reçoit parfois des soumissions de chroniques ou critiques de shows/albums.  Lorsqu’elle conviennent, nous les publions ensuite sour l’onglet « Fan View », une autre manière pour nous de couvrir un peu plus de terrain.  Ce texte du show de The Affected vendredi dernier à Montréal nous est offert par Sylvain Latour!  Thanks man! – Dave

 

Ma dernière « review » de spectacle remonte à l’époque du défunt zine abitibien Arsenic en 2007, alors qu’avait eu lieu le festival des « 25 ans du Métal Québécois » au Club Soda, là où étaient revenus d’outre-tombe bon nombre de groupes phares de la scène métal des années 80s et 90s comme D.B.C., OBLIVEON et NECROTIC MUTATION. Ironiquement THE AFFECTED  faisaient partie du bal. Reformés en 2006 après nombreuses années d’inactivité et d’expérimentations sous un autre nom (MUD DOGZ), le quartet à tendance thrash/crossover se produisait pour une des rares fois, au Bistro de Paris, petit bar rempli de chaleur humaine sur Saint-Denis. Ils étaient accompagnés par deux groupes plus « accessibles », soit LE NEZ et TORK.

 

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A mon arrivée, c’est le punk rock nasal du premier qui se faisait sentir, j’avais donc manqué TORK. LE NEZ et ses disciples testaient la sono de façon correcte avec un chanteur sautant à la verticale et un guitariste courageux dont l’instrument déclarait forfait à cause d’un mauvais rhume, altérant un matériel confusionné entre LES TROIS ACCORDS et le Sub Pop grunge. Seul le batteur arborant un t-shirt de CELTIC FROST me semblait un lien tangible avec le groupe pour qui ils ouvraient.

THE AFFECTED ne tardèrent pas à s’imposer avec du métal solide, des riffs Bay Aériens parsemés de NYC grooves, comme si une fusion entre TESTAMENT et CRUMBSUCKERS était valide. Les premières chansons issues de leur album éponyme paru il y’a deux ans imprègnent l’endroit d’une matière plus « rock » mais très convaincante. »Démérol », « Slavery », « Buzz », « C’est comme ça », entre autres, sont interprétées par des musiciens aguerris, menés au front par un remarquable entertainer (Martin Pelletier – guitare/voix) qui de manière efficace, viole les conventions avec un timbre frisant parfois Bon Scott d’AC/DC, John Connely de NUCLEAR ASSAULT, et un pitbull bien dressé. Habile avec l’auditoire, il s’engueule même avec un spectateur via sa sympatique figure style un peu genre George Clooney qui baigne dans un éclairage minimal : « Bruno! Ta yeule tabarnak!!! » 

 

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Et soudainement, l’accélérateur est collé au plancher. Le band « switch » radicalement dans la période de leur demo ’89 et c’est dans ta face en crisse. On ne rit plus, on a presque la yeule à terre devant l’exécution de « The Affected », « Shut up and Roll » et particulièrement « Culture Shock », où l’instrumentation  saccadée et presque fusion qui se prolonge, pourrait laisser croire que WEHRMACHT et SUICIDAL TENDENCIES ont déjà fait des petits. Stéphane Gauthier se révèle brillamment dans cette pièce avec les brefs solos de basse, il est « s’a coche! » Mike Cope (guitare – ex-Lankhmar) prend aussi possession du micro et se permet de « blower » quelques solos étonnants. Louis Bélanger est impeccable sur les drums, et grimace beaucoup sa vie dans l’accomplissement de sa mission, même en chantant durant « Blitzkrieg », le vieux tube du groupe britannique BLITZKRIEG rafraîchi plus tard par METALLICA. Une belle façon de terminer un beau flashback, dans un concert intime où se trouvaient quelques vieux chums (nottament Vincent Peake) qui ont vécu la période avec le fameux show du « Lundi Noir » au Spectrum, où « Les Affectés » s’étaient produits avec Soothsayer, D.B.C. et « Les Fourmis Débuzzées » (Groovy Aaardvark.). And Bruno answered back: « Ta yeule !!  »

 

Sylvain Latour