Comme vous y êtes maintenant habitués, voici un autre Fan View de Ondes Chocs, ces textes que nous demandons à des fans pour certains shows que nous désirons couvrir. C’est juste une autre façon de vous en offrir plus et surtout d’avoir un point de vue différent. Ce texte vous est donc offert par Gabriel Joly, guitariste de la formation de death metal progessif de Québec, The Outborn, qui ont sorti il y a peu de temps leur 1er EP, Path of lunacy.
Commencer sa semaine en beauté avec la tournée Unstoppable Momentum Tour 2013 – vous l’avez deviner c’est le nom du nouvel album – de Joe Satriani au Capitole… sans farce, c’est un méchant décalage avec les autres salles de spectacle où je vais majoritairement. Tu te fais déjà une bonne idée de la place quand à l’entrée de la salle, un valet prend le soin de te diriger à ta table, avec des chaises beaucoup trop confortable! D’ailleurs, je tiens à remercier District 7 pour les accès offerts à mon collègue photographe Eliott Garn et moi-même.
La seule et unique première partie Sit Down, Servant, duo canadien dont je n’avais jamais entendu parler, comprend Gordie Johnson de Big Sugar et leur batteur, aussi membre des Respectables, Stéphane Beaudin. Sérieusement, je ne savais pas à quoi m’attendre et la première note qui se fait entendre est la note de basse la plus grave que j’ai entendue, pour ensuite allumer qu’il n’y a pas de bassiste sur scène mais plutôt un gars assis devant une guitare hawaïenne à trois manches, et qui joue de la Footbass (… pour ceux qui ont jamais vu ça, il joue la partition de basse avec ses pieds sur un pédalier). Duo qui nous donne un mélange un peu drum & bass à saveur Gospell blues, tout ça avec un coté psychédélique. Les amateurs d’hallucinogènes en trouveront possiblement plaisir. En résumé, c’était un gros jam, bien réalisé, mais pas ma découverte de l’année.
Petite pause extérieure pour calmer mes tympans qui venaient de recevoir une dose assez intense de basses fréquences, puis revenir dans une salle pleine qui attendait impatiemment un des plus grands de l’histoire de la guitare. Mauvaise nouvelle! Le valet l’avait laissé présager et effectivement la bière est assez dispendieuse mais vu la qualité de la salle et du confort, on se le permet.
Une bonne nouvelle est visible sur la scène: Fini les têtes d’ampli Peavey Triple X, notre légende a changé d’écurie et se retrouve armée en Marshall. Petite victoire personnelle, j’ai toujours trouvé que son modèle signature de Peavey sonnait trop saturé mais çà, c’est mon point de vue. L’américain, de 57 ans quand même, est arrivé très en forme et était prêt à nous donner un bon 2 heures de cours de guitare… et effectivement, son tone était terriblement meilleur. Monsieur Satriani nous à offert autant de vieux classiques que de nouvelles chansons de son 14ième album sorti cette année, et je peux dire qu’après tous ces albums, je suis encore impressionné de la manière avec laquelle ce géant maîtrise toutes techniques possibles avec une ridicule facilité. De plus, il est entouré d’une équipe qui connait bien son métier. Nous avons eu droit à un solo de batterie d’environ 7 minutes qui nous montrait que ce drummeur était capable d’encore plus que ce qu’il fait dans ce band. Que dire du deuxième guitariste/ keyboardiste, qui est tout tranquille dans son coin pour finalement prendre son aise sur scène et aller se mesurer à Joe en s’échangeant les solos de guitare, et pour vrai, il était à la hauteur.
Finalement, excellente performance, son impeccable, éclairage assez discret, et on s’entend pour dire que personne n’était là pour avoir un light show… Sérieusement, une très belle soirée qui nous rappelle qu’on ne sait jamais tout à la guitare. L’orgueil de guiteux en a pris un sale coup!!!
Gabriel Joly














