by Maxime Bellerose | Juin 17, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

Le 3 juin dernier avait lieu un spectacle mettant en vedette le retour dans la métropole de Scorpion Child. Vous en avez déjà peut-être entendu parlé lors d’une de mes dernières revues de show, lorsqu’ils sont venus avec les excellents Kadavar, les surprenant Mothership, les boogie-metalhead de Gypsyhawk et le hardcore stoner de Wilson. Ils étaient accompagnés, pour la tournée actuelle, du groupe Crobot, groupe que j’avais, je dois le dire, très hâte de voir. Malheureusement, ils n’ont pas passé les douanes. Heureusement, Eagle Tears ont été appelés en renfort par Extensive Enterprise, ont accepté de venir ouvrir cette soirée au Il Motore, et d’accompagner de Hey Sugar pour montrer de quel bois le rock de Montréal se chauffe. Merci à Extensive Enterprise de nous accueillir dans leur spectacle.
Eagle Tears embarque donc sur le stage devant une foule bien peu nombreuse. Leurs trois guitares, et leurs montagnes d’amplis comble l’espace. Les riffs, plus catchy les uns que les autres, se mêlent aux deux voix du groupe. Et ils viennent donner tout une leçon de rock aux fans présents! C’est aussi dans une ambiance avec moins de “flafla” qu’au spectacle quelques semaines d’avant (où ils ouvraient pour les mythiques Fu Manchu) qu’il font leur spectacle (moins de pantalons blancs à patte d’éléphant, par exemple). Je dois dire que j’avais énormément apprécié leur spectacle précédent. Les gars démontrent qu’ils n’ont pas volé leurs place au Heavy MTL 2014. J’aurais le goût d’appeler CHOM-FM à chaque jour et de leur demander de faire jouer du Eagle Tears. Peut-être un peu plus heavy que leur playlist habituelle, mais j’ai le même feeling old school rock n’ roll dans les oreilles.
Hey Sugar prennent par la suite place sur la scène. Je n’avais pas vu ce groupe depuis.. ouf.. beaucoup trop longtemps! J’étais donc bien heureux de les revoir, et ce, pour la première fois depuis leur nouvel album “The Smell of the Burning Wood” (excellent album, d’ailleurs). Leurs rock n’ roll southern mélangé de hardcore et de plein d’autres choses est pas mal efficace en live! C’est du gros rock de party, du gros rock de bière qui se renverse dans les moniteurs, du gros rock de monde pas toute là qui trippe à fond. Malheureusement, c’était loin d’être l’ambiance au Il Motore ce soir là, mais je suis 100% certain que, quand ça arrive, Hey Sugar doivent être à leur meilleur. C’est un groupe à ne pas manquer, et à réécouter dans son char en direction du camping pour l’été qui vient.
Finalement, les américains arrivent sur le stage. Première constatation: Ils ne sont plus cinq, mais quatre. D’accord. Ah, et le bassiste a changé? D’accord. Hmmm.. est-ce le même drummeur? Je ne sais plus. En tout cas, c’est le même chanteur! Ça devrait être bien!
Booofff… Le chanteur demeure un excellent chanteur, avec un range vocal impressionnant, des moves rock digne des groupes d’aréna rock. Par contre, le drummeur a une face de gars en criss d’être là, le guitariste fait ce qu’il peut pour combler l’absence de l’autre, tout en essayant tant bien que mal de faire des back vocals (faudrait qu’il arrête de tourner la tête par contre, sinon, ça chante pas dans le micro, pis ça sort pas ben fort). Le bassiste, pour sa part, remplace bien le précédent. Dans l’ensemble, je dirais que c’est un groupe bien bien différent du groupe que j’avais vu quelques mois avant. Ils n’étaient pas à la hauteur d’eux-mêmes. Et c’est bien dommage, car c’était vraiment excellent, Scorpion Child. Il ne reste qu’à souhaiter qu’ils se remettront sur pied, qu’ils trouveront un deuxième guitariste, et que le drummeur ait un peu plus de fun, et tout devrait bien aller.
Je finirai donc en disant d’aller écouter leur CD qui est vraiment excellent. Allez aussi écouter les absents de ce soir, Crobot. Et Hey Sugar. Et Eagle Tears.
by Maxime Bellerose | Fév 24, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Tidal Arms
« Tidal Arms«
Black Numbers
2013
Liste des pièces
Gooski’s ladder
Mirrorbox
Dunston mass
Jungle of dust
Mad glacier
Molasses
Tide alarms
Jelloshotgun
Beach Torture
Cosmic Donald’s
Bon, là, je m’asseois devant mon ordinateur pour vous écrire cette critique que je dois écrire depuis déjà un bon moment. J’ai l’habitude de prendre beaucoup de temps pour écrire mes critiques (je n’en fais pas beaucoup, je me donne donc le droit), mais pour cet album, ce fut particulièrement long. Était-ce parce que je n’avais pas le goût ou parce que je ne prenais pas le temps? Ni un ni l’autre. C’est simplement parce que, après plusieurs, et plusieurs écoutes, je ne savais toujours pas quoi penser de cet album. J’avais donc décidé, tel un bon vin, de le laisser vieillir un peu, savoir comment il mûrirait dans mon esprit.
Et après tout ce temps, je ne suis toujours pas certain de cet album. Tidal Arms arrive avec un album, disons le, loin d’être monotone. Un peu bipolaire même. Avec des périodes très ambiantes, très « personnelles », et BANG, un rythme un peu plus énervé, plus punk, avec des dissonances à travers tout ça. Ça demande plusieurs écoutes.
Et pour complexifier la tâche, chaque fois que je mets l’album, je le trouve plutôt moyen, et quand l’album fini, à chaque fois, je me dis:
Mais c’était très bien cet album! Pourquoi je n’arrive pas à accrocher?
et, le lendemain, quand je repars l’album, j’ai exactement le même feeling.
Le Secret
Alors voilà, c’est simplement que plus l’album avance… plus il va vers la fin, plus les chansons sont matures, plus texturées, plus détaillées, avec des transitions plus naturelles alors que le début de l’album semble être un groupe qui se cherche, dont la moitié des membres vont dans une direction, et l’autre moitié, dans l’autre. Des chansons comme Beach Torture, la 9e chanson, ou Cosmic Donald’s, la 10e chanson, sont d’excellentes chansons. Lourde, ambiante, agressive, un peu à la Cult of Luna pendant Somewhere along the Highway. Et pourtant une chanson comme Gooskis Ladder, la première, me donne le goût d’arrêter d’écouter l’album.
Est-ce parce que je suis biaisé, et que je préfère des chansons dans un style plutôt qu’un autre? Peut-être… Peut-être aussi s’agît-il de la voix de Tom Tierney, qui, selon moi, se mélange mieux à la partie plus post qu’à la partie hardcore. Je vous mets Gooskis Ladder et Beach Torture au bas du texte pour vous faire entendre la différence.
La Production
La qualité audio de l’album est bien agréable. Un son très garage, très naturel, avec un drum bien présent qui sonne comme dans une grande pièce. Et les guitares/basse s’équilibrent bien alors quand il y a un punch dans les basses fréquences, on sent toute la puissance de l’album.
Finalement
L’album vaut le détour. Il s’écoute un peu comme un récit bizarre, avec des bouts d’incompréhension, des hauts, des bas. Je vais sans aucun doute continuer à le laisser rouler de temps en temps, et voir comment il vieillira. Chose certaine, ne met pas ça dans ton party, ça risque de le fucker pas mal.
Maxime Bellerose
by Maxime Bellerose | Déc 16, 2013 | Critiques, Critiques de Shows

Ça faisait longtemps que j’attendais Red Fang. Les dernières fois qu’ils sont venus, c’est en première partie de Mastodon au Metropolis (et j’y étais), et au Heavy Mtl (et je n’y étais pas). Red Fang est le genre de groupe que tu veux voir dans une petite salle avec une ambiance plus intime, pas au Metropolis. Et c’était pas mal ce qu’on avait vendredi 13 décembre au Cabaret du Mile-End pour la soirée présentée par Extensive Enterprise (que je remercie pour les accès et j’en profite pour remercier aussi Ondes Chocs pour ces opportunités). La salle était pas mal pleine dès le premier groupe, avec un line up jusqu’à dehors pour pouvoir entrer, et un line up d’au moins 15 minutes pour le vestiaire, et des line up infinis pour les bières entre les bands. Note à la salle: engagez plus de monde au vestiaire, et ouvrez un deuxième bar dans la salle. Au prix que vous vendez la bière, il y a sûrement possibilité de faire tout ça.
Ceci étant dit, The Shrine, seul groupe que je ne connaissais pas, ont ouvert la soirée de brillante façon. Du gros rock sale avec des solos à chaque chanson (ou presque). Ils sont énergiques à souhait, comme un mélange bizarre de Fu Manchu et de Motörhead. J’ai hoché de la tête pas mal tout le long du set, en me disant que c’était pas mal bien, mais qu’il manquait quelque chose. Je sais pas quoi, mais c’est pas venu me chercher à 100%. Par contre, pour ouvrir la soirée, c’était excellent.
Le deuxième groupe à prendre place était Indian Handcrafts. Je ne les avais encore jamais vus live, et j’avais bien hâte. J’ai découvert leur album Civil Disobedience For Losers il y a environ 2 mois, et c’est un album que j’ai écouté beaucoup depuis. Je ne pouvais donc pas manquer de les voir. Première surprise, je ne le savais pas, mais ils ne sont que 2, soit un guitariste, et un drummeur. Et deuxième surprise, c’est que ça sonne en ti-péché. Le son de la guitare est comme un équilibre parfait entre un son de guitare et un son de bass, c’est pesant, c’est lourd, c’est fuzzé. Le drummeur était vraiment quelque chose à voir. Chanter, drummer et faire le show. C’était parfait, et j’en aurais pris encore pendant 1h de ce groupe là ! Ils ont de plus fait un cover de Ace of Spades (deuxième fois en 2 semaines que j’entends ce cover live, après Arseniq33 aux Foufounes Électriques le 29 novembre dernier). On se tanne pas de cette toune là anyway! Ils nous ont aussi joué une nouvelle chanson, et si l’album est dans le même sens que la chanson, je suis pas inquiet que l’album va être excellent.
RED FUCKING FANG. Je m’attendais pas à ça de Red Fang. Je veux dire, dans les vidéoclip, ils boivent de la bière sans arrêt, leur musique est parfaite pour le party. Je me disais que les gars étaient pour être, vous savez, pas super tight mais que ça aurait pas déranger parce que l’ambiance est là. Mais non, c’était très très professionnel, très tight, et l’ambiance était quand même là! Chaque chanson était « ma toune », et je crois que la foule devait se dire la même chose. Je sais pas trop quoi ajouté à part que c’était parfait, et que, si vous n’y étiez pas, je suis triste pour vous.
Finalement, Cancer Bats headlinaient les dates au Canada. Cancer Bats est un groupe que j’aime bien, surtout le dernier album, et j’étais bien content de les voir sur ce bill là. C’était comme un mix bizarre de groupe de fans, ce qui explique que plusieurs personnes sont parties après Red Fang, et que j’ai vu un mini-windmill de hardcore kid pendant le set de Indian Handcrafts. Et rendu à Cancer Bats, si tout le monde thrashait depuis le début sur tous les groupes stoner, là, ça thrashait pu, puisqu’il restait pas mal moins de monde. Mais Cancer Bats donne tout un show, et je suis pas mal certain que les fans ont apprécié le show. Moi même, j’ai beaucoup aimé, me surprenant même à être en première rangée à headbanger. On ne peut pas rester de glace devant l’énergie de ce groupe, et devant les riffs incroyables. Je trippe pas sur la voix, mais les riffs sont parfaits, et ça, c’est le plus important pour moi. Ils ont même joué Sabotage, mais on a pas eu droit aux covers de Black Sabbath, même si j’étais en avant avec Renaud (un des photographes chez Pelecanus.net) a demander un cover de Sabbath entre les tounes. Ils ont quand même enregistré un EP de cover de Black Sabbath, qui est excellent. À la fin du show, le guitariste m’a expliqué qu’ils ne font pas de cover de Black Sabbath dans les shows « Cancer Bats », car ils séparent vraiment les deux spectacles. Ils font d’ailleurs le show de Bat Sabbath la semaine prochaine à Peterborough, en Ontario, pour ceux que ça intéresse! C’était aussi une belle suprise de voir le chanteur très bien se débrouiller en français et communiquer avec la foule dans cette langue.
Maxime
by Maxime Bellerose | Oct 9, 2013 | Critiques, Fan View
Comme vous y êtes maintenant habitués, voici un autre Fan View de Ondes Chocs, ces textes qui nous sont soumis par des fans pour les shows que nous ne sommes pas capables de couvrir. C’est juste une autre façon de vous en offrir plus et surtout d’avoir un point de vue différent. Ce texte vous est offert par Maxime Bellerose, un maudit bon gars qui est fan de musique, mais aussi le chanteur/guitariste de l’excellente formation Tunguska Mammoth. – Dave

Vendredi le 4 octobre dernier, c’était une des plus belles soirées pour les fans de revival 70’-ish metal. C’est pourquoi moi et Renaud (photographe Pelecanus), nous nous étions donnés rendez vous au Pizza Motta pour un souper-pré-show. Ça tombe bien, c’était la semaine de la pizza dans la Petite-Italie, et c’était 7,99$ à la place de 9,99$ pour de la pizza à volonté, avec des pâtes et de la salade. Non seulement c’était excellent, mais nous n’étions pas les seuls: les gars de Scorpion Child, qui headlinaient la soirée, sont arrivés peu après nous pour manger un excellent souper. Promis, je n’ai pas eu de rabais/commandite par le resto. C’était juste bon, et quand c’est bon, je partage.
Après nous être empiffrés de nourriture, nous sommes arrivés un peu à l’avance au Il Motore. Quelques vingt minutes à discuter à l’extérieur plus tard, les portes se sont ouvertes et ce fut plutôt rapidement que le premier groupe, Mothership, embarqua sur les planches. Nous devions être une dizaine maximum pour le début du spectacle. Cela ne changea absolument rien à l’énergie du groupe. Ils étaient dynamiques, entraînants et déchaînés. Ce powertrio connait le rock n’ roll, ça ne fait aucun doute. Le guitariste s’amuse avec sa guitare et c’est nous qui en profitons. Moi qui n’avait entendu qu’une seule chanson d’eux, rapidement, quelques jours avant, j’ai reçu, comme on dit, une claque sur la gueule. Ou une tonne de briques. Choisissez votre phrase. Des grosses influences southern, mais également plus psychédéliques, très rock. Je veux dire, le guitariste a même le visage de Jimi Hendrix tatoué sur le bras. Et un Long live rock n’ roll sur l’autre. Ça en dit long! Les gars avaient un fun fou qui s’est partagé avec le public. Avant la fin du set, les gens avaient déjà au moins quadruplé dans la salle.
Le deuxième groupe, Wilson, arrivait avec un son bien différent. En fait, bien différent de pas mal tous les groupes de la soirée. Ils ont un savant mélange de stoner, de metalcore et de southern-à-la-Pantera, avec un chanteur qui me fait penser beaucoup au gars de The Dillinger Escape Plan. Ils avaient, et de loin, le chanteur le plus dedans, le plus entertainer que j’ai vu depuis un bout déjà! Il donne son 110%, il va gueuler dans la foule, prend la tête des gens, et arrive même à la fin avec un bassdrum sur le chest, un peu comme les musiciens dans les entractes de football, et tape dessus comme un fou, pour après descendre dans la foule et donner un des marteaux à des gens dans la foule. Tout ça accompagné de gros riffs pesants et de stoner-breakdown. Fort intéressant comme mélange. C’était très bien fait, et fut fort agréable.
C’est maintenant au tour de Gypsyhawk d’embarquer sur le stage. On s’en va des vêtements tout noir à la hardcore du premier groupe, et on va avec un chanteur moustachu avec une veste de cuir avec des franches et un chandail de Donjon et Dragon. Plutôt amusant. Mais c’était bien efficace. Le chanteur/bassiste possède une bonne voix, c’est bien présent et tout, mais c’est le groupe que j’ai le moins apprécié de la soirée. Pourtant, plusieurs ont adoré le spectacle. Je trouvais qu’il manquait un petit je-ne-sais-quoi. Peut-être quelques bières. Mais bon, tout ça pour dire que je vous recommande quand même d’aller vous forger votre propre idée sur YouTube, et si ça vous intéresse, ils reviennent avec Alestorm bientôt à Montréal.
Alors le plat de résistance de la soirée approche. Le géant-drummeur s’occupe de monter son drum brillant-bleu-poudre pendant que le reste du groupe monte leurs choses bien tranquillement. C’est Kadavar qui, pour la première fois, vient en Amérique du Nord, et c’est le groupe que les fans du Il Motore voulaient voir. Leur rock-doom bien pesant et bien entraînant n’allait décevoir personne. Kadavar est un de ces groupes excellents en album, mais qui prend tout son sens en live. Bien que n’ayant pas particulièrement une grosse présence de stage, c’est surtout le son des amplis vintage dans notre face qui fait le travail. Quelques blagues entre ami pendant le set sur le fait que nous n’avons vu que le profil gauche du bassiste mais sinon, tous s’entendaient pour dire que Kadavar donnait le spectacle de la soirée. Nous en aurions repris encore et encore, mais c’était maintenant au tour de Scorpion Child de prendre la petite scène du Il Motore pour venir nous achever.
Scorpion Child savent faire un spectacle. Y’a aucun musicien tranquille. Tous sont là pour faire du rock, pour le rock, et ça rock. Fortement (le mot fortement est quand même faible) inspiré de Led Zeppelin, le groupe nous amène quand même parfois vers d’autres sonorités. Mais force est de constater qu’ils font vraiment du Led Zeppelin, mais juste une petite affaire plus heavy. Est-ce qu’on leur en veut? Mais pas du tout. Led Zep, c’était excellent, et Scorpion Child sont excellents également. C’est parfait pour finir une soirée, tout en buvant de la Ste-Ambroise noire et en prenant quelques shots de Jameson dans le fond du bar, en regardant tout ça. Le headbang se faisait aller près du stage, et tous semblaient bien apprécier. La salle se vida peu à peu jusqu’à la fin, mais après 5 groupes, on peut comprendre certaines personnes d’être un peu tannées.
La soirée finit vers je-ne-sais-plus quelle heure, nous avons fermé le bar, avons invité les groupes à venir nous rejoindre pour un after-drink au Vice & Versa pas loin (bien qu’ils ne soient pas venus puisqu’ils jouaient à Brooklyn le lendemain) et pris des photos avec Kadavar 🙂

Fait à noter que tous les groupes, sauf Wilson, avait au moins une personne qui portait des bottes de Cowboy. Dans le cas de Scorpion Child & Kadavar, tous les portaient, même le drummeur. C’est-tu pas rock ça rien qu’un peu?
Maxime
by Maxime Bellerose | Sep 3, 2013 | Critiques, Critiques d'Albums

Regarde les Hommes Tomber
« Regarde Les Hommes Tomber »
2013
Tout d’abord, il faut débuter par le nom du groupe, “Regarde les Hommes Tomber”. Un nom long, mais qui, je crois, représente parfaitement les ambiances musicales du groupe: C’est planant, c’est malsain, c’est noir. La pochette, si nous ne l’avions pas vu avant, nous confirme également cette ambiance. Une tour de Babel sur fond noir et rouge, avec des hommes qui semblent confus, apeurés.
Ces cinq Français nous arrivent avec, de leurs propres termes, du « Sludge Apocalypse ». C’est en effet une description idéale pour le type de musique. Sinon, c’est un peu un mélange de post-black metal, de sludge et de hardcore. Un peu comme si Tombs se mélangeait avec, je ne sais pas, un genre de Gojira. Comparaison boiteuse, certes, mais qui donne peut-être une idée rapide du groupe
La première chanson, prélude, amène l’auditeur dans cet univers. Elle est instrumentale, et on se rend compte que le groupe n’a aucunement besoin d’un chanteur. Les pièces ont bien été travaillées. Elles sont agressives, détaillées, et complètes. Ce sentiment restera pendant toute l’écoute de l’album, même quand le chanteur sera présent. Non, il n’est pas « de trop » du tout, mais ce n’est que ma façon de dire que la musique est mature et à point. La production est brute et claire à la fois. On entend tout ce qui se passe, c’est sale, c’est gras, c’est précis. On sent bien le son post black dans l’intro, qui nous fait un peu planer. Mais dès les premières secondes de la seconde pièce (Wanderer of Eternity), on tombe de notre petit nuage, et nous entamons une décente aux enfers, avec des âmes damnées, et tout le kit d’image métal ben méchante. Et le reste de l’album se promène toujours entre ces ambiances/ces sons. On passe du moment planant à la planche dans la face à tout instant, mais sans que ce soit senti comme étant “placé de force”. La chanson est une entité, et tout est à sa place.
La voix joue, de son côté, entre le black et le hardcore, dépendamment de ce dont la chanson a besoin. Par exemple, elle est beaucoup plus black sur la chanson “Sweet Thoughts And Visions” et beaucoup plus hardcore sur “Wanderer of Eternity”. Et que dire des riffs. Ça passe d’un riff très agressif, très “black metal”, et BANG!, d’un coup sec, nous sommes à un riff d’une lourdeur incroyable, comme seul le sludge est capable de nous faire. Encore une fois je me répète mais le mix des 3 genres est parfaitement fait. L’écoute de l’album, qui totalise environ 39 min, se réécoute tout de suite, et se réécoute plusieurs fois dans la semaine de sa découverte. Et se réécoute toujours aussi bien après quelques mois. Personnellement, cet opus se trouvera certainement une place dans mon top 2013. Sans aucun doute. Et, fait à noter, c’est le premier album du groupe. Les attentes sont donc extrêmement élevées pour le futur de ce groupe. Et souhaitons qu’ils réussissent à traverser l’océan pour nous présenter cet album en plein visage.
Maxime