Comme vous y êtes maintenant habitués, voici un autre Fan View de Ondes Chocs, ces textes qui nous sont soumis par des fans pour les shows que nous ne sommes pas capables de couvrir. C’est juste une autre façon de vous en offrir plus et surtout d’avoir un point de vue différent. Ce texte vous est offert par Maxime Bellerose, un maudit bon gars qui est fan de musique, mais aussi le chanteur/guitariste de l’excellente formation Tunguska Mammoth. – Dave
Vendredi le 4 octobre dernier, c’était une des plus belles soirées pour les fans de revival 70’-ish metal. C’est pourquoi moi et Renaud (photographe Pelecanus), nous nous étions donnés rendez vous au Pizza Motta pour un souper-pré-show. Ça tombe bien, c’était la semaine de la pizza dans la Petite-Italie, et c’était 7,99$ à la place de 9,99$ pour de la pizza à volonté, avec des pâtes et de la salade. Non seulement c’était excellent, mais nous n’étions pas les seuls: les gars de Scorpion Child, qui headlinaient la soirée, sont arrivés peu après nous pour manger un excellent souper. Promis, je n’ai pas eu de rabais/commandite par le resto. C’était juste bon, et quand c’est bon, je partage.
Après nous être empiffrés de nourriture, nous sommes arrivés un peu à l’avance au Il Motore. Quelques vingt minutes à discuter à l’extérieur plus tard, les portes se sont ouvertes et ce fut plutôt rapidement que le premier groupe, Mothership, embarqua sur les planches. Nous devions être une dizaine maximum pour le début du spectacle. Cela ne changea absolument rien à l’énergie du groupe. Ils étaient dynamiques, entraînants et déchaînés. Ce powertrio connait le rock n’ roll, ça ne fait aucun doute. Le guitariste s’amuse avec sa guitare et c’est nous qui en profitons. Moi qui n’avait entendu qu’une seule chanson d’eux, rapidement, quelques jours avant, j’ai reçu, comme on dit, une claque sur la gueule. Ou une tonne de briques. Choisissez votre phrase. Des grosses influences southern, mais également plus psychédéliques, très rock. Je veux dire, le guitariste a même le visage de Jimi Hendrix tatoué sur le bras. Et un Long live rock n’ roll sur l’autre. Ça en dit long! Les gars avaient un fun fou qui s’est partagé avec le public. Avant la fin du set, les gens avaient déjà au moins quadruplé dans la salle.
Le deuxième groupe, Wilson, arrivait avec un son bien différent. En fait, bien différent de pas mal tous les groupes de la soirée. Ils ont un savant mélange de stoner, de metalcore et de southern-à-la-Pantera, avec un chanteur qui me fait penser beaucoup au gars de The Dillinger Escape Plan. Ils avaient, et de loin, le chanteur le plus dedans, le plus entertainer que j’ai vu depuis un bout déjà! Il donne son 110%, il va gueuler dans la foule, prend la tête des gens, et arrive même à la fin avec un bassdrum sur le chest, un peu comme les musiciens dans les entractes de football, et tape dessus comme un fou, pour après descendre dans la foule et donner un des marteaux à des gens dans la foule. Tout ça accompagné de gros riffs pesants et de stoner-breakdown. Fort intéressant comme mélange. C’était très bien fait, et fut fort agréable.
C’est maintenant au tour de Gypsyhawk d’embarquer sur le stage. On s’en va des vêtements tout noir à la hardcore du premier groupe, et on va avec un chanteur moustachu avec une veste de cuir avec des franches et un chandail de Donjon et Dragon. Plutôt amusant. Mais c’était bien efficace. Le chanteur/bassiste possède une bonne voix, c’est bien présent et tout, mais c’est le groupe que j’ai le moins apprécié de la soirée. Pourtant, plusieurs ont adoré le spectacle. Je trouvais qu’il manquait un petit je-ne-sais-quoi. Peut-être quelques bières. Mais bon, tout ça pour dire que je vous recommande quand même d’aller vous forger votre propre idée sur YouTube, et si ça vous intéresse, ils reviennent avec Alestorm bientôt à Montréal.
Alors le plat de résistance de la soirée approche. Le géant-drummeur s’occupe de monter son drum brillant-bleu-poudre pendant que le reste du groupe monte leurs choses bien tranquillement. C’est Kadavar qui, pour la première fois, vient en Amérique du Nord, et c’est le groupe que les fans du Il Motore voulaient voir. Leur rock-doom bien pesant et bien entraînant n’allait décevoir personne. Kadavar est un de ces groupes excellents en album, mais qui prend tout son sens en live. Bien que n’ayant pas particulièrement une grosse présence de stage, c’est surtout le son des amplis vintage dans notre face qui fait le travail. Quelques blagues entre ami pendant le set sur le fait que nous n’avons vu que le profil gauche du bassiste mais sinon, tous s’entendaient pour dire que Kadavar donnait le spectacle de la soirée. Nous en aurions repris encore et encore, mais c’était maintenant au tour de Scorpion Child de prendre la petite scène du Il Motore pour venir nous achever.
Scorpion Child savent faire un spectacle. Y’a aucun musicien tranquille. Tous sont là pour faire du rock, pour le rock, et ça rock. Fortement (le mot fortement est quand même faible) inspiré de Led Zeppelin, le groupe nous amène quand même parfois vers d’autres sonorités. Mais force est de constater qu’ils font vraiment du Led Zeppelin, mais juste une petite affaire plus heavy. Est-ce qu’on leur en veut? Mais pas du tout. Led Zep, c’était excellent, et Scorpion Child sont excellents également. C’est parfait pour finir une soirée, tout en buvant de la Ste-Ambroise noire et en prenant quelques shots de Jameson dans le fond du bar, en regardant tout ça. Le headbang se faisait aller près du stage, et tous semblaient bien apprécier. La salle se vida peu à peu jusqu’à la fin, mais après 5 groupes, on peut comprendre certaines personnes d’être un peu tannées.
La soirée finit vers je-ne-sais-plus quelle heure, nous avons fermé le bar, avons invité les groupes à venir nous rejoindre pour un after-drink au Vice & Versa pas loin (bien qu’ils ne soient pas venus puisqu’ils jouaient à Brooklyn le lendemain) et pris des photos avec Kadavar 🙂
Fait à noter que tous les groupes, sauf Wilson, avait au moins une personne qui portait des bottes de Cowboy. Dans le cas de Scorpion Child & Kadavar, tous les portaient, même le drummeur. C’est-tu pas rock ça rien qu’un peu?
Maxime






