by Stéphan Levesque | Mai 3, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums, Les "Elles" du Métal

Cool! Il paraît que je serais le premier Canadien à m’être procuré la version CD physique de « Through Darkness and Light« , qui marque les débuts (prometteurs) du groupe roumain The Hourglass. Et puis tant qu’à vous introduire à une formation de ce pays, aussi bien en faire un deux pour un en complétant avec Whispering Woods, dont les musiciens sont originaires de la même ville, soit Cluj-Napoca en Transylvanie. Au fait, saviez-vous que 65% du vocabulaire de la langue roumaine provient du latin? On en apprend des choses avec moi, n’est-ce pas? Bon, ok, la leçon est finie, parlons musique… – Steph
________________________

The Hourglass
Through Darkness and Light »
autoproduction
2014
Entre le processus d’écriture et le moment où un album paraît sur le marché, la route est souvent sinueuse pour les jeunes groupes n’ayant pas droit au support d’une maison de disques. C’est d’ailleurs près de quatre ans après sa formation, marqués par l’enregistrement d’un EP de cinq chansons (« Requiem« , paru en 2011) et d’un long processus de financement et de production que le groupe roumain The Hourglass peut enfin nous offrir son tout premier album, « Through Darkness and Light« .
The Hourglass s’introduit à nous en se présentant comme une formation symphonique teintée d’une touche électro/industrielle. La formulation se révélerait plus juste si elle était présentée à l’inverse, ce dont nous reparlerons un peu plus tard car en premier lieu, les oreilles du mélomane seront attirées par le chant de Alma Vomastek. Dotée d’une puissante voix, la chanteuse s’exécute dans un registre très haut, le tout de façon très naturelle, sans effort. Nous avons donc affaire à une impressionnante démonstration de chant soprano qui saura ravir les amateurs du genre.
Pour en revenir à l’aspect instrumental, disons en effet que c’est la composante électro/industrielle qui s’impose aux dépens de l’aspect symphonique, tout d’abord en raison du choix des sons de claviers. Ceux-ci, omniprésents, tombent rarement dans la reproduction orchestrale pour davantage donner une touche électronique aux onze pièces. En ce sens, la palette sonore utilisée par la claviériste Ioana Dirva est très variée, passant des sons de cordes sur « Requiem« , de l’orgue sur « Dies Irae« , et bien sûr par ces sons électro très présents sur toute la longueur de l’album. Elle a également parsemé du piano sur quelques passages afin d’inculquer une plus grande chaleur à l’ensemble qui, autrement, aurait pu nous laisser une certaine impression de froideur causée par ces sons plutôt synthétiques. Sur cet attribut de sa musique, The Hourglass vise à se détacher du lot et on l’on doit dire que c’est bien réussi.
Le côté industriel, lui, passe davantage par les autres instruments. Très carrée, la section rythmique s’impose par sa lourdeur, particulièrement le batteur Bogdan Mara qui mène habilement la barque avec énergie. Cette lourdeur s’invite à nos oreilles dès le premier morceau, « Dying Star« , qui nous donne déjà une bonne idée de ce qui nous attend avec ces claviers électro et ce rythme pesant. La basse et la guitare suivent fidèlement la parade et amènent une belle profondeur à l’ensemble. Surtout appelé à jouer les soutiens, le guitariste Andrei Buciuta nous gratifie de quelques bons solos, entre autres sur la jolie ballade « Dare« , ainsi que sur « Away« , pièce à l’instrumentation variée. Dans la lignée de cette dernière, « Magdalene » démontre que le groupe sait aussi composer des morceaux plus accrocheurs, cette chanson présentant une mélodie entraînante qui a tendance à vouloir coller aux oreilles.
On saura également apprécier les habiles cassures de rythmes observées sur « Requiem« , avec son intro d’inspiration classique ainsi que sur la très symphonique « Rise« . De son côté, l’introduction de « The Fall » nous sert un joli clin d’oeil à « l’Imaginaerum » de Nightwish, tout comme « Way Home » dont la sonorité nous suggère que les membres du groupe ont dû écouter une fois ou deux la musique des maîtres finlandais. Autre aspect fort intéressant, The Hourglass s’aventure sur un terrain rarement exploré par ce type de groupe: celui du format long. En effet, « Abandoned » chiffre presque dix minutes au compteur; formée de six courtes parties habilement reliées entre elles par de courts interludes assurés par les claviers et joliment enrobées par une introduction et un épilogue au piano, cette dernière constitue une réussite éclatante, nous faisant regretter que peu de groupes se risquent au jeu des longues pièces.
Que dire de plus? Le moins que l’on puisse dire, c’est que The Hourglass a bien pris le temps de peaufiner toutes les composantes de son produit afin d’effectuer une entrée remarquée, cet énoncé s’appliquant autant à la musique, à la production, qu’à la présentation visuelle. En effet, « Through Darkness and Light » nous arrive accompagné d’un très beau livret, sombre et sobre, le tout orné d’une très belle pochette. Le groupe nous offre gracieusement son album sur Bandcamp dont le lecteur est plus bas, ce qui m’amène à vous faire un peu la morale: les groupes ont besoin des fans pour vivre, donc si vous aimez n’hésitez pas à commander le CD ou à verser un montant pour le téléchargement en mp3…
________________________

Whispering Woods
« Fairy Woods«
autoproduction
2012
Il est à peu certain qu’au cours de votre vie, lors de discussions tournant autour de la musique avec des personnes de votre cercle social, vous avez eu droit à des expressions d’horreur à peine dissimulées au moment où vous avez mentionné écouter du metal. Trop de gens identifient ce genre musical à une musique toujours agressive, lourde, voire hargneuse. Pourtant, lorsque l’on retire nos oeillères, on peut facilement découvrir une autre facette de cette riche famille musicale: Whispering Woods, grâce à premier album « Fairy Woods« , vient nous le rappeler de splendide manière.
En effet, nous nous retrouvons devant un album qui mélange brillamment les genres, passant avec aise du gothic metal à la musique folklorique aux influences médiévales. Tout au long de ce premier album, une ambiance lourde entre toujours en conflit avec des sonorités aigües et légères, nous plaçant constamment sur le qui-vive tant nos oreilles sont appelées à entendre se côtoyer plusieurs genres musicaux. Il est d’ailleurs difficile, en bout de ligne, de classer Whispering Woods dans une case spécifique tant sa musique est riche et nuancée.
« Well of Dreams« , l’instrumentale qui ouvre l’album, contribue à installer ce climat inquiétant que l’on retrouvera sur toute la durée du disque, avec sa rythmique lourde bien contrebalancée par le piano. La composante folk se fait ensuite sentir sur « The Call of the Trees« , pièce médiévale à souhait, ouverte par la flûte traversière, celle-ci se voyant ensuite rejointe par les guitares, électrique et acoustique, cette dernière s’imposant comme une importante composante du son du groupe. Cette première pièce chantée nous permet également de faire connaissance avec la superbe voix d’Alexandra Burca, qui en alliant puissance et douceur, aide pleinement l’auditeur à entrer dans la musique.
Cet habile mélange de douceur et de lourdeur se fait bien sentir sur « Ode to the Leviathan« , qui encore une fois alterne parfaitement passages acoustiques et électriques. Permettons-nous d’utiliser de nouveau le mot «nuancée» pour définir cette chanson qui s’avère une belle aventure avec sa séquence centrale parlée, ses multiples changements de rythme et sa partie acoustique finale où se croisent flûte, piano et guitare. Sur « Ghost in the Monastery » et « Realm of Darkness« , cette deuxième étant une reprise d’une chanson du groupe autrichien Darkwell, c’est davantage le côté rock de Whispering Woods qui s’affirme grâce une rythmique lourde et une ambiance plus sombre, toujours bien balancée par la flûte de Catalina Popa qui vient toujours apporter une touche lumineuse aux arrangements.
« Black Wedding« , quant à elle, nous offre un sympathique croisement entre la « Marche nuptiale » de Wagner et la « Marche funèbre » de Chopin, le tout bien augmenté par une instrumentation sombre. Les fans de gothic metal seront ici aux anges, tout comme sur « Curse of the Nightingale » où l’orgue installe une ambiance inquiétante. Autre bel exemple de mélange des genres, « Queen Medusa » allie habilement rock lourd, passages acoustiques et chant absolument transcendant. Les quatre autres pièces, dont nous éviterons de parler de peur de sombrer dans la redondance, poursuivent dans la même veine et contribuent à garder captif l’auditeur qui ne pourra que constater la richesse des arrangements.
Pas de doute, la musique de Whispering Woods vaut largement le détour, elle qui sort des sentiers battus et qui joue sur plusieurs tableaux, faisant de « Fairy Woods » une grande réussite qui saura plaire aux fans de plusieurs genres musicaux. Vous pourriez donc surprendre votre entourage terrorisé par l’amateur de musique grasse que vous êtes en insérant ce CD dans votre lecteur pour leur démontrer que le metal peut aussi être une affaire de finesse. Le groupe besogne présentement sur la mise en chantier d’un deuxième album, cette fois pour le compte de la maison Loud Rage Music qui, espérons-le, réussira à promouvoir comme il se doit la superbe musique offerte par son nouveau poulain.
by Jordon Chatten | Avr 30, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums
Promoteur, musicien, animateur… Jordon Chatten peut maintenant ajouter « critique à Ondes Chocs » à son curriculum vitae. Le guitariste de Make Haste to Mutiny de London, Ontario, livre sa première critique d’album pour nous, drette là!

The Healing
« Transcendence »
Independent
2014
Track list
« Observers »
« Continuance »
« Transcendence »
« Presage »
« Tetrahedra«
The Healing is a brand new band hailing from London, Ontario, Canada. They released a pre-production lyric video of a track from the album as a preview, February 2nd, after only announcing the band a few days before. They caught a lot of peoples attention with the quality of recording and the professionalism in how the song was written and arranged. Not only was the song heavy and catchy, but the accompanying lyric video was fun to watch. Filled with cool visuals, previews of the upcoming album art and of course taught you the lyrics of the song! A great preview and kept a lot of people, including myself, awaiting the release of the album.
March 31st a 5 Song album under the name of « Transcendence » was released. The album art very similar to Born of Osiris gives off a spacey, djenty vibe.
Upon hitting play you are eased into the album by a ambient backing track, before being slammed by the heavy guitar chuggs. The vocals come smashing in, keeping the opening track heavy as hell and keeping you on the edge of your seat. The chorus hits, and the clean vocals caught me off guard, but not in a bad way. The cleans are done well, not to high pitched like everyone else these days, and they fit the song quite well! Of course, the song doesn’t let up and its progressively heavy and catchy riffs keep pounding away at your ears. With a nifty little guitar solo towards the end, a lot of aspects of metal have been brought into play. All of which have been used properly, nothing is over done. The opening song, « Observers« , really kicks off the album and makes the listener want to delve deeper into the album.
The second song, « Continuance » starts off with more of a «ballad» feeling. Another backing track starts off the song and the guitars come in with heavy, fast, hard hitting riffs over the piano and ambient backing track adding a new feel that was not felt in the last song. With a soothing lead guitar in the background in perfect harmony with some chugg «riffage», we are trapped in this illusion of floating through space. It is becoming apparent this band is awesome at building up parts. The all clean vocals in the chorus bring back the «ballad» feel, but then breaks down fast, back into one heavy as F@!$ song!
The album title track comes in and is completely different then the other two tracks, keeping the listener on their feet! This song has almost a «Poppy» post-hardcore feel with almost rock like chord/riff progressions from the guitars, held together by a keyboard riff. But then it comes to an abrupt end when the vocals come belting in. Catchy, heavy riffs with an awesome vocal break, this song definitely stands out. The chorus is a nice mix of clean vocals with screams accenting certain points perfectly. The Healing then steers the wheel in a new direction, very suddenly in my opinion, and pulls out an interesting «clean section» before blasting back into an epic climax. I personally think the song should have ended there, but they decided to repeat the chorus once more with a heavier ending to finish the track.
After a subtle and quite ambient intro, « Presage » comes right out and bitch slaps you out of nowhere, then continues to do so over and over again. The shortest track on the album, at 2:35, this song is basically just one long breakdown. It starts off slower and gets a bit faster, then gets slower and breaks back down. This song was definitely designed to stir the pit up! Not the bands usual style in this one,with slim to no backing tracks, but damn it’s heavy!
Here we are, this sounds more like the other tracks. This last track, « Tetrahedra« , is very progressive, with every riff hitting just as hard as the last riff, the heaviness does not let up! Jam packed with ambient backing tracks and lead guitar riffs, it’s hard to not close your eyes and get lost in the music, but the crushing break downs always bring you back and keeps it interesting. This track really opens a whole other dimension.
The awesome structure, a great ability to build parts up and climax them in such an epic manner, only to be complimented by very catchy, progressive, hard hitting guitar riffs and vocals, really sets this band apart from the other locals in the area. As the last song starts to fade off, it leaves you with only wanting to do one thing, restart the album. Be sure to check these guys out and buy the abum on Itunes or Bandcamp for $5 and support an awesome upcoming band!
Jordon
by J-F Ouimet | Avr 27, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums
Vous connaissez J-F Ouimet parce qu’il vous accueille au Musique Cité de Sherbrooke et aussi car il vous crache son venin dans la figure avec son chant dans Sights of War. Maintenant, sa plume est offerte à Ondes Chocs pour passer en revue des albums qui ne le laissent pas indifférent.

Doom
« Corrupt Fucking System«
Black Cloud Records
2014
Liste des pièces
Stripped, Whipped & Crucified
Prey For Our Souls
Human Meat
Yes, They Still Test on Dogs
Suffering in Silence
Eat Shit & Buy
Corrupt Fucking System
Apostasy
Own Worst Enemy
Final Hour (for Golden Shower)
Con Dem Nation
Better Off Dead
Thatchercide
Cults of Human Sacrifice
Vétéran de la scène crust punk anglaise, Doom a toujours su charmer avec un son abrasif et leur rapidité d’exécution. On n’est pas trop dépaysé avec leur onzième opus « Corrupt Fucking System » pis c’est bein correct de même. Toujours très actuel par leurs paroles dénonciatrices d’un système pourri jusqu’à la moelle. Voici d’ailleurs le lien pour l’entrevue que nous avons réalisée avec sTiCK peu de temps après la sortie de l’album.
Le bal brutal commence avec la pièce « Stripped, Whipped & Crucified« , un gros son gras, agressif et décadent qui te donne juste envie de lever le poing en l’air en te tournoyant le crâne frénétiquement. On enchaîne par la suite avec une pièce au riff soutenu tout au long par les paroles du poète Andy T, Prey, « For Our Souls« , qui offre une atmosphère intéressante et différente en ce sens où on fait place à la conscience plutôt qu’à l’agressivité. Et on poursuit avec des morceaux plus agressif à saveur politisé comme « Human Meat« , « Yes They Still Test On Dogs« , « Suffering In Silence« , « Eat Shit & Buy » pour ensuite retrouver une vibe plus anarcho avec la pièce titre « Corrupt Fucking System« . Une belle balance entre colère et conscientisation nous entraine tout au long de ces 35 minutes d’apocalypse.
Avec ses 27 années d’expérience (malgré quelques hiatus et changements au sein du groupe), Doom savent encore nous offrir d’excellents albums avec une belle mentalité DIY, laquelle je respecte fortement, et ils ne semblent pas près à adoucir le son féroce et acharné de leur musique.
8.5/10
J.-F. Ouimet
by Jee | Avr 24, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Strike It
« Zoomanity«
Indépendant
2014
Liste des pièces
Rupture
Extinction
Zoomanity
Timeline
Bon, j’étais en feu pendant 2 semaines à faire des reviews comme un con. Mais là, j’avais envie de me taper un album (EP) de core et mon petit camelot Dave m’a apporté sur ma table de travail, le groupe Montréalais, Strike It. Je l’ai écouté pas moins de 20 fois en boucle et j’ai soudainement eu le syndrome d’une genre de page blanche. Ou faiblement raturée. Pourquoi? Et bien, je vais vous l’expliquer dans cette revue de leur nouvel EP, « Zoomanity« .
Premièrement, je dois dire qu’à ma première écoute, je suis resté sur ma faim. J’aime le hardcore, le metalcore, le deathcore, le djent, un peu tout dans cette famille, et là, après 4 tounes, je me sentais un peu vide à l’intérieur. Pour la première fois, j’avais comme rien à dire. C’est pas que je n’aime pas ça ou que je trouve ça faible ou mal interprété ou que ce sont de mauvais musiciens. Pas du tout. C’est plus que dans la masse incroyable de core qui surgit de partout au Québec et ailleurs dans le monde, ce EP ne me donnait pas de repère précis. Pas de touche Strike It, ou de riffs tellement puissants que j’en perdais mon latin. Non, j’ai gardé mon latin bien en main.
Il y a quand même des forces dans cette musique et les voilà! J’aime la touche un peu punk dans les riffs. Une belle énergie s’en dégage et le mélange des voix plus grasses et plus criardes appuie bien cet amalgame. Une belle job de ce côté pour le vocal. Pas trop de breakdowns répétitifs aussi, apportés violemment à de bons moments bien choisis. Plusieurs fois lors de mes nombreuses écoutes, je voyais clairement une sorte de ville en ruine style «Mad Max» avec du monde pas contents et bien agressifs qui ont envie de t’égorger pour te voler tes dernières gouttes d’essences. Y’a quelque chose d’une gang de méchants sur des motos dans un monde apocalyptique dans ce que Strike It font. Bon, je me comprends avec mes images bizarres!
Donc, c’est quand même bon mais c’est un peu fade. Un bon mélange de genre, mais je trouve les 4 chansons un peu répétitives et j’aurais aimé avoir plus de moment où je suis soudainement surpris par l’originalité d’une passe ou la puissance ou l’exécution de celle-ci. Mais rien de tel. Encore une fois, je n’ai pas senti d’émotions particulières avec cet album. J’ai l’impression qu’en spectacle, l’énergie doit être malade car ça reste entrainant et bien puissant mais il manque cruellement de production pour apporter une touche de plus et faire surgir le groupe de la masse des «coreux» de ce monde. Il y a plein de bonnes idées, une belle énergie et une puissance qui frappe… mais j’ai beau me forcer, je suis incapable d’embarquer vraiment et de me dire «wow»…
Pour finir, je dirais par contre que pour les amateurs de hardcore qui cherche de la brutalité, vous allez vous y retrouver. Et je suis encore une fois convaincu que en spectacle, leur musique dois faire aller les coups de poings et coups de pieds dans le vide pas à peu près! J’ai quand même hâte de voir la direction que va prendre le groupe dans le futur et je dois dire qu’il ne leur en manque pas tant pour sortir du lot.
Donc un EP pour les trippeux core punkish pas trop breakdowné à saveur métallique. Pour ceux qui veulent découvrir de la nouveauté, vous risquez d’être décu!
6.5/10
Jee
by Marc-Andre Jobin | Avr 21, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Space Chaser
« Watch the Skies«
This Charming Man Records
2014
Space Chaser est un groupe de thrash metal qui vient de Berlin, capitale de l’Allemagne. Le groupe est composé de cinq membres et il existe depuis 2011. Il a à son actif une démo sortie en 2012, le EP « Decapitron » sorti en 2013 et un 1er album sorti en 2014, pour lequel je fais ici ma critique.
Ayant découvert le groupe la veille de la sortie de ce 1er album intitulé « Watch The Skies« , je me suis tout de suite intéressé un peu plus au groupe étant donné que je suis quand même un gros fan de thrash metal avec un son old-school. Petite question avant de commencer en détail la critique de leur album: Est-ce que vous savez d’où vient le nom de Space Chaser? Space Chaser est un jeu vidéo d’arcade sorti en 1979, dans le même genre que Pacman, où vous incarnez un vaisseau spatial qui doit ramasser le plus rapidement possible les icônes qui maintiennent son niveau d’essence pendant que vous êtes pourchassés par un ou deux vaisseaux ennemis qui voudront vous éliminer.
Pas le temps de niaiser, on commence la musique et le chant embarque déjà quelques secondes après. En fait, seule la dernière chanson offre une petite introduction avant de commencer de bûcher autant possible pour conclure leur premier opus. Musicalement, le groupe offre un thrash metal old-school des années ’80 avec des tendances crossover à la D.R.I. et Municipal Waste. Les riffs sont majoritairement rapides et efficaces au point de faire bouger la tête constamment aux mélomanes du thrash metal. Le groupe offre des mélodies assez intéressantes par moment, dont la chanson « Watch The Skies » et « Space Chaser« . Cette dernière est d’ailleurs la seule pièce instrumentale de l’album. Je ne suis pas un fan des pièces instrumentales dans le thrash metal, mais celle-là me fait tripper au bout avec un bon rythme et des mélodies super accrocheuses. Dans la chanson « Thrashold » par contre, les mélodies me font penser énormément à celles de « That Was Just Your Life » de Metallica. Est-ce que je me trompe? À vous de juger…
Côté solos de guitare, ils sont vraiment malades et me font tripper car ils sont très différents au niveau technique d’une chanson à une autre. Siegfried Rudzynski chante dans le même style que John Cyriis d’Agent Steel et Joey Belladonna d’Anthrax, mais moins aigu lorsqu’il pousse des cris. N’empêche qu’il a son propre style, ce qui rajoute un côté original à Space Chaser.
Le plus gros défaut de cet album est que certains riffs ont tendance à se répéter d’une chanson à une autre ce qui m’apparaît comme un manque d’originalité ou d’inspiration. L’autre défaut, c’est que tout le monde qui connaît bien le thrash metal a forcément entendu le même genre de compositions avec des structures qui ressemblent beaucoup à ce qui se faisait dans les années ’80. Malgré cela et ce que j’en pense, ça reste que les gars maîtrisent bien l’art d’un bon album de thrash metal.
En conclusion, Space Chaser offre un premier album digne des groupes de thrash metal des années ’80, parfait pour des soirées métalliques où on désire faire bouger la tête de ses invités en masse au point d’avoir un torticolis le lendemain. Un groupe idéal pour les fans d’Anthrax, Municipal Waste, D.R.I., Agent Steel et Death Angel. Un album de 40 minutes et 22 secondes de pur bonheur pour tout fan de thrash metal. Les pièces marquantes de cet album: Interstellar Overlords, Saucer Attack, Space Chaser, Predator (ma chanson préférée de l’album) et Undead Revenge.
Note : 7.5/10
Marc-André
by Chris Wheeler | Avr 21, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Beneath the Solar Fields
« A New Life is Born » EP
Self-Released/Independent
2014
With the advent of technological improvements and the explosion of social media, putting together a «band» or recording an album by yourself can be achieved by virtually anyone with enough know-how in which to get it done. But are all «one-man» projects worthy of critical praise? No. However, Poland’s, Grzegorz Makosky’s solo project, BENEATH THE SOLAR FIELDS, has released a debut EP entitled, « A New Life is Born » that is set to prove the naysayers wrong. Playing all instruments himself, Makosky defies the standard «programming ethos» long been known to «plague» one-man artists.
Opener, « Of Puridity and Hope » sets in motion the tone of the record in typical devastating Death Metal though with some interesting twists of slick riffing sprinkled throughout. The slower sections truly bring forth the real talent for crafting decent songs that, here, including a melodic solo against a backdrop of kick drums. Beneath the Solar Fields also slows the pace down considerably with juxtaposition between both extremes which reminds one of NILE’s penchant for the dramatic. With all the «shadow and light» aspects of the album, what is most striking about, « A New Life is Born« , is the musicianship with which the EP was crafted. Sure, there isn’t anything really new on offer here, idea-wise, but the simple fact that Makosky performs all instruments is testament to real dedication and ability.
For instance, closer, « Through the Void and the Flying Islands » runs the gamut of busy noise, progressive leanings and harmonious leads which translates to a epic-quality piece and one which certainly will propel him further towards international recognition (if he continues to develop in this way). BENEATH THE SOLAR FIELDS is a fair step onto the Death Metal stage, and for all intents and purposes, the sound/production is by far very decent along with Grzegorz Makosky’s talent in creating these five songs. However, do the songs distinguish themselves from the pack? Not necessarily, but one must remember, as a first time attempt, this has potential!
Standout Tracks: In the Immaterial Essence, Through the Void and the Flying Island
6.5/10
Chris