Critique d’album: Incordia – «The darkness surrounding»

Incordia - THe Darkness surrounding

 

Incordia

«The Darkness Surrounding»

Dark Tunes Music Group

21 mars 2015

 

Formé en 2012, Incordia est un groupe allemand, qui vient de Darmstadt, composé de cinq membres: une chanteuse, deux guitaristes, un bassiste et un joueur de batterie. Est-ce que c’est un groupe de métal symphonique ou de métal gothique? Et non! Incordia est un groupe de death métal mélodique avec des influences de métal viking. Depuis ses débuts, le groupe a une démo sortie en 2013 intitulé «Terramorphous» et un album intitulé «The Darkness Surrounding», qui sortira le 21 mars 2015 via le label Dark Tunes Music Group. D’ailleurs, j’ai fait la découverte d’Incordia grâce à la compilation «The Battle of Metal vol.1» de Dark Tunes pour laquelle j’ai fait une présentation que vous pouvez consulter ici. Voyons maintenant à quoi ressemble leur tout premier album où il y a dix chansons.

Tout dabord, l’album débute avec la chanson-titre qui est aussi la plus longue de l’album. Un gros 16 minutes et 7 secondes qui inclut une intro dès le début de l’album. J’avoue que je ne m’attendais pas à entendre la chanson la plus longue dès le départ, mais plus vers la fin. Il y a un petit côté expérimental présent dans cette chanson qui ne me déplait pas et même qu’il rend cette première chanson encore plus épique. En somme, c’est une très bonne chanson pour commencer l’album. À plusieurs reprises, le côté mélodique ressort. D’ailleurs, je trouve que les mélodies sont épiques. À chaque moment où j’entendais les mélodies, je bougeais mes doigts en faisant du «air guitar» comme si je savais exactement quelles notes touchées. Les mélodies sont le cœur des compositions du groupe et à vrai dire, et selon ce que je pense, sans elles, les chansons du groupe seraient beaucoup plus monotones et plus ennuyeuses.

En écoutant cet album, on peut facilement identifier les influences du groupe et il est clair qu’Amon Amarth, Insomnium et Arch Enemy sont les principales. Par contre, l’influence d’Amon Amarth est parfois trop présente dans leurs compositions, surtout au niveau de la structure d’une chanson et de certains riffs. Ça enlève effectivement un peu d’originalité, mais comme on dit des fois, pourquoi changer une formule gagnante?.

Mon coup de cœur de l’album est la chanson «The Dark Stream». Pourquoi? Les mélodies rendent cette chanson très épique et c’est celle que j’ai le plus bougé la tête. C’est la pièce maîtresse de leur premier album à mon avis. Les autres chansons à considérer: «Lass Of Sorrow», «The Darkness Surrounding» et «Heartseeker» (pas un cover d’AC/DC en passant).

Côté voix, la chanteuse en a dedans et fait un beau mélange de Johan Hegg d’Amon Amarth et d’Alissa White-Gluz d’Arch Enemy. De plus, le guitariste Lee utilise très bien sa voix qui sonne aussi parfois comme Johan Hegg. Même que j’ai eu parfois l’impression que c’était ce dernier qui chantait dans la chanson «When Snow Falls» ou à la fin de la chanson «The Darkness Surrounding».

Pour ce qui touche la production, elle est excellente pour un groupe relativement nouveau. On entend très bien tout le monde et il n’y a personne qui embarque par-dessus qui que ce soit. Le mix est très bien fait et ça parait qu`il y a eu beaucoup de travail professionnel derrière cette production.

En conclusion, félicitations à Incordia pour son premier album. C’est un très bon album où les mélodies sont épiques, la voix est un beau mélange de Johan Hegg et d’Alissa White-Gluz, et pour lequel je ne me suis pas ennuyé une seule seconde pendant mon écoute. Malgré que certains riffs sont similaires aux principales influences du groupe, ce qui fait en sorte qu’il y a parfois un manque d’originalité, cet album reste épique et très intéressant. Dans le futur, j’espère que les gens vont découvrir le groupe et vont l’apprécier autant que moi. De plus, j’ai déjà très hâte d’entendre le deuxième album et j’espère qu’il va être aussi épique que le premier. Merci à Dark Tunes Music Group pour cette opportunité de découvrir ce groupe.

8,5/10

Marc-André Jobin

 

 

Critique d’album: Carnation «Cemetery of the insane»

Carnation - Cemetery of the insane

 

Carnation

«Cemetery of the insane»

Final Gates Records

2015

 

Au premier coup d’oeil, la pochette de «Cemetery of the insane» m’a mené sur une fausse piste. Alors que leur logo est très semblable à celui de Mortician, l’oeuvre qui orne la pochette se présente justement dans les teintes de bleu que présentaient «Zombie Apocalypse» et «Darkest days of Horror» dudit groupe. Si ce n’était pas assez pour me mener en bateau, l’intro du EP nous fait entendre un mâchouillage d’ossements jumelé à des grognements, imagerie chère au groupe de Pennsylvanie. Toutefois toute comparaison s’arrête là dès que »Explosive cadavers» s’élance.

Carnation est un quintette belge de death metal, qui a compris qu’il est possible de faire de l’excellent old school death metal sans stéroïdes et OGM. C’est ce qu’il nous offre sur sa première sortie, un EP de 5 pièces qui totalise un peu moins de 20 minutes.

Juste des ingrédients 100% approuvé death metal. Donc pas de passes techniques d’athlète boosté, pas de chug-a-chug modifié génétiquement en breakdowns… non juste des bons bouncing riffs qui groovent, des solos out of nowhere gardés court (ça aide à ne pas se perdre dans un trip guitar hero), un vocal gras mais audible (qui fera penser à Chris Barnes par bout) assaisonnés d’un soupçon de thrash et juste ce qu’il faut de death & roll. J’ajouterai concernant le vocal que j’apprécie sa façon de suivre les mélodies et rythmiques au lieu de juste japper par-dessus la musique.

Formé en 2013, Carnation a su en tant que petit nouveau sur le marché, éviter le piège de reproduire ses influences en créant des pièces originales quoiqu’on sente bien l’aura des Entombed, Dismember, Cannibal Corpse/Six Feet Under et autres ténors du genre à l’époque glorieuse des années 90. Mais en même temps, leur musique à cette particularité justement de se démarquer par sa façon de bien marier l’approche suédoise au courant de la côte est étatsunienne avec une «drive» et attitude qui la rend prometteuse dans le style. Si vous voulez du sang neuf dans votre discographie, vous devez vous procurer «Cemetery of the insane». Maintenant, on attend la suite.

Lex

 

 

Critique d’album: Compilation Artistes Variés – «The Battle Of Metal Vol. 1»

Dark Tunes - Battle of Metal vol 1

 

Artistes Variés

«The Battle Of Metal Vol. 1»

Dark Tunes

2015

 

Avant de commencer ma critique, je tiens seulement à dire que ce n’est pas dans mes habitudes de faire une critique d’une compilation (de même que les EP même si j’ai fait une exception avec Geezer l’autre jour) parce que premièrement, il est très difficile d’évaluer un groupe avec une seule chanson, deuxièmement parce que d’écrire une critique sur une compilation ne relève que de l’appréciation générale que l’on a de son ensemble, troisièmement parce qu’une chanson ne représente pas l’ensemble de l’œuvre d’un groupe, ce qui pourrait nous faire penser qu’un groupe est bon à cause de la chanson présentée alors que le reste de l’album pourrait être merdique par exemple, et parce qu’il est extrêmement difficile de donner une note lorsqu’il ne s’agit pas d’un album d’un groupe en particulier.

Comme vous l’avez lu, ce n’est pas une compilation où on met tous les grands succès d’un groupe dans un ou deux CDs. C’est tout un défi de faire une critique sur une compilation et comme j’aime les défis, c’était l’opportunité en or d’en faire une. La note que je vais donner à la fin de ma critique sera une note globale de mon appréciation générale de mon écoute de la compilation.

Mais de quelle compilation que je parle? De la compilation «The Battle Of Metal Vol. 1» par le label Dark Tunes, un label allemand créé en 2012 et qui vient de Darmstadt. Un label qui s’intéresse à la fois à l’univers du métal et aussi à la musique gothique, dark ambiant, electro, etc. Cette compilation a pour but de donner de la visibilité à 50 nouveaux groupes, dont je ne connais aucun d’entre eux. C’est d’ailleurs cet élément qui m’a attiré étant donné que je suis tout le temps en soif de découvrir de nouveaux groupes. Comme mentionné, il y a 50 groupes pour un total de 3 heures et 45 minutes de musique en variant les genres. Il y a du métalcore, du métal industriel, death métal mélodique, etc. C’est quand même quelque chose et il faut avoir le temps pour l’écouter. Disons que ça passe pas mal le temps d’un voyage de Montréal à Toronto en voiture (pas loin de six heures de route).

Comme je l’ai dit dans mon introduction, il est difficile de juger un groupe par une chanson, mais pour plusieurs d’entre eux, j’ai vu qu’il y a du potentiel et que certains ont assurément un bon avenir devant eux. Même si certains de ceux-ci n’ont pas des chansons nécessairement originales, il faut dire qu’ils savent composer une bonne chanson. Ce sont les chansons où j’ai bougé davantage la tête en me disant que je voulais en connaître plus sur ses groupes. Ce qui est encore plus remarquable, c’est la diversité des genres parmi les groupes qui se sont distingués à travers les 50 présentés. Parmi ces groupes qui sortent du lot, il y a Cypecore, Arising Fear, Nachtschatten, Deux Ex Vagina, Slaughterra, Sober Truth, Dead Man’s Boogie, Devil-M (mon coup de cœur de la compilation), Call Of The Sirens, GodDelusion, Revealing Dawn, Samsara Circle, Spawn Of Damnation, BrokenVein, Richtwerk, Neverland In Ashes, Beverly Hells, RessurectTomorrow et Xternity.

Pour les autres, ce n’est pas parce que je ne les ai pas nommés qu’ils sont tous mauvais. Certains sont bons, mais n’ont pas su attirer mon attention ou je trouvais qu’un simple changement pourrait être bénéfique pour un groupe. Par contre, pour plusieurs groupes, ils ont du travail à faire, soit pour leur originalité (c’est surtout cet aspect qui est flagrant) ou pour leur production en général (peu de cas dans cette compilation). N’empêche que des gens seraient heureux de les découvrir et vont probablement mieux les apprécier que moi. Et comme je l’ai dit dans mon introduction, une chanson ne représente pas généralement l’ensemble de l’œuvre du groupe, ce qui pourrait me causer une surprise éventuellement si je me penche sur certains groupes.

En conclusion, la compilation m’a permis de découvrir un label, mais aussi 50 nouveaux groupes. Certains d’entre eux ont réellement de l’avenir, d’autres devront travailler un peu plus pour donner un produit plus intéressant. Mais il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit qu’une seule chanson par groupe et que cette chanson peut nous donner une idée préconçue du groupe, mais dans l’ensemble de son œuvre. Parmi les 50 groupes, dans le futur, il serait intéressant d’apprendre un peu plus sur eux et de voir comment ils vont évoluer à leur façon. Je tiens à remercier Dark Tunes pour cette opportunité enrichissante de découvrir autant de groupes de la scène underground dont j’espère que plusieurs vont percer sur la grande scène métallique et que j’espère avoir la chance d’entendre parler davantage sur eux. Voici quelques pièces pour vous donner le goût d’en savoir plus. Vous pouvez aussi aller sur iTunes ou sur Amazon.

7/10

Marc-André Jobin

 

 

 

 

 

 

Critique d’album: Deivos «Theodicy»

Deivos - Theodicy

 

Deivos

«Theodicy»

Selfmadegod Records

2015

 

Formé en 1997, le groupe polonais Deivos compte un démo (1999), un EP (2003) et 4 albums complets (2006, 2010, 2011) et «Theodicy» (2015) dont il sera question ici.

Que vous connaissiez Deivos ou non (comme moi), ne vous laissez pas berner par l’intro à l’allure industrielle qui ouvre l’album avec la pièce titre «Theodicy». Deivos n’a pas décidé de créer un hybride industriel de brutal death metal. Par contre, prenez la en note car ces ambiances industrielles déjà mises à profit sur leur album précédent «Demiurge of the void» reviendront sur chacune des pièces ce qui est définitivement un plus dans la façon qu’elles encadrent leurs compositions. Cela crée des atmosphères qui devraient vous faire penser à l’album «Demanufacture» de Fear Factory. Elles dictent aussi parfois la dynamique de certaines passes rythmiques comme à 2:25 de «Theodicy» par exemple. Je ne suis pas sûr que cela plaira aux puristes qui apprécient leur extreme technical death metal sans flafla autre que dans les riffs complexes mais c’est ce qui leur permettra peut-être de sortir de l’ombre et de se démarquer de ce côté-ci de l’Atlantique, de leur compatriote Vader et Decapitated.

Ajoutez à cela une touche de grind et une cloche à vache (quelle bonne idée!!) qui tintera une première fois à 1:30 pour revenir en roulement et tintement éparses, et vous avez la liste des ingrédients qui distinguent cet album. Ah oui, à souligner que les pièces débutent et terminent avec les mêmes mesures comme une boucle, comme un cycle.

Pour le reste, vous aurez, comme tout bon amateur de vitesse et technique est en droit de s’attendre, à de très bonnes pièces, rapides, agressives et brutales contenant votre lot de riffs techniques, de solos pertinents dont quelques-uns courtoisie du bassiste, de blast beats naturellement et une bonne groove dans les moments plus lents comme sur «Ochlocracy». Le vocal n’est pas très varié mais s’harmonise bien avec l’ensemble.

Si vous êtes intéressés, une fois que vous aurez écouté l’album sur le bandcamp de Selfmadegod Records, ils en ont 2 pièces, «El Shaddai» et «Ochlocracy», en téléchargement gratuit sur leur propre reverbnation. Je termine en disant qu’il est toujours plaisant de voir qu’un groupe de chez nous, Cryptopsy est parmi les influences d’un groupe.

Lex

 

 

Critique d’album: Monolord – «Vaenir»

Monolord - Vaenir

 

Monolord

«Vaenir»

RidingEasy Records

2015

 

Monolord est un trio de sludge/doom métal qui vient tout droit de Gothenburg, Suède. Le trio, formé en 2013, est composé d’un chanteur/guitariste, d’un bassiste et d’un joueur de batterie. Le groupe a à son actif deux albums. Le premier album s’intitule «Empress Rising» sorti le 1er avril 2014 par le label Easyrider Records. Le deuxième album, auquel je m’intéresse dans ma revue, s’intitule «Vaenir» et sortira le 28 avril via le label RidingEasy Records. Voyons voir ce que cet album vaut.

Musicalement, comme je l’ai dit dans mon introduction, c’est du sludge/doom métal. Je dirais que le groupe se penche principalement sur le côté doom, mais il arrive que le côté sludge se manifeste de temps en temps. Le son du groupe est lent, simple et lourd comme dans les groupes classiques du doom métal que j’adore énormément. Pour moi, ce son est venu me chercher automatiquement. Cependant, les compositions ne sont pas si originales puisque n’importe quel amateur de doom métal a déjà entendu de nombreux riffs à travers les groupes classiques du même genre.

Seulement six chansons sur l’album mais le total fait plus de 50 minutes et la durée des pièces est extrêmement variée. D’ailleurs, «Vënir», la plus longue avec une durée de 16 minutes et 49 secondes mais qui m’a paru comme une chanson de 7 minutes (ce qui est bon signe), est mon coup de cœur pour les mélodies, mais aussi pour la lourdeur. C’est d’ailleurs une excellente chanson pour finir un album de doom métal et on peut le remarquer dans ses dernières minutes. À l’opposé, «The Cosmic Silence», l’avant-dernière chanson de l’album, différente du reste et qui est de loin la plus courte de l’album, comme une interlude a ajouté un côté mystérieux et très intéressant et aurait facilement pu se retrouver comme bande sonore dans un jeu vidéo de la série «Silent Hill».

Concernant la voix, je ne sais pas quel est le nom de l’effet que le chanteur utilise, mais j’avoue que c’est le côté que j’ai aimé le moins de cet album. Est-ce que c’est pour rajouter un côté mystérieux et psychédélique? Ou bien, est-ce parce que le chanteur est inspiré, en partie du moins, par le chanteur d’Electric Wizard? Possible, mais j’ai toujours eu une préférence pour les chanteurs qui utilisent leur voix sans effet.

Au niveau de la production en général, c’est très bien. C’est exactement ce que l’on peut s’attendre d’un groupe de doom métal. Par contre, par bout, j’ai eu l’impression que le son était plus fort pour les moments forts de cet album. Par exemple, dans leur deuxième chanson intitulée «We Will Burn», on peut constater ce changement radical à partir de 4 minutes et 47 secondes. Pas que ça me déplait complètement, mais c’est ce genre de détail minime que je trouve bizarre et il est difficile de passer à côté.

En conclusion, malgré quelques défauts, «Vaenir» est un bon album pour les amateurs de doom métal. Comme je l’ai dit, si vous cherchez quelque chose d’original, ce n’est peut-être pas le bon album à se procurer, mais si vous vous en fichez de l’originalité et que vous voulez un bon vieil album de doom, il est parfait pour vous. N’empêche que j’ai apprécié son écoute. Je tiens à remercier Sheltered Life PR qui m’enrichit dans ma soif de connaissance musicale avec l’occasion de découvrir un groupe de doom métal qui partage beaucoup mes goûts.

7/10

Marc-André Jobin

 

 

Critiques à la mitraillette

À la mitrailllette

Aujourd’hui, je vous offre une salve de commentaires concernant divers album qui sont atterris dans mon arsenal. – Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas

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Wolves in the Throne Room - Celestite

 

Wolves in the Throne Room

«Celestite»

Artemisia records

2014

Liste des pieces:
«Turning Ever Towards the Sun»
«Initiation at Neudeg Alm»
«Bridge of Leaves»
«Celestite Mirror»
«Sleeping Golden Storm»

 

Les fiers représentants du Black Metal atmosphérique de la chaîne montagneuse des Cascades nous revenaient en juillet avec un cinquième album pleine longueur en carrière. Le duo des frères Aaron (guitares, synthétiseurs) et Nathan Weaver (guitares, synthétiseurs) nous surpris cependant avec un album complètement dénué de toute trace de Black Metal et même de toute trace de Metal ou de Rock à proprement parler, mis à part quelques traces de guitares saturées utilisées comme vectrices de textures plutôt que comme instrument de tête. Les cinq collages sonores de l’album sont effectivement ancrés dans une exploration de musique électronique atmosphérique totalement dépourvue de percussions ou de rythmique solide. Le voyage astral ainsi créé n’est pas du tout désagréable pour les fanatiques de Dark Ambient, malgré une certaine répétitivité dans les mélodies et les textures choisies qui fera en sorte qu’aucune pièce ne ressortira du lot. L’album s’écoutera donc comme une trame sonore nouvel âge de relaxation sans différenciation entre ses cinq parties. Cependant, les fanatiques de Black Metal ne trouveront rien ici pour satisfaire leur appétit de violence malsaine. Le tout déstabilisera donc certainement les amateurs du style musical élaboré par le groupe sur ses albums précédents. Ce sera donc un effort à aborder avec ouverture d’esprit ou à tout simplement laisser de côté.

5/10 (réussi dans le genre, mais le groupe y perd une grande partie de son identité.)

 

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1349 - Massive Cauldron of Chaos

 

1349

«Massive Cauldron of Chaos»

Indie Recordings

2014

Liste des pieces
«Cauldron»
«Slaves»
«Exorcism»
«Postmortem»
«Mengele’s»
«Golem»
«Chained»
«Godslayer»
«The Heretic (Possessed cover)»
*Bonus disponible sur l’édition CD Deluxe.
«Tornado (Voivod cover)»
* Bonus disponible sur l’édition limitée Digipak.

 

Le 29 septembre dernier, 1349 nous présentaient leur sixième opus de démolition Black Metal en 18 ans d’existence. Laissant de côté les expérimentations atmosphériques plus ou moins réussies de «Revelations of the Black Flame» (2009) et les interludes inquiétants de «Demonoir» (2010), la troupe de démons psychopathes opte cette fois pour un retour aux sources de leur Black Metal ultra rapide et sans compromis. Les motifs de guitare et les solos puissants de Archaon amènent des influences Death et Thrash dans la sauce déjà excellente, alors que Frost (batterie) se signale encore une fois par son talent de démolisseur de peaux et son jeu reconnaissable entre mille. Ravn (chant) ne se fait pas oublier avec ses incantations de styles variés accentuant la qualité du mur de son malsain créé par l’ensemble. L’album comporte aussi une bonne dose de «groove» qui laisse une belle place au talent de bassiste de Seidemann, ce qui est intéressant, car la basse est trop souvent oubliée dans le Black Metal. Le tout rappelle donc la simplicité efficace de «Hellfire»(2005) tout en bénéficiant d’une production beaucoup plus profonde et puissante. Enfin, si vous avez la chance de mettre la main sur le Digipak la reprise de «Tornado» de Voivod est absolument délicieuse. L’album sera donc un impératif pour tous les fanatiques de Black Metal brutal et sans compromis.

Pièces favorites : «Cauldron», «Slaves», «Chained», «Godslayer» et «Tornado (Voivod cover)».

8,5/10

 

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Vesania-DeusExMachina

 

Vesania

«Deus Ex Machina»

Metal Blade Records

2014

Liste des pièces :
«Halflight»
«Innocence»
«Disillusion»
«Vortex»
«Dismay»
«Glare»
«Notion»
«Disgrace»
«Fading»
«Scar»

 

Il aura fallu attendre environ sept ans avant que Vesania, projet Blackened Death Metal symphonique et industriel de Orion (guitare rythmique, chant) aussi connu pour son rôle de bassiste au sein de Behemoth, ne sorte un successeur à «Distractive Killusions». Sur «Deus Ex Machina», la troupe de clowns malfaisants échappés d’un cirque malsain assume plus que jamais son penchant pour les mélodies industrielles psychotiques menées par des claviers prédominants. Les guitares prennent donc ici un rôle principalement rythmique et de second plan même si elles ont une place très présente dans le mix sonore. Les voix hurlées du leader de la formation se révèlent excellentes, malgré des voix claires définitivement moins intéressantes quoique correctes notamment sur «Innocence». La brutalité n’est toutefois pas oubliée, particulièrement sur la pièce «Vortex» qui combine à merveille violence, rapidité et atmosphère de cirque industriel. La production menée par Orion est cependant un peu décevante par excès de compression qui rend le tout un peu étouffé et qui empêche à la musique de pleinement révéler son caractère imposant. Néanmoins, l’album comprend de nombreux moments intéressants et plaira aux amateurs de ce genre de musique qui rappelle Covenant (avant qu’ils ne deviennent The Kovenant), Vesperian Sorrow et plus près de nous, Daedalean Complex, sans nécessairement les dépasser. Il s’agit donc d’une sortie de bonne qualité dans un genre très visité, mais la longue attente n’aura pas nécessairement livré un produit révolutionnaire.

Pièces favorites : «Halflight»,«Vortex», «Glare» et «Notion».

7,5/10

 

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Anaal Nathrak - Desideratum

 

Anaal Nathrakh

«Desideratum»

Metal Blade Records

2014

Liste des pièces:
«Acheronta Movebimus»
«Unleash»
«Monstrum in Animo»
«The One Thing Needful»
«A Firm Foundation of Unyielding Despair»
«Desideratum»
«Idol»
«Sub Specie Aeterni (Of Maggots and Humanity)»
«The Joystream»
«Rage and Red»
«Ita Mori»

 

Le satané duo britannique originaire de Birmingham nous revenait en octobre avec son huitième opus intitulé «Desideratum». Deux après l’excellent «Vanitas» (2012), nos deux protagonistes nous dévoilaient un album assez similaire, ponctuant le chaos rageur et impitoyable de leur Black Metal industriel teinté de Grindcore de motifs mélodiques de guitare accompagnés de voix claires, grognées et hurlées excellentes. Il en résulte un album qui aurait très bien pu constituer la seconde partie d’un album double dont la première partie aurait été l’opus précédent tellement le groupe nous sert la même recette. Cela ne fait pas de «Desideratum» un album faible puisque le groupe maintient son niveau de qualité et prolonge notre intérêt en allant plus loin dans ses expérimentations électroniques et dans sa maîtrise du chaos musical qu’il produit. En ressort donc un penchant mélodique de plus en plus assumé qui ne réduit en rien la brutalité de l’ensemble et des toiles de fond électroniques de plus en plus élaborées. De plus, l’album se révèlera tellement constant en qualité qu’il sera difficile d’en identifier des pièces meilleures que les autres. En somme, les fanatiques du groupe devraient se précipiter sur cet album si ce n’est pas déjà fait!

Pièces favorites : Tout l’album!

9/10

 

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Marduk - Frontschwein

 

Marduk

«Frontschwein»

Century Media Records

2015

Liste des pièces :
«Frontschwein»
«The Blond Beast»
«Afrika»
«Wartheland»
«Rope of Regret»
«Between the Wolf-Packs»
«Nebelwerfer»
«Falaise: Cauldron of Blood»
«Doomsday Elite»
«503»
«Thousand-Fold Death»

 

Depuis l’arrivée du chanteur Mortuus en 2004, Marduk connaît un second souffle qui s’était pleinement concrétisé il y a trois ans avec le très bon «Serpent Sermon» (2012). Cette année, les guerriers du Black Metal suédois poursuivent sur leur lancée avec «Frontschwein», un treizième microsillon typiquement présenté par une imagerie de la Seconde Guerre mondiale. Le quatuor frappe droit dans le mille avec un album aussi varié que son prédécesseur qui ose autant s’aventurer dans la brutalité digne du classique «Panzer Division Marduk» (1999) que dans des pièces à tempo modéré ou lent qui accentuent le caractère malsain de la musique du groupe. Le groupe s’aventure même avec une rythmique «disco» sur «The Blond Beast» qui confère à la pièce une originalité diablement efficace. La production de Devo (basse) est impeccable et profonde rehaussant la performance d’ensemble de la troupe qui est au sommet de sa forme. La performance du nouveau batteur Fredrik Widigs est variée et puissante alors que Mortuus nous surprend toujours agréablement par ses hurlements puissants et profondément malsains. En somme, Marduk nous livre un album de Black Metal de haute qualité s’inscrivant avec honneur dans leur discographie bien garnie.

Pièces favorites : «Frontschwein», «The Blond Beast», «Wartheland», «Nebelwerfer» et

«Thousand-Fold Death».

9/10