Carnation - Cemetery of the insane

 

Carnation

«Cemetery of the insane»

Final Gates Records

2015

 

Au premier coup d’oeil, la pochette de «Cemetery of the insane» m’a mené sur une fausse piste. Alors que leur logo est très semblable à celui de Mortician, l’oeuvre qui orne la pochette se présente justement dans les teintes de bleu que présentaient «Zombie Apocalypse» et «Darkest days of Horror» dudit groupe. Si ce n’était pas assez pour me mener en bateau, l’intro du EP nous fait entendre un mâchouillage d’ossements jumelé à des grognements, imagerie chère au groupe de Pennsylvanie. Toutefois toute comparaison s’arrête là dès que »Explosive cadavers» s’élance.

Carnation est un quintette belge de death metal, qui a compris qu’il est possible de faire de l’excellent old school death metal sans stéroïdes et OGM. C’est ce qu’il nous offre sur sa première sortie, un EP de 5 pièces qui totalise un peu moins de 20 minutes.

Juste des ingrédients 100% approuvé death metal. Donc pas de passes techniques d’athlète boosté, pas de chug-a-chug modifié génétiquement en breakdowns… non juste des bons bouncing riffs qui groovent, des solos out of nowhere gardés court (ça aide à ne pas se perdre dans un trip guitar hero), un vocal gras mais audible (qui fera penser à Chris Barnes par bout) assaisonnés d’un soupçon de thrash et juste ce qu’il faut de death & roll. J’ajouterai concernant le vocal que j’apprécie sa façon de suivre les mélodies et rythmiques au lieu de juste japper par-dessus la musique.

Formé en 2013, Carnation a su en tant que petit nouveau sur le marché, éviter le piège de reproduire ses influences en créant des pièces originales quoiqu’on sente bien l’aura des Entombed, Dismember, Cannibal Corpse/Six Feet Under et autres ténors du genre à l’époque glorieuse des années 90. Mais en même temps, leur musique à cette particularité justement de se démarquer par sa façon de bien marier l’approche suédoise au courant de la côte est étatsunienne avec une «drive» et attitude qui la rend prometteuse dans le style. Si vous voulez du sang neuf dans votre discographie, vous devez vous procurer «Cemetery of the insane». Maintenant, on attend la suite.

Lex